Ha! mes amis(es), quel final hier sur la 10e étape du Giro!!!
Payez-vous les images, ca vaut la peine.
Et au final, Biniam Girmay qui fait l’histoire: premier coureur d’Afrique noire à s’imposer sur une étape du Giro.
Veni, Vidi, Bini!!!!
Quelle belle histoire que celle de Biniam Girmay, 22 ans de l’Érythrée, depuis le début de cette saison. Rafraichissant!
Vainqueur de Gand-Wevelgem, désormais 6e vainqueur d’étape le plus jeune sur le Tour d’Italie.
C’est pas compliqué, la popularité de Biniam Girmay dépasse actuellement celle de son équipe Intermarché. Pour le sponsor, c’est inespéré, et l’occasion aussi d’engranger un maximum de points en vue du renouvellement de la licence World Tour en fin de saison.
Girmay s’impose avec la manière, notamment celle d’ajuster Mathieu Van Der Poel au sprint, excusez-du-peu.
La revanche de Biniam sur Mathieu suite à la première étape!
Je vous avais dit qu’on reparlerait de Biniam Girmay, ca n’a pas loupé. Personne ne connaît actuellement les limites de ce coureur.
Son sprint hier a été monumental, hallucinant: il est parti aux 300 mètres! Sur le coup, j’étais sûr que MVDP le battrait sur la ligne. Un sprint long, épuisant, tout en puissance. Girmay s’est imposé en résistant à MVDP qui a explosé à 25 mètres de la ligne. Très beau « perdant », Mathieu a eu ce signe du pouce pour dire à Girmay « Chapeau ».
J’aime beaucoup ce cyclisme là. Inspirant! Un beau final. Un sprint propre. Une victoire disputée à la pédale. Et le respect entre les adversaires, qui se sont bien battus, loyalement.
Le sport à son meilleur.
Girmay peut aussi dire merci à toute son équipe Intermarché, qui a été magistrale durant toute l’étape.
Dans le final, ca flinguait à tout va, MVDP en premier lieu, mais aussi Simon Yates, Hugh Carthy ou encore Alessandro Covi. Girmay ne s’est jamais affolé, n’a fourni aucun effort superflu, faisant confiance à son équipe pour tout ramener.
Il peut dire un grand merci à notamment Domenico Pozzovivo, impressionnant hier dans les derniers kilomètres pour tout ramener. Pozzovivo était au chômage l’hiver dernier…
Les équipes Alpecin-Fenix et Intermarché ont très bien joué dans la dernière bosse (Monsano) pour éliminer les purs sprinters comme Demare, Cavendish ou Ewan, déjà à la ramasse dans les bosses précédentes. Vélo 101 ici.
Aux points, Girmay pointe désormais à trois petits points de retard sur Demare, qui peut se faire du souci. Girmay passera mieux la montagne je pense. Il a un bon coup à jouer et peut ramener le maillot cyclamen à Vérone.
Méfiez-vous du Prosecco!
Comique, Biniam Girmay a été conduit à l’hôpital après l’étape, le bouchon du Prosecco offert sur le podium l’ayant atteint à un oeil. Girmay est ressorti quelques heures plus tard et devrait prendre le départ ce matin.
Toujours se méfier en ouvrant une bouteille de bulles!
Alors que Tadej Pogacar vient de débuter dans les Pyrénées sa préparation spécifique en vue de la défense de son double titre sur le Tour de France, il y aura un autre intérêt cet été sur la Grande Boucle.
Véritable banc d’essai pour de nombreux fabricants, c’est en effet sur les vélos du Tour de France – parfois sur le Dauphiné aussi – que l’on peut souvent voir les prototypes de ce qui deviendra des nouveautés bien officielles quelques mois plus tard.
Et Pogacar ainsi que son équipe UAE roulent Campagnolo.
Les rumeurs vont actuellement bon train quant à un nouveau groupe haut de gamme 13 vitesses chez le fabricant italien. Nous pourrions le voir à l’essai lors des prochaines semaines.
Rappelons que Campagnolo a lancé avec beaucoup de succès le groupe typé gravelle du nom d’Ekar en 2020, premier groupe 13 vitesses de la marque.
Campagnolo a lancé il y a quelques semaines à peine de nouvelles roues aussi typées gravelle, les Levante.
Parfaitement fonctionnel, le groupe Ekar maitrise donc la technologie 13 vitesses.
Selon les rumeurs, Campagnolo prépare une nouvelle évolution de son groupe haut de gamme Super Record. Outre le 13 vitesses, permettant une gamme encore meilleure de braquets, le groupe serait électronique bien sûr, mais surtout sans fil, cockpits intégrés et concurrence obligent.
On annonce aussi un nouveau parallélisme du dérailleur arrière qui épouserait de près la courbe induite par le choix de la cassette arrière, pour un changement de braquet sans faille. D’autres groupes, notamment chez Sram et le Dura Ace chez Shimano, ont connu des ratées ces derniers temps sur ce volet.
Pourrions-nous voir une gamme de cassettes plus élaborée que celle actuellement offerte sur le Super Record, 11-29 et 11-32?
Et pourquoi pas, des départs 10 voire même 9 dents? Les vélos gagnant en performance, les braquets évoluent même chez les amateurs.
Enfin, le nouveau groupe intégrerait un capteur de puissance dans le pédalier, donc totalement intégré et protégé. Ca devient presque un passage obligé, les watts étant aujourd’hui partout.
Has been, Campagnolo?
Je l’entends parfois celle-là!
Campagnolo, ben c’est l’équivalent du Canadien de Montréal pour la LNH. Une histoire, un palmarès, un rayonnement inégalés.
Tout le monde n’y est pas sensible, on peut par exemple faire le choix de la performance avant tout.
Avec Campagnolo, j’estime perso qu’on peut faire le choix de la performance et de tout le reste!
Il faut savoir que les affaires de Campagnolo ont beaucoup profité depuis quelques années, et notamment durant la pandémie.
Le groupe Ekar est un succès, notamment auprès des jeunes générations de cyclistes.
La production étant entièrement en Europe, Campagnolo n’a pas souffert des mêmes défis que les autres grands détaillants, notamment au niveau des chaines d’approvisionnement. La compagnie a pu fournir du matériel dans le contexte d’une pénurie de pièces cyclistes. L’inventaire a pu être écoulé, le chiffre d’affaire a progressé significativement si bien que la compagnie rapporte avoir embauché massivement, le personnel ayant augmenté de 30% peut-on lire.
Bref, Campagnolo irait bien et préparerait d’autres innovations qui devraient redéfinir – du moins partiellement – le marché du vélo. Vivement le Tour!
Et soyez sûr d’une chose: si Campagnolo lance des innovations, c’est qu’elles seront techniquement au point, je n’ai aucun doute là-dessus. Le meilleur exemple pour moi demeure leurs freins à disque, de loin ceux qui fonctionnent actuellement le mieux sur des vélos de route, dans toutes les conditions.
Évidemment, le point faible demeure le prix, Campagnolo étant plus cher que ses concurrents. D’où sa présence moindre partout dans le monde du vélo, y compris en WorldTour.
Deuxième jour de repos sur le Tour d’Italie aujourd’hui.
Le temps de faire le point sur la course, où rien n’est encore joué. Six coureurs sont à moins de 30 secondes du maillot rose!
Mais ca se précise.
Le Mont Etna a enterré les espoirs de Tom Dumoulin ou de « Superman Lopez », hier le Blockhaus a enterré ceux de Simon Yates.
Une surprise? Oui et non.
On sait que Yates peut tenir sur un grand tour, il a remporté la Vuelta en 2018. Mais il connait aussi souvent des « jours sans » sur les grands tours, par exemple sur ce Giro 2018 où il s’était effondré lors de la 19e étape remportée par Chris Froome. Ca s’est reproduit hier.
Yates a déclaré avoir souffert de la chaleur.
Devant, les meilleurs étaient sans doute Carapaz, Bardet et Landa, chacun d’eux étant capables d’accélérer dans la montée du Blockhaus. Ca n’a toutefois pas suffit, le petit groupe de poursuivants amené par Almeida s’est bien battu et au sprint, c’est l’Australien Jai Hindley qui a offert à l’équipe Bora-Hansgrohe sa 2e victoire d’étape sur ce Giro.
À ce stade-ci, je suis d’avis que Carapaz – la locomotive de Carchi – est probablement le client le plus sérieux pour la gagne. Il est fort en montagne, et dispose de la meilleure équipe du paquet.
Romain Bardet est de retour à son meilleur niveau, et ca fait plaisir. Frustré hier de n’avoir pu gagner l’étape, je pense que le coureur français sera revanchard sur ce Giro et voudra y laisser sa marque: tu te dois de profiter d’une aussi belle condition.
Pour faire la différence, Bardet devra soigneusement choisir ses étapes, et faire preuve de patience: ces étapes pour lui sont probablement en dernière semaine. Seul le résultat à Vérone compte quant on joue le général.
Mikel Landa apparait également comme un sacré joker sur ce Giro: il est capable du meilleur, comme du pire. Hier, il a été très convaincant, surmontant deux chutes plus tôt dans l’étape pour se battre avec Bardet et Carapaz dans les derniers kilomètres de l’ascension du Blockhaus. Une telle attitude ne trahit pas: ce coureur en veut sur ce Giro.
Difficile également de savoir jusqu’où iront Jai Hindley et Joao Almeida. Hindley a terminé 2e du Giro 2020, et Almeida 4e en 2020 et 6e en 2021. Ils sauront tenir la distance, et si leur condition s’améliore encore, il faudra compter sur eux.
Bref, je trouve ce Giro encore très ouvert, et gageons que nous aurons encore pas mal de surprises. En cette 2e semaine, il faudra surveiller les étapes de jeudi vers Gênes, de samedi vers Turin et enfin de dimanche prochain avec l’arrivée en altitude à Cogne, étape de la Coupe du Monde de ski de fond chaque hiver.
MVDP
On a eu un bel aperçu du tempérament du garçon sur la 8e étape de ce Giro, Mathieu Van Der Poel enflammant le peloton dès les premiers kilomètres et relançant les hostilités à de nombreuses reprises. Beau spectacle!
Ca ne doit pas être très drôle de devoir répliquer à un tel coureur les jours où il décide de faire la course!
La course pour le maillot cyclamen
Ca risque d’être très intéressant de ce côté-là, avec le jeune érythréen Biniam Girmay qui veut visiblement donner la réplique à Arnaud Démare, Mark Cavendish ou encore Fernando Gaviria ou Giacomo Nizzolo.
Il n’a pas froid aux yeux Biniam!
Tro Bro Leon
Le petit Paris-Roubaix s’est disputé hier en France, par un temps pluvieux.
Payez-vous les images, c’est impressionnant!
Et avec trois coureurs au sein de l’échappée de 4 devant, les Arkea-Samsic ne pouvaient pas l’échapper celle-là. Victoire de Hugo Hofstetter derrière un excellent Luca Mozzato chez B&B Hotels.
https://www.youtube.com/watch?v=pjce4d7Fl1A
Mtb à Nove Mesto: Pidcock et McConnell encore
La Coupe du Monde de vélo de montagne était de retour ce week-end avec l’étape de Nove Mesto en Tchéquie.
En gros, les résultats ont été les mêmes qu’une semaine plus tôt à Albstadt: l’Australienne Rebecca McConnell l’emporte chez les femmes et l’Anglais Tom Pidcock fait de même chez les hommes.
Tous les deux semblent intouchables en ce moment.
On signale le retour au premier plan de la Suissesse Jolanda Neff qui s’impose sur le « short tract » du vendredi. Ca fait plaisir car elle a galéré ces derniers mois pour revenir en forme. À noter qu’elle n’est plus blonde, mais désormais brune…!
On peut suivre ces courses en direct ou en reprise sur l’App Red Bull TV, très bien. Et c’est gratuit. Beau spectacle, belle ambiance.
C’est la moyenne que les coureurs ont établi hier soir lors du premier critérium régional de la série GFT organisé par le Club Cycliste de Sherbrooke (CCS). Ca roulait très fort!
Photo: Rafael GuenettePhoto: Rafael GuenettePhoto: Rafael Guenette
Faut dire que y’avait du beau monde au départ, 45 coureurs dont certains de Montréal. Des champions canadiens et québécois, des coureurs pros et ex-coureurs pros, vraiment un beau plateau.
La météo aidant, ce premier critérium régional en 2022 à Sherbrooke, après 10 ans d’absence, a été un franc succès qui a dépassé les attentes de plusieurs, y compris des organisateurs. Même le public était au rendez-vous!
Photo: Danny Mathieu
Vraiment une belle soirée.
Et parmi les succès, celui du jeune coureur de Granby Philippe Jacob, qui a été un grand animateur de ce critérium et qui a ainsi confirmé sa victoire acquise il y a quelques semaines à peine au chrono de Granby.
Philippe a remporté le premier sprint intermédiaire et a terminé 2e du crit, vraiment remarquable à cette vitesse et devant le plateau de grande qualité au départ. Il n’a que 19 ans!
Retenez-bien le nom de ce très jeune coureur, je peux déjà vous dire que vous ré-entendrez parler de lui dans les prochaines années, aucun doute dans mon esprit. Il y a des signes qui ne trompent pas. La relève au Québec, c’est notamment lui.
Pour le reste, mon ami Julien Gagné a pris sa revanche sur Philippe qui l’avait battu chez les Séniors 1-2 au chrono de Granby: il a dominé ce premier critérium.
Déjà vu en tête du peloton dès les premiers tours, Julien s’est envolé seul après le premier sprint intermédiaire au 8e tour pour ne jamais être revu par la suite.
Photo: Rafael Guenette
Bref, une victoire solo, après avoir roulé seul les deux-tiers de la course en tenant en respect un peloton qui roulait à 46 de moyenne! Son avance n’a fait que s’accroitre malgré les efforts d’un peloton jamais résigné et qui s’est bien battu, notamment les Siboire-CCS qui travaillaient fort pour revoir leur ami parti devant.
Le Siboire-CCS s’est consolé avec la 3e place d’Elliott Doyle, parfaitement amené par ses équipiers dans le final. De quoi construire pour les prochaines étapes les 26 mai, 9 juin et 23 juin prochain, et donc le général de la série. Il y a de très belles bourses en jeu, notamment ce 400$ pour la première place au général.
Deux femmes au départ, important de souligner, le cyclisme féminin étant en pleine expansion depuis quelques années. C’est Raphaële Lemieux qui a emporté les honneurs, et elle aussi prépare la relève!
La soirée s’est évidemment terminée pour tout le monde avec une bière du Siboire. Pas juste en gravel, en cyclocross ou sur les cyclosportives qu’on sait se prendre au sérieux juste quant il le faut, pour ensuite ne pas se prendre trop au sérieux. En route aussi.
Je vous le dis: c’est à Sherbrooke que ca se passe dans le monde du vélo en ce moment. Mettez le 26 mai prochain à votre agenda et venez au critérium du CCS: ca vous prend une victoire là pour être sur la map!
Et merci aussi à GFT de son soutien à l’initiative, l’entreprise offrant toutes les bourses en jeu et qui totalisent 3000$. GFT, une entreprise qui est dans le cyclisme à long terme, je vous en passe un papier après avoir discuté avec un de ses responsables hier soir. La version « Premier Tech » dans la région de Sherbrooke… et un allié puissant pour la suite.
Première expérience pour moi derrière le micro, à l’animation de la soirée et de la course. Ca change d’être sur le vélo, petit pincement au coeur au moment du départ mais j’ai eu du fun!
C’est déjà bien plus qu’une simple boutique de vélo à Sherbrooke.
Qui roule, c’est une communauté cycliste qui émerge, notamment grâce à ces formations offertes pour nouveaux propriétaires de vélos électriques. Guichet fermé déjà!
Stratégiquement positionnée au Mont Bellevue dans le pavillon des soeurs Grises, la nouvelle boutique Qui roule vient d’ouvrir à Sherbrooke il y a à peine quelques semaines. C’est notamment le QG de l’équipe cycliste Siboire-CCS.
Les choses bougent à Sherbrooke côté vélo, aucun doute là-dessus. Ambition affichée, celle de faire de la ville une ville qui roule, et qui est donc en santé. Partout, les initiatives se multiplient et celle-ci est la plus récente.
Et au coeur de la boutique, les vélos Trek, mais pas que: on y vend aussi du Orbea, pour l’instant.
On y vend également beaucoup, beaucoup de vélos électriques, signe des temps. À Sherbrooke, c’est LE spécialiste de l’électrique.
Enfin, on y vend également une gamme de vêtements personnalisés Qui roule, fait par Sportful. Design très épuré, couleurs très réussies, le travail du graphiste dont je tais le nom a été top. Je vous recommande fortement, Sportful proposant une gamme de vêtements particulièrement confortables et techniques, sans pour autant afficher de compromis sur la durabilité. Je le sais, j’ai testé. Longtemps.
Très bientôt, une terrasse pourra accueillir les cyclistes sur route et vététistes (mtb) du Mont Bellevue tout près, pour un café ou une bière en plein air au sortir d’une sortie route, mtb ou gravel dans les environs.
L’expertise du staff au commande de la boutique est déjà à la fine pointe: Stéphane, papa de Magdeleine, connaît bien le monde du vélo, ses mécanos aussi. Le matos de l’atelier technique est dernier cri, on vous nettoie les pièces aux ultra-sons ou grâce à un bac bio de lavage haute-précision. On ne fait pas mieux dans l’industrie, sauf quelques exceptions qui existent aussi au Québec, notamment du côté de Terrebonne: j’en ai déjà parlé sur ces pages.
Qui roule en est à la Phase 1. La Phase 2 suivra d’ici deux ans, avec une expansion plus significative encore.
Vous venez dans la région de Sherbrooke rouler? Le Mont Bellevue en mtb? Magog, le lac Memphrémagog, le lac Massawipi ou encore la ville de Sherbrooke à découvrir via ses nombreuses pistes cyclables? Un arrêt s’impose: Qui roule, une boutique où on accueille tous les cyclistes, où on leur propose des parcours sympathiques, où on peut rapidement entretenir leur vélo, et où on peut se restaurer dans une ambiance sympathique. Une bière du Siboire n’est jamais très loin… et avec un peu de chance, un coureur de l’équipe du Siboire-CCS passionné de vélo non plus!
Ne manquez pas ca si vous venez rouler à Sherbrooke.
Le vélo de livraison…
Une belle journée pour moi et qui s’est terminée chez Praline Chocolat, mais pas tout à fait au même endroit! (pour les connaisseurs).
Y’a toujours quelques week-ends de sport qui sont particulièrement agréables dans une année.
Le dernier était de ceux-là.
Sur le Giro, Simon Yates qui remporte le court chrono samedi, une indication très claire que le coureur est en grande condition physique et qu’il est là pour gagner le général. Ce n’est pas forcément un gros rouleur contre la montre, remporter ce chrono est un signe c’est certain.
Carapaz peut se faire du souci, comme Bardet et tous les autres. On aura une autre indication mardi sur les pentes de l’Etna.
Deuxième Mathieu Van Der Poel, ca fait plaisir et ca donne une idée du registre du bonhomme: lorsqu’il le faut, il est capable de tout!
Hier, c’est Cavendish qui se rappelle à notre bon souvenir et qui vient nous prouver qu’il est un sacré champion, à 36 ans. Pour un sprinter dont la giclette est essentielle, c’est quand même assez exceptionnel comme longévité.
Le meilleur sprinter de l’histoire, Cav? S’il est toujours difficile de comparer des coureurs ayant appartenu à des époques différentes, il est certainement sur la très courte liste des tous meilleurs sprinters de l’histoire, oui. Et il est plus réglo dans ses sprints qu’au début de sa carrière!
J’ajoute qu’hier, beaucoup d’équipes comme Intermarché, la Groupama FDJ ou encore Lotto et surtout Israel-Premier Tech se sont dévoilées trop tôt dans le final, ne « tenant pas la distance » pour amener efficacement leur sprinter aux 400m. À l’inverse, on a vu les Quick Step seulement dans les deux derniers kilomètres et c’était très bien joué. Présents quant il le fallait!
Biniam Girmay
Très rafraichissant ce coureur!
Il donne cette impression tenace d’apprendre à vitesse grand V et d’avoir de grosses dispositions physiques. Je pense qu’on va reparler de lui très vite, et c’est très bien aussi pour tout le cyclisme africain. Il sera une attraction certaine de ce Tour d’Italie.
L’Etna
Mardi, le Giro arrive pour la 7e fois au sommet du Mont Etna, après les arrivées de 1967 (Bitossi), 1989 (Da Silva), 2011 (Rujano), 2017 (Polanc), 2018 (Chaves) et 2020 (Caicedo).
La plupart du temps, l’Etna arrive tôt dans la course et créé des écarts assez faibles entre les favoris. Quelques secondes tout au plus.
Il fera beau demain sur l’Etna.
Selon la formule habituelle, on ne gagnera pas ce Giro sur les pentes de l’Etna, mais certains pourraient bien le perdre.
VDP peut-il y garder son maillot rose? J’en suis sûr qu’il le peut, ses 11 secondes de priorité sur Yates sont un coussin certes très mince, mais qui pourrait suffire.
Gilbert, la belle sortie
À sa dernière saison professionnelle, Philippe Gilbert est en train de réussir sa sortie.
Il remporte hier les Quatre jours de Dunkerque, une victoire d’étape à la clé, acquise à sa manière, avec la giclette Gilbert!
Ca fait plaisir. Ce Wallon a tout un palmarès sur la route, avec notamment un titre de champion du monde, 4 Amstel, 2 Tours de Lombardie, un Tour des Flandres, un Paris-Roubaix, un Liège-Bastogne-Liège, il ne lui aura manqué qu’une victoire sur Milan SanRemo pour laisser une marque encore plus grande dans l’histoire du cyclisme.
https://www.youtube.com/watch?v=0IOnPe-nvQ4
Pidcock se rachète en Mtb
Thomas Pidcock est passé au travers de sa campagne de Classiques sur la route cette saison. Il n’a pu être un acteur significatif sur la Flèche Wallonne, et on ne retiendra de son Liège-Bastogne-Liège seulement qu’il a été à l’origine de la chute qui a envoyé le champion du monde Alaphilippe à l’hôpital.
Il s’est repris en fin de semaine avec cette victoire sur la Coupe du Monde de Mtb à Albstadt.
Il avait l’air facile quand il s’est détaché du champion du monde Schurter et de tous les autres, avant la mi-course. Solo après et insolent d’aisance!
C’est Schurter qui a dû regretter sa présence. Sans lui, il aurait pu passer devant Julien Absalon au chapitre du plus grand nombre de victoires en Coupe du Monde. Ca attendra encore un peu.
Olivia Baril
Je vous disais qu’on entendrait rapidement parler de la jeune québécoise Olivia Baril qui évolue actuellement au sein du peloton professionnel européen dans l’équipe italienne Valcar – Travel & Service.
Ben ca n’a pas trop tardé.
Elle a remporté hier une course d’un jour en Espagne, le compteur est ouvert.
Si le plateau n’était peut-être pas celui d’une grande classique, une victoire est une victoire et voilà qui pourra certainement la mettre davantage en confiance. À 24 ans, c’est important et l’avenir semble radieux!
La classe Mathieu Van Der Poel, premier maillot rose de ce Giro d’Italia.
Mal placé au pied de l’ascension vers la ligne d’arrivée, trois sprints pour se replacer et un sprint d’enfer, façon Tour de France 2021, avec au bout le premier maillot rose de ce Giro.
Magistral Van Der Poel!
Le gars est allé très, TRÈS loin dans l’effort. 202 puls/min sur la ligne, près de 480 watts sur 8min pour aller chercher la gagne.
Exceptionnel!
Tout le monde l’attendait, il livre la marchandise.
La marque des grands champions.
Respect.
Il se dépouillera aujourd’hui dans le chrono pour garder le maillot.
Et ce Biniam Girmay, quel coureur! On va reparler de lui, je vous le confirme. Et c’est tant mieux pour le cyclisme africain.
La chute Caleb Ewans
Rien à redire, il ne peut s’en prendre qu’à lui. Faut savoir piloter son vélo.
Pour beaucoup, le Giro d’Italia est la plus belle course cycliste du monde.
La 105e édition s’élance vendredi depuis Budapest en Hongrie, site du grand départ et où trois étapes seront disputées, dont un court chrono de 9,2 petits kilomètres lors de la 2e étape.
On mettra ensuite le cap sur la Sicile et son volcan l’Etna, puis la remontée sur Naples, le golfe de Gênes, pour finir avec les Alpes et les Dolomites avant l’arrivée à Vérone le 29 mai prochain.
Je ne parviens pas à m’emballer pour cette édition du Giro, et j’estime les risques assez grands qu’on s’y ennuie cette année.
D’une part, le parcours m’apparait un peu fade, sans grand point fort. 26 petits kilomètres de chrono, huit étapes de 172 kms ou moins, seulement six étapes que l’on peut considérer comme des étapes de montagne et encore! certaines sont classées ainsi parce qu’on a juste, à la fin de l’étape, une ascension comme celle de l’Etna sur la 4e étape.
Seulement deux cols de plus de 2000m seront franchis, les deux lors de la 20e étape entre Belluno et la Marmolada, soit le Pordoi (2239m), pas très difficile, ainsi que l’ascension finale avec le Passo Fedaia (2059m).
La plupart du temps, les cols culminent autour de 1500m.
Enfin, pas moins de neuf étapes proposent des parcours plats ou assez plats qui devraient favoriser les sprinters.
D’autre part, le plateau de coureurs qui prendront le départ m’apparait assez pauvre cette année. Seulement 5 des 20 meilleurs coureurs mondiaux y participent!
Enfin, un seul coureur canadien au départ, Alex Cataford chez Israel-Premier Tech. Ce coureur va vite sur les chronos, et pourrait nous surprendre je suppose s’il fait, par exemple, le coup du kilomètre sur certaines étapes de plat. En manque de points UCI, l’équipe Israel-Premier Tech débarque sur ce Giro avec une formation somme toute très moyenne, et ne devrait logiquement pas beaucoup peser sur la course, aussi bien au général que dans les classements connexes, ni même sur les victoires d’étapes même si leur sprinter Nizzolo est de l’aventure. Mais face à la concurrence dans le registre, je ne suis pas optimiste.
Les étapes à surveiller
Les trois premières d’abord, surtout en raison de la présence au départ de Mathieu Van Der Poel qui n’a pas caché son ambition de décrocher le maillot rose tôt dans la course.
S’il réussit, son expérience du Tour l’an dernier nous prouve qu’il serait bien capable de le garder un peu, même si les pentes de l’Etna lors de la 4e étape lui feront mal. MVDP pourra cependant bénéficier de la journée de repos la veille (pour le transfert depuis la Hongrie) pour se refaire une petite santé avant d’attaquer le géant de Sicile.
Ce qui sera bien, c’est qu’avec le petit chrono du 2e jour et l’Etna le 4e jour, on sera vite fixé sur les coureurs qui pourront gagner ce Giro.
Ca ira ensuite à la 9e étape et cette arrivée en haut du Blockhaus. Un classique.
Ce Giro se jouera très certainement sur les quatre étapes de montagne vers la fin de l’épreuve et entrecoupées du dernier jour de repos, voire sur le dernier chrono de 17 bornes à Vérone le dernier jour.
Les 70 derniers kilomètres de l’étape vers Cogne seront difficiles, avec trois bons cols à franchir, mais aucun ne culminant à plus de 1600m. L’altitude ne sera donc pas un facteur déterminant.
On franchira le Mortirolo le lendemain sur l’étape Salo-Aprica, mais pas du côté le plus dur, mais bien par celui qui est plus facile, via Monno. Pour l’avoir fait plusieurs fois, rien de bien terrible pour des coureurs pros sur cette ascension. Le Santa Christina, dernière difficulté avant la plongée sur Aprica, n’est pas très difficile non plus.
Je ne suis même pas sûr si la 19e étape peut être qualifiée d’étape de montagne.
La 20e étape par contre, aucun doute! En fin de Giro après trois semaines de course, cette étape est assurément l’étape-reine de ce Tour d’Italie et avec le chrono du lendemain, il faudra quand même du jus et une bonne récup pour s’imposer sur l’épreuve.
Les favoris
Si ce Giro s’annonce ouvert, ils ne sont pas si nombreux à penser pouvoir s’imposer sur l’épreuve.
Le grand favori est selon moi l’équatorien Richard Carapaz, champion olympique en titre.
À 28 ans, il est au sommet de son art, a déjà remporté le Giro (2019) et a montré des signes de forme cette saison, notamment sur le Tour de Catalogne.
Carapaz débarque avec une bonne équipe Ineos (Porte, Castroviejo, Puccio, Sivakov, Swift…) qui a connu beaucoup de succès sur les Classiques, de quoi mettre dans de bonnes dispositions pour poursuivre la lancée. Rappelons que l’équipe Ineos a remporté trois des quatre dernières éditions du Giro, excusez-du-peu, avec Froome (2018), Geoghegan (2020) et Bernal (2021).
Sur le papier, son rival le plus sérieux est probablement Simon Yates chez BikeExchange. Il a peu couru cette saison, débarque donc frais, et a connu un bon Tour des Asturies. Son équipe semble toutefois moins puissante qu’Ineos.
À surveiller de près également, deux coureurs français, Romain Bardet et Guillaume Martin.
Bardet en particulier est sur une bonne lancée, ayant remporté le Tour des Alpes. Il vise le classement général sur ce Giro.
Martin est davantage dans l’inconnu, mais lui aussi mise surtout sur le général et il a affirmé vouloir faire mieux que sa 8e place l’an dernier sur le Tour.
Autre coureur à surveiller, car robuste dans les conditions climatiques difficiles et habituellement à son avantage sur le Giro, Joao Almeida chez UAE Team Emirates. C’est lui qui a le leadership de l’équipe qui débarque avec plusieurs autres très bons coureurs, Costa, Formolo et Ulissi notamment. Je ne vois toutefois pas Almeida suivre Carapaz dans les cols, mais le parcours propose aussi quelques étapes piégeuses qui pourraient être à l’avantage d’un coureur comme Almeida.
Une poignée d’autres coureurs seront intéressants à suivre pour ce classement général. Je pense au duo Mollema et Ciccone chez Trek-Segafredo, je pense à ce diable d’Alejet Valverde chez Movistar, je pense à Tom Dumoulin chez Jumbo-Visma, un ancien vainqueur du Giro, je pense à Kelderman ou Hindlai chez Bora-Hansgrohe, Superman Lopez chez Astana, sans oublier bien sûr les coureurs de la Bahrain-Victorious Bilbao, Landa ou Wout Poels, ce dernier ayant été vu en bonne condition récemment.
Les sprints
Ce Giro annonçant plusieurs occasions pour les sprinters, ils sont plusieurs pointures à débarquer: Cavendish, Gaviria, Demare, Bol et Caleb Ewan. Ca va batailler ferme! et ca sera probablement un des intérêts de ce Giro.
L’intérêt Van Der Poel
Je sens que le champion néerlandais voudra se tester à fond sur ce nouveau grand tour, notamment dans sa capacité de terminer l’épreuve.
Rappelons que VDP n’a encore jamais terminé un grand tour. Il a déclaré vouloir terminer ce Giro et vouloir « se tester » en troisième semaine. Son premier objectif demeure cependant le maillot rose dès le premier jour.
Les Canadiens
Comme je le disais, il n’y a qu’Alex Cataford. Les Mike Woods, Hugo Houle, Guillaume Boivin dans la même équipe sont pressentis pour le Tour. Pour ce qui est d’Antoine Duchesne, je ne sais pas et je m’attendais à le voir sur ce Giro. Espérons qu’il pourra être de la fête en juillet, ou alors sur la Vuelta en septembre.
À la télé
En France, c’est sur Eurosport.
Au Canada et au Québec, ca se complique. Il faudra être abonné à la chaine privée GCN+, ou sinon se débrouiller autrement. FloBikes ne diffuse pas ce Giro.
Il se passe de quoi à Sherbrooke dans le domaine du vélo en ce moment, pas de doute là-dessus. Je couvrirai d’autres nouvelles et événements de la région sous très peu, c’est excitant.
La première série de courses, ce sont quatre critériums organisés dans le parc industriel de Sherbrooke, les 12 et 26 mai ainsi que les 9 et 23 juin prochain.
La deuxième série est intéressante puisqu’il s’agit de trois courses sur route, mais dans des spécialités: une course de côte, la célèbre montée du sanctuaire de Beauvoir, un chrono individuel et un chrono par équipe.
Beauvoir, c’est toujours un moment fort de la saison de vélo à Sherbrooke, la courte épreuve (9,3 km) se terminant par une belle montée de presque un kilomètre, réservée aux meilleurs puncheurs et grimpeurs. Une répétition générale de l’étape en côte du GP de Charlevoix!
Cette année, c’est le 17 mai et ca vaut le déplacement. Les infos sont ici.
Le chrono individuel aura lieu le 2 juin avec trois choix de parcours, selon la caté: 5, 10 et 20 kms. Le parcours est exigeant, avec une belle longue bosse à escalader deux fois. Ca sera sélectif! Les infos sont ici.
Enfin, le chrono par équipe (équipes au choix de trois ou quatre coureurs, le temps est pris sur l’avant-dernier coureur de l’équipe à franchir l’arrivée) sera disputé le mardi 12 juillet prochain. Le parcours est linéaire et les coureurs puissants trouveront matière à bien s’exprimer. Toutes les infos sont ici.
Les coûts d’inscription à toutes ces courses sont très abordables et varient entre 17 et 27$.
Sept courses, sept belles opportunités de progresser et d’avoir du fun dans une belle ambiance, avec le Siboire-CCS et sa bière en arrière-plan… Et si vous voyez les coureurs de l’équipe devant sur les courses provinciales, il faudra se dire que ce circuit régional n’aura certainement pas nuit à la condition physique des coureurs de Sherbrooke. Un circuit régional de courses est fondamental pour le développement des athlètes, j’en sais quelque chose ayant été choyé pendant des années dans la région de l’Outaouais, notamment grâce aux critériums NRC, aux courses dans le parc et aux chronos du Ottawa Bicycle Club.
On remercie évidemment les coureurs du Siboire-CCS pour leur initiative cette saison, en espérant que le succès sera au rendez-vous!
D’autres événements près de la région
Début juillet, le VictoFest est de retour à notre grand bonheur, avec deux épreuves phare: la série mondiale GranFondo UCI, ainsi que les Championnats canadiens sur route pour les Maitres.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les coureurs maitres au Québec et au Canada. L’événement l’an dernier a juste été parfait.
On rappelle que ceux qui participeront à l’épreuve GranFondo UCI peuvent se qualifier pour les Mondiaux UCI de la discipline, à condition de terminer dans le premier 25% de sa catégorie.
Les Mondiaux 2022 auront lieu à Trente en Italie, dans la superbe région des Dolomites.
Pour celles et ceux qui sont attirés par le titre canadien, ca sera cette année encore très difficile car le parcours demeure un sacré défi. Légèrement modifié, il est un peu plus long (10 kms de plus que l’an dernier, pour un total de 135 bornes), avec une approche du fameux circuit différente, puisque sur un tronçon de 30 kms avec de belles bosses aussi. Ce tronçon sera emprunté à l’aller comme au retour, et les coureurs n’auront « que » trois tours du circuit à faire.
Plus près de l’événement, je ferai sur ce site une reconnaissance du parcours, question d’aussi savoir dans quoi je m’embarque…
Tous les détails de ces prochains Championnats canadiens sont ici. Ce week-end du 1-2-3-4 juillet prochain mérite votre soutien et votre participation, Alexis Pinard et toute son équipe, j’inclus les bénévoles bien sûr, ne négligeant pas leurs efforts pour faire de cet événement le meilleur de l’année cycliste au Québec.
Une course très décevante! Peu d’action intéressante, un parcours finalement pas à la hauteur (si vous voyez ce que je veux dire), des coureurs peu portés sur l’attaque, bref, c’était triste.
Même Thibault Pinot l’a dit!
On retiendra de ce Tour de Romandie une bonne prestation d’ensemble chez Jumbo-Visma, qui a bien contrôlé la 4e étape avant le chrono pour donner une chance à leur Australien Rohan Dennis de jouer le général. On a vu un bon Robert Gesink et les excellents Sepp Kuss et Steven Kruijswijk bien contrôler le paquet dans les ascensions finales.
Dennis s’est loupé sur le chrono, avant l’étape je n’y aurais pas crû mais c’est ce qui est arrivé. Il a pris un sacré éclat dans son épreuve de prédilection, le contre-la-montre. Surprenant.
C’est Vlasov qui s’impose au final, on le savait un sacré client après sa campagne ardennaise. On reverra ce dernier plus tard en juin avant le Tour de France qu’il s’est fixé comme objectif.
Les Suisses se consolent avec la belle 2e place au général de Gino Mader à la Bahrain-Victorious.
À souligner aussi, la belle perf de Simon Geschke chez Cofidis, qui termine très fort ce Tour de Romandie. Solide.
Enfin, j’ai aimé la prestation de Thibault Pinot sur le chrono du dernier jour, 6e temps. Il y a des signes qui ne trompent jamais. Je pense que Tibopino est en train de revenir au premier plan et la suite sera intéressante. Il part en stage d’altitude pour le moment, puis enchainera avec le Tour de Suisse et le Tour de France.
2 – Mike Woods
Il n’aura pas pesé sur la course en Romandie. Une course anonyme, je suppose que ca en prend de temps en temps.
La satisfaction chez Israel-Premier Tech sera venue de Patrick Bevin, vainqueur de la 3e étape.
3 – Mathias Fluckiger
Le champion de Mtb, médaillé d’argent de la discipline à Tokyo en 2020 et vainqueur de la Coupe du Monde l’an dernier, était de ce Tour de Romandie.
La célèbre marque italienne vient de lancer une paire de roues spécifique pour le vélo de gravelle, les Levante.
Rappelons qu’il y a environ un an, Campagnolo lançait ce qui allait devenir un populaire groupe pour les vélos de gravelle, l’Ekar, qui se distingue en proposant 13 vitesses.
Les Levante sont annoncées à moins de 1500 grammes pour la paire, appréciable pour des roues gravelle qui doivent donc être robustes.
Jantes avec un profil de 30mm, évidemment tubuless, mais équipées de la technologie 2-Way Fit pour pouvoir aussi monter des pneus.
On y installe des cassettes Shimano, Sram, ou Campagnolo.
La technologie proposée est très similaire à celle des célèbres Bora Ultra WTO pour le reste.
Du très beau matos!
10 – Sport de combat
Beau petit texte de David Desjardins diffusé dans VéloMag sur la pratique du cyclisme au printemps au Québec, et qui résume bien mes dernières semaines sur mon vélo à m’époumoner seul face à ce vent d’enfer. Ca forge le moral, et ca permet de passer à autre chose.
L’initiative nous vient de Global Relay – Bridge the Gap (GR – BTG), un groupe formé depuis quelques années par d’anciens coureurs professionnels au Canada et qui vise à aider les jeunes coureurs du pays à se développer et à atteindre le niveau professionnel.
En gros, GR – BTG a sélectionné plusieurs courses du calendrier de cyclisme sur route et organisera un classement national, sur la base de points marqués à chacune des épreuves. À la clé, des bourses seront distribuées aux gagnants.
Une sorte de « SuperPrestige Pernod », pour ceux qui connaissent l’histoire du vélo!
La première course du calendrier est le chrono de Granby le 1er mai prochain, et la dernière sera le critérium national organisé en septembre en marge des grands prix de Québec et Montréal. D’autres courses figurent également au calendrier bien sûr, et notamment les championnats provinciaux.
Ce classement national a pour but de créer un sentiment d’appartenance des athlètes canadiens et de promouvoir les courses qui se déroulent chez nous. BTG a été très supportif à l’idée de soutenir nos jeunes athlètes et voit en ce classement une façon de rendre le cyclisme canadien excitant. BTG offrira une bourse aux gagnants de chaque catégorie.
Karol-Ann Canuel
Quelle belle initiative!!
Elle permettra de promouvoir la participation à plusieurs courses au fil de la saison, dotera les gagnants de bourses pouvant soutenir leur développement, et aidera aussi les organisateurs qui pourront probablement compter sur une participation plus large et plus stable à leurs épreuves.
Ce qui me choque, c’est que ca ne vient pas de Cyclisme Canada. GR – BTG est indépendant de la Fédé canadienne.
Niet. Absente, la Fédé.
Cyclisme Canada a accouché il y a quelques mois d’un plan stratégique à mes yeux trop général et trop flou pour être pertinent. Un document désespérant à mes yeux pour l’avenir du cyclisme sur route de compétition au pays.
QUE DEVONS-NOUS FAIRE? – S’engager à atteindre un but.
Plan stratégique de Cyclisme canada, p. 17
L’un des objectifs (flous) évoqués dans ce plan stratégique, celui de « produire et faciliter des événements qui susciteront l’intérêt des Canadiens pour le cyclisme. Cela engagera notre communauté et stimulera un nouvel intérêt et une nouvelle participation, tout en soutenant le développement des athlètes et en rehaussant le profil du sport. »
Force est de reconnaitre que la récente initiative d’un classement national, pourtant élémentaire, ne vient pas de Cyclisme Canada.
GR – BTG a même réussi à engager une compagnie comme Shimano dans leurs activités et initiatives. Je dis bravo!
Cyclisme Canada? Niet. On s’intéresse à la piste.
Pendant ce temps, des athlètes et ex-athlètes sur route se mobilisent. Bravo.
La directrice exécutive de Global Relay – Bridge The Gap est nulle autre que Leah Kirchmann. Sur le Conseil d’administration, les Ryan Anderson, Kevin Field, Andrew Pinford, Erinne Wilcock et… Svein Tuft.
Will Routley est un co-fondateur (l’autre est Ryan Anderson).
Parmi les conseillers, Karol-Ann Canuel et Brian Storey.
Merci à Karol-Ann pour avoir porté cette initiative à mon attention. De quoi donner un peu d’espoir dans la situation morose actuelle que traverse le cyclisme sur route au Canada.
Belle victoire hier du jeune pistard Ethan Hayter chez Ineos, qui poursuit ainsi la belle réussite de l’équipe ces temps-ci. Il faudra compter sur lui dans les prochaines années sur les chronos, question de donner la réplique à son coéquipier Ganna?
Rappelons aussi que Hayter a remporté l’an dernier le Tour de Norvège. Si ce Tour de Romandie est probablement beaucoup trop montagneux pour lui, il pourrait garder le maillot jusque jeudi.
2 – Mike Woods
Ce fut hier le moins bon des favoris sur le prologue, prouvant que Woods n’est pas un bon rouleur contre la montre.
Mais les écarts sont serrés, il n’a perdu par exemple que 23 secondes sur Alexandr Vlasov, rien pour s’affoler pour le moment. Les écarts seront beaucoup plus importants que ca vendredi et samedi prochain!
Par contre, belle perf de Rohan Dennis et de Geraint Thomas, qui sont des clients pour le général. Dennis pourra compter sur un bon Sepp Kuss en ce moment chez Jumbo-Visma.
L’annonce a été faite à l’occasion du départ du Tour de Romandie.
C’est une excellente nouvelle pour le cyclisme suisse, privée d’équipes cyclistes à ce niveau depuis un moment.
L’ambition avouée du nouveau patron Cancellara est d’élever progressivement l’équipe jusqu’au World Tour au cours des prochaines années.
L’équipe roulera sur des vélos BMC, suisses eux-aussi.
Le chemin jusqu’au WorldTour est parfois long et surtout très cher, l’équipe française B&B Hotel-KTM est là pour nous le rappeler.
4 – Sidi
J’ai toujours aimé la compagnie de chaussures de vélo et de moto italienne Sidi. Du très beau matos, porté par des générations de coureurs depuis des décennies.
Sidi, c’est un peu le Campagnolo de la chaussure cycliste.
Beau petit vidéo sur l’usine Sidi, mis récemment en ligne par Chris Froome.
Personnellement, je suis totalement pour. À une nuance près: il faudra tenir compte du fait que le cyclisme est un sport individuel qui se court en équipe. Souvent, ces équipes sont structurées autour d’un ou deux grands leaders bien établis, les autres coureurs étant à leur service sur des épreuves ciblées, et disposent de plus de marge de liberté ailleurs.
Pourrait-on voir une équipe avec 6-7 des tous meilleurs coureurs mondiaux? On peut penser que ce serait un joyeux bordel en course!
7 – Zwift
L’égalité des chances dans Zwift? N’y comptez pas trop. Perso, je n’y ai jamais cru, expérience empirique à l’appui. Ce qui ne veut pas dire que l’outil n’est pas intéressant pour bien s’entrainer durant l’intersaison.
Vous avez bien lu, et non, ce n’est pas 12 000 kms sur un vélo mais bien sur des skis.
Hallucinant. Je ne vous parle pas de mes 2 500 kms. Ridicule.
9 – Egan Bernal
Le jeune champion colombien a repris récemment l’entrainement sur son vélo, après des mois d’arrêt dûs à cette lourde chute.
C’est une bonne nouvelle pour le vélo.
La mauvaise, c’est qu’Alaf, le champion du monde, est toujours à l’hôpital à Herentals, et ca, ben ca ne me fait pas plaisir. Alaf a eu la poisse cette saison avec cette autre chute sur les Strade Bianche. On espère le revoir le plus rapidement possible en course.
On a hâte d’en savoir plus. Si les Mardis cyclistes disparaissaient, ca serait un autre coup dur pour le cyclisme sur route au Québec, particulièrement pour les jeunes espoirs du sport qui ont besoin de courses d’un niveau relevé pour se développer et, éventuellement, se faire remarquer au plus haut niveau.