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Un Giro en demi-teinte?

Pour beaucoup, le Giro d’Italia est la plus belle course cycliste du monde.

La 105e édition s’élance vendredi depuis Budapest en Hongrie, site du grand départ et où trois étapes seront disputées, dont un court chrono de 9,2 petits kilomètres lors de la 2e étape.

On mettra ensuite le cap sur la Sicile et son volcan l’Etna, puis la remontée sur Naples, le golfe de Gênes, pour finir avec les Alpes et les Dolomites avant l’arrivée à Vérone le 29 mai prochain.

Je ne parviens pas à m’emballer pour cette édition du Giro, et j’estime les risques assez grands qu’on s’y ennuie cette année.

D’une part, le parcours m’apparait un peu fade, sans grand point fort. 26 petits kilomètres de chrono, huit étapes de 172 kms ou moins, seulement six étapes que l’on peut considérer comme des étapes de montagne et encore! certaines sont classées ainsi parce qu’on a juste, à la fin de l’étape, une ascension comme celle de l’Etna sur la 4e étape.

Seulement deux cols de plus de 2000m seront franchis, les deux lors de la 20e étape entre Belluno et la Marmolada, soit le Pordoi (2239m), pas très difficile, ainsi que l’ascension finale avec le Passo Fedaia (2059m).

La plupart du temps, les cols culminent autour de 1500m.

Enfin, pas moins de neuf étapes proposent des parcours plats ou assez plats qui devraient favoriser les sprinters.

D’autre part, le plateau de coureurs qui prendront le départ m’apparait assez pauvre cette année. Seulement 5 des 20 meilleurs coureurs mondiaux y participent!

Enfin, un seul coureur canadien au départ, Alex Cataford chez Israel-Premier Tech. Ce coureur va vite sur les chronos, et pourrait nous surprendre je suppose s’il fait, par exemple, le coup du kilomètre sur certaines étapes de plat. En manque de points UCI, l’équipe Israel-Premier Tech débarque sur ce Giro avec une formation somme toute très moyenne, et ne devrait logiquement pas beaucoup peser sur la course, aussi bien au général que dans les classements connexes, ni même sur les victoires d’étapes même si leur sprinter Nizzolo est de l’aventure. Mais face à la concurrence dans le registre, je ne suis pas optimiste.

Les étapes à surveiller

Les trois premières d’abord, surtout en raison de la présence au départ de Mathieu Van Der Poel qui n’a pas caché son ambition de décrocher le maillot rose tôt dans la course.

S’il réussit, son expérience du Tour l’an dernier nous prouve qu’il serait bien capable de le garder un peu, même si les pentes de l’Etna lors de la 4e étape lui feront mal. MVDP pourra cependant bénéficier de la journée de repos la veille (pour le transfert depuis la Hongrie) pour se refaire une petite santé avant d’attaquer le géant de Sicile.

Ce qui sera bien, c’est qu’avec le petit chrono du 2e jour et l’Etna le 4e jour, on sera vite fixé sur les coureurs qui pourront gagner ce Giro.

Ca ira ensuite à la 9e étape et cette arrivée en haut du Blockhaus. Un classique.

Ce Giro se jouera très certainement sur les quatre étapes de montagne vers la fin de l’épreuve et entrecoupées du dernier jour de repos, voire sur le dernier chrono de 17 bornes à Vérone le dernier jour.

Les 70 derniers kilomètres de l’étape vers Cogne seront difficiles, avec trois bons cols à franchir, mais aucun ne culminant à plus de 1600m. L’altitude ne sera donc pas un facteur déterminant.

On franchira le Mortirolo le lendemain sur l’étape Salo-Aprica, mais pas du côté le plus dur, mais bien par celui qui est plus facile, via Monno. Pour l’avoir fait plusieurs fois, rien de bien terrible pour des coureurs pros sur cette ascension. Le Santa Christina, dernière difficulté avant la plongée sur Aprica, n’est pas très difficile non plus.

Je ne suis même pas sûr si la 19e étape peut être qualifiée d’étape de montagne.

La 20e étape par contre, aucun doute! En fin de Giro après trois semaines de course, cette étape est assurément l’étape-reine de ce Tour d’Italie et avec le chrono du lendemain, il faudra quand même du jus et une bonne récup pour s’imposer sur l’épreuve.

Les favoris

Si ce Giro s’annonce ouvert, ils ne sont pas si nombreux à penser pouvoir s’imposer sur l’épreuve.

Le grand favori est selon moi l’équatorien Richard Carapaz, champion olympique en titre.

À 28 ans, il est au sommet de son art, a déjà remporté le Giro (2019) et a montré des signes de forme cette saison, notamment sur le Tour de Catalogne.

Carapaz débarque avec une bonne équipe Ineos (Porte, Castroviejo, Puccio, Sivakov, Swift…) qui a connu beaucoup de succès sur les Classiques, de quoi mettre dans de bonnes dispositions pour poursuivre la lancée. Rappelons que l’équipe Ineos a remporté trois des quatre dernières éditions du Giro, excusez-du-peu, avec Froome (2018), Geoghegan (2020) et Bernal (2021).

Sur le papier, son rival le plus sérieux est probablement Simon Yates chez BikeExchange. Il a peu couru cette saison, débarque donc frais, et a connu un bon Tour des Asturies. Son équipe semble toutefois moins puissante qu’Ineos.

À surveiller de près également, deux coureurs français, Romain Bardet et Guillaume Martin.

Bardet en particulier est sur une bonne lancée, ayant remporté le Tour des Alpes. Il vise le classement général sur ce Giro.

Martin est davantage dans l’inconnu, mais lui aussi mise surtout sur le général et il a affirmé vouloir faire mieux que sa 8e place l’an dernier sur le Tour.

Autre coureur à surveiller, car robuste dans les conditions climatiques difficiles et habituellement à son avantage sur le Giro, Joao Almeida chez UAE Team Emirates. C’est lui qui a le leadership de l’équipe qui débarque avec plusieurs autres très bons coureurs, Costa, Formolo et Ulissi notamment. Je ne vois toutefois pas Almeida suivre Carapaz dans les cols, mais le parcours propose aussi quelques étapes piégeuses qui pourraient être à l’avantage d’un coureur comme Almeida.

Une poignée d’autres coureurs seront intéressants à suivre pour ce classement général. Je pense au duo Mollema et Ciccone chez Trek-Segafredo, je pense à ce diable d’Alejet Valverde chez Movistar, je pense à Tom Dumoulin chez Jumbo-Visma, un ancien vainqueur du Giro, je pense à Kelderman ou Hindlai chez Bora-Hansgrohe, Superman Lopez chez Astana, sans oublier bien sûr les coureurs de la Bahrain-Victorious Bilbao, Landa ou Wout Poels, ce dernier ayant été vu en bonne condition récemment.

Les sprints

Ce Giro annonçant plusieurs occasions pour les sprinters, ils sont plusieurs pointures à débarquer: Cavendish, Gaviria, Demare, Bol et Caleb Ewan. Ca va batailler ferme! et ca sera probablement un des intérêts de ce Giro.

L’intérêt Van Der Poel

Je sens que le champion néerlandais voudra se tester à fond sur ce nouveau grand tour, notamment dans sa capacité de terminer l’épreuve.

Rappelons que VDP n’a encore jamais terminé un grand tour. Il a déclaré vouloir terminer ce Giro et vouloir « se tester » en troisième semaine. Son premier objectif demeure cependant le maillot rose dès le premier jour.

Les Canadiens

Comme je le disais, il n’y a qu’Alex Cataford. Les Mike Woods, Hugo Houle, Guillaume Boivin dans la même équipe sont pressentis pour le Tour. Pour ce qui est d’Antoine Duchesne, je ne sais pas et je m’attendais à le voir sur ce Giro. Espérons qu’il pourra être de la fête en juillet, ou alors sur la Vuelta en septembre.

À la télé

En France, c’est sur Eurosport.

Au Canada et au Québec, ca se complique. Il faudra être abonné à la chaine privée GCN+, ou sinon se débrouiller autrement. FloBikes ne diffuse pas ce Giro.

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41 Commentaires

  1. Chez Movistar, attention à la revanche d’Iván Sosa.

  2. stef33

    cyclingstream.com

    pour un giro tranquille.

  3. regis

    Salut,
    Je pense que ce sont les coureurs qui font la course, à force de vouloir faire trop dur, les favoris n osent pas trop attaqué…
    Mdvp brille sur tous les terrains sauf montagneux, c’est donc parfait pour lui épicer la course !
    A voir donc

    • Wolber

      Euh… disons aussi que c est les directeurs sportifs qui font la course. Trop dur plus d attaques, et pas assez , plus de sélection .

  4. marius

    Les organisateurs proposent mais au final, ce sont les coureurs qui font la course.
    Le parcours me semble plutôt homogène et bien équilibré. MVDP peut être en rose, des le premier soir. Ensuite, a t-il l’envie de se tester jusqu’à Vérone? Tom Dumoulin peut rêver du Rise au soir du CLM de la deuxième étape. Après ? L’Italie est un pays mal plat. Sur le sol italien, il n’y a que la 11ieme étape qui soit réellement plate. Je me rappelle de certaines éditions ou la moindre bosse en vue de l’arrivée était propice à la bagarre pour le maillot Rose.
    Mais oui, le grand favori c’est Richard Carapaz.
    Des l’Etna, certains favoris auront perdu des plumes. Le premier gros jalon sera la 9ieme étape avec la difficile montée du Blockhaus. Carapaz a de fortes chances d’imiter Nero Quintana en 2017. Les outsiders, Almeida, Yates, Bardet, Superman Lopez et pourquoi pas Guillaume Martin. Côté Italien, ça sent le sapin, Nibali et Ciccone, certes, mouilleront le maillot. La 16ieme étape sera le cauchemar des sprinteurs. 202 Km, 5259m D+, le dernier col, 13,5 km à 8%. Et le lendemain, le final c’est 8km à 10%.
    La 19 ieme étape est un piège, avec la difficulté Slovene, le Monte Kolovrat, 10km à 10%. Le lendemain, l’étape reine des Dolomites avec l’arrivée au passo Fedaia à 2057m. Juste avant le chrono final avec sa bosse de 5km à 5%.
    Maintenant, il faut espérer une météo clémente, car la tendance pour les étapes de montagne, est de faire un parcours bis. Je suis certain qu’il y aura des surprises comme souvent au Giro. En tout cas, vivement vendredi.

    • Paraît il qu il est annoncé la chaleur et en restant à des altitudes raisonnables cette année (pas de Stelvio, ni de Gavia) le parcours devrait être maintenu.

    • Edgar Allan Poe

      Je partage ton avis : c’est les coureurs qui font la course. Mettre trop de difficultés sur un parcours se révèle parfois contre productif. L’an dernier, au Dauphiné, par ex, une bosse de 2 bornes avec environ 1,5 kms entre 18 et 25% était au programme à moins de 10 kms d’une arrivée d’étape. J’étais présent sur le bord. Kwiato a géré la paix en tête de paquet et tout le monde est monté au train.
      MDVP me semble assez maigre cette année, malgré une ossature imposante. Aurait il programmé une mutation façon Wiggins, G. Thomas ou d’autres avant lui ? J’en doute quand même… On verra.
      San Pellegrino, ça risque de piquer, hein… Steph ? 🤔🥴

  5. Laurent

    Une erreur s’était glissée dans le texte, Carapaz étant chez Movistar en 2019, année de sa victoire. Le texte a été corrigé, merci de la vigilance des lecteurs!

    En effet @eric, il y a bien des passages un peu plus raides sur le Mortirolo via Monno, mais rien de comparable avec l’autre versant. Chez les pros, le Mortirolo via Monno, je suis sur que ça n’a rien pour inquiéter. Ou si, peut-être: la descente de l’autre côté! Celle-là est technique et très rapide.

  6. marius

    Selon Francesco Moser, ce Giro est trop difficile, 50000 m D+, pas assez de CLM. Impossible selon lui de briller ensuite sur le Tour de France. Raison pour laquelle, il manque un Slovène sur le Giro, Roglic ou Pogacar.
    Évidemment, il regrette qu’il n’y ait pas de grand CLM qui pourrait attirer un coureur comme Filippo Ganna à se tester sur le général d’un grand Tour.
    Il espère des merveilles de Giulio Ciccone et le meilleur pour Nibali. Mais selon lui, la victoire n’échappera pas au trio, Carapaz, Almeida, Lopez.

    • C’est vrai qu’il est difficile d enchaîner les deux en étant compétitif et que le TdF phagocyte le Giro.

      Mais l on s en fout… avec ses cols dantesques et un parcours plus propice, le Giro reste une épreuve incomparable. Les Alpes Italiennes sont si belles.

      Puis la course ne sera sûrement que plus intéressante sans les Slovènes, souvent par trop dominateurs.

      • Jean-François

        Je me demande tout de même si Pogacar ne devrait pas tenter le triple la même année…il semble tellement dominant en grand tour que ce serait intéressant de le voir s’essayer.

        Déjà cette année je crois qu’il fera Le Tour et la Vuelta.

      • Il en fait déjà beaucoup par rapport à la génération précédente.

  7. ELP

    L’absence du Duchênes est très certainement dû au fait que sa conjointe viens d’accoucher. Il avait indiqué que son équipe l’inclurait dans les courses de début d’année (avant l’accouchement) et que son horaire serait plus relâchés autour de la naissance. Selon mes souvenir des podcasts auxquels il a participé, le Giro n’était pas à prévoir.

  8. Navylav

    Pour ceux que ça intéresse, la course est présentée en direct et en rediffusion sur le site https://www.sbs.com.au/sport/article/giro-ditalia-2022-stage-by-stage/crvcuhc0x ou en utilisant l’application SBS On Demand. Un VPN est necessaire, mais pour ceux qui n’en on pas, il est possible d’utiliser l’application FreeVPN disponible gratuitement sur Google Play et App Store.

    • rocheto

      gaf, le vpn de google, quand c’est gratuit c’est toi le produit.

  9. marius

    Un petit hors-sujet sur les 4 jours de Dunkerque.
    Allez-voir si ce n’ait déjà fait, la réaction à chaud du jeune sprinteur français Jason Tesson, 24 ans, pénalisé de 40 secondes (perte du maillot de leader), pour s’être abrité derrière la voiture du DS, suite à une chute. Un énorme trou non signalé.
    Je ne veux surtout pas juger ou prendre parti, mais cette vidéo, m’a touché. Elle montre toute la difficulté de ce sport, son ambiguïté « c’est pas autorisé, mais tout le monde le fait « et la détresse du coureur, se sachant victime d’une double injustice. Pas simple d’être coureur pro.
    Mais ce garçon a du talent, c’est la seule chose qu’il doit retenir.

    On voudrait plus de réactions sincères et non formatées.

    https://www.cyclismactu.net/info-4-jours-dunkerque-jason-tesson-penalise-40-j-ai-fait-quoi-64580.html

    • noirvélo

      Si le garçon a du talent et du caractère , d’autres que nous saurons juger et il aura la carrière qu’il mérite ! la malchance ne perdure pas sauf si on la provoque . La chance finit par tourner , à lui de persévérer sans se plaindre …

    • plasthmatic

      Bien vu Marius.
      Il resterai à voir les images, évidemment, mais :
      – manifestement personne n’est venu le voir, lui expliquer,
      – la totalité du propos respire la sincérité, et le garçon fait même la part des choses, malgré son immense frustration.
      Bref, pour ce qui me concerne, si je n’exclus, en certaines circonstances, jamais la présomption de culpabilité, sur cette affaire-là, on aurait bien affaire à un innocent.
      Peut-être a-t-il malgré tout commis une erreur dans le mode de retour. Peut-être.
      Ce qui est certains en tout cas, c’est qu’en refusant le retour à l’aide de la file des voitures, on laisse à la moindre malchance un grand poids dans les courses.

      • Edgar Allan Poe

        Oui, Plasthmatic, mais à l’allure où ça roule, on ne rentre pas sur le peloton sans les voitures.
        Il est évident qu’il y a deux poids/deux mesures entre les coureurs sanctionnés et ceux (la très grande majorité) qui passent au travers. Cependant, si un retour rapide dans les voitures à quelques kms de l’arrivée joue sur le classement, il doit y avoir sanction. Bardet, qui n’est pourtant pas un coureur que je qualifierais de tricheur, et que je n’accuserais même pas de jouer avec la zone grise, avait bien été disqualifié, – et même exclus me semble-t-il – d’une étape de Paris Nice pour être revenu avec les voitures sur le groupe d’une dizaine de favoris auquel il appartenait à quelques encablures de la ligne d’arrivée.

    • plasthmatic

      ‘On laisse à la malchance un grands poids’ : j’ai écrit ça Sébastien.
      L’implicite étant qu’il ne faut pas laisser la malchance (crevaison, chute, faute d’un autre, ‘bouchon’, …) décider à ce point du sort des courses.
      On doit donc bien continuer de permettre le retour dans les voitures, seul moyen possible de réintégrer la course. Nous sommes donc bien en accord, EAP.
      Pour les nuances dans l’application des tolérances, tu as tout dit, et très bien ; je signe aussi !

    • Steph

      Il bouche exactement 1’30. Aucun équipier ne vient le chercher. A mon avis, le hic c’est que dans la foulée il se pointe et fait deux au sprint. Avec l’histoire des points UCI, il ne m’étonnerait pas que des équipes aient porté réclamation ou au moins aient fait pression. S’il avait fini tranquillou dans le paquet sans faire de bruit peut être en eu-t-il été autrement.

    • Lbi

      Panranibet ullrich avaient plus de gueule que leurs successeurs anorexiques.
      Merci Laurent de nous avoir si bien vendu le giro. Je prends pas Eurosport du coup 😂😂

    • marius

      Merci pour le partage même si je ne suis pas en phase. Je séjourne tout les ans en Italie, en Sicile plus précisément. Certes le Football est le sport Numéro 1, il n’y a qu’à voir la presse écrite. Mais je trouve que le vélo est toujours populaire, notamment lorsqu’on circule. Il y a beaucoup de cyclosportives, qui bénéficient d’une bonne sécurité pour les coureurs. Quand aux épreuves de VTT marathon, elles sont pléthoriques, alors qu’en France, c’est le désert.
      Il y a encore en Italie une véritable industrie du vélo « fatto a mano in Italia ».
      Que ce soit les vélos, équipements, vêtements.
      Sans parler de Colnago ou Pinarello, tombés dans le luxe, il reste de belles marques ou cadreurs.
      Oui je sais, les fameuses pompes à pied Silca ont été rachetées et désormais sont fabriquées aux USA.
      Mais la marque existe.
      J’ai un ami cycliste Italien qui réside vers Torino. 35 ans environ, fan inconditionnel de Marco Pantani, jusqu’à son Bianchi Specialissima aux couleurs du Pirate. Il m’avait emmené sur les pentes terribles du sanctuaire Oropa qui ont vu briller Marco Pantani. Son souvenir est toujours alimenté par une banderole bien présente.
      Regardez le monde aux bords des routes ou dans les villes, pour regarder le Giro, alors que le moi de Mai n’est pas chômé.

      • Edgar Allan Poe

        Et la multitude d’afficionados qui monte en haut des cols à pied et surtout en vélo, alors que ces mêmes cols sont fermés à la circulation.
        L’an dernier, lors du passage du tour de France au mont Ventoux, nous n’étions pas gênés par la foule des spectateurs, comme c’est le cas habituellement lorsque la route n’est fermée que quelques heures avant le passage des coureurs. Pourtant en plein mois de juillet. Mais la montée était fermée à la circulation des voitures depuis la veille au soir, et les véhicules montés la veille étaient parqués avant le chalet Reynard.
        En Italie, il y a tout le temps du monde au sommet des cols, beaucoup de cyclistes, même sous la flotte et dans des conditions climatiques parfois très froides.
        Ca reste un pays de cyclistes pratiquants

  10. Martin C

    Pour regarder au Canada, j’ai ajouté la RAI à mon abonnement télé. 5 $ pour un mois. Pour ceux qui ont toujours le câble.

  11. Thierry mtl

    Au Québec, GCN est live et en replay avec les images d’Eurosport : 10 $ pour un mois.
    Un bon deal sur de multiples plateformes. On peut même l’écouter au bureau…

    p.s. : 4 fois mois cher que FLO sports.

  12. Edgar Allan Poe

    Le retour de la Bête!!!

    Je n’arrive pas à voir si Caleb Ewan touche ou pas la roue de Girmay. Je n’ai pas l’impression.
    Le mec ne voit plus la route… »Prends en mieux » comme on dit dans le peloton dans ces cas-là!!!🤪🤪🤪

    Allons nous enfin entendre parler de ces fameuses roues « solaires », qui viennent normalement d’Italie, enfin qui sont le fait d’un italien quelque peu véreux…
    Il suffit de tourner le pédalier et la roue part toute seule.
    50.000 balles, quand même. Faut pas qu’un gars vienne planter sa pédale dans vos rayons !!!
    En démonstration, visiblement, chez certains marchands de cycles français…enfin, pas dans la vitrine !

    • marius

      Oui, pas de bol pour Caleb Ewan avec la perte de points et les multiples contusions. Il n’aurait pas gagné. Au mieux faire 3.
      Pour moi, il touche bien la roue et en danseuse, cela ne pardonne pas. C’est toujours celui qui touche qui tombe.
      EAP, peut-tu mettre un lien sur la roue solaire?
      J’en trouve mais pour des vélos de ville hollandais.

      • Steph

        « C’est toujours celui qui touche qui tombe. »

        Ben roue AV mobile sur l’axe de la direction avec environ 20% du poids dessus, contre roue AR fixe dans l’axe du cadre et avec 80% du poids dessus : y’a pas débat.

        Des fois tu ne t’aperçois même pas que le mec derrière touche. Tu entends juste : BRINGLINGDELINGCRASHHHHHH…. AÏÏEEEUUUUU !!!!!

  13. Edgar Allan Poe

    Exactly, c’est toujours celui qui touche la roue qui tombe. Ou parfois les 2.
    Franchement, même si je sais qu’Ewan sprinte le nez sur la roue avant, et que le sprint était en cote, il faut en vouloir pour aller taper la roue du gars comme cela. Il ne voyait plus la route et ça donne une hypothèse à certaines chutes aux arrivées…
    En général, on touche une roue par inattention ou très souvent quand le gars de devant se met en danseuse et ralentit légèrement au moment de se dresser sur les pédales, ou qu’il fait un écart en se mettant debout. Là, ce n’est pas le cas.
    Il n’existe pas de lien qui évoque cette roue solaire. Mais ma source est sûre. La roue a été prêtée à un marchand de cycles à 80 bornes de chez moi. Je pensais aller la voir, mais au final, je vais en prendre un coup au moral. Ceci étant, par curiosité… un À/R pour faire une sortie longue!
    L’italien était celui qui bidouillait les montages électriques sur le vélo d’Armstrong. C’est lui qu’il faudrait rencontrer…

    • plasthmatic

      La violence de l’effort, décuplée par une motivation toute particulière pour choper le rose, doit suffire à expliquer son évident manque de lucidité. C’est l’impression que j’ai.

      Oui, celui qui touche de sa roue avant une roue arrière part au tas, à peu de choses près la règle incontournable.
      C’est parfois même étonnant : il y a bien dix ans, aux deux tiers d’une longue cyclosportive lorraine, nous étions le deuxième paquet, une trentaine de personnes, la gagne était devant, une quinzaine je crois, plus rattrapables : ‘si on était là c’est qu’on avait pété’. J’étais dans les premières positions, quand je sens soudain comme un truc qui attrape ma roue arrière et me met le vélo à l’horizontale (pour la sensation). Je me suis donc retrouvé subitement presque perpendiculaire à la route, ce qui m’a ouvert la vision sur le jeu de quilles derrière : un molosse avait tapé ma roue, couchant son voisin de droite, lui-même couchant son voisin, etc … Cinq bonhommes à terre, mais pas moi. Comment j’ai fait pour retomber sur mes pattes, je veux dire mes roues, je sais pas, mais j’y suis parvenu.
      Le gars devait peser un bon 80 kg, et moi 54 kg … C’est étonnant.
      Pour la petite histoire, bien que pas responsable pour un sou, je me suis arrêté, et un autre qui avait tout vu de l’arrière aussi. Il m’a expliqué que ce coureur avait depuis un moment un drôle de comportement.
      Il était salement arrangé, arcade ouverte notamment, et savait tout juste répondre à nos questions de secouristes de campagne. Choc ou autre cause, on ne l’a pas demandé par la suite. Et pour boucler ma trop longue anecdote, les quatre pauvres chiens victimes du jeu de quille, épluchés de partout, c’étaient quatre beaux jeunes athlètes de l’UC Messina Amnéville (57). Un bien vilain tir groupé pour eux ce jour-là. On était bien malheureux avec le gars, en attendant les secours (rapidement sur les lieux).
      Nous deux, on a ensuite coupé un peu et on est rentrés signaler notre abandon, mains en haut du guidon.
      Quand un pachyderme chope la roue arrière d’une mouche, c’est le pachyderme qui gicle ! Faut l’avoir vu pour le croire, quand même.
      De là, la règle d’or du comportement en groupe : on ne touche pas le poste de direction (avant-bras compris) du collègue !

  14. Wolber

    Lors du dernier Tour de France,lors de la 3 éme étape il se prend la même gamelle en touchant une roue.

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