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Faut-il interdire les cétones?

Le débat sur l’usage des cétones dans le cyclisme fait rage de plus belle ces jours-ci, plusieurs coureurs notamment français (Bardet, Demare) ayant recommandé leur interdiction.

« J’ai l’impression d’avoir élevé mon niveau de jeu cette année mais ça ne s’est pas forcément vu, tant le peloton roule vite… Ça va crescendo chaque année et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter. »

Romain bardet, sport FR, 13 décembre 2021

L’augmentation du niveau sur les courses pro n’est certes pas qu’une affaire de cétones. Les contrôles anti-dopages sont moins fréquents, et nous savons que d’autres produits sanguins novateurs et au fort potentiel dopant sont certainement déjà en usage au plus haut niveau. J’y ai consacré deux articles en septembre dernier, le nouveau dopage sanguin (article 1 et article 2).

Qu’est ce que les cétones? Ces corps cétoniques sont produits par le foie, suite à la consommation de lipides.

Les régimes « kéto » (pour « ketones » en anglais) sont actuellement très populaires.

Le principe est de forcer le corps humain à utiliser les graisses comme principal combustible, plutôt que les sucres. La perte de poids serait plus facile, ainsi que le maintien du poids par la suite, parce que les gens sur un tel régime consomment beaucoup moins de sucre.

En sport, l’avantage est de retarder l’usage des sucres, et ainsi préserver ses « cartouches » pour les fins de course. On apprendrait ainsi au corps à devenir plus « efficace ».

Un régime cétonique permettrait aussi d’accélérer la récupération.

De nombreuses équipes seraient déjà sur les régimes cétoniques, notamment la Jumbo-Visma et la Deceuninck. La plupart des équipes pro disposent aujourd’hui de nutritionnistes, chefs, et camions-repas, facilitant les choses à ce niveau.

On peut également acheter des produits ou suppléments alimentaires (cétones exogènes) maximisant la production de corps cétoniques.

Ces régimes ne vont pas sans risque, notamment pour le foie. Certains crient à des régimes carrément dangereux pour la santé, en particulier pour les personnes diabétiques.

Alors, dopage les régimes kéto? Pas sûr, surtout que certaines études scientifiques récentes concluent à l’absence d’avantages dans les sports, notamment tel que rapporté récemment par le directeur médical de l’UCI.

Je vous avoue y perdre mon latin! Pour Jean-Pierre de Mondenard, bien connu dans la lutte contre le dopage, le débat sur les cétones est même un « masquant médiatique », des problèmes autrement plus pertinents devant être réglés en matière de dopage.

Marc Kluszczynski nous aidę aujourd’hui à y voir plus clair, et je l’en remercie.

Sky fut la 1ère équipe cycliste à utiliser les cétones incorporées dans les boissons d’effort dès 2011.

Mises au point par le physiologiste anglais Kieran Clarke, Dave Brailsford les considérait comme faisant partie des fameux gains marginaux. A-t-on des preuves de leur effet ergogène ?

Les études sont peu nombreuses ; certaines montrent que les cétones d’apport exogène sont utilisées dans l’effort avec une amélioration de 0,5 à 2% des performances. Une étude de 2016 parlait de 15% !

L’UCI (Pr Xavier Bigard, directeur de la commission médicale) et le MPCC (Roger Legeay) dénoncent leur absence totale d’action et recommandent de ne pas les utiliser. On attend donc une étude indépendante (chez des cyclistes) qui chiffrerait leur avantage réel en cyclisme, mais on sait déjà qu’une consommation élevée bloquerait la lipolyse et diminuerait la glycémie. 

Un petit rappel de la biochimie des cétones endogènes pour fournir une base de discussion: fabriqués par l’organisme à partir de la dégradation des lipides dès le 5ème à 7ème jour de jeûne ou quand l’apport en glucides est insuffisant, les corps cétoniques (ou cétones) lui permet d’épargner la souffrance du cœur et du cerveau qui ne fonctionnent qu’au glucose dont les réserves sont épuisées en une journée.

Mais ces cétones seront aussi utilisés comme carburant alternatif dans les muscles. D’où l’intérêt dans les sports.

L’organisme fabrique trois cétones : le ß-hydroxybutyrate, l’acétoacétate et l’acétone. Lorsque le glucose vient donc à manquer dans la cellule, les acétyl-coenzyme A provenant de ces cétones sont incorporés dans une voie métabolique de dérivation (la cétogénèse) où le cycle de Krebs (ß-oxydation des acides gras) pourra utiliser ces cétones dans la fourniture d’énergie. C’est la théorie biochimique dans un organisme au repos. Peut-il en être le cas chez un cycliste professionnel ? Et les cétones exogènes peuvent-elles être utilisées comme source d’énergie supplémentaire alors que les glucides et le glucose ne manquent pas ?

L’étude de Kieran Clarke (1) l’affirmait : les cétones seront incorporées dans le cycle de Krebs en vue de produire de l’énergie sous forme d’ATP avant l’épuisement des réserves en glycogène, puis éliminées sous forme de gaz carbonique (CO₂) et d’eau. Il est vraisemblable que leur effet ergogène serait fonction du métabolisme du cycliste et des conditions de course.

Julian Alaphilippe considère les cétones comme faisant partie de son plan nutritionnel.

Romain Bardet, par contre, les assimile à des substances de la zone grise, citant comme exemple le tramadol (interdit par l’UCI en 2019, mais pas par l’AMA). On pourrait en citer d’autres comme les hormones thyroïdiennes.

Qui a raison ?

Considérons le métabolisme et l’élimination de ces substances citées : des substances exogènes (tramadol, autres produits dopants) seront éliminées après glucuronoconjugaison ou sulfoconjugaison dans les urines ou les selles, ce qui permet leur détection. Romain Bardet, mais également Arnaud Démare, Guillaume Martin, souhaitent l’interdiction des cétones. 

Si les cétones étaient interdites, on se heurterait à plusieurs difficultés dans leur détection. Comment les déceler puisqu’elles disparaissent totalement de l’organisme sain (2)? Aussi, comment les différencier d’une source alimentaire ou endogène ? Les triglycérides à chaîne moyenne (entre 8 et 12 atomes de carbone) tels ceux présents dans l’huile de coco, peuvent se transformer en corps cétoniques. 

Aucune étude n’a envisagé la dangerosité des cétones. Le MPCC en fait son cheval de bataille. Qu’en serait-il lors d’un apport exogène à haute dose ? Kieran Clarke cite des troubles gastro-intestinaux banaux. On pourrait suspecter à haute dose une acidose métabolique potentiellement mortelle (telle l’acidocétose du diabétique). Il n’y a donc actuellement aucune preuve de leur effet sur l’amélioration des performances (dans la déclaration du 8 décembre du Pr Bigard) et de leur danger.

La question de l’éthique sportive ne peut se résoudre au prix du débat sur les cétones. Peut-on vouloir l’interdiction d’une substance en se basant sur des convictions personnelles ? L’idée de bien « performer » sans l’aide des cétones serait la preuve de leur inefficacité. On se retrouve dans la même situation d’un individu déclarant être capable de faire son sport sans manger de viande, et qui voudrait montrer son inutilité voire son danger. Consommer tous les jours de l’huile de coco fait-il de vous un consommateur de cétones ? Consommer des gélules de glycogène (elles n’existent pas !) ferait-il de vous un dopé ?

Début décembre, l’AMA déclarait que les cétones ne remplissaient pas les conditions pour être interdites. L’UCI était plus nuancée : tout en admettant qu’il serait compliqué de les interdire, Xavier Bigard recommande de ne plus les utiliser (!) en attendant d’autres études que l’UCI a lancées. On doute de la pertinence d’un tel conseil.

Dans ce débat, on se rangera plutôt du côté de Julian Alaphilippe que de celui de Romain Bardet, Guillaume Martin et Arnaud Démare. On retiendra le critère déterminant des cétones incorporées dans la filière énergétique et disparaissant en eau et gaz carbonique, tels les graisses et sucres. Les cétones sont donc bien un aliment. On ne peut interdire l’utilisation de pâtes!

  1. Kinetics, safety and tolerability of (R)-3-hydroxybutyl(R) (3) hydroxybutyrate in healthy adults subjects. Kieran Clarke and coll. Univ of Oxford. Regulatory Toxicology and Pharmacology, vol 63, Issue 3, August 2012, p 401-408. La boisson Delta-G augmente le taux d’acétoacétate et de ß-hydroxybutyrate. Son but était de restaurer les capacités cognitives des militaires soumis à une restriction glucidique. Son prix était exorbitant : 2678 euros le litre. Le prix des cétones reste élevé (1400 euros le litre) alors que leur fabrication ne coûte rien… !
  2. Les corps cétoniques sont néanmoins détectables dans l’air expiré. On connaît l’haleine cétonique en cas de diabète mal stabilisé ou chez les jeuneurs impénitents. On sait aussi que l’isomère lévogyre (L) est moins utilisé par l’organisme que le dextrogyre (D). Chez le diabétique, sucre et cétones peuvent se retrouver dans les urines.

Le ménage selon Wout

Dans une classe à part.

Totalement à part.

Cyclo-cross d’Essen en Belgique, près des Pays-Bas samedi: victoire de Wout Van Aert, le deuxième à près de deux minutes.

Deux minutes.

Coupe du Monde de cyclo-cross à Val Di Sole dimanche en Italie: victoire de Wout Van Aert, le deuxième à près d’une minute.

Omniprésent et magistral Wout Van Aert!

Et vivement le retour de Mathieu Van Der Poel pour donner la réplique, parce que là les autres ont l’air de cadets…

C’est assez extraordinaire ce qu’on vit actuellement dans le cyclisme avec ces deux là.

Je vous rappelle que nos deux bonhommes ont été des grands acteurs du dernier… Tour de France. Une victoire d’étape d’anthologie et une semaine en jaune pour Mathieu, trois victoires d’étape pour Wout, dans les trois registres possibles: montagne, chrono, sprint.

Juste avant, ils s’étaient aussi tirés la bourre sur les Classiques.

Mon Dieu! qu’on ne s’ennuie pas dans le vélo avec ces deux-là ces temps-ci.

Essen, la boue

Sur le parcours boueux d’Essen, Wout a fait le ménage dès le premier tour, s’amenant sur la ligne au bout de ce premier tour avec déjà plus de 30 secondes d’avance. Il n’y a jamais eu de compétition, c’est aussi simple que cela. La course en tête. Tellement qu’on a senti que Wout gérait ses derniers tours afin de préserver ses forces pour le lendemain.

https://www.youtube.com/watch?v=L1dTJ9V2acE

Chez les femmes, grande victoire de… Zoé Backstedt, la fille de Magnus oui, 17 ans et un très grand talent en devenir pour le cyclisme féminin. Elle fait du cyclo-cross, de la route, même de la piste, la prochaine Wout Van Aert? Perso, je le crois.

https://www.youtube.com/watch?v=pJllfyxN9ys

Val Di Sole, la neige

Particulier, le parcours italien, tracé pour l’essentiel sur la neige. Une sorte de démonstration pour faire du cyclo-cross une discipline olympique en hiver, le programme d’été étant déjà bien rempli en cyclisme, avec route, chrono, piste, mtb et bmx.

Chez les hommes, Wout n’a eu aucun mal à s’imposer, faisant preuve d’une maitrise assurée en tout temps. Le champion britannique Tom Pidcock a terminé sur le podium, prouvant qu’il monte en puissance avec en point de mire les Mondiaux de Fayetteville fin janvier aux États-Unis.

Mathieu, dans son salon, prenait lui des notes…

Chez les femmes, 2e podium en trois semaines pour la Québécoise Maghalie Rochette, molto bene! Rochette gagne en constance et se rapproche des meilleures, de bonne augure pour la suite.

La victoire est revenue à Fem Van Empel chez les femmes, qui a su résister à un impressionnant rapproché de Marianne Vos dans les deux derniers tours, elle qui a été victime d’un incident mécanique à la mi-course environ.

Championnats des USA

Week-end faste de cyclo-cross avec les Championnats américains aussi.

Chez les hommes, Éric Brunner. Et chez les femmes, sans surprise, Clara Honsinger. Ces deux-là seront à surveiller lors des Mondiaux certes, mais percer le top-10 sera difficile lorsque les Belges, les Hollandais et les autres Européens débarqueront.

Le week-end prochain

Enfin, la rentrée d’un certain… Mathieu Van Der Poel!!

Programme double en Coupe du Monde, avec Rucphen samedi et le toujours très spectaculaire et usant parcours de Namur dimanche.

Il faudra toutefois attendre avant de voir le premier clash MVDP contre WVA car ce dernier sera au camp d’entrainement de son équipe Jumbo Visma la fin de semaine prochaine. Le duel des titans est attendu le 26 décembre à Dendermonde.

Cyclo-cross: la suite, sous la neige!!

Ne manquez pas ca le week-end prochain: Val di Sole, l’étape suivante de la Coupe du Monde de cyclo-cross. C’est dimanche.

Et ça sera… sous la neige!

De quoi faire une course intéressante… je suppose.

Au départ, les principaux protagonistes, Iserbyt, Van Kessel, Hermans, Vanthourenhout, Pidcock, et un certain… Wout Van Aert.

Comique, y’a aussi un cyclo-cross du côté d’Essen dans le nord de la Belgique samedi, pas très loin de la frontière avec les Pays-Bas.

Sur le start list, un certain… Wout Van Aert!

Si c’est vrai qu’il participe aux deux, méchant programme pour Wout ce week-end: samedi un cyclo-cross en Belgique, dimanche un autre en Italie, à 1100 kilomètres de là.

Jet privé?

Chez les femmes, je n’ai pas relevé de coureuses qui sont inscrites aux deux.

La Québécoise Maghalie Rochette sera au départ en Italie dimanche. Ca sera intéressant de la suivre. Je remercie au passage les lecteurs attentifs de La Flamme Rouge qui m’ont rappelé suite à mon article précédent sur la discipline que Maghalie avait fait un podium lors du cyclo-cross de Besançon, plus tôt cette année.

C’est que les lecteurs de La Flamme Rouge sont bien informés, et je le sais! Merci tout plein, vous êtes formidables de me rappeler ainsi à l’ordre. N’hésitez jamais!

Sinon, du côté de Mathieu Van Der Poel, petit souci à un genou suite à une chute à l’entrainement il y a une dizaine de jours. Sa rentrée est prévue plus tard en décembre, et ca sera très intéressant de suivre ca de près.

Pas de très bonnes solutions pour suivre les courses en direct, depuis que les rapaces se sont emparés des droits télé. On les trouve souvent sur YouTube quelques heures après, ou sur des sites comme Tiz-cycling, mais en différé. Sinon, y’a bien quelques tuyaux, mais c’est plus compliqué!

Arnaud Demare, « Une année dans ma roue »: simplement humain

J’aime bien Arnaud Demare. Depuis le début de sa carrière professionnelle.

Peut-être parce que je me retrouve beaucoup chez lui.

Un mec simple, très famille.

Un gars presque ordinaire, si ce n’était de son talent pour le cyclisme, extraordinaire lui. Tu ne gagnes pas les Mondiaux U23, Milan SanRemo, trois Championnats de France et des étapes sur le Tour et le Giro sans avoir une sacrée caisse.

Aussi attaché à ses racines, près de Beauvais, le Arnaud.

Le chalet à la montagne on en rêve tous, mais moi, ca va cinq minutes.

Arnaud Demare

Un bosseur aussi, près à tous les sacrifices car lui ne les perçoit pas comme tel, peut-être grâce à l’équilibre manifeste qu’il a su trouver entre vélo, famille, conjointe.

Tout cela transpire partout dans son récent livre nous faisant vivre sa saison cycliste 2021.

Une saison parfois compliquée, notamment en raison de sa mise hors délai sur l’étape dantesque sous la grande pluie et le froid, vers Tignes et remportée par Ben O’Connor. Pour quatre petites minutes après plus de cinq heures d’effort.

Il a eu du mal à s’en remettre, Arnaud. Une grosse déception, celle de n’avoir pu montrer ce qu’il pouvait faire sur ce Tour.

Déjà, le début de saison avait été ponctué par un manque de succès.

C’est souvent compliqué d’être sprinter, ca se joue à rien un sprint. Un écart, un coup de vent de pris, une erreur du poisson-pilote, et la victoire s’envole.

Puis il y a eu une belle fin de saison.

La Vuelta, pour se refaire.

Puis sa sélection et les succès de l’Équipe de France sur les Mondiaux remportés par Alaf.

Un Paris-Roubaix dantesque ensuite, qu’Arnaud nous fait vivre de l’intérieur. La guerre!

Puis cette magnifique victoire sur Paris-Tours, après s’être battu dans le final pour revenir sur les fuyards devant.

Le livre d’Arnaud, fait en collaboration avec Mathieu Coureau, ce n’est pas Blondin. Pas de la grande littérature.

Mais c’est efficace pour vous immerger dans la saison d’un coureur pro.

Pour ceux qui aiment le cyclisme, ce livre offre un bon moment de détente, après une journée chargée au travail par exemple. Perso, j’ai aimé retrouver le bouquin un peu tous les soirs ces deux dernières semaines.

Organisé de façon chronologique, on y retrouve des chapitres parfois différents, comme par exemple celui où Marc Madiot parle d’Arnaud Demare. Intéressant de voir la perspective du directeur sportif qui n’hésite pas à remettre les pendules à l’heure lorsqu’il le faut.

C’est un vrai cycliste Arnaud: il y a le moment où il met le dossard, et le moment où il l’enlève.

Marc Madiot

Bref, « Une année dans ma roue », c’est un livre simple, mais intéressant. À l’image du champion qu’Arnaud est.

Van Aert, ligue à part

Pour ceux qui suivent le cyclo-cross, la saison nous avait habitué, jusqu’à présent, aux Iserbyt, Toon Aerts, Van der Haar, Vanthourenhout, Van Kessel et Sweek, entre autre.

À sa première apparition, Wout Van Aert a remis les pendules à l’heure!

Il a simplement détruit l’opposition ce week-end sur le très boueux parcours du Cyclocross Boom, un parcours parfait pour lui. N’avait-il pas battu Mathieu Van Der Poel sur un parcours très boueux l’an dernier déjà?

Payez-vous les images (ci-bas): ca, c’est du cyclo-cross!

Tout simplement impressionnant.

Les adversaires de Wout Van Aert en ont été déstabilisés. Il leur a mis plus d’une minute 30 dans la vue!

On attend avec impatience le 26 décembre prochain à Termonde, premier clash entre les deux grands de la discipline, Wout Van Aert et Mathieu Van Der Poel, avec Thomas Pidcock en arbitre.

D’ici là, on surveillera la rentrée de Mathieu le 18 décembre prochain du côté de Rucphen puis le lendemain en Coupe du Monde à Namur.

Ce sont des monstres!

Chez les femmes

La championne du monde Lucinda Brand continue de dominer sans partage.

Les Denise Betsema, Fem Van Empel, Ceylin Alvarado, Sanne Cant et Inge Van Der Heijden ne sont pas loin.

À noter l’excellente 4e de la Québécoise Maghalie Rochette, qui se rapproche progressivement du podium depuis un mois. La suite devrait être intéressante.

Soirée Siboire: Sherbrooke, ville de vélo

Il se passe de quoi à Sherbrooke côté vélo.

C’est Pierre-Olivier qui l’a dit hier en introduction à cette soirée conférence « Parlons Vélo » au Siboire Dépôt avec les invités Guy Thibault et Guillaume Boivin: la vision, c’est de faire de la ville de Sherbrooke une ville vélo.

Peut pas être plus clair.

Beaucoup de choses encore à venir dans les prochains mois!

Et c’est une bonne partie du gratin du vélo au Québec qui était présent hier au Siboire: on était venu de Gatineau certes, mais aussi de Bromont, de Drummondville, de Montréal, et de bien d’autres endroits au Québec et ailleurs (la Virginie par exemple) pour écouter Guy et Guillaume.

Très belle soirée, fort intéressante.

Autant pendant, qu’après!

Guy Thibault nous a d’abord servi un condensé des derniers développements en matière d’entrainement par intervalles. C’est toujours intéressant d’en apprendre davantage sur les formules qui donnent les meilleurs résultats, et notamment ce fameux 12x30sec full gas avec 4min de récup entre les intervalles. Formule « Gibala » pour ceux qui veulent en savoir plus!

Intéressant aussi de savoir qu’on peut faire des séances d’intervalles tout le temps, même à faibles intensités en mode récup.

Évidemment, il a été question avec Guy d’entrainement polarisé, la formule « à la mode » actuellement.

De la tyrannie du FTP aussi, comme celle des lactates. Une bonne idée, d’ailleurs, les lactates dans le sang au départ d’un chrono…

Ce fut ensuite le tour de Guillaume Boivin qui est évidemment revenu sur son Paris-Roubaix d’anthologie il y a quelques semaines avec son équipe Israel Start-Up Nation.

C’était « gooooood »….

Roule aux watts, Guillaume? Pas du tout.

L’important au bout du compte, c’est pas les watts, mais bien la vitesse. Parce que quand vient le temps de t’accrocher à la roue de Mathieu Van Der Poel, ben tu t’en fous des watts: faut juste que tu trouves le moyen de rester dans la roue de Mathieu!

Guillaume boivin, 23 novembre 2021

Sept gels à l’heure sur une course comme Paris-Roubaix, l’alimentation en course chez les pros n’est pas forcément celle qu’on croit…

53 psi dans les pneus de 30mm de section pour Guillaume sur Paris-Roubaix cette année, disputé sous la flotte.

Maudite chute…

Le plus dur pour un coureur québécois en WorldTour en Europe? L’exil, loin de sa famille.

Le secret du succès des jeunes pros en Europe actuellement, comme Pogacar ou Evenepoel? Pas facile à déterminer avec certitude, mais ces coureurs s’entrainent très bien depuis des années déjà, la science de l’entrainement ayant beaucoup progressé.

Et oui, on perd encore beaucoup de très bons athlètes en cyclisme au Québec, faute de bien pouvoir les développer et de leur offrir des opportunités de se faire valoir au plus haut niveau.

Oui, le développement du gravel du côté de l’UCI et des Fédés, c’est une bonne chose.

Enfin, ce qui fait la différence chez les pros? Selon Guillaume, la fraicheur au départ d’une course.

Certainement vrai en amateur aussi!

« En une seule année, ça s’est vraiment accéléré »

La déclaration est récente et nous vient d’Arnaud Démare, qui a évolué en 2021 au coeur du peloton WorldTour.

Il évoque aussi un « peloton à deux vitesses », et ca de quoi faire peur puisqu’on a l’impression, à quelque part, de revivre un mauvais film.

Le coureur français se pose manifestement des questions, et a le courage de les exprimer publiquement à l’occasion de la sortie de son livre « Un an dans ma roue« .

De nombreux coureurs ressentent la même chose que moi.

Arnaud Demare

Surtout, l’info est crédible puisqu’elle nous vient du coeur du peloton pro.

Je me pose aussi des questions plus sérieuses depuis quelques mois devant ce que je vois. D’autres aussi, dont les Antoine Vayer, Marc Kluszczynski et d’autres observateurs éclairés du cyclisme.

2022 pourrait nous apporter quelques réponses. Il faudra voir les performances offertes, les analyses de puissance, les forces en présence et celles qui, au contraire, auront du mal à suivre.

Nous vivons une époque particulière, il faut en être conscient: des jeunes coureurs, 20, 21, 22 ans, qui gagnent les plus grandes courses du monde, habituellement réservées à des coureurs plus matures. Des équipes qui gagnent avec des coureurs modestes, et d’autres qui marquent le pas. Des vitesses en hausse. Des coureurs qui ne courent plus beaucoup, qui s’entrainent dans leur petit coin et qui débarquent soudainement pour gagner. Et des nouveaux produits qui, constamment, débarquent du côté des pharmaceutiques, certains défiant toute imagination.

The Alt Tour

Version longue.

Ils quittent le peloton pro

On ne les reverra plus dans le peloton pro:

Fabio Aru. Un sentiment d’inachevé.

Andrei Greipel. Gagne à être connu.

Tony Martin. L’éternel malchanceux avec un beau palmarès.

Dan Martin. À sa place.

Nicolas Roche. Sous-estimé.

Anna Van Der Breggen. 7 Flèche Wallonne, trois titres mondiaux, deux Giro, le titre olympique en 2016. Need to say more?

Brent Bookwalter. Honnêtes services.

William Bonnet. 17 ans de carrière pro, tout de même.

Mickaël Delage. Loyaux services à la FDJ.

Koen de Kort. L’anonymat.

Ben Gastauer. Un palmarès luxembo-luxembourgeois.

Michał Gołaś. Ła tradition polonaise respectée.

Tejay Van Garderen. On rêvait de mieux.

Mathias Frank. De beaux souvenirs à chérir.

Karol-Ann Canuel. La tête haute.

Jelle Vanendert. Un coup d’éclat.

Eros Capecchi. À la bonne école…

Kévin Reza. A ouvert des portes.

Petr Vakoč. Brisé.

Roman Kreuziger. La grande classe sur un vélo.

Julien Duval. La discrétion.

Trixi Worrack. La Poulidor du peloton féminin.

Micro-coupures et stages d’entrainement

Un coureur WorldTour, c’est actuellement autour de 30 000 kilomètres par an.

Soit presque 100 bornes par jour, six jours sur sept, 52 semaines par an.

C’est leur métier. Ils sont payés pour ca.

Mais ca pose quand même la question: font comment pour récupérer, et pour durer ?

Surtout qu’on apprend hier que UAE Team Emirates est cette semaine sur leur premier camp d’entrainement en prévision de 2022.

Ouf!

Perdent pas de temps eux.

Ca se passe du côté des Émirats Arabes Unis. Toute l’équipe est réunie pour ce premier stage.

Imaginez, Pogacar vient de gagner la Lombardie et pas trop le temps de souffler, il roule déjà sur les routes du désert avec ses équipiers, la saison 2022 en tête. À moins que lui ait bénéficié d’un aménagement particulier, c’est bien possible.

J’ignore de quoi est composé ce camp d’entrainement, et on peut supposer qu’il s’agit davantage d’entretenir les bonnes habitudes que de faire de grosses séances d’intervalles.

C’est la mode actuellement dans le peloton pro: ils sont rarement inactifs, comme pouvaient l’être les pros jusqu’il y a quelques années, qui n’hésitaient souvent pas à observer une coupure complète des semaines durant, de novembre à janvier.

Aujourd’hui, ca roule plus vite partout, sur la moindre course, le niveau est plus homogène, tu ne peux plus te permettre de perdre de la condition physique en observant un arrêt de six ou huit semaines.

Alors les camps d’entrainement se succèdent, jusque quatre au sein de certaines formations d’ici la reprise des courses fin janvier.

Pour récupérer, c’est technique micro-coupures: entre trois et sept jours de break, rarement plus, mais régulièrement durant la saison.

Et on orchestre savamment les séances de « zone 1 » (endurance de base) avec les séances d’intervalles très intenses, en ne manquant évidemment pas d’ajuster l’alimentation en conséquence chaque fois, question d’aussi faire attention aux kilos superflus.

Autrement dit, on ne bouffe pas la même chose lors du 4e camp d’entrainement qu’en octobre lors du premier. On ne bouffe pas la même chose le soir d’une séance d’intervalles dans les cols, que le soir d’une longue sortie relax.

Tout est au millimètre. Optimisé. Un héritage des fameux « marginal gains »?

Il y a un revers de la médaille: la santé mentale. Plusieurs ont du mal à supporter la pression constante, comme s’ils ne pouvaient jamais vraiment débrancher la tête pour vraiment récupérer. Les cas de coureurs fragilisés mentalement se sont multipliés ces dernières années.

Même sur six jours de repos seulement, certains culpabilisent. D’autres y perdent leur passion du cyclisme, qui devient alors un métier, voire une obligation.

Il faudra voir si le cyclisme féminin, en plein essor, sera soumis à pareil régime. J’ai bien peur que oui. Rendez-vous pris pour faire le bilan dans quelques années de ces régimes infernaux.

Wolfpack, bilan de saison

https://www.youtube.com/watch?v=mompbiWQ1yw

Un très beau Tour 2022

J’aime beaucoup le tracé du prochain Tour de France.

Mais les sprinters ne seront probablement pas d’accord avec moi!

Ce sont en effet ceux qui seront le moins à la fête en juillet prochain, sauf peut-être durant les tous premiers jours de la course.

Pour le reste, on garde la formule actuelle, celle de la mixité des terrains pour permettre une course de rebondissement, celle de peu de kilomètres contre-la-montre pour ne pas « bloquer » la course, celle aussi des étapes courtes et nerveuses, pour inciter les coureurs à passer à l’attaque tôt dans les étapes.

La distance moyenne des étapes en ligne sur la première semaine, 184 kms. En deuxième semaine, 175 kms. En troisième semaine, et excluant la dernière étape de 112 kms à Paris, 160 kms. C’est très certainement une volonté des organisateurs du Tour.

Les étapes

109e édition, du 1er au 24 juillet. 3328 kilomètres, soit la poursuite d’une tendance à la baisse pour le nombre total de kilomètres à parcourir.

Deux chronos sans difficulté, pour purs spécialistes, le premier lors de la 1er étape à Copenhague (13kms) et le deuxième l’avant dernier jour du côté de Rocamadour (40kms).

Pour Filippo Ganna, c’est la chance de sa vie de conquérir le maillot jaune le premier jour. Un maillot jaune dans une carrière, ca compte!

Six étapes de montagne, trois dans les Alpes et trois dans les Pyrénées. La plus longue de ces étapes fait 179 kms, les autres autour de 150 bornes seulement, c’est court, très court.

La 12e étape entre Briançon et l’Alpe d’Huez reprend exactement le parcours de la fameuse étape du Tour 1986, ou Bernard Hinault et Greg Lemond avait franchi la ligne d’arrivée main dans la main (un artifice compte tenu des vives tensions dans l’équipe La Vie Claire à ce moment). Outre le clin d’oeil à l’histoire, ce sera très intéressant de comparer le temps des deux vainqueurs, à 36 ans d’intervalle. Galibier, Croix de Fer, montée de l’Alpe d’Huez, on sera dans l’histoire du Tour et du cyclisme ce jour-là.

Il s’agit assurément de l’étape reine de ce Tour de France, et celle qui sera proposée aux cyclistes amateurs lors de L’Étape du Tour, le 10 juillet prochain. Les inscriptions ouvrent le 18 octobre, préparez-vous!

Reprenant essentiellement les mêmes cols, mais dans un sens et un ordre différents, la Marmotte aura lieu, elle, une semaine avant, soit le dimanche 3 juillet. De quoi passer une belle semaine en Oisans!

Six arrivées en « altitude »: la Super Planche des Belles Filles (7e étape), la montée de l’altiport de Mégève (10e étape), le difficile col du Granon (11e étape), l’Alpe d’Huez (12e étape), Peyragudes (17e étape) et Hautacam (18e étape). La 9e étape vers Chatel Les Portes du Soleil peut également entrer dans cette catégorie selon moi.

Une étape « spéciale », la 5e (155 bornes), avec 20 kms de secteurs pavés à franchir. Une étape toujours redoutée par les grands leaders, ainsi que par les grimpeurs.

Les sprinters se partageront quatre vraies opportunités, sur les étapes #2 (Nyborg), 3 (Sonderborg), 19 (Cahors) et bien sûr les Champs Élysées (21e étape), avec des possibles options sur les étapes #4 (Calais) et 15 (Carcassonne). C’est maigre pour eux.

Au Danemark sur les étapes #2 et #3, le vent pourrait jouer des tours, leur compliquant la tâche.

Les sprinters, une race de coureurs moins populaire de ces temps-ci? Avec eux arrivent les controverses (affaire Groenewegen-Jakobsen, chutes dans le final, etc.). Les organisateurs du Tour ont peut-être voulu limiter les emballages finaux – et les kilomètres les précédant où ca frotte beaucoup – pour ces raisons.

Bref, c’est un Tour 2022 très intéressant selon moi, car des choses pourront survenir presque tous les jours et en ce sens, chaque étape représente une vraie opportunité, et donc un grand intérêt. Les coureurs seront sur la brèche tous les jours, il y a très peu d’étapes « de transition ».

On peut penser que le coureur en jaune au sortir des Alpes aura pris une grosse option sur la victoire finale.

Chose certaine, un coureur comme Mike Woods a de quoi trouver chaussure à son pied, ce ne seront pas les occasions de briller qui vont manquer avec les arrivées en altitude.

Et pourquoi pas rêver d’une belle 5e étape sur les pavés pour Guillaume Boivin?

D’autres coureurs canadiens, dont Hugo Houle, y trouveront leur compte, il y a de belles opportunités pour les baroudeurs sur quelques étapes au final compliqué, avec une dernière patate à escalader à quelques hectomètres de l’arrivée.

Autrement dit, un Tour qui convient très bien aux coureurs canadiens! Et des étapes plus courtes ne seront certainement pas pour leur nuire.

Exit Le Coq Sportif, bienvenue Santini

C’est la compagnie italienne Santini, bien présente dans le vélo depuis des décennies, qui fournira les maillots distinctifs sur le Tour 2022, en remplacement de la compagnie française Le Coq Sportif qui en était responsable depuis quelques années.

Intéressant, l’histoire de chaque maillot sera imprimée sur l’intérieur de chaque pièce, et le nom des coureurs les portant lors de la dernière étape seront imprimés sur le maillot.

Le Tour de France féminin

Nom officiel, le Tour de France Femmes avec Zwift 2022.

On annonce partout la « première édition ». C’est avoir la mémoire courte, un Tour de France féminin ayant existé en… 1955 puis de 1984 à 1989, sans compter les autres expériences dans les années 1990 avec la Grande Boucle Féminine.

Huit étapes, entre le 24 et le 31 juillet. Autrement dit, le Tour de France masculin se termine et le féminin démarre aussi sur les Champs Élysées; les deux courses profiteront donc de la même infrastructure ce jour là.

L’épreuve se concentre par la suite dans l’est de la France, Champagne, Lorraine et Alsace.

Huit étapes en ligne. On regrettera l’absence d’un contre-la-montre.

Le final sera musclé, avec une très belle 7e étape entre Sélestat et le Markstein, par delà les très belles ascensions du Petit Ballon, du Platzerwasel et du Grand Ballon.

La 8e et dernière étape sera jugée au sommet de la Super Planche des Belles Filles, qui couronnera donc la championne 2022.

Mention bien pour cette première édition, la mention « très bien » aurait exigé la présence d’un chrono, qui aurait pu avoir lieu dans la traversée de la Champagne. Dommage, car l’épreuve aurait alors ressemblé davantage au Tour de France qu’on connait.

Le Tour de l’actualité

Beaucoup de choses à couvrir dans ce nouveau Tour de l’actualité: le Tour de France, Premier Tech, Wout Van Aert, Zwift, Dorel, et d’autres nouvelles aussi.

1 – Tour de France 2022

La présentation du parcours du Tour 2022 aura lieu demain depuis la banlieue parisienne. Un moment toujours attendu car en cyclisme, le parcours détermine en partie qui pourra prétendre – ou non – s’imposer sur la course la plus prestigieuse du monde.

Grâce à l’excellent site velowire, on connait déjà les grandes lignes du prochain parcours.

Le Grand Départ du Danemark pour trois étapes, puis un transfert vers le nord de la France.

Une étape qui devrait reprendre quelques secteurs pavés de Paris-Roubaix.

La Lorraine, puis une arrivée à la Planche des Belles Filles, une étape qui devrait être reprise par le Tour féminin.

Une traversée des Alpes avec de belles étapes comme Morzine-Mégève, Albertville-Col de Granon ou encore Briançon-l’Alpe d’Huez qui serait donc de retour sur le Tour après une dernière visite en 2018.

Une traversée via Mende, puis les Pyrénées.

Le dernier chrono pourrait être dans le Lot, dans le secteur de Rocamadour.

Et encore, une volonté probable de dessiner un Tour ouvert, composé de diverses difficultés, permettant à de nombreux coureurs de s’exprimer et propre à susciter des rebondissements.

Réponse jeudi!

2 – Tour de France féminin

Il sera aussi présenté jeudi.

Moins long (8-10 étapes), il devrait toutefois présenter quelques étapes difficiles qui durciront la course.

Le buzz actuel autour de cette épreuve est la nomination comme directrice de la course Marion Rousse, ex-coureure pro, aujourd’hui aux commentaires sur les courses professionnelles présentées par France Télévision et… conjointe de Julian Alaphilippe.

C’est clair qu’elle est une bonne ambassadrice du cyclisme féminin (elle a notamment gagné un titre de championne de France), mais elle présente peu d’expérience de gestion.

Le temps nous dira si A.S.O. a fait le bon pari. Elle pourra toutefois compter sur les conseils de Christian Prudhomme.

3 – Team BikeExchange et Premier Tech

La nouvelle tarde quant à l’annonce d’un nouveau partenariat avec une équipe professionnelle, possiblement en WorldTour.

Ce nouveau partenariat ne se fera pas avec l’Australienne Team BikeExchange.

Apparemment, les équipes Rally, Qhubeka et Israel Start-Up Nation seraient d’autres possibilités. Wait and see, Israel Start-Up Nation étant évidemment un choix intéressant: équipe WorldTour, composante canadienne…

4 – Dorel

La compagnie canadienne vient de se départir de sa division sport, vendue à des intérêts néerlandais.

Exit donc les vélos Cannondale d’une compagnie canadienne. Il faudra voir ce que ca signifiera pour le monde du cyclisme où Cannondale est bien présent, tant en World Tour (EF First) qu’au niveau amateur.

La décision a de quoi surprendre, le monde du cyclisme étant en explosion commerciale actuellement, avec les freins à disque, la popularité croissante du gravel et du fat bike, et le désir des consommateurs de s’équiper pour jouer dehors.

5 – Mondiaux Zwift

La deuxième édition des Mondiaux UCI de home-trainer sur Zwift se déroulera le 26 février prochain.

23 fédérations auront des places pour leurs coureurs licenciés, mais la plate-forme Zwift offrira aussi à sa communauté des chances de se qualifier pour l’épreuve.

Votre chance d’y participer! Les détails sont ici. Sortez les watts!

On n’arrête pas le progrès…

6 – Tadej Pogacar

Réponse de Tadej à un récent article publié sur La Flamme Rouge:

I’m not the new Merckx.

Tadej pogacar

Réponse d’Eddy à Tadej:

I think we are really there this time: you are the new Merckx!

Eddy merckx

7 – Wout Van Aert

Même en vacances, le champion belge n’arrête pas. Il a récemment pris part à une épreuve en… trail (course à pied), les 10-miles d’Anvers.

Avec le cyclo-cross en tête, probablement.

8 – Vélo de route tout-terrain (gravel bike)

Excellent reportage diffusé dans le journal montréalais La Presse le week-end dernier sur l’essor du vélo de route tout-terrain (gravel bike), un reportage signé Simon Drouin.

9 – WolfPack sur Paris-Roubaix

10 – Paris-Roubaix amateur

Si vous avez cette ambition un jour, reportage sur l’expérience d’un cycliste amateur sur cette épreuve, le sympathique Monsieur Phal que je suis depuis plusieurs mois déjà sur YouTube.

11 – Lance Armstrong

Longue entrevue très complaisante avec Lance Armstrong, pour ceux qui ne connaitrait pas le gus et qui voudrait en apprendre plus sur sa vie, version Lance bien sûr.

J’ai écouté une grande partie, pour rester bien informé sur ce sinistre personnage qui continue de vivre dans « sa » réalité, une réalité parallèle au monde du réel. Ce qui est d’ailleurs le propre des psychopathes.

12 – Coupe Québec de cyclo-cross – épreuve de Sherbrooke

Le cyclo-cross a bien repris au Québec cet automne, et la prochaine épreuve c’est ce samedi à Sherbrooke sur un super-parcours situé à quelque pas du Parc Jacques Cartier où l’événement se tenait dans les années précédentes.

Les inscriptions sont ici, vous avez jusque vendredi midi. Inscriptions sur place également disponibles, tarifs majorés.

Tous les détails de l’événement sont ici.

13 – Surprise!

Petit spin ce soir après le boulôt tous les deux Steph, pace confortable?

Partant Laurent!

J’me pointe au rendez-vous, tombe sur P.-O. qui se change dans sa van sur le stationnement, un sourire en coin. Personne d’autre.

J’aurais dû me méfier.

Débaroule Julien. Aie. Qu’est ce que tu fais ici toi?

Puis Maxime.

Étienne. Jérome. Et finalement Steph.

Toute la bande!

J’ai compris, mais trop tard.

Et j’avais certainement pas prévu ca physiquement. Les boys, on est le 12 octobre, on va rouler pépère hein?

Je passe les statistiques de la sortie, des enfants peuvent nous lire.

Ou Antoine Vayer…!

Les seules allures pépère de la ride, réservées à la traversée des villages.

Les rides improvisées sont toujours les meilleures. Ca sentait bon l’automne du côté de Martinville.

Merci les boys pour cette troisième soirée cette saison pour moi… ca a fait sacrément du bien, vous avez eu raison.

M’a surtout donné une bonne dose de motivation pour les prochains mois, question de ne pas être ridicule au printemps prochain… ni sur mes skis cet hiver en croisant P.-O.!

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