Tous les jours, la passion du cyclisme

 

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À ne pas manquer: Pédale!

Pédale! édité par SO Press qui sont aussi derrière le bien connu magazine So Foot, diffuse une fois l’an un opus cycliste riche en humour et en contenu.

L’édition 2025, sortie il y a quelques jours, ne fait pas exception.

Courrez vous procurer un exemplaire! C’est vraiment excellent.

On y trouve notamment une longue interview intéressante avec Catherine Marsal, la lorraine ayant connu des heures de gloire dans les années 1990 avant de disparaitre, comme plusieurs autres filles de l’époque d’ailleurs (Leontien Van Moorsel par exemple).

On y trouve également une belle entrevue avec Sandy Casar, peut-être le coureur français qui aurait pu succéder à Bernard Hinault au palmarès du Tour de France…

Parlant de Bernard Hinault, on retrouve dans le magazine un article disons… unique et percutant sur le champion breton, que l’on dépeint pas vraiment avantageusement. J’ai adoré l’article, qui rejoint ma position depuis fort longtemps sur Hinault: immense champion cycliste, beaucoup de culot en course, mais comme être humain, je souscris nettement moins.

Pour ceux qui s’intéresse comme moi depuis longtemps au cyclisme, un intéressant reportage « de l’intérieur » sur les Mondiaux de Duitama en Colombie en 1995, Mondiaux remporté par Abraham Olano devant Miguel Indurain et Marco Pantani. La grande époque!

Beaucoup d’autres articles super-intéressants composent cette édition, je pense aussi à cet article revenant sur la formidable équipe Z de Roger Zannier au tournant des années 1990, et qui amena Greg Lemond à son troisième titre sur le Tour de France.

Toujours, tout au long des pages, ce ton décalé, teinté d’humour, un brin irrévérencieux. Ca fait plaisir, ca fait surtout différent du « main stream ».

Enfin, le magazine vient avec un cahier spécial soulignant les 50 ans du maillot à pois sur le Tour de France. Un cahier super-intéressant, où on apprend notamment d’où vient cette idée d’un maillot à pois, bref, le pourquoi du comment.

Vraiment, courrez vous le procurer! Vous passerez un agréable moment à le lire si vous êtes passionnés de cyclisme, et si vous êtes encore capables de lire (de nos jours, c’est pas forcément gagné d’avance pour tout le monde).

Le magazine Sphères

Petites communautés, grandes histoires.

C’est ainsi que se définit le magazine Sphères, mieux connu en France qu’au Québec. On le trouve pourtant dans trois points de vente de la Belle Province, soit le Quai des Brumes (Montréal), La Cohue (Québec) et Les Vraies Richesses (Sherbrooke).

Sphères vient de publier un numéro intitulé « Les cyclistes« , 144 pages de reportages variés, photos grand format à l’appui.

On y trouve un entretien croisé avec Jeannie Longo et Bernard Thévenêt, une entrevue avec la vététiste Myriam Nicole, mais aussi des articles sur la mode Strava et ses dérives, le Keirin au Japon, ainsi que sur les acrobates de de Bouaké, petite ville de Côte d’Ivoire.

Rafraichissant!

Dans un monde de convergence ou les éditions de juin dans nombre de magazines cyclistes sont déprimants avec leur « Spécial montagne » au contenu toujours le même années après années, Sphères nous offre quelque chose de différent qu’on aura aussi plaisir à relire dans quelques années.

Un 20 euros bien placé.

Le ménage!

Alors que la saison cycliste professionnelle en Europe est bien reprise, La Flamme Rouge est en mode « ménage », des amis m’ayant indiqué que le site était actuellement pollué par nombre de commentaires totalement indésirables.

Je tiens à m’excuser auprès des lecteurs de ce site, le manque d’assiduité des derniers mois, alors que je suis investi dans une saison de ski de fond intense, ayant entrainé des dérives.

D’ordinaire, le filtrage des commentaires était une activité quotidienne que je reconnais avoir négligé au cours des dernières semaines. Du coup, j’en paye le prix.

Le ménage est en cours, et au passage, certains commentaires tout à fait légitimes ont pu être placés au chapitre des « indésirables » bien malgré moi. Quant on a à traiter plus de 4000 commentaires « en modération », j’ai dû prendre les grands moyens!

L’avenir de ce site? Pas mort! Le ski de fond occupe une partie encore grandissante de ma pratique et de ma passion, mais doucement, le cyclisme reprend son intérêt, à mesure que la saison des Classiques approche. Et puis, il y a aussi des objectifs cyclistes personnels cet été en Europe, donc tout n’est pas perdu!!

Mais chaque chose en son temps; d’abord faire un bon ménage de ce site, peut-être un petit coup de modernisation, et puis ca sera reparti mon kiki.

Coupe du Monde de ski de fond: une équipe canadienne gonflée à bloc!

On y est: la saison 2024-2025 de la Coupe du Monde de ski de fond débute le week-end prochain du côté de Ruka en Finlande.

Au menu cette saison, 13 week-end de courses, avec comme point d’orgue les Mondiaux de Trondheim, patrie d’un certain Johanes Hosflot Klaebo, du 25 février au 9 mars prochain.

Aucune épreuve cependant en Amérique du Nord cette saison, contrairement à l’an dernier où nous avions eu Minneapolis aux États-Unis ainsi que Canmore au Canada. On annonce le retour de la Coupe du Monde de ski de fond en Amérique du Nord l’an prochain, avec possiblement une épreuve du côté de Lake Placid qui s’est doté, depuis quelques années, d’infrastructures de ski vraiment impressionnantes.

À noter cette saison, un Tour de ski totalement italien puisque concentré sur deux sites seulement, Toblach et Val di Fiemme.

Une épreuve en France, les Rousses en janvier, toujours magnifique. Une seule en Suède, mi-février, sur le classique site de Falun, un site qui a réussi à la famille Harvey à plusieurs reprises.

Les enjeux

Chez les femmes, le retour de Thérèse Johaug, mythique légende du sport, qui revient après une retraite de courte durée et l’expérience de la maternité. Johaug s’est entrainée comme une déchainée depuis plusieurs mois, et a rassuré tout son monde le week-end dernier avec une solide performance à Beitostolen.

Johaug pourra-t-elle rivaliser avec les deux épouvantails du ski de fond féminin actuellement, à mon sens l’américaine et sympathique Jessie Diggins, et la suédoise Frida Karlson, galvanisée par une équipe de Suède féminine toute surpuissante ?

Pour Jessie Diggins, une nouvelle saison s’ouvre mais elle y oppose la même attitude détachée, une signature désormais pour l’équipe américaine qui, dans la même veine, peut compter sur les Ben Ogden et Gus Schumacher que j’aime beaucoup.

Chez les hommes, un autre retour, celui-là en gestation d’un certain… Peter Northug, qui voudrait se qualifier pour les Mondiaux de Trondheim. Certains rêvent même d’un duo avec Klaebo pour les relais par équipe!

Chose certaine, on a vu les deux oiseaux s’entrainer ensemble du côté de Livigno au cours des dernières semaines.

Klaebo a rassuré son monde il y a quelques jours par une victoire insolente de facilité sur les sprints du côté de Beitostolen.

Comme d’hab cette saison et en l’absence des Russes encore une fois, ce qui est déplorable au point où on en est, l’équipe de Norvège sera dominante très certainement cette saison, tuant l’intérêt pour les courses. Véritable armada, profitant du meilleur service de skis de tout le cirque blanc, les Norvégiens devraient cette saison continuer de se balader, quitte à nuire au sport.

À surveiller toutefois, cette équipe de France qui, bille en tête et sans complexe, tente effrontément de donner la réplique. Avec Chanavat et Jouve dans les sprints, avec Lapalus, Chappaz, Lapierre, Schely sur les autres distances, c’est une sacré belle équipe. Il faudra également surveiller de près les perfs du jeune Français Mathis Desloges qui progresse chaque saison.

Les Canadiens

Mais la surprise de la saison pourrait bien venir des fondeurs… canadiens!

Auteurs(es) d’un remarquable début de saison en Suède le week-end dernier du côté de Bruksvallarna, les fondeurs canadiens semblent en excellente condition et en voie de construire sur les succès de fin de saison l’an dernier.

Il se passe manifestement quelque chose du côté de l’équipe canadienne, on est sur une lancée!

Antoine Cyr a terminé 4e du 10km classique, Liliane Gagnon 10e des sprints et 11e du 10km classique chez les femmes, et surtout, surtout, le fondeur du Mont Orford Olivier Léveillé qui a remporté les grands honneurs du 10km skate!!

Wow! J’étais debout dans mon salon en suivant les images.

On ne peut pas être plus content pour Olivier, sachant qu’il a connu un printemps dernier très, très compliqué. Le voilà relancé et rassuré, prêt pour en découdre cette saison sur la Coupe du Monde.

Outre Cyr, Léveillé et Gagnon, il faudra également compter sur d’autres Canadiens performants: la révélation Sonjaa Schmidt bien sûr, mais aussi les Xavier McKeever, Max Hollmann, Sasha Masson, Katherine Steward-Jones et Graham Ritchie. Il faut y croire.

Bonne saison à tous, ca va être passionnant!

L’Everest des mers: départ samedi!

Outre le cyclisme et le ski de fond, la compétition de voile me passionne depuis un moment déjà, même si je n’ai pas le pied marin (ou parce que je n’ai pas le pied marin!).

Il y a eu récemment ces Coupe Louis Vuitton et Coupe de l’America disputées avec les spectaculaires bateaux de la classe AC75, des véritables Formule 1 des mers et qui impliquent des cyclistes de haut niveau. Hallucinant de précision et de technique!

Il y a maintenant la 10e édition du Vendée Globe, « L’Éverest des Mers », soit le tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale, et sans assistance.

C’est pas compliqué, c’est dément! 45 000 kilomètres à parcourir…

Et peut-être une des dernières belles grandes aventures humaines, une vraie.

À un certain moment dans l’océan Pacifique par exemple, les marins passent près du « Point Nemo », soit le point sur le globe le plus éloigné de toute âme qui vive. À ce moment, les humains les plus près des marins sont… les astronautes de la Station spaciale (!), puisque situé à environ 500 kilomètres au-dessus de leur tête. Le premier humain sur terre est, lui, à plus de 2300 kilomètres…

C’est dire s’il faut du courage à ces 40 skippers qui partiront samedi des Sables d’Olonne en France pour environ trois mois de mer en solo, plus pour beaucoup d’entre eux.

Avec eux, leur bateau de la classe Imoca, souvent des chefs d’oeuvre de technologie. Trois catégories d’Imoca s’affronteront sur ce Vendée Globe, soit les bateaux à foils, les bateaux à dérives droites, et les bateaux plus traditionnels.

Les bateaux à foils vont plus vite, mais sont plus exposés aux avaries, comme nous le rappelle l’histoire du spectaculaire bateau Hugo Boss et son skipper Alex Thompson sur le Vendée Globe 2020 (payez-vous les images!), contraint à l’abandon sur avarie. Aller vite est une chose, mais aller vite pendant trois mois par tous les temps avec un bateau qui « tape » constamment en est une autre!

Côté parcours, c’est toujours la même chose: on descend le long de l’Afrique, le Cap de Bonne Espérance, l’océan Indien, le Cap Leeuwin, l’océan Pacifique, sa sortie via le redoutable et redouté Cap Horn à la pointe sud des Amériques, la remontée de l’océan Atlantique, et retour aux Sables. Il faudra également éviter les pièges classique, l’anticyclone des Açores, le Pot au Noir, les icebergs possibles, les OFNI (objets flottants non identifiés), et les autres navires bien sûr.

Un beau plateau !

40 skippers au départ, un record. Six femmes parmi ces skippers, aussi un record. On va se regaler.

L’archi-favori est Charly Dalin sur Macif-Santé Prévoyance, ce dernier ayant beaucoup gagné sur les courses au large ces 3-4 dernières années. Deuxième du Vendée Globe en 2020, il n’est pas là pour trier les lentilles, et possède l’un des bateaux les plus puissants de la flotte.

Parmi les autres favoris, les Yannick Bestaven, Romain Attanasio, Jérémie Beyou, Louis Burton, Samantha Davies, Arnaud Boissières, Benjamin Dutreux, Sam Goodchild, Yohan Richoome, Thomas Ruyant, Maxime Sorel ou encore Damien Séguin.

La course sera chose certaine très ouverte, plusieurs disent qu’une vingtaine de skippers et leurs bateaux peuvent s’imposer sur cette édition du Vendée Globe.

D’autres skippers ont des histoires fabuleuses.

Comme celle de Violette Dorange, premier Vendée Globe pour cette jeune femme de 23 ans, pétillante et pleine d’optimisme. Incroyable qu’elle soit même au départ, il lui manque encore 100 000 euros pour boucler son budget!

Comme celle de Jean Le Cam et sa tignasse désormais légendaire, le vétéran de 65 ans, 6e départ sur un Vendée Globe et 4e en 2020, un exploit remarquable pour un skipper sans bateau à foils. Jean part avec un bateau tout neuf, mais sans foils une fois de plus, ayant estimé que les foils, c’est trop fragiles pour un Vendée Globe. Son bateau est équipé de dérives droites.

Comme celle de Clarisse Cremer et Tanguy Le Turquais, tous deux au départ de ce Vendée Globe chacun sur leur bateau, et qui forment un couple dans la vie. Le couple laissera sur le quai samedi une petite fille de deux ans, et ce pour au moins trois mois de mer ou tout peut arriver. Fou!

Comme celle de Jingkun Xu, premier Chinois sur un Vendée Globe, un athlète handisport de surcroit, ayant perdu une main dans un accident plus jeune dans sa vie. Un Vendée Globe d’une seule main! Élu plusieurs fois personnalité de l’année en Chine, c’est tout un Monsieur, d’un calme olympien en toute circonstance.

Il existe actuellement une multitude de vidéos sur YouTube présentant ce Vendée Globe, du village sur les pontons aux skippers, en passant par des interviews spécifiques et des descriptions des différents bateaux. Je vous en ajoute seulement un, d’une durée de 5min et très beau, et qui pour moi synthétise bien ce qu’est le Vendée Globe.

Bonne course à tous, ca va être passionnant. Record à battre, 74 jours de mer pour le Saint-Graal de la course au large. Bon vent!

3NERGY, une approche unique en boissons de l’effort

Bien connu dans le petit monde du cyclisme au Québec, Maxime Vives a récemment porté à mon attention une nouvelle gamme de produits diététiques de l’effort, les boissons 3NERGY.

L’intérêt?

Un concept assez unique: on peut personnaliser sa boisson, et la saveur également, question de répondre à ses besoins individuels en terme physiologique (capacité de digestion par exemple) et sportif, l’apport énergétique d’un effort bref et intense n’étant pas le même que celui pour un effort long par temps chaud, par exemple dans le cadre d’une cyclosportive.

Autrement dit, avec 3NERGY, on peut choisir comme base une boisson à sucre d’érable, à sucre de miel, ou avec maltodextrine. La tolérance gastrique de chacun à ces différentes formes de sucre étant variable, c’est un avantage indéniable, de même que la possibilité d’adapter la boisson au type d’effort: là où une longue cyclosportive de 3h ou plus nécessitera l’apport de la maltodextrine, des efforts plus brefs pourront nous orienter sur une boisson de l’effort à base de sucre d’érable, suffisant (inutile de surcharger la caisse, au risque de créer d’autres enjeux) et plus facile à digérer.

Un des concepts et avantage de 3NERGY se résume par ce graphique.

Toutes les boissons 3NERGY sont sans colorants, sans arômes artificiels, et sans succédanés de sucre, privilégiant des sucres naturels. Des choix véganes et sans gluten sont également disponibles.

Autre avantage appréciable, le choix des saveurs, assez original: banane, cannelle, figue, menthe pamplemousse, pêche, le tout disponible aussi par sachet individuel de 30 grammes, très très pratiques lorsqu’on est en déplacement et qu’on veut remplir ses bidons sans avoir à apporter un gros récipient de poudre énergétique dans le coffre de la voiture.

Les résultats du test

J’ai pu mettre à l’essai ces boissons au cours des deux derniers mois, question de les mettre à l’épreuve dans diverses conditions: temps chaud et humide, efforts courts et intenses, efforts plus longs et intenses, notamment une montée d’un col difficile en France, efforts longs d’endurance, et j’en passe.

TRÈS important, j’ai acheté ces boissons, et cet article est donc totalement de mon initiative, et totalement indépendant. D’une part La Flamme Rouge n’est pas un site d’influenceur, et d’autre part il s’agit d’une politique établie du site que d’être transparent sur ce point. Ma liberté de parler ou non de ces boissons était totale, et Maxime n’a eu aucune influence: je n’ai pas communiqué avec lui récemment, et il découvrira cet article en même temps que l’ensemble des lecteurs de ce site aujourd’hui.

Ma référence était mes deux autres boissons énergétiques habituelles, soit l’Hydrixir de la société française Overstim’s ainsi que la boisson EFS de First Endurance. L’Hydrixir est particulièrement intéressant sur des efforts longs, et l’EFS, très sucrée et plus difficile à tolérer d’un point de vue gastrique, très efficace sur des efforts très intenses et plus brefs, contenant notamment des BCAA.

Résultat? J’ai beaucoup aimé.

Surtout la saveur figue, une tuerie! Si tous les goûts sont dans la nature, j’ai raffolé de cette saveur même durant les efforts longs, et ne suis jamais parvenu à une sensation de saturation. Je vous la recommande fortement.

J’ai surtout apprécié la texture de la boisson à base de maltodextrine, plus douce et soyeuse, faite pour les efforts longs. Similaire à celle de l’Hydrixir d’Overstim’s, on sent un Ph plus neutre, ce qui est très important sur le long terme pour éviter les sensations d’écoeurement au sucre, et les aigreurs d’estomac. Ces boissons se supportent mieux également en cas de grande chaleur.

Je n’ai jamais senti de baisse de régime en utilisant les produits 3NERGY, comparativement aux autres, surtout sur des efforts plus longs.

Côté dilution dans l’eau, aucun problème, c’est pareil pour les trois produits et 3NERGY est aussi facile à préparer. On ajoute simplement de l’eau, et la poudre se dissout bien.

Comme pour l’EFS et l’Hydrixir, les boissons 3NERGY contiennent également des électrolytes, dont du potassium, du magnésium et du calcium, bien qu’en concentration différente des deux autres produits que j’utilise. Je n’ai pas eu de crampes à l’effort avec les trois produits.

Bref, je n’ai pas pu prendre en défaut les produits 3NERGY, et je ne peux pas en dire autant de bien d’autres produits sur le marché québécois, souvent trop sucrés et menant rapidement au phénomène d’écoeurement surtout par temps chaud, ou trop pauvres en calories, électrolytes ou autres comme les BCAA pour réellement soutenir les athlètes d’endurance comme ceux en cyclisme ou en ski de fond.

Seul point peut-être d’amélioration potentielle pour l’avenir, l’ajout, peut-être, de vitamines E, C et B6 (notamment), présentes dans certaines boissons comme l’Hydrixir, permettant notamment de lutter contre le stress oxydatif des efforts intenses en sports d’endurance. 3NERGY étant développé par et en collaboration avec des nutritionnistes, ils pourront veiller à évaluer la pertinence de cet ajout, du moins dans certains produits spécifiques aux efforts plus longs.

À prix compétitifs, les produits 3NERGY m’apparaissent donc comme une alternative intéressante au Québec à l’Hydrixir d’Overstim’s, impossible à trouver ici. La capacité de personnalisation de votre boisson 3NERGY est un réel atout, de même que l’approche avec les trois formes de sucres disponibles, répondant aux particularismes de chaque organisme. J’ai eu du plaisir à utiliser ces produits, n’ai eu aucun inconfort digestif à ce jour, aucun écoeurement au sucre sur des sorties plus longues par temps chaud, aucun manque d’énergie, et vous les recommande donc.

Faits au Québec, on trouve ces produits sur le site Internet de la société québécoise, ainsi que dans certains points de vente disponibles sur le site Internet également.

Toujours impressionnant, ce Galibier

Chaque mois de mai, on déneige le col du Galibier (2 642m) à l’aide d’équipements adéquats pour cette opération délicate, ceci afin de permettre l’ouverture du col et, souvent, que le Tour de France y passe en juillet.

Les images sont toujours spectaculaires et nous rappelle que la haute montagne n’a rien d’équivalent. Caracoler à ces altitudes sur un vélo durant les mois d’été demeure un exercice difficile, ne l’oublions pas, et qu’on peut faire notamment grâce à ces personnes qui assurent notre sécurité.

Et la Marmotte qui pointe son nez bientôt…

Magique Classique Alex Harvey!

Si la Gatineau Loppet est le plus grand événement de ski de fond au Canada, la Classique Alex Harvey clôture de bien belle façon la saison chaque année, une semaine après le beau 20km skate du Parc de la Mauricie.

La Classique Alex Harvey a en effet un petit « je ne sais quoi » qui rend l’expérience tellement agréable!

Les « race trails » du Mont Sainte-Anne peut-être, ou la présence de tous(tes) les meilleurs(es) fondeurs(euses) du Canada, Antoine Cyr, Olivier Léveillé, Catherine Steward-Jones et Lyliane Gagnon en tête.

Samedi dernier, Antoine n’a pas manqué l’occasion de rappeler qu’il est actuellement le #1 au pays, remportant le 50km devant ses coéquipiers du CNEPH et un excellent Alex Harvey finalement 5e, à quelques secondes seulement. Le meilleur fondeur de l’histoire du Canada est encore sacrément en forme!

Pour Antoine Cyr, cela clôture une saison solide, ponctuée de résultats constants et d’une belle 4e place au sprint à Drammen il y a un mois. Au pied d’un premier podium en Coupe du Monde! Antoine termine également 10e du classement général de la Coupe du Monde 2023-2024, voilà qui situe le niveau qui est le sien aujourd’hui. Ces résultats lui donneront confiance pour la suite, et seront propices à passer un été serein sachant que cette dernière saison servira assurément de tremplin pour la suite.

Outre Cyr, l’équipe canadienne a connu une excellente saison, avec parfois des résultats inattendus, par exemple le titre de championne du monde de Sonjaa Schmidt en sprint U23 lors des Mondiaux de Planica.

L’équipe canadienne ajoutait un autre titre lors de ces mêmes Mondiaux sur le relais mixte, notamment grâce à un dernier tronçon d’une Liliane Gagnon en feu. Électrisant!

Cette même Liliane Gagnon s’offrait un top-10 (9e) en Coupe du Monde sur le 20km skate de Goms en Suisse. Visiblement en nette progression, la jeune athlète de la région de Québec est la relève du ski de fond canadien, avec Schmidt et… Samuel Picard. Ce dernier, un vrai guerrier dur au mal, a connu toute une saison nationale, et à seulement 18 ans il incarne déjà de beaux espoirs pour les prochaines années.

Les doutes de la saison sont du côté de Catherine Steward-Jones et Olivier Léveillé, deux skieurs bourrés de talent mais qui ont connu une saison en demi-teinte. Dans leur cas, ils pourront compter sur le CNEPH et leurs excellents entraineurs pour remettre tout à plat au cours des prochaines semaines, tirer les leçons de ce qui a bien et moins bien fonctionné au cours des 12 derniers mois, et repartir en vue de la prochaine saison.

Quoi qu’il en soit, avec les succès des fondeurs américains en Coupe du Monde, Jessie Diggins et Gus Schumacher en tête, c’est tout le ski de fond nord-américain qui est sur une bonne lancée actuellement, alors qu’en Norvège c’est crise sur crise derrière l’épouvantail Klaebo, meilleur fondeur au monde. Les audiences télé sont en chute, les sponsors débarquent, le calendrier se voit chamboulé dans le mauvais sens, l’absence des fondeurs russes engendre une perte d’intérêt, etc.

Malgré tout, on a déjà hâte à la prochaine saison! En attendant, ce sera retour sur les skis-roue pour tout le monde d’ici peu.

Le phénomène Nordhagen

Joergen Nordhagen.

Retenez bien ce nom!

Le jeune (19 ans tout juste) prodige norvégien a remporté le titre mondial au 20km style libre des Mondiaux U23 et Junior de ski de fond hier à Planica, en Slovénie. Dans la catégorie des juniors.

Avec la manière puisqu’il termine plus de deux minutes devant son plus proche poursuivant.

Payez-vous les images de sa course, absolument parfaite. Au passage, il faudra montrer à Nordhagen à faire du offset, il n’a pas utilisé cette technique de toute la course!

On s’est régalé de son style fluide, constant, léger, presque sans effort. Pas loin de la perfection sur ski. Watch, and learn.

Nordhagen le cycliste

Si je vous parle de Nordhagen, c’est surtout que le jeune phénomène est avant tout… cycliste pro!

Vainqueur l’an dernier de la Course de la Paix, l’équipe Visma-Lease a Bike a vite fait de le faire signer dans son équipe de développement cette saison, avec le plan de le faire passer en WorldTour en 2025.

Le voilà donc équipier de Wout Van Aert, Jonas Vingegaard et Sepp Kuss, pour ne nommer qu’eux.

Excellent grimpeur et rouleur, Nordhagen a le potentiel de devenir un redoutable coureur de courses par étape. À 19 ans, son potentiel semble encore illimité.

Dire qu’il fait du ski de fond « pour son plaisir » ! De quoi écoeurer tous ses adversaires.

Beaucoup (trop) d’enjeux dans le ski de fond…

Je me passionne pour le ski de fond depuis quelques années déjà et je continue d’avoir bien du mal à saisir ce sport au plus haut niveau.

Les enjeux semblent en effet s’accumuler depuis des mois voire des années, plombant cette discipline merveilleuse.

Audience en chute libre

D’après ce que je peux lire, les audiences télé du ski de fond sont en chute libre, même en Norvège. Selon une récente étude de la télé norvégienne NRK, raportée par l’excellent site engagé ski-nordique.net, c’est -41% (presque la moitié!) du public télé du ski de fond qui a été perdu depuis six ans.

Ouch!

Évidemment, l’exclusion des fondeurs russes, et donc de l’intérêt du public de ce pays, explique en partie la dégringolade, mais pas que. Ca dérape de partout, et le public ne s’y retrouve plus, même dans les pays scandinaves, ou les sponsors lâchent l’équipe nationale et force à des choix difficiles. Klaebo lui-même s’entraine désormais hors équipe nationale, faute d’un budget conséquent pour accueillir tout le monde comme l’an dernier.

Distances harmonisées

La FIS a harmonisé les distances hommes-femmes en Coupe du Monde cette année, mais en s’alignant sur le standard… féminin. Ainsi, le mythique skiathlon masculin, traditionnellement de 30 km, n’en comporte désormais plus que 20. Idem pour les épreuves de relais, ou encore les 15km hommes, désormais des 10kms. Chez les hommes, 10km c’est à peine plus de 25min d’effort… un peu léger je trouve.

Il fallait selon moi faire l’inverse: aligner les femmes sur les distances des hommes. Elles en sont largement capables, et cela aurait eu le mérite de préserver une certaine tradition en ski de fond, c’est à dire les références au passé glorieux de la discipline. En WorldLoppet, les femmes font bien les 50km comme les hommes…

Sur ce coup-là, je n’ai pas compris la FIS.

Absence des fondeurs russes

Tout le monde est contre la guerre en Ukraine, il ne va sans dire.

Ceci étant, que les sportifs russes soient admis dans un vaste spectre de disciplines sportives mais pas en ski de fond nuit considérablement au sport lui-même depuis deux ans.

Seuls les fondeurs russes, Bolshunov en tête, ont actuellement la puissance pour rivaliser avec les Norvégiens, de loin supérieurs au reste du peloton. Sans Russes au départ, quel intérêt pour le sport? Les 12 premières places de chaque épreuve sont dominées par les fondeurs norvégiens, à quelques exceptions près… qui cette année s’appelle surtout Andrew Musgrave.

Chez les femmes, on se prive également d’un beau spectacle avec les Nepryaeva, Stepanova et la jeune prodige Faleeva.

On pourrait admettre les fondeurs russes à mon sens, en les obligeant par exemple à courir avec des vêtements d’une équipe neutre, en blanc par exemple, symbole de paix.

Compliqué de suivre les Coupes du monde sur Internet

Lueur d’espoir au Canada fin novembre dernier, avec la retransmission de la 1ere et de la 2e épreuve de Coupe du Monde en direct sur YouTube (Ruka et Gallivare). Les deux suivantes, rien, à la surprise de tout le monde (Trondheim par exemple, qu’on trouve depuis sur YouTube).

Par chance, c’est de retour pour le Tour de Ski, et je ne rate aucune épreuve, me permettant notamment de suivre les progrès de notre skieur local, Antoine Cyr.

Il serait vraiment génial que les amateurs canadiens de ski de fond puissent suivre plus régulièrement les Coupes du Monde voire les autres événements majeurs de la saison en direct, et pouvoir ainsi soutenir nos athlètes présents, les Antoine Cyr, Olivier Léveillé et Katherine Steward-Jones en premier lieu.

Le bordel du fluor

Pour ajouter de la complexité, première année sans fluor en ski de fond: un joyeux bordel selon moi, et pas nécessaire du tout!

Il faut désormais tester les skis pour le plus haut niveau, et mettre en place des protocoles de fartage contrôlés pour les épreuves nationales au niveau inférieur, compléxifiant le sport à outrance. Ceux qui ont préparé cette transition ont un avantage, et les différences de glisse sont parfois frappantes. Dommage, car cela nuit encore à l’attractivité du ski de fond pour le public qui ne s’y retrouve plus.

Des athlètes capricieux

Venant du monde du cyclisme, habitué de voir des coureurs pros repartir ensanglantés après les pires chutes car en vélo, on n’abandonne tout simplement jamais, je trouve les fondeurs de la Coupe du Monde un peu capricieux voire irrespectueux envers leur sport, en particulier les Norvégiens.

Fait un peu trop froid, comme à Ruka en 2022? Les Norvégiens déclarent forfaits pour « préserver leur santé ». Bon, d’accord. Séance de manucure pour tous alors?

On a un petit rhume? Forfait. 10 des 15 fondeurs mondiaux sont absents du Tour de Ski cette année, Klaebo, Krueger, Nyskanen et Jouve en tête. On abandonne à gogo, la dernière en date Ebba Andersson après les trois premières étapes du Tour de ski. Vraiment dommage. Pourtant, z’ont pas 6h à passer sur un vélo pendant trois semaines, les épreuves sont habituellement moins d’une heure tous les deux jours à tout casser…

Je trouve ca un peu léger, pour tout vous dire.

Les traditions non respectées

On apprend hier que le mythique Holmenkollen 50km serait retiré du calendrier FIS en 2025. Impensable!

Imaginez une saison cycliste sans un Tour des Flandres… n’importe quoi!

Ben en ski de fond depuis quelques années, c’est un peu n’importe quoi. On fait fi des traditions, on bafoue le calendrier et la compétitivité du sport, et tout dégringole, les sponsors et les audiences en point d’orgue. Désolant de voir ce si beau sport péricliter.

Les stars du peloton sont elles-mêmes outrées. Andrew Musgrave a déclaré « Ne pas faire le 50km d’Oslo est la chose la plus idiote qui soit jamais arrivée dans l’histoire du ski de fond. » (rapporté par ski-nordique.net). Frida Karlson ainsi que son petit copain, chanceux celui-là, ont également exprimé leur frustration en public face à la décision concernant l’Holmenkollen, grande fête populaire du ski de fond norvégien.

Une situation déplorable.

Compliqué le ski de fond, même au Québec!

Le ski de fond, je trouve ca compliqué même au Québec. Quel défi que les inscriptions aux courses!

En cyclisme, très simple: tu achètes en début d’année une licence FQSC, option UCI, et basta. Les inscriptions aux courses se terminent habituellement 48h avant l’épreuve, tu peux souvent t’inscrire sur place, tu présentes la-dite licence FQSC, on te remet ton dossard et tu prends le départ. Simple.

En ski de fond, c’est le merdier.

Tu as besoin d’une licence Nordiq Canada, pour laquelle tu dois obligatoirement donner le nom d’un entraineur affilé, ainsi que d’un club/équipe affilié(e). Recommandé, une licence FIS. Tu peux alors courir? Non! Au Québec, tu as aussi besoin d’une licence Ski de Fond Québec… flute.

Et les inscriptions se terminent souvent des plombes avant l’épreuve, faut quasiment prendre un(e) adjoint(e) administratif pour gérer ce bordel si tu cours souvent… pas l’fun.

Je ne vous parle même pas du protocole de fartage sans fluor cette année. Juste pour comprendre ce que tu dois faire, ca prend trois doctorats d’État.

Me semble qu’on pourrait simplifier, rendre ce merveilleux sport plus accessible.

Une seule licence, tu présentes le truc le matin, on te remet un dossard et basta. Pas plus compliqué que ca. Surtout pour les mass start. Mais même pour les poursuites.

Le fluor ? Pour 98% du peloton amateur, ca ne changera strictement rien d’être ou non sur du fluor. En Coupe du Monde je comprends, mais pour le reste… L’environnement? Oui, très toxique le fluor. Je comprends. Mais j’ai cherché, je n’ai trouvé aucune étude crédible pour le moment sur les effets des fondeurs sur les pistes de ski, à cause des skis fartés au fluor.

Bref, c’est parfois compliqué le ski de fond je trouve. Mais je persiste et signe, un très beau sport que j’adore pratiquer… de plus en plus vite.

J’oubliais: inscrivez-vous à la Gatineau Loppet! Ca sera génial cette année encore.

Bientôt la Coupe du Monde de ski de fond 23-24, sur fond de crise

Ca commence le 24 novembre prochain du côté de Ruka en Finlande, pour une nouvelle saison de Coupe du Monde de ski de fond.

J’ai très hâte!

Trois jours de course à Ruka, des sprints en classique le premier jour, le lendemain un 10km classique et enfin un 20km style libre le dernier jour.

Douze autres étapes seront au programme, soit:

2 décembre – Gallivare (Suède) – 10km style libre

9-10 décembre – Ostersund (Suède) – sprints classique et 10km style libre

15-16-17 décembre – Trondheim (Norvège) – sprints style libre – 20km skiathlon – 10km classique

30 décembre au 7 janvier – Tour de ski à Toblach, Davos et Val di Fiemme. La spectaculaire ascension de la piste de ski alpin aura lieu lors de la dernière étape, le 7 janvier prochain.

19-20 janvier – Oberhof (Allemagne) – sprints et 20km classique (mass start)

27-28 janvier – Goms (Suisse) – sprints et 20km style libre (mass start)

9 au 13 février – Canmore (Canada) – 10km et sprints style libre, 20km et sprints classique

17-18 février – Minneapolis (USA) – sprints et 10km style libre

2-3 mars – Lahti (Finlande) – 20km classique et sprints style libre

10 mars – Oslo (Norvège) – 50km classique (mass start)

12 mars – Drammen (Norvège) – sprints classique

15-17 mars – Falun (Suède) – sprints et 10km classique, 20km style libre

Trois épreuves par relais, toujours spectaculaires, auront lieu cette saison, soit à Gallivare, Oberhof et Lahti, tant chez les hommes que chez les femmes.

Le relais mixte aura lieu à Goms le 26 janvier, à la fois en classique et en style libre.

Le ski de fond en crise?

Il sera très intéressant de suivre l’équipe canadienne cette saison, qui poursuit actuellement sa préparation du côté de Davos.

Le gatinois Antoine Cyr est désormais « à maturité » et vise à capitaliser sur une excellente saison 2022-2023. Souvent plus fort en classique qu’en style libre, il faudra surtout le surveiller lors des épreuves de 10, 15 ou 20km dans ce style. Et son mentor est un certain Alex Harvey, jamais inutile pour profiter de l’expérience du fondeur le plus titré au Canada!

À ses côtés, il faudra aussi surveiller la progression du talentueux Olivier Léveillé, plus jeune mais qui progresse chaque saison. Je suis de ceux qui croient que personne ne connait vraiment ses limites, pas même lui!

L’équipe pourra aussi compter sur le solide Graham Ritchie, pas mal d’expérience en Coupe du Monde, mais aussi sur la machine Rémi Drolet, sur Xavier McKeever, sur Pierre Grall-Johnson et sur l’autre sherbrookois de l’équipe à côté de Léveillé, soit Léo Grandbois.

Chez les femmes, l’équipe sera amenée par Katherine Stewart-Jones, elle aussi ayant obtenu d’excellents résultats en Coupe du Monde l’an dernier. On attend logiquement plus cette saison.

On surveillera attentivement la progression de la jeune Liliane Gagnon et des autres talents comme Jasmine Lyons, Sasha Masson ou encore Jasmine Drolet, la soeur de l’autre. Dans la famille, la VO2max est plutôt bonne…

Côté adversaires, l’équipe archi-dominante côté hommes c’est évidemment l’équipe de Norvège, amenée par Johanes Hosflot Klaebo et Simen Hegstad Krueger. Je l’ai déjà écrit, le plus dur pour un fondeur norvégien, c’est de se hisser sur l’équipe nationale. Et on surveillera la progression cette saison du jeune prodige Iver Tildheim Andersen, déjà auteur d’une belle perf sur le difficile Holmenkollen 50km skate en mars dernier.

À l’occasion, Italiens (Pellegrino, De Fabiani), Français (Jouve, Lapalus, Parisse, Chanavat, Lapierre, Chappaz), Suédois (Poromaa, Halfvarsson) et Allemands (Moch) voire Anglais (Musgrave) sont capables de briller face à l’armada norvégienne.

Chez les femmes, les Suédoises (Karlson, Andersson, Ribom, Dahlqvist, Sundling) dominent actuellement un peloton qui semble tout de même plus homogène que chez les hommes. En effet, Américaines (Diggins, Brennan, Kern, Swirbul), Finlandaises (Niskanen, Parmakoski), Suissesses (Faehndrich) et Allemandes (Hennig, Gimmler, Fink) ne sont jamais très loin.

De leur côté, les Novégiennes sont toujours en « reconstruction » après la retraite, il y a deux ans, de la super-championne Therese Johaug, et miseront sur les Kalvaa, Oestberg et les soeurs Weng en attendant que Helene Marie Fossesholm remplisse enfin les attentes logées en elle il y a quelques années.

Tout n’est par ailleurs pas au beau fixe dans le ski de fond ces temps-ci.

D’une part, hommes et femmes skient désormais sur les mêmes distances, une décision controversée de la FIS compte tenu par exemple du légendaire 30km skiathlon, aujourd’hui disparu. C’est Simen Hegstad Krueger qui est le plus déçu!

D’autre part, les fondeurs russes ont cette saison encore été totalement bannis de la Coupe du Monde de ski de fond, une décision qui ne fait pas l’unanimité et qui montre à quel point les hauts dirigeants du sport sont noyautés par les scandinaves, très entiers dans leur principe.

Nombre d’athlètes russes peuvent en effet prendre part à des compétitions internationales dans de nombreuses disciplines, mais pas en ski de fond. Compte tenu que les fondeurs russes sont bien souvent les seuls à pouvoir vraiment rivaliser avec les fondeurs scandinaves – norvégiens chez les hommes, suédoises et norvégiennes chez les femmes – le ski de fond se prive là d’un spectacle intéressant, susceptible d’attirer l’intérêt du public.

Pour tout vous dire, je suis de ceux qui m’ennuie d’Alexandr Bolshunov.

Sans les fondeurs russes cette saison, on risque fort de voir la saison 2022-2023 se répéter sur plusieurs épreuves ou on enregistrait à l’arrivée 11 fondeurs norvégiens aux… 12 premières places.

Cette décision malheureuse a des impacts même en Norvège, ou les sponsors désertent désormais le sport pour investir ailleurs, notamment en biathlon qui a le vent dans les voiles. Le bugdet de l’équipe norvégienne de ski de fond a été sérieusement amputé à l’inter-saison, du coup Klaebo a décidé d’oeuvrer hors équipe nationale, pour permettre à d’autres fondeurs ayant moins de moyens de pouvoir rejoindre la Coupe du Monde.

On ne reverra plus Hans Christer Holund en compétition, le spectaculaire fondeur norvégien de longue distance ayant pris sa retraite après une saison longue de 14 ans.

Enfin, l’interdiction du fluor en compétition cette saison risque de créer un joyeux bordel.

Déjà, c’est le cas dans les premières compétitions de biathlon où des écarts entre nations au niveau du fartage sont désormais stratosphériques, l’avantage étant une fois de plus aux fondeurs scandinaves qui ont les moyens financiers et techniques de tester les nouveaux farts, donc de continuer d’être efficaces en course. Derrière, pour les autres nations, c’est la galère, et les différences de glisse sont flagrantes, presque gênantes.

Bref, même si j’ai vraiment très hâte à cette nouvelle saison de ski de fond en Coupe du Monde, je suis en même temps très inquiet pour l’avenir de cette si belle discipline, compte tenu des enjeux actuels dans le sport. Le ski de fond international ne peut pas se permettre une autre saison d’archi-dominance de la Norvège, cette année avec le fartage comme avantage supplémentaire.

On sera vite fixé avec Ruka dans deux semaines.

On y croit 2030

Beau video de Nordiq Canada, diffusé hier.

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