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Catégorie : Dopage Page 23 of 26

Langue de bois

"On nous sert ce matin un bel exemple de langue de bois à propos du dopage et c’est Walter Godefroot qui nous le sert":http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=800002&sid=7894795&cKey=1181040968000. Il affirme en effet qu’il ignorait les pratiques dopantes de ses coureurs, qu’il a le soutien du personnel, des collaborateurs et des coureurs et qu’il a probablement été très naif durant les années 1990. Ben voyons! Godefroot naif? Lui, l’ancien coureur professionnel rompu aux ficelles du métier? Gedefroot ignorait les pratiques dopantes de ses coureurs? Ben voyons! Le peloton s’allumait depuis des années, Indurain grimpait les cols avec les meilleurs grimpeurs, les Italiens de la Gewiss avaient fait un festival en 1994 et Riis faisait partie, cette année-là, de Gewiss (dont le médecin était Ferrari, rappelons-le) avant de rejoindre Deutsche Telekom. Toutes ces pratiques étaient hautement connues de tous dans le milieu. Seulement voilà, c’était indétectable alors on en profitait pour berner le public. Le golden age du cyclisme. Godefroot a le soutien du personnel, des collaborateurs et des coureurs? Ben voyons! Ils sont tous au moins aussi impliqués que lui! Bref, Godefroot a terriblement baissé dans notre estime et protège visiblement ses intérêts dans le vélo – intérêts qui s’appellent Astana dont la préparation pour le prochain Tour de France va bon train – en prenant la seule ligne de conduite possible lorsqu’on a de tels objectifs, nier tout en bloc. Godefroot a d’ailleurs refusé de balancer Ullrich, protégeant son ancien leader. Notre avis? Il faut résolument arrêter de sanctionner que les coureurs et mettre également de côté les directeurs sportifs verreux. Godefroot est résolument l’un d’eux et il devrait être définitivement écarté de tout rôle dans le cyclisme. Comment sinon prétendre à un ménage crédible du cyclisme? Ironiquement, c’est Riis qui doit aujourd’hui en avoir gros sur la patate!

Ils doivent quitter le cyclisme

Vos réactions sont très nombreuses et presque toutes dans le même sens quant aux aveux, vendredi dernier, de Bjarne Riis. Ce dernier a en effet avoué avoir eu recours au dopage sanguin pour forger l’essentiel de son palmarès. Sa déclaration la plus forte? Celle ou il affirme n’être pas digne du Tour de France. On ne saurait être davantage d’accord!!! Beaucoup d’autres de ses déclarations nous ont cependant choqué, ses propos étant insupportables voire arrogants . C’est comme si Riis banalisait la gravité de ses aveux, affirmant notamment que le passé ne l’intéresse pas (et, du fait, ne devrait intéresser personne) et qu’il préfère travailler à faire du cyclisme un sport meilleur. Ces gens là continuent visiblement de nous prendre pour des cons. Comment en effet Riis, un des plus grands dopés de l’histoire, peut-il avoir une once de crédibilité lorsqu’il affirme vouloir désormais travailler dans le bon sens? Comment lui faire confiance à la tête de CSC ? Comment ne pas trouver la moindre performance d’un de ses coureurs – O’Grady sur Paris-Roubaix, Andy Schleck sur le Giro en ce moment – louche? Comment peut-il déclarer avoir mis sur pied un des plus ambitieux programme anti-dopage au sein de sa propre équipe alors que l’on sait que plus de la moitié de ses coureurs travaillent avec des médecins italiens, notamment Cecchini? Le vrai problème, c’est que ces gens là ne sont rien sans le cyclisme. Dans l’univers d’une course, entourés du public, des fans, ces gens-là sont perçus comme des Dieux. Et c’est toujours agréable de constater que les autres nous prennent pour des Dieux. C’est toujours agréable de se faire aduler du public. La vérité, c’est que Riis a besoin du cyclisme pour exister. En se tournant ainsi vers l’avenir dans ses déclarations vendredi, il faut voir selon nous une façon désespérée d’un homme aux abois de dire "faites-moi encore confiance SVP". Notre avis, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à Bjarne Riis. Notre avis, c’est que le cyclisme se porterait infiniment mieux sans ce genre de personnage. Notre avis, c’est que les Riis du cyclisme doivent être banni à vie de tout rôle dans le sport cycliste. Tout simplement. Notre avis, c’est que la seule présence de ces gens sur une course cycliste professionnelle fait suffisamment pour discréditer le sport. Notre avis est que ces gens n’ont aucune légitimité à diriger une équipe professionnelle. En clair: Riis et les directeurs sportifs verreux doivent quitter le cyclisme. Et vite. Comme Bruno Roussel et Willy Voet ont quitté le cyclisme suite à l’affaire Festina. *Le changement de mentalité, le renouveau du cyclisme ne passe pas tant par l’arrivée de nouvelles générations de coureurs. Il passe plutôt par l’arrivée d’une nouvelle génération d’entraineurs, de directeurs sportifs et de manageurs d’équipe avec un sens de l’éthique.* Dehors Riis! Dehors Bruyneel! Dehors Lefevre! Dehors Martinelli! Dehors Ferreti! Dehors Breukink! Dehors Rominger! Dehors Godefroot! La liste serait longue… À La Flamme Rouge, nous sommes convaincus que le renouveau du cyclisme passe par là. Il faut dorénavant que l’UCI fasse preuve de courage, banisse à vie ces gens et soit beaucoup plus attentive à l’ethique et au passé des individus à qui elle délivre des licences ProTour ou continentales. Si le cyclisme a une chance de s’en sortir, c’est maintenant, en allant au fond des choses et en amorçant le grand ménage par un grand débarras. Sans ce grand ménage, quel message enverra-t-on aux sportifs? Dopez-vous, ne vous faites pas prendre (c’est facile) et avouez 10 ans plus tard en toute tranquilité… Mieux encore, dopez-vous, ne vous faites pas prendre (c’est facile) et devenez directeur sportif à votre tour… Quel message enverra-t-on aux fans, aux sponsors qui veulent un sport plus sain? Le coureur qu’il était avant se dopait mais maintenant qu’il est directeur sportif, il prône l’eau claire pour tous ses coureurs? Quant on voit "les performances actuelles de l’équipe Astana sur le Giro":http://grahamwatson.com/gw/imagedocs.nsf/updateframesetcall?openform&07giroSt15, on est raisonnablement en droit de se poser de sérieuses questions sur les moyens utilisés par certaines équipes pour réussir. Mazzoleni 2e et Savoldelli 13e du général, Mizourov 20e aujourd’hui de la plus difficile étape de montagne, c’est tout simplement stupéfiant. Et si les choses se poursuivent, on est prêt à parier gros que l’équipe Astana, dirigée par Walter Godefroot rappelons-le, sera la version moderne des belles années de l’US Postal sur le Tour. Avec Vinokourov ("très en vue sur le récent Tour de Catalogne, 2e de l’étape aujourd’hui et 4e il y a quelques jours du clm":http://www.cyclingnews.com/road/2007/may07/catalunya07/?id=results/catalunya077) comme vainqueur à Paris.

Riis s’expliquera vendredi

1 – Suite à toutes les révélations faites par d’anciens coureurs et membres de l’organisation de l’équipe T-Mobile, "Bjarne Riis a senti la nécéssité de tenir une conférence de presse demain vendredi":http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2007/may07/may25news. La grande question est la suivante: que va-t-il y annoncer? À La Flamme Rouge, on a bien du mal à se faire une idée ce soir. Riis connaît les conséquences d’éventuels aveux, aussi la pression pour ne rien lâcher, comme Ullrich, est forte. D’un autre côté, s’il nie tout en bloc, sa crédibilité n’en sera que plus faible dans l’avenir et continuera de nuire à son équipe. Une chose est certaine cependant, on ne voudrait pas être dans les souliers de Riis ce soir. À lui d’assumer les conséquences de ses actes! 2 – "On aime beaucoup le discours de Christian Prudhomme actuellement":http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sports/20070524.FAP4564/cyclisme_christian_prudhomme_veut_briser_lomerta_du_dop.html: _Il ne peut y avoir la même sanction pour ceux qui avouent et ceux qui n’avouent jamais. Il faut tout faire pour que les gens parlent. On peut rester à deux ans de suspension pour ceux qui ont fauté et parlé, mais pour les autres qui n’ont jamais avoué et ont été confondus, ce doit être à vie, on doit leur dire ‘terminé’_. D’autres propos réconfortants qui auraient dû venir bien avant, et de la bouche du président de l’UCI: _Le cyclisme est souvent moins bien traité que les autres disciplines sportives, notamment le football. Mais il y a un domaine où le cyclisme est mieux traité que le football: si un entraîneur de football perd quatre matches d’affilée, il est dehors. Un manager dans le cyclisme, avec des casseroles et parfois sans victoire, il peut rester 20 ans. Là, il y a un problème. S’il y a du dopage dans leur équipe et qu’ils ne savent rien, c’est qu’ils sont incompétents. Et comme dans n’importe quelle entreprise la sanction immédiate doit être: ‘au revoir, monsieur’_. Enfin, on ne saurait être davantage d’accord avec lui lorsqu’il affirme: _Quand on voit le visage de Thomas Voeckler au Plateau de Beille il y a trois ans, tordu par la douleur, qui tout d’un coup s’irradie, s’illumine en un sourire magnifique, cela fait plus pour la légende du Tour que maintes victoires, l’index vengeur dressé sur la ligne d’arrivée sans la moindre goutte de sueur_. Le contraste avec Jean-Marie Leblanc et sa naiveté déconcertante est saisissant. On sent chez Prudhomme le désir de faire le ménage, d’arrêter les frais et surtout d’assurer un leadership fort dans la lutte contre le dopage. Et quel meilleur véhicule que la plus prestigieuse des épreuves cyclistes, le Tour de France, pour le faire? Le cyclisme a tellement besoin d’homme comme lui. 3 – Giro d’Italia, puisqu’il faut bien parler du sport lui-même… C’est un excellent DiLuca qui s’est révélé aujourd’hui sur l’Izoard. "L’Italien a fait coup double, remportant l’étape et enfilant le maillot rose":http://grahamwatson.com/gw/imagedocs.nsf/updateframesetcall?openform&07giroSt12. Les autres belles prestations sont à mettre au compte d’Andy Schleck, surprenant d’aisance. Nous avons lu quelque part au cours des derniers mois que son médecin est Cecchini en Italie, comme beaucoup de coureurs chez CSC dont Cancellara. Les résultats suivent… Les autres bonnes opérations du jour sont du côté de Simoni, Cunego, Sella ainsi qu’Arroyo, tous encore à portée du maillot rose. Certains coureurs ont perdu le Giro aujourd’hui. On pense notamment à Savoldelli, à Garzelli et surtout à Popovytch. Les Discovery n’ont plus personne pour le général, ce qui n’aidera pas les affaires de Bruyneel et Armstrong pour retrouver un sponsor! "Demain, on attaque le clm en côte jusque Oropa":http://grahamwatson.com/2007/giro/profiles/T13_alt.jpg. D’autres écarts sont à prévoir car plus personne ne pourra se cacher et l’étape d’aujourd’hui aura laissé des traces.

Au tour de Zabel!

La nouvelle est une bombe dans le milieu du cyclisme ce matin compte tenu de la notoriété et de l’image du "parfait professionnel" qu’il véhicule: "Erik Zabel vient d’avouer s’être dopé en 1996 alors qu’il était chez T-Mobile":http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31015499@7-37,0.html?xtor=RSS-3208. Rolf Aldag, l’actuel directeur sportif de la formation allemande la plus connue, est également passé aux aveux. Aldag a eu moins de scrupules que Zabel, il a avoué s’être dopé de 1996 à 2002. Comment le directeur sportif de l’époque chez T-Mobile, Walter Godefroot, un des plus redoutables adversaires de Merckx et donc rompu aux ficelles du métier, pourra-t-il continuer de nier qu’un dopage organisé existait chez T-Mobile et ce, avant qu’il existe chez Festina? Comment pourra-t-il continuer d’être le directeur sportif chez Astana? Comment surtout Bjarne Riis pourra-t-il continuer à nier s’être dopé et surtout continuer à être directeur sportif d’une équipe professionnelle? Comment pourra-t-il soutenir avoir remporté le Tour 1996 à l’eau claire, lui qui a affiché une domination plus que louche, notamment dans la montée d’Hautacam? Nous sommes évidemment d’avis que les coureurs ne doivent pas trinquer seuls et que ces directeurs sportifs devraient être tout simplement bannis à vie du milieu cycliste professionnel. Le grand ménage commence par là et espérons que Christian Prudhomme prendra des décisions en conséquence quant aux équipes qu’il invite sur le prochain Tour de France. Y’en a marre de Bjarne Riis et ces CSC, dont on sait que Cancellara travaille avec Ferrari, comme une bonne partie de son équipe d’ailleurs (les Schleck également). Et aujourd’hui, la question toute entière se pose: que reste-t-il du cyclisme des années 1990? Tous les champions de cette période, ou presque, se sont fait prendre ou ont avoué s’être dopé! Plus que jamais, l’édifice du cyclisme professionnel se lézarde de toutes parts. Combien de temps les sponsors toléreront-ils de financer un sport aussi corrompu, aussi malade? Combien de temps toléreront-ils l’inaction presque totale de son instance dirigeante la plus élevée, l’UCI? Il est pas beau, notre cyclisme?

Le dopage dans le sport professionnel

Il ne faudra pas manquer "l’interview de Christine Ayotte plus tôt aujourd’hui dans l’émission d’une autre Christine, Charette celle-là":http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=37821&numero=1880. Nous avons beaucoup de respect à La Flamme Rouge pour Mme Ayotte qui mène une croisade pas facile contre le dopage dans le sport. Il faudra par ailleurs "lire ce petit bilan des affres de l’affaire Puerto en Espagne":http://www.cyclismag.com/article.php?sid=3242, rédigé par nos confrères de Cyclismag. De quoi constater que les conséquences de l’affaire Puerto sont déjà palpables en Espagne et que cette affaire risque encore de faire d’autres dégâts dans les prochains mois. Vive le cyclisme!

Ca se fissure davantage!

"On apprend ce matin que l’ancien coureur professionnel Bert Dietz confirme que les deux médecins allemands impliqués dans l’équipe T-Mobile au milieu des années 1990 auraient bel et bien administré de l’EPO aux coureurs":http://www.laprovence.fr/articles/2007/05/21/59366-Sports-Dopage-un-ancien-coureur-de-Telekom-accuse-aussi-les-medecins-suspendus.php. Pas de grande surprise donc, mais plutôt une confirmation de ce qu’on savait déjà. L’accumulation de témoignages commence à faire mal en Allemagne et il semble que "T-Mobile se pose de sérieuses questions quant à son avenir dans le cyclisme":http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=800002&sid=7846362&cKey=1179835269000. La compagnie de téléphonie allemande prendra une décision dans les prochains jours. C’est une autre preuve que la mauvaise presse du cyclisme commence à faire très mal, les grands sponsors (T-Mobile est présente dans le cyclisme depuis plus de 10 ans!) repensant leur implication. Après le retrait de Discovery et la perspective de ne plus avoir d’équipe américaine dans le peloton pro européen, voilà qu’un des deux gros sponsors allemands menace de se retirer. Le peloton pro va changer en 2008!

Comprendre les réseaux…

Il est toujours difficile, pour nous observateurs du cyclisme professionnel, de comprendre l’ampleur du dopage et surtout comment il s’organise au plus haut niveau du sport. Les informations filtrant de l’Affaire Puerto permettent cependant d’avoir une vague idée de ces réseaux de dopage. Nos connaissances du dopage et notre imagination aidant, voici, point par point, ce que à quoi ressemble probablement la réalité. 1 – Le dopage sanguin dans les sports d’endurance en Europe – cyclisme, ski de fond, certaines épreuves d’athlétisme, triathlon par exemple – est probablement le fait d’une poignée de médecins qui ont les compétences pour élaborer ces programmes sophistiqués de dopage. Le pionnier à cet égard est certainement l’Italien Conconi qui a fait ses premiers tests de dosage avec Francesco Moser lors de son record de l’heure en 1984 (rappelons que Moser était alors vieillisant, les défis étaient grands!). On sait que l’Italien "Ferrari":http://fr.wikipedia.org/wiki/Michele_Ferrari, dont la réputation a pris un essor considérable suite à son passage chez Gewiss en 1994, de même que l’Espagnol Padilla, médecin d’Indurain durant toute sa carrière, sont des disciples de ce premier gourou. On apprend aujourd’hui que le Dr. Fuentes entretenait des liens étroits avec la Toscane de Conconi et Ferrari, de ce fait berceau du dopage sanguin dans le cyclisme. Dans ce contexte, il est probable que l’UCI connaisse relativement bien les médecins faisant partie de ces réseaux. Pourquoi ne pas les surveiller étroitement? Pourquoi, à chaque fois qu’un cas de dopage survient, ne pas sanctionner non seulement le coureur mais aussi ses médecins, soigneurs et directeurs sportifs? 2 – Il existe probablement des haut-lieux du dopage en Europe. La Toscane en est certainement un des plus importants, nombre de coureurs cyclistes professionnels choisissant de s’y installer en évoquant le plus souvent le climat particulièrement approprié à la pratique du cyclisme. La proximité de plusieurs médecins est probablement une autre excellente raison. La Belgique est probablement un autre lieu mythique du dopage, pour preuve le pot belge y ayant été créé. Nombre de "soigneurs" du peloton pro sont belges et les réseaux de passeurs de produits interdits y sont probablement bien implantés. L’Espagne est enfin la 3e destination privilégiée selon toute vraissemblance. L’absence, durant des années, de lois pour contrôler le traffic de substances dopantes, a certainement contribué à cela. De nombreux coureurs pros ont également choisi, depuis une dizaine d’années, de s’établir en Espagne, dont nombre de coureurs nord-américains (du côté de Gérone). Enfin, beaucoup de scandales de dopage sont venus d’Espagne ces dernières années (affaire Heras, affaire Aitor Gonzales, affaire Peres, affaire Sevilla, affaire Guttierez, etc.). La Suisse pourrait enfin être la pharmacie du peloton européen puisqu’on y trouve en vente libre de nombreux produits interdits. Les témoignages d’approvisionnement en Suisse n’ont pas manqué au cours des dernières années! D’autres pays sont probablement un peu moins l’eldorado pour ceux qui veulent se doper: la France, qui a resseré ses contrôles, ainsi que l’Allemagne. Quant aux Pays-Bas, on ne sait pas. 3 – On fonctionne probablement de plus en plus par noms de code dans des appartements anonymes, simplement loués par des tierces personnes. Évidemment, les médecins sont probablement les hommes clef de ces structures mais il est probable qu’ils utilisent dorénavant des facades pour opérer, ceci afin de mieux rester dans l’ombre. 4 – Les directeurs sportifs des équipes connaissent-ils ces réseaux? Bien sûr que oui, un grand nombre ayant eux-mêmes été coureurs cyclistes pro voire membres de ces réseaux. Riis a longtemps couru en Italie (chez Ariostea) et Bruyneel à la Once de Manolo Saiz en Espagne, pour ne nommer que ceux là. Nous sommes convaincus qu’ils ferment les yeux sur bien des pratiques, trop conscients que pour réussir à ce niveau, le dopage est souvent la condition sine qua non. Et que sans résultats, plus d’équipe non plus…

Procès Landis: on croit rêver! – Affaire Valverde

1 – Un des "arguments présentés":http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-910245@51-897302,0.html aujourd’hui par l’avocat de Floyd Landis : "_Jamais, dans l’histoire du Tour de France, le vainqueur n’avait été accusé de dopage_". Sans l’ombre d’un doute, l’ignorance crasse du cyclisme et la bataille de l’opinion publique est au coeur de ce procès… 2 – Sur le même thème du dopage, on apprend aujourd’hui que le sponsor Caisse d’Épargne a tenu à rencontrer lundi à Paris les dirigeants de l’équipe, inquiet de "l’éventuelle implication d’Alejandro Valverde dans l’Affaire Puerto":http://www.velo-club.net/article?sid=38306. Selon les informations qui ont filtrées, "le sponsor a carrément menacé de se retirer du cyclisme si son leader était lui-aussi pris dans la tourmente de cette affaire":http://www.velo-club.net/article?sid=38296. Imaginez les tentations de l’UCI et de son président pour étouffer l’affaire si jamais Valverde était impliqué dans le scandale Puerto! Déjà que près de 50 coureurs pros espagnols sont actuellement au chômage, l’arrêt du sponsor Caisse d’Épargne serait véritablement une grosse catastrophe pour le cyclisme espagnol et pour le ProTour. L’avenir de certaines formations n’étant pas forcément assuré – Discovery par exemple – il ne manquerait plus que quelques gros sponsors comme la Caisse d’Épargne quittent le cyclisme pour voir tout le ProTour s’effondrer. On mesure toute l’importance de préserver l’image des meilleurs coureurs de la planète, les Bettini, Boonen et Valverde…

Landis persiste et signe

"Au terme du premier jour du procès Landis aux États-Unis, le principal intéressé est resté fidèle à lui-même":http://www.lequipe.fr/Cyclisme/breves2007/20070514_215008Dev.html, continuant de nier s’être dopé et insistant sur les soit-disant erreurs de procédures qu’aurait commis le laboratoire de Chatenay-Malabry. On se demande vraiment combien de temps Floyd Landis pourra continuer à narguer ainsi le monde entier tant les preuves s’accumulant contre lui deviennent nombreuses et sérieuses. Il a déjà été établi que la testostérone retrouvée dans ses urines est de nature exogène. D’autres échantillons prélevés lors du Tour 2006 se sont aussi avérés positifs à la testostérone après examen de spectrométrie de masse, invalidant son point de défense que ses autres échantillons étaient négatifs. Plus récemment, "un rapport d’experts indépendants mandatés par Pierre Brody, président de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), confirmaient les résultats des analyses du labo de Chatenay-Malabry":http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-909302@51-897302,0.html, estimant qu’elles ne pouvaient être remises en doute. Devant tant de preuves, combien de temps Landis pourra-t-il tenir? La pression va devenir très forte sur l’USADA qui se doit de rendre un verdict avant le début du prochain Tour de France, son directeur Christian Prudhomme estimant qu’on ne peut plus attendre après cette limite pour connaître le réel vainqueur de l’édition 2006. Pourtant, il faudra probablement attendre plusieurs mois encore, les deux parties dans ce procès pouvant faire appel devant le TAS de la décision rendue par l’USADA. Notre opinion? Landis sera trouvé coupable de dopage et sera déchu de son titre de vainqueur du Tour 2006, mais pas avant des mois, malheureusement.

On s’est trompé!

Les lecteurs de La Flamme Rouge ont vu clair et nous nous sommes fourvoyés! On saluait hier le courage d’Ivan Basso pour avoir osé parler malgré l’omerta du milieu. Nous sommes probablement allés trop vite dans nos conclusions, même s’il reste vrai qu’Ivan Basso est allé plus loin que la plupart des cyclistes dans la même situation, dont Ullrich récemment. En bref, Ivan Basso a osé parler, mais a parlé bien peu et pour dire des âneries! Nous attendions en effet plus, beaucoup plus, de la conférence de presse d’Ivan Basso aujourd’hui. Aussi, nous sommes ce soir amèrement déçu et, "comme le journal L’Équipe qui titre _Que comprendre?_":http://www.lequipe.fr/Cyclisme/index.html, un peu surpris de ses déclarations qu’on pourrait qualifier de loufoques. En clair, Ivan Basso nous a dit aujourd’hui qu’il ne s’est jamais dopé mais qu’il en a bien eu l’intention en vue du Tour 2006. Son association avec le Dr. Fuentes ne serait donc qu’un passager moment de faiblesse dans une carrière par ailleurs irréprochable. Yeah, right… Il est ce soir évident selon nous qu’Ivan Basso considère que son action des derniers jours est le plus court moyen pour retourner à la compétition en toute tranquilité. Il a probablement fait le calcul qu’il valait mieux devancer les tests d’ADN – qui auraient prouvé que certaines poches de sang saisies contenaient bel et bien son sang – en avouant dès maintenant, ceci dans l’espoir d’avoir une suspension soit allégée, soit démarrant dès 2006 afin de lui permettre de revenir en course dès 2008. Basso veut de toute évidence préserver ses victoires passées de même que protéger le milieu en affirmant avoir agi seul, à l’issu de tous et sans connaître les pratiques des autres. Bref, en parlant, Basso nous semble être très calculateur et simplement vouloir se sortir du guepier de l’affaire Puerto du mieux possible et le plus rapidement possible. Il nous apparaît clair ce soir qu’Ivan Basso en dira le moins possible, juste le minimum afin de préserver sa place et sa réputation dans le milieu. Basso prépare déjà son retour! Le positif dans tout ca, c’est qu’un autre coureur de l’affaire Puerto est tombé, sera sanctionné et qu’en ce sens, le cyclisme poursuit son timide ménage. Ca avance tranquillement, mais au moins dans la bonne direction!

Le courage de Basso

La nouvelle du jour concerne évidemment Ivan Basso qui, selon un communiqué de presse émis par le CONI qui l’a entendu aujourd’hui, "serait passé aux aveux dans l’affaire Puerto":http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-907043@51-897302,0.html, admettant être bel et bien impliqué avec le médecin espagnol Fuentes. Témoignage de l’importance de la nouvelle, elle a fait la une des quotidiens sportifs L’Équipe en France et la Gazzetta Dello Sport en Italie. Ivan Basso donnera une conférence de presse demain pour confirmer ses propos tenus aujourd’hui devant le CONI. Le "coming-out" devant le public est donc pour demain et on devrait ainsi en apprendre plus sur les détails de l’affaire. Ce soir, La Flamme Rouge tient à rendre un vibrant hommage à Ivan Basso l’homme (pas forcément le cycliste!) et à saluer son courage. Car son témoignage aujourd’hui prouve une chose hors de tout doute: Ivan Basso aime le cyclisme et a les couilles de tout déballer, défiant ainsi l’omerta du milieu. Il n’y avait en effet aucun avantage pour lui de passer ainsi aux aveux. Explications. 1 – Ivan Basso n’a jamais échoué de tests anti-dopage de sa carrière. Dans ce contexte, il pouvait continuer de nier afin d’éviter une suspension et de respecter la sacro-sainte omerta qui prévault au sein de la famille cycliste professionnelle. Les tests d’ADN auraient peut-être prouvé que le sang contenu dans les poches saisies était bien le sien, mais le flou juridique et pénal entourant les procédures de l’affaire Puerto – comme celui entourant l’affaire Armstrong et ses échantillons du Tour 1999 positifs à l’EPO – l’incitait plutôt à nier en bloc toute implication. 2 – Ivan Basso perdra gros en tant que cycliste: que restera-t-il en effet de sa victoire sur le Giro 2006? Que restera-t-il de ses places de troisième (2004) et de second (2005) sur les Tours de France? Quelle carrière pourra-t-il espérer poursuivre une fois que la sanction – deux ans de suspension très vraissemblablement – seront purgées? Bref, il est évident que Basso le coureur n’avait aucun avantage à tout déballer ainsi. Son témoignage pourrait toutefois aider grandement le cyclisme et voici pourquoi: 1 – Le geste de Basso pourrait faire boule de neige et inciter d’autres coureurs à parler, notamment ceux impliqués dans l’affaire Puerto. Qui sait dans quelle mesure Basso n’a-t-il pas été inspiré par David Millar qui est passé par le même chemin et qui a repris sa place dans le peloton aujourd’hui? En ce sens, les instances seraient bien inspirées de témoigner envers Basso un geste de compassion en considérant ses aveux. Il faut faire un geste pour inciter d’autres cyclistes à témoigner de leur expérience. Si la remise de suspension ne serait pas appropriée, une négociation autour de la date du début de cette suspension pourrait être envisagée selon nous. 2 – Le geste courageux de Basso peut également être vu comme un signe évident d’intelligence, ce qui contribuera peut-être à rehausser l’image des cyclistes, image ternie ces dernières années par les déclarations aussi malheureuses que loufoques des Floyd Landis (c’est la faute du whisky), Tyler Hamilton (c’est la faute de mon jumeau…), Franck Vandenbroucke (l’EPO était pour mon chien malade…) ou Lance Armstrong (c’est la faute des Français qui m’aiment pas…). Les cyclistes pro avaient jusqu’ici la facheuse habitude de prendre leurs fans pour des cons; le geste de Basso est différent et on peut en ce sens y voir une certaine preuve de respect pour ses fans, ce qui est globalement positif (sans jeu de mots) pour le cyclisme. 3 – L’Affaire Basso prouve une fois de plus que les contrôles anti-dopage sont presque totalement innefficaces, Basso n’ayant jamais été testé positif lors d’un contrôle en carrière. Une fois de plus, c’est une enquête policière et judiciaire qui mène à ces aveux et qui permet au cyclisme de faire un peu de ménage. C’était déjà le cas avec les affaires Festina ou Musseuw. Les instances dirigeantes doivent en prendre acte et cesser de marteler au public que le cyclisme est un sport propre parce que les cyclistes sont les athlètes les plus testés. Ca ne veut rien dire! 4 – Pourquoi Basso devrait-il assumer tout seul à partir de maintenant? Est-il raisonnable qu’on permette à Bjarne Riis de continuer d’être directeur sportif de la CSC? Comment croire une seconde que Riis n’était pas au courant des agissements de son leader, un homme avec qui il passait le plus clair de son temps ces dernières années? Bref, les aveux de Basso devraient selon nous mener à l’exclusion pure et simple de l’équipe CSC du ProTour et surtout, à la radiation à vie de Bjarne Riis du cyclisme. Quelqu’un l’arrêtera-t-il un jour? Après avoir remporté un Tour de France chargé comme un mulet, il est aujourd’hui au centre d’un des plus gros scandales de l’histoire du cyclisme… Bref, on ne doit pas faire seulement payer les coureurs qui ont le courage de parler, mais on doit aussi sanctionner les dirigeants et entraineurs de leurs équipes, forcément au courant des pratiques en cours. Basso essaiera probablement demain de ne parler que de son expérience afin de protéger ses ex-équipiers et son ex directeur sportif, toujours en activité. Ceci étant, la négation de Basso demain face à des questions du style "votre équipe ou votre directeur sportif vous ont-t-ils incités à…" doit être interprétée… Bref, ce soir, le cyclisme est peut-être sur le point de commencer un gros ménage car Basso est un gros poisson dont les aveux auront des conséquences graves. On a d’autant plus hâte maintenant de connaître les suites de l’affaire Puerto, notamment les noms des autres coureurs impliqués et qui composent presque 50% du peloton pro européen. On salue enfin la volonté de certains dirigeants du cyclisme, Christian Prudhomme en tête, à faire avancer le dossier Puerto. Pourvu que ca continue! En on conspue, comme d’hab, les déclarations d’un Pat McQuaid maladroit et tentant, une fois de plus, de bien paraître dans l’affaire alors que l’UCI n’est pour rien dans l’affaire Puerto et que les contrôles en compétition sont toujours aussi faciles à déjouer: _I am especially sad to learn that a talented rider like Basso has apparently partaken in illicit practices. However, I try to see this news in a more positive context. Our increased efforts, with our other cycling partners, to put riders under pressure appear to be paying off. Today it is not easy to circumvent the rules._ Ridicule!

Affaire Puerto: au tour de Valverde?

Voici les nouvelles qui ont retenu notre attention ces derniers jours: 1 – Le journal sportif italien La Gazzetta Dello Sport, dont les propriétaires organisent de nombreuses courses pro en Italie dont le Giro et Milan SanRemo, "révèle aujourd’hui que l’Espagnol Alessandro Valverde pourrait bien être lié à l’affaire Puerto au même titre que Jan Ullrich et Ivan Basso":http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2007/may07/may07news. Dans cette affaire, tout fonctionnait par nom de code mais les Italiens pensent bien qu’on peut y identifier le leader espagnol. Attendons de voir jusqu’ou tout cela ira mais gageons que voilà une nouvelle affaire qui risque de faire du bruit et… du mal au cyclisme. 2 – On salue toutefois le courage de Christian Prudhomme, directeur du Tour qui, à force d’insister, a obtenu de Pat McQuaid, président de l’UCI, et de Patrick Lefevere, président des équipes du ProTour, une sorte d’union sacrée pour lutter contre le dopage. Les trois partenaires se sont entendus sur l’urgence de la situation, sur le fait qu’il fallait aussi augmenter les contrôles innopinés. C’est un pas dans la bonne direction. 3 – C’est le jeune Thomas Dekker qui s’est imposé au Tour de Romandie, arrachant la victoire à un Chris Horner qui avait en point de mire sa plus belle victoire en carrière. Dekker a su signer le meilleur temps du clm aujourd’hui pour s’emparer du classement général. Savoldelli a quelque peu sombré dans l’étape de montagne hier, manquant cruellement d’équipiers dans l’ascension finale. Il faut aussi dire que les conditions climatiques étaient difficiles (pluie et froid).

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