Tous les jours, la passion du cyclisme

 

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Les enjeux de la Coupe du Monde de ski de fond

La Coupe du Monde 2021-2022 de ski de fond organisée par la Fédération internationale de ski (FIS) démarre demain vendredi depuis Ruka en Finlande, une fidèle étape depuis des années déjà.

Payez-vous les images de la course l’an dernier à Ruka, magnifique. Et un cours de belle technique libre en ski par Klaebo et Bolshunov!

Je parle très rarement d’autres sujets que le cyclisme sur route sur La Flamme Rouge. En presque 20 ans, il n’y a peut-être que le Vendée Globe qui s’est taillé une place récurrente, aux quatre ans.

Depuis au moins cinq ans, je suis de près et pratique moi-même assidument le ski de fond en technique libre. Je m’intéresse à tout, autant les athlètes de la Coupe du Monde et ceux sur l’équipe canadienne, les courses internationales et nationales, la technique, le fartage, le matériel, l’entrainement en salle, etc. Je suis également depuis plusieurs années les vlog de plusieurs coureurs de la Coupe du Monde, dont ceux de Klaebo et Burman.

Du coup, je me sens un peu moins imposteur aujourd’hui qu’avant, et ai décidé d’écrire de temps en temps sur ce sujet. D’où ce premier article.

Je rassure tout de suite tout le monde: le cyclisme sur route restera de très, très loin le sujet principal de ce blog. Mais comme de nombreux cyclistes sont fondeurs l’hiver, que le sport cycliste et le ski de fond sont des sports d’endurance similaires, que les techniques d’entrainement sont souvent communes à ces deux sports (et le dopage aussi bien tristement, Anderlass…), ben on peut se permettre quelques articles sur le sujet durant l’intersaison cycliste, non?

Les enjeux de la Coupe du Monde cette année

Avec 2022 année olympique, ils sont nombreux à avoir les Jeux comme principal objectif de leur saison.

Plus que 70 jours avant le début des Jeux.

Certains coureurs ne pensent qu’à ca depuis des mois déjà.

L’épouvantail cette année s’appelle Alexandr Bolshunov, le solide Russe de 24 ans. L’or olympique occupe toutes ses pensées, lui qui a décroché trois médailles d’argent et une de bronze aux derniers JO de Pyeongchang.

LA grande question: Bolshunov courra-t-il enfin intelligemment? Véritable force de la nature, un peu bourrin aussi, Bolshunov la joue toujours pareil en course, peu importe la distance: rythme très élevé mais assez constant, et essayez de me suivre!

Sauf que les Norvégiens, Klaebo en tête, peuvent eux, le suivre… et le torcher dans les derniers mètres de chaque course.

Il aurait intérêt à pratiquer le cyclisme sur route l’été, Bolshunov, parce qu’en vélo, t’as vite fait de comprendre qu’être derrière, c’est souvent très payant… quand l’autre bouffe du vent pour toi devant!!

Autour de Bolshunov, les autres Russes sont solides: Ustiugov, Melnichenko, Spitsov, Belov, Chervotkin, pour ne nommer qu’eux. Tous courent un peu à la Bolshunov cependant…

L’équipe norvégienne amenée par Klaebo demeure de loin la plus redoutable et la plus homogène. C’est dément!

Le plus dur pour un skieur norvégien, ce n’est pas de gagner une Coupe de Monde, c’est de faire l’équipe nationale pour pouvoir prendre le départ d’une Coupe du Monde…

Klaebo est actuellement intouchable dans les sprints, fort d’une technique spectaculaire: personne ne possède sa vitesse d’éxécution en « offset » lors d’ascension.

Klaebo a travaillé ses points faibles tout l’été, et il faudra voir s’il peut être plus constant sur les épreuves plus longues cette saison, par exemple les skiathlons ou les grandes distances (50 kms).

Les autres Norvégiens – Valnes, Holund, Irvensen, Kruger, Rothe, Amundsen, Golberg, Skar, Tonseth, Nyenget – sont tous capables de s’imposer au plus haut niveau, et régulièrement.

Désormais supérieure à l’équipe de Norvège chez les femmes, l’équipe de Suède monte aussi en puissance chez les hommes, amenée par Jens Burman. À suivre de près.

Pour le reste, ca sera des coups d’éclat, par exemple des Italiens avec Pelligrino, les Suisses avec Cologna qui a de beaux restes, et bien sûr les Français qui ont une belle équipe avec Magnificat, Chanavat, Jouve, Lapalus, Parisse, Lapierre, entre autre.

Chez les femmes, c’est simple: les courses se résumeront à un duel de tous les instants entre l’équipe de Suède, très riche en talents et amenée par Frida Karlsson, contre une seule norvégienne, l’extra-terrestre Therese Johaug.

Attention cependant à l’autre norvégienne Heidi Weng qui s’est entrainée comme une bête tout l’été. Il faudra aussi surveiller la progression de Helene Marie Fossesholm, norvégienne elle aussi. Enfin, l’équipe américaine chez les femmes est intéressante, avec la très colorée et talentueuse Jessie Diggins.

Les Canadiens(iennes)

Beaucoup d’enjeux de ce côté-là, pas facile de succéder à un super-champion comme Alex Harvey.

Chez les hommes, il faudra surveiller bien évidemment Antoine « Tony » Cyr, présenté comme le meilleur fondeur canadien en exercice. Percer le top-15, être régulier, seront ses défis cette saison. Pas facile, tellement un haut niveau le ski de fond en Coupe du Monde.

D’autres seront à surveiller: Graham Ritchie, Rémi Drolet, et le jeune prodige Olivier Léveillé, gros moteur celui-là et dont on peut penser que le développement musculaire est encore loin d’être terminé. Il débarque au plus haut niveau, c’est possiblement lui la perle en devenir du ski de fond canadien.

Chez les femmes, Catherine Steward-Jones, Cendrine Browne et Dharia Beatty seront les têtes d’affiche.

L’équipe canadienne a bien débutée sa saison récemment avec quelques belles perfs tant chez les hommes que chez les femmes, du côté de Beitostolen en Norvège et de Gallivare en Suède.

Excitant pour la suite!

Soirée Siboire: Sherbrooke, ville de vélo

Il se passe de quoi à Sherbrooke côté vélo.

C’est Pierre-Olivier qui l’a dit hier en introduction à cette soirée conférence « Parlons Vélo » au Siboire Dépôt avec les invités Guy Thibault et Guillaume Boivin: la vision, c’est de faire de la ville de Sherbrooke une ville vélo.

Peut pas être plus clair.

Beaucoup de choses encore à venir dans les prochains mois!

Et c’est une bonne partie du gratin du vélo au Québec qui était présent hier au Siboire: on était venu de Gatineau certes, mais aussi de Bromont, de Drummondville, de Montréal, et de bien d’autres endroits au Québec et ailleurs (la Virginie par exemple) pour écouter Guy et Guillaume.

Très belle soirée, fort intéressante.

Autant pendant, qu’après!

Guy Thibault nous a d’abord servi un condensé des derniers développements en matière d’entrainement par intervalles. C’est toujours intéressant d’en apprendre davantage sur les formules qui donnent les meilleurs résultats, et notamment ce fameux 12x30sec full gas avec 4min de récup entre les intervalles. Formule « Gibala » pour ceux qui veulent en savoir plus!

Intéressant aussi de savoir qu’on peut faire des séances d’intervalles tout le temps, même à faibles intensités en mode récup.

Évidemment, il a été question avec Guy d’entrainement polarisé, la formule « à la mode » actuellement.

De la tyrannie du FTP aussi, comme celle des lactates. Une bonne idée, d’ailleurs, les lactates dans le sang au départ d’un chrono…

Ce fut ensuite le tour de Guillaume Boivin qui est évidemment revenu sur son Paris-Roubaix d’anthologie il y a quelques semaines avec son équipe Israel Start-Up Nation.

C’était « gooooood »….

Roule aux watts, Guillaume? Pas du tout.

L’important au bout du compte, c’est pas les watts, mais bien la vitesse. Parce que quand vient le temps de t’accrocher à la roue de Mathieu Van Der Poel, ben tu t’en fous des watts: faut juste que tu trouves le moyen de rester dans la roue de Mathieu!

Guillaume boivin, 23 novembre 2021

Sept gels à l’heure sur une course comme Paris-Roubaix, l’alimentation en course chez les pros n’est pas forcément celle qu’on croit…

53 psi dans les pneus de 30mm de section pour Guillaume sur Paris-Roubaix cette année, disputé sous la flotte.

Maudite chute…

Le plus dur pour un coureur québécois en WorldTour en Europe? L’exil, loin de sa famille.

Le secret du succès des jeunes pros en Europe actuellement, comme Pogacar ou Evenepoel? Pas facile à déterminer avec certitude, mais ces coureurs s’entrainent très bien depuis des années déjà, la science de l’entrainement ayant beaucoup progressé.

Et oui, on perd encore beaucoup de très bons athlètes en cyclisme au Québec, faute de bien pouvoir les développer et de leur offrir des opportunités de se faire valoir au plus haut niveau.

Oui, le développement du gravel du côté de l’UCI et des Fédés, c’est une bonne chose.

Enfin, ce qui fait la différence chez les pros? Selon Guillaume, la fraicheur au départ d’une course.

Certainement vrai en amateur aussi!

Petite salope

Quelques mots, échangés il y a des années au départ des courses.

Une fraternité dans l’effort, le cyclisme étant un sport si dur.

Le respect, toujours.

La Flamme Rouge, aussi. Ca rapproche parfois, malgré la distance physique entre nous.

Puis la vie qui te sépare, mais pas si différente au fond pour lui et moi.

Des enfants à s’occuper, une carrière. Métro, boulôt, dodo. Les années passent.

Survient la tuile. La vie est rarement un long fleuve tranquille. Surtout en vieillissant.

Tu espères le mieux, discrètement. Quelques mois plus tard, t’es heureux d’apprendre que l’enjeu est maîtrisé. Tu as certes gardé le silence, mais tu es fier de voir qu’une fois de plus, un coureur cycliste a montré de quel bois il était fait.

Après tout, nous sommes de sacrés gaillards.

De nouveau, t’es admiratif de ses exploits, de sa passion pour le cyclisme. De très bons résultats cette saison. Je suppose que souffrir sur un vélo n’est pas grand chose quant on a traversé l’enfer.

L’enfer se représente.

Petite salope.

Alors le compte-rendu de Milan-Turin attendra un peu. Jamais été là pour faire de l’audimat, encore moins du cash.

Aucun doute, la petite salope sera vaincue, car elle est seule: lui ne l’est pas.

Ce n’est qu’une question de temps, de patience: porter l’attaque au bon moment.

Sait pas à qui elle a à faire, cette petite salope: le gars est un teigneux, dans le bon sens du terme. Capable de rouler 250 bornes solo, pour les bonnes raisons.

Et de repartir le lendemain.

Lâchera jamais l’affaire.

Aujourd’hui, je pense à lui.

Prompt rétablissement, champ.

Demain, la route ne sera que plus belle.

Les commentaires sur LFR

18 ans.

Bientôt 18 ans que La Flamme Rouge existe et diffuse plusieurs fois par semaine des articles, question de partager la passion du cyclisme.

L’âge de la majorité!

Ceux qui lisent ce site régulièrement savent que je remets souvent en question la pertinence de La Flamme Rouge, voulant à tout prix éviter de « tourner en rond » et de « radoter » les mêmes histoires.

Le monde a également beaucoup changé ces 18 dernières années.

Par exemple, on trouve aujourd’hui beaucoup d’autres façons de rester informé sur le cyclisme, ne serait-ce que via des podcasts comme Radio Tour ou Radio Bidon par exemple, ou encore via les nombreux « YouTubers » présents sur YouTube qui parlent d’une foule de sujets ou qui partagent leurs aventures cyclistes. Ca n’existait pas au moment de la création de ce site, il y a 18 ans.

Alors, toujours pertinente, La Flamme Rouge?

Quelle est la valeur ajoutée d’un blog aujourd’hui face à toute cette « concurrence »?

Je réfléchirai fort à ces questions au cours des deux prochaines semaines. Je me remettrai en question.

Mais je vois déjà un possible atout du blog La Flamme Rouge, et qui en fait un endroit unique: vos commentaires.

Aucun autre médium ne permet de partager ainsi votre opinion sur un sujet X. Sur YouTube par exemple, vous êtes essentiellement passifs, idem sur un podcast.

Sur La Flamme Rouge, vous pouvez être actifs. Vous pouvez prendre part au débat.

J’ajouterais: vous devez être actifs. Vous devez prendre part au débat.

Car c’est une valeur ajoutée très importante: un blog permet de prendre le pouls d’une communauté d’experts sur certains sujets. Ca peut être très intéressant.

Ca peut être, pour certains acteurs du milieu, très utile également.

Ca peut donc influencer la prise de décision.

Je ne sais pas de quoi est fait l’avenir de La Flamme Rouge, mais je sais que cet avenir est lié à la qualité et à la diversité des commentaires laissés sur ce site.

Vous savez que j’accorde une attention particulière à vos commentaires. Je les lis. Je les modère. Je m’assure de leur qualité, par exemple en m’opposant vigoureusement aux attaques personnelles.

Globalement, ca fonctionne très bien grâce à vous tous; je vous en remercie.

Ceci étant, vous pouvez contribuer davantage à maintenir La Flamme Rouge vivante, pertinente et utile dans l’avenir.

La Flamme Rouge n’est pas un forum de discussion entre initiés. Si ca le devient, l’intérêt de beaucoup de lecteurs pour ce site disparaitra, car La Flamme Rouge projettera l’image d’un club sélect réservé à une petite bande.

Vos commentaires doivent être pertinents à l’égard du ou des sujets traités dans la publication du jour.

Pour être utiles, les commentaires sont idéalement variés, provenant de plusieurs personnes qui apportent des points de vue ou des connaissances différentes à propos du sujet du jour. On veut éviter ici que quelques personnes seulement laissent 70 commentaires sous la forme d’un échange qui, parfois, s’éloigne rapidement du sujet du jour sur le site.

Vous n’avez jamais laissé de commentaires sur La Flamme Rouge? Osez! Vous contribuerez ainsi à la pérennité du site, à sa pertinence et son utilité aussi.

Vous avez été plus nombreux que jamais ces dernières semaines à consulter La Flamme Rouge et à y laisser un ou des commentaires. Je vous en remercie, même si je ne cherche pas à faire de l’audimat. Je n’ai rien à vendre, aucun produit à promouvoir… et je préserve jalousement l’indépendance totale de La Flamme Rouge. Sur ce site, zéro publicité, pas de fenêtres intempestives ou de vidéos qui démarrent sans avertissement, et encore moins d’articles payants.

Vous êtes également plusieurs à m’avoir témoigné – en public ou en privé – de votre appréciation de la qualité du travail proposé sur ce site; là encore, je vous en remercie, ce sont des messages qui font toujours plaisir et qui poussent forcément à poursuivre.

La Flamme Rouge peut encore se développer, augmenter sa pertinence, sa qualité. Au cours des deux prochaines semaines, je penserai à tout ca. Mais il est clair que la suite ne dépend pas que de moi, mais de vous aussi.

Plus que jamais, j’ai besoin de vous pour faire de ce site un lieu unique de partage de la passion du cyclisme.

Ma passion du cyclisme. La vôtre aussi. L’indépendance totale de ce site, donc un espace de liberté, dénudé de tout intérêt mercantile. La qualité, la pertinence et la diversité de vos commentaires. Réunis, ces ingrédients assureront la crédibilité, l’utilité et le caractère unique de La Flamme Rouge.

C’est comme cela que l’on pourra souligner, dans deux ans, les vingt ans d’existence de ce site!

Dans le monde d’aujourd’hui, c’est aussi un sacré pari.

Rouler sous la canicule

43 degrés.

C’était la température affichée au thermomètre en Alsace durant cette dernière semaine de juin 2019. Pascal en sait quelque chose!

La cyclosportive L’Alsacienne n’a pas eu l’autorisation d’organiser le grand parcours de 160 bornes compte tenu de la canicule extrême; les participants ont tous été rebasculés sur l’épreuve de 125 bornes.

Ce fut quand même une sacré épreuve. Perso j’ai bien préformé, mais j’en ai bavé dans le final!

Cyclisme et canicule, incompatible compte tenu de l’intensité de notre sport?

Non.

On annonce très chaud au Québec au cours des prochains jours.

Vous pouvez rouler quant il fait très chaud. Soyez simplement intelligents, adaptez votre pratique!

Nous avons tous des tolérances variables à la chaleur. Perso, je supporte mieux que la moyenne, probablement en raison d’un degré permanent d’affutage élevé.

Autrement dit, je suis maigre. Pas pour mon bien.

Comme pour le froid, on peut aussi s’acclimater à la chaleur: quelques sorties, et ça va nettement mieux.

Voici quelques trucs pour vous permettre de rouler par temps très chaud, une situation que j’affectionne particulièrement.

Tôt le matin

Pour des longues sorties, pensez à partir plus tôt le matin, lorsque le temps est plus frais: départ à 8h, voire 7h. On peut ainsi engranger deux ou trois heures de temps de selle par temps plus frais avant de commencer à souffrir de la chaleur qui augmente vraiment dès 10h le matin. Un autre avantage de ces départs matinaux est que le vent est souvent quasi-inexistant à ces heures!

Écourtez vos sorties

Si canicule il y a, avez-vous vraiment besoin de prévoir une sortie de 5h ou plus? Écourtez si possible! Il y a une grande différence entre rouler 5h par 27 degrés versus par 32 degrés Celsius… Adaptez vos séances, on laisse beaucoup d’énergie dans les vents du printemps au Québec, mais aussi dans les grosses canicules. Au besoin, rabattez-vous sur des séances plus courtes, mais plus intenses. Vous vous en remettrez plus rapidement, et elles seront plus bénéfiques pour votre condition générale.

Maillot ouvert

Ouvrez votre maillot! Je me surprend de croiser plein de cyclistes avec maillots à fermeture centrale, mais je vois très rarement ces maillots ouverts au complet. Une fermeture centrale, ça sert à ça: ouvrir! Particulièrement utile dans les ascensions, où on respire mieux avec un maillot complètement ouvert par temps très chaud. S’il fait vraiment très chaud, gardez-le ouvert en tout temps, ça fait du bien dans la descente…

Sous-maillots

Un maillot lycra plein de sueur qui vous colle à la peau, pas top pour évacuer la chaleur, ca fait effet « wetsuit ». Je préfère l’option d’un sous-maillot en mesh très léger, qui empêche le maillot de coller à la peau et qui créé une circulation d’air bénéfique pour thermoréguler la température corporelle. Même par temps très chaud, deux couches valent parfois mieux qu’une! Les Touaregs l’ont compris depuis des générations…

De l’ombre

Choisissez vos parcours! Je n’hésite pas à programmer des intervalles par temps caniculaire, mais j’adapte: 1) si je ne me sens pas bien durant le réchauffement, je coupe et 2) je choisis mes endroits à l’ombre. Un exemple? Pour les cyclistes de Gatineau, les chemins Musie et Ojai (mes ascensions de prédilection depuis quelques années), très ombragés et agréables même lorsqu’il fait très chaud, offrent de quoi bien travailler à l’ombre. Et ces deux ascensions sont situées à quelques kilomètres seulement d’un point d’eau facilement accessible, celui du Centre des visiteurs d’Old Chelsea. Le bon plan ! Même si vous sortez d’Ojai détruit et déshydraté après 6 ascensions, votre bonheur n’est qu’à 5 petites minutes de distance… l’agonie n’est jamais longue.

Des points d’eau

Choisissez des parcours avec plusieurs points d’eau en cours de route. Par temps caniculaire, l’arrêt à la source de Wakefield, par exemple, pour les cyclistes de la région de Gatineau, est très indiqué. Une autre source se situe sur le chemin Montée Paiement, une fois complétée l’ascension du Lac Létourneau via le McGregor. Le bon plan de parcours pour ravitailler régulièrement et à peu de frais, pour ainsi ne pas souffrir de déshydratation.

Aspergez vous!

Ne négligez pas les effets de vous asperger à l’eau claire par temps très chaud, ce n’est pas pour rien qu’on voit nombre de coureurs pro s’asperger ainsi dans les longs cols (parfois avec l’aide du public qui leur tend des bouteilles d’eau qu’ils se vident sur la tête). J’ai adopté cette pratique il y a plusieurs années, et ça fait vraiment du bien. Un quart de bidon sur la tête, qui ruisselle ensuite vers le bas, excellente douche rafraichissante, surtout si la descente arrive bientôt.

Limitez la zone 5

Les efforts maximaux peuvent être difficiles par temps caniculaire, les énergies pouvant être moindres, et les nausées plus fréquentes. Adaptez votre entrainement! Vos sensations au départ, durant les 15-20 premières minutes, doivent guider la suite. Si elles sont mauvaises, n’hésitez pas à changer le plan de match. 6x2min en zone 4 peuvent aisément être modifiées pour faire 3 ou 4×5-6min en zone 3. Ca demeurera payant, et votre acclimatation à la canicule sera préservée. La prochaine sortie n’en sera que meilleure.

Hydratez-vous avant l’effort

Mon expérience personnelle m’indique que l’hydratation avant l’effort est fondamentale par temps très chaud. Par temps frais, not so much, vous avez droit à l’erreur. Mais si vous partez pour un gros entrainement par 40 degrés avec un déficit hydrique, ça risque d’être rapidement la galère si ça roule vite. Soignez votre hydratation dans les 24h précédant vos entrainements par temps caniculaire.

Augmentez votre apport énergétique

Par temps très chaud, vos repères traditionnels ne sont plus les bons, à intensité égale bien sûr. Vous consommez un bidon par 40 kms d’ordinaire? Probablement plus le bon ratio par temps très chaud. Vous n’avez besoin que d’une barre énergétique par 80 kms d’ordinaire? Là encore, ce n’est plus valable par temps très chaud. Vos pertes hydriques sont beaucoup plus importantes, il faut modifier vos repères en conséquence. Dans le doute, buvez, buvez, buvez encore. Sur le long terme, le gagnant ce sera vous!

La dérive cardiaque

Pas d’affolement si vos pulsations cardiaques sont un peu différentes par temps très chaud, c’est normal. Celles-ci sont souvent plus élevées, pour un même effort. Le corps travaille en double: pour soutenir l’effort et pour évacuer la chaleur qui s’accumule vite. Encore une fois, la bonne pratique dans ces conditions est de soit réduire l’intensité, soit de réduire la durée de ces intensités.

Le corps s’adaptera

Quoi qu’il en soit, le corps humain est capable de s’adapter aux efforts par chaleur extrême, aucun doute là-dessus. Mes 10 jours en Alsace en 2019 par canicule extrême, à faire de gros efforts dans les cols, a été très concluante sur ce point; après quelques jours, rouler par 40 degrés voire plus n’était plus un problème, malgré que cela rendait quand même les sorties plus difficiles. Évidemment, la prise d’altitude aide souvent en montagne, une situation inexistante dans les autres régions où l’on peut avoir à gérer 35 voire 40 degrés sur toute la sortie.

Soyez à l’écoute de vos sensations! On aura beau dire, nous avons tous une tolérance variable aux froids et aux chaleurs extrêmes.

Gentleman cycliste: ouvrir la porte

L’air est doux en cette chaude journée d’été.

Tu roules avec ton ou ta pote, une belle sortie d’entrainement, pour le plaisir. Le vent est de dos, tu avances vite sans effort, ton(ta) partenaire derrière toi près de la ligne blanche, question d’évoluer en sécurité sur des routes ouvertes à la circulation.

Virage à gauche.

Soudainement, le vent vient de côté. Du côté gauche.

Pense à ouvrir la porte!

Trop peu de cyclistes ont ce réflexe qui peut faire une sacré différence dans le plaisir à rouler avec une ou deux autres personnes.

Par ouvrir la porte, j’entends te décaler un peu de la ligne blanche vers le centre de la route, question de permettre au partenaire de profiter de ton aspiration.

Le principe de l’échelon et de la bordure en cyclisme.

Si tu restes collé à la ligne blanche au plus près de la limite de l’asphalte, ton partenaire n’a plus d’abri maintenant que le vent vient de côté. Il est pris dans la bordure, exposé comme toi au vent. Il travaille aussi fort. Il risque de sauter si l’effort est soutenu et qu’il est moins fort que toi.

Si tu te décales de quelques centimètres seulement vers le centre de la route, il peut retrouver ton aspiration, et donc économiser ses efforts. Bientôt, ca sera ton tour de revenir derrière lui, et de profiter du même répit si lui aussi pense à t’ouvrir la porte.

La sécurité routière? Pas besoin de se décaler de beaucoup, quelques centimètres suffisent largement si vous êtes deux ou trois. Avec des groupes plus nombreux, c’est évidemment plus compliqué car l’éventail prend plus de place.

Protéger ses amis(es) du vent lors d’une sortie en leur faisant profiter de ton expérience, c’est ca être un gentleman cycliste.

Après, tu peux jouer à ouvrir ou non la porte.

Un(e) ami(e) ne roule pas bien? Est désagréable? Ferme lui la porte! En roulant au plus près de la limite de l’asphalte par vent de côté, tu le mets dans le vent lui(elle)-aussi. Tu peux ainsi le faire sauter, ou du moins le(la) faire travailler fort pour rester au contact.

À plusieurs, tu peux aussi jouer à ouvrir la porte pour certains, mais pas pour d’autres. À quatre par exemple, davantage d’espace est requis pour protéger tout le monde. Tu peux décider, selon ton emplacement sur la chaussée, de protéger un ou deux amis(es) seulement, dépendemment de qui tu veux mettre dans le vent. Ca peut être utile pour faire comprendre à des « suceurs de roue » professionnels qu’ils doivent eux aussi assumer leur part de travail. En gros, tu leur passes le message « je veux bien travailler pour toi, mais tu dois toi-aussi travailler pour les autres. »

Jouer ainsi peut être amusant. Mes plus belles sorties avec mon frère sont celles-là: nous « ouvrions la porte » chacun notre tour en début de sortie puis, à un certain moment, l’un de nous ne l’ouvrait plus. On savait alors que les choses sérieuses commençaient, et que ça serait bientôt l’explication finale pour établir qui des deux est le plus fort…

En course, rabattre un évantail peut être très payant pour créer une bordure et ainsi provoquer une grosse sélection. Les meilleures équipes ne laissent la place qu’à leurs coureurs, et basta.

Bref, si je roule un jour devant vous 15 cm à gauche de la ligne blanche, ce n’est pas parce que je ne respecte pas les règles de la sécurité routière ; c’est que je vous ouvre la porte pour vous protéger du vent. Si je me rabats au plus près du bord de la route, c’est que je voudrai en finir avec vous!

Vent de dos

En groupe, plus difficile vent de face ou vent de dos?

Vent de dos!

C’est donc le contraire d’une sortie solo. Solo, c’est nettement mieux vent de dos bien sûr.

En groupe par contre, le différentiel de watts entre ceux qui sont devant et ceux qui sont derrière est nettement moins important par vent de dos, rendant la situation potentiellement plus compliquée pour ceux qui sont dans les roues.

Vent de face, la personne qui tire devant est peut-être à un niveau de puissance de 100 watts voire plus supérieure à la vôtre bien planqué dans les roues.

Vent de dos, ce différentiel est largement inférieur. À 50km/h vent de dos, le premier génère peut-être 400 watts, ceux qui sont dans les roues doivent aussi tirer 350 voire 375 watts à cette allure. Largement moins de différence que vent de face.

En groupe, méfiez-vous donc des phases de la sortie qui seront négociées vent de dos; si ca roule vite, vous aurez à travailler presqu’aussi fort pour suivre que les premiers devant!

Le déclic

T’as été encabané de décembre à avril au Québec.

Alors t’a fait du home-trainer, ou du ski de fond, sachant bien que ce n’est pas tout pour préparer une saison de vélo.

La reprise dehors début avril a certes été une délivrance. La joie de remonter sur ton vélo, de te sentir enfin de nouveau libre en pédalant, a cependant été affectée par ce petit quelque chose que tu connais bien: un peu juste.

Après 120 minutes dans le vent du printemps, souvent la panne de cannes.

Tu n’as pas encore cédé à la tyrannie des watts, mais tu sais bien que la mesure ne serait pas à la hauteur de ce que tu peux faire, de tes attentes.

Alors tu as roulé.

Et encore roulé.

Le plus souvent, presque tout le temps en fait, solo.

Tu as pesté aussi, notamment contre ce diable de vent du printemps. Un vent froid, soutenu, usant, et curieusement si souvent de face. Baisser la tête.

Les oies dans le ciel au dessus de ta tête d’ailleurs évoluent en voiliers. Tu n’as pas eu ce luxe.

Tu t’es accroché. Tu es sorti souvent, même quand tu n’en avais pas envie. Tu as souffert en silence, seul, sachant qu’un kilomètre seul compte double.

Tu as eu les mains et les pieds gelés.

Tu as fait tes devoirs, ces intervalles durs, souvent jusqu’à l’épuisement. Parfois, la rage au coeur.

Et tu t’es posé une tonne de questions. La plus difficile, pourquoi?

Pendant des semaines, pas de réponse. Tu sais juste que tu t’es déjà posé cette question avant dans ta vie, et que la réponse d’alors n’est pas forcément celle que tu trouveras aujourd’hui. Ça pourrait te lâcher.

Mais tu as continué sur le chemin, des fois en mettant ton cerveau à off. Ta passion du cyclisme t’a soutenu dans cette quête, sans même le savoir. Parfois, tu as roulé avec les images de Mathieu, de Wout, de Julian, de Greg, de Sean, de Bernard et de Laurent dans la tête.

Parfois, la tête vide.

La réponse vient tout juste de te parvenir.

La réponse, c’est le déclic.

Une seule sortie, et tu as compris.

Tu as compris que tu reviens. Que les efforts des dernières semaines n’ont pas été vains.

Enfin, la bonne patte. Parti comme une balle, solo encore une fois, ca a tenu cette fois-ci sur ta sortie. Dans le final, tu t’es fait vraiment plaisir à en remettre une couche, surpris que tes jambes répondent encore malgré la violence des efforts jusque là, et les kilomètres encaissés.

La moyenne est stratosphérique pour un effort en solitaire dans le vent. Tu t’es surpris.

Donc tu sais.

Tu sais aujourd’hui que le chemin emprunté est le bon. Hard work always pays off. Ouf, c’est encore vrai.

Tu sais aujourd’hui que cette année encore, tu seras dans le coup. À ton meilleur niveau.

Surtout, tu sais que tu auras une opportunité, si précieuse parce que tu vieillis comme tout le monde: celle de pouvoir, si tu t’entraines encore fort, te battre toi-même.

Port du masque obligatoire à vélo?

La mesure a été annoncée discrètement: le port du masque est désormais obligatoire au Québec lors de sorties à vélo si l’on fait partie d’un petit groupe, limité à un maximum de huit cyclistes.

La mesure a de quoi surprendre puisque l’activité se déroule en plein air, à bonne vitesse et que par défaut, les cyclistes ne peuvent se « coller » l’un à l’autre pour des raisons évidentes de sécurité et de… largeur du guidon.

Même la Fédération québécoise des sports cyclistes a été prise au dépourvu par la mesure entrée en vigueur jeudi dernier, et a fait des représentations auprès des autorités compétentes avec comme objectif ultime un assouplissement de la mesure. On attend toujours des nouvelles.

Reste à savoir si la mesure sera strictement appliquée par les forces de l’ordre.

Selon moi, les priorités sont ailleurs: avec le beau temps, les parcs sont pris d’assaut, les groupes s’y multiplient avec, bien souvent, des mesures sanitaires élémentaires bafouées. C’est là qu’il faut agir si on se fie au gros bon sens, plutôt qu’au sein d’un groupe de quatre cyclistes évoluant à 35 km/h sur une route de campagne, en file indienne et donc forcément distants l’un de l’autre.

Le port du masque peut-il affecter la qualité de l’entrainement à vélo?

L’article publié en novembre dernier sur le site Nature humaine de Guy Thibault nous permet d’en savoir plus sur cette question.

Dans tous les cas, le port du masque lors de la pratique cycliste peut entrainer une gêne respiratoire.

À intensités faible ou modérée toutefois, cette gêne ne se traduit pas forcément par un impact significatif sur le débit ventilatoire, la fréquence cardiaque ou les performances générales.

À intensité plus élevée, les choses se gâtent. Les performances peuvent être réduites, et l’inconfort est grandissant.

En attendant d’autres nouvelles officielles, je conseille la prudence, tout en espérant que les autorités feront preuve de jugement dans l’application des directive. Il m’apparait plus judicieux de concentrer les efforts là où ça paye le plus: les parcs, les rues piétonnes dans les grands centre-villes, voire les lieux publics comme les centres de services divers, sont probablement des endroits où les interventions auront le plus grand impact sur la santé publique.

100 kms de vélo sur la neige

Question d’amuser un peu nos lecteurs français, voici un petit video de moins de six minutes réalisé par Adam Roberge, coureur pro québécois, témoignant de son 100 kms de vélo sur la neige réalisé cet hiver par une température de -20 degrés Celsius.

Vous avez bien lu: -20 degrés Celsius.

Comme quoi, le vélo au Québec, c’est 365 jours par année!!!

Adam en profite pour nous parler de la différence entre la pratique naïve et la pratique délibérée. À l’aube d’une nouvelle saison de vélo sur route, cela pourra en inspirer certains afin de franchir de nouveaux paliers.

Je remercie Adam d’avoir porté ce vidéo à mon attention.

On se régale de cyclo-cross!

3e étape aujourd’hui de la Coupe du Monde de cyclo-cross. C’est du côté de Dendermonde en Belgique, sur un circuit inédit et très gazonné. Pour découvrir le parcours, c’est juste en dessous.

L’occasion d’un nouveau match Van Der Poel – Van Aert, parfois arbitré par le jeune britannique Thomas Pidcock cette saison.

Chez les femmes, toutes les favorites sont présentes, ainsi que la québécoise Magalie Rochette, toujours en quête d’un bon résultat cette saison dans la discipline.

Hier du côté de Zolder, ce fut un festival Van Der Poel, qui a toujours été à l’aise sur ce circuit rapide. Van Aert a été victime d’une crevaison assez tôt dans la course, ne lui permettant pas de défendre ses chances à la régulière. Une belle course, mais plus intéressante encore chez les femmes puisque c’est arrivé au sprint.

Mercredi dernier du côté de Herentals, c’est Wout Van Aert qui s’est imposé, après que Van Der Poel ait été retardé sur crevaison à la mi-course (c’est chacun son tour!). Mathieu aurait probablement pu revenir sur tout le monde… excepté Van Aert.

Chose certaine, rien de mieux en ce moment que ces courses de cyclo-cross pour vos séances de home-trainer!

Quelques cadeaux de Noel exclusifs

À l’approche du « Black Friday », quelques suggestions de cadeaux de Noel exclusifs (et souvent chers!) pour le(la) cycliste de goût.

Parapluie Assos

Parce que tu affiches discrètement tes couleurs. Par temps moche, c’est bien.

Silca Ypsilon

Parce que dans le vélo, il faut savoir visser.

Elite Fuoripista

Parce que c’est un objet incroyable, tout simplement. Jamais un home-trainer n’aura eu si bon look dans le salon de votre loft new-yorkais.

Flutes à champagne Bianchi

Parce que ca vous prend ca pour compléter le kit avec votre home-trainer Elite…

Selle Italia SLR Tekno

Parce que le design italien dans toute sa splendeur. Le confort? Si vous posez la question, c’est que vous n’avez pas compris.

Balance Garmin S2

Parce que ca vient de sortir. Espérons que Zwift pourra s’y connecter automatiquement…

Chaussures « Vintage » Prooü Toscana

Parce que la classe de Fausto Coppi.

Castelli Gabba Convertible

Parce que si vous n’avez pas de Gabba, vous n’êtes pas un cycliste.

Maillot Attaquer « Sunshine »

Parce qu’il faut parfois oser attaquer.

Tasses expresso Campagnolo

Parce que dans ces tasses, l’expresso d’avant-sortie entre amis(es) est toujours meilleur. Et ca met l’ambiance. Mise en garde: l’effet n’est pas le même dans des tasses Shimano ou Sram…

Gallets Ceramic Speed

Parce que les détails font parfois la petite différence.

Livre « En chasse patate »

Parce que la culture vélo et l’humour, c’est important.

Écouteurs Rapha – Bang & Olufsen

Parce que c’est fait pour l’entrainement à l’intérieur. Et de votre intérieur.

Attention aux suppléments

90%.

Neuf athlètes amateurs sur dix consommeraient des suppléments alimentaires.

Poudres de protéines, shakes de récupération, vitamines, BCAA, remèdes homéopathiques, probiotiques, brûleurs de gras, autres produits dont l’industrie vante les propriétés dynamisantes pour l’exercice physique: force, tolérance aux lactates, VO2 max, etc.

Ces produits ne sont pas sans danger.

On apprenait la semaine dernière qu’un coureur maitre de 47 ans en Irlande a été contrôlé positif à de nombreuses substances dopantes, et condamné à une suspension de quatre ans.

On a retrouvé dans ses échantillons les substances suivantes: « epioxandrolone, oxandrolone, 18-noroxandrolone, boldenone et boldenone metabolite(s) ».

God knows what this is all about!

Raison évoquée du dit-cycliste: consommation de plusieurs suppléments alimentaires, certains ayant été achetés aux États-Unis via Internet.

D’autres cas de contaminations croisées sont bien connus.

Ces cas malheureux nous rappelle que nous sommes responsables des produits qu’on peut retrouver dans notre corps.

En qu’en matière de suppléments alimentaires, l’extrême prudence est de mise si vous faites de la compétition.

La recommandation des autorités en la matière est simple: ne consommez rien.

De toute façon, pour la vaste majorité des produits dont on nous vante les mérites à grands coups de « testimonials » sur Internet, les effets ne sont pas prouvés scientifiquement. Toutes mes lectures sur le sujet pointent dans une même direction: si vous avez une alimentation équilibrée, pas besoin de suppléments. Ils présentent parfois des effets indésirables, parfois graves.

L’étude la plus sérieuse que j’ai trouvé est cette thèse de doctorat déposée en 2017 à l’Université de Lorraine.

Bref, ces suppléments, c’est le plus souvent du flan. Autrement dit… du vent.

Si vous tenez quand même à utiliser ces suppléments alimentaires, sachez qu’il existe quelques ressources vous permettant de limiter les risques de contamination avec des produits strictement interdits par le code mondial antidopage.

Je pense au label « Certified for Sport » de la NSF aux États-Unis. Les produits portant cette étiquette présentent des risques très réduits de contamination, sans le garantir de façon absolue. Bref, vous réduisez quand même le risque considérablement de vous faire piquer au contrôle.

Le Centre canadien d’éthique sur le sport présente aussi une page intéressante sur son site Internet à propos des suppléments.

En France, la Société française de nutrition du sport (SFNS) propose également une page listant les produits énergétiques ayant reçu la norme « AFNOR » qui garantit l’absence de produits interdits. Parmi ces produits, tous ceux que j’utilise depuis la fin des années 1990: Overstim’s. Serious stuff.

Je ne prends aucun risque dans ce domaine. J’y reviendrai.

Autre ressource très intéressante, le site de l’IRBMS, soit l’Institut de recherche du bien-être, de la médecine et du sport-santé. Vraiment un site avec de nombreuses informations crédibles, dans une grande variété de sujets. On y retrouve plusieurs pages dédiées aux suppléments, notamment celle-ci à propos de l’intérêt des BCAA (rapport final payant). Conclusion de l’étude:

Les recommandations de consommation proposées par les fabricants de supplément alimentaire BCAA sont très souvent excessives et ne respectent que rarement les apports nutritionnels conseillés, même pour les sportifs à haut niveau de performance. Ainsi, des produits « hors norme nutritionnelle » sont en vente libre!

IRBMS, dossier spécial BCAA, 2019

Ou cette page plus générale sur les compléments alimentaires. Selon l’IRBMS, 15% de ces compléments contiendraient des substances dopantes ou dangereuses pour la santé présente et future. De quoi faire réfléchir un peu!

Enfin, vous avez toujours le site GlobalDro pour vérifier si un médicament ou une substance est autorisée ou non selon le code mondial anti-dopage, mais ce site ne contient pas d’information reliée aux suppléments alimentaires.

Une alimentation équilibrée

Pour des conseils dans ce domaine lorsque vous êtes sportif intense, j’aime beaucoup le site diététiquesportive.com que je consulte depuis un bon moment déjà.

J’aime bien leurs fiches consacrées à certains aliments plus précis: spiruline, rhodiola, etc. On voudrait juste que le site soit plus fréquemment alimenté! (sans jeu de mots…)

Et la page des compléments alimentaires est particulièrement intéressante dans le contexte de cet article.

Le cannabis

Légal au Canada, il demeure sur la liste des produits « interdits » de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA). Il convient donc de faire attention avec l’usage du cannabis, qui est considéré comme une substance « à seuil », c’est à dire qu’il ne faut pas dépasser une certaine concentration de cannabinoïdes, faute d’être positif.

Fait intéressant toutefois, le CBD (cannabidiol) ne fait plus partie des substances interdites par l’AMA. Soyez toutefois prudent dans sa consommation, les produits de CBD n’étant généralement pas exempts de THC, ce dernier étant toujours interdit au-delà d’un certain seuil.

Les produits pour les allergies saisonnières

C’est un eldorado du dopage chez les coureurs cyclistes maitres selon moi, l’usage de pompes type « Ventolin » étant très répandu. Rien de tel qu’un peloton cycliste pour y trouver une grosse concentration d’asthmatiques sur papier!

Il existe pourtant des solutions.

Souffrant d’allergies saisonnières en croissance chaque saison depuis dix ans (l’année 2020 ne fut pas de tout repos à ce sujet), j’en sais quelque chose.

Mon médecin et moi avons trouvé une solution propre: le Montelukast. Famille d’un nom à coucher dehors: un antagoniste des récepteurs des leucotriènes. Commercialisé par Merck (c’était prédestiné!) sous le nom de Singulair. Officiellement autorisé par la législation anti-dopage, sans autorisation à usage thérapeutique (AUT).

Je n’utilise donc pas de pompes, rien. Juste ce médoc autorisé, pour lequel je suis tranquille à 100%.

Mais je vous ai menti: pas à l’eau claire. En fait le reste, c’est du riesling…

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