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La Flamme Rouge fait peau neuve

Vous aurez remarqué que La Flamme Rouge a fait peau neuve il y a quelques jours.

Après quelques ajustements suite au lancement, le site a désormais atteint sa stabilité. Le dernier enjeu concernait la possibilité de qualifier les commentaires laissés, un enjeu désormais résolu.

Le nouveau site se veut « responsive », c’est à dire qu’il s’adapte à votre appareil: ordinateur, iPad, iPhone, téléphone intelligent, le site apparait toujours bien, toujours fonctionnel, quel que soit l’appareil utilisé.

N’hésitez pas pour autant à me signaler des difficultés.

Le travail se tourne désormais vers l’ajout de nouvelles fonctionnalités au cours des prochaines semaines. On vous réserve des surprises, que je ne dévoile pas pour l’instant.

L’effort, depuis quelques semaines, ne se situe pas simplement au niveau du look, mais aussi du contenu. C’est pour moi l’aspect le plus important: diffuser du contenu original, de grande qualité, pertinent et bien documenté. La Flamme Rouge n’est pas un site « influenceur » soldant ses pages au plus offrant. Depuis 2003, La Flamme Rouge reste totalement indépendante de tout, un espace de liberté, mais surtout un espace où on retrouve du contenu certes engagé mais de qualité, exprimé de façon respectueuse et articulée. Cela vaut pour les commentaires et c’est grâce à vous tous; je vous en remercie!

Voilà toutefois un moment que je ne vous ai pas demandé votre avis: je le fais aujourd’hui.

Qu’aimeriez-vous lire plus fréquemment sur La Flamme Rouge?

Que pensez-vous du contenu de ce site?

Comment l’améliorer, le rendre plus pertinent encore?

Intéressante, La Flamme Rouge?

Je veux savoir!

Je m’adresse en particulier à la majorité silencieuse, celle qui fréquente ce site régulièrement sans pour autant laisser de commentaires. Vous êtes nombreux: au cours des dernières semaines, La Flamme Rouge c’est près de 2000 lecteurs par jour, une majorité étant en France, puis au Québec, deux pays suivis de la Belgique et de la Suisse.

Je vous invite tous, vraiment, à me laisser vos opinions, vos suggestions, en commentaires à cet article. Je lirai attentivement chacun d’entre eux. Et j’en tiendrai compte pour la suite.

GBC 500: l’autre folle journée de Bruno Langlois

Ca se répète: après la folle journée de Bruno Langlois sur le Tour de Beauce 2019, voici la folle journée du bonhomme sur le Gravel BackPacking Challenge 500, samedi dernier.

Un chiffre: 18h44. Temps officiel, avec les (quelques) arrêts. Plus d’une heure avant le 2e. 17h30 sur le vélo, 29 de moyenne. Je souhaite bien du plaisir à ceux qui voudront s’attaquer à ce temps de référence l’an prochain! 

Bruno a partagé avec moi son expérience du GBC 500.

LFR: Bru, comique, le journal local Reflet du lac a d’abord annoncé le 2e de l’épreuve comme le gagnant.

BL: oui! J’suis arrivé 1h15 après lui, mais comme j’étais aussi parti 3h après lui, tu fais le compte… en fait, j’suis parti le dernier et j’ai remonté tous les participants un à un, sauf deux.

LFR: t’as attaqué l’événement dans quel état d’esprit?

BL: man, je n’avais jamais fait ca 500 km de gravel! Je savais pas trop à quoi m’attendre, c’est sûr que tu penses toujours à exploser, aux crampes… mais j’étais décidé à faire ça « one shot », straight from start to finish. Ça c’est finalement assez bien passé dans mon cas.

LFR: t’as roulé aux watts?

BL: pantoute. Au feeling, compte tenu de la distance à tenir. J’me suis mis dans un mode « contre-la-montre », mais sans taper dedans, jamais dans la douleur. Je montais les bosses facile, et je relançais l’allure derrière, en roulant vite sur les sections de plat, de faux-plat, les descentes aussi. Mon baromètre, c’était de ne jamais être essoufflé.

LFR: doit s’en passer des choses en 17h de bike!

BL: hey boy oui! j’ai fini détruit, les genoux surtout, sur les 100 derniers kilomètres ils me faisaient vraiment mal, pis je comprends pas trop pourquoi, j’ai jamais mal aux genoux. Sur les 50 derniers kilomètres, c’était comme un coup de poignard dans les genoux sur chaque coup de pédale. Ça me coûte probablement mon objectif, celui de tenir 30 de moyenne.

Mais à part ça, mon défi a vraiment bien été, pas de manque d’énergie, pas de crevaison, pas de chute. J’ai juste halluciné un peu par moment j’pense, je voyais plein de lapins blancs partout, j’pense qu’il y en avait des vrais dans la gang!!

500 kms c’est long, alors pour pas me décourager j’avais pas mis les kilomètres sur l’écran de mon compteur, c’était le gps qui était sous mes yeux. J’ai roulé, roulé, roulé, de 10h le matin à 3h30 du matin 19 heures plus tard, c’était difficile mais l’fun aussi. Tu vis des choses en solitaire. À un moment, la nuit, t’es vraiment seul au monde, c’est des sensations spéciales… pis là d’un coup, pu de batteries sur ma lampe de devant! Ça te ramène vite dans le concret!!! Le powerpack a pas trop rechargé la lampe, qui s’est mis en mode « économie », man, j’voyais « fuck all » et dans des routes de gravel, c’est comme important de prendre la bonne ligne. Failli frapper un porc-épic d’ailleurs, ouch, ça aurait pas été beau comme chute ça. Ça peut être gros, un porc-épic!

Par moment, peine nuit, y’avait de la brume en plus, c’était hallucinant, pis soudainement une silhouette humaine apparait sur le bord de la route, dans la noirceur… tu freakes un peu… c’était un épouvantail! Ca a marché…

J’me suis aussi fait insulter par un automobiliste en plein milieu de la nuit, alors que j’avais pas vu un humain depuis plus d’une heure… ordinaire mettons. Mais j’ai eu pleins de beaux moments, j’ai vu des étoiles filantes, j’me souviens du km 353, seul au monde, tu entres dans un état second avec la fatigue aussi.

LFR: tu avais préparé l’événement?

BL: non Laurent, aucune préparation physique spéciale. J’me tiens juste en bonne forme.

LFR: j’ai vu que l’épreuve était organisée comme les tous premiers Tours de France, avec des points de contrôle.

BL: exact! On avait des « check points » à rencontrer, chaque fois il fallait prendre une photo d’une affiche et l’envoyer par texto à l’organisation qui nous contrôlait ainsi. Sauf que des fois, tu trouvais pas l’affiche très facilement! J’étais en mode « against the clock » tout le temps, alors les check points, je voulais y rester le moins de temps possible. Aye, à l’un deux, on m’a offert bien gentiment un sac de savon, mais tu veux que je fasse quoi avec ton sac de savon à ce moment de ma vie?!

Une autre fois, la gentille dame voulait absolument me faire un smoke meat dans les règles de l’art, tout le kit… pis son grille-pain saute devant moi. Madame, j’va l’prendre comme ça votre smoke meat, faut vraiment que j’y aille là!!!

Tu peux aussi t’arrêter dans des dépanneurs. J’y ai acheté un sac de noix à un moment, j’étais écoeuré de manger sucré. Bonne idée!!! Aie, sur le sac de noix, j’ai pris 2km/h de moyenne, ça m’a remis su’l’ piton.

Pis une autre fois, le gars devant moi à la caisse du dépanneur commande pleins de gratteux, ça finit pu ses affaires, pis moi j’suis ben pressé, alors j’ai mangé ce que je voulais acheter derrière lui, pis j’avais pu rien à présenter au caissier une fois rendu mon tour. J’l’ai payé, pis salut, je suis en mode course moi.

LFR: bru, j’pense que t’a aimé ça…

BL: oui. Super belle organisation. Le staff était cool, l’accueil sympathique, une bonne ambiance, pis les gens t’encouragent. C’est vraiment un beau challenge dans une autre atmosphère que celle que je connais bien sur les courses sur route. Mais comme j’ai écrit sur mon Strava: #pastropsouventmettons

Le matos

Vélo Parlee Chebacco

Pneus Ultra Dynamico 42 de section (tubeless, neufs, avec liquide stan’s – zéro crevaison). Selon Bruno, le meilleur compromis est probablement des pneus de 38mm de section, compte tenu du parcours.

53-39, 11-34 (trop gros!)

2 compteurs Garmin (au cas où l’un deux fait défaut), parcours gps téléchargé

Cellulaire, un powerpack pour recharger

Lampe frontale, feux arrière. Une lampe de rechange est probablement une bonne idée…

5 cartouches de CO2, 3 chambres à air, beaucoup de bouffe (trop!), vêtements adaptés.

La mode gravel

Excellent court petit article (en anglais) sur l’actuelle mode « gravel bike ». Je rejoins les opinions qui y sont exprimées: le gravel séduit pour son côté plus « nature » qu’en cyclisme sur route, et plus « accessible techniquement » que le Mtb. L’idée de découvrir de nouvelles routes, de nouveaux points de vue, parfois des routes en forêt, attire aussi.

Et si vous voulez pousser l’expérience gravel au maximum, vous pouvez toujours vous inspirer du petit video ci-bas. Le Forest Gump du gravel, c’est lui!

Vélo Cartel, le nouveau modèle

Une boutique de vélo. Parlee, plus récemment BMC. Du matos aussi, Enve, 100%, Easton, 4iii.

Des vêtements aussi, exclusifs: Pas Normal Studio, Café du cycliste, Katusha.

Un café, pour se restaurer. C’est tendance. Le café-cycliste je veux dire, pas se restaurer.

Un atelier vélo, pour l’entretien, les réparations, les ajustements.

Une salle réservée aux études de positionnement.

Une autre salle, plus grande et moderne, pour l’entrainement en groupe sur e-motion, avec vos pulsations cardiaques, vos watts, sur écran géant. Au moins 18 places.

Une salle de musculation.

Un vestiaire, faut bien se changer. Avant… et après.

Un entrepôt pour y laisser votre vélo l’hiver. Pratique par -25 degrés, avec 40cm de neige au sol. À Québec, ils connaissent.

Tout ca en un seul lieu.

Et sur Internet, un blog cycliste. Mais sans concurrence avec La Flamme Rouge!

Une communauté active sur Strava.

Des sorties de groupe, à la fois sur route et sur gravel bike. Notamment avec les Dimanche BarreTendre, dans la mouvance.

Vélo Cartel, dans la ville de Québec, c’est tout ça à la fois. Et à la clé, une communauté qui pédale à l’année, au sein de laquelle une émulation se crée autour d’une boutique de vélo pas tout à fait comme les autres.

Ça marche du tonnerre: le concept rejoint en particulier la génération des Milléniaux, aujourd’hui dans la trentaine, avide de qualité de vie, de fun à court terme sans se soucier du long terme, d’horaires flexibles, de liberté, de flexibilité, de communautarisme. Avec tout ça, pas surprenant qu’ils limitent tant leur fécondité! (déformation professionnelle ici)

À l’occasion d’un court séjour à Québec, j’ai pu faire une petite visite au Cartel, question d’aller saluer Bruno Langlois (dois-je vous le présenter?!) et son associé dans l’aventure, Kevin Lynch. Ils m’ont tous deux réservé un accueil sympathique.

L’aventure du Cartel a débuté il a quelques années, dans la suite de BL Coatching. L’idée de Bruno était bien sûr d’assurer sa reconversion après une carrière de cycliste pro, mais sans sacrifier sa qualité de vie. Kevin avait des idées d’affaire plein la tête. Le duo a fonctionné tout de suite, fort d’une belle complémentarité: Bruno, c’est le nom et les connaissances dans le domaine du vélo, le social, l’entraineur ; Kevin, c’est la rigueur nécessaire pour réussir en affaires, les idées nouvelles, les orientations, le socle fiable, il est toujours présent au Cartel.

Bien entourés, Bruno et Kevin peuvent aujourd’hui compter sur plusieurs autres collaborateurs pour faire tourner le Cartel, de diverses façons. Par exemple, David Desjardins, auteur notamment de Radio Bidon, alimente le volet « Histoires » du blog cycliste Cartel par des papiers souvent inspirés. On aime.

Je pense que ce modèle de boutique cycliste est l’avenir. Lancé par les anglais – notamment les « Clubhouses » Rapha dont un dans le quartier Soho de Londres – il y a quelques années, le concept de « boutique alternative » gagne en popularité. Parmi les plus abouties, je pense évidemment à The Service Course – La Fabrica du côté de Gérone en Espagne, à l’initiative de l’ex-coureur pro canadien Christian Meier.

Au Québec, il existe quelques endroits dans la même mouvance: Le Club Espresso à Montréal, Studio Vélo-Café cycliste à Drummondville par exemple, bien que présentant des différences. Je suis sûr que d’autres ouvriront.

Pas Normal Studio

Je m’intéresse de près aux vêtements cyclistes depuis 30 ans, et j’ai essayé un nombre important de diverses marques chaque année. Je pense savoir de quoi je parle. Ceux qui me côtoient connaissent aussi mon intérêt dans ce domaine. Être bien sapé sur un vélo, c’est important!

Depuis quelques mois, je roule notamment Pas Normal Studio, cette compagnie danoise qui propose des vêtements minimalistes, aux couleurs souvent neutres qui correspondent bien à la mode gravel par exemple.

Ben je peux vous dire que je suis impressionné par la qualité et le confort des vêtements de cette compagnie. Et j’ai comparé avec notamment des cuissards Assos dernier-cri récents, achetés à la boutique Manga Yio de Lugano. La référence, Assos? Je n’en suis plus très certain! Les cuissards Pas Normal Studio leur sont équivalents, du moins actuellement. Reste le test de l’usure. Je vous en reparle dans quelques mois.

Évidemment, avec Pas Normal Studio, il faut aimer les couleurs neutres, les agencements décalés. C’est la mode. Elle tarde à gagner le peloton pro… mais ca viendra je pense.

Bruno Langlois, l’entrevue éclair

LFR: Bruno, ta plus belle victoire?

BL: Laurent, assurément mon titre de Champion canadien acquis dans ta région à Ottawa, en 2016.

LFR: Matteo Dal-Cin et d’autres coureurs échappés avec toi avaient chuté dans le dernier virage.

BL: oui! et je l’avais anticipé! Je savais des tours précédents que ce coin-là était limite, on passait déjà serré à 50km/h, aucune chance que ça passait plus vite que ça. Dernier coin avant la ligne, j’ai vu que les gars roulaient beaucoup trop vite à l’entrée du coin et comme prévu, ils sont allés par terre. Le vélo, c’est aussi la tête, pas juste les jambes.

LFR: ta plus grosse galère?

BL: assurément cette course en Chine au début des années 2000, ça montait tout le temps et la météo était vraiment difficile. Celle-là, je ne l’oublierai jamais!

LFR: l’état du cyclisme sur route au Canada?

BL: comme tout le monde Laurent, ca m’inquiète.

LFR: le Tour de Beauce?

BL: une histoire spéciale entre lui et moi! 21 participations… et une seule victoire d’étape!!! Mais plein de bons souvenirs de grandes échappées et de belles galères aussi.

LFR: l’avenir?

BL: le Cartel… mais sans y laisser ma qualité de vie.

L’entrevue, Covid-19 oblige…

Au taquet

T’es au taquet.

Ca roule vraiment fort. Tu t’accroches à la roue de devant. L’abri, surtout rester dans l’abri, ta seule planche de salut à ce moment-ci. Tu la perds, tu sais que tu passes par la fenêtre.

Toute ton énergie mentale ne s’emploie plus qu’à une seule chose: tenir jusqu’au prochain panneau jaune, là-bas au loin. Ca te suffit, et tu ne veux pas penser à la suite. Juste ce panneau jaune, c’est le seul objectif que tu peux avoir à ce moment. Tu ne penses même plus à tes enfants, juste survivre jusqu’à ce putain de panneau.

T’es au taquet.

Tout fait mal: les jambes assurément, mais aussi tout ton corps, une fatigue lancinante, générale. Et  ce tronçon de route est long, tu sais que ca va faire mal longtemps. Pas l’affaire d’un 30sec ou 2min, non, beaucoup plus long que ca. Mais tu ne lâcheras rien. Les bosses, les faux-plats ascendants ou descendants, plus rien ne t’importe: tu t’accroches, point.

Même pas capable de prendre ton bidon pour boire, ca va trop vite. Tu te tourmentes: faudrait pourtant boire un coup, à cette allure les cartouches se grillent vite. Mais le choix est vite fait entre prendre le bidon et perdre la roue, ou garder la roue sans le bidon…

T’es au taquet.

Arrive le panneau jaune. Plus vite que tu penses! Done, check. Tu te surprends alors d’en redemander: allez, jusqu’à l’autre panneau là-bas, au loin. Fuck le bidon. Tu ne lâcheras rien. Même allure, même souffrance. Tu es capable de le prendre. Les jambes tournent. Le moteur fonctionne. Fait chaud, mais tu n’en as cure: get the job done.

À un moment, généralement aux deux-tiers du tronçon, l’overdrive embarque. Tu te jases: je vais le finir ce tronçon. Je suis capable. Je ne lâcherai rien. Pas enduré tout ca pour m’écrouler maintenant… Alors tu remets une dent. Et tu serres les autres.

T’es au taquet, mais tu adores ça.

Et tu termines avec le plus incroyable des sentiments en sport: putain, je pensais jamais être capable de rouler aussi vite, aussi longtemps. Tu te surprends des chiffres, les watts stratosphériques pour toi. Tu es Eddy Merckx, l’espace d’un instant. Et ca fait du bien.

Jusqu’à ce que ton KOM sur Strava soit explosé par un(e) autre… Pas grave, t’iras le rechercher, quitte à mourir une nouvelle fois sur ton vélo.

T’as l’habitude maintenant. Et c’est pour ca que tu progresses encore.

Livigno, paradis de l’entrainement!

Livigno, située dans la région de la Valtellina en Italie (province de Sondrio, Lombardie), est décidément devenue une ville incontournable pour les amateurs de sports d’endurance.

On sait depuis un moment que Livigno attire de très nombreux fondeurs qui y viennent préparer leur saison de course et ce, dès la mi-octobre. Même l’équipe norvégienne de Klaebo et Johaug y sont débarqués en octobre 2019, y trouvant un lieu d’entrainement de qualité et qui présente l’énorme avantage de l’altitude.

Livigno est en effet situé à environ 1800m d’altitude, parfait pour faire quelques globules toujours très utiles!

Le plus titré des fondeurs canadiens, le Québécois Alex Harvey, s’y est entrainé tous les ans dès qu’il est passé junior sur l’équipe canadienne. C’est également souvent à cet endroit qu’il se ressourçait entre les courses durant la saison.

On y pratique également, en été, le roller-ski, un sport qui gagne rapidement en popularité. Les norvégiennes y ont séjourné pour cela durant l’été 2019, le reportage photo est ici. Ouf!

Plus récemment, Elia Viviani, le sprinter désormais chez Cofidis, s’y est entrainé pendant un mois, question de profiter des bienfaits de l’altitude certes, mais aussi des cols tout près comme le Stelvio ou le Gavia, parfaits pour faire de la force. Il y a notamment préparé le prochain Milan SanRemo.

Les coureurs pro lorgnant du côté de Livigno pour des stages d’entrainement sont de plus en plus nombreux. Livigno est en passe de devenir l’équivalent italien de Gérone, en Espagne. Mais bien sûr, en plus petit, avec l’altitude en plus.

Plus encore, Livigno s’inscrit comme un paradis unique en Europe pour la pratique du vélo de montagne, et attire de plus en plus d’athlètes de ce sport. La Canadienne Emily Batty y séjourne régulièrement pour préparer ses courses.

À ne pas manquer, ce magnifique – je pèse mes mots – reportage sur la pratique du vélo de montagne à Livigno. Vraiment bien fait!

Bref, Livigno, c’est à mettre sur votre bucket list des prochaines années! Les choses se passent.

Moi et mon vélo

« It’s a tool that gives you pleasure.  And that’s why cycling still grabs me on. It is such a good feeling. And it’s dynamic, and social… it’s a magical sport. »

La passion, cet état affectif intense et irraisonné qui domine quelqu’un.

La vie n’épargne personne. Avec les années qui s’enchainent, bien malgré toi, tu le réalises davantage.

Parfois, t’as rien vu venir.

Même aux heures sombres, tu as toujours regardé ton vélo. Pourquoi, tu ne le sais pas. Il a toujours été là, invitant. Irrésistible même. Remonter dessus. Allez, juste un effort.

Premiers tours de roues. Pénibles. Puis la magie s’opère, toujours. La liberté retrouvée, tu prends de la vitesse et du coup laisse tes soucis derrière, tu avances de nouveau. Pas loin, pas vite peut-être, mais tu avances. L’effort physique si propice à faire le plein d’acide lactique crée le vide en toi… ta tête est ailleurs, concentrée sur ce bitume qui défile sous ta roue. Éviter une crevasse. Changer de braquet.

Ta tête est ailleurs durant… et tu t’étonnes, aussi après. Le moment perdure. Vidé de ta sortie, des rideaux devant les yeux, tu y vois pourtant plus clair. Changer de braquet. Changer de vie.

La vraie passion du vélo, c’est de réaliser que tant qu’il est là, tant que tu veux l’enfourcher, tu n’es jamais vraiment tout seul, tu peux tout affronter parce que ce vélo te permet une chose, soit de toujours revenir à l’essentiel: produire un sens et du bonheur dans ta vie.

Et c’est tout ce qu’il te faut en ce moment.

À mes amis du peloton FQSC, Dieu que vous me manquez!

La mode Everesting

Décidément, la Covid-19 a toute sorte d’effets insoupçonnés, dont celui d’avoir augmenté considérablement la mode de « l’Everesting ».

L’Everesting: faire 8 848m de dénivelé en une seule sortie, en répétant une ascension locale le nombre de fois requis.

Il existe même un site web dédié à l’Everesting, et qui vous garantit la gloire de faire partie du « Hall of Fame » de ce genre d’exploit.

Plusieurs coureurs pro s’y sont frottés. Alberto Contador vient de battre le record pour couvrir ces 8848m de dénivelé, 7h27. Il appartenait à un autre pro, Lachlan Morton de chez Education First, là encore établi récemment (7h32).

Pour établir son record, Contador a gravi 78 fois une petite bosse près de Ségovie en Espagne, solo, à l’abri des regards. C’est souvent le cas: les tentatives se font grâce à des initiatives personnelles, loin du public. En gravissant à de très nombreuses reprises une cote, ce qui permet de bien contrôler le dénivelé, et de faciliter la logistique, notamment du côté des ravitaillements.

Rappelons que le Canadien James Piccoli a récemment gravi 100 fois la cote Camilien Houde à Montréal, pour un total d’un peu plus de 12 500m de dénivelé, soit 322 kilomètres et 15h de selle. C’est fou!

Chez les femmes, la talentueuse et sympathique Emma Pooley détient le record de l’Everesting, établi en 8h53 en Suisse récemment. Là encore, faut le faire!

Au Canada, le record pour l’Everesting appartient au jeune champion canadien junior du chrono, Jacob Rubuliak, en 9h33. Le record a été établi sur Knox Mountain près de Kelowna en Colombie-Britannique.

Up to the challenge?! Je peux imaginer pas mal de cyclistes québécois qui pourraient avoir une réelle chance de s’illustrer dans ce genre de défi. Ce ne sont pas les cotes qui manquent au Québec!

L’aventurier

Un grand moment de sport!

Moment nostalgie: le direct d’une étape du Tour de France qui demeure, encore aujourd’hui, comme l’une des plus belles de l’histoire du vélo. Un chiffre: 7min pour 7 kilomètres…

Un grand, grand moment de sport.

Faire la descente…

En attendant de pouvoir me refaire quelques belles descentes bien tirées dans les Alpes, on en regarde sur YouTube. Clean lines, trajectoires propres, et un vélo, ca se penche dans les virages! Belle usage sécuritaire également de toute la voie de droite, sur une route ouverte aux voitures.

Pour les bonnes raisons

Il y a 25 ans, nous rêvions du Galibier, de l’Izoard, du Gavia, du Stelvio, du Mortirolo, de l’Alpe d’Huez.

Nous avons réalisé ensemble beaucoup de ces rêves de jeunesse. #marmotte #maratonadeldolomites #arvanvillard #hauteroute #gavia&mortirolo #grandbo #alsacienne

25 ans plus tard, nous roulons au même endroit, toujours ensemble, mon frère et moi.

Avec encore des rêves dans la tête.

Mais le plus important, c’est que le plaisir de rouler ensemble, sur nos routes en Estrie, est demeuré, toutes ces années, intact. #mybestridewithmybro

Hoesflot Klaebo coureur cycliste!

La perle du ski de fond norvégien, Johannes Hoesflot Klaebo, s’est engagé pour 5 ans au sein de l’équipe cycliste norvégienne Uno-X.

Il assure toutefois que le ski de fond restera son focus.

Je peux croire aux cyclistes qui font du ski de fond, mais les fondeurs qui veulent faire du vélo?! 😂

Quoi qu’il en soit, c’est bien Johannes, mais faudra penser à couper ce poil aux pattes!

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