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Ski de fond aux JO: difficile de comprendre ce qu’on voit!

Après deux semaines de silence en raison d’une charge de travail exceptionnelle, La Flamme Rouge reprend doucement du service.

La saison cycliste a redémarré, j’ai hâte de vous entretenir sur ces premières courses et déjà, des belles performances notamment du côté de Nairo Quintana.

Spécial, Quintana: pas la première fois qu’il survole le début de saison, pour ensuite s’éteindre en saison…

L’article du jour est cependant consacré au ski de fond aux Jeux olympiques. Parce que j’y vois des liens avec ce qu’on observe en cyclisme depuis 18 mois, et notamment sur le dernier Tour de France.

Spectacle hallucinant!

Du moins pour moi.

Tous mes repères en Coupe du Monde ont disparu: les logiques ne tiennent plus, les écarts sont stratosphériques, les nations dominantes ne dominent plus, certaines nations émergentes sont devant, je ne comprends plus grand chose à mon ski de fond!

Il y a certes l’altitude, qui change la donne: tous les corps humains ne réagissent pas de la même façon à l’altitude. Certains supportent, d’autres moins.

C’est notamment le cas du Gatinois Antoine Cyr, sur l’équipe canadienne. Le meilleur fondeur canadien souffre depuis le début de ces Jeux, et ne parvient pas à donner le meilleur de lui-même. Il va falloir analyser tout ca à tête reposée une fois les JO terminés.

C’est tout le contraire pour son coéquipier Olivier Léveillé, 21 ans, parmi les plus jeunes fondeurs présents à Pékin: course après course, il est le meilleur Canadien. Exceptionnel! Son corps réagit probablement mieux à l’altitude que celui d’Antoine.

Devant, ben c’est pas compliqué: les Russes survolent tout.

Y’a à peu près que Livo Niskanen qui a pu offrir une certaine résistance sur le 15 km classique jeudi dernier, devenant champion olympique devant le Tsar Bolshunov.

Et Klaebo dans les sprints, sur sa classe et sur… trois minutes d’effort.

Fort, Bolshunov. Très, très fort.

Il a survolé le skiathlon le week-end dernier. Tous les autres avaient l’air de cadets, il les a tous mis à plus d’une minute. L’altitude? Connais pas… Bouche fermée, ou presque!

Rebelotte sur le relais dimanche dernier.

Chervotkin, premier relayeur pour l’équipe de Russie, a mis tout le paquet, Norvégiens compris, à plus de 40sec sur le premier 10kms. Bolshunov, derrière, a accru l’avance à un écart insurmontable. Derrière, Spitsov et Ustiagov ont pu faire une petite sortie de récup en technique libre pour aller chercher l’or par la suite.

Je me pose des questions, surtout que les fondeurs russes n’ont pas été transcendants, en tout cas pas autant que ca, en Coupe du Monde cette saison… Grosse différence de niveau.

Le 50 kms samedi prochain semble déjà plié: qui pourrait rivaliser avec Bolshunov? Ca sera intéressant, car pour atomiser à 1800m d’altitude et après 40 bornes samedi prochain, il faudra pouvoir oxygéner ses muscles de belle façon.

Beaucoup d’excellents résultats chez les femmes russes aussi, nouvelles championnes olympiques au relais, avec notamment la jeune prodige Stepanova, dernière relayeuse samedi dernier.

La Norvégienne Therese Johaug sauve les meubles pour l’Équipe de Norvège, sur sa VO2max certainement.

Les Canadiennes parmi le top-10 du relais, absolument remarquable à ce niveau. Il fallait le souligner.

Et que dire des skis?

Là encore, je perds mes repères.

Les Norvégiens ont très, très souvent d’excellents skis en Coupe du Monde. Sans être à la traîne, leurs skis ne semblent pas aussi performants à Pékin, sur cette neige artificielle. Ceux des Russes sont hallucinants, leur glisse est très nettement supérieure à celle des autres nations, sauf exception.

Et ces exceptions viennent possiblement de la… Chine et du Japon, qui offrent sur ces Jeux des perfs également surprenantes en ski de fond. Manifestement, ils glissent très, très bien.

Je ne suis pas le seul à me poser des questions. Mon collègue et ami Marc Kluszczynski s’en pose lui aussi, et je le remercie de m’avoir envoyé ses réactions tout récemment:

Dégouté! (le mot est de Lucas Chanavat).

Le russe Alexander Bolshunov assomme la concurrence sur le skiathlon en gagnant avec 1 minute d’avance. Après une préparation automnale perturbée par plusieurs opérations aux gencives et les conséquences d’une chute à vélo, Bolshunov reste le leader d’une équipe russe surpuissante alors que les biathlètes russes sont en retrait. Normalement interdits de JO et de CM, suite aux scandales de dopage depuis maintenant huit ans (manipulation de plus de 2000 échantillons sanguins), les russes ont bénéficié de l’indulgence du CIO et de la FIS qui autoriseront leur participation sous bannière du ROC (Comité olympique russe). Ces russes ne peuvent même pas être considérés comme athlètes neutres au sens où l’exige World Athletics, c’est-à-dire avec des contrôles antidopage réguliers et négatifs. L’IBU, par contre, fait preuve de fermeté depuis 2014 et des nations comme la France, la Norvège, l’Allemagne, la Suède, la Tchéquie et l’Autriche s’imposent en biathlon, mais le ROC est néanmoins 3ème en relais mixte.

A l’issue du skiathlon, le finlandais Iivo Niskanen, troisième, a déclaré : « Les russes étaient tout simplement incroyablement rapides. Je ne pouvais pas les tenir. C’est même un peu surprenant ».

Dégoûté, on l’est aussi par la FIS qui a laissé pourrir la situation sur l’interdiction des farts fluorés. Selon Vegard Ulvang, certaines nations vont utiliser pendant ces JO les farts fluorés C8 les plus concentrés en fluor, autorisés en Chine mais interdits en Europe et dont le test de détection tarde à être au point. Mais alors que le C6 reste autorisé, l’utilisation du C8 à Zhangjiakou n’apporterait pas forcément un gros avantage, sur une neige artificielle farineuse, très sèche et très froide (- 20°C).

On aura frôlé la catastrophe avec le chinois Qiang Wang dans l’épreuve du sprint skating. 55ème sur le 50 km des Jo de PyeongChang, et 17ème à la Coupe du Monde de Planica en 2019 (date de sa dernière apparition en Europe), Wang s’était qualifié pour la demi-finale ! Il avait terminé 2ème de son quart, mais sera disqualifié pour obstruction sur Pål Golberg. Les juges de la FIS ont préféré le sortir, un scandale de dopage à domicile n’étant jamais bon!

Marc Kluszczynski, 11 février 2022

Reste quelques beaux moments, comme celui de cette troisième place acquise à l’arrachée par l’Équipe de France sur le relais masculin dimanche. Magnifique! Il fallait voir Maurice « Momo » Manificat s’arracher pour rester au contact de Klaebo, et même l’attaquer par moment, dans le dernier 10km. Et que dire des entraineurs de l’équipe de France sur le bord de la piste qui se sont époumonés pour encourager leurs fondeurs et le « Momo » national, un grand moment d’intensité sportive!

Gatineau Loppet: c’est en présentiel

Il faut en profiter, car c’est plus rare depuis 18 mois: l’événement populaire mais aussi l’épreuve chaudement disputée de la Gatineau Loppet aura lieu en présentiel du 18 au 20 février prochain.

44e édition!

En 2021, l’événement avait dû se tenir en mode « virtuel » en raison de la pandémie.

Soyez rassuré: l’organisation ne néglige aucun effort afin d’assurer aux skieurs un événement à la fois magique, et sécuritaire pour tous. Des adaptations sont effectuées pour tenir compte des règles de la santé publique, par exemple par rapport aux sites intérieurs ou à certains événements publics.

Sur les deux grandes distances (50 kms), le parcours dit « linéaire » qui part de Wakefield est maintenu. Davantage d’autobus seront disponibles pour acheminer sécuritairement les fondeurs au départ à P17.

Le choix d’épreuve reste large: outre les deux 50 km (classique et style libre), les participants peuvent s’inscrire aux deux 27 km, au 10 km style libre, au 15 km classique et, pour les plus petits, au 5 et au 2 km classique.

Cette année, la course donnant des points FIS est le 50 km classique.

Plusieurs nouveautés sont également offertes : une course à relais le vendredi soir, course à laquelle participera Alex Harvey, un volet « découverte » pour ceux qui veulent participer à l’événement sans la pression du chronomètre, et une course style libre de 27 km chez les juniors, course sanctionnée permettant d’accumuler des précieux points CPL.

Les inscriptions à tarif préférentiel ont été prolongées jusqu’au 30 janvier prochain. C’est donc le temps de s’inscrire! Vous cliquez ici.

Complément de mon autre article plus tôt cette semaine

Publié dans le journal La Presse, ces deux articles traitant des succès du Centre National d’Entrainement Pierre Harvey (CNEPH) du Mont Sainte-Anne, et du géant que demeure Alex Harvey.

Sur la scène du ski de fond…

À moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux olympiques, la scène du ski de fond s’active et c’est intéressant.

Première grande nouvelle, Nordiq Canada a annoncé deux nouvelles sélections sur l’équipe olympique: Rémi Drolet et Olivia Bouffard-Nesbitt.

Ces deux sélections supplémentaires sont rendues possibles par le fait que certaines nations n’ont pas comblé toutes leurs places disponibles. Ces places sont donc offertes aux nations suivantes dans le classement.

C’est une très bonne nouvelle!

Ces deux athlètes s’ajoutent aux trois hommes (Cyr, Léveillé, Ritchie) et quatre femmes (Stewart-Jones, Browne, Leclair, Beatty) déjà sélectionnés.

Pour Rémi Drolet, 21 ans, c’est inestimable car il fait partie, avec Olivier Léveillé, de la relève du ski de fond canadien. C’est un gros moteur, aucun doute là-dessus.

À 29 ans, la sélection est inespérée pour Olivia Bouffard-Nesbitt qui réalise ainsi un grand, un très grand rêve. C’est une superbe athlète, selon moi la meilleure technicienne au Canada chez les femmes. Technique absolument parfaite, c’est vraiment quelque chose de voir skier cette fille. Parti devant elle sur le dernier 50km style libre de la Gatineau Loppet, elle m’a doublé au km 25 environ, pour terminer… neuf minutes devant moi. Mais quel bonheur pour les yeux de voir skier (brièvement) cette fille. Watch, and learn…

Avec neuf athlètes en ski de fond, la délégation canadienne a de quoi participer à toutes les épreuves et… de quoi créer des surprises. Il faut y croire, même si le niveau sera extrêmement élevé. L’expérience acquise pour certains(es) jeunes athlètes servira également bien le ski de fond canadien à long terme.

Les Norvégiens à Seiser Alm en Italie

De leur côté, l’équipe de Norvège, Klaebo en tête, a opté pour une ultime préparation du côté de Seiser Alm en Italie, probablement plus tranquille que Livigno en ce moment…

Un beau petit vlog de Klaebo sur ce camp d’entrainement ici. De belles scènes de ski, dans des paysages féériques. Les gars ont une méchante belle technique aussi!

Dans le Parc de la Gatineau

C’est pas compliqué, je n’avais jamais vu le Parc de la Gatineau aussi achalandé en fin de semaine, malgré le froid sibérien qui sévit au Québec depuis déjà plusieurs jours. Des skieurs partout!

Pour nous skieurs un peu plus rapides, c’en était même parfois presque dangereux.

Mais ca fait vraiment plaisir à voir: la popularité du ski de fond est en hausse, et c’est tant mieux. À quand les courses de ski de fond à la télé?

Et pour ceux qui veulent savoir, oui, c’est possible d’avoir de bonnes glisses sur des neiges très froides qui sont plus abrasives, notamment en mariant les bonnes structures de bases du ski aux bons farts de glisse.

L’hémoglobine de vers marins

Reportage intéressant hier soir aux Aventures du Pharmachiens (Radio-Canada, 19h30) sur le nouveau dopage sanguin dans le sport de haut niveau, un dopage notamment via l’usage d’hémoglobine de vers marins.

Comme le cyclisme, le ski de fond est un sport où l’apport en oxygène est crucial pour les performances. Il n’y a aucune raison de croire que les nouvelles formes de dopage sanguin ne sont pas déjà en usage dans ces deux sports. Et aux JO de Pékin? Peut-on faire confiance à l’armada russe notamment, qui possède en matière de dopage une longue tradition?

Je vous rappelle que j’ai consacré en septembre dernier deux articles sur « Le nouveau dopage sanguin », articles écrits grâce à la collaboration de Marc Kluszczynski, qui faisait partie hier soir du reportage aux Aventures du Pharmachiens.

Le premier article est ici.

Le deuxième article est ici.

Et si on entend beaucoup parler de cétones en cyclisme ces temps-ci, j’ai lu moins d’articles chez les fondeurs, mais il n’y a aucune raison de croire que ces régimes spéciaux ne sont pas en usage parmi le circle blanc.

Sur la scène du cyclisme

La reprise approche à grands pas, avec notamment le GP La Marseillaise le week-end prochain. Vivement revoir du vélo!!

En attendant, les préparations vont bon train…

Le ski de fond aux JO de Beijing

On y est presque: les Jeux Olympiques de Beijing.

En espérant qu’ils auront bien lieu!

Côté ski de fond, ca risque d’être très intéressant, contrairement à ce qui se passe en Coupe du Monde.

Car de ce côté, pas de quoi se réjouir: les deux étapes prévue en janvier, soit les Rousses et Planica, ont été annulées soit en raison de la Covid, soit pour des raisons budgétaires, soit les deux.

Je vous avoue que je ne comprends pas: le biathlon, le ski alpin, le ski-cross, le ski acrobatique, tout va de l’avant en ce moment, sauf le ski de fond.

Frustrant. Très frustrant. Un si beau sport!!!

Du côté des JO, ca débutera dès le premier week-end avec la magnifique épreuve du skiathlon, qui combine une distance en style classique immédiatement suivie de la même distance en style libre.

Chez les femmes le 5 février, deux fois 7,5 kms. Chez les hommes le lendemain 6 février, deux fois 15 kms, pour un total de 30 kms, soit une grosse heure d’effort.

Le tenant du titre est le Norvégien Krueger, un fin technicien et un des plus beaux styles du peloton mondial. Krueger avait réalisé à PyeongChang une performance spectaculaire, étant relégué loin derrière en raison d’une chute en tout début d’épreuve lors de la portion classique, pour ensuite remonter doucement jusqu’à la tête du groupe dans la portion style libre, puis s’envoler solo pour une victoire que tout le monde pensait perdue 50 minutes plus tôt. Magnifique!

Alex Harvey avait terminé 8e de cette épreuve.

On enchainera le 8 février avec les sprints en style libre, puis le 10 avec le 10km classique chez les femmes. Le 15km classique chez les hommes aura lieu le lendemain.

Le week-end du 12-13 février, place aux relais par équipe, là aussi de très belles épreuves à ne pas manquer, la cohésion du groupe et la stratégie au niveau de l’ordre des relayeurs jouant un rôle important. Le 12, le 4x5km chez les femmes et le 13, le 4x10km chez les hommes.

Suivront les sprints en classique en deuxième semaine, le mercredi 16 février.

Et pour le dernier week-end, les épreuves de distance, prédilection d’un certain Hans Christer Holund. Le samedi 19, le 50km style libre chez les hommes, et le dimanche 20 le 30 km style libre chez les femmes.

À PyeongChang, c’était un 50 km style classique et Alex Harvey, pour ses derniers JO, avait terminé à une frustrante 4e place. Le fondeur russe Andrey Larkov avait pris la 3e place on ne sait pas trop comment, n’ayant eu aucun résultat jusqu’à ce moment. Où plutôt si, on sait comment…

L’équipe canadienne prendra de l’expérience

Nordiq Canada a annoncé la composition de l’équipe canadienne il y a quelques jours, et aux lendemains des épreuves de sélection à Canmore en Alberta.

Pas trop de surprises, des choix logiques.

Chez les hommes, l’armada sera amenée par le Gatinois Antoine Cyr, qui en est à ses premiers jeux. Le meilleur fondeur canadien actuellement visera « le mieux possible », sachant qu’une place dans les 10 sur l’une ou l’autre des épreuves (mais surtout en classique) est possible dans un bon jour.

Antoine sera entouré du sherbrookois Olivier Léveillé et de Graham Ritchie.

Pour le jeune Olivier Léveillé, c’est incroyable: 20 ans à peine, nouveau chez les séniors (il était junior l’an dernier), et déjà aux JO!!! Le gars a juste un moteur extraordinaire selon moi, et avec quelques années de développement, notamment sur le plan musculaire, Olivier a certainement le potentiel d’aller très, très loin dans le ski de fond.

Pour Olivier, il a déjà gagné: il est aux JO! Le reste, les résultats, c’est du bonus. Il n’a aucune pression, il peut aborder chaque épreuve avec la simple volonté de « donner le maximum » peu importe le résultat, sachant que c’est souvent dans cet état d’esprit que les belles surprises surviennent. Il a l’avenir devant lui, et pour lui.

Chez les femmes, des choix logiques: Catherine Steward-Jones, Cendrine Browne, Laura Leclair et Dahria Beatty. Seules Browne et Beatty ont déjà pris part à des Jeux olympiques.

Cinq fondeurs du Québec, dont trois de ma région ici à Gatineau, pour les sept athlètes retenus, ouf, on va être sur le bout de notre chaise lors de ces prochaines épreuves aux JO. Et puis, Olivier vient de ma ville natale.

L’armada norvégienne

Y’aura du très beau monde en ski de fond sur ces JO.

Certains – Holund, Ustiagov – ne pensent même qu’à ça depuis des semaines…

Ca ne sera pas facile pour l’équipe canadienne, ni pour personne.

L’armada norvégienne débarque en force, amenée par leur superstar Klaebo, le meilleur fondeur au monde et intouchable sur le récent Tour de ski.

Holund, Krueger, Rothe, Valberg, pour ne nommer que ceux-là, répondront aussi présents c’est certain. Les Norvégiens ont tout: les meilleurs techniciens sur ski, les meilleurs farteurs, les meilleurs farts, les meilleurs skis… et ils sont revanchards, après le scandale de Ruka en début de saison. Klaebo a donné rendez-vous à tout le monde sur ces JO.

L’opposition viendra de l’équipe russe, Bolshunov d’abord, mais aussi Ustiagov en plein regain ces temps-ci, et aussi les Spitsov, Terentev (pour les sprints), Chervotkin et Maltsev.

Bolshunov n’a pas été vu au mieux cette saison, notamment sur le récent Tour de ski. Aura-t-il réussi son pari de bien doser sa montée en puissance pour arriver à l’heure aux JO?

Il ne faudra pas oublier, sur les épreuves en style classique, le finlandais Iivo Niskanen, une machine de double-poussée.

Pour le reste, faut voir. Les Français et les Italiens, peut-être, mais pas pour la gagne. Les Suisses aussi pourraient être dans le coup, et aussi les Allemands qui ont très bien faits sur le récent Tour de ski, avec notamment Moch et Bog.

Chez les femmes, la grosse équipe c’est la Suède, suivie des Norvégiennes, des Américaines et des Russes juste derrière. La compétition chez les femmes est plus serrée, donc des surprises pourraient survenir à chaque compétition.

On va se régaler!

Suivre le ski de fond aux JO

Va falloir que je vous revienne sur les bons plans pour suivre le ski de fond à Pékin. Si vous les connaissez déjà, merci de les partager sur cette page, en utilisant les commentaires!

Auberge&Campagne, le bon plan à St-Ferréol

Avec le Parc de la Gatineau, le centre de ski de fond du Mont Sainte-Anne au Rang St-Julien à Saint-Ferréol-les-Neiges est probablement l’autre grand pôle de ski de fond du Québec.

Et en ce moment, l’intérêt c’est la neige, qui manque cruellement à bien des endroits comme l’Estrie et l’Outaouais, mais pas au Mont Sainte-Anne. WorldCup conditions au cours des derniers jours!

Et avec le Centre National d’Entrainement Pierre Harvey (CNEPH), beaucoup de beau monde sur les pistes du MSA.

Pour les gens de l’extérieur, le bon plan, c’est définitivement de passer vos nuits à la nouvelle Auberge&Campagne, à moins de trois kilomètres de l’accueil du Rang St-Julien, et juste à côté de l’église du beau petit village de Saint-Ferréol.

Ambiance garantie!

L’auberge vient d’ouvrir, et Lisa et Pat vous réserverons un excellent accueil.

Pat, ben c’est Patrice Drouin, fondateur du groupe Gestev et un des grands architectes du développement du vélo de montagne au Québec depuis 40 ans.

Son nouveau projet (avec sa conjointe Lisa), c’est l’auberge, et j’ai vite compris en lui parlant qu’il demeure un homme d’action, les projets foisonnant encore dans sa tête pour les prochaines années: ski de fond, fat bike, Mtb, ski de randonnée, raquette, ca roule à 100 milles à l’heure!

Mais pour l’heure (…), l’auberge est déjà une belle réussite: simple et pratique, juste comme il faut, pas plus, pas moins. Rustique et authentique, elle dégage un parfum d’autrefois, mais demeure également résolument moderne dans son fonctionnement, merci la machine Nespresso pour les déjeuners.

Présente et efficace, Lisa saura vous mettre à l’aise rapidement, vous faire sentir « chez vous » et répondre à tous vos besoins. On sent chez elle une grande force tranquille, et attention, elle en connait un rayon sur le ski de fond au plus haut niveau, elle est suédoise!

Vous trouverez dans l’auberge neuf chambres spacieuses et confortables, où tout a été pensé: très pratique ces sèches-bottes électriques dans les garde-robes, question de faire sécher bottes de ski, gants, tuques au retour d’une grosse sortie par delà la St-Hilaire du MSA… Tout comme la petite cuisinette en accès public, question de se faire un petit gruau de récup en milieu d’après-midi.

Et puis en soirée, attenant à l’auberge, y’a le bar Chez Pat, où Pat reçoit clients(es) et amis(es) pour un verre. Ambiance conviviale, dans un décor qui rappelle en permanence le vélo de montagne et le propriétaire des lieux.

Lisa et Pat ont même eu la bonne idée de décorer l’auberge d’oeuvres d’artistes-peintres émergents(es), et vous pouvez acheter les toiles. J’ai été notamment intéressé par les oeuvres de Roxanne Vermette, une des bonnes athlètes du Québec en Mtb présentement.

Mon récent séjour familial (trop court!) avec mes hôtes Lisa et Pat a vraiment été des plus agréables. Je souligne au passage que mes hôtes ignoraient tout de mon identité, que j’ai réservé moi-même et payé le plein prix de mon séjour, et donc que ce reportage n’a rien d’un travail d’influenceur. Si je vous en parle, c’est que ca vient à 100% de moi, que c’est de ma seule initiative, et parce que j’ai vraiment apprécié ce petit séjour à cette belle auberge.

J’y retournerai cette saison, certain à 100%!

Ca skie au MSA!

Beaucoup de bons fondeurs au MSA, ca c’est clair, notamment les gars et les filles du CNEPH. Ouf, ca skie fort!

Et attention, à tous les âges et de tous les sexes!

Mon récent séjour s’est cependant soldé par un échec cuisant: je n’ai pas réussi à faire le « cut » pour me joindre à une séance d’intervalles organisée par Michel Leblanc, un gars connu et très sympathique que j’ai eu plaisir à rencontrer (après la séance…).

Faut croire que mon ski n’est pas encore à la hauteur. Je vais remédier à la situation et te revenir Michel…

Le Tour de ski

Côté Coupe du Monde, on se régale actuellement avec le Tour de ski. Déjà quatre étapes de complétées, il en reste deux aujourd’hui et demain.

Demain, l’ascension de la piste de ski alpin à Val di Fiemme, toujours un grand moment de la saison de Coupe du Monde de ski de fond. Spectaculaire! (je préfère la regarder dans mon sofa celle-là…)

Et jusqu’ici, méchantes performances de la tellement sympathique et pétillante Jessie Diggins chez les femmes, ca fait plaisir à voir. Du côté des hommes, les Norvégiens caracolent en tête avec notamment Johannes Hosflot Klaebo, dominateur jusqu’ici.

Le 15 km skate chez les hommes est ici.

Le 10 km skate chez les femmes est ici.

Bonne et heureuse 2022!

À tous les lecteurs(trices) de La Flamme Rouge, une bonne et heureuse année 2022, remplie de belles sorties cyclistes.

Et surtout, la santé et la sécurité en premier lieu, question de continuer d’en profiter au max.

Quelques défis aussi, que ce soit en course, sur les cyclosportives, ou simplement à l’entrainement, à la mesure de vos moyens.

Après quelques semaines de ressourcement, les énergies et l’inspiration sont là, et cette année devrait être intéressante sur La Flamme Rouge. Du moins je l’espère!

Et pour bien débuter l’année, quelques petits vidéos récents qui ont capté mon intérêt, question de se mettre tout de suite dans la bonne ambiance…

Quick-Step Alpha Vinyl 2022

Jumbo-Visma 2022

On rit un peu avec Mathieu

On rit encore, avec Wout en cyclo-cross

Skills avec MVDP

N’essayez pas de reproduire à la maison!

Le Tour de l’actualité en cyclisme et en ski de fond

À l’approche de la pause des Fêtes de fin d’année, plusieurs nouvelles ont retenu mon attention au cours des derniers jours.

1 – Namur 2021.

Un circuit mythique de cyclo-cross!

En l’absence de Wout Van Aert et Mathieu Van Der Poel, c’est Michael Vanthourenhout qui s’est imposé dimanche dernier devant Tom Pidcock. Ce dernier monte en puissance c’est évident, mais il a payé certaines erreurs techniques en chutant à plusieurs reprises, notamment dans la fameuse descente « off-camber » du circuit.

Chez les femmes, domination outrageuse des néerlandaises qui occupent les… cinq premières places! Victoire de Brand devant Betsema et Pieterse, Van Empel et Alvarado, du beau monde.

La québécoise Maghalie Rochette a terminé à la 10e place à Namur, un circuit technique et glissant chaque année.

2 – Mathieu Van Der Poel.

Il fera sa rentrée – tant attendue – le 26 décembre prochain sur la Coupe du Monde de cyclo-cross de Dendermonde.

Ennuyé par une récente blessure à un genou subie lors d’un entrainement, le coureur a précisé ne pas savoir où il en est dans sa condition. Ca sera un bon test dimanche prochain! Sur sa classe, ca peut fonctionner…

3 – Wout Van Aert.

Le champion belge n’était pas sur les récentes courses de cyclo-cross, mais plutôt en Espagne avec son équipe Jumbo-Visma en camp d’entrainement en cyclisme sur route.

Why not?! La tendance récente montre que la mixité des disciplines paye.

Van Aert devrait être à Dendermonde dimanche prochain.

4 – Nouveaux maillots du peloton pro 2022.

Perso, je trouve toujours cela tellement intéressant: découvrir les nouveaux maillots qui habilleront les coureurs du peloton en 2022.

C’est ici, pour les maillots qui ont été dévoilés jusqu’ici.

Le plus réussi à ce jour? De loin pour moi, celui de l’équipe Trek-Segafredo.

Et on note une tendance au retour du cuissard tout noir…

5 – Froome, l’arnaque?

Perso, je n’y ai jamais cru vraiment, au retour de Chris Froome.

Le coureur le mieux payé du peloton est-il rentable? Pas selon cet article.

C’est vrai que les résultats en 2021 ont été particulièrement minces. Inexistants, en fait.

2022? Je n’y crois pas plus.

6 – Geneviève Jeanson.

« De victime à survivante ».

C’est ainsi qu’elle résume son parcours des 15 dernières années où elle s’est tenue loin du milieu cycliste.

Ca changera toutefois en 2022, puisqu’elle fera une saison pleine d’événements de « gravel bike ».

Jeanson a également postulé sur un « gestionnaire de l’intégrité » à l’UCI, un poste dont les responsabilités seraient de veiller à l’intégrité au sein des équipes cyclistes.

Jeanson avait écrit à l’UCI il y a quelques mois, urgeant l’organisme international de faire davantage dans la protection des athlètes face aux situations d’harcèlement et d’abus de toute sorte.

Voilà des développements très intéressants selon moi, car on sent une vraie motivation de redonner à la communauté sur les bases de l’expérience – malheureuse souvent – acquise (souvent de force) dans le passé.

7 – Granite Stash Tubeless Flat Tyre Repair Kit

Juste intelligent.

8 – Mike Woods

Objectifs avoués en 2022: Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie.

Les deux sont séparés de presque six mois… un beau défi!

Mike Woods devrait se concentrer en tout cas sur les courses d’un jour en 2022, et c’est très bien ainsi. L’égalité des chances est également plus présente sur les courses d’un jour que sur les courses par étape, malheureusement.

Il peut y croire, ca c’est certain!

9 – Coupe du monde de ski de fond à Dresde

Pas de surprise: victoire du norvégien Taugboel chez les hommes et de la suédoise Dahlqvist chez les femmes.

Beaucoup ont fait l’impasse, permettant à certains autres de saisir l’aubaine: Pellegrino, Chanavat, par exemple.

Côté canadien, les Graham Ritchie, Russell Kennedy, Dahria Beatty et Maya Macissac-Jones ont terminé loin.

10 – Le Tour de ski

L’attention se porte désormais vers le toujours intéressant Tour de ski, qui débute le 28 décembre prochain du côté de Lenzerheide en Suisse. Ca se termine le 4 janvier du côté de Val di Fiemme, avec la fameuse ascension de la piste de ski alpin.

Six étapes, trois en style classique, trois en style libre.

11 – Mont Sainte-Anne

Quel spectacle!

Y’avait du très beau monde à la 2e Coupe Québec au Mont Sainte-Anne le week-end dernier.

Sans surprise, Antoine Cyr s’est imposé solo sur le 15km style libre, départ groupé, le dimanche. Il a fait le ménage au 2e tour des trois à parcourir, pour terminer solo avec un peu plus de 30 secondes d’avance sur son plus proche poursuivant, Philippe Boucher, en forme actuellement.

Les gars du CNEPH ont dominé l’épreuve, la plupart terminant dans les dix premiers. On en attendait pas moins!

Et quelle puissance! Dans certaines ascensions courtes, il faut le voir pour le croire, je vous prie de me croire!!! Du « one-skate » dans des rampes à 15%, il faut le faire.

Chez les femmes, la jeune Liliane Gagnon a surpris en s’imposant au général sur les deux épreuves, classique (style poursuite) le samedi et style libre le dimanche.

La gatinoise Laura Leclair termine son week-end de travail avec une 3e et 2e place au général.

Avec plus de 350 skieurs inscrits, la vitalité du ski de fond de compétition au Québec est en progression et ca, c’est une excellente nouvelle.

Carton rouge toutefois à la Forêt Montmorency le vendredi, qui indiquait sur son site de bonnes conditions de ski, alors que les pistes n’avaient pas été travaillées mécaniquement et qu’elles étaient glacées et jonchées de débris. Indigne lorsque les tarifs réguliers sont appliqués, et indigne de la pratique grandissante du ski de fond au Québec.

12 – Loppet Alex Harvey

Ca se déroulera – si possible, Covid-19 oblige, misère… – le 3 avril prochain au Mont Sainte-Anne.

Deux distances offertes, 50 et 25 kilomètres.

Un très beau parcours, la Harvey, la montée St-Hilaire, bref, le tour des plus belles pistes de ski de fond de la station.

Les inscriptions sont limitées et déjà ouvertes ici.

Ski de fond: du beau monde au MSA

La Coupe du Monde de Davos le week-end dernier a donné plusieurs confirmations.

D’une part, le Norvégien Klaebo a repris la main en sprint, le doute s’étant installé il y a trois semaines lorsqu’il avait été battu par le Russe Terentev.

À Davos, plus de doute possible: festival Klaebo.

Le gars a juste une glisse extraordinaire. Dernier sur le départ de la vague finale, il est remonté vers l’avant sur la glisse dans les deux descentes. Le Russe Ustiugov a fait l’erreur de lui « ouvrir la porte » à l’intérieur juste avant le dernier virage sur la droite, Klaebo n’a pas manqué de saisir l’occasion pour prendre la trajectoire la plus courte vers la ligne.

Belle perf de Klaebo au 15km skate du lendemain également, il termine 2e derrière son compatriote Simen Hegstad Krueger, intouchable actuellement sur une telle distance. Ustiugov complète le podium. Cinq Norvégiens aux six premières places! Et une belle 10e place pour le petit Français Lapalus.

Ustiugov a prouvé à Davos son grand retour au premier plan. Il sera un client pour les JO.

Bolshunov? Ennuyé par un rhume, il a été inexistant à Davos. Mais dans son cas, rien d’alarmant.

Chez les femmes, pas de surprise, avec la Suédoise Dahlquist dans les sprints et la Norvégienne Johaug sur le 10km skate. Trois américaines dans les six premières sur cette dernière épreuve, Diggins (2e), Brennan (4e) et Swirbul (6e), impressionnant. Belle place également de la Française Claudel, 7e et du prodige russe Stepanova, 10e sur une telle distance.

La Suédoise Frida Karllson montre également qu’elle fait régulièrement partie des rares filles à pouvoir tenir tête à la superstar Johaug.

Week-end plus difficile pour le Canada. Antoine Cyr n’a pu prendre part au 15km le dimanche, ennuyé par un rhume. La meilleure Canadienne – Browne – est 36e du 10km skate.

Dresden, peu d’intérêt?

La Coupe du Monde se déplace en Allemagne ce week-end, pour l’épreuve de Dresde. Que des sprints, si bien que plusieurs font l’impasse pour cette épreuve contestée (en milieu urbain) qui ne devrait plus faire partie du calendrier la saison prochaine.

Emil Irvesen et Serguey Ustiugov ont déjà annoncé que Davos était leur dernière étape avant celle des Jeux Olympiques. Au menu donc, deux mois d’entrainement en altitude, sans compétition aucune. C’est une mode actuellement, en cours également dans le monde du cyclisme sur route: Primoz Roglic n’avait-il pas coupé deux mois en mai et juin 2021 afin de préparer à l’écart de toute compétition le Tour de France? Ca demeure un pari selon moi, car le rythme de la compétition est difficile à reproduire à l’entrainement.

Après Dresde, petite coupure de 10 jours avant d’attaquer le toujours très beau Tour de ski autour du Jour de l’An. Le final est toujours spectaculaire avec l’ascension de Val di Fiemme, cette piste de ski alpin à escalader en ski de fond.

Du beau monde au MSA!

Au Canada, l’intérêt se tourne vers le Mont Sainte-Anne ce week-end, avec la 2e Coupe Québec après celle tenue le week-end dernier à Nakkertok dans la région de Gatineau.

Du beau monde à cette Coupe Québec du MSA!

Antoine Cyr – souvent présenté comme le meilleur fondeur au pays actuellement – fait partie des inscrits, comme plusieurs autres coureurs du CNEPH.

Pour beaucoup, il s’agit d’un passage « obligé » en préparation pour les sélections nationales de Canmore du 6 au 11 janvier prochain, sélections en vue des JO et des Mondiaux juniors et U23. Certains voudront se rassurer, d’autres jauger leurs adversaires directs, et leurs chances pour une sélection.

Le ménage selon Wout

Dans une classe à part.

Totalement à part.

Cyclo-cross d’Essen en Belgique, près des Pays-Bas samedi: victoire de Wout Van Aert, le deuxième à près de deux minutes.

Deux minutes.

Coupe du Monde de cyclo-cross à Val Di Sole dimanche en Italie: victoire de Wout Van Aert, le deuxième à près d’une minute.

Omniprésent et magistral Wout Van Aert!

Et vivement le retour de Mathieu Van Der Poel pour donner la réplique, parce que là les autres ont l’air de cadets…

C’est assez extraordinaire ce qu’on vit actuellement dans le cyclisme avec ces deux là.

Je vous rappelle que nos deux bonhommes ont été des grands acteurs du dernier… Tour de France. Une victoire d’étape d’anthologie et une semaine en jaune pour Mathieu, trois victoires d’étape pour Wout, dans les trois registres possibles: montagne, chrono, sprint.

Juste avant, ils s’étaient aussi tirés la bourre sur les Classiques.

Mon Dieu! qu’on ne s’ennuie pas dans le vélo avec ces deux-là ces temps-ci.

Essen, la boue

Sur le parcours boueux d’Essen, Wout a fait le ménage dès le premier tour, s’amenant sur la ligne au bout de ce premier tour avec déjà plus de 30 secondes d’avance. Il n’y a jamais eu de compétition, c’est aussi simple que cela. La course en tête. Tellement qu’on a senti que Wout gérait ses derniers tours afin de préserver ses forces pour le lendemain.

Chez les femmes, grande victoire de… Zoé Backstedt, la fille de Magnus oui, 17 ans et un très grand talent en devenir pour le cyclisme féminin. Elle fait du cyclo-cross, de la route, même de la piste, la prochaine Wout Van Aert? Perso, je le crois.

Val Di Sole, la neige

Particulier, le parcours italien, tracé pour l’essentiel sur la neige. Une sorte de démonstration pour faire du cyclo-cross une discipline olympique en hiver, le programme d’été étant déjà bien rempli en cyclisme, avec route, chrono, piste, mtb et bmx.

Chez les hommes, Wout n’a eu aucun mal à s’imposer, faisant preuve d’une maitrise assurée en tout temps. Le champion britannique Tom Pidcock a terminé sur le podium, prouvant qu’il monte en puissance avec en point de mire les Mondiaux de Fayetteville fin janvier aux États-Unis.

Mathieu, dans son salon, prenait lui des notes…

Chez les femmes, 2e podium en trois semaines pour la Québécoise Maghalie Rochette, molto bene! Rochette gagne en constance et se rapproche des meilleures, de bonne augure pour la suite.

La victoire est revenue à Fem Van Empel chez les femmes, qui a su résister à un impressionnant rapproché de Marianne Vos dans les deux derniers tours, elle qui a été victime d’un incident mécanique à la mi-course environ.

Championnats des USA

Week-end faste de cyclo-cross avec les Championnats américains aussi.

Chez les hommes, Éric Brunner. Et chez les femmes, sans surprise, Clara Honsinger. Ces deux-là seront à surveiller lors des Mondiaux certes, mais percer le top-10 sera difficile lorsque les Belges, les Hollandais et les autres Européens débarqueront.

Le week-end prochain

Enfin, la rentrée d’un certain… Mathieu Van Der Poel!!

Programme double en Coupe du Monde, avec Rucphen samedi et le toujours très spectaculaire et usant parcours de Namur dimanche.

Il faudra toutefois attendre avant de voir le premier clash MVDP contre WVA car ce dernier sera au camp d’entrainement de son équipe Jumbo Visma la fin de semaine prochaine. Le duel des titans est attendu le 26 décembre à Dendermonde.

Cyclo-cross: la suite, sous la neige!!

Ne manquez pas ca le week-end prochain: Val di Sole, l’étape suivante de la Coupe du Monde de cyclo-cross. C’est dimanche.

Et ça sera… sous la neige!

De quoi faire une course intéressante… je suppose.

Au départ, les principaux protagonistes, Iserbyt, Van Kessel, Hermans, Vanthourenhout, Pidcock, et un certain… Wout Van Aert.

Comique, y’a aussi un cyclo-cross du côté d’Essen dans le nord de la Belgique samedi, pas très loin de la frontière avec les Pays-Bas.

Sur le start list, un certain… Wout Van Aert!

Si c’est vrai qu’il participe aux deux, méchant programme pour Wout ce week-end: samedi un cyclo-cross en Belgique, dimanche un autre en Italie, à 1100 kilomètres de là.

Jet privé?

Chez les femmes, je n’ai pas relevé de coureuses qui sont inscrites aux deux.

La Québécoise Maghalie Rochette sera au départ en Italie dimanche. Ca sera intéressant de la suivre. Je remercie au passage les lecteurs attentifs de La Flamme Rouge qui m’ont rappelé suite à mon article précédent sur la discipline que Maghalie avait fait un podium lors du cyclo-cross de Besançon, plus tôt cette année.

C’est que les lecteurs de La Flamme Rouge sont bien informés, et je le sais! Merci tout plein, vous êtes formidables de me rappeler ainsi à l’ordre. N’hésitez jamais!

Sinon, du côté de Mathieu Van Der Poel, petit souci à un genou suite à une chute à l’entrainement il y a une dizaine de jours. Sa rentrée est prévue plus tard en décembre, et ca sera très intéressant de suivre ca de près.

Pas de très bonnes solutions pour suivre les courses en direct, depuis que les rapaces se sont emparés des droits télé. On les trouve souvent sur YouTube quelques heures après, ou sur des sites comme Tiz-cycling, mais en différé. Sinon, y’a bien quelques tuyaux, mais c’est plus compliqué!

Coupe du Monde de ski: les hostilités sont commencées!

Les deux premières épreuves de la saison de Coupe du Monde de ski de fond n’ont pas déçu: les hostilités entre Norvégiens et Russes sont commencées!

Ce fut d’abord le scandale Ruka: l’équipe norvégienne masculine au grand complet a décidé de ne pas prendre le départ du 15km style libre du dimanche, trop froid à leur goût (-18 au départ).

Les règles FIS ont pourtant été respectées.

Raison évoquée par les fondeurs norvégiens: la saison est longue, veulent pas prendre de chance avec leur santé.

De nombreux acteurs du milieu – y compris Norvégiens – ont dénoncé la situation, regrettable il est vrai.

Pour les Canadiens, ce fut une aubaine: Antoine Cyr (12e) et Olivier Léveillé (17e) en ont profité pour faire des performances remarquables, et obtenir ainsi leur ticket pour les prochains Jeux Olympiques. Kennedy n’est pas loin non plus.

Piqués au vif, les Norvégiens ont évidemment répliqué.

Les poules mouillées vous donnent rendez-vous en février, on verra ce qui se passera aux JO.

Johannes Hosflot Klaebo

Ruka est en tout cas à oublier pour les Norvégiens: au sprint, Klaebo s’est même fait battre par un jeune russe de 22 ans, Alexander Terentev, un sacré costaud celui-là pour s’offrir ainsi le roi de la discipline. Ouf!

Les images sont ici.

On remettait ça le week-end dernier du côté de Littlehammer, à domicile donc pour les Norvégiens.

Carton plein!

Klaebo s’est imposé dans les sprints, podium complet sur le 15km style libre (Krueger, Holund, Nyenget) et au relais par équipe.

Frustrés, les Russes! Chervotkin a été leur meilleur, mais ca n’a pas suffit pour donner la réplique aux Norvégiens, revanchards et chez eux. Ils sont neuf parmi les 12 premiers du 15 km!!

Chez les femmes par contre, deux performances incroyables: la suédoise Frida Karlsson qui s’offre la super-championne norvégienne Therese Johaug sur le 10 km style libre, cette dernière jouant à domicile, il fallait le faire.

Et dans le relais féminin, les Russes qui battent les Suédoises et les Norvégiennes grâce à leur jeune prodige de 20 ans à peine, Veronika Stepanova, lors du dernier relais. Superbe!

Retenez-bien ce nom, elle pourrait être la prochaine grande figure internationale du ski de fond féminin.

Je ne comprends pas la sélection norvégienne, qui a décidé de finir son relais avec Helene Marie Fossesholm, plutôt que Therese Johaug.

Intéressants, les relais en ski de fond: quatre relayeurs, deux en style classique (les deux premiers), deux en style libre, pour 7,5km chez les hommes et 5km chez les femmes.

Une gestion compliquée, tactique.

Évidemment, tu veux finir avec ton meilleur sprinter, au cas où. Pour les Norvégiens c’est simple, Klaebo.

Le relais qui peut faire la différence, c’est souvent le 2e en classique. Les Russes y avaient dépêché Bolshunov le week-end dernier, ca n’a pas suffit. Nyenget et Irversen ont pu résister au Russe, pour bien placer leur équipes Norvège 1 et Norvège 2.

Côté canadien, remarquable relais masculin qui termine 10e, devant les équipes France1 et France2 excusez-du-peu. Les Cyr, Kennedy, Ritchie et Léveillé ont été super-efficaces, et sur ce coup-là, personne ne pourra leur dire que les Norvégiens n’y étaient pas.

Par contre, moins bon chez le relais canadien féminin, avec une 16e et dernière place. Les filles (Steward-Jones, Browne, Beatty et Macisaac-Jones) veulent rebondir vite, et on leur souhaite bien entendu.

Payez-vous les images des courses relais Hommes et Femmes, c’est ici.

La suite

C’est le week-end prochain du côté de Davos, en Suisse. Un très beau parcours.

Au menu, des sprints en style classique le samedi, et un 15km en style libre le dimanche (10km chez les femmes).

La revanche des Russes?

Chez les Norvégiens en tout cas, la sélection nationale demeure très rude: Emil Irvensen, champion du monde en titre du 50 km, est laissé à la maison, condition physique jugée insuffisante. Aie, l’égo doit en prendre un coup.

On verra à l’oeuvre les Amundsen, Nyenget et Larsen en remplacement.

Sur le 15km, à surveiller Simen Hegstad Krüger, tout un skieur norvégien celui-là. Technique irréprochable. La classe sur des skis.

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