J’ai publié sur ce site depuis environ 10 ans quelques articles dénonçant l’inaction voire l’incompétence de Cyclisme Canada à plusieurs égards, surtout en lien avec le développement et le soutien du cyclisme sur route au Canada.
Ces articles étaient instruits de diverses sources crédibles. Je ne fais aucun compromis sur la qualité de l’information qu’on retrouve sur ce site.
Depuis, d’autres ont confirmé mes propos, notamment le coureur cycliste professionnel Hugo Houle.
C’est pas compliqué, aujourd’hui Global Replay Bridge The Gap fait bien davantage pour soutenir le cyclisme au Canada que Cyclisme Canada lui-même, pourtant la fédération officielle.
Comprenez-moi bien: je ne tire aucun plaisir à dénoncer Cyclisme Canada, seuls le développement et le soutien du cyclisme sur route au Canada me tient à coeur.
Mes propos ont toutefois été confirmés – en quelque sorte – par le récent rapport, accablant, de Sport sans abus, sous l’autorité du Bureau du Commissaire à l’intégrité dans le sport (BCIS) à l’endroit de Cyclisme Canada.
Pour faire court, le portrait n’est pas réjouissant: culture de « clique » au sein de l’organisation, surtout entretenue par des hommes (« boy’s club »), discrimination fondée sur le genre, culture du silence du personnel voire même chez les athlètes de peur de ne pas être sélectionnés pour des grands rendez-vous, manque de transparence notamment dans les décisions, manque de communication entre la gestion et les employés(ées), commérages, désinformation, on parle même de « culture toxique ».
J’arrête là, je crois que vous aurez compris.
Le positif dans tout ca?
1 – enfin, c’est public: il y a un gros problème à Cyclisme Canada.
2 – du coup, c’est l’occasion en or pour changer, pour effectuer un virage TRÈS important, quitte à se débarrasser d’un certain nombre d’employés faisant partie du problème, ceci afin d’envoyer un signal fort que le statut quo n’est pas(plus) une option.
3 – le rapport de Sport sans abus incluant des recommandations, la feuille de route et les prochaines étapes sont très claires, ne reste plus qu’à les mettre en oeuvre dans les plus brefs délais.
Nul doute que les fédérations sportives du Canada font face à de nombreux défis, en premier lieu le financement de leurs activités pour soutenir le développement du sport qu’elles régissent. La situation n’est pas facile tous les jours, entrainant des choix déchirants.
Ces choix doivent cependant émaner d’une analyse éclairée et transparente, ou chaque acteur peut exprimer son point de vue sans avoir peur de représailles.
Certaines fédérations sportives s’en sortent très bien, chérissant une culture d’inclusion et de transparence. Cyclisme Canada doit se comparer et prendre exemple sur ces autres fédérations, afin de s’améliorer rapidement. Une consultation avec d’autres fédérations ceci afin de mieux connaître les « meilleures pratiques » du milieu est une autre action concrète qui permettrait un réel virage à 180 degrés rapidement.
Espérons que Cyclisme Canada saura faire ce virage majeur dans les prochains mois, il en va de l’avenir du cyclisme au Canada: trop de coureurs prometteurs ont déjà payé les égarements de la Fédé au cours des dernières années.