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Pogacar-Seixas, prise 2

Suite à la démonstration impressionnante de sa classe sur le Tour du Pays Basque et la Flèche Wallonne, le prodige français Paul Seixas débarque sur Liège-Bastogne-Liège, la Doyenne des Classiques, en favori.

Il y retrouvera un certain Tadej Pogacar, incontestablement le meilleur coureur cycliste professionnel en activité et auteur d’une saison 2026 remarquable jusqu’ici.

Prise 2 cette saison entre les deux coureurs, après un premier match sur les Strade Bianche ou Pogacar avait logiquement eu le dessus, malgré la belle résistance de Seixas, dernier homme à accompagner le champion slovène sur les routes poussiéreuses.

L’intérêt de ce Liège-Bastogne-Liège est donc ce nouveau clash renouvelé entre le champion, et l’aspirant champion.

Être calife à la place du calife, un classique.

Je ne vois toutefois pas comment Seixas pourrait devancer Pogacar sur la ligne d’arrivée.

Il faut considérer la longueur (260km) et la difficulté de la Doyenne, habituellement présentée comme la course d’un jour de loin le plus difficile de la saison.

Pogacar, déjà triple vainqueur notamment sur les deux dernières éditions, a tout pour lui: la connaissance du parcours, l’expérience, la maturité, l’équipe, ainsi que l’imprévisibilité, n’hésitant pas à surprendre ses adversaires en partant de loin.

Le gros avantage de Seixas, outre l’explosivité et les facultés de récupération de sa jeunesse, c’est qu’il n’a rien à perdre, et donc selon moi beaucoup moins de pression sur ses épaules. Sa course est simple ce dimanche: accompagner Pogacar le plus loin possible, le marquer à la culotte. S’il se retrouve seul avec lui, pourquoi relayer?

Son équipe devra le protéger le plus longtemps possible également, car ca sera long, notamment la descente vers Bastogne.

Si Seixas parvenait à l’emporter dimanche en battant Pogacar à la régulière, ca, ca serait vraiment monstrueux.

Et le Tour?

La question de l’heure sur la planète cycliste, c’est à savoir si Seixas devrait ou non faire le Tour.

Pour Bernard Hinault, réponse classique basée sur la tradition: non. Quand tu as un tel talent et que tu es attendu, tu veux t’assurer que la première est la bonne. C’est ce qu’il avait lui-même fait. Réponse peu surprenante de la part d’Hinault.

Pour d’autres, pourquoi Seixas devrait-il attendre? Le Tour n’est-il pas la meilleure école pour apprendre, passer un cap?

Mais le Tour peut aussi bruler les ailes…

Perso, si j’étais Seixas et son équipe, j’attendrais encore un an. Un premier grand tour peut-être en 2026, mais pas le Tour. Dans ce contexte, la Vuelta m’apparaît la bonne option.

Wout, l’inspiration

Alors que je suis encore si loin de ce monde du cyclisme, l’inspiration me vient de ce texte publié hier sur les médias sociaux par un collègue de ski de fond Jeff Leduc, excellent fondeur s’il en est, et auteur de ces lignes sur Paris-Roubaix, je n’aurais pas écrit mieux.

De quoi me redonner l’inspiration, progressivement.

Chose certaine, sur ce Paris-Roubaix, j’ai vibré.

« Un héros s’est effondré en larmes, après la plus grande victoire de sa carrière sur un événement mythique, davantage théâtre et champ de bataille que simple course de vélo.

J’ai pleuré, il a pleuré… on a tous pleuré.

Tous ceux qui franchissent L’Enfer du Nord, comme tous ceux qui franchissent les galères de la vie, ont leur histoire à raconter: celle des chutes, des déceptions, des peines et des corps abimés. Et malgré tout, ils avancent, remontent en selle et toujours se refusent le rôle de la victime, par delà les circonstances. Pas de cinéma, pas de bullshit, que du courage, de la douleur et une volonté brute, portés par l’honneur.

Ses premiers mots n’étaient pas pour lui, mais pour un de ses frères d’armes, tombé au combat sur ce même sol, il y a quelques années.

Wout Van Aert, c’est autre chose : La Classe et l’Honneur des Grands. Quel spectacle, quel Homme.

Puissiez-vous vous en inspirer.

Rare visite de l’usine Campagnolo

C’est rare que Campagnolo ouvre ses portes au monde du cyclisme pour une visite de son usine de Vicence. Elle l’a récemment fait pour TopVélo, et ca donne un petit vidéo passionnant où l’on peut mesurer tout le sérieux de la compagnie italienne, notamment à propos du contrôle de la qualité. À ne pas manquer!

Par ailleurs, il existe en effet des problèmes de spam sur ce site, et ce depuis environ un an. Le site est en refonte, mais cette refonte avance moins vite que souhaité étant donné une charge de travail stratosphérique. À un moment donné, je dois choisir où je concentre mes énergies, et l’entrainement sportif est une activité que je ne veux pas couper non plus.

Bref, espérons qu’en 2026 un new look pour La Flamme Rouge verra le jour, et la résolution des enjeux actuels de spam. Pour l’heure, merci de votre patience et je nettoie aussi souvent que je le peux!

Remco et l’heure?

En remportant le chrono des Championnats d’Europe une semaine après son titre de champion du monde de la discipline, et en battant nul autre que Filippo Ganna le détenteur du record de l’heure, la question brûle: Remco Evenepoel peut-il faire mieux que 56,792 km sur 60 minutes?

Je suis d’avis que le belge va sentir la pression augmenter au cours des prochaines semaines pour s’attaquer au défi ultime en cyclisme. À quelque part, s’il réussissait bien, un parallèle serait presque automatique avec la performance d’un autre belge, Merckx celui-là… et ca, ca doit trotter dans la tête de Remco.

Surtout qu’il a déjà déclaré en juillet dernier qu’il y avait moyen de battre le record de Ganna, et signalé son intention à l’UCI, sans fixer d’échéance.

Personnellement, je n’ai aucun doute qu’il peut le faire, mais il devra régler de nombreux défis avant de s’élancer sur une piste quelque part.

Un record de l’heure aujourd’hui, ca m’apparait en effet une sacrée entreprise.

Les sponsors, premièrement, qui doivent non seulement allonger le budget, mais aussi fournir l’équipement le plus pointu: vélo sur mesure, développement aérodynamique, combinaison, usage de l’imprimerie 3D, recherche des coefficients de friction les moindres, étude posturale en soufflerie, tout le bataclan.

Remco change d’équipe en 2026, se dirigeant vers Red-Bull Bora Hansgrohe, une autre équipe aux gros moyens financiers. Red Bull, en particulier, aime les défis de tous genres, finançant de par le monde toutes sortes d’activités « extrêmes » dans une vaste sphère d’activités. Je les vois bien « embarquer » dans pareille aventure d’un record de l’heure, médiatisation tout azimut bien entendu.

La nouvelle équipe de Remco est également équipée par Specialized, un monde donc familier au coureur belge. La compagnie américaine a probablement les moyens de cette ambition, tout comme BioRacer la compagnie de vêtements. Ses autres sponsors, dont Esso, sont aussi des joueurs non-négligeables.

Avec une telle association et un tel exploit dans la poche, Specialized pourrait possiblement dorer encore plus son image publique, et donc mieux rivaliser avec son concurrent Trek, un des leaders européens du vélo.

Un lieu devra être trouvé: Mexico et son indice de pénétration dans l’air moindre n’ayant plus trop la cote étant donné les défis de l’altitude, Ganna s’était élancé de Granges en Suisse, tout comme son prédécesseur Bigham, reconverti quelques mois plus tard en « ingénieur de course » pour le record de Ganna. Quoi de mieux que de tester « live » quelques mois plus tôt?! Le vélodrome de Manchester serait-il une option? Celui de Granges, au coeur de l’Europe, comporte de nombreux avantages.

La question du braquet sera épineuse. Pour rouler à 57 km/h, Ganna avait utilisé un 64-14, alignement de chaine oblige. Ca veut aussi dire une cadence d’environ 98 tours par minute, qu’il faut supporter en position couchée sur une heure de course. Ouf!

Que choisira Remco Evenepoel? Les possibilités sont grandes, selon son style, sa cadence, etc.

La longueur des manivelles est également à étudier.

Remco Evenepoel pourra compter sur un atout de taille par rapport à Ganna, celui de son coefficient de pénétration dans l’air, exceptionnel. Couché sur son vélo, capable de « fermer » ses bras contre son visage, capable aussi de rouler avec une tête très basse, il aura besoin de moins de watts que Ganna pour se porter à vue du record, puis le battre.

Après, il faudra travailler le spécifique, le coup de pédale de la piste certes, le passage répété des virages, ainsi que la capacité de maintenir la ligne idéale de course, avec la fatigue qui inévitablement s’installe en cours d’effort.

Il devra aussi régler le moment de la saison, les saisons de Remco Evenepoel étant souvent assez remplies. Ayant observé un break après le Tour cette saison, il a repris au Tour de Grande-Bretagne pour ensuite se concentrer sur les Mondiaux de Kigali, puis les Championnats d’Europe. Préparation idéale?

Bref, on n’y est pas encore, mais gageons que nous verrons Remco Evenepoel au départ du test ultime en cyclisme dans un horizon de 12 à 24 mois.

Roglic (encore) dans les cordes

Deuxième jour de repos hier sur le Giro, le temps de faire le point avant d’amorcer aujourd’hui la troisième et dernière semaine.

Plusieurs constats.

Le premier, c’est que ce Del Torro, 21 ans, semble plus solide que prévu, et est fermement installé en tête du général avec 1min20 de priorité sur Simon Yates chez Visma-Lease a Bike. C’est à se demander qui chez UAE sera le leader désigné cette dernière semaine; je crois en fait qu’on laissera simplement la course se décanter d’elle-même, et qu’Ayuso, actuellement troisième, pourra profiter du moindre coup de mou du jeune Mexicain, surtout s’il reste au contact de Yates. Dans le cyclisme moderne et ses enjeux, vaut mieux deux options qu’une seule… Si Del Torro devait réussir à suivre sur toutes les étapes, je crois bien qu’Ayuso devra se contenter d’au mieux la 2e place.

Le deuxième, c’est que Roglic éprouve encore – et toujours – de la malchance sur un grand tour, une histoire qui se répète sans fin. Ayant chuté samedi, il a lâché 1min30 sur les principaux favoris dimanche hier, et pointe désormais à presque 4 min au général: Giro terminé. Je ne serais pas surpris de voir le Slovène abandonner son Giro pour panser ses plaies, et modifier son calendrier de courses à venir pour envisager d’autres options.

Il faut en tout cas que Roglic revoit quelque chose dans sa gestion de course, son placement, ou son attention durant les grands tours.

Troisièmement, le Canadien Derek Gee, sans faire de vagues et en toute discrétion, pointe désormais en… 5e place de ce Giro, à seulement 1min25 du podium. La suite va être intéressante pour Gee, même si ceux qui le précède sont de sacrés coureurs: Yates, Ayuso, Carapaz et le leader Del Torro. Pour Gee, le podium se jouera davantage sur ceux qui craqueront en dernière semaine, car les bons de sortie, oubliez ca!

Quatrièmement, l’énigme Richard Carapaz. Le gus est un remuant, on l’a vu à l’offensive dimanche, et il veut gagner. Plus isolé que les autres, cela peut être un avantage pour utiliser la stratégie des autres équipes à son avantage. Bahrein ont Caruso et Tiberi, les Ineos Bernal et Arensman, Carapaz pourra éventuellement profiter de la course d’équipe de ces deux formations pour profiter d’un coup d’ascenseur vers le maillot rose.

L’étape d’aujourd’hui

C’est du costaud avec 203 kilomètres à parcourir et presque 5000m de dénivelé. Arrivée en altitude surtout à San Valentino, au terme d’une ascension de 18km avec quelques belles rampes surtout en milieu d’ascension.

Dégâts garantis!

L’expérimenté et le poissard

Avant de couvrir l’actualité de ce Giro au terme du chrono de Pise hier, il est utile de revenir sur la très belle étape de Sienne, sur les routes des Strade Bianche.

Quelle belle victoire de Wout Van Aert!

Une victoire clairement au nom du métier et de l’expérience.

Dans la dernière ascension une fois les murs de Sienne franchi, on pouvait sentir l’opposition entre la fougue de la jeunesse de Del Torro et le métier de Wout Van Aert qui a su s’accrocher là où il le fallait, puis porter l’accélération fatale au bon moment, fort de son expérience sur ce final des Strade qu’il a remporté en 2020.

De très belles images!

Et une victoire de Wout qui fait rudement plaisir, car le gars a galéré sur les Classiques du printemps. C’est un coureur de classe, dur au mal, et qui est sur le bon chemin pour la suite je pense. En regardant l’étape, la souplesse de la cheville et donc de la pédalée de Wout était vraiment superbe, beaucoup plus souple que celle de Del Torro. Un pédalage parfait, économique, détendu malgré l’effort.

Je pense que Wout n’est pas loin de la grande condition!

Gee, chrono réussi!

Sur le chrono hier, c’est… le Canadien Derek Gee qui a offert la meilleure performance des favoris, terminant par exemple 15 secondes devant Primoz Roglic excusez-du-peu, et 34 secondes devant Ayuso. C’est vrai que la météo, avec la pluie, a faussé un peu les résultats de ce chrono, les coureurs ayant roulé sur le mouillé ne pouvant pas rouler aussi vite que les autres.

Chose certaine, well done pour Gee. Certainement un signe qu’il est en excellente condition et que la suite de ce Giro sera intéressante.

Au général, Gee pointe en 12e place actuellement, à 2min37sec du maillot rose de DelTorro. Le podium est encore jouable j’en suis convaincu, à condition de prendre des initiatives au bon moment pour créer des écarts, car il ne reste qu’un nombre limité de grandes étapes pour faire la différence.

Y’a cependant beaucoup de beau monde devant Gee au général, c’est un Giro très très relevé, conforme aux attentes et à ce que je vous disais en prologue de ce grand tour.

Quatre UAE Team Emirates parmi les sept premiers! Del Torro, Ayuso, McNulty et Adam Yates. Ouch!

Simon Yates est également dans le coup, tout comme Roglic, Tiberi, Bernal, Ciccone et Carapaz. Attention à ce dernier, c’est un coureur d’expérience avec une grosse caisse pour la dernière semaine.

Tiberi pourra également surprendre je pense, mais il n’a que 23 ans et pour lui, c’est la dernière semaine qui sera cruciale.

Roglic, quant à lui, pointe en 5e place à 1min18 de la tête: compte tenu de l’étape sur les strade bianche où il a été pris dans des chutes, c’est un petit miracle.

Roglic, le poissard du cyclisme, avec Mike Woods!

Incroyable quant même comment le slovène est malchanceux sur les grands tours: toujours abonné aux chutes, il a même chuté hier durant… sa reconnaissance du parcours du chrono. Faut le faire tout de même!

À côté de ca, vous avez des coureurs qui vont rarement à la faute, comme Mathieu ou Tadej. À quelque part, il y a une question d’aptitudes, d’équilibre, de degré d’attention qui joue, c’est certain.

La suite s’annonce passionnante, à commencer par demain et le test du Passo de San Pellegrino, puis dimanche prochain sur le Monte Grappa, même si ces deux cols sont situés loin de l’arrivée. Il ne reste plus de chrono sur ce Giro, et la course se jouera certainement lors des étapes #16, 19 et 20.

Un Tour plus ouvert qu’il n’y parait!

On y est !

Le Tour de France s’élance aujourd’hui de Florence en Italie.

Un Tour plus ouvert qu’il n’y parait.

Depuis des semaines, tout le monde parle de Pogacar comme l’épouvantail de ce Tour. Marc Madiot lui-même a déclaré que le Tour pourrait être plié après les quatre premières étapes, il est vrai difficile avec le redoutable Galibier à franchir lors de la 4e étape.

Sauf que.

Sauf que Pogacar, il a eu la Covid-19 il y a 10 jours. À ce niveau, l’équipe UAE ne va pas s’étendre sur le sujet, mais il pourrait y avoir eu du dégât. On sera vite fixé.

Idem pour Vingegaard: si son équipe a pris la décision de lui faire prendre le départ, c’est certainement qu’elle a eu des garanties à l’entrainement. « Vinge » n’est peut-être pas à 100%, mais il n’en est peut-être pas très loin. Chez Jumbo-Lease a Bike, on mise assurément sur la 3e semaine, sachant que Vinge est frais et probablement encore en progression.

Mais surtout, c’est la profondeur du plateau de ce Tour de France qui le rend si exceptionnel: c’est pas compliqué, ils sont tous là! Toutes les plus grandes stars du peloton international est au départ.

Sauf peut-être cinq coureurs de premier plan, Julian Alaphilippe, Benoit Cosnefroy, Sepp Kuss, Filippo Ganna et Ben O’Connor. Comique, les deux premiers misent sur le titre olympique plus tard en juillet. Manque de chance, ils sont tous deux français, donc il faudra s’entendre… Sepp Kuss a eu la Covid sur le Dauphiné, un maux qui court actuellement dans le peloton, et qui pourrait être un invité surprise de ce Tour.

Pour le reste, ils sont tous là: outre Pogi et Vinge, Van Der Poel le champion du monde, Van Aert, Roglic, Evenepoel, Pidcock, Hindley, Carapaz, Bernal, Thomas, Gaudu, Mas, Bardet, Almeida, Ayuso, Rodriguez, les frères Yates, Jorgenson, on fait difficilement mieux!

Du coup, je suis d’avis qu’on pourrait avoir des surprises sur les trois prochaines semaines, car tout ce beau monde va créer du mouvement. Si l’équipe UAE Team Emirates a très certainement la capacité de bien maîtriser la course si Pogacar devait s’emparer tôt du maillot jaune, il y a beaucoup d’équipes avec des intérêts pour ce classement général: Jumbo bien sûr, Ineos, Bora-Red Bull, Soudal Quick Step, Groupama, EF Education, Movistar, Cofidis et Team DSM.

J’aime bien la position « sans pression » de Remco Evenepoel, qui découvre cette année le Tour. Il n’a rien à perdre, aucune pression si ce n’est celle d’un leader d’une grande formation cycliste, et peut se permettre de prendre des initiatives puisque personne ne sait s’il pourra tenir pendant trois semaines, et notamment en haute montagne dans les Alpes en dernière semaine.

Dans ce contexte, bien difficile de vous donner un pronostic pour le podium, outre Pogacar et Vingegaard! Primoz Roglic? J’aimerais vous dire que j’y crois cette année, mais « l’autre » slovène est tellement malchanceux sur le Tour, notamment avec les chutes, que je me garde une petite gêne!

Les chasseurs d’étape

Plusieurs équipes débarquent avec comme seul intérêt celui de gagner des étapes.

On pense évidemment en premier lieu à Israel-Premier Tech, l’équipe des trois coureurs canadiens engagés sur ce Tour: les vétérans Hugo Houle et Guillaume Boivin, ainsi que Derek Gee qui découvre le Tour à 26 ans.

Je suis de ceux qui croient que Gee pourrait être une des révélations de ce Tour de France. Wait and see, mais je le sens bien.

Alpecin-Deceuninck voudra aussi jouer les étapes et les sprints avec leurs deux grands leaders Van Der Poel et Philipsen. L’équipe trouvera sur son chemin les Lidl-Trek, les Bahrain-Victorious, les Jayco-Alula et Astana pour leur tirer la bourre.

Le journal du Tour

D’autres nouvelles d’intérêt à l’amorce de ce Tour de France.

1 – 3600m de dénivelé pour la première étape de ce Tour, du costaud et un record pour une première étape. On entre rapidement dans le vif du sujet!

2 – 90 000 euros pour être ville départ du Tour, et 130 000 euros pour être ville d’arrivée. Le gigantisme, ca donne ca.

3 – Plusieurs équipes y vont d’un maillot spécial sur ce Tour: Jumbo, Alpecin, Cofidis par exemple, mais surtout Bora-Hansgrohe qui introduit un nouveau sponsor iconique, Red Bull.

4 – L’étape reine? Peut-être le chrono du dernier jour autour de Nice. Un chrono le dernier jour peut influencer la course dès la première étape, et on se rappellera 1989…

5 – Oreillettes: on vous en parle depuis des années, et enfin, l’UCI va tester des alternatives dans les prochaines semaines, notamment des oreillettes unidirectionnelles ne permettant pas aux coureurs de communiquer avec les directeurs sportifs, ainsi qu’un nombre limité d’oreillettes, par exemple à seuls deux coureurs de l’équipe. Ca ne sera pas encore pour ce Tour, mais ca va dans la bonne direction pour retrouver un cyclisme moins robotisé et moins… dangereux.

6 – Suivre le Tour à la télé depuis le Québec. Pour moi, le bon plan c’est de toujours suivre le Tour via France Télévision et les Alexandre Pasteur, Nicolas Geay, Laurent Jalabert, Marion Rousse, Frank Ferrand, Thomas Voeckler et Yoann Offredo. J’utilise l’application FilmOn qui permet un abonnement mensuel pour regarder le Tour en direct. Seul pépin, on ne peut pas enregistrer les étapes.

7 – Jumbo-Lease a bike disposera d’une « van technique » sur ce Tour de France, question d’avoir de nombreuses informations en direct sur les coureurs et les conditions de course, notamment météo. Cette van, une première, vise à mieux informer les directeurs sportifs « en direct » de la course, ceci afin d’anticiper au mieux.

Merci Paleni!!!

Final intéressant, et leçon de cyclisme professionnel 101 hier, sur la 5e étape du Giro.

L’échappée partie avec un peu moins de 80 kilomètres à faire dans la journée est allée au bout, fait assez inusité dans le cyclisme moderne et sur une étape à priori promise aux sprinters.

Bref, ils étaient quatre à se disputer la victoire, le plus expérimenté – et logiquement le favori – étant le Danois Michael Valgren.

Le coureur Polti-Kometa Andrea Pietrobon, le seul d’une équipe ne faisant pas partie du WorldTour dans cette échappée, a bien joué ses cartes en leur servant le coup du kilomètre – un classique – pour surprendre tout le monde.

Ca a failli fonctionner, si ce n’avait été du jeune (21 ans) coureur de la FDJ Enzo Paleni, qui s’est fait servir une belle leçon de cyclisme selon moi ou… qui a littéralement perdu les nerfs dans ce dernier kilomètre.

C’est en effet Paleni qui a chassé à bloc Pietrobon devant, pourtant parti très solidement. Paleni a chassé sans se retourner, et Valgren comme Thomas ont dû être éberlués de profiter de pareille aubaine à l’approche d’une ligne d’arrivée d’une étape du Giro.

Ca n’a pas loupé: Paleni a sauté, Pietrobon a été rattrapé et le sprint s’est joué sur la fraicheur probablement, Valgren se faisant dépasser par le sympathique Benjamin Thomas qui signe là son plus beau succès chez les professionnels.

Thomas ne doit pas encore en revenir!

Et Paleni est évidemment 4e et dernier de l’échappée sur la ligne.

Cela montre que chez les pros, tu ne peux pas courir de la sorte, car tu es certain de perdre à chaque fois. Bien sûr, on dira que sans l’effort de Paleni, c’est l’Italien Pietrobon qui aurait gagné, et c’est très certainement ce qui se serait produit.

Mais Paleni n’a pas gagné, et du point de vue de son directeur sportif ou de son équipe, il a perdu la course et le podium en agissant de la sorte. On peut lui en vouloir, sachant que de précieux points n’ont pas été marqués.

Ce qu’il fallait faire? Certes passer avec un relais appuyé pour signifier aux deux autres qu’il fallait chasser vigoureusement Pietrobon devant, mais se relever après 150 mètres pour que les autres prennent aussi un relais, et témoignent donc de leur volonté eux-aussi à ne pas laisser ainsi la victoire leur échapper…

Kikkan Randall: True inspiration

Texte diffusé par erreur

L’article de suivi sur le sujet de la méthode d’entraînement dite polarisée et apparu quelques heures est une erreur, l’article n’étant pas terminé. Il sera en ligne demain sur ce site. Mes excuses à Guy et aux lecteurs pour cette erreur liée à l’interface de publication.

Astana – Ride for Glory

C’est au goût du jour: voici un autre vidéo diffusé récemment par une équipe cycliste pro, Astana-Premier Tech cette fois-ci. Un autre regard au coeur d’une équipe professionnelle de premier plan.

Quelques cadeaux de Noel exclusifs

À l’approche du « Black Friday », quelques suggestions de cadeaux de Noel exclusifs (et souvent chers!) pour le(la) cycliste de goût.

Parapluie Assos

Parce que tu affiches discrètement tes couleurs. Par temps moche, c’est bien.

Silca Ypsilon

Parce que dans le vélo, il faut savoir visser.

Elite Fuoripista

Parce que c’est un objet incroyable, tout simplement. Jamais un home-trainer n’aura eu si bon look dans le salon de votre loft new-yorkais.

Flutes à champagne Bianchi

Parce que ca vous prend ca pour compléter le kit avec votre home-trainer Elite…

Selle Italia SLR Tekno

Parce que le design italien dans toute sa splendeur. Le confort? Si vous posez la question, c’est que vous n’avez pas compris.

Balance Garmin S2

Parce que ca vient de sortir. Espérons que Zwift pourra s’y connecter automatiquement…

Chaussures « Vintage » Prooü Toscana

Parce que la classe de Fausto Coppi.

Castelli Gabba Convertible

Parce que si vous n’avez pas de Gabba, vous n’êtes pas un cycliste.

Maillot Attaquer « Sunshine »

Parce qu’il faut parfois oser attaquer.

Tasses expresso Campagnolo

Parce que dans ces tasses, l’expresso d’avant-sortie entre amis(es) est toujours meilleur. Et ca met l’ambiance. Mise en garde: l’effet n’est pas le même dans des tasses Shimano ou Sram…

Gallets Ceramic Speed

Parce que les détails font parfois la petite différence.

Livre « En chasse patate »

Parce que la culture vélo et l’humour, c’est important.

Écouteurs Rapha – Bang & Olufsen

Parce que c’est fait pour l’entrainement à l’intérieur. Et de votre intérieur.

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