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Catégorie : Dopage Page 25 of 26

Reportage sur le dopage dans le cyclisme sur CBC

"Ce soir mercredi 3 janvier, l’émission The National sur la chaine CBC propose un reportage de 22 minutes sur le dopage dans le cyclisme":http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/LAC.20070103.TRUTH03/TPStory/TPSports/Television/, avec un focus particulier sur le cas de Lance Armstrong. Fait intéressant, une interview exclusive avec Frankie Andreu a pu être réalisée pour ce reportage, la première interview d’Andreu sur le récent litige qui l’a opposé, ainsi que sa femme Betsie, à Armstrong. Il sera vraissemblablement possible d’écouter demain "sur internet le reportage sur le site de CBC":http://www.cbc.ca/video/index.html, via l’option video de leur menu. Il conviendra cependant d’avoir une connexion assez rapide pour que le visionnement soit satisfaisant. Mille merci à notre lecteur Ricou sans qui nous serions passés à côté de ce reportage.

Landaluze relaxé

"Le Tribunal d’Arbitrage du Sport a levé toute sanction possible pour Inigo Landaluze pris positif à la testostérone lors du Critérium du Dauphiné 2005 qu’il a d’ailleurs remporté à la surprise générale":http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2006/dec06/dec21news. Le TAS a jugé que l’affaire comportait trop de vices de procédure et annule donc toute mesure disciplinaire à l’égard du coureur espagnol, tout en précisant bien qu’il ne s’agit en aucun cas d’une preuve d’innoncence du coureur. Simplement, les procédures n’auraient pas été respectées. L’affaire est importante pour deux raisons. D’une part, nous croyons fermement que le cyclisme vit des heures critiques pour son avenir. Les scandales de dopage n’ont jamais été si nombreux, importants et médiatisés. Si on "pique" des coureurs au contrôle, ils doivent être sanctionnés sans pouvoir porter atteinte à la validité même des tests de dépistage. Hors, les affaires Hamilton, Peres, Landis et Landaluze vont toutes dans le même sens, celle de la remise en question de la crédibilité scientifique des tests. La récente décision du TAS à l’égard de Landaluze ne renforcera certainement pas l’opinion publique quant à la fiabilité des tests. Il faudrait que ca cesse. D’autre part, l’affaire pourrait avoir un grand impact dans un autre scandale de dopage à la testostérone, celui touchant Landis bien sûr. Ce dernier a d’ailleurs immédiatement sauté sur l’occasion (une occasion inespérée pour lui!) pour affirmer que la décision du TAS est une preuve de l’incompétence du laboratoire de dépistage de Chatenay-Malabry. Les vices de procédure éventuels dans l’affaire Landis pourraient donc bien le servir et gageons qu’il tentera désormais de les médiatiser au maximum. Nous sommes de plus en plus convaincus, devant la multiplication des tentatives de discrédit des tests anti-dopage (il y a aussi l’affaire Jeanson), que l’UCI et l’AMA doivent ré-affirmer publiquement leur confiance dans les tests actuels et démontrer, chiffres à l’appui, que les probabilités que les tests retournent des faux positifs sont nulles puisqu’on tient déjà compte d’une certaine marge d’erreur.

T-Mobile et CSC vont dans la bonne direction

Nous n’avions pas encore couvert la nouvelle sur La Flamme Rouge: les équipes T-Mobile et CSC, les deux équipes les plus échaudées au départ du dernier Tour de France puisque Basso et Ullrich ont été retournés à la maison, ont décidé de mettre en place, pour 2007, un programme maison de lutte contre le dopage. À La Flamme Rouge, nous croyons que c’est un pas dans la bonne direction, même si on aurait préféré que de tels programmes soient imposés par l’UCI à toutes les équipes, sous peine de ne pas obtenir de licence ProTour. Chez T-Mobile, "on a produit ce court film présentant un aspect du programme, celui visant à monitorer le volume sanguin des coureurs":http://medien.t-mobile-team.com/mediacenter2.php?ct=2&cat=6&event=62. Les grandes lignes du programme anti-dopage sont par ailleurs "disponibles ici":http://www.t-mobile-team.com/cms/tmoteam/en/press/pressreleases/templateId=renderInternalPage/yearID=2006/itemID=110320/id=7030.html. Notons enfin que le sponsor T-Mobile a prolongé son engagement dans le cyclisme jusqu’en 2010. Sur le site officiel de CSC, nous n’avons trouvé que cette "annonce générale":http://www.team-csc.com/ny_news.asp?n_id=1125 du nouveau programme de lutte contre le dopage, annonce qui n’offre aucun détail quant aux contrôles et leur fréquence qui seront imposés aux coureurs de l’équipe. C’est sur CyclingNews "que nous avons trouvé un peu plus d’information":http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2006/nov06/nov13news2. Notons enfin que le sponsor CSC a menacé de se retirer du cyclisme suite à l’implication d’Ivan Basso dans l’affaire Puerto. En plus de devoir – à contrecoeur – se défaire du coureur italien, Bjarne Riis n’a eu d’autres choix que de présenter à son sponsor des garanties quant à l’éthique de son équipe. Quelles sont les points communs de ces nouveaux programmes? Tous deux vise un but, préserver la santé des coureurs cyclistes. Pour ce faire, les athlètes seront suivis par des médecins ainsi que des entraineurs – dont nombre sont des universitaires – et feront l’objet de tests hors-compétition fréquents (chez CSC, on parle de 800 tests hors compétition seulement en 2007). Dans chacune des deux équipes, un comité externe de médecins sera constitué avec le mandat d’analyser les résultats des tests. Ces tests étant fréquents, on estime qu’on pourra identifier d’éventuelles variations suspectes de certains paramètres physiologiques des coureurs. Chez T-Mobile, on assure vouloir collaborer avec l’AMA, la fédération allemande de cyclisme, l’UCI et les organisateurs de courses cyclistes. Chez CSC, on mentionne la publication, fin 2007, du dossier accumulé des coureurs, permettant d’avoir une meilleure transparence envers le public. Toutes ces mesures sont évidemment un pas dans la bonne direction. Nous avons déjà hâte de voir l’impact éventuel de ces nouveaux programmes sur les performances des coureurs. Car peut-on raisonnablement croire que ces équipes continueront d’offrir des performances similaires à ce qu’elles ont offertes en 2005 et 2006, particulièrement dans le cas de CSC ? Il nous apparaît plus réaliste de penser aujourd’hui que ces équipes offriront plutôt des performances similaires à celles des équipes françaises, plus encadrées au niveau du dopage. Réponse dans 10 mois!

La Flamme Rouge vous ouvre ses colonnes

On vous avoue bien franchement être assez écoeuré, ces jours-ci, par les récents événements dans le cyclisme professionnel. Le livre L.A. Officiel, l’engagement d’Ivan Basso par Discovery ainsi que les déclarations de l’avocat du coureur italien aujourd’hui concernant les tests ADN ont achevé notre enthousiasme": The result of these cases is that Ivan Basso has been cleared of any supposed violation of rules, regulations or law and that Basso currently has no pending cases criminal or civil cases against him regarding doping. And that any declaration for the necessity of blood tests for DNA or other values we consider to be an illegal and inadmissible intrusion to his private life. Thus, any declaration that Ivan Basso that says that there are limits or conditions to prevent Basso for racing for a ProTour team or participate in ProTour competitions are discriminatory and against the current rules.

On mesure, à la lecture de ces déclarations, toute la sclérose du cyclisme si les règles ne changent pas. C’est donc toutes les législations, les procédures et les pouvoirs des autorités qui doivent être entièrement revus. On citera à ce sujet Jacques de Ceaurriz, directeur du Laboratoire national anti-dopage de Chatenay-Malabry : Une information importante (ndlr: par exemple les 6 échantillons positifs à l’EPO de Lance Armstrong sur le Tour 1999 ou les preuves accumulées lors de l’affaire Puerto) ne devrait pas être enterrée sur la base de questions d’éthique médicale qui, de toute façon, ne s’appliquent pas aux athlètes. Ce ne sont pas des patients. Le prétexte selon lequel il faudrait protéger les athlètes, en réalité, protège particulièrement ceux qui trichent. Le nouveau code ferait mieux de défendre ceux qui ne trichent pas.

Mais trève d’affaires de dopage! Pour la première fois, La Flamme Rouge vous invite à nous faire part des sujets que vous aimeriez voir traité dans ces colonnes. Laissez-nous savoir les questions que vous vous posez en matière de matos, d’entrainement, de coureurs pros, etc. Nous essaierons d’y répondre au meilleur de nos connaissances. Et nous ferons de notre mieux pour répondre au plus grand nombre de questions retenues. C’est votre chance d’orienter le contenu de nos discussions dans les prochaines semaines!

MORT DE RIRE!

Grande nouvelle aujourd’hui: Ivan Basso courra les 3 prochaines années au sein de l’équipe… Discovery Channel. C’était évident… et nos doutes ne nous avaient pas trompé! Lavé de tous soupçons dans l’affaire Puerto (bien que les dossiers étaient accablants, encore des histoires de procédures…), Discovery et Bruyneel se réfugieront derrière des déclarations comme "la justice a fait son travail et aucune charge ne pèsent contre Ivan. Nous avons confiance en lui". On ne pensait jamais devoir louanger Bjarne Riis sur ce site, mais force est de reconnaître son courage de ne pas reprendre le coureur italien. Il faut dire que les relations entre les deux hommes s’étaient sérieusement dégradées suite à son exclusion au départ du dernier Tour de France. À part ca, tout va bien dans le cyclisme professionnel. Ivan Basso remportera probablement le prochain Tour avec une écrasante domination, sauce Discovery. Vive le Tour!

La Matrice du cyclisme…

On a commencé hier la lecture de L.A. Officiel et sans avoir encore dépassé les 100 premières pages, on est déjà sous le choc des révélations qui y sont rapportées. En utilisant les déclarations – sous serment – des différents témoins qui ont défilé lors du procès opposant SCA, la compagnie texane d’assurance, et Lance Armstrong, les auteurs Walsh et Ballester parviennent intelligemment à nous faire comprendre comment Armstrong a pu utiliser ses réseaux d’amis pour tenter de brouiller les pistes.

Les auteurs parviennent également à nous faire comprendre l’étendue des relations d’affaire qui gravitent autour d’un tel coureur, vainqueur à plusieurs reprises de la plus grande course cycliste au monde. On saisi ainsi beaucoup mieux les enjeux de telles victoires – peu importe comment elles ont été acquises – et des procès actuels dans le cyclisme. Enfin, on comprend mieux à quel point le consommateur en bout de ligne – vous et moi – se fait "organiser" par les grands dirigeants de ce sport, dirigeants commerciaux on s’entend, appuyés évidemment par les instances officielles – notamment l’UCI – qui dépendent de l’argent de ces grandes compagnies pour financer en retour les événements. La boucle est bouclée… et tout le monde devrait être content.

On flirte ici avec l’idée derrière les films La Matrice, version cyclisme des années 2000! L’exemple de la puissance de la compagnie Trek est éloquent dans le bouquin. Greg LeMond, dont sa société LeMond Racing Bikes est sous brevet Trek depuis 1995 et qui dépend donc totalement des bons vouloirs du géant du cycle américain, a par exemple été forcé de signer – sous pression commerciale – des rétractations rédigées par Bill Stapleton (agent d’Armstrong) suite à ses propos tenus au sujet des relations qu’entretenait Armstrong avec le sulfureux Dr. Ferrari. En décortiquant les affaires et les procès, le livre aide également grandement à mieux comprendre ce qui s’est réellement passé, notamment lors de la procédure d’arbitrage qui mit un terme au procès entre SCA et Lance Armstrong. On a beaucoup lu qu’Armstrong avait "gagné" le procès et que SCA lui avait versé ses primes de victoire. SCA lui a en effet versé ses primes de victoire mais le procès n’a pas été gagné, il a été réglé en arbitrage au moyen d’une entente à l’amiable ne faisant pas intervenir le juge. SCA a été sommé de verser les primes au coureur parce qu’il a été jugé qu’elle constituait une compagnie d’assurance et non de bookmaking, invalidant la défense de SCA qui essayait de démontrer qu’il y avait eu tricherie puisque les victoires avaient été acquises grâce au dopage. En ce sens, il est clair que les témoignages – tous cohérents – reçus lors du procès finalement avorté étaient suffisants pour étayer la thèse de la tricherie, mais la tricherie n’est pas un motif d’invalidation pour les compagnies d’assurance, juste pour les bookmakers de sport…

Bref, il ne fait plus aucun doute pour nous que ce livre devait absolument être publié afin d’éclairer l’opinion publique. On ne saurait recommander davantage sa lecture pour quiconque aspire ne plus être un simple fan de cyclisme aisément manipulable mais plutôt un vrai amateur de ce sport pouvant porter un jugement éclairé sur ce qu’il y voit. C’est un livre qui devait être publié également pour poursuivre cette accumulation de données, de faits et de témoignages sur le dopage. Ca commence d’ailleurs à faire pas mal de bouquins depuis Massacre à la chaîne de Willy Voet, des bouquins tous cohérents les uns les autres et qui dépeignent probablement avec beaucoup plus de réalisme ce qui se passe vraiment dans les coulisses du cyclisme. On continuera d’ailleurs cette accumulation de témoignages sur le dopage dans le cyclisme au cours des prochains jours avec le début du procès de certains ex-membres de l’équipe Cofidis, dont David Millar. Déjà, les juges soulignent l’extraordinaire omerta qui règne dans le milieu du cyclisme professionnel quant au dopage, un sujet tabou s’il en est puisque menaçant l’existence même de ce sport. On est pas encore sorti de l’auberge!

Analyses de puissance, prise 2

Notre collègue Frédéric Porteleau nous a fourni des chiffres plus précis concernant les performances de Vinokourov à la récente Vuelta, des chiffres qui permettent de nuancer les propos récemment tenus par Frédéric Grappe dans Vélo Magazine. Selon le modèle de calcul de Porteleau, un modèle validé avec succès aux puissances observées sur le capteur SRM, Vinokourov a développé une puissance maxi de 460 watts sur la Vuelta, dans le col de la Cobertoria. C’est 15 watts de plus que les 445 qu’il avait développé sur le Tour 2003, alors échappé avec Iban Mayo dans le Peyresourde. Le vent fort sur les dernières étapes de montagne sur la Vuelta cette année empêche d’obtenir d’autres mesures de la puissance, mesures qui nous auraient permis de confirmer ce gain de puissance. 15 watts à ce niveau, ce n’est évidemment pas négligeable comme gain. De là à parler d’une explosion de son potentiel, il y a un pas que Grappe a franchi peut-être un peu trop facilement. Ceci étant, il apparaît aujourd’hui clair, à la lecture de ces analyses de puissance, que Vinokourov a été à son meilleur durant la dernière semaine de la Vuelta, développant une puissance quelque peu suspecte pour un coureur de ce gabarit. Malgré ce petit débat d’experts quant à la puissance réelle développée, l’approche du calcul des puissances nous apparaît réellement prometteuse pour du moins identifier les coureurs suspects. Car le corps humain a ses limites. Quant à la crédibilité de Messieurs Porteleau et Vayer, elle est intacte selon nous: dans un style parfois provocateur nous l’admettons, ils ont su, depuis maintenant presque 10 ans, dire les vrais choses. Les affaires de dopage qui s’accumulent à un rythme effarant depuis de nombreuses années ne font que confirmer qu’ils avaient – et ont toujours – raison.

Les analyses de puissance

On risque d’en parler beaucoup dans les prochains mois, non sans contreverse : les analyses de puissance. "Frédéric Grappe, entraîneur de La Française des Jeux, croit que les récentes performances de Vinokourov sont suspectes":http://www.eurosport.fr/cyclisme/tour-d-espagne/2006/sport_sto974056.shtml. Pour appuyer ses propos, Grappe se fonde sur une analyse de la puissance développée par le Kazakh dans certaines étapes clef de la récente Vuelta. L’UCI a récemment affirmé qu’elle envisageait le recours à de telles analyses pour identifier des coureurs suspects quant à l’usage de produits dopants. Il convient d’être prudent dans les conclusions qui en découlent, notre confrère Frédéric Porteleau, lui aussi expert dans ce genre de calcul, étant moins affirmatif quant à la nature "extraterrestre" des perfs de Vino. Selon lui, le coureur aurait déjà offert des performances similaires dans le passé, notamment lors du Tour 2003. Quoi qu’il en soit, cela témoigne qu’un beau débat d’experts se profile à l’horizon. Il y aura lieu de documenter les méthodes de calcul et le degré de précision des résultats afin d’assurer une certaine cohérence dans tout ca. Il y va d’une question de crédibilité de l’approche, une approche prometteuse s’il en est pour au moins permettre des comparaisons temporelles des performances des coureurs.

Pour en finir avec le cas Jeanson

Reportage très dur sur Jeanson hier à Radio-Canada malgré le fait que ses contrôles soient négatifs. On y apprenait que son taux d’hématocrite aurait dépassé, le matin de la course sur route des Mondiaux à Hamilton, les 52%. Pour une femme, c’est très élevé et de nombreux spécialistes mondiaux ont déclaré croire, études scientifiques à l’appui, qu’il était impossible d’obtenir de tels taux avec une simple tente hypoxique. Jeanson est blanchie selon le système UCI, mais son refus à dévoiler ses taux d’hématocrite de l’année 2003 pèsera lourd contre elle dans l’avenir et ne fera rien pour lever les soupçons pressants sur sa façon de se "soigner". Par ailleurs, on apprend que Bessette a présenté ses excuses à Jeanson, affirmant avoir réagi un peu trop "à chaud". C’est exactement ce que laflammerouge pensait : il est souvent de la faute des journalistes, qui sont rapides à tendre le micro à la descente du vélo, de voir s’envenimer des relations entre cyclistes.

La réaction de Geneviève Jeanson

Je ne suis ni surprise, ni soulagée, car je n’avais aucune inquiétude. Je n’ai jamais pris de substance interdite, il est donc impossible d’en trouver trace dans mon urine. Je suis très contente d’opposer le résultat de ce nouveau test à tous ceux qui entretiennent des soupçons sur mon intégrité, en particulier ceux qui m’ont condamnée avec beaucoup d’empressement ".

Blanchie…

On vient d’apprendre, sans surprise, que les tests effectués sur les urines de Geneviève Jeanson sont tous négatifs.

Ca se poursuit!

Si on regrettera que la presse aille un peu vite dans les accusations, on apprend que les 4 coureurs testés pour la course sur route pro aux Mondiaux sont Astarloa, Di Luca, Beltran et Osa. Deux italiens et deux espagnols, mais pas de belge comme cru auparavant. Attendons les résultats des analyses la semaine prochaine avant d’aller plus loin. Laflammerouge croit en effet à l’efficacité des agents masquants ou à la longueur d’avance qu’ont les athlètes dans le domaine du dopage. Parlant de longueur d’avance, on apprend dans la presse américaine ce matin qu’un stéroide indétectable (puisque inconnu des autorités!) était en circulation auprès de certains athlètes. Le THG est en effet une molécule modifiée dans le seul but de doper, produite par un labo privé, Balco. Un autre exemple éloquent que le dopage est un marché lucratif pour l’industrie et dont les méandres sont infinis. Il apparaît clair que les autorités ne prennent aujourd’hui que les quelques cas flagrants de dopage à partir de produits connus, et manquent la vaste majorité des cas puisqu’ils ne savent même pas ce qu’ils cherchent.

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