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Soirée Siboire: Sherbrooke, ville de vélo

Il se passe de quoi à Sherbrooke côté vélo.

C’est Pierre-Olivier qui l’a dit hier en introduction à cette soirée conférence « Parlons Vélo » au Siboire Dépôt avec les invités Guy Thibault et Guillaume Boivin: la vision, c’est de faire de la ville de Sherbrooke une ville vélo.

Peut pas être plus clair.

Beaucoup de choses encore à venir dans les prochains mois!

Et c’est une bonne partie du gratin du vélo au Québec qui était présent hier au Siboire: on était venu de Gatineau certes, mais aussi de Bromont, de Drummondville, de Montréal, et de bien d’autres endroits au Québec et ailleurs (la Virginie par exemple) pour écouter Guy et Guillaume.

Très belle soirée, fort intéressante.

Autant pendant, qu’après!

Guy Thibault nous a d’abord servi un condensé des derniers développements en matière d’entrainement par intervalles. C’est toujours intéressant d’en apprendre davantage sur les formules qui donnent les meilleurs résultats, et notamment ce fameux 12x30sec full gas avec 4min de récup entre les intervalles. Formule « Gibala » pour ceux qui veulent en savoir plus!

Intéressant aussi de savoir qu’on peut faire des séances d’intervalles tout le temps, même à faibles intensités en mode récup.

Évidemment, il a été question avec Guy d’entrainement polarisé, la formule « à la mode » actuellement.

De la tyrannie du FTP aussi, comme celle des lactates. Une bonne idée, d’ailleurs, les lactates dans le sang au départ d’un chrono…

Ce fut ensuite le tour de Guillaume Boivin qui est évidemment revenu sur son Paris-Roubaix d’anthologie il y a quelques semaines avec son équipe Israel Start-Up Nation.

C’était « gooooood »….

Roule aux watts, Guillaume? Pas du tout.

L’important au bout du compte, c’est pas les watts, mais bien la vitesse. Parce que quand vient le temps de t’accrocher à la roue de Mathieu Van Der Poel, ben tu t’en fous des watts: faut juste que tu trouves le moyen de rester dans la roue de Mathieu!

Guillaume boivin, 23 novembre 2021

Sept gels à l’heure sur une course comme Paris-Roubaix, l’alimentation en course chez les pros n’est pas forcément celle qu’on croit…

53 psi dans les pneus de 30mm de section pour Guillaume sur Paris-Roubaix cette année, disputé sous la flotte.

Maudite chute…

Le plus dur pour un coureur québécois en WorldTour en Europe? L’exil, loin de sa famille.

Le secret du succès des jeunes pros en Europe actuellement, comme Pogacar ou Evenepoel? Pas facile à déterminer avec certitude, mais ces coureurs s’entrainent très bien depuis des années déjà, la science de l’entrainement ayant beaucoup progressé.

Et oui, on perd encore beaucoup de très bons athlètes en cyclisme au Québec, faute de bien pouvoir les développer et de leur offrir des opportunités de se faire valoir au plus haut niveau.

Oui, le développement du gravel du côté de l’UCI et des Fédés, c’est une bonne chose.

Enfin, ce qui fait la différence chez les pros? Selon Guillaume, la fraicheur au départ d’une course.

Certainement vrai en amateur aussi!

Petite salope

Quelques mots, échangés il y a des années au départ des courses.

Une fraternité dans l’effort, le cyclisme étant un sport si dur.

Le respect, toujours.

La Flamme Rouge, aussi. Ca rapproche parfois, malgré la distance physique entre nous.

Puis la vie qui te sépare, mais pas si différente au fond pour lui et moi.

Des enfants à s’occuper, une carrière. Métro, boulôt, dodo. Les années passent.

Survient la tuile. La vie est rarement un long fleuve tranquille. Surtout en vieillissant.

Tu espères le mieux, discrètement. Quelques mois plus tard, t’es heureux d’apprendre que l’enjeu est maîtrisé. Tu as certes gardé le silence, mais tu es fier de voir qu’une fois de plus, un coureur cycliste a montré de quel bois il était fait.

Après tout, nous sommes de sacrés gaillards.

De nouveau, t’es admiratif de ses exploits, de sa passion pour le cyclisme. De très bons résultats cette saison. Je suppose que souffrir sur un vélo n’est pas grand chose quant on a traversé l’enfer.

L’enfer se représente.

Petite salope.

Alors le compte-rendu de Milan-Turin attendra un peu. Jamais été là pour faire de l’audimat, encore moins du cash.

Aucun doute, la petite salope sera vaincue, car elle est seule: lui ne l’est pas.

Ce n’est qu’une question de temps, de patience: porter l’attaque au bon moment.

Sait pas à qui elle a à faire, cette petite salope: le gars est un teigneux, dans le bon sens du terme. Capable de rouler 250 bornes solo, pour les bonnes raisons.

Et de repartir le lendemain.

Lâchera jamais l’affaire.

Aujourd’hui, je pense à lui.

Prompt rétablissement, champ.

Demain, la route ne sera que plus belle.

L’actualité des Mondiaux 2021

Petit Tour de l’actualité des Mondiaux 2021 dans les Flandres, qui débuteront la semaine prochaine.

1 – Championnats d’Europe

Pour ceux qui auraient manqué la course, où pour la revoir, c’est ici.

2 – Mathieu Van Der Poel

Confirmé, prochain test sur le Grand Prix de Denain le 21 septembre prochain, cinq jours avant l’épreuve sur route des Mondiaux.

Nous savons tous que si MVDP prend le départ des Mondiaux, ce ne sera pas pour faire de la figuration, surtout si Wout Van Aert est donné favori!

3 – Équipe canadienne

La sélection canadienne a été annoncée et au niveau élite, ca fait plaisir.

Six coureurs au départ, dont le nouveau champion canadien Guillaume Boivin qui peut croire en ses chances d’aller loin dans la course.

Idem pour Hugo Houle et Antoine Duchesne, qui sont en forme. Espérons qu’ils auront pu régler leur différent survenu lors des Canadiens.

Ben Perry est également de la partie.

La présence à leurs côtés de deux jeunes coureurs québécois, Pier-André Côté et Nicolas Zukowsky, fait vraiment plaisir, car ces coureurs pourront vivre une expérience qui les fera progresser… voire leur permettra de se montrer au plus haut niveau. Je ne serais pas surpris de voir l’un d’eux en échappée tôt dans la course, par exemple dans l’échappée matinale. Zuko sort du Tour de Grande-Bretagne et Coté court actuellement le Tour du Luxembourg après quelques bons résultats en France au mois d’août.

Chez les femmes, un choix logique: Canuel, Kirchmann et la nouvelle championne canadienne Jackson.

Chez les U23, une seule place pour l’épreuve sur route, occupée par Raphael Parisella, qui était notamment sur le Tour de l’Avenir.

La surprise vient de la sélection junior qui se passera des services du nouveau champion canadien, Jérome Gauthier. Je ne la comprends pas celle-là!

4 – Premier Tech

Évidemment, les amateurs de cyclisme canadiens et québécois ont hâte de connaitre la suite pour le sponsor Premier Tech et Hugo Houle, en partance d’Astana pour incompatibilité des objectifs à long terme.

Selon Simon Drouin dans La Presse, quatre options possibles: Rally, Qhubeka, Israel Start-Up Nation ou encore TeamBikeExchange.

Rally serait un « long shot » selon moi: l’équipe est américaine certes, mais ne dispose actuellement pas de licence WorldTour. C’est probablement l’écueil le plus important pour cette option, car la prochaine opportunité d’obtenir une telle licence, c’est 2023 chez les équipes masculines. Et Rally ne sera pas tout seul sur les rangs, par exemple possiblement Alpecin-Fenix de Mathieu Van Der Poel, et la norvégienne Uno-X.

Mais Rally a des ambitions, notamment avec l’équipe féminine: une licence WorldTour en 2022 sera revendiquée.

Qhubeka, ca peut être intéressant car il y a beaucoup à faire et l’effectif de coureurs est bon, même si Fabio Aru prend sa retraite. L’infrastructure de l’équipe n’est peut-être cependant pas à la hauteur des autres.

Israel Start-Up Nation est évidemment le meilleur « fit », car l’équipe a déjà un certain profil canadien. Son manager, Sylvan Adam, ne serait certainement pas opposé à l’augmenter encore davantage, et si l’équipe pouvait développer une grosse composante « canadienne », ca serait génial puisque cela représenterait également des débouchés pour nos jeunes coureurs de la relève. Et pourquoi ne pas poursuivre davantage avec une équipe féminine, et une équipe de la relève comme il en existe en Europe, par exemple sur le pôle Chambéry Cyclisme Formation? Pour le long terme, c’est gagnant.

L’option australienne TeamBikeExchange est également intéressante, sur le papier l’équipe est plus forte que Qhubeka, et la culture australienne n’est pas très éloignée de la nord-américaine, facilitant les choses. Jakob Fuglsang, actuel leader chez Astana, est également annoncé chez TeamBikeExchange la saison prochaine et on sait qu’Hugo et lui s’entendent bien.

5 – Tour du Luxembourg

Plusieurs coureurs continuent de peaufiner leur condition en vue des Mondiaux sur le Tour du Luxembourg, qui est parti hier.

Le portugais Joao Almeida a remporté la première étape, lui qui a également été vu devant sur les récents Championnats d’Europe. Solide coureur, dur au mal, il sera une force à surveiller lors des Mondiaux, j’en suis sûr.

Un autre coureur qui monte en puissance, comme tous les mois de septembre au cours des dernières années, c’est Bauke Mollema, 2e de l’étape hier. Lui aussi a été vu devant à Trente dimanche dernier, et il est évident qu’il s’agira d’un allié précieux pour MVDP lors des Mondiaux, voire un leader de rechange pour l’équipe des Pays-Bas.

Je suis par contre surpris de voir Benoit Cosnefroy présent sur ce Tour du Luxembourg, lui qui a beaucoup fait d’efforts – avec d’excellents résultats – au cours du mois d’août et sur les récents Championnats d’Europe. Il faut lui faire confiance je suppose, ainsi qu’à ses entraineurs!

6 – Parcours de la course sur route des Mondiaux

Chez les élites, 268 kilomètres et 2600m de dénivelé tout de même, avec pas moins de 42 côtes à gravir dans la journée. Aucune côte célèbre du Tour des Flandres cependant, apparemment pour des questions d’argent.

Neuf des côtes répertoriées sont placées dans les 40 derniers kms. Ca sera très casse-pattes, une course d’usure donc ou une importante sélection par l’arrière surviendra puisqu’il n’y a pas beaucoup de portions significatives sur le plat, permettant de récupérer un peu. Les bosses se succèdent à une cadence infernale.

Parmi les plus difficiles, le Moskesstraat, au début du circuit flandrien que les coureurs emprunteront deux fois: environ 500m de long, 8% de moyenne et un passage à 18%. Le genre de truc qui laisse toujours des traces.

7 – Vidéos

En marge de ces Mondiaux, l’organisation a produit une belle série de vidéos sur l’histoire des Championnats du monde de cyclisme.

Parmi les plus intéressants, ceux-ci sur Yvonne Reynders, une championne cycliste méconnue et pourtant gigantesque dans l’histoire du cyclisme féminin, l’émotion de Julian Alaphilippe, ou le toujours tellement sympathique et authentique Greg LeMond. J’adore ce type!

Et pour revivre un grand moment pour le cyclisme nord-américain, sa victoire sur les Mondiaux 1983 où il a fait un sacré numéro, le vidéo de la course est ci-bas (1h52min).

Le Tour de l’actualité

Plein de courses intenses, des surprises, des confirmations, des controverses, quel week-end de cyclisme! Et tout cela sur fond de Mondiaux, dans moins de deux semaines…

1 – Un guerrier champion canadien!

Très belle victoire du guerrier Guillaume Boivin samedi dans la course sur route des Championnats canadiens.

Son 2e titre national chez les élites dans la discipline, après celui acquis en 2015.

Guillaume pourra porter le maillot de champion canadien sur les courses WorldTour en Europe et ca, ca fait rudement plaisir.

Guillaume l’a emporté avec la manière, auteur d’une longue et belle échappée solitaire. Gagner solo, c’est quand même quelque chose. Il était le plus fort samedi dernier, pas de doute là-dessus. Lui et les autres.

Avec une première participation au Tour de France en juillet dernier, Guillaume connait une très belle saison et cette victoire vient la couronner. Très content pour lui, compte tenu de ses années « galère » où il a dû composer avec des blessures à répétition. Forcément, le doute s’installe après un moment et de revenir ainsi cette saison au plus haut niveau, ca force le respect.

À 32 ans, le meilleur est peut-être encore à venir en Europe pour ce solide coureur, à commencer par les prochaines courses dont les Mondiaux qu’il devrait courir pour l’équipe canadienne. On attend la confirmation de l’équipe.

2 – Canadiens: la controverse

Une controverse est apparue à l’arrivée samedi de la course sur route des Canadiens, Hugo Houle n’étant pas content de n’avoir pu rentrer sur le groupe de tête au sein duquel faisaient partie notamment Guillaume Boivin et Antoine Duchesne, les deux seuls autres coureurs « WorldTour » au départ de la course, car ce groupe – lisez Antoine – a relancé l’allure quand Hugo s’est rapproché tout près.

Hugo a refusé de serrer la main d’Antoine à l’arrivée, ces deux-là ayant pourtant beaucoup partagé depuis le début de leur carrière en Europe. L’histoire a été rapportée notamment par Simon Drouin dans La Presse.

C’est toujours triste ces situations. D’une part, c’est la course! Antoine et Hugo ne courent pas sous le même maillot, donc il n’y avait pas nécessairement de cadeau à se faire. Ce sont des coureurs pro après tout, on les paye pour gagner.

En même temps, il y a parfois des alliances de circonstances qu’il convient alors de respecter, tout comme les règles « non-écrites » du cyclisme (elles sont nombreuses).

Il était évident que les trois coureurs WorldTour avaient avantage à ne pas laisser un coureur « amateur » s’imposer sur ces Canadiens; après tout, le plus haut niveau, c’est eux. Après avoir fait un gros boulôt sans être relayé pour rentrer devant, je comprends Hugo d’avoir été frustré de voir ses amis WorldTour relancer l’allure et ainsi le condamner: l’explication aurait tout à fait pu venir plus tard…

Des erreurs ont été commises de part et d’autre selon moi, espérons pour le bien de la prochaine équipe canadienne sur les Mondiaux en Flandres dans 10 jours que la paix pourra rapidement revenir.

3 – Hugo et les autres sur le chrono

Hugo Houle ne repart pas les mains vides de ces Canadiens: dans le chrono vendredi, il a confirmé en mettant une valise à tous ses concurrents, s’imposant par plus d’une minute 30 sur son plus proche poursuivant.

Il s’est fait mal pour aller la chercher, celle-là, 41min d’effort tout de même… ce qui taxe forcément un peu, l’épreuve sur route étant le lendemain (samedi).

Gros week-end de travail!

4 – Canadiens: les autres perfs

Carton plein pour Alison Jackson, titrée sur le chrono et la route chez les élites.

Chez les U23, c’est un coureur de la région d’Ottawa, Carlon Miles, qui s’impose, une très belle victoire. Ce coureur continue de grimper les échelons, c’est intéressant de suivre sa progression.

Enfin chez les juniors femmes, la nouvelle championne canadienne s’appelle Jazmine Lavergne et vient d’Aylmer, tout près de Gatineau. Annoncée avec un grand potentiel, elle sera en action dans sa ville lors du prochain critérium le 18 septembre prochain.

Comique, elle pratique l’hiver le ski de fond avec le club Nakkertok. Comme quoi cyclisme et ski de fond peuvent faire très bon ménage… pourvu d’entretenir son coup de pédale quand même un peu l’hiver durant.

5 – Van Aert intouchable

On sait qui sera l’homme à battre sur les prochains Mondiaux: Wout Van Aert.

Il vient de remporter quatre étapes du Tour de Grande-Bretagne, raflant également le général le dernier jour en gagnant l’étape et en empochant les bonifs.

Surpuissant, il n’a pas eu de mal à déborder Andrei Greipel hier dans le sprint final. C’est magnifique de maitrise par le champion belge.

6 – Colbrelli champion d’Europe

Méchante course également hier du côté de Trente en Italie pour le Championnat d’Europe.

J’étais sur le bout de ma chaise sur les 50 derniers kilomètres avec cette échappée « royale » qui comportait notamment Pogacar, Cosnefroy, Evenepoel, Colbrelli, Trentin, Hermans et j’en passe.

Après un long travail de sape par son compatriote Hermans, Remco a mis les gaz dans l’avant-dernière ascension de la patate du circuit. C’était impressionnant et seuls Colbrelli et… Cosnefroy ont pu s’accrocher, ce dernier en se dépouillant complètement. La violence de l’effort de Cosnefroy était palpable à la télé.

Exit Pogacar, déposé par l’accélération d’Evenepoel. N’allez toutefois pas croire que le Slovène ne sera pas dans le coup aux prochains Mondiaux: il est évident qu’il monte actuellement en puissance pour sa fin de saison qui passera donc par les Flandres avant d’attaquer les classiques italiennes, et son objectif principal le Tour de Lombardie.

Cosnefroy hier a pété au pied de la dernière ascension, il apparaissait clair qu’il n’a jamais vraiment pu récupérer de l’accélération de Remco au tour précédent. Cosnefroy a pu sauver sa 3e place, une belle récompense pour ses efforts.

Seul Colbrelli a pu s’accrocher au prodige belge, mais n’a pas relayé et a pu le battre au sprint sans grande difficulté.

Evenepoel était si frustré à l’arrivée qu’il a adressé un bras d’honneur au clan italien!

L’erreur tactique lui revient pourtant entièrement selon moi: il a certes monté vite la dernière bosse, mais au train, faisant parfaitement le jeu du sprinter italien qui était au rupteur, mais qui a pu s’accrocher avec un tel effort rectiligne, lisse.

Il aurait été plus judicieux de Remco de baisser d’un ton pour ensuite accélérer une première fois, puis une deuxième: je suis sûr qu’il aurait décroché Colbrelli. Remco en a beaucoup fait devant à rouler comme une moto, ca fonctionne chez les amateurs mais pas chez les pros où le niveau est beaucoup plus homogène.

Colbrelli a définitivement été le plus malin. Le voilà avec une belle garde-robe, lui qui est champion d’Italie en titre. Normalement, il aura l’obligation de porter le maillot de champion d’Europe en course durant les 12 prochains mois… à moins qu’il ne gagne les Mondiaux!

7 – Evenepoel au service de Van Aert?

C’est du moins ce que prétend Remco: il se mettra à 100% au service de Wout Van Aert sur les prochains Mondiaux, tout en disputant le chrono à fond bien sûr.

L’équipe de Belgique aura de quoi répondre à celle de Slovénie, qui débarquera avec Roglic, Pogacar et Mohoric.

8 – La France qui gagne

C’était un plaisir de revoir (brièvement) Thibault Pinot devant une course hier sur les Championnats d’Europe.

C’était un plaisir de voir Benoit Cosnefroy être acteur du final avec les deux pointures Colbrelli et Evenepoel. Il ne lui a pas manqué grand chose et le sélectionneur national pourra monter une belle équipe avec des coureurs comme Alaphilippe, Barguil ou encore Bardet qui marchent bien en ce moment. L’équipe de France aura un bon coup à jouer sur ces Mondiaux pour défendre le titre d’Alaf!

Chez les juniors, c’est aussi un plaisir de voir le titre pour Romain Grégoire, avec la 3e place de Lenny Martinez, le fils de Miguel. Les dynasties familiales continuent d’exister dans le cyclisme, un sport où les coureurs pro ont forcément des bons gênes souvent hérités des générations précédentes.

9 – Mathieu, le retour

On peut dire que Mathieu Van Der Poel a réussi sa rentrée lors de sa première course sur route depuis le Tour puisqu’il s’est imposé hier de belle manière sur Antwerp Port Epic dans le nord de la Belgique.

Pour tout vous dire, Antwerp sera le lieu de départ de la course des Mondiaux dans 10 jours.

Van Der Poel a mené une belle échappée avec Taco Van Der Hoorn pour s’imposer au sprint. Le parcours était ponctué de plusieurs chemins de gravelle, un bon test pour son dos convalescent.

Van Der Poel a fait savoir que la décision finale pour son programme de fin de saison sera prise cette semaine, notamment sa participation aux Mondiaux puis à… Paris-Roubaix. Assurément piqué par les succès actuels de Van Aert son éternel rival, je ne serais pas surpris de voir Van Der Poel vouloir donner la réplique!

10 – Woods, la déception

Mike Woods termine le Tour de Grande-Bretagne en excellente condition, c’est évident. Payez-vous ces images de la 4e étape, où Woods donne la réplique à Van Aert et Alaphilippe:

Du coup, son forfait pour les Mondiaux est une déception pour tous les fans de cyclisme au Canada selon moi: le parcours dans les Flandres est exigeant, et Woods est en forme.

Dans une carrière pro, tu n’as pas 50 occasions de participer à des Mondiaux en représentant ton pays, qui plus est lorsque ces Mondiaux te conviennent.

Un Mondial pour sprinters, je comprendrais facilement la décision de Woods, mais là j’ai un peu plus de mal.

Woods préfère apparemment gérer sa fatigue pour tout miser sur les classiques italiennes de fin de saison.

Une victoire sur Milan-Turin n’aura jamais le même retentissement qu’une victoire ou un podium sur les Mondiaux selon moi… et Mike trouvera bien des clients de choix pour lui disputer la victoire sur le prochain Tour de Lombardie, et notamment Tadej Pogacar.

Canadiens: l’opportunité d’Hugo Houle

Les Championnats canadiens élite débutent aujourd’hui du côté de St-Georges de Beauce avec le chrono.

Samedi ce sera la course sur route des hommes, 200 bornes sur un parcours usant.

Et dimanche, le tour des femmes.

Pour Hugo Houle, bientôt 31 ans et qui sera de la fête, c’est l’occasion d’aller chercher un premier titre canadien sur route chez les élites.

Il le mérite: au fil des ans, Hugo s’est élevé comme un des équipiers les plus estimé du peloton WorldTour, et Cyclisme Canada fait systématiquement appel à lui pour représenter le Canada dans les plus grands événements internationaux, notamment les Championnats du monde et les Jeux olympiques aux côtés d’un certain Mike Woods.

En l’absence de Mike samedi (Mike connait actuellement un excellent Tour de Grande-Bretagne et prépare les classiques italiennes de la fin de saison, ayant annoncé qu’il fera l’impasse sur les Mondiaux dans les Flandres fin septembre), Hugo a une opportunité de conquérir le maillot unifolié pour la première fois de sa carrière, et de l’amener en Europe pour le faire briller au coeur du peloton sur les plus belles épreuves WorldTour.

Le champion canadien au départ des prochains Milan SanRemo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix ou encore au Tour de France, avouez que ca aurait de la gueule!

Pour ce qui est du chrono de 34 bornes aujourd’hui, Hugo devrait logiquement s’imposer considérant ses performances et progrès dans la discipline cette saison, et ainsi aller chercher un 2e titre après celui acquis en 2015. La liste des partants est ici.

L’ennui samedi lors de la course sur route, c’est qu’Hugo sera tout seul de son équipe Astana-Premier Tech. Ca complique forcément un peu les choses.

Et plusieurs clients pourront lui mettre des bâtons dans les roues.

À commencer par ses amis WorldTour Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) et Guillaume Boivin (Israel Start-Up Nation), qui étaient avec lui sur le tout récent Tour du Benelux qui a vu un doublé Bahrain-Victorious au général avec Colbrelli et Mohoric aux deux premières places.

Contrairement à Hugo, Antoine et Guillaume ont tous les deux déjà porté le maillot de champion national. Ces deux derniers sont en forme ascendante, et Guillaume a l’avantage de savoir passer le type de bosses qu’il trouvera en Beauce pour faire parler sa pointe de vitesse à l’arrivée.

Outre Hugo, Antoine et Guillaume, il faudra surveiller quelques autres coureurs.

On annonce absents les Canadiens de l’équipe Rally (Britton, DalCin, Côté, Zukowsky, ce dernier venant de faire une belle échappée hier sur le Tour de Grande-Bretagne, ayant été repris à seulement deux kilomètres de l’arrivée), la formation américaine courant essentiellement en Europe cette saison. À noter que le jeune coureur Charles-Étienne Chrétien, qui évolue au sein de l’équipe espagnole Laboral Kutxa cette saison, est depuis quelques semaines stagiaire pour Rally en vue d’un possible transfert en 2022.

Les Rally absents, cela signifie également que le champion canadien en titre, Adam deVos, ne sera pas au départ pour défendre son titre acquis en 2019 (pas de Championnats canadiens en 2020 pour cause de pandémie).

Par contre, on annonce Adam Roberge et son coéquipier Jordan Cheyne au départ. Adam vient de récemment terminer 4e du général de la Joe Martin Stage Race et s’est illustré sur plusieurs longues courses de « vélo de gravelle » aux États-Unis cette saison ; la distance et l’intensité de ces Canadiens ne l’effraient certainement pas! Il a une chance réelle.

On annonce également Derek Gee chez XSpeed United au départ. Si Derek se consacre beaucoup à la piste, ayant terminé avec l’équipe canadienne 5e de la poursuite par équipe aux JO de Tokyo début août, il sait aussi tirer son épingle du jeu sur route. Son coéquipier Chris Ernst, pistard lui-aussi, sera à surveiller, mais surtout sur le chrono aujourd’hui.

Enfin, d’autres coureurs pourraient bien faire, je pense par exemple à Tristan Jussaume, qui vient de compléter À travers les Hauts de France.

La liste des partants samedi n’était pas encore disponible au moment d’écrire ces lignes.

Ajout post-diffusion: sans grande surprise, Hugo Houle ne sera plus chez Astana la saison prochaine, restant fidèle à Premier Tech qui ne poursuivra pas son partenariat avec l’équipe kazakh en raison de divergences d’objectifs, et surtout d’une mésentente complète sur la présence d’Alexandre Vinokourov comme manager général de la formation. On sait que Premier Tech deviendra co-sponsor d’une autre équipe WorldTour, l’annonce suivra dans les prochains jours. Lire l’article de Simon Drouin dans La Presse ici.

Chez les femmes

Ni Karol-Ann Canuel, ni Leah Kirchman ne sont là, retenues toutes deux en Europe par leur formation.

Dans ce contexte, on attend de belles perfs des Alison Jackson, Sara Poidevin, Marie Soleil Blais, ou encore Laurie Jussaume.

Maghalie Rochette est également annoncée au départ de la course sur route, mais on attend encore la liste de départ officielle.

Suivre la course

On annonce un live stream sur Facebook via Online Events. Faudra voir.

2022

Les Championnats canadiens élite devraient retrouver leur coordination avec tous les autres championnats nationaux en étant disputés du 24 au 26 juin 2022 à Edmonton en Alberta.

Le week-end suivant (30 juin au 3 juillet), les coureurs maîtres retrouveront Victoriaville comme cette année pour disputer les titres nationaux. L’occasion peut-être de retrouver le difficile Rang Craig!!!

L’annonce de Cyclisme Canada pour les épreuves 2022 est ici.

Septembre à vélo au Québec: de beaux événements pour finir la saison en beauté

La saison cycliste n’est pas terminée!

On trouve de nombreux événements cyclistes au Québec au cours des prochaines semaines qui pourront vous permettre de finir la saison 2021 de vélo en beauté. Et dans plusieurs disciplines: route, gravel, cyclo-cross, mtb. Il y en a pour tous les goûts!

Nouveauté, pour le gravel bike, La Voie Gravelée le 18 septembre prochain, organisée par l’organisation du Tour de Beauce. Départ de Saint-Romain au nord de Lac Mégantic, deux distances offertes (54 et 90 kms), ca s’annonce comme une magnifique épreuve de gravel dans des décors enchanteurs pour cette pratique. Et, sur le long parcours, plus de 1200m de dénivelé…

Autrement dit, l’épreuve idéale pour préparer les 100 à B7, une semaine plus tard. J’y reviens plus bas dans cet article. Merci à mon ami JF pour les infos au sujet de cette nouvelle épreuve gravel au Québec, La Voie Gravelée.

Ca sera chaud le 18 septembre d’ailleurs, avec ce même jour le (nouveau) critérium du Tour de Gatineau, à Aylmer en Outaouais. Un très beau critérium disputé autour de l’institution locale Le British, bien connue dans la région. Ca s’adresse aux amateurs de vitesse et… d’intensité! Les infos sont ici, attention on a une limite d’inscription fixée à 75 coureurs pour les élites et maitres regroupés. L’épreuve est organisée notamment par le club cycliste des Cuisses Or de l’Outaouais, qui oeuvre sans relâche et avec brio à préparer la relève de demain dans le domaine du cyclisme.

Toujours le 18 septembre, on a aussi le Raid du Mont Sainte-Anne, en vélo de montagne. Plusieurs épreuves disponibles, dont un 30km pour les e-bikes. Le MSA, c’est toujours difficile et spectaculaire, juste avec le dénivelé et la vue sur le fleuve St-Laurent.

Enfin, toujours le 18, les 808 Bonneville du côté des Laurentides en cyclisme sur route, qui a l’intérêt de pouvoir se faire en équipe.

Plus près de nous actuellement, les cyclo-cross régionaux à Lévis reprenaient hier soir, et se poursuivront au cours des prochaines semaines. J’ai pu voir l’événement en septembre dernier (2020), les participants semblaient avoir un plaisir fou à se mesurer au parcours situé au pied du centre de ski de Lévis.

Toujours en cyclo-cross, l’épreuve de Sherbrooke aura lieu le 16 octobre prochain, deux semaines avant les Provinciaux de la discipline, prévus à St-Amable le 31 octobre.

Le 10 septembre, le mythique Défi du Parc de la Mauricie, sur le parcours désormais bien connu. À guichet fermé depuis des semaines déjà! Et le même jour, l’élite des coureurs cyclistes sur route seront en Beauce pour les Championnats canadiens Élite.

Outre le 18 septembre, le 26 septembre sera également faste en événements cyclistes au Québec, et tous les amateurs quelle que soit leur discipline de prédilection seront sur leur vélo ce jour-là.

En gravel, on a la désormais mythique « 100 à B7« , superbe épreuve au coeur du paradis du gravel bike au Québec, la région de Bromont en Estrie. Je salue Lyne au passage pour son travail avec son équipe à faire de cette épreuve une référence au Québec, elle qui quitte la politique fédérale ces jours-ci pour se consacrer à d’autres objectifs plus personnels dans l’immédiat.

Toujours le 26, on a en cyclisme sur route l’ascension du col du Nordet Hill Climb près de Mont Tremblant, sur une route toujours agréable – mais difficile – sur un vélo. 65 kms c’est court, mais intense sur cette route!

En vélo de montagne, les Championnats canadiens Master à Baie St-Paul.

Enfin, les cyclosportifs pourront participer ce jour-là au magnifique GranFondo Lac Mégantic, sur un parcours désormais célèbre et avec l’option, sur un des trois parcours proposés, de l’ascension du Mont Mégantic, juge de paix du Tour de Beauce depuis des décennies. 5.3 kilomètres, 9,6% de moyenne.

En terminant, je ne voudrais pas passer sous silence le difficile Bromont Ultra en vélo de montagne le 9 octobre prochain, et dont l’épreuve reine propose un 160 kms avec… 4800m de dénivelé, excusez du peu… Dément! Mais Bromont en Mtb, c’est toujours magnifique.

C’est pas compliqué, je ne sais plus où donner de la tête!

Notes additionnelles

Écrire sur La Flamme Rouge devenant de plus en plus difficile, je précise que cet article ne se veut pas exhaustif des épreuves en cyclisme organisées au cours des prochaines semaines, et que d’autres épreuves peuvent avoir lieu partout au Québec voire au Canada. L’omission de certaines épreuves est soit inconscience de ma personne de leur existence, soit dénudée d’une quelconque intention malveillante.

Je n’ai pas parlé du Tour du silence le 15 septembre prochain, car une manifestation plus qu’une épreuve cycliste au même sens que les autres événements traités dans cet article. N’y voyez aucun mépris svp à l’égard de la cause de la sécurité cycliste, très importante par ailleurs à mes yeux.

Cet article n’est pas rédigé à la solde ou à la demande d’une quelconque organisation, ni de la FQSC, ni de Cyclisme Canada, ni du Parti Libéral du Canada. Cet article émane de mon initiative seule, sur un blog personnel où j’ai droit à l’expression d’opinions personnelles, pourvu qu’elles soient exemptes d’infractions à l’égard du Code criminel ou de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Mes mentions légales explicitent par ailleurs l’éthique que je m’impose sur ce site, notamment le respect d’autrui.

La Flamme Rouge est un site totalement indépendant, et n’est pas un site officiel de journalisme professionnel. Je ne suis pas tenu à la même rigueur, même si je m’impose une rigueur importante dans mes propos. C’est une question de crédibilité.

Je n’ai pas pris de chance, je n’ai pas utilisé le mot « automne » dans cet article, pour ne pas m’exposer à la critique de mon usage du mot « automne », même si d’un point de vue météo ou astronomie, la définition est précise.

Je rends également hommage à tous les organisateurs des prochains événements, et vous assure de mon respect le plus total pour vos initiatives à l’égard de tous les cyclistes québécois et d’ailleurs. Merci mille fois de vos efforts à faire vivre le cyclisme ici. Je ne peux pas participer à tous vos événements à la fois, j’ai mes contraintes notamment professionnelles en ces temps de recensement du Canada, mais je salue et vous remercie de vos efforts, et ce sans réserve aucune.

Enfin, je présente évidemment mon respect le plus total aux futurs participants – sans oublier les participantes ou autres personnes de genre non-binaire – de toutes ces épreuves pour leur engagement et leurs efforts durant la journée, toujours inspirant de voir tout ca. Je le dis sincèrement, sans vous tous le cyclisme au Québec et au Canada ne pourrait pas survivre et plus vous êtes nombreux à participer à toutes ces épreuves, plus le cyclisme se porte bien et ca, ça me tient vraiment à coeur.

Prise 2: je me suis fait brasser par le CCS-Siboire

Prise 2 hier soir avec le CCS-Siboire, après une première en juin dernier.

Pas plus facile!!

Avec mon ami Julien Gagné au départ, qui se passe de présentation (mais quel bonheur de le retrouver!), Maxime Turcotte, récent 2e des provinciaux sur route à Baie Comeau chez les M1, ainsi qu’un certain Elliott Doyle – « la petite merveille d’Alma » – au départ, je savais que la soirée s’annonçait souffrante.

Souffrante, ce fut.

Les boys, toujours Magog via le chemin Venise?

Nope Laurent, le programme a changé, Ste-Catherine, Chemin de la Montagne pour revenir à Ste-Catherine, puis North Hatley et le chemin McFarland pour rebasculer sur Sherbrooke.

Tabarnak!

Avec une sortie de ski-roue de 25 bornes à 3:23 du kilo le matin pronto, et 3h30 de route entre Gatineau et Sherbrooke dans le buffet, ma soirée s’annonçait coton.

Ca va vous coûter une bière les boys…

Mais loin l’idée de me plaindre. Je suis venu souffrir, alors c’est parfait.

Le chemin McFarland à la sortie de North Hatley, payez-vous l’expérience: vous ne l’oublierez pas. Mon frère et moi avions l’habitude de le surnommer le « Mur de Grammont de Sherbrooke » il y a 20 ans, horrifiés que nous étions de ses pentes assassines. En fin de sortie, se hisser seulement au sommet de cette bosse est un méchant défi… 36-25, pas suffisant by the way.

Dans quoi je me suis encore embarqué?

Par chance, c’est parti de façon plus civilisée que la dernière fois, vers Rock Forest. Putain P-O, je me suis ennuyé de toi hier soir…

Par contre, ca n’a pas loupé entre Rock Forest et le chemin Ste-Catherine, ca roule encore plus vite qu’en juin dernier sur cette portion ascendante. Je suis à plus de 350 watts pendant deux minutes et ce n’est pas assez.

Mais je m’accroche.

Filippo Ganna a repris du service ce soir, mais sous une autre forme: Elliott Doyle. Putain, ce mec a du torque sur les portions de plat, pas de criss de bon sens. Relayé par Maxime, le cocktail est explosif et… indigeste.

Chemin Ste-Catherine vers Ste-Catherine justement, les boys devant manquent le KoM d’une poignée de secondes. 44 de moyenne, la bosse comprise. Pris dans une cassure, j’établis avec mon ami Steph Vallières – qui roule fort lui-aussi – un PR satisfaisant quand même, à se relayer avec un autre (excellent) coureur.

La boucle autour de Ste-Catherine sera intéressante, encore des PR dans la montée du chemin de la Montagne, preuve que je progresse encore par rapport à la rince de juin dernier. Du positif, enfin, pour moi.

North Hatley, Elliott nous joue grandiose le KoM du Manoir Hovey (Slingshot – 36 sec). Celui-là sera dur à battre sur des générations…

Dans North Hatley, les watts envoient encore, d’un coup mon ami Julien casse sa chaine. La réputation est sauve! Je fournis une partie de l’assistance en le poussant. On va se reprendre bientôt, Julien.

Après une ré-organisation, le mur du chemin McFarland se pointe, que je passe somme toute assez bien, PR bien entendu. Elliott est derrière! (il n’y a pas de petite victoire, la la lère…) 🙂

Le retour sera effectué à vive allure sous l’impulsion d’Elliott qui s’est refait une santé, et de quelques autres, toujours aussi efficaces.

Somme toute une très belle soirée où je me suis fait certes brasser, mais pas complètement rincer comme la dernière fois. Y’a du progrès… c’est encourageant.

Les gars du CCS-Siboire? Des machines. Mais des machines ultra-sympathiques. Je pense notamment à Maxime, hyper-affuté. Le Chris Froome du Québec. Pas un pet de graisse… Pour ceux qui me connaissent: à côté de lui, je suis un obèse. Respect Maxime!

Merci les boys; on remet ca. Ca vous a coûté une bière… vous l’avez honoré!

Championnats canadiens (Maîtres): la reco

Cinq ans jour pour jour, heure pour heure, après ma reconnaissance en 2016 de la jeune Classique des Appalaches, je retrouvais vendredi dernier Alexis Pinard, président du CO du VéloVictoFest et de la Classique, pour reconnaitre le parcours du chrono et de la course sur route des prochains Championnats canadiens, du 3 au 6 septembre prochain et partie intégrante d’une programmation de plusieurs jours intense de vélo.

Autrement dit, début septembre, c’est à Victoriaville que ca se passera!

Alexis me faisait d’ailleurs remarquer vendredi dernier à quel point la région vibre cyclisme: tout à fait vrai puisqu’on remarque rapidement la courtoisie des automobilistes du coin à l’égard de deux cyclistes qui roulaient vendredi dans le centre-ville et dans les rangs avoisinants de la ville.

Mais bon, retour sur les Championnats canadiens puisque c’est l’objet de cet article.

Trois épreuves: le chrono le vendredi, la course sur route le samedi, et le critérium le lundi. Le dimanche? Ca sera la course de la série mondiale GranFondo UCI, rien de moins.

Le chrono

24 km très roulants.

Le départ est situé à l’extérieur de la ville. Les neuf premiers kilomètres sont sur une longue ligne droite, vent de face très probablement. Au terme, deux petites bosses précèdent un virage sur la droite pour une section d’environ deux kilomètres avant un nouveau virage sur la droite pour entreprendre une autre longue ligne droite qui nous ramène vers le centre-ville de Victo.

En clair, ce sera pour coureurs puissants, capables d’enrouler de gros braquets.

Sans nul doute, le chrono se gagnera sur les neuf premiers kilomètres dans le vent, s’il souffle de l’ouest (donc de face à cet endroit). Les neuf derniers sont trop roulants pour faire une grosse différence.

Inutile de vous dire que le réchauffement sera capital et qu’il faudra savoir trouver rapidement un rythme élevé dès le départ. La roue pleine sera un atout pas de doute là-dessus.

À noter que le revêtement est globalement excellent.

Les détails du parcours sont ici.

La course sur route

Un parcours de Championnats! Dur.

Très dur.

Les détails sont ici.

Après une sortie de ville neutralisée, le départ sera donné sur le rang Chicago, au pied de la bosse des « trois tours », célèbre dans le final de la Classique des Appalaches.

Le réchauffement sera là encore capital, car les coureurs devront escalader cette grosse patate dès le km2. Une rampe de 1,2 km avec des passages sur le haut à 13%.

Je vous recommande d’ailleurs des braquets adaptés. Perso, ca serait 36-29 afin de pouvoir grimper assis en début de course.

Une fois la première bosse passée, on rejoint un circuit de 18km qu’il faudra parcourir plusieurs fois, selon la catégorie d’âge bien sûr (détails à venir).

Le circuit débute par deux petits kilomètres en terre battue, mais de très bonne qualité. C’est roulant et ne pose pas de défi ni de danger particuliers.

Virage à droite, on attaque le juge de paix: deux grosses rampes, chacune d’environ un kilomètre, la première avec un passage à 14% et d’autres à 10%, la deuxième un peu plus facile, mais considérant qu’on sera à bloc, ca ne sera pas simple quand même.

Ces bosses sont orientées vent de face en plus, mais on ne devrait pas trop le sentir dans la pente et compte tenu de la faible vitesse.

On pourra ensuite souffler sur une descente de 3,5 kms environ avant un virage à droite à haute vitesse, et une nouvelle rampe parfaite pour des attaques: 800m avec une pente inégale et un petit coup de cul sur la fin, vent de dos. Ouch. La puissance brute parlera.

La suite sera propice à des regroupements si les coureurs travaillent ensemble, deux kilomètres en descente avec beaucoup de dégagement au loin, où on pourra voir les écarts avec les fuyards devant. Nouveau virage à droite, et ca sera deux kilomètres de faux plat ascendant, en prise, avant une dernière descente assez abrupte pour boucler la boucle.

Une fois les boucles complétées, il faudra bien évidemment remonter par l’ascension des trois tours, en sens inverse (mais dans le sens où la bosse était escaladée dans le final de la Classique des Appalaches). Très inégale, la première partie comporte un passage à 18%. Ça sera la dernière grosse difficulté de la course.

Restera ensuite 7 kilomètres très roulants pour rejoindre le centre-ville de Victo et le titre canadien.

Chose certaine, sur un tel parcours, il faudra savoir encaisser les changements de rythme, être endurant, et être un coureur complet. Je suis certain que ce parcours ne couronnera que des vrais costauds dans toutes les catégories.

À noter que pour certains, il faudra savoir enchainer le chrono et la course sur route sur deux jours. Pas forcément simple.

Le GranFondo UCI Masters

Le dimanche, on pourra tenter de se qualifier pour les Championnats du monde UCI Masters de Istocno Sarajevo du 6 au 10 octobre 2021, en terminant dans le premier 20% de sa catégorie d’âge sur la course proposée.

Et quelle course!

131 kms, 1700m de dénivelé, les détails sont ici. Il faudra l’avoir dans la tête celle-là.

Ce qui est intéressant – et différent de la course sur route des Championnats canadiens – c’est que le premier 20%, c’est quand même accessible et cela veut dire que même lâché du premier peloton, votre course continue…

L’originalité: le Gravel Gros Big

Pas de Classique des Appalaches format « classique » cette année, pandémie de Covid-19 oblige, mais plutôt un événement gravel, plus simple à gérer car n’impliquant pas de départ de masse d’un gros peloton.

Le GGB est né!

L’épreuve proposera un parcours de 129 kms composé de 75% de routes de gravel, et un dénivelé total de plus de 2400 mètres. Un beau défi, surtout si vous le faites en (petite) gang. Cadre enchanteur, surprises au fil des kilomètres, et le Mont Arthabaska!

On bénéficie de tarifs réduits si on s’inscrit avant le 15 juillet.

La course s’inscrit dans une série d’événements gravel cet été, du gravel bike qui se développe dans ce contexte pandémique car exempt du concept d’un peloton cycliste.

Ainsi, on a le 7 août le Big Red Gravel Run (Grenville-sur-la-rouge), le 14 août le Gravel Backpacking Challenge (Magog), le 21 août le Grinduro Canada dans Charlevoix, et les 100 à B7 le 26 septembre.

Beaucoup d’autres événements gravel plus « informels » sont également organisés et popularisés au moyen de Facebook notamment.

Mention d’indépendance

Je souligne en terminant que cet article n’a pas été rédigé à la demande de qui que ce soit, mais est bel et bien de ma seule initiative. Personne, Alexis encore moins, ne m’a demandé quoi que ce soit. Je ne bénéficie pas non plus d’aucun tarif réduit ou préférentiel si je m’inscris à l’un ou l’autre de ces événements.

J’ai écrit cet article parce que c’est ma façon de soutenir le cyclisme sur route au Québec, qui en a bien besoin ces temps-ci. D’ailleurs, dans quelques jours, je reviendrai avec un article complet consacré à ce thème, dans la foulée de ce cri du coeur de Gilles Besner récemment.

Le Tour de France et les Championnats nationaux

Et bien sûr, la couverture du Tour de France, qui s’élance samedi prochain de Brest, débutera sous très peu sur ce site, et pour tout le mois de juillet. Je reviendrai également sur les Championnats nationaux, et notamment cette belle victoire de Rémi Cavagna hier à Épinal.

Je me suis fait rincé par le CCS-Siboire!

21h45 hier soir. Le serveur à l’accueil: « vous venez rejoindre la gang de cyclistes?« 

Moi: oui, c’est à cause de mon polo du Giro d’Italia que vous savez que je suis un cycliste?

Non, pas remarqué ton polo, c’est parce que tu es maigre comme un cycliste…

C’est ainsi que ma soirée au Siboire Dépôt de Sherbrooke a débuté hier soir.

Une belle soirée! Et qui concluait une belle sortie d’entrainement avec le Club Cycliste de Sherbrooke – Siboire.

Ca se résume en quelques mots: les gars m’ont rincé.

Enfin six. Six gars. Beaucoup plus était au départ. Mais ces six gars, ce sont des machines!

74km, 1000 de dénivelé, 38 de moyenne.

Ca a commencé au km2! Petit faux plat, déjà 375 watts, en file indienne dans un bon vent de trois quart face. Ben voyons donc, dans quoi je me suis embarqué?

Passage à Rock Forest, la bosse km5, plus de 400 watts pour m’accrocher. Déjà, des coureurs explosent. On est sept à rejoindre le chemin Sainte-Catherine deux kilomètres plus haut. Personne ne reviendra.

Je sais déjà que je suis en sursis à ce rythme. Et mon ami Julien n’est même pas là!!!

Dans quoi me suis-je embarqué?!

Chemin Dunant, long faux plat ascendant de cinq kilomètres. À un kilomètre du sommet, je saute. Just insane speed, insane watts.

Ô surprise! Un coureur devant se relève, le plus grand de tous.

Pas le choix: j’en remet une couche, question de ne pas le faire attendre de trop. À bloc. Je ne peux pas abandonner comme ca.

Ce coureur, c’est Pierre-Olivier Boily. Qui d’autre ?!

P-O me ramène pronto. Un bon relais à 43 km/h et on recolle au groupe qui a aussi levé un peu le pied. Dans sa roue, je me dis que des relais de Filippo Ganna, ca doit ressembler à ca… En tout cas, merci P-O, merci les gars!

North Hatley. Charmant, North Hatley. Sauf sur un vélo, après déjà de nombreux efforts intenses, parce qu’à North Hatley, tu sais que pour t’en sortir, va falloir grimper.

Longtemps.

Je me refais larguer dans le long faux plat après le pied plus pentu de la bosse, les gars – Stéphane, Pierre-Olivier, Étienne, Maxime, Anthony et Jérome – sont juste trop forts pour moi et je manque de rythme de course.

Nouvelle surprise: ils lèvent le pied. Deux reviennent me chercher.

Pas le choix: j’appuie plus fort sur les pédales.

Ca repart sur la plongée de 15km sur Ayer’s Cliff, qui se fera à plus de 42 de moyenne. Quelques KOM au passage, question de se faire plaisir.

À Ayer’s Cliff, ca se complique, car je sais qu’il faudra remonter vers Katevale, une longue ascension irrégulière de 2.5 km. Sympa, plusieurs coureurs décident de rouler plus doucement dans la montée et restent avec moi, car je suis déjà émoussé.

Sur le haut, forte poussette inattendue, c’est Pierre-Olivier qui me fait basculer, j’accroche Maxime et Stéphane qui relancent et c’est de nouveau plein pot jusque Katevale. Nice!

Le retour depuis Katevale vers Sherbrooke, je connais. Dans ma tête, c’est décidé, plus question maintenant de décrocher du groupe. À 46 de moyenne je ne peux pas relayer certes, et Ganna a repris du service, mais je tiens ma position en queue de notre petit groupe. Pas de crampes, c’est déjà ca. Des voitures nous gênent, pas assez vite pour nous!

Sur les vingt derniers kilomètres, la vitesse ne descendra plus en deçà de 45 de moyenne. Aie.

Mais putain, ca fait du bien!!!

Vous êtes costauds les gars!

La sortie d’entrainement s’est terminé par une bière du Siboire – la 18 juillet 1853, magnifique bière d’été – offerte par Pierre-Olivier, dans le stationnement au lieu de départ. Excellente ambiance!

On a donc prolongé un peu plus tard en soirée au Siboire Dépôt, question de renouer avec des amis de longue date, Jean-Seb et Alex. On a bu tes shooters P-O, merci!

Le CCS-Siboire? Une sacrée belle équipe, des gars super-sympathiques et super-costauds qui n’étaient pas obligés de m’attendre. On est parti à sept, on est rentré à sept. Je ne l’oublierai pas. Un merci tout spécial à Stéphane pour son accueil et à Pierre-Olivier pour son travail de gregario à mon égard hier soir!

Les gars, on remet ça mercredi prochain certain. 100 bornes cette fois, et je sais que ca roulera au moins aussi vite. Parfait!

Salut Louis.

Je regarde encore régulièrement ce vidéo. Ce n’est pas la première fois que je vous en parle.

Alors que les allergies saisonnières me pourrissent la vie en ce moment, je continue de m’assurer que je respecte les règles. Quitte à me trainer sur mon vélo.

Il existe des façons de gérer la situation sans ce recours aux pompes, qui impliquent aujourd’hui que 80% du peloton est asthmatique. Je ne suis pas asthmatique. Je l’étais entre ma naissance et mes deux ans.

Ma façon de gérer la situation s’appelle aujourd’hui Montelukast (Singulair). Médicament autorisé par l’UCI. That’s how serious I am with the shit.

Mais tu continues, toi la gloire locale, d’impressionner sur Strava.

Je ne peux que te dire bravo, je n’ai aucune preuve.

Mais toi et moi, on sait.

Et tu sais que je sais.

Comme Pierre à l’égard de Gérard-Louis, comme Lyne à l’égard de Geneviève.

Ton cinéma en dupe beaucoup, mais pas moi. Je connais le cyclisme et ses chiffres. Et j’ai côtoyé suffisamment de champions dans ma vie pour savoir qu’on voit toujours venir de très loin les vrais champions. Encore récemment, avec mon ami Pierre. Pierre, il battait Kilian plus tôt dans sa carrière. Rien de surprenant à ses perfs.

Rien de surprenant dans les perfs de Guillaume non plus. On a vu arriver Mathieu dès 8 ans.

Mais toi et ta masse musculaire qui a doublé depuis 10 ans alors que tu vieillis, pas crédible.

La veille des compétitions, je sais que tu n’es pas tranquille. Comme si tu avais quelque chose à cacher.

Alors peut-être, un jour, tu me largueras.

La différence? La différence entre toi et moi, c’est que le soir, quand je rentre chez moi, je peux saluer ma conjointe, mes enfants, mes parents, mon frère, en les regardant droit dans les yeux. What you saw was the best of me, plain simple.

J’ai tout donné sur ma dernière Marmotte. Je ne pouvais pas faire mieux ce jour-là. À l’eau claire. Nothing more. Nothing less either.

Je ne triche pas. Ni dans le sport, ni ailleurs d’ailleurs. Tu ne peux en dire autant.

Au fond, ca s’appelle le respect. Le respect des règles. Le respect des autres. Le respect de soi.

Ce texte te passera 50 pieds au dessus de la tête, tu n’as pas ce qu’il faut pour comprendre anyway.

Mon ami Louis l’avait.

Nous partagions ce point commun: le respect.

Je roulais peu souvent avec Louis. Mais chaque fois, le respect que nous éprouvions l’un envers l’autre, envers les autres aussi, nous connectait.

Louis n’était pas une gloire locale.

Simplement un (bon) cycliste discret.

Louis m’a toujours partagé son appréciation de ma dénonciation du dopage sur La Flamme Rouge. Il trouvait ça bien.

Louis était un gentleman cycliste, un gars qui respectait les règles, qui respectait les autres, qui respectait sa place et ses limites, conscient qu’il n’était pas forcément le meilleur sur le vélo. Mais toujours, il était là pour les bonnes raisons. Modeste, mais pas moins présent.

Louis était toujours le facteur positif d’un groupe lors d’une sortie d’entraînement. Jamais une plainte. Toujours le sourire. Toujours de bonne humeur. Heureux d’être là. Heureux de te voir, même si ça faisait une mèche. Il avait confiance en ses semblables, il avait confiance que tu respectais, comme lui, les règles du sport, de la vie en groupe, du partage.

Ces dernières années, Louis savait aussi qu’il devait faire attention.

Louis est décédé à Hull le 21 avril dernier, foudroyé par une crise cardiaque, lui le cycliste aguerri. Pas sur son vélo, mais bien dans une banale épicerie.

Les funérailles de Louis ont eu lieu hier.

Cette nouvelle m’a dévasté.

J’ai aimé chaque tour de pédale que j’ai pu faire dans ma vie avec Louis. Chaque tour, même s’ils ont été (trop) peu nombreux.

Je n’ai jamais oublié ce cycliste mort lors de la dernière étape de la Haute Route 2012, 5min devant moi, dans la descente de la Couillole.

Je n’oublierai jamais Louis non plus. Parce que nos valeurs étaient communes. Celles du respect des autres. Du respect de soi. De la modestie aussi. Rester à sa place. Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul…

À sa famille, sa conjointe, sa fille qui porte le même prénom que la mienne (ça nous avait aussi rapproché), mes sincères sympathies. We’ve lost a good one.

Port du masque obligatoire à vélo?

La mesure a été annoncée discrètement: le port du masque est désormais obligatoire au Québec lors de sorties à vélo si l’on fait partie d’un petit groupe, limité à un maximum de huit cyclistes.

La mesure a de quoi surprendre puisque l’activité se déroule en plein air, à bonne vitesse et que par défaut, les cyclistes ne peuvent se « coller » l’un à l’autre pour des raisons évidentes de sécurité et de… largeur du guidon.

Même la Fédération québécoise des sports cyclistes a été prise au dépourvu par la mesure entrée en vigueur jeudi dernier, et a fait des représentations auprès des autorités compétentes avec comme objectif ultime un assouplissement de la mesure. On attend toujours des nouvelles.

Reste à savoir si la mesure sera strictement appliquée par les forces de l’ordre.

Selon moi, les priorités sont ailleurs: avec le beau temps, les parcs sont pris d’assaut, les groupes s’y multiplient avec, bien souvent, des mesures sanitaires élémentaires bafouées. C’est là qu’il faut agir si on se fie au gros bon sens, plutôt qu’au sein d’un groupe de quatre cyclistes évoluant à 35 km/h sur une route de campagne, en file indienne et donc forcément distants l’un de l’autre.

Le port du masque peut-il affecter la qualité de l’entrainement à vélo?

L’article publié en novembre dernier sur le site Nature humaine de Guy Thibault nous permet d’en savoir plus sur cette question.

Dans tous les cas, le port du masque lors de la pratique cycliste peut entrainer une gêne respiratoire.

À intensités faible ou modérée toutefois, cette gêne ne se traduit pas forcément par un impact significatif sur le débit ventilatoire, la fréquence cardiaque ou les performances générales.

À intensité plus élevée, les choses se gâtent. Les performances peuvent être réduites, et l’inconfort est grandissant.

En attendant d’autres nouvelles officielles, je conseille la prudence, tout en espérant que les autorités feront preuve de jugement dans l’application des directive. Il m’apparait plus judicieux de concentrer les efforts là où ça paye le plus: les parcs, les rues piétonnes dans les grands centre-villes, voire les lieux publics comme les centres de services divers, sont probablement des endroits où les interventions auront le plus grand impact sur la santé publique.

100 kms de vélo sur la neige

Question d’amuser un peu nos lecteurs français, voici un petit video de moins de six minutes réalisé par Adam Roberge, coureur pro québécois, témoignant de son 100 kms de vélo sur la neige réalisé cet hiver par une température de -20 degrés Celsius.

Vous avez bien lu: -20 degrés Celsius.

Comme quoi, le vélo au Québec, c’est 365 jours par année!!!

Adam en profite pour nous parler de la différence entre la pratique naïve et la pratique délibérée. À l’aube d’une nouvelle saison de vélo sur route, cela pourra en inspirer certains afin de franchir de nouveaux paliers.

Je remercie Adam d’avoir porté ce vidéo à mon attention.

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