Pas moins de huit étapes de plat sur un total de 21 étapes.
Deux chronos eux-aussi tout plats lors des 5e et 20e étapes.
Deux « petites » étapes dans les Alpes, 151 et 145 kms.
Un petit air de « flashback » des années 1990, chronos de première et dernière semaine obligeant, mais en plus pâle.
Je sais pas vous, mais moi ce parcours du Tour de France 2021 ne m’enthousiasme guère.
Après, ce sont évidemment les coureurs qui font la course.
On retiendra de cette 108e édition qu’elle fait surtout la part belle aux Pyrénées, avec pas moins de quatre étapes dans ce secteur de la France.
Prévu du 26 juin au 18 juillet 2021 – Jeux olympiques obligent – le parcours propose en tout 3 383 kms. En comparaison, la plupart des Tours de France des années 1980 et 1990 proposaient près de 4000 bornes, parfois même plus. Dans les années 1920, plus de 5 500!!
Quelques étapes sont toutefois très intéressantes, sachant bien sûr qu’on ne peut pas faire que des étapes de montagne et qu’il faut de la diversité dans les profils, pour toucher à toutes les qualités du sport cycliste.
Surtout la 11e étape Sorgues-Malaucène, qui présente deux ascensions complètes du Mont Ventoux, la première par Sault, la deuxième par son versant classique (Bédoin). Ce sera un beau spectacle ça c’est clair. Pour nous, pas pour les coureurs!

Bien que courtes, les deux étapes alpestres sont d’intérêt, avec chaque fois assez peu de vallées entre les dernières ascensions. L’enchainement Saxonnex-Romme-Colombière fait toujours des dégâts, j’en sais quelque chose et Plasthmatic aussi 😉 et la montée sur Tignes est longue, surtout après les Saisies et le Cormet de Roseland.


Dans les Pyrénées, l’intérêt sera l’étape qui enchainera Tourmalet et montée vers Luz-Ardiden, un classique toujours exigeant. Courte (130 kms), je pense que l’étape verra du mouvement, les coureurs ne seront pas sur la retenue surtout si le classement général est serré.
Sinon, l’étape du col de Portet pourrait aussi créer des écarts, avec une arrivée en altitude, l’une des trois au programme de ce (pâle?) Tour de France. À titre de comparaison, à la fois le Giro et la Vuelta 2020 en comptaient six!

Les favoris
Un parcours aussi accessible veut dire que beaucoup de coureurs pourront prétendre à une belle place au général de l’épreuve.
Moi, j’ai pensé en premier lieu à… Julian Alaphilippe, nombre d’étapes se terminant au terme d’une descente et les étapes étant très diversifiées, propices à la course audacieuse et aux effets de surprise. Les coureurs voudront, sur un tel parcours, exploiter toutes les opportunités incluant le vent et les bordures, les descentes et les… bonifications. Je pense aussi qu’une équipe forte, incluant plusieurs gros rouleurs capables d’emmener longtemps, sera un avantage certain sur ce profil. La Deceuninck est outillée.
Il vaut mieux des attaques à 12 bornes de l’arrivée qu’à 800 mètres.
Christian prudhomme, directeur du Tour
C’est également un très beau parcours pour… Mathieu Van Der Poel à son premier Tour de France. Pas trop montagneux, piégeux, diversifié, cela lui correspond bien selon moi. Mais c’est aussi un parcours qui pourrait convenir à un Wout Van Aert, sur ce qu’on a vu en 2020. Il préfèrera peut-être jouer les sprints.
Justement côté sprinters, pas impossible que la lutte au maillot vert soit difficile et âprement disputée sur un tel parcours présentant pas mal d’étapes de plat. Ce ne sont pas les occasions qui manqueront.
Chose certaine, c’est probablement les purs grimpeurs qui seront les plus à plaindre en juillet prochain!









