Bormio – Jour 6 – Gavia-Mortirolo

Belle sortie d’entrainement aujourd’hui, par delà le Passo di Gavia, côté Bormio (moins difficile que par Ponte di Legno) et le Mortirolo, côté Monno (beaucoup moins difficile que de l’autre côté!). L’occasion de quelques intervalles dans les cols, et d’une grosse montée du Mortirolo, à l’injection: 12 kms à fond, ça décrasse les injecteurs!

Voici quelques photos sans texte, question de partager en silence avec vous la beauté de la haute montagne.

Demain, transfert vers Badia-Corvara, ville-départ du Maratona Dles Dolomites, et la deuxième partie de notre séjour italien. Ciao Bormio, ti am0!

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Bormio – Jour 5 – Bagni di Bormio

Sans surprise, journée de repos aujourd’hui du côté de Bormio, après une grosse journée sur le vélo hier.

L’occasion de remettre tout en état en vue des prochains jours, en premier lieu les jambes, bien fatiguées aujourd’hui.

La récupération a été au rendez-vous grâce aux Bagni di Bormio, Bormio étant également une ville thermale disposant de plusieurs bains.

Je vous recommande fortement de planifier un séjour de quelques heures au Bagni di Bormio si vous venez dans le secteur, soit de magnifiques spa et bains situés dans l’ascension du Stelvio, à quelques 3 kms de Bormio. Le site est spectaculaire, à flanc de montagne, et certaines piscines donnent une vue imprenable sur la région.

Ces bains sont également uniques, avec certaines eaux thermales accessibles via des grottes datant de plusieurs siècles. C’est assez impressionnant.

L’endroit est également équipé de nombreux saunas, bains, douches et autres salles de repos particulièrement apaisantes.

Attention à ne pas confondre les Bagni di Bormio, les bains historiques, avec deux complexes plus modernes, mais aussi moins intéressants selon moi: les Bagni Nuovi et les Bormio Terme.

Avant de reprendre les choses sérieuses demain, la journée a également été propice au tourisme, question de découvrir un peu mieux Bormio, une ville datant de l‘époque romaine et également une ville thermale reconnue. Petit tour en photos de la ville historique, et surtout ses fontaines charmantes.

Les fontaines de Bormio

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Si les fontaines sont partout à l’honneur, on pense aussi aux chiens à Bormio, pour preuve cet abreuvoir canin en pleine rue, juste à côté d’un stationnement vélo.

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Bormio, le coeur historique. Vaut le détour.

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Une “Osteria” (restaurant) sur la vieille place historique de Bormio, lieu de notre soirée post-Campionissimo hier soir. Vaut là encore le détour, la propriétaire a un sens de l’humour particulièrement intéressant!

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Demain, Passo di Gavia côté Bormio cette fois, avec un retour sur le Mortirolo, mais en sens inverse, côté Monno, beaucoup moins difficile. Une belle sortie d’entrainement de 110 kms!

Faites le Gavia avec moi

Je ne connais rien de mieux que cet excellent vidéo de Col Collective pour vous faire partager mon expérience de la haute montagne à vélo. Tapez-vous ces 16 minutes d’anthologie durant la descente filmée du Gavia, ça vaut la peine.

La descente du Gavia filmée dans ce vidéo est du côté que j’ai monté hier sur La Campionissimo, et que je descendrai demain à l’entrainement. Évidemment, je mettrai quelques minutes de plus que les 16 minutes du vidéo pour descendre jusque Ponte di Legno!

Bormio – Jour 4 – La Campionissimo

10422263_399336156888208_2297275081144355877_nOuf! Toute une journée sur le vélo! De celles que l’on oublie jamais.

Je vous souhaite à tous d’un jour vous mesurer à La Campionissimo, 175 kms, par delà le Passo di Gavia, le Passo di Mortirolo et le Passo San Cristina dans le final.

Une épreuve vraiment difficile, mais également magnifique.

J’adore ces grands défis en haute montagne, qui rapidement nous ramènent à une des plus simples expressions de la vie: l’Homme face aux éléments, ici la montagne.

La Campionissimo, c’est en tout cas comparable côté difficulté à la Marmotte, que j’ai fait 10 fois. Mon temps de selle hier a été de 7h10, alors que mon meilleur temps sur la Marmotte, établi l’an dernier, est de 7h26.

Ce qui frappe dans les Dolomites, c’est la pente: les cols sont beaucoup plus pentus que dans les Alpes françaises, que je connais bien. Prenez dans le Galibier: les pires passages, après Plan Lachat, doivent faire 11-12%.

En comparaison, le Mortirolo, c’est 12 kms dont 6 kms non stop à 13-14%, avec de bonnes grosses rampes à… 18%. Et dans le Gavia, il y a également quelques passages très pentus, assurément de l’ordre du 15%, notamment lorsque la route devient plus étroite, dans la forêt.

Incroyable Mortirolo en tout cas! Je vais m’en souvenir longtemps. Mes respects à tout cycliste qui parvient à se hisser là-haut sur un vélo, sans poser pied à terre dans la montée. J’y ai mis un point d’honneur hier, sur mon 34-29. Il m’a fallu 1h17 pour en venir à bout, les meilleurs montant en un peu moins d’une heure. Il faut dire que quelque peu inquiet par la difficulté, et avec un Gavia (2500m d’altitude) dans les jambes en hors d’oeuvre, j’ai plutôt cherché à gérer mon effort pour ne jamais exploser. Malgré cela, le Mortirolo m’a fait mal, je montais par moment à 7-8 km/h, pas plus!

Respect en tout cas à Hugo Houle qui a dû affronter ce Mortirolo en course sur le dernier Giro. Je serais curieux d’entendre ses impressions sur ce col. J’ai pensé à lui en le montant.

Et le Gavia, quel col! Très différent du Stelvio: très sauvage, à peu près rien au sommet, si ce n’est un refuge et une vierge Marie. La présence de deux lacs de haute montagne, en plus des sommets enneigés nous entourant, me permettent de dire que c’est là un des plus beaux cols que j’ai pu escalader à vélo.

Dans le final de la Campionissimo, la montée de San Cristina (7km de long) en aura surpris plus d’un, avec des rampes à 14% et un dernier kilomètre très difficile à 12%. Miguel Indurain, lui-même, m’a rejoint et dépassé dans ce col, dans son style caractéristique, bien posé sur sa selle, les bras à l‘équerre. Grimpant 1,5 km/h plus rapidement que moi, je n’ai pas pu m’accrocher!

Le San Cristina, situé dans les 15 derniers kms, était le lieu de la grande lessive: j’y ai passé de nombreux coureurs en grande difficulté, plantés dans la pente. Dont cette Italienne, que j’avais été incapable de suivre en début de course dans le Gavia: je l’ai rejoint à 2 kms du sommet du San Cristina, elle était en grande détresse, arrêtée ou presque dans la pente. Ce qui nous rappelle que dans ce genre de grand marathon, il convient toujours de bien gérer ses efforts compte tenu de la distance à tenir et des difficultés à affronter.

Au final, je termine en 7h10min, bon pour la 172e place de l‘épreuve, sur 562 concurrents classés. Le meilleur, Roberto Cunico, met 5h52 pour parcourir les 175 bornes, et me prend donc 1h17. Un écart avec le vainqueur similaire à celui qui est mien sur la Marmotte me laisse croire que je suis à ma place. J’ai peut-être joué d’un peu de conservatisme dans l‘épreuve, notamment dans le Gavia et le Mortirolo, appréhendant un peu ce dernier. La connaissance du parcours est toujours un atout que je n’avais pas hier.

Informations à ceux qui voudraient y participer

1 – ne pas sous-estimer l‘épreuve: 175 bornes en haute montagne, ce n’est pas équivalent à 175 bornes ailleurs.

2 – mes braquets hier: 50-34 à l’avant, 11-29 à l’arrière. Sur la Marmotte, je monte plutôt une cassette 11-27.

3 – l’alimentation joue un rôle crucial: ne jamais hésiter à vous arrêter aux ravitaillements prévus par la course, surtout pour refaire le plein en liquide.

4 – l’effort étant soutenu dans les cols, il faut vraiment se concentrer sur son alimentation, boire et manger régulièrement. Avec l’altitude, la soif et la faim disparaissent: c’est un piège.

5 – prévoyez toujours partir avec un coupe-vent (sans manche si le temps est beau comme hier) car le haut des cols, surtout s’ils sont à plus de 2000m d’altitude, peuvent être très frais. Ne vous laissez pas influencer par les coureurs – nombreux – prenant le départ sans ce coupe-vent. Les descentes peuvent être vraiment froides, surtout que vous les débutez trempés par l’effort fourni dans les ascensions les précédents.

6 – faites les descentes à votre rythme: on peut y laisser beaucoup de jus à vouloir suivre certains qui descendent comme des avions. Le plus souvent, ces derniers connaissent la descente par coeur. Les descentes sont le moment de se refaire une santé, il faut y manger lorsque c’est sécuritaire de le faire.

7 – si l‘épreuve est longue, il est probablement prudent de commencer plus doucement, pour finir fort. Ce fut ma stratégie hier. Le départ des cyclos sont, comme dans les courses, toujours rapides: beaucoup le payent cash plus tard.

8 – sur de telles épreuves en haute montagne, cela vaut la peine de s’affuter au maximum: chaque kilo corporel superflu se paye cash. Au départ hier, une vaste majorité de participants était affuté comme des dagues, ce qui ne manquait pas d‘être quelque peu intimidant!

9 – le coup de pédale de la montagne, souple, s’acquiert au fil des jours. Il convient donc d’arriver quelques jours avant votre épreuve, question de récupérer du vol et du décalage horaire, et de travailler ce coup de pédale très différent de celui qu’on utilise lorsqu’on roule à 45 km/h sur le plat. Le mien n’est pas encore tout à fait au point, mais devrait être mieux dimanche prochain sur le Marathon des Dolomites. On sait surtout qu’on a développé ce coup de pédale en montagne lorsqu’on est souple en danseuse.

Les photos

Quelques instants avant le départ, dans mon sas. On a de la chance, il fait un soleil radieux et la température est confortable.

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Preuve de la popularité du cyclisme italien, un hélico survole le peloton quelques minutes avant le départ. Il nous accompagnera dans le Gavia.

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Mon frère à l’arrivée, content de sa journée sur le Medio Fondo (155 kms).

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D’autres sont beaucoup plus éprouvés par la difficulté de l‘épreuve et la distance.

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Mon co-équipier Martin en termine, bien fatigué.

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La majorité des participants sont bien affutés, jambes rasées et huilées, et cela peut impressionner au départ. Le matos est également impressionnant: ici, un De Rosa Protos monté sur des roues Lightweight.

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Cérémonies protocolaires, le speaker était vraiment excellent pour galvaniser la foule. Lui-même avait manifestement roulé dans la journée, portant des bas de contention!

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Podium Maitres 30-39 ans. Des avions de chasse. Pas un pet de graisse…

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Une belle rencontre dans le lounge Assos après la course: Luca Paolini, grand animateur du final de Milan SanRemo et vainqueur d’un Gand-Wevelgem d’anthologie plus tôt cette saison. Luca a roulé avec les participants du GranFondo et à entendre les italiens du peloton le saluer (la grande majorité des participants, peu d‘étrangers étant sur cette Campionissimo), Luca est un coureur très populaire ici en Italie. C’est vrai que Luca est très sympathique et disponible auprès du grand public. Pour la petite histoire, Luca cache une bière derrière moi, question de préserver l’image d’un coureur pro…!

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Bormio – Jour 3 – Tranquillo!

Après une grosse sortie sur le Stelvio hier, repos aujourd’hui à Bormio en prévision d’un monument demain, La Campionissimo.

Le voyage vers Aprica pour aller chercher les dossards s’est avéré très intéressant. Ambiance…

Plus de doute possible, on y est. Ligne départ-arrivée, avec les traditionnels stands de produits cyclistes de toute sorte.

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La Campionissimo est une course sponsorisée par la fameuse marque suisse Assos, qui fait dans le haut de gamme et l’exclusif. Mettons que le “lounge” Assos sur le site était assez spectaculaire.

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Petits fours gratuits au comptoir pour les participants… et très peu y toucheront, preuve du sérieux des participants demain. Quelque peu intimidant également, beaucoup de coureurs étant manifestement très affutés!

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Deux rencontres aussi intéressantes qu’innatendues aujourd’hui: Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour de France et double vainqueur du Giro, qui garde manifestement la forme, et un autre ambassadeur des produits Assos, mon ami Guillaume Prébois que j’ai retrouvé avec plaisir. Notre dernière rencontre remontait à Montréal en novembre dernier!

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Le Goomah, vélo phare d’Assos. Du beau matos.

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Il existe: le tant attendu SRM PC8 sans fil…

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Voiture Assos d’assistance pour demain, et voiture BMC: on annonce plusieurs coureurs pro au départ, possiblement donc certains de l‘équipe BMC.

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Dossard 748 pour moi demain. Le maillot, Assos, très réussi, est offert avec l’inscription et obligatoire durant la course.

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Le profil de La Campionissimo. Perfecto! Et pour la première fois de ma vie, j’ai monté une cassette 11-29 pour affronter le Mortirolo au km 110. Devant, c’est 50-34.

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À demain, si j’en ai encore la force… pour l’heure, c’est au lit!

Bormio – Jour 2 – Plein la vue!

C’est un des beaux – sinon le plus beau – circuits à faire si vous venez faire du vélo à Bormio: la boucle Umbrail Pass (2 500m d’altitude) – Passo di Stelvio (2 750m d’altitude). En fait, le Umbrail Pass n’est rien d’autre que le Stelvio côté Bormio, moins environ 3kms. Ca vous fait une bonne petite journée d’un peu plus de 3 000m de dénivelé positif, si vous voyez ce que je veux dire.

Retour en photo sur une longue journée à vélo (plus de 5h de selle).

Il fait beau, nous prenons rapidement de l’altitude au-dessus de Bormio en direction du Umbrail Pass.

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Mon frère attaque sa première vraie journée de vélo en haute montagne depuis 13 ans. S‘étant préparé sérieusement ces derniers 8 mois, pas de problème jusqu’au Umbrail.

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Le classique, mais ça prend des preuves!

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Juste au dessus de nous, on distingue les habitations au col du Stelvio, 3 kms plus loin. On y passera, mais seulement dans plusieurs heures (et aussi dans un autre état physique… mais sur l’instant, l’optimisme et la bonne humeur régnaient).

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Après la descente et un court passage en Suisse, de magnifiques petits villages.

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Quelques kilomètres tout plats dans la vallée, avant de recommencer à grimper.

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Après un court arrêt à Prato, on attaque le morceau de bravoure du jour, les 26 kilomètres d’ascension du Passo di Stelvio. 1900m de dénivelé entre Prato (900m) et le col! Jusqu’ici, ça va, mais la fin sera une autre histoire…

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Les lacets sont numérotés comme à l’Alpe d’Huez, ici le virage #48. Un peu décourageant!!!

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Martin a trouvé son rythme, et grimpe bien.

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Un peu plus haut, je grimpe aussi avec souplesse et détermination dans un cadre vraiment spectaculaire. Les glaciers de l’Ortler nous accompagnent.

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Le Stelvio commence à être impitoyable pour mon frère, la pente est raide…

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Garde le sourire Stéphane, plus que 10 bornes avant le sommet!

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Beaucoup de motos dans ce col du Stelvio, et des tour-operator cyclistes que je n’aime pas beaucoup car ils arpentent la montagne avec leurs véhicules au service de leurs clients-cyclistes (sur la photo, ils ont même monté un stand dans un virage!). Je préfère mon autonomie, et j’aime grimper dans un environnement calme, en respect avec la nature majestueuse des alentours. Ca sera le seul point négatif du jour.

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Mon frère grimpant prisonnier des tour-operator. Chiant.

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À 7 kms du sommet qu’on voit là-haut, mon frère entre dans le dur. Ca se jouera désormais au moral, car des jambes, il en reste plus grand chose…

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Je suis pas loin, j’encourage… sans savoir que je coincerai moi-aussi à 3 kms du sommet, rattrapé par des crampes et une bonne fatigue générale.

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J’arrive néanmoins le premier au sommet, Martin ayant sévèrement coincé lui-aussi dans les 5 derniers kms. Il arrive au sommet très éprouvé, l’altitude ayant mis à rude épreuve les organismes.

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Vue au sommet.

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Mon frère en finit enfin. Sourire ou grimace?

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Photo officielle, pour la preuve.

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Au sommet du Stelvio, c‘était un peu le bordel aujourd’hui, avec les marchands du temple, plus nombreux que jamais, et une faune vraiment très bigarrée. C’est le festival du souvenir et de la moto, et ça dénature un peu l’endroit qui reste de la haute montagne. C’est dommage…

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Certains grillent des Merguez sur fond d’Ortler…

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Encore ces maudits tour-operator…

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Mon frère et moi, avec les lacets que nous venons de grimper dans les 5 derniers kms (sur 26…) afin de nous hisser au sommet du Stelvio. La vue est saisissante.

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Demain

Demain, repos et retrait des dossards à Aprica en prévision de la Campionissimo dimanche, qu’on va sentir passer: Gavia en hors d’oeuvre (plus de 2500m d’altitude là encore…), suivi du redoutable Mortirolo et ses pentes à 19%, puis San Christina dans le final. 175 bornes, rien de moins! Ce soir, on se demande vraiment comment on va y arriver!

Vêtements La Flamme Rouge

Plusieurs d’entre vous l’auront remarqué: cette année, je roule avec des vêtements La Flamme Rouge, fabriqués par Louis Garneau. Pas de narcissisme, juste l’envie de porter mes couleurs. J’ai entièrement conçu l’ensemble qui se veut un concept à plusieurs égards: présence des logos “Race Clean” (Cyclisme Canada) et “Roulez gagnants au naturel” (FQSC) pour rappeler l’engagement de La Flamme Rouge pour un cyclisme sain, et présence de mes valeurs sur les poches arrière du maillot court. La demi-feuille d‘érable du logo “Race Clean”, ainsi que le choix des couleurs, rappelle également que La Flamme Rouge est un blog réalisé depuis le Canada, tout en donnant un look “racing”. La veste sans manche tranche, étant de couleur noire.

Ces vêtements seront bientôt disponibles à la vente sur La Flamme Rouge. Je ne réaliserai pas de profit sur ces ventes, vendant les items au prix de revient fixé par Louis Garneau. Évidemment, plus on est de fous, moins ça sera cher (qualité vêtements de l‘équipe Europcar (race fit), le top quoi!). N’hésitez pas à me faire part de vos intentions, et à très bientôt pour cette possibilité.

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Petit tour de l’actualité

Riis: “My credibility is not very high“. En effet! Et celle des autres ex-dopés qui occupent aujourd’hui même des responsabilités de directeur sportif ou d’encadrement de coureurs pro, voire de jeunes coureurs?

Dominique Rollin. Il ne fera pas le Tour cet été pour aider Bouhanni, une situation qui me surprend peu étant donné qu’il n’avait pas été sélectionné pour le récent Dauphiné.

Hugo Houle champion canadien du chrono, devant Roth et Meier, une grande victoire pleinement méritée puisqu’il est l’auteur d’une bonne saison. Le Giro lui a certainement permis de franchir un pallier.

Vélo Magazine enfin disponible en copie électronique: il était temps!

Lance Armstrong fera bien deux étapes du Tour avant les coureurs cet été. Reste à savoir l’accueil qu’il recevra du public massé le long de la route…

Ne manquez pas les championnats nationaux ce dimanche dans la plupart des pays.

Bormio – Jour 1

Après 30 ans de passion cycliste, il fallait bien que je découvre un jour Bormio, pied du Stelvio et du Gavia, ces cols mythiques qui ont contribué à la légende du Tour d’Italie et de ses champions.

C’est parti pour partager avec vous ce petit voyage, en toute simplicité. Qui sait, si cela peut évoquer des souvenirs ou vous donner envie d’y venir…

Petit déjeuner ce matin, la journée s’annonce belle. Au menu du jour, une grimpette jusqu’au lac de Cancano, question de remettre le système en marche après un vol de nuit et un long transfert à travers la Suisse.

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C’est parti…

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Mes deux compagnons cette semaine, mon frère Stéphane qui revient au vélo en haute montagne après quelques années d’absence et mon fidèle équipier Martin qui, depuis sa première Marmotte en 2010, s’est découvert une passion pour l’effort cycliste dans ce cadre.

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Bormio est une ville située à environ 1200 mètres d’altitude. Les soirées sont fraiches car à l’ombre des montagnes, et on prend rapidement de la hauteur dès qu’on s‘élève au-dessus de la ville.

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Très beaux lacets pour monter au Lago di Cancano, un incontournable de la région si vous voulez mon avis. Vaut définitivement le détour!

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Retour sur Bormio après une belle descente. Pas surprenant que je trouve rapidement mes marques ici, la ville est jumelée avec… l’Alpe d’Huez! Bormio ressemble d’ailleurs à plusieurs égards au village français Bourg d’Oisans situé au pied de l’Alpe d’Huez.

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Après la sortie, petit tour de ville question de procéder à un repérage. L’hôtel cycliste par excellence, le Funivia, où tout est prévu pour maximiser le séjour “cycliste”. Un peu trop à mon goût même…

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Chaque matin de l‘été partent, de l’hôtel, des sorties vers les grands cols de la région. L’hôtel offre, durant ces sorties, une voiture suiveuse, un encadreur, un service mécano, bref, tout ce dont vous pourriez avoir besoin.

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Au sous-sol, un bar résolument cycliste, puisque réalisé en collaboration avec Velominati The Rules.

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Notez les bancs du bar…

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Notre devise à tous: harden the fuck up!

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D’autres hôtels de Bormio offrent également un accueil cycliste, plus discret qu’au Funivia. Je préfère…

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Bormio, vue d’ensemble et vue étroite.

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Touristes en ville.

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Juste en Italie qu’on voit ça: ce champion ne s’est pas emmerdé pour stationner sa bagnole derrière la nôtre…

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Au programme demain, les choses sérieuses qui débutent avec une belle boucle de 102 kms et environ 3000m de dénivelé via l’Umbrail Pass, retour par le Stelvio (2750m d’altitude), côté Prato. On entre dans le vif du sujet!

Tous les soirs au cours des prochains jours, La Flamme Rouge au travail question de vous partager ce petit séjour sans narcissisme aucun (ni souci de rentabilité puisque La Flamme Rouge est gratuit, et que je ne touche aucun revenu de ce petit blog), juste pour le plaisir de partager ma passion du cyclisme…

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Riis: ben voyons!

Le rapport de l’agence anti-dopage danoise sur les activités dopantes entre 1998 et 2015 dans le milieu cycliste professionnel est sorti tôt cette semaine et est accablant pour Bjarne Riis alors qu’il dirigeait l‘équipe CSC-Tiscali, pour laquelle ont notamment couru Laurent Jalabert et Ivan Basso, sans oublier Tyler Hamilton.

Ben voyons!

Voilà pourquoi je m’oppose fermement à laisser d’ex-dopés obtenir un rôle d’importance dans le milieu cycliste pro ou semi-pro.

La tentation est trop grande car dans la tête de ces gens, il y a des “incontournables” pour gagner.

Que faire en effet avec des coureurs qui, après des années d’entrainement et de sacrifices, sont juste là, dans l’antichambre des pros ou juste à un petit niveau de décrocher de grands résultats? Ayant eu même franchi sans vergogne la limite, je demeure qu’ils sont plus prompts à la faire franchir à d’autres.

Quant à Riis, ce type est une insulte à l’intelligence humaine: il a baladé les fans crédules pendant des années, sinon une décennie, répétant que c’est parce ce qu’il s‘était dopé qu’il ne dopait pas ses coureurs.

Tout cela nous laisse encore une fois un goût très amer dans la bouche, un dégoût de ces gens qui gèrent les équipes et qui racontent n’importe quoi simplement pour préserver les apparences. C’est encore le cas quotidiennement dans ce milieu.

La suite? Elle est facile à imaginer: nombreux seront ceux qui diront que ce rapport est très bien, qu’il lève le voile une fois de plus sur une période sombre du vélo, mais que fort heureusement les choses ont changé.

Ne soyons pas crédules: la seule chose qui a changé, ce sont les protocoles de dopage, aujourd’hui plus complexes que jamais, question d‘éviter la patrouille. Depuis 2-3 ans, les moyennes ré-augmentent, on retrouve des coureurs qui ne toxinent jamais dans les cols en dépit de leur cadence élevée, et que dire de la maigreur de certains?

Espérons maintenant que Laurent Jalabert se fera poser quelques questions désormais pertinentes avant de prendre le micro de France Télévision en juillet… question qu’il arrête de nous prendre pour des imbéciles.

Fouillez nos archives!