GranFondo Mont Tremblant : l’esprit GranFondo à son meilleur!

Capture d’écran 2017-05-28 à 21.55.29Un pur délice, vraiment!

Je participais, ce week-end, à la 5e édition du GranFondo Mont Tremblant, cinq ans après avoir pris part à la toute première édition.

Ben mes amis(es), je peux vous dire que ce fut tout un week-end. Que ce fut agréable de participer à cet événement, dans une ambiance unique! J’ai pris un plaisir monstre à y retrouver notamment les François Parisien, Maxime Vives, Audrey Lemieux, Marc-André Daigle et l’acteur Sébastien Delorme, “poupou” dans District 31, et tout un cycliste, sacrément costaud, fidèle lecteur de ce site. Et je ne vous parle même pas de son fils qui court cadet…

Pourquoi j’y ai pris un tel plaisir?

Parce que outre d’y retrouver des amis(es), le GranFondo Mont Tremblant incarne peut-être le mieux l’esprit cyclosportif d’entre toutes les cyclosportives que j’ai pu faire depuis 25 ans: pas de podium à l’arrivée, des pelotons variés et encadrés, une sécurité irréprochable et une ambiance festive, conviviale dans le décor magnifique du village piétonnier du Mont Tremblant.

En simple, une vraie fête du vélo pour ce qu’elle doit être: la joie de pédaler, tout simplement ! Pas de danger d’y confondre GranFondo et course cycliste, et c’est tant mieux.

Je vous l’avais déjà dit il y a 5 ans lors de la première édition: il faut absolument participer à une cyclosportive qui commence par une dégustation de bières de microbrasserie le vendredi soir…

Mon expérience du GranFondo Mont Tremblant a commencé vendredi à 13h, où j’ai eu le plaisir de rejoindre Julie et Pierre-Alexandre, tous deux impliqués dans le développement régional. La vision? Mont Tremblant mise clairement sur le vélo l‘été, au même titre que sur le ski l’hiver. Et c’est tant mieux pour nous: les événements – Coupe Québec de vélo de montagne, GranFondo, triathlons divers et IronMan – s’y multiplient. Le vélo à toutes les sauces!

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Plus tard, le sympathique organisateur du GranFondo, Simon, me confiait même vouloir développer, au cours des prochains mois, un festival du vélo qui regrouperait, l’espace de quelques jours, un critérium pour les coureurs licenciés, un GranFondo, une épreuve vélo de montagne, ainsi qu’un « défi des montées » qui plairait aux grimpeurs. Pas les projets qui manquent chez ce bouillant entrepreneur… Simon! si je peux faire quelque chose… tu me fais signe!

Le secret le mieux gardé de Tremblant ?

Je retrouve plus tard vendredi après-midi François Parisien, qu’on ne présente plus, pour encadrer la Sunset Ride. Le directeur de course Luc Couillard a veillé aux moindres détails, et ça me donne l’occasion de prendre des nouvelles de François. Ce dernier me confie ne pas avoir trouvé facile la transition entre son statut de coureur pro chez Argos-Shimano et la vie “normale”, mais avoir retrouvé un équilibre avec ses rôles chez PowerWatts, comme animateur à RDS, et les cycles DeVinci. Je remarque aussi que le coup de pédale demeure incisif et que l’homme est affuté!

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Je dine ensuite à la Maison de la crêpe, juste en face de la Microbrasserie La Diable (l’extrême-Onction, ouf…). Secret le mieux gardé de Tremblant ? Peut-être ! Les crêpes y sont délicieuses, l’accueil chaleureux et simple, assurément un des bons spots de la station. Juste pris un peu trop de rosé… mais chut! seul mon serveur (à droite sur la photo) connait la quantité…

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Le GranFondo 125

Je m‘élance samedi matin dans le peloton le plus rapide du 125 kms, où je retrouve notamment Audrey Lemieux tout juste de retour d’Italie pour une Coupe du Monde de paracyclisme. Partageant le même coach, ce sera l’occasion de médire un peu contre lui…

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(au GranFondo Mont Tremblant, on prend votre sécurité au sérieux…)

Je peux vous dire que si le peloton est encadré, sa progression est rapide (merci à Marc-André…) et qu’au fil des kilomètres, les jambes de nombreux participants deviennent plus lourdes, notamment sur le fameux tronçon du Nordet dans les 30 derniers kms, plus accidenté. Deux tronçons chronométrées de deux kilomètres chacun permettent par ailleurs à ceux voulant en découdre de se lâcher un peu, preuve que le GranFondo a pensé à tout. J’y termine chaque fois sur l’avant, par pur plaisir d’appuyer un peu plus fort sur les pédales.

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(don’t mess with the guy centre pack leading the bunch of 200 cyclists…)

À l’arrivée, y’a tout ce qu’il faut, ambiance là encore du tonnerre, pour un GranFondo visiblement à maturité, où les moindres détails sont désormais rodés. Molto bene!

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Le GranFondo Mont Tremblant? Assurément LA vraie fête du vélo dans l’année. Si vous ne connaissez pas encore, essayez pour voir: je vous garantis à 100% que vous ne serez pas déçu du voyage!

Découvrir la région

Capture d’écran 2017-05-28 à 21.56.57J’ai profité de ma participation à l‘événement pour ratisser un peu plus large afin de découvrir ce que la région peut offrir aux cyclistes et leurs familles lors d’un séjour, étant moi-même un candidat sérieux.

Ben mes amis(es), pas de quoi s’ennuyer!

Détail non négligeable pour nous cyclistes, nombre d’hôtels du village piétonnier voire du village de Mont Tremblant tout prêt sont “cycling friendly”, vous permettant par exemple de monter vos vélos à la chambre ou de déjeuner très tôt le matin. Certains fournissent même des salles de mécanique, avec matériel pour entretien voire, au Fairmont, des mécanos pour prendre soin de votre petite reine…

Et lorsque que vous pédalez, la famille n’est pas en reste côté activités et sensations fortes. Complexe aquatique, spectacle de fauconnerie au sommet de la montagne, services divers au Parc du Mont Tremblant notamment sur les plages, tyrolienne gigantesque (parmi les trois plus grandes au monde!) pour prendre de la hauteur, et bientôt Tonga Lumina mis sur pied par Moment Factory en pleine montagne, tout ça vous garantit un séjour bien rempli. Pour les plus sédentaires d’entre nous, le village piétonnier garde une offre remarquable de restaurants, boutiques et autres services vous permettant de ne jamais rester en rade.

L’an prochain, je reviens… en famille!

Giro: ils sont dans un mouchoir de poche!

Quel Giro!

Quatre coureurs dans la même minute au général, à 48h de l’arrivée.

Deux étapes piégeuses, une en moyenne montagne, l’autre sur un chrono.

On risque de revivre le scénario du Tour 1989, notamment si Dumoulin reste à portée du nouveau maillot rose hier, Quintana.

Et gageons que Nibali voudra mettre le feu aujourd’hui…

Pas fini, ce Giro!!!

Passionnant, ce Giro!

Et surtout, pas fini, ce Giro!

Il reste trois étapes, trois étapes où tout peut encore arriver.

Ils sont quatre selon moi à pouvoir encore rêver de la victoire finale, soit Dumoulin, Quintana, Nibali et Pinot. Ce sera toutefois difficile pour Pinot, et Quintana devra sortir un grand numéro aujourd’hui ou demain afin de non seulement rattraper son retard, mais aussi prendre suffisamment d’avance pour pouvoir résister sur le chrono du dernier jour.

La meilleure chance des grimpeurs comme Quintana et Pinot, c’est donc aujourd’hui sur la route  de Piancavallo. Avec une arrivée en altitude au terme de 15 kms d’ascension, des écarts significatifs sont possibles. Plus le temps de tergiverser, ils devront tenter quelque chose, sinon Dumoulin aura presque Giro gagné.

L‘étape de samedi vers Asiago sera également dangereuse, avec une course qui se lancera très certainement tôt dans l‘étape pour les gregario qui voudront préparer le terrain pour l’offensive des favoris qui viendra surement dans le Monte Grappa. La montée vers Foza pourrait être compliqué pour des coureurs en chasse derrière, et l’arrivée n’est que 15 kms plus loin. Cette étape pourrait favoriser une équipe organisée comme la Movistar ou Bahrein-Merida qui ont un bon coup à jouer.

Si Dumoulin est encore en rose samedi soir, ou s’il n’accuse qu’une trentaine de secondes de retard sur un maillot rose, il sera difficile de lui résister. Selon moi, seul Nibali pourra vraiment tirer profit de cette dernière étape, outre Dumoulin bien sûr.

C’est encore très ouvert, et c’est pour cela que c’est un très beau Giro!

Guerre des mots

Chose certaine, il n’y aura pas de cadeau sur la route parmi les quatre protagonistes à la victoire finale. Dumoulin a eu des mots durs au terme de l‘étape d’hier, accusant Nibali et Quintana de s’allier contre lui simplement pour le faire perdre, sous-entendant du même coup que ces coureurs ne cherchaient pas à gagner pour eux-mêmes.

À ce niveau, ce n’est jamais bon que de laisser libre court à ses émotions en fin de grand tour. Nibali et Quintana n’ont pas apprécié et seront revanchards sur la route. Et Dumoulin n’a pas vraiment l‘équipe pour rivaliser…

Des étincelles à prévoir!

Mathieu Van Der Poel

On connait les dispositions physiques de Mathieu Van Der Poel, 22 ans seulement, super-champion de cyclo-cross.

Il gagne aussi sur route!

Il s’est imposé hier au sprint au sein d’un petit comité sur la 2e étape du Tour de Belgique. Un petit groupe s‘était détaché au terme de l’ascension du Mont Kemmel, incluant Van Aert, un autre champion de cyclo-cross, ainsi que Philippe Gilbert. L’explosivité de Van Der Poel, très certainement acquise et entretenue dans le cyclo-cross, l’a bien servi dans le sprint final.

Coquart a perdu la tête de la course, au profit de Philippe Gilbert.

Ca se jouera vraisemblablement aujourd’hui sur le chrono de 13 kms. Ca sera surtout très intéressant de voir ce que Van Aert et Van Der Poel pourront faire dans cet exercice qui laisse parler le moteur!

Le Tour de l’actualité

Ca fait un moment qu’on s’est pas fait plaisir avec un petit tour de l’actualité!

1 – GranFondo Mont Tremblant. C’est dans ma ligne de mire samedi prochain, et ils annoncent beau temps! Je m’aligne sur le grand parcours, 160 kms, question de faire durer le plaisir, et vous encourage à m’y rejoindre. Il reste de la place, et ça sera une excellente préparation pour la suite de la saison cycliste.

D’autres distances sont évidemment disponibles, 125, 80 et 45 kilomètres, selon votre condition physique ou simplement votre envie. Chaque peloton est encadré, assurant la sécurité de tous. Vraiment une belle épreuve, rudement bien organisée, sur des parcours intéressant dans la région des Laurentides. Et que dire de l’ambiance au village Mont Tremblant!!! Assurément LE spot le week-end prochain…

On s’inscrit ici.

2 – GP Le Nordet. De nombreuses erreurs s‘étaient glissées dans le classement diffusé le week-end dernier par la FQSC. Ce classement a fait l’objet d’une révision rapide et est de nouveau disponible ici.

3 – David Polveroni. Le formidable grimpeur grenoblois qui écume les cyclosportives montagneuses en France a violemment percuté une voiture alors qu’il descendait rapidement le Mont Noir en tête de course le week-end dernier, sur le Challenge du Vercors. David se retrouve à l’hosto de Grenoble avec de multiples fractures ouvertes. Et merde! C‘était pas son tour, il a déjà eu quelques chutes importantes ces dernières années… je pense à lui et lui souhaite un prompt et complet rétablissement. Derrière une douceur apparente, se cache un guerrier, un vrai, Marco Pantani version 2017. Tu vas revenir plus fort David en 2018!

4 – Giro. On se souviendra longtemps de Tom Dumoulin sur cette grande étape de montagne autour de Bormio hier… le pauvre a eu des ennuis gastriques et a dû s’arrêter au pied de l’Umbrail Pass pour satisfaire un besoin naturel autre qu’un pipi… donnant lieu à des images peu communes.

On m’a toujours dit que ce qui est le plus important pour un coureur de grand tour, ce n’est pas les jambes mais bien l’estomac. Sans lui, point de récupération, point de force, c’est souvent le mur, voire l’abandon.

La question est évidemment de savoir comment l’estomac de Dumoulin pourra récupérer pour la suite, copieuse dans les prochains jours.

Pour la petite histoire, ce n’est pas la première fois que pareille aventure arrive à un coureur de premier plan sur un grand tour. Les fins connaisseurs se rappelleront l‘épisode de Greg LeMond sur le Tour 1986… Coeurs sensibles s’abstenir!!!

Anyway, Quintana et Nibali se replacent au général sur ce Giro, le premier pointe désormais à 31 petites secondes du maillot rose, le second à 1min12. Pinot est celui qui a de nouveau raté l’occasion de faire un rapproché au général hier, et pointe en 4e place avec 2min38 de retard.

Sur ce que j’ai vu hier, Nibali me parait le plus menaçant pour Dumoulin à partir de maintenant. Il va finir fort, est plus costaud que Quintana sur le chrono et il dispose notamment d’un Pellizotti fort efficace en haute montagne pour l’assister. Quintana dispose également de bons équipiers, Amador et Izagirre en premier lieu, mais me semble un ton en dessous.

Le manque d‘équipiers au sein de son équipe Giant s’est cruellement fait sentir hier pour Dumoulin. S’il avait eu ne serait-ce que 2 équipiers à ses côtés pour l’aider après sa pause forcée, il aurait été en bien meilleure posture. À un certain moment, Giant va devoir se poser de sérieuses questions sur la composition de l‘équipe, car on ne peut laisser un coureur du talent de Dumoulin sans assistance sur les grands tours.

Quoi qu’il en soit, payez-vous les images de l‘étape hier: superbes! Et que de bons souvenirs pour moi, deux ans déjà. Ca me manque tellement de retourner à Bormio et dans ce secteur!

5 – Col du Galibier. Les images de l’opération de déneigement actuellement en cours pour permettre aux voitures et aux cyclistes d’emprunter prochainement le col sont vraiment spectaculaires, comme chaque année. Cela donne une bonne idée de ce qu’est la haute montagne où les conditions n’ont rien à voir avec celles qu’on retrouve à des altitudes plus faibles.

Le Stelvio aujourd’hui!

Ca y est, on y est: la grande étape de ce Giro, 222 bornes, le Mortirolo en apéritif (versant Monno toutefois, le moins difficile), puis le Stelvio côté Bormio (moins dur que côté Prato), puis le Umbrail Pass dans le final.

Il y aura des écarts, et on saura surtout de quoi Tom Dumoulin, l’excellent maillot rose jusqu’ici, est fait de quoi.

Pour Pinot et Quintana, c’est une occasion unique de revenir sur la tête de la course.

Pour Nibali… ben faudra voir. Assez polyvalent, ses sensations durant l‘étape dicteront très certainement son action.

Ne manquez pas les images, ça va être grandiose!

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GP Le Nordet: la meilleure course de la saison?

Putain, ça m’a fait du bien!!!

Je retrouvais le peloton des coureurs du Québec samedi, à l’occasion du GP Le Nordet.

Probablement la meilleure course de la saison si vous voulez mon avis!

Un parcours magnifique, difficile, sur un revêtement d’excellente qualité et sans bagnoles. Le rêve!

Une organisation bien rodée, et de l’ambiance. Merci aux organisateurs, sincèrement.

J’me pointe au contrôle de signature à midi, j’suis accueilli par une sympathique dame avec l’accent français. Ca me mets direct dans le mood…

J’arrive 30min plus tard dans le peloton, Alain Cadorette me lance “hey Laurent, t’es venu me faire souffrir dans les bosses?”: merci Alain! Juste ton accueil m’a fait un bien fou. Comme si je retrouvais une certaine famille…

J’ai pu également échanger avec plusieurs d’entre vous, merci de votre accueil, de votre gentillesse, des discussions que nous avons eues. Ce fut un réel plaisir que d‘échanger avec vous, et ces 120 kms de course…

La course justement: les bosses étaient escaladées rapidement, mais la récupération était également très bonne entre les bosses. En clair, j’ai trouvé le premier tour pas très difficile, même la longue bosse après le U-turn qui s’est montée sans trop de problème.

Arrivé sur la ligne départ-arrivée après 60 bornes, ravito: justement, y’a quelques malins qui nous ont fait le coup du ravito! Une longue file indienne pendant deux ou trois kilomètres, la première alerte sérieuse du jour.

Ca a donné le ton au second tour: des accélérations fréquentes, suivies de phases de récup.

Au U-turn km 90, j’me sens bien, les crampes de l’an dernier ne sont pas de retour. Le juge de paix se monte vite, je suis dans le coup au sommet, parmi les 15 meilleurs. Seul de mon équipe, alors que certaines autres équipes sont bien représentées, je n’ai pas à assumer le poids de la course. Ca ne roule pas, et un groupe important rentre sur nous. Nous voilà à une trentaine pour la gagne, ça va compliquer les affaires!

Avec le vent de face, les quelques coureurs échappés ne m’inquiètent pas: en effet, on rentre sur eux à l’approche de la flamme rouge, merci aux efforts remarquables des coureurs Trek qui ont assumé leurs responsabilités. Je vous admire les gars!

À 500m de la ligne, je me place 3e du paquet, les choses se présentent bien et je vais tenter de faire une place, après deux essais non transformés en 2015 et 2016.

Aux 300m, 10 coureurs me débordent d’un coup: c’est de bonne guerre. Toutefois, l’un d’eux me pousse assez violemment en débarquant sur ma gauche, pour se tailler une place assez cavalièrement. Je me retrouve coincé entre deux coureurs, épaule contre le coureur de droite qui gueule, avec raison. Le vélo part en résonance, j‘évite la chute de très peu, alors que j‘étais lancé à plus de 50 à l’heure. Ca aurait pu faire très mal, y’avais au moins 10 gars derrière… Je me ressaisis, lance mon sprint pour me voir couper par un autre coureur aux 100m. Je termine entre la 10e et la 15e place, dans le même temps que le vainqueur du jour, le sympathique Daniel Therer (Trek) qui, durant la course, n’a pas hésité à venir me trouver pour me demander des nouvelles de mon équipier Erwan, qui est tombé lourdement sur le GP de Ste-Martine.

Bref, une magnifique épreuve que ce GP du Nordet, un vrai plaisir pour moi samedi, vraiment. J’adore les mecs du peloton M2, pour beaucoup une vraie confrérie ou règne le respect et la sécurité en course.

Gros carton rouge cependant au coureur qui m’a donné un coup de coude, il termine parmi les cinq premiers et j’espère qu’il se reconnaitra. Il doit sa place à ma capacité de rester debout sur un vélo sans paniquer lorsque je suis tassé à plus de 50 à l’heure, coincé dans le cuissard de deux coureurs, l’un sur ma droite, l’autre sur ma gauche. J’ai évidemment retenu son numéro de dossard, je pourrais le publier… et vais me garder une petite gêne, en espérant qu’il prendra conscience que la sécurité en course, ben c’est l’affaire de tous. Franchement certains mecs, vous prenez beaucoup trop de risques dans les derniers mètres simplement pour faire la photo, alors que vous aviez 120 bornes pour faire la différence…

Ma plus belle victoire samedi? Celle d‘être rentré auprès des miens – notamment deux jeunes enfants qui ont besoin de leur papa – en un seul morceau, épanoui d’avoir retrouvé la course cycliste et les coureurs que j’aime tant, après 120 kms de pur bonheur. Le podium? Non mais qu’est ce qu’on s’en fout…

La Goéliche

Si vous passez par Québec, ne manquez pas d’aller diner à l’auberge La Goéliche, sur l‘île d’Orléans, face à Québec (vue imprenable sur le fleuve et la ville). J’y étais de passage hier, et j’ai eu plaisir à y retrouver Pascal Bussières, “Babus”, coureur bien connu au Québec et qui a couru chez les M1 au Nordet samedi. Pascal est l’un des proprio de l’endroit, un gage que les cyclistes y sont toujours accueilli avec enthousiasme. Merci Pascal pour nos quelques échanges! Et que dire de la sélection de vins disponibles, plutôt très bien, notamment ces petits blancs de Loire qui ont fait mon régal hier!

Pour ajouter au plaisir, mon équipier Ludo et sa conjointe séjournaient à l’auberge ce week-end, et j’ai pu les saluer. Bon, maintenant, va falloir penser à décaisser la bonne bouffe!

Programme antidopage de la FQSC

La Fédération Québécoise des Sports Cyclistes a envoyé récemment à tous ses membres un courriel rappelant la politique antidopage en vigueur pour les coureurs licenciés.

Une belle et bonne initiative si vous voulez mon avis!

En particulier, on rappelle que parmi les responsabilités des athlètes, celle de faire attention aux suppléments alimentaires, médicaments et autres produits utilisés, et qui pourraient contenir des substances interdites.

Étant allergique lors de cette période d‘éclosion des feuilles, j’utilise par exemple un produit anti-allergène autorisé par l’AMA et qui me permet d‘éviter une AUT. En se renseignant bien, il est donc souvent possible de respecter les règles, tout en gérant ses pépins santé.

Annonce à tous: ces allergies seront ma défaite officielle lors du prochain GP du Nordet!

Blague à part, à titre d’athlète licencié de la FQSC, vous êtes soumis aux règles du CCES, ainsi qu‘à sa politique anti-dopage. Il s’agit de faire attention.

Le cyclisme canadien et québécois n’a pas besoin de nouveaux cas de dopage, après le plus récent ayant touché l’espoir David Drouin. Le cas malheureux de Dominic Picard il y a environ deux ans nous rappelle que le dopage, ça existe aussi chez les Maitres. Si j’ai confiance dans la probité de la vaste majorité de mes adversaires lors des courses cyclistes, la lutte contre le dopage demeure une responsabilité partagée de tous, et il convient de faire attention.

Par chance, nous disposons d’une fédération pro-active en la matière, ainsi que d’une Association des cyclistes vétérans du Québec (ACVQ) qui a autorisé – et financé – des tests supplémentaires visant les coureurs maitres au Québec. Je suis personnellement bien fier d’appartenir à ces organismes prenant à coeur la lutte contre le dopage dans le cyclisme.

À titre d’athlète, vous avez récemment reçu par courriel un formulaire à remplir. Je vous invite à le faire sans délai, et à le retourner à la FQSC.

Fouillez nos archives!