Astana: pas de classe non plus!

Toute une étape hier sur le Giro! Dantesque!

Vraiment, on se régale.

De la pluie, du froid, du vent, des cols, le Mortirolo, et de l’action durant toute l‘étape. Quoi demander de mieux pour nous les fans? (parce que pour les coureurs, ça devait tout de même être moins drôle).

Et une équipe, Astana, qui a manqué de classe en attaquant Alberto Contador alors qu’il avait un ennui mécanique (crevaison).

Décidément, je n’aime pas beaucoup cette équipe Astana: un manager très peu recommandable (Vinokourov), des dopés à la pelle en 2014, des performances parfois (souvent) surprenantes et maintenant un manque flagrant d‘éthique de course.

Dans le vélo, c’est bien connu, on n’attaque pas un adversaire au prise avec une crevaison, surtout dans un grand tour (sur certaines classiques, dont les Flandriennes, crever est plus fréquent, donc cette règle s’applique différemment).

Au lieu de ça, les Astana ont roulé plein pot pour distancer Contador. Magnifique réaction d’orgueil de l’Espagnol qui a d’abord utilisé son équipe pour limiter la casse jusqu’au pied du Mortirolo, puis a bien géré son effort lors de l’ascension, revenant d’abord sur Aru, Landa et Kruijswijk, pour déposer juste après un Aru qui a complètement craqué. Bien fait pour sa gueule!

C’est Landa qui gagne finalement l‘étape, dommage pour Contador mais il est vrai qu’il avait fourni de gros efforts dans le Mortirolo qui l’ont probablement taxé en fin d‘étape.

Magnifique Kruijswijk également qui se retrouve après deux années où sa condition était moins bonne.

6e de l‘étape, le Canadien Hesjedal a connu une bonne étape sur ce Giro, se glissant dans l‘échappée du jour, preuve qu’il ambitionne de remporter une étape désormais. Grâce à sa performance hier, Hesjedal entre désormais dans les 10 premiers du classement général, c’est bien.

Les prochains jours seront intéressants, je pense qu’on ne verra pas beaucoup de Tinkoff près des Astana! Fidèle à lui-même, Oleg Tinkoff n’a d’ailleurs pas tardé à exprimer ses sentiments sur l‘étape du jour, dénonçant lui aussi le manque de classe des Astana. Chose certaine, c’est le genre d’incident de course qui laisse des traces: il ne serait ainsi pas surprenant de voir certaines actions de course sur le prochain Tour de France si jamais l‘équipe Astana était en difficulté. Les Tinkoff, voire d’autres équipes, se souviendront de l‘éthique de cette équipe…

Demain une étape tranquille, parfaite pour une échappée avec un petit col en début de course puis du plat jusqu‘à l’arrivée. On remet ça jeudi et surtout vendredi et samedi pour le classement général!

Dire que dans un mois, je devrai moi-aussi affronter le Mortirolo lors de La Campionissimo, et ce après avoir escaladé le Gavia en début de course… Avec ce que j’ai vu aujourd’hui, je cours me chercher une cassette 11-29 et je vais m’entrainer à monter en danseuse!

Le Mortirolo baby!!!

L‘étape

Ne manquez pas l‘étape d’aujourd’hui sur le Giro, Pinzolo-Aprica, avec dans le final le redoutable Mortirolo, 13 kms d’ascension avec un passage de 4 kms à presque 14% de moyenne, dont une rampe à 18%. Pas moins de 5 cols à franchir, répartis sur les 177 kms de l‘étape. Aie, ça va faire mal! Spectacle garanti. On n’a pas nommé le Mortirolo “la montagne de Pantani” pour rien…

Le coureur

Alberto Contador. Auteur d’un très bon chrono, il est l’homme en contrôle et l’homme à battre de ce Giro. Ce qui me frappe, c’est le temps qu’il passe en danseuse, c’est fou! La preuve très certainement d’un très gros travail à l’entrainement, notamment pour muscler les épaules, les bras et la ceinture abdominale. Quand je m’entraine à démarrer dans des bosses à 8-9%, je me rends compte à quel point ce n’est pas facile!

L‘équipe

Astana, sans contredit. Contrairement à Tinkoff-Saxo, les Astana sont là quant il le faut, pour épauler leur leader Fabio Aru. On pourra d’ailleurs se surprendre quelque peu de pareille homogénéité dans le niveau des coureurs Astana qui ont tous l’air de marcher du feu de Dieu. Le collectif des Astana est probablement la seule chance de renverser Contador, en lui imposant une pression dès les premiers kms des étapes.

La surprise

Sans conteste, Mikel Landa, en passe de nous refaire le coup Wiggins-Froome du Tour 2012, alors que le lieutenant dépassait le maitre… Landa a un coup de pédale en montagne très puissant, très convaincant. Alberto Contador a raison de se méfier de lui peut-être davantage que d’Aru…

La déception

Assurément Richie Porte, qui doit désormais composer avec un nouvel échec sur les grands tours puisqu’il a abandonné ce Giro, victime notamment de plusieurs chutes. Bizarre et imprévisible équipe Sky, capable du meilleur comme du pire en si peu de temps! Le leader de la Sky sur ce Giro s’appelle désormais Leopold Konig.

Les plus cool

Sans aucun doute, l‘équipe Orica-Green Edge et ses vidéos “Backstage Pass” disponibles après presque chaque étape. Les deux derniers (ici et ici) sont un régal, on a l’impression, en les regardant tous les jours, de vivre le Giro de l’intérieur avec l‘équipe. C’est pas compliqué, je ne peux plus m’en passer!

Nos Canadiens

Ryder Hesjedal semblait s‘être refait une petite santé sur ce Giro, faisant un bon chrono samedi dernier puisqu’il terminait 16e de l‘étape à 1min58 de Kiryienka. Il a toutefois perdu 3 minutes supplémentaires dimanche sur la route de Madonna di Campiglio et pointe désormais à plus de 11 minutes de Contador. Le but pour lui est désormais de remporter une belle étape très certainement.

Le Québécois Hugo Houle continue de très bien faire sur ce Giro difficile, auteur notamment d’un très bon chrono selon moi samedi dernier, le terminant à la 41e place, à 3min45 du vainqueur. Considérant la longueur de l’exercice (60 bornes), terminer à moins de 4 minutes des gros canons après deux semaines de course éprouvante n’est pas rien. Il faut désormais s’appliquer à tenir jusqu‘à Milan pour compléter ce premier grand tour en carrière, et ainsi passer un pallier dans son développement sur la scène européenne.

Pinarello

Le mythique constructeur italien, sponsor de ce Giro, a commencé à annoncer sa gamme de vélos 2016, avec notamment la création du Gan, appelé à remplacer le Marvel très certainement. Si j’ai beaucoup aimé mon Prince 2008, je déplore que Pinarello continue de ne pas vouloir proposer des cadres ultralight avec des boites de pédalier BB ou PressFit. À côté de ça, vous avez les Trek Emonda, Merida Scultura, Willier Zéro 7 ou encore Cervelo R7 et Cannondale EVO qui sont à 800 grammes ou moins! Je sais, le poids n’est pas tout, mais pour les grimpeurs comme moi qui aiment relancer, de tels cadres sont un régal.

Magnifique GP de Ste-Agathe

C’est une des belles courses que j’ai eu la chance de faire depuis 15-20 ans.

C’est ainsi que je pourrais résumer mon expérience samedi dernier sur le GP de Ste-Agathe Le Nordet St-Donat.

Le parcours surtout: difficile d’imaginer plus sécuritaire. Si on a croisé une dizaine de bagnoles durant la course, c’est le maximum. Une belle route bien large, d’un revêtement en très bon état. Et sélectif aussi: de belles grandes montées, propres à faire une sélection “par l’arrière” tout autant que “par l’avant”. Bref, un parcours usant, rendu encore plus sélectif samedi dernier par le vent, violent et très frais.

L’organisation m’a également semblé au point, avec une aire d’accueil spacieuse puisqu’au pied des pentes du Mont Garceau. J’ai pu obtenir mon dossard beaucoup plus rapidement qu’au GP de St-Raymond la semaine précédente, mais me suis tout de même pointé en retard au rassemblement général pour partir vers la ligne départ/arrivée située 4 kms plus loin, n’ayant pas compris que les trois catégories de l’après-midi (Séniors 1-2, M1 et M2) partaient ensemble lors de ce départ contrôlé. Du coup, pas de Strava, pas de lunettes non plus, le tout étant resté dans la bagnole! Ca commençait bien…

La course M2

Chez les M2, nous étions un peu plus nombreux probablement que la semaine précédente à St-Raymond. Encore quelques équipes bien représentées comme les Maglia Rosa, les Brunet et les ABC Cycles. Je me familiarise avec les forces en présence dans le peloton M2 que je découvre cette année.

Ne connaissant pas le parcours, le plan de match était simple: le reconnaitre sur les premiers 60 kms, en restant au chaud dans le peloton. Il serait bien temps de participer à la course dans la 2e moitié, surtout que le vent – fort – soufflait essentiellement de face sur la portion aller du parcours.

Malgré ce vent et les 120 bornes à faire, Éric Provost nous a refait le coup de St-Raymond en s‘échappant solo très tôt dans la course: je commence à croire que c’est sa marque de commerce! Chose certaine, ce coureur est d’une force incroyable: il s’est tapé au moins 80 bornes solo samedi, dans ce vent, naviguant entre 1 et 3 minutes devant le peloton! Chapeau bien bas M. Provost, c‘était impressionnant et certainement quelque chose que mes 61kg tout mouillés ne me permettent pas de faire!

La première grosse alerte est survenue sur le juge de paix de la course, une montée d’environ 1,5 km située quelques kilomètres après le U-turn du Lac au Quenouilles. Bien dans le rouge sur le haut, l’alerte a été sérieuse pour moi devant comme pour d’autres qui ont dû chasser plusieurs kilomètres durant pour rentrer.

Je me suis donc dit que la course se jouerait là au 2e tour et qu’il valait mieux prévoir ainsi.

Une autre échappée sérieuse s’est créée à l’aller sur le 2e tour, mais avec un tel vent, je me suis dit que ce serait difficile de résister au retour du peloton. La grosse sélection du jour s’est fait sur la 2e ascension du juge de paix, où j‘étais beaucoup mieux que lors de la 1ere et où j’ai pu appliquer la pression pour écrémer le peloton. En haut, nous étions 3-4 devant à chasser ce qui restait de l‘échappée du jour, puis une autre douzaine de coureurs a pu rentrer sur nous.

Relayant fort pour revenir sur les 3 fuyards devant qui refusaient de se rendre, dont Pascal-André Vendittoli et Normand Bertrand que j’ai eu le plaisir de rencontrer et d‘échanger quelques mots, notamment sur la Haute Route, et recevant peu d’aide des autres coureurs du groupe, nous sommes venus mourir quelques secondes derrière à l’arrivée et le vainqueur Luc Bellerive. Je termine 8e de l‘épreuve, un peu déçu bien sûr de ne pas avoir eu le flair de m‘échapper avec la bonne – et notamment Pascal-André – un peu plus tôt.

Les résultats officiels sont disponibles ici.

Course Séniors 1-2

Comme les trois différents pelotons se croisaient sur le circuit, chacun ayant 120 bornes à faire, on était aux premières loges pour suivre la course des Séniors 1-2.

Comme d’habitude, une bonne échappée remplie de costauds est partie tôt dans la course. Visiblement, de ce groupe est sorti solo Bruno Langlois puisque nous l’avons croisé seul sur le dernier stretch de retour. Impressionnant de le voir à fond ainsi! À ce moment-là, il avait été pris en chasse par un Silber, probablement Derek St-John.

À l’arrivée, triplé pour l‘équipe Garneau-Québecor! Putain, ces mecs sont vraiment forts: ils ont mis en moyenne 20min de moins que les meilleurs M2 samedi pour parcourir les 120 kms!

Bref, je vous invite à mettre à votre calendrier de course l’an prochain le GP de Ste-Agathe, vraiment une des belles courses de notre saison cycliste au Québec.

Prochain rendez-vous, le magnifique mais aussi cruel GP de Charlevoix. Ambassadeur du Défi Gatineau – Mont Tremblant cette année, je manquerai cette course désormais mythique et souhaite bonne chance à tous les coureurs. Pour ma part, je m’affuterai sur les kilomètres de route entre Gatineau et le Mont Tremblant en prévision des rendez-vous dans les Dolomites très bientôt!

Giro: des surprises tous les jours!

Ca devait être des journées tranquilles ces deux derniers jours sur le Giro.

Que nenni! La pluie est venue durcir considérablement la course.

Il semble que sur ce Giro, les coureurs ne l’auront jamais facile!

C’est pas compliqué, tous les jours il se passe quelque chose sur cette course, et c’est plutôt intéressant pour nous.

Avant-hier, lors de l‘étape remportée par Zakarin, la surprise est venue de Contador qui a, dans la dernière ascension, placé une belle mine à laquelle Aru et Porte ont eu du mal à répondre. Ce n‘était pas bien dangereux, c‘était encore trop loin de l’arrivée (environ 6 kms de la ligne), mais ce fut probablement suffisant pour semer un doute dans la tête d’Aru.

Hier, rebelotte dans le final qui présentait une petite patate juste avant la ligne. L‘équipe BMC a parfaitement manoeuvré pour lancer Philippe Gilbert qui ne s’est pas loupé cette fois-ci (souvenez-vous de l’Amstel…), mais l’information du jour est ailleurs: Contador a repris 17 secondes à un Fabio Aru pas dans un grand jour, ceci grâce aux bonifications et un léger écart sur la ligne.

Apparemment, Aru se serait mal alimenté durant l‘étape, et l’aurait payé dans ce dernier coup de cul placé dans le dernier kilomètre.

17 secondes pour Contador, sur une telle journée, c’est plutôt bien, et en tout cas certainement suffisant pour une fois encore prendre un ascendant psychologique sur Aru.

Y’a pas à dire, cette fin de Giro s’annonce palpitante car les coureurs sont déjà très fatigués: tout pourrait arriver à partir du chrono samedi, puis dans les difficiles étapes des Dolomites, dont l‘étape tant attendue du Mortirolo mardi prochain.

À 10 jours de la fin de ce Giro, je pense que Contador sera difficile à déloger, malgré une équipe manifestement plus faible que l‘équipe Astana. Si Aru est intelligent, il se servira de son équipe, et notamment de Landa, pour dynamiter de loin la course en montagne, et ainsi isoler l’Espagnol.

Les alliances du peloton

Les avis sont partagés dans l’affaire Porte, même si globalement vous êtes plus nombreux à avoir déploré la sanction de deux minutes imposée au leader de la Sky.

Pour moi, cela pose également la question des alliances dans le peloton.

Manifestement, l’entraide entre coureurs australiens a joué l’autre jour, Clarke et Porte partageant la même nationalité.

Combien de fois dans l’histoire du vélo avons-nous vu des Italiens de diverses équipes s’allier pour barrer la route à un coureur étranger en position de gagner une épreuve sur le territoire italien?

Parfois, ces alliances sont inversées: deux Espagnols, deux Italiens, deux Belges, voire deux Français, peuvent se neutraliser pour des raisons de “meilleur coureur national” et ainsi favoriser la victoire d’un troisième larron.

Parfois enfin, les alliances sont inversées: je pense notamment aux Mondiaux gagnés il y a deux ans par Rui Costa. Lorsqu’il s’est élancé à la poursuite de Rodriguez devant, Valverde, qui partageait alors la même équipe de marque que Costa (Movistar), n’a pas bougé. Il favorisait ainsi la victoire d’un coureur de son équipe de marque, tout en privant possiblement (c’est ce qui est finalement arrivé) Rodriguez du titre mondial, donc d’une certaine gloire en Espagne.

Si Contador est isolé dans les Dolomites, pourrait-il de la sorte compter sur d’autres Espagnols sur ce Giro, comme les Movistar ? (je pense à Intxausti, Amador, Anton ou Izagirre, mais comment se comporterait Visconti, italien?).

Affaire Porte: qu’au Giro qu’on voit ça!

Comme la plupart d’entre vous, je trouve un peu excessif les deux minutes de pénalité imposées à Richie Porte pour avoir accepté la roue d’un coureur qui n’est pas dans son équipe à quelques kilomètres de l’arrivée de l‘étape hier.

Deux minutes lorsque le Giro se joue sur des secondes, ça fait beaucoup.

Il me semble que les 40 et quelques secondes perdues par Porte “à la pédale” en raison de cette crevaison étaient largement suffisantes et surtout, concédées sur des critères sportifs.

Cette pénalité de deux minutes est politique et appliquée sans jugement. Si l‘équipe Sky aurait dû mieux encadrer son leader dans cette phase cruciale de la course, on est d’accord, la roue acceptée de son compatriote Simon Clarke chez Orica ne vient pas fausser la course pour autant.

Personnellement, mon avis est le suivant: il n’y a qu’au Giro qu’on voit de telles choses.

Rappelez-vous en effet l’affaire “de Savone” pour Eddy Merckx sur le Giro 1969: un complot à son endroit l’a exclut de la course pour dopage, ouvrant la voie à la victoire de Felice Gimondi qui, très probablement, n’aurait pas pu battre Merckx “à la pédale”. Évidemment, Merckx ne s‘était pas dopé sur ce coup là, les preuves étant arrivées des années après.

Rappelez-vous également l’affaire Fignon-Moser sur le Giro 1984: les organisateurs ont tout fait pour favoriser la victoire de Moser, sur son Giro de la dernière chance. On a annulé une étape de haute montagne défavorable à Moser, plutôt rouleur, prétextant une mauvaise météo (pourtant, 4 ans plus tard, on laissait les coureurs monter le Gavia dans une tempête de neige…), puis on a considérablement nuit à la progression de Fignon sur le dernier chrono, un hélicoptère volant beaucoup trop près de lui.

Cette année, je ne suis pas loin de croire que la “Aru Mania” y est pour quelque chose.

L’Italie se déchaine en effet actuellement pour Fabio Aru, tout simplement vu comme le successeur enfin trouvé de… Marco Pantani, nul autre. Imaginez la folie!

Aru présente en effet une physionomie proche de Pantani, léger, aérien, grimpeur d’exception dès que la route s‘élève. Mieux, Aru dispose du même tempérament en course que Pantani: un attaquant, n’hésitant pas à flinguer trois fois plutôt qu’une. Les Italiens adorent, il suffit de voir actuellement le nom “Aru” peint dans les cols à tous les 5 mètres…

En infligeant deux minutes de pénalité à Richie Porte, on élimine un adversaire d’Aru facilement.

Et une victoire de la jeune sensation italienne sur le Giro serait tellement énorme pour le cyclisme italien, après la victoire de Vicenzo Nibali l’an dernier sur le Tour. Le renouveau tant attendu du cyclisme transalpin serait alors chose faite.

Avec un peu de chance, nous aurons une réaction d’orgueil de Porte dans les prochains jours!

Un GP de St-Raymond réussi

Le Grand Prix de St-Raymond avait défrayé la chronique il y a un an, une chute spectaculaire étant survenue lors du sprint final dans la course M1.

Je suis allé disputer cette course dimanche, dans la catégorie M2.

Et j’ai trouvé une course bien organisée, avec une aire d’arrivée très correcte.

Manifestement, les organisateurs se sont bien repris et il convient aujourd’hui de le souligner.

Dimanche, la sécurité a plutôt été remis en question par les coureurs eux-mêmes, si vous voulez mon avis.

Certains continuent d’adopter des comportements déplorables en course, notamment lorsqu’ils veulent se replacer à l’avant. Dans la course M2, cela nous a d’ailleurs valu une belle engueulade entre deux coureurs à l’approche de la ligne d’arrivée. Pas très chic certes, mais j’ai estimé que la réaction d’un coureur à l’endroit d’un autre était légitime, l’autre coureur ayant adopté à maintes reprises des comportements dangereux dans le peloton, malgré sa force évidente.

Par chance, des commissaires ont pu disqualifier “on the spot” un certain nombre de coureurs fautifs, alors que la course battait son plein. En attendant que les organisateurs de course aient l’autorité de stopper les voitures arrivant en face, c’est probablement la meilleure solution pour assurer une certaine sécurité du peloton.

D’autres attitudes déplorables de coureurs sont aussi à dénoncer: certains ne portent pas leur maillot d‘équipe, d’autres portent des maillots sans manche, pourtant interdits…

La course M2

C‘était pour moi presque une première: je courais M2 dimanche dernier. J’avais plutôt couru M1 dans mes dernières courses provinciales, en 2013.

Drôle de course que la course M2 dimanche!

Ca n’a d’abord pas roulé vite: un temps 14 minutes plus lent que les M1 au final, preuve que les M2 ont musardé autour du lac près de St-Raymond. C’est pas compliqué, par moment l’allure diminuait sous les 25 à l’heure.

Ca donnait cependant de beaux petits coups par moment.

Si un certain écrémage naturel s’est fait au fil des tours grâce aux quelques bosses du parcours, c’est tout de même un bon groupe d’une trentaine de coureurs qui pouvait prétendre à la victoire à 5 kms de la ligne. N’ayant pas beaucoup travaillé jusque là puisque seul de mon équipe (sauf une tentative d‘échappée à la fin du 4e tour), j’ai été plus actif dans les derniers kilomètres, travaillant notamment pour rejoindre un petit groupe de 4 coureurs qui me semblait dangereux si près de la ligne. J‘étais conscient de me sacrifier pour d’autres équipes mieux représentées, mais qu‘à cela ne tienne, c‘était aussi l’fun de rouler un peu!

C’est donc arrivé au sprint, un petit jeu dans lequel j’excelle moins car ne voulant pas prendre trop de risques à l‘égard de mes grands objectifs européens cette saison.

Je termine à la 8 ou 9e place, le classement m’attribuant la 7e place avec 15 autres coureurs (nous sommes classés par numéro de dossard, une pratique un peu curieuse?). La plupart de ces coureurs ont terminé derrière moi.

Chez les Séniors 1-2, la victoire est allée à l‘équipe Garneau et Jason Lowndes. À noter le retour de David Boily, 2e dimanche. Le sympathique coureur de l’Outaouais Geffroy Dussault – je l’ai vu à ses débuts, quelle force de la nature! – termine 4e, toujours avec sa barbe!

Tout ce joli monde se retrouve samedi prochain pour le Grand Prix Ste-Agathe Le Nordet St-Donat.

Collectif Parlee: cool!

Très beau petit vidéo fait par Collectif Parlee dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

Ce qui m’a particulièrement intéressé dans ce vidéo, c’est qu’ils ont su capter toute la spécificité de la pratique du vélo au Québec, ou contrairement à ailleurs notre saison de cyclisme est toujours coupée en deux avec l’hiver, entrainant des processus physiques et mentaux différents d’ailleurs. L’attente, le cross-training, notamment en ski de fond ou sur home-trainer, la fébrilité associées aux premiers jours du printemps ou le mercure nous laisse une chance de rouler dehors, tout cela est si particulier aux cyclistes québécois…

Bravo au Collectif Parlee, merci Mario pour le tuyau et…  salut Nick!

Collectif Parlee – La relativité de la performance from Thomas Rinfret on Vimeo.

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