Le vainqueur du Tour 2021?

Olympisme: la Russie out!

Après une pause « ressourcement » de fin de saison, je reprends le service normal sur La Flamme Rouge en couvrant cette excellente nouvelle, celle de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) d’exclure la Russie des Jeux olympiques pour les quatre prochaines années, de même que de leur interdire l’organisation de toute grande manifestation sportive.

Un mot: enfin! L’AMA a mis ses culottes et pris cette bonne décision malgré les pressions des autorités russes, notamment à l’égard de leur présence dans le financement des grandes compétitions internationales (Gazprom…).

Les athlètes russes voulant compétitionner devront le faire sous drapeau neutre, et devront prouver qu’ils ne sont pas impliqués dans un programme de dopage et que leurs échantillons n’ont pas été falsifiés. La commande est significative, ca ne sera pas simple pour ces athlètes.

Il faudra maintenant voir ce qui changera à court terme: les athlètes russes qui perforent actuellement sur les scènes des Coupes du monde seront-ils touchés? Le fondeur Bolshunov vient de gagner les épreuves de Coupe du monde de ski de fond à Littlehammer en Norvège en fin de semaine… peut-on croire en ses performances?

Qu’en sera-t-il pour les cyclistes professionnels russes? Les organisations sportives comme A.S.O. pourraient-elles adopter des mesures qui iront de pair avec la récente décision de l’AMA?

Chose certaine, le sport russe a désormais perdu toute crédibilité, les faits reprochés étant très récents (falsification des données de contrôles antidopage pour protéger les athlètes) et commis par les plus hautes instances. J’aurais peut-être été plus loin dans les sanctions et en ce sens je suis d’accord avec Travis Tygart, patron de l’agence anti-dopage américaine et tombeur de Lance Armstrong, qui demandait une interdiction totale des athlètes russes aux Jeux olympiques.

#becauseiamnext.

#roadto2020. #trueinspiration. #Alpsforever. #Aravis. #Colombiere. #Romme. #Côte2000. #Saisies. #Cormetderoseland. #Tignes. #Iseran. #Telegraphe. #Galibier. #Izoard. #Risoul. #Vars. #Bonette. #Auron. #Couillole. #Valberg. #StRaphael. #Vence. #Eze.

#nocompromise.

Cyclisme nord-américain: « Des temps instables et très difficiles » – Adam Roberge

Je vous fais part, depuis quelques mois, de mon inquiétude à l’endroit du cyclisme sur route nord-américain, qui manifestement n’est pas en grande forme. Disparition du Tour de Californie, disparition du Tour du Saguenay, disparition des équipes pro les unes après les autres, la dernière en date étant Floyd of Leadsville, après à peine un an d’existence. Cette équipe présentait quelques coureurs canadiens prometteurs, donc Carlson Miles de la région d’Ottawa. Quelles options restent-ils à ces jeunes coureurs pour poursuivre leur développement au Canada et aux États-Unis?

Chez les Maitres, les courses disparaissent aussi.

Sale temps pour le cyclisme sur route.

Je publie aujourd’hui une courte entrevue avec un coureur touché directement par cette situation, le coureur U23 Adam Roberge (22 ans) de chez Elevate-KHS cette saison, triple champion canadien du chrono chez les espoirs et membre de l’équipe canadienne qui est allée, en août dernier, sur le Tour de l’Avenir. Un bel espoir du cyclisme canadien!

La Flamme Rouge : Adam, ton avis sur l’état du cyclisme nord-américain à ce jour, surtout de la perspective d’un coureur U23?

Adam Roberge : Écoute Laurent, je ne vais pas y aller par quatre chemins : ça va vraiment mal!

LFR : Dans quel sens?

AR : Il y a 3-4 ans Laurent, beaucoup de bons coureurs pouvaient gagner leur vie ici en Amérique du Nord sur des équipes nord-américaines, et en participant à des épreuves nord-américaines. Aujourd’hui, il reste presque plus d’équipes, les courses disparaissent, et il reste peu de coureurs capables, aujourd’hui en Amérique du Nord, de vivre du sport cycliste. Pas plus compliqué que ca.

LFR : D’accord, mais pourtant on a les Hugo Houle, Antoine Duchesne, Guillaume Boivin et Mike Woods au plus haut niveau. Pis les GP de Québec et Montréal.

AR : Tu as raison, ces coureurs donnent une vraie visibilité pour le Canada au niveau World Tour, puisque Israel Cycling Academy va rejoindre le World Tour en 2020 et c’est une excellente nouvelle. Mais cette situation cache une crise par derrière, celle que vivent les coureurs espoirs comme moi et les coureurs juniors prometteurs. En gros, comme débouché actuellement, il reste l’équipe Rally. Avec le retrait de Floyd, que va faire un Carlson Miles par exemple? Je pense qu’une fois Hugo, Antoine, Guillaume et Mike à la retraite, ca va être le néant. On le sentira surtout dans 5, 10 ans d’ici.

LFR : C’est dommage car il y a une belle génération de coureurs prometteurs pour le cyclisme sur route canadien, dont toi, Zuko, Cataford, Côté, Chrétien, Gervais…

AR : Bien d’accord avec toi. Zuko et Pier-André ont la chance d’être ou de rejoindre Rally, c’est bon pour eux. Chez Elevate-KHS, on a James Piccoli qui va rejoindre en 2020 le World Tour avec Israel Cycling Academy, je suis super content pour lui. Mais pour les autres, c’est difficile. Vraiment difficile en ce moment.

LFR : Tu as participé au Tour de l’Avenir fin août. Une expérience utile selon toi?

AR : C’est certain! C’est différent de courir en Europe, par exemple sur le Tour de l’Avenir. C’est nerveux, les gars veulent se montrer pour passer pro, ça roule vraiment vite, il y a aussi la montagne, bref, une autre game. Je suis reconnaissant à la Fondation Hamilton 2003 et Luc Despins en particulier pour avoir mis sur pied financièrement ce projet, car Cycling Canada n’a pas de budget pour ça. Pour mieux performer, ça pourrait prendre des courses de préparation là-bas avant le Tour de l’Avenir, et également arriver bien à l’avance afin de bien s’acclimater, pour passer au « beat » européen.

LFR : Il y a quelques années, David Boily terminait 2e du Tour de l’Avenir…

AR : Je sais oui. Une grosse performance! Je ne sais pas si les gens le réalisent!

LFR : Merci Adam, on garde le contact.

AR : Certain. À bientôt!

Suivez les vlogs d’Adam sur YouTube, le dernier étant ci-bas. Et je poursuivrai prochainement sur ce dossier avec de nouvelles entrevues avec les grands acteurs du cyclisme sur route d’ici.

Le temps des belles paroles

Je publie aujourd’hui une nouvelle contribution de Marc Kluszczynski à propos du récent congrès de l’Agence Mondiale Antidopage en Pologne, et où la présidence est passée de l’Anglais Craig Reedie au Polonais Witold Banka.

L’AMA va-t-elle dans la bonne direction? Réponse ci-bas!

Pour les institutions antidopage et sportives, la fin de saison est le meilleur moment pour se repositionner de manière forte contre l’inégalité dans le sport et la triche sous toutes ses formes, alors que les compétitions de 2019 nous ont offert un spectacle contraire. Passons en revue les déclarations des faux-culs ayant participé à la 5ème conférence mondiale de l’AMA sur le dopage dans le sport qui a eu lieu à Katowice (Pologne) du 5 au 7 novembre. Cette conférence a coïncidé avec la 3èmerévision du Code Mondial antidopage qui sera en vigueur dès 2021.

C’est tout d’abord Craig Reedie, président de l’AMA, qui a pris la parole. Reedie souligne, à l’occasion du 20ème anniversaire de la création de l’agence, les progrès réalisés dans la lutte antidopage : « L’AMA continue d’écouter, d’apprendre et d’affiner ses stratégies ». Ce sont des paroles malheureuses, car ces mots signifient que l’AMA n’agit toujours pas après 20 ans d’existence ! Reedie laissera sa place à Witold Banka, actuel ministre des sports et du tourisme en Pologne. On se souviendra de la compromission de Reedie avec les russes, et de ses décisions maladroites qui ont mené l’AMA à se faire berner : les 2262 échantillons de la RUSADA remis à l’AMA avec trois mois de retard en janvier 2019 ont en fait été trafiqués. Mais l’AMA a toujours un temps de retard, par exemple en décidant d’enquêter sur les athlètes du NOP d’Alberto Salazar, alors que l’USADA le juge inutile.

Puis c’est Thomas Bach, grand ami de Poutine, qui s’autofélicite. Il encourage les institutions à lutter contre l’entourage des sportifs les poussant à se doper (médecins, entraîneurs), tout en reconnaissant que c’est impossible. A-t-il pensé soudainement au sport russe ? le président du CIO (qui finance l’AMA à 50%) annonce que le test de détection du dopage sanguin à long terme (plusieurs mois) est au point. Il est basé sur des modifications génétiques, mais il ne pourra pas être utilisé aux JO de Tokyo. Rien de plus spectaculaire (le mot « génétique » classe le bonhomme dans le haut niveau de compétence…), mais simple effet de manche! Bach ne parle même de la nouvelle méthode de prélèvement (DBS ou dried blood spot) qui, elle, représente une réelle avancée et a déjà été utilisée par Antidoping Swiss. Il s’agit de prélever cinq gouttes de sang et de les déposer sur une matrice sèche. La conservation à température ambiante, le faible volume prélevé, le transport facilité, la moindre dégradation représentent un réel avantage. Le DBS sera utilisé pour les JO de 2022 à Pékin.

Witold Banka et le président polonais Andrzej Duda glorifient le sport rendu propre grâce à l’AMA. Leurs paroles sont sans substance et complètement à l’opposé de la réalité. Dans ce genre de réunion, tout le beau monde adopte un sourire de circonstance et de réussite, ce qui permet l’auto-maintien au poste de responsabilité (?). Toutes les difficultés et échecs passent à la trappe. Banka déclare même : « Le futur de la nouvelle lutte antidopage commence aujourd’hui ». La future présidence de Banka ne laisse pas présager du meilleur. Banka, qui continuera à soutenir le CIO, avait été choisi par rapport à la ministre norvégienne de la jeunesse, de l’égalité et de l’insertion sociale Linda Helleland, partisane d’une indépendance totale de l’AMA vis-à-vis du CIO. Bach en profite pour faire un don public de 10 millions de dollars à l’AMA (qui servira à la réanalyse d’échantillons) et Banka, avec un budget de 40 millions de dollars, appellent les Etats à soutenir l’AMA. Après 5 années d’une crise russe non réglée, Banka, le polonais, héritera de ce dossier !  Mais Bach veillera.

En Russie, la situation devient de plus en plus confuse. Yuri Ganous, directeur de la RUSADA, rend responsable les autorités russes dont le ministre des sports Pavel Kolobkov, du trafiquage des données des 2262 échantillons. Mais Vladimir Poutine prétend que son pays lutte contre le dopage. Qui ment ? Banka se prononcera-t-il pour une nouvelle suspension de l’agence russe que Reedie avait réintégré en septembre 2018 sous les critiques des 18 agences nationales les plus importantes ? Le CIO ne bannira pas la Russie des JO 2020, les JO de Rio lui ayant suffi. Après le temps des belles paroles, on saura très vite si Banka agit.

Raymond Poulidor (1936-2019)

La France, le Tour de France et tout le monde du cyclisme pleurent aujourd’hui le décès de Raymond Poulidor, « Poupou », peut-être le champion cycliste le plus apprécié de tous, et de toutes les époques. Sans lui, le cyclisme et le Tour ne seront jamais plus exactement les mêmes. Il était sans aucun doute le héros populaire du cyclisme, incarnait plus que tout autre les racines profondes de notre sport, et l’esprit bon enfant mais volontaire et résilient qui doit l’accompagner. Salut Champion! Amis retrouvés, Jacques et lui doivent en rigoler un coup là haut!

Affaire Sky-Freeman: le point avec Marc Kluszczynski

Comme d’hab, c’est souvent des années plus tard que les secrets d’une équipe qui « marchait fort » sont révélées au grand jour; ce fut le cas de l’US Postal, c’est maintenant le tour de l’équipe Sky, aujourd’hui Ineos.

Vous êtes plusieurs à vous interroger sur l’Affaire Freeman, du nom du médecin de l’équipe qui, au début des années 2010, a importé des produits dopants, dont de la testostérone, pour très certainement en faire profiter les coureurs Sky.

Je vous propose aujourd’hui le point sur cette affaire, grâce à notre collaborateur occasionnel Marc Kluszczynski, fin connaisseur du dopage dans le cyclisme. Merci Marc de cette nouvelle contribution!

Freeman, un fusible?

La belle histoire de l’équipe Sky, pour laquelle son directeur sportif nous expliquait avec une belle hypocrisie la raison des gains marginaux, s’est fissurée en 2016 quand les hackers russes Fancy Bears révélaient les AUT (autorisations d’usage à des fins thérapeutiques) dont Bradley Wiggins avait bénéficié. Ce n’était pas les matelas, oreillers, boissons à l’hydroxybutyrate (cétone), ou encore les entraîneurs issus du milieu de la natation, qui avaient fait gagner le TdF 2012 à Bradley Wiggins, mais bien des injections de corticoïdes officiellement octroyées pour traiter un asthme. Le Dr Richard Freeman (médecin de l’équipe Sky et de la fédération anglaise entre 2009 et 2015) avait commandé entre 2010 et 2013 55 ampoules d’acétonide de triamcinolone. Wiggins ne serait pas le seul à les avoir utilisés dans l’équipe ; on a parlé de Richie Porte et de Chris Froome (affaire de la prednisolone, au Tour de Romandie en 2014) et certains coureurs de la Sky devant perdre 5 à 6 kg en trois semaines avant les grands Tours, rien de mieux que les corticoïdes. Avant son interdiction par l’UCI en 2019, d’autres médicaments étaient aussi utilisés comme le tramadol, un analgésique opioïde. Un ex de la Sky, le Canadien Michael Barry, l’avait révélé dans son livre « Shadow on the road » en 2014. Les injections de récupération étaient aussi pratiquées dans l’équipe, après leur interdiction en mai 2011.

Sky se situait donc dans la zone grise du règlement, et elle n’était pas la seule dans le World Tour. Dave Brailsford, directeur sportif, avait même engagé dès 2011 des médecins véreux, comme Geert Leinders, spécialiste du dopage sanguin chez Rabobank et Fabio Bartalucci, spécialiste des intra- veineuses de récupération. Brailsford avait pourtant juré en 2010 de n’engager que des médecins extérieurs au cyclisme. Après l’affaire des Fancy Bears, l’UKADA commencera à enquêter sur Sky et découvrira qu’un mystérieux paquet (jiffy bag) avait été livré d’Angleterre à Bradley Wiggins avant la dernière étape du Critérium du DL 2011. Le paquet fut amené directement par Simon Cope, cadre entraîneur de la fédération britannique de cyclisme et remis directement au médecin de Sky, le Dr Freeman. A partir de ce moment, les contradictions vont se succéder : Cope prétendait avoir amené une paire de pédales (!). Pourquoi les remettre à un médecin ? Brailsford devra s’expliquer devant les députés de la Chambre du Parlement et inventa l’explication du Fluimucil, mais ce médicament était en vente libre en France. Pourquoi alors l’avoir apporté d’Angleterre ? L’UKADA n’arrivera pas à identifier le mystérieux colis. Après 10 semaines d’enquête, Wiggins, triomphant après l’ajournement des auditions, déclarait, provocateur : « Jamais personne ne découvrira la nature de mon colis ».

Mais l’UKADA ne lâchait pas le morceau. Le Tribunal Britannique chargé des questions médicales (UKGMT) s’empara de l’affaire après la découverte par l’agence antidopage en mars 2017, de la livraison de 30 patchs de testostérone (Testogel) commandés par Freeman à la société Fit4Sport en juin 2011. En début d’année, les mensonges du médecin se succédaient : Freeman soutenait ne pas les avoir commandés, et invoquait une erreur de livraison du fabricant et les avoir renvoyés, les traces de la commande ayant disparu suite au vol de son ordinateur. Les nombreux ajournements et reprises des auditions (les audiences de février 2019 avaient été repoussées à novembre) nous faisaient craindre que l’on se dirigeait vers une nouvelle affaire Puerto. Freeman finira par avouer ses mensonges en novembre : il reconnaîtra avoir commandé lui-même les patchs de testostérone, sous la contrainte de Shane Sutton, directeur technique et entraîneur à la fédération qui en faisait usage pour traiter une dysfonction érectile ! Mais Sutton réfutera l’affirmation.

Bien sûr, le Testogel n’était pas destiné à un coureur, pas plus que les ampoules de triamcinolone dont Brailsford avait déclaré les utiliser pour traiter des douleurs au genou. Chez Sky, on doperait donc l’encadrement, mais pas les coureurs ! Cet encadrement doit commencer à trembler, car Freeman craque : il avait déjà avoué le 5 mars devant la Commission d’enquête du Parlement britannique que les « marginal gains » consistaient en fait à contourner la loi antidopage et à utiliser au mieux ses failles : abus d’AUT, injections de récupération indétectables, utilisation de médicaments de la zone grise (dont la L-thyroxine). En serait-il de même pour la testostérone en microdoses ? Le puzzle commence à se mettre en place : Wiggins, grand admirateur de Lance Armstrong, se tenait au courant grâce au texan, des « découvertes » d’Alberto Salazar, entraîneur au NOP (Nike Oregon Project), récemment suspendu 4 ans par l’USADA. Salazar est un spécialiste de la zone grise. L’entraîneur à succès avait déterminé la dose minimale de testostérone sur un de ses fils, Alex, pour rester invisible au contrôle. L’usage de L-carnitine à haute dose en IV que Bradley Wiggins avait testé, venait des expérimentations d’Alberto Salazar sur un de ses entraîneurs adjoints, Steve Magness. Les similitudes entre la Sky 2010-2019 et le NOP de Salazar sont de plus en plus grandes. Tous deux ont vraisemblablement franchi la ligne rouge avec la testostérone.

Freeman apparaît de plus en plus comme un fruit mûr qui ne veut plus tomber seul (le General Medical Council veut le radier de l’Ordre des médecins). Et L’UKADA, sous la pression de la Commission d’enquête du Parlement, ne veut pas apparaître comme une agence antidopage incompétente, qui n’a rien vu depuis 2010, année de la création de la Sky. Freeman pourrait être aussi condamner pour dopage ; il a déjà reconnu qu’il avait menti sur les 18 des 22 points concernant la commande de Testogel.  Seul manque la reconnaissance que les patchs pouvaient être destinés à un cycliste. On peut raisonnablement penser que le « jiffy bag » amené à Wiggins pour la dernière étape du DL 2011 contenait ces patchs de testostérone. Chacun jouera la montre, mais Bradley Wiggins s’en tirera-t-il cette fois ? Les audiences se succéderont jusqu’au 20 décembre, avec des ajournements attendus. L’UKADA peut agir jusqu’en juin 2021 ; après cette date, le délai de prescription sera dépassé.

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