Marco Pantani (1970-2004)

Deux vidéos sympathiques!

On sera nombreux à se reconnaître totalement ou en partie dans ce très sympathique petit vidéo incarnant le profane qui veut s’initier… Merci à mon ami Fred pour le tuyau.

Ici, l’expérience très récente du Team Sky en Colombie, alors que l’équipe s’apprêtait à disputer le Tour de Colombie, cette semaine. Dépaysant, et qui témoigne de la passion de la Colombie pour le sport cycliste.

Les premiers Championnats canadiens de « gravel bikes » (non-officiel!)

Aucun doute que la discipline du « gravel bike » se développe au Canada comme ailleurs. Les adeptes de cette forme de cyclisme, qui aiment arpenter les routes non pavées des arrières-pays, adhèrent également à une « culture » alternative à celle, plus traditionnelle, de la route, même dans le look et l’attitude! (la barbe est fortement recommandée, de même que des vêtements cyclistes dans les tons de gris, bruns, ou beiges).

Chose certaine, la recherche d’une certaine « aventure », d’une certaine « liberté », d’une certaine « découverte » est certainement au coeur du gravel bike, qui donne accès à des petites routes fort agréables, loin des grands axes routiers, et souvent situées au coeur des milieux ruraux des régions.

Je pense qu’il faut aussi aimer le « single line » plutôt que la compagnie d’un peloton tout entier, le gravel bike se pratiquant souvent un coureur derrière l’autre, en une seule file plus ou moins longue. La faute à la recherche de la meilleure ligne ou trajectoire possibles sur les chemins de gravier, qui n’offrent souvent qu’une ou deux options en ce sens.

La nouvelle d’aujourd’hui est sympathique et a été diffusée récemment sur Canadian Cyclist: les premiers championnats canadiens de gravel bike auront lieu le 1er juin prochain dans la région d’Ottawa, plus précisément dans le Lanark County (autour de la ville de Perth), apparemment la capitale canadienne du gravel bike.

L’initiative émane de clubs cyclistes de ma région, notamment Nine2FivePro, aussi soutenus par EuroSport, une boutique de vélo et de ski de fond du secteur.

Toutes les infos sont disponibles ici. L’épreuve comptera environ 85 kilomètres de gravel. Je soupçonne plusieurs de mes amis de ne pas vouloir manquer ça…

Le maillot de « champion national » a en tout cas de quoi faire sourire!

Affutage et planification d’une semaine de stage

Deux bons articles sur deux sujets d’actualité, du moins dans mon cas:

1 – l’affutage. Cette période cruciale de l’entrainement intervient juste avant une compétition ou un événement d’importance. On sait depuis plusieurs années que la meilleure recette est de couper le volume et de maintenir l’intensité courte à VO2max, ou plus. Surtout quelques jours avant, afin d’éviter que le corps se mette en période de latence complète.

Attention également de ne pas négliger la fraicheur mentale. Un champion cycliste m’a déjà confié que c’était là son plus grand secret: arriver sur une épreuve avec l’envie furieuse de faire du vélo…

2 – la planification d’une semaine de stage d’entrainement. Voici un bon petit article sur le sujet. Cette planification variera en fonction du degré d’entrainement du sujet avant d’aborder cette semaine dédiée au sport. Quant au choix de la destination, misez évidemment sur Ténérife… les cyclistes y étant passés ces dernières années ont eu par la suite d’excellents résultats…

Le Tour de l’actualité

1 – « Quand je roule, j’ai encore 12 ans« . Extrait d’une entrevue rafraichissante avec David Maltais, publiée sur Vélo Cartel.

C’est exactement ça David. Moi aussi, quand je roule, quand je skie, j’ai encore 12 ans. J’peux pas mieux résumer. Animé par mon enthousiasme premier, celui qui m’a frappé à cet âge et qui ne m’a jamais quitté.

30 ans plus tard, je roule toujours animé par la même passion du premier jour. Et quand je serai au pied du Galibier encore cet été, ce seront les images de cette première ascension dans la voiture de mon oncle, lorsque j’avais 12 ans, qui m’habiteront. Et qui me feront avancer. On ne voit bien qu’avec le coeur…

Et je suis indifférent à tous ceux qui ne comprennent pas, ils sont nombreux. Par exemple, certains me reprochent ici dans l’Outaouais de ne pas savoir m’entrainer. Je ne fais pas du vélo ou du ski pour démontrer que je sais m’entrainer. Je fais du vélo ou du ski pour les mêmes raisons que toi David, parce que j’aime ça profondément, parce que chaque fois, c’est la liberté, le plaisir, le goût de l’effort et du dépassement qui reviennent. Point final. Je suis fondamentalement, foncièrement heureux sur mon vélo et sur mes skis. Quant on aime, on ne compte pas. Fuck the rest.

Preuve supplémentaire, la constance et la fidélité. Fidélité dans les sports que j’aime, constance dans les saisons qui s’enchainent avec toujours la même énergie et une amélioration à la clé jusqu’ici.

C’est pareil pour La Flamme Rouge. J’suis là pour les bonnes raisons.

Salut l’ami! Toujours un plaisir de te lire.

2 – Sram Red eTap AXS 12 vitesses. C’est le gros buzz du moment et je vous en parlais hier. Depuis, de nombreux articles et analyses sortent. Je vous conseille tout particulièrement l’analyse proposée par Matos Vélo, qui m’a apparu excellente, comme la qualité de ce site depuis des années. À ne pas manquer si vous songez investir.

On peut également voir ici les 20 vélos montés avec ce groupe et actuellement disponibles parmi les grandes marques. Évidemment, les prix sont conséquents.

Ici, le vélo Trek de Richie Porte avec le groupe.

Ici, une analyse « first ride » avec le groupe. Ca semble très bien fonctionner.

3 – Radio Bidon. Un nouvel opus est disponible ici, avec le point sur les premiers championnats du monde de Mtb électriques. Why not? C’est en tout cas toujours un plaisir que d’écouter Charles et ses acolytes parler vélo. Rafraichissant.

4 – Alex Stieda. Premier maillot jaune nord-américain, c’était sur le Tour 1986 et le coureur était canadien! Excellente entrevue avec M. Stieda disponible ici, on peut ainsi savoir ce qu’il devient. J’ai toujours aimé ce coureur volontaire.

5 – DMT KR1. Je vous parlais godasses récemment. En voilà une intéressante aussi, la DMT KR1. Du très beau matos de pointe, porté par nul autre qu’Elia Viviani. Merci à mon ami Serge pour le tuyau, que je salue au passage. Un sacré coursier celui-là! Ca envoie toujours du très lourd.

6 – Pensée positive. C’est devenu presque cliché de parler « pensée positive » tant on en parle justement, à grands renforts de « 10 trucs pour » qui foisonnent sur les médias sociaux. Et puis, c’est justement humain d’exprimer parfois des pensées moins positives, d’être critique, d’être en colère.

Anyway, j’ai toutefois trouvé cet article sur la pensée positive particulièrement intéressant parce que plus complet, et très axé cyclisme sur route.

7 – Thibault Pinot. Actuellement sur le volcan à Tenerife (ils y passent désormais tous…), le leader de Groupama-FDJ axe toute sa première partie de saison sur le Tour 2019, avec l’intention d’y arriver avec fraicheur physique. Alors, l’année Thibault Pinot? Personnellement, ca me ferait plaisir, ca fait un bail depuis Bernard Hinault…

8 – Les courses en cours. Il s’agit de l’Étoile de Bessèges et du Tour de Valence. Le Tour de Colombie commence bientôt notamment avec la présence de l’équipe Sky et Chris Froome, puis ce sera le Tour d’Oman, le Tour d’Algarve et la Ruta del Sol. La saison est lancée!

9 – Mathieu Van Der Poel. Le légitime nouveau champion du monde de cyclo-cross devrait s’aligner sur quelques classiques cyclistes ce printemps, notamment Gand-Wevelgem, À travers la Flandre, le Tour des Flandres, la Flèche brabançonne et l’Amstel. Ca sera intéressant! Il aurait comme projet de s’aligner sur les JO de 2020 à Tokyo en VTT (Mtb) avant de se consacrer plus assidument au cyclisme sur route.

10 – Gatineau Loppet. 10 jours avant la 41e édition de l’épreuve canadienne de la WorldLoppet, avec les courses de ski de fond classique le samedi, et celles de style libre le dimanche. De tout, pour tous les goûts. On s’inscrit ici. Vive le ski! (et aussi le vélo, et c’est complémentaire!)

SRAM Red eTap AXS: une révolution!

C’est le buzz sur beaucoup de sites Internet de vélo ces jours-ci, le nouveau groupe Sram Red étape AXS.

Et avec raison!

En un mot, ouf! Ça va faire mal, très mal à Campagnolo et Shimano. C’est pas compliqué, avec ce groupe Sram ouvre la voie du futur et invite à un complet redesign de ce qu’on appelle un « groupe » pour un vélo.

Premier élément important, le sans fil. Alors que Shimano et Campagnolo ont certes des groupes électroniques, on continue de se faire chier avec des câbles… Sram a réglé le problème, et les deux autres compagnies tardent à emboiter le pas. Le sans fil, c’est quand même plus simple au montage, et à l’entretien.

Deuxième élément important, Sram révolutionne les braquets en proposant quelque chose de totalement différent, ceci afin de maximiser la progressivité, un facteur dont je parle moi-même depuis 20 ans à mes collègues cyclistes, roulant 11-23 justement pour cette raison.

Exit les traditionnels 53-39, 52-36 ou 50-34 et des cassettes avec départ 11 et choix d’arrivée en 23, 25, 27 (commun) ou 29, Sram innove en proposant 50-37, 48-35 et 46-33!!! Vous avez bien lu. Derrière, la cassette propose un départ 10 – nouveauté pour la route – et des arrivées 26, 28 voire un non-traditionnel 33. L’étagement gagne.

Le nouveau groupe Sram propose d’autres innovations intéressantes, notamment un insert avec du gel au niveau du dérailleur arrière permettant de réduire le mouvement de ce dérailleur lorsque le vélo roule sur des terrains moins réguliers. Pourquoi? Parce qu’ainsi, ce groupe peut être utilisé pour du gravel bike voire du cyclo-cross.

La chaine a été retravaillée également, proposant un profil plat sur le haut. Intéressant, ne serait-ce qu’au niveau du look.

Le groupe propose également une personnalisation via une application fonctionnant sur téléphones intelligents. C’est l’avenir! L’élément le plus intéressant c’est que vous pouvez choisir entre deux modes, un mode « séquentiel » et un mode « compensation » proposant une assistance aux changements de vitesse.

En mode « séquentiel », le dérailleur avant est ajusté lors d’un changement de vitesse à l’arrière, afin de garder un différentiel de braquet raisonnable. En mode « compensation », c’est plutôt le dérailleur arrière qui s’actionne en fonction d’un changement de plateau sur l’avant, ceci afin de réduire l’impact au niveau de la cadence. Brillant!

Comme quoi, y’a pas juste en Formule Un qu’on peut imaginer des assistances au changement de vitesse…

Le nouveau groupe Sram propose également une version « un plateau », permettant de s’affranchir d’un dérailleur avant. Particulièrement intéressant pour les vélos de cyclo-cross ou de gravel…

À consulter, cet article sur CyclingNews donnant d’autres détails.

Bref, c’est une véritable révolution selon moi que nous propose aujourd’hui Sram. La voie de l’avenir, assurément. Campagnolo, qui a fait son nom grâce à l’innovation justement au début de son existence, fait malheureusement pâle figure avec son groupe mécanique 12 vitesses, n’ayant pas encore pu offrir un groupe électronique (avec fils) du même type. Plus encore, Campagnolo n’a offert que deux cassettes 12 vitesses jusqu’ici, avec des étagements moins intéressants (le 29 ou le 32 en plus… fait pour grimper aux arbres… qui a besoin, en route, d’un 34-32, à part pour certains trucs très spécifiques comme le Zoncolan ou l’Angliru?).

Les groupes électroniques Shimano fonctionnent bien, très bien, mais paraissent aujourd’hui un peu dépassés par la technologie Sram.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Sram va forcer la concurrence à réagir. Gageons que de nouveaux développements technologiques seront aussi proposés par les autres compagnies dans les 24 prochains mois. À quand un groupe proposant une intégration électronique plus poussée encore, avec capteur de puissance complètement intégré et une cassette « deux pièces » modulable en fonction du terrain (plat, montagne, etc.)?

Alerte matos: les chaussures Suplest

Je vous avais déjà subtilement parlé d’un secret bien gardé ; j’en ai encore quelques uns comme ça, notamment du côté de la diététique sportive.

Mais aujourd’hui, place aux chaussures cyclistes Suplest, made in Switzerland. La compagnie a été fondée en 2007, c’est relativement récent. Elle perdure depuis, ce qui est bon signe.

Je roule depuis deux bonnes années avec leur modèle de pointe et je peux vous dire que c’est de la godasse:

Semelle hyper-rigide et bien ventilée, qualité irréprochable et surtout, surtout, un serrage digne d’un boa constricteur (le serpent, mais le jeu de mot aussi, si vous voyez ce à quoi je fais référence…) : une fois dedans bien serré, ca ne bouge plus, mais plus du tout, au point qu’il faut surveiller la gangrène aux orteils si vous serrez trop. Notamment grâce à une lamelle souple en carbone qui vient ceinturer le dessus du pied.

Cette année, il ont mis à jour leur top modèle, la Road Pro. Ca a de la gueule selon moi, qu’importe le colori (4 sont disponibles, ici en blanc – Rule #96: white shoes you will wear on your bike, or you will take a hike).

Légères également, quoi que pas les chaussures les plus légères du marché, (les Specialized S-Works7 sont difficiles à battre sur ce point là), je peux vous dire, pour les avoir utilisés abondamment depuis 24 mois, que ces godasses Suplest sont excellentes et ne vous décevrons pas.

Une gamme VTT est également disponible, je pense bien investir bientôt à ce chapitre. Ce sont les godasses d’une certaine Pauline Ferrand-Prévost.

C’est pas donné, mais c’est du matos de pointe, exclusif, distingué, porté que par les fins connaisseurs de la chose cycliste. J’aime beaucoup. Et ces godasses livrent la marchandise en toutes circonstances.

Fouillez nos archives!