L’Enfer d’Innsbruck

Trois grands tours, trois vainqueurs anglais différents…

Y’a pas à dire, le cyclisme anglais domine la scène des grands tours cette saison. Voyez un peu: Froome vainqueur du Giro en mai dernier, Thomas vainqueur du Tour de France en juillet dernier et maintenant Yates vainqueur de la Vuelta.

Y’a des époques, comme ça. Y’a eu le cyclisme italien au début des années 1990. Puis le cyclisme espagnol, notamment avec Indurain et Olano. Puis le cyclisme américain, Lance Armstrong en tête mais aussi Tyler Hamilton, George Hincapie, Floyd Landis et les autres. Depuis la fin des années 2000, c’est le cyclisme anglais qui domine, après des décennies de résultats minables.

En attendant bientôt le cyclisme colombien?

Chose certaine, la victoire de Yates sur la Vuelta a été franche dans les derniers jours, les Movistar piquant du nez gravement au point de descendre du podium… Surprenant à ce niveau! Y’a de quoi nourrir des regrets, les Movistar ont tout perdu dans les deux dernières étapes.

Et c’est la jeune sensation espagnole Enric Mas qui termine finalement 2e de cette Vuelta, avec à peine 23 ans au compteur. Attention à lui dans les prochaines années, il sait tout faire: rouler, grimper, récupérer, digérer, durer. Un futur grand à mes yeux. Vivement de le voir à l’oeuvre sur les Mondiaux de cyclisme dans deux semaines!

Tous les yeux se tournent désormais vers les Mondiaux de cyclisme. Pour ceux ayant disputé la Vuelta, ca s’appelle récupération dans les deux prochaines semaines. Pour plusieurs autres, il faut encore monter en pression. Enfin, l’heure est à la récup pour d’autres aussi, notamment Alaphilippe récent vainqueur du Tour de Slovaquie.

La course à Innsbruck s’annonce passionnante, ne manquez pas ca!

MtbGirls

Woods, avec beaucoup d’émotions!

Difficile, très difficile de rester en contrôle de ses émotions hier alors que Mike Woods, d’Ottawa, “Woodsy” pour les intimes, celui avec qui on a déjà fait de nombreux “a-loop” dans le Parc de la Gatineau les mardi soirs, s’imposait sur la 17e étape de la Vuelta, au coeur du pays basque terre de cyclisme, et au terme d’une difficile ascension vers Balcon de Bizkaia (le Mont Oiz) avec une dernière rampe de 800m dantesque.

Payez-vous les images du final (ci-bas), difficile de ne pas ressentir même d’ici à Ottawa-Gatineau toute la souffrance physique de Woods, toute l’intensité d’un effort total, particulièrement dans les derniers 500m où il s’arrache littéralement jusqu‘à la ligne, et alors que Theuns derrière maintient la pression. Remuant.

Surtout qu’en voyant le retour de Majka et Theuns sous la flamme rouge, je me suis dit que c‘était cuit pour Woods. Mais non, Woods a tenu. Et il a gagné! Sur Facebook, je peux vous dire que la communauté cycliste de la région ici à Ottawa-Gatineau n’est pas peu fière de cette grande victoire de notre coureur.

Mais il y avait bien plus.

L’entrevue accordée par Woods après l’arrivée a révélé bien plus, une victoire spéciale pour Woods, une victoire pour son fils Hunter mort-né il y a quelques semaines, à la 37e semaine de grossesse. Pour sa conjointe aussi.

Ouf… l’entrevue nous arrache des larmes. Le journaliste lui-même en avait le sifflet coupé.

Un puissant exemple de ce qu’on peut accomplir lorsqu’une motivation suprême nous habite.

À mes yeux, Woods est passé dans une autre dimension hier.

Woods est d’abord le 3e Canadien de l’histoire à remporter une étape sur un grand tour cycliste, après Steve Bauer et Ryder Hesjedal.

Woods a surtout pris une autre dimension comme athlète de haut niveau capable de s’ouvrir à ses émotions, qui partage des moments “de la vraie vie”, dans un moment de sincérité totale, parce que la vie n’est pas composée que de moments “yahoo!” comme les médias sociaux semblent nous le renvoyer constamment. On ne peut en dire autant de tous les hommes sportifs de haut niveau gavés à la testostérone qui ne font que projeter une image de durs… pourtant souvent fausse ou construite, ou qui ne font que s’en tenir à leurs lignes-média pré-construites et trop souvent vide de sens.

Bravo Mike! Et respect. Très fier de toi. Une grande victoire hier, vraie, totale. Tu as toutes tes chances à Innsbruck, il faut y croire. Mais pour le moment, savoure. L’exploit n’est pas banal, ni commun.

La révélation Enric Mas

Le jeune espagnol de 23 ans – qu’on appelle déjà le nouveau Contador – est désormais 3e du général derrière Yates et Valverde, après avoir réalisé hier une superbe étape. Il était 12e du général il y a à peine 5 étapes!  Quintana, Kruijswijk, Roglic ne peuvent plus gagner, ils ont perdu trop de temps hier, ca se jouera donc entre Yates et Valverde. À 38 ans, Valverde a une chance inouïe qui se présente à lui… et espérons que son équipe Movistar fera le nécessaire pour déboulonner Yates. Pour Mas, terminer 3e de la Vuelta serait déjà un immense exploit. Il est déjà assuré de ramener le maillot de meilleur jeune à Madrid. Prochain rendez-vous samedi!

Les grands enjeux à l’UCI

Le 28 septembre prochain aura lieu le congrès annuel de l’UCI, instance suprême de l’organisme de gouvernance du cyclisme mondial, et qui regroupe l’ensemble des fédérations nationales qui en sont les membres.

C’est l’occasion de faire le point sur les grands enjeux actuels de l’UCI.

Rappelons d’abord que le calendrier WorldTour 2019 a déjà été établi et comporte 37 courses, contre 38 cette saison. C’est que le Tour d’Abu Dhabi et le Tour de Dubai ont été fusionnés en une seule course appelée l’UAE Tour. Les GP de Québec et Montréal auront lieu les 13 et 15 septembre 2019.

Rappelons aussi que les Mondiaux de cyclisme en 2019 auront lieu au Yorkshire, en Angleterre.

Les priorités de l’UCI s’articuleront autour du projet baptisé “Agenda 2022” qui a déjà été approuvé par le comité directeur de l’organisation.

En gros, on vise à établir une parité hommes-femmes quant à plusieurs éléments, notamment les primes de victoires, d’ici 2022. Le développement du cyclisme féminin est discuté, notamment des enjeux tels que l‘établissement d’un salaire minimum et d’une structure de grandes courses type World Tour. On n’y est pas encore!

L’UCI voudra également avancer son projet de réforme du cyclisme professionnel, qui fait du sur-place depuis des années déjà. Lappartient aimerait que plusieurs éléments de cette réforme entre en vigueur en 2020, dont une réduction du nombre de coureurs sur les épreuves WorldTour (6 coureurs par équipes sur les courses par étapes!).

Derrière cette réforme se cache un enjeu bien réel mais un peu tabou, les droits télé bien évidemment, puisque c’est là que l’argent est.

D’un côté, vous avez les organisateurs (et propriétaires!) des courses cyclistes, dont ASO toute puissante puisqu’elle a étendu son empire depuis 20 ans en rachetant nombre d‘épreuves, dont des grandes classiques (Flèche Wallonne, LBL, etc.) voire même des grands tours (la Vuelta!), et de l’autre les équipes et les coureurs, qui crient pour une meilleure répartition de la richesse générée.

Et l’UCI au milieu! Beau merdier…

Les équipes et les coureurs s’opposent bien évidemment à la réduction du nombre d‘équipes World Tour de 18 à 15, et la réduction du nombre de coureurs par équipe sur les courses (notamment sous prétexte d’améliorer la sécurité en course, un argument ridicule à mes yeux, les chutes ayant au moins été aussi nombreuses sur le Tour cette année). Pour le CPA, syndicats des coureurs pro (Gianni Bugno en est l’actuel président, mais une nouvelle élection aura lieu fin septembre et David Millar lui fait une chaude lutte), cette réduction entrainera un chômage accru parmi les coureurs pro, inacceptable.

Pat McQuaid est récemment intervenu pour mettre en garde l’UCI des travers de ce changement, qui joue le jeu des grands organisateurs de courses. Si seules 15 équipes faisaient partie du WorldTour, cela donne davantage de marge à ASO par exemple pour inviter qui elle veut sur ses épreuves, et donc maintenir un rapport de force avantageux sur le reste du milieu cycliste. Pour une fois, je suis assez d’accord avec McQuaid!

Ces éléments seront discutés, comme d’autres propositions, possiblement celle récente de Serge Arsenault de créer un circuit et un classement général annuel sur les courses d’un jour dans le cyclisme pro. Mouais… ce classement a déjà existé, avec un maillot distinctif, la Coupe du monde (entre 1989 et 2004). La réalité, c’est que n’importe quel coureur aura 100 fois plus d’intérêt de remporter un grand Monument comme le Tour des Flandres qu’une Coupe du monde en fin de saison, surtout si cette victoire se fait sans avoir remporté de course… (un peu comme ramener le jaune à Paris sans avoir gagné d‘étape).

Tout le monde s’entend pour internationaliser et professionnaliser le cyclisme, façon Formule 1 ou Tennis ATP, afin de populariser davantage le sport, de rehausser son profil et de générer davantage de revenus, notamment publicitaires.

Je trouve qu’on évite de nombreux vrais enjeux, comme celui des oreillettes. Le public perd de l’intérêt pour les courses car on sait pertinemment, dès le départ, que les échappées sont condamnées. Personne n’y croit, personne n’est tenu en haleine, il suffit de regarder les 5 derniers kms des étapes pour voir un peu d’action.

Exit aussi les grands enjeux sur le financement de la lutte contre le dopage (physique et mécanique), fléau du sport qui mine en profondeur sa crédibilité.

Il faudrait aussi discuter d’un plafond salarial des équipes World Tour, la Sky par exemple pouvant se payer beaucoup de bons coureurs lui permettant de cadenasser les courses, façon US Postal. Ça tue le sport.

Au lieu de moins d‘équipes World Tour, il en faudrait plus! Plus d‘équipes au départ, plus de stratégies variées, plus d’intérêts divers (sprints, maillots distinctifs, victoire finale, etc.). Réduire le nombre de coureurs par équipe sur les courses est une bonne mesure, à condition d’admettre plus d‘équipes au départ! La mixité d‘équipes WorldTour et d‘équipes plus régionales donnent habituellement de bons résultats… encore récemment lors des GP de Québec et Montréal ou plusieurs coureurs canadiens se sont montrés… sans les oreillettes, ca aurait été d’autres courses…

S’attaquer également au fléau des motos trop nombreuses sur les épreuves et qui, parfois, faussent les courses en favorisant souvent involontairement, parfois peut-être volontairement (intérêt national!), des coureurs échappés.

Et enfin, s’attaquer au problème du manque d’une grande épreuve WorldTour aux États-Unis, un marché pourtant immense où la pratique cycliste a considérablement augmenté ces dernières années.

La suite sera intéressante mais je vous avoue être un peu inquiet pour notre sport…

Qui pour gagner les Mondiaux d’Innsbruck?

La course sur route des Mondiaux d’Innsbruck le dimanche 30 septembre prochain s’annonce comme la course la plus difficile et la plus intéressante de cette fin de saison.

Au menu, 265 kilomètres et près de 4 700m de dénivelé !

On n’a pas vu pareil parcours sur des Championnats du monde depuis Duitama en Colombie en 1995 je pense, et Salanches en 1980.

Je ne vois que Liège-Bastogne-Liège qui offre chaque année un niveau de difficulté et une longueur similaires à ce parcours des Mondiaux. Et logiquement, les coureurs capables de remporter la Doyenne – ils sont peu nombreux – seront logiquement les favoris à Innsbruck. Petit  portrait des favoris qu’on devrait retrouver devant.

Alejandro Valverde. En forme sur la Vuelta, 38 ans, 6 fois sur le podium des Mondiaux, c’est la chance de sa vie de devenir enfin champion du monde sur route.

Julian Alaphilippe. Il a battu Valverde en haut du Mur de Huy, excellent descendeur, s’il réussit à partir dans la dernière ascension on ne le reverra probablement plus…

Greg Van Avermaet. Toujours solide lorsque c’est dur.

Tiesj Benoot. Parce qu’on ne peut pas oublier le vainqueur de la Strade Bianche cette saison.

Tim Wellens. Un autre excellent grimpeur, le 3e leader de cette belle équipe de Belgique qui aura des cartes à jouer pour animer la course.

Thibault Pinot. Parce qu’il fait une bonne Vuelta et qu’il rêve à ce maillot de champion du monde.

Romain Bardet. Il prépare ces Mondiaux depuis plusieurs semaines déjà. Avec Alaphilippe et Pinot, l‘équipe de France aura de quoi répondre à l‘équipe belge!

Primoz Roglic. Très solide coureur.

Michal Kwiatlowski. La meilleure chance polonaise, toujours présent lorsque c’est long et difficile.

Tom Dumoulin. On ignore cependant sa réelle condition actuelle. La sélection néerlandaise comptera également Wout Poels, Bauke Mollema, Wilco Kelderman et Steven Kruijswijk!

Simon Yates. En l’absence de Froome ou Thomas sur ces Mondiaux, les jumeaux Yates seront les meilleures chances anglaises sur un tel parcours.

Miguel Angel Lopez. Réalise actuellement une excellente Vuelta.

Rigoberto Uran. Le circuit lui convient et il monte en condition sur cette Vuelta lui-aussi.

Nairo Quintana. Avec les équipes belge, néerlandaise et française, l‘équipe colombienne est parmi les plus puissantes sur le papier. Que lui restera-t-il cependant après une Vuelta taxante pour lui?

Vicenzo Nibali. Discret sur la Vuelta, le champion italien est habituellement en forme en fin de saison. Redoutable puncheur, il descend à merveille. Sur une bonne journée, il peut le faire.

Bob Jungels. On ne peut laisser de côté le vainqueur cette saison de la Doyenne!

Jakob Fuglsang. Se prépare discrètement, pourra faire un beau duo avec Michael Valgren.

Richie Porte. Il a fait de ces Mondiaux un objectif, après une saison vraiment compliquée pour lui. Mais je n’y crois pas trop.

Les chances canadiennes

Pas compliqué, Michael Woods, qui roule actuellement sur la Vuelta. Deuxième de Liège-Bastogne-Liège cette année, il a prouvé que dans un bon jour, il peut faire quelque chose de très bien sur un tel parcours. Les autres coureurs canadiens seront à son service.

Le Tour de l’actualité

1 – GP de Montréal. Michael Matthews a rejoint son compatriote australien Simon Gerrans dans l’histoire des deux courses World Tour du Canada en faisant le doublé hier, au terme d’un sprint vraiment très serré avec Sonny Colbrelli. Impressionnant!

Matthews est venu “sauter” Colbrelli dans les derniers 50m, au terme d’un très bel effort. Parti sur la droite lors du sprint, il a fallu que Matthews revienne chercher un peu de vitesse dans l’aspiration de Colbrelli à gauche pour pouvoir s’imposer in extremis. Comme quoi un sprint n’est jamais terminé tant que la ligne n’est pas franchie!

Beau travail également de son équipe qui a roulé derrière l‘échappée, encore une fois rejoints. C’est le cyclisme moderne…

2 – Des podiums pour Van Avermaet. C’est probablement le coureur le plus frustré de son week-end en sol canadien! 2e à Québec, 3e à Montréal, Van Avermaet repart encore “bredouille”. Il a toutefois prouvé qu’il est en excellente condition, de quoi donner des options au sélectionneur belge en vue des Mondiaux.

3 – Mohoric impressionnant. Si Tim Wellens a fait une grosse ascension du Mont Royal dans le dernier tour, c’est Matej Mohoric qui m’a impressionné le plus hier. Très beau coureur, beaucoup de classe sur le vélo, il a tenu en haleine le peloton pendant presque deux tours, assurant de gros relais dans une échappée à trois. Et il a trouvé encore des ressources pour venir travailler pour Colbrelli dans les tous derniers hectomètres, avant le sprint final. Attention à lui au cours du prochain mois… mais les prochains Mondiaux d’Innsbruck devraient être trop dur pour lui.

4 – Vuelta, c’est serré. Quatre coureurs sont encore à moins d’une petite minute du leader, Simon Yates, alors qu’on entame la dernière semaine de course, une semaine ponctuée de trois rendez-vous. D’abord le chrono de 32 kms mardi, ensuite l’arrivée en altitude au Balcon de Bizkaia mercredi au terme d’une étape de 157 kms, et enfin l‘étape très accidentée mais courte (97 kms!) samedi prochain, la veille de l’arrivée.

Quintana et Valverde sont très bien placé, à 26 et 33 secondes du leader. Ils peuvent dynamiter la course, mais il faudra prendre des risques… Miguel Angel Lopez est le joker du petit groupe, et semble rudement costaud à l’entame de cette dernière semaine.

Perso, je mise sur le vieux briscard Valverde. Il ne voudra pas laisser échapper une telle victoire! On en saura plus sur les forces qui restent mardi soir au terme du chrono où personne ne peut tricher sur sa condition et sa fatigue.

5 – Enric Mas. C’est la révélation de la Vuelta! Espagnol, 23 ans, 6e actuellement du général, encore une autre pépite chez la Quick Step… Et il sait rouler contre le chrono, il a déjà été champion d’Espagne de la discipline chez les juniors. Ca sera intéressant de le suivre sur cette dernière semaine.

6 – Campagnolo EPS 12v. C’est actuellement testé sur la Vuelta, mais on resterait avec un groupe proposant des fils. Le sans-fil devra donc attendre un peu il semble chez Campi, et je vous avoue ne pas bien comprendre la stratégie marketing pour se distinguer de la concurrence, surtout que les cassettes 12v actuellement disponibles sont mal étagées.

7 – Geraint Thomas. Le vainqueur du Tour a prolongé son contrat chez Sky jusqu’en 2021. Je suis un peu surpris, mais on ne quitte probablement pas la Sky et les “marginal gains” facilement… car c’est une équipe qui fait marcher ses coureurs comme des avions! Se posera la question de la co-existence avec Froome, qui a signé l’an dernier avec la Sky jusqu’en 2020…

8 – Nino Schurter. M’intéressant de plus en plus au vélo de montagne et ayant commencé sa pratique, je m’intéresse également aux courses Mtb sur le circuit de la Coupe du Monde. Ce week-end, le champion suisse Nino Schurter, toujours impressionnant, a remporté son… 7e titre de champion du monde de la discipline! Ouf… À noter la très belle 3e place d’un coureur également exceptionnel, Mathieu Van Der Poel qu’on verra très bientôt en action sur le circuit de la Coupe du Monde de cyclo-cross. Ca va être très intéressant, car il est en forme, et son rival Wout van Aert l’est tout autant, ayant lui-aussi marqué les esprits cette saison en cyclisme sur… route!

9 – Emily Batty. Chez les femmes, c’est l’Américaine Kate Courtney qui s’est imposée, détrônant la suissesse Yolanda Neff, une sacré pointure elle-aussi (elle a terminé 4e). À noter l’exceptionnelle performance d’une Canadienne, l’Ontarienne Emily Batty, 3e. Elle tourne autour d’une grande victoire depuis plusieurs années!

10 – Nalini. Intéressant reportage avec beaucoup de photos de l’usine Nalini en Italie, qui confectionne depuis des décennies des vêtements cyclistes, dont certains d‘équipes professionnelles. Ce marché est devenu très concurrentiel ces dernières années avec l‘émergence d’un nombre incalculable de petites compagnies plus marginales qui tentent de se distinguer des géants que sont Castelli, Santini, Assos, Nalini, Biemme, Giordana et Sportful.

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