Dal-Cin champion canadien!

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Beaucoup d‘émotions hier à Ottawa lors des Championnats canadiens puisque c’est un coureur d’Ottawa qui a gagné, le sympathique Matteo Dal-Cin.

On savait tous que Matteo était en forme, il venait de gagner l‘étape-reine du Tour de Beauce au sommet du Mont Mégantic il y a 10 jours.

Matteo participant souvent aux sorties d’entrainement dans la région, on aura le bonheur de rouler avec le champion canadien pendant un an, wow!  Mais ça ne va pas arranger nos “A-loop” du mardi soir dans le Parc, où ça roulera encore plus vite… avec l’avantage de tirer tout le monde vers le haut, les coureurs de la région d’Ottawa-Gatineau multipliant les podiums partout sur la scène des courses provinciales, encore ce week-end sur la Coupe des Amériques.

J’ai assisté à la course hier, la vitesse des coureurs était vraiment impressionnante sur un parcours tout plat, favorisant les coureurs puissants. Ca filait régulièrement entre 50 et 55 km/h, le peloton en file indienne… Un directeur sportif m’a confirmé après la course avoir tenté de ramener un de ses coureurs derrière sa bagnole, à plus de 60 à l’heure: il n’est jamais revenu!

Les orages, les bourrasques de vent ont également compliqué la course, et l’ont même interrompue un moment.

On pourrait dire que la course s’est jouée en deux temps: dès la reprise après l’interruption due au premier gros orage (km 50 environ), ou pendant 15 bornes, le peloton a roulé vraiment très, très vite. Du coup, une première grosse sélection s’est opérée, et c’est avec surprise que j’ai vu rentrer au bercail des coureurs comme Antoine Duchesne.

La course a ensuite repris des allures plus normales, avec des tentatives d‘échappée toutes vouées à l‘échec en raison des coups de vent. Et pendant tout ce temps, un coureur me faisait vraiment forte impression: Svein Tuft, qui semblait se balader même quand ça roulait vite derrière une nouvelle tentative.

Il faut dire qu’avec des équipes comme Silber, Garneau ou Rally, la bonne échappée devait avoir la bonne composition, ce qui n’est pas arrivé.

Le deuxième acte s’est joué dans l’avant dernier tour, lorsque Dal-Cin et Marc-Antoine Soucy (Garneau) se sont dégagés juste au moment où le vent tombait (bien joué!). Ils ont su résister avec brio aux coups de butoir des Silber d’abord, de Svein Tuft ensuite, un Svein Tuft bien isolé toutefois dans ce final et sur qui reposait le poids de la course.

L’entente devant entre Dal-Cin et Soucy était très bonne puisque chacun d’eux était promis à un titre de champion canadien s’ils allaient au bout: à Dal-Cin le titre élite, à Soucy le titre U23.

Les deux hommes se sont quand même disputés âprement la victoire au sprint, Dal-Cin coiffant Soucy un peu avant la ligne.

Pas de public

Bref, une belle course disputée toutefois sur un circuit très roulant rendant difficile la sélection. Antoine Duchesne a d’ailleurs critiqué ce choix de parcours et je vous avoue franchement bien le comprendre.

Ce qui surprenait davantage, c‘était l’absence quasi totale de public: personne le long du circuit, pourtant urbain (mais décentrée du centre-ville d’Ottawa et situé dans un parc d‘édifices du gouvernement fédéral). J‘étais à peu près tout seul sur le circuit, avec quelques amis(es). Seule une petite centaine de personnes, presque toutes de la famille, de l’encadrement ou de la communauté cycliste locale, se sont rassemblées pour l’arrivée.

Il faut dire que la météo difficile n’a certainement pas aidé.

Il y avait pourtant dans le peloton deux coureurs ayant disputé le Tour de France (Svein Tuft et Antoine Duchesne), plusieurs grosses pointures (Guillaume Boivin, Ryan Anderson, etc.).

Si la pratique cycliste explose au Canada depuis quelques années, il reste encore bien du chemin à parcourir pour que les courses cyclistes deviennent un réel centre d’intérêt pour le public canadien… et ça me fait toujours un pincement au coeur devant le talent immense et l‘énergie que déploient les coureurs cyclistes, ces athlètes d’exception.

Le chrono

On reprend les mêmes ce mardi pour le titre de champion canadien du contre-la-montre. Ca se disputera dans le Parc de la Gatineau, en clair une ascension du stationnement Gamelin à l’entrée du parc jusqu’au Belvédère Champlain et retour. Ca monte et ça descend. Ca sera intéressant, surtout du côté de la côte Black, la plus difficile.

La Flamme Rouge en pause

La Flamme Rouge est actuellement en pause, certainement encore quelques jours. Je fais face à des défis professionnels extraordinaires actuellement, me grugeant 150% de mon énergie mentale. La concentration est difficile, le goût des choses aussi. J’vous reviens d’ici peu j’espère, à temps pour le Tour!

Beauce: la grande victoire de Dal-Cin!

Celle-là me fait vraiment plaisir!

C’est un coureur d’Ottawa qui s’est imposé hier sur l‘étape-reine du Tour de Beauce, celle qui se termine au sommet du Mont Mégantic: Matteo Dal-Cin, de l‘équipe américaine Rally.

Deux en deux pour les coureurs canadiens donc sur ce Tour de Beauce, inespéré! La première étape avait en effet été remportée par Émile Jean chez Silber.

J’aime bien Matteo Dal-Cin, que je croise régulièrement sur mes entrainements dans la région. Un mec simple, généreux dans l’effort, et un sacré moteur aussi. Voilà qui cale également le niveau des fameuses “A-Loop“ chaque mardi aux deux semaines dans le Parc de la Gatineau, une boucle avalée chaque fois sur les chapeaux de roue. Pas facile de suivre Matteo et quelques autres pointures locales lorsque ça embraye dans la montée du Lac Pink (avalée cette semaine en moins de deux minutes, les connaisseurs apprécieront…) ou la montée Fortune.

Mine de rien, Matteo se forge un joli palmarès depuis quelques années: il a notamment gagné le Tour du Saguenay en 2015, puis la Redlands en 2016, et une étape du Tour de Gila  plus tôt cette année. Il confirme en quelque sorte en Beauce qu’il peut s’imposer sur tous les terrains. C’est un coureur qui progresse dans sa carrière, et espérons qu’il pourra intégrer une meilleure équipe encore en 2018!

Il avait également manqué de peu l’an dernier une victoire dans l‘épreuve sur route des Championnats canadiens. Ces derniers ayant encore lieu à Ottawa cette année, Matteo Dal-Cin sera logiquement l’un des favoris. Je vous avoue franchement que j’aimerais bien qu’il s’impose à domicile! Il ferait un bien beau champion canadien.

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Le Tour de l’actualité

1 – Tour de Beauce: déjà une victoire canadienne (québécoise) avec Émile Jean, le coureur de l‘équipe Silber. Le classement de l‘étape apparait un peu bizarre: 25 coureurs devant, le gros du peloton terminant plus de 26 minutes derrière, incluant certains favoris comme Francisco Mancebo. Des coureurs comme Bruno Langlois étaient cependant devant, il y a un bon coup à jouer pour la suite! Attention au coureur français Clément Russo, un spécialiste du cyclo-cross, plusieurs fois champion de France de la discipline…

2 – Tour de Suisse: victoire impressionnante de Peter Sagan hier, qui met tout le monde d’accord par un sprint sur-puissant, lancé de loin. Ouf!!!

3 – L’ancien président de l’UCI, Hein Verbruggen, est décédé récemment des suites d’une leucémie. Vous connaissez mon avis: on ne s’ennuiera pas de lui! Je demeure convaincu que ce type était très corrompu, protégeant le “business” du cyclisme davantage que s’attaquant au réel problème de son temps, le dopage sanguin. Ses liens avec Lance Armstrong ont été dénoncés, plusieurs affaires – notamment financières – ayant été rendues publiques. Le fameux mot d’Armstrong (“merci pour tout”) dans le livre d’or pour Verbruggen à l’occasion de son départ de l’UCI en disait long…

4 – La petite équipe italienne Bardiani-CSF a été suspendue pour un mois suite au contrôle positif de deux de ses coureurs. Pas de doute, le dopage demeure bel et bien présent au coeur du peloton: les grosses équipes avec de gros moyens, notamment pour brouiller les pistes, les petites équipes tentant de jouer à armes égales avec les moyens du bord… avec les risques qui s’en suivent…

5 – Le nouveau BMC TeamMachine SLR01, un très, très beau vélo.

6 – Matos toujours, vous trouverez ici un aperçu des prototypes actuellement à l’essai dans le peloton pro, un classique à partir du Dauphiné. Specialized, Merida, Trek, Lapierre, BMC, du beau matos qui sera disponible l’an prochain aux pratiquants.

7 – Matos encore: très bien, cette veste Castelli Perfetto Light, pour les matins plus frais, ou les descentes de col… c’est la saison!

32e édition du Tour de Beauce

Capture d’écran 2017-06-12 à 22.12.48C’est une institution pour le cyclisme nord-américain: le Tour de Beauce. Une épreuve à la réputation enviable: difficile à gagner, usante, et qui situe la caisse de son vainqueur.

Pas surprenant dans ce contexte que peu de coureurs du Québec se soient imposés en Beauce depuis la première édition, en 1986: Yvan Waddell en 1987, Gervais Rioux en 1988, Czeslaw Lukaszewicz en 1991, Jacques Landry en 1994, et c’est tout!

La dernière victoire canadienne remonte à 2008 avec Svein Tuft.

Cette année, la 32e édition sera un peu spéciale puisque peu de coureurs canadiens de premier plan y seront présents: pas de Svein Tuft, pas d’Hugo Houle, pas d’Antoine Duchesne, pas de Mike Woods, pas même d‘équipe nationale canadienne.

Dans ce contexte, la course de cinq étapes se jouera très probablement parmi les grosses écuries américaines comme Holowesko-Citadel, Axeon Hagens Berman, United Health Care, Canyon Racing ou encore la formation Inteja-Dominican.

Des coureurs comme l’inusable Francesco Mancebo, Robin Carpenter ou encore Evan Huffman seront à surveiller pour le général qui demeure toutefois assez ouvert au départ de la course.

Côté canadien, il sera intéressant de regarder les Matteo Dal-Cin, Bruno Langlois, Alex Cataford (sur le chrono), Ryan Roth, Pierrick Naud ou encore Marc-Antoine Soucy, récent vainqueur d’une étape du Tour du Saguenay. Ils peuvent espérer une victoire d‘étape, ce qui serait déjà très bien! Faut y aller les gars!

L‘étape la plus intéressante selon moi est celle se terminant au sommet du Mont Mégantic: écarts garantis! Arrivant tôt dans la course (2e étape), il s’agit de ne pas se louper et d’avoir une bonne équipe permettant d’arriver placé au pied de l’ascension, pour avoir une bonne chance de victoire. Le Mont Mégantic, c’est un peu notre Planche des Belles Filles, les filles en moins?!

Pour le général, l’autre étape cruciale est le chrono de 19 bornes dès la 3e étape, soit le lendemain du Mont Mégantic. Avec une bonne équipe, la suite demeure difficile, mais jouable.

Je mise Mancebo, il a l’expérience de la Beauce!

Quel Dauphiné!

Quel Critérium du Dauphiné avons-nous vécu ce week-end!

Trois étapes dans les Alpes, trois étapes de feu, avec des cols et des paysages magnifiques qui faisaient aussi le régal des yeux.

Mon Dieu! que Chambéry et sa région me manquent en ce moment…

Y’a d’abord eu cette étape de vendredi dernier, avec l’arrivée à la Motte Servolex, une proche banlieue de Chambéry. Payez-vous les images absolument fantastiques de la descente du Mont du Chat, côté Lac du Bourget, une descente que j’ai faite l’an dernier à pareille date après être monté du même côté. Ascension difficile que ce Mont du Chat, mais curieusement – et ça devient une constante – c’est dans les descentes que les leaders creusent désormais l‘écart.

Chris Froome y est en effet allé plein pot, ce qui suggère qu’il avait reconnu cette descente à l’entrainement et savait que ça passait à cette vitesse. Les trois autres – Fuglsang, Porte et Aru – ont eu bien du mal à tenir sa roue dans la plongée!

L‘étape de samedi vers l’Alpe d’Huez a également été spectaculaire, avec ce pittoresque et sauvage col de Sarenne, un secret bien gardé dans le secteur. On y a vu un Romain Bardet en jambes, ça faisait plaisir de le retrouver ainsi à ce niveau.

Enfin, le Dauphiné a basculé hier pour Richie Porte, leader mais isolé très rapidement en début d‘étape puis cuisiné à petit feu par tous ses adversaires. Au final, c’est un impressionnant Jokob Fuglsang qui s’impose, surpuissant dans la dernière ascension.  Froome a marqué ses limites sur ce Dauphiné, mais sachant qu’on est à six semaines de la dernière semaine du Tour, pas de panique Monique! Idem pour Contador dont l’objectif principal était de terminer ce Dauphiné avec encore de la fraicheur physique.

Pour Porte, il faut retenir plusieurs choses de ce Dauphiné: d’une part, sa défaite est la défaite de son équipe, qui n’a vraiment pas été à la hauteur hier. C’est même proprement scandaleux il me semble, à ce niveau de professionnalisme…

Deuxièmement, Porte a encore une fois connu un jour de moins bien sur un grand tour, que ce soit pour des raisons physiques ou tactiques. Ca devient une habitude… et on peut se poser la question: peut-on réellement lui faire confiance sur le Tour, une épreuve de trois semaines? C’est un gros risque…

Troisièmement, ses déclarations à l’arrivée hier, où il estimait que les autres avaient couru “négativement” contre lui. Foutaise! Il s’attendait à quoi, Porte? C’est évident qu’il était la cible #1 de toutes les autres équipes, et qu’on ne lui ferait pas de cadeau. Il a tardé à réagir dans la Colombière, c’est là qu’il fait des erreurs tactiques, car il savait qu’il ne pouvait plus compter sur des équipiers. Dans ce contexte, il se devait d’accompagner Fuglsang et Froome, les 2e et 3e du général… Au lieu de ça, il a marqué Froome, tardé à réagir, et s’est retrouvé en chasse patate toute l‘étape. Pas fort!

Contador et Froome ont pour leur part bien travaillé sur ce Dauphiné, et on a eu l’impression qu’ils en ont gardé sous la pédale.

Valverde a baissé pavillon hier, je ne sais trop ce que ça signifie en prévision du Tour…

Aru, Fuglsang et l‘équipe Astana sont sans conteste les grands vainqueurs de ce Dauphiné, les deux coureurs ayant affiché une excellente condition, assurément à la hausse. Je pense qu’Aru pourrait être une belle menace sur le Tour, il aura de la fraicheur physique c’est certain. Et bien difficile de dire jusqu’où Fuglsang peut aller…

La Flamme Rouge: la passion du cyclisme

Vous vous acharnez depuis des années à détruire ma passion du cyclisme.

Vous êtes souvent des athlètes respectés, des champions que je ne suis pas, que je ne serai jamais. Vous gagnez des courses, des titres de champion du monde. On vous respecte, on vous adule, on vous consacre des articles dans des grands journaux, certains vous prennent en exemple et s’inspirent de vous. On vient vous voir pour des conseils, vous faites autorité.

Et pourtant.

Et pourtant, vous vous dopez.

Au fond, vous n’aimez pas le cyclisme. Vous n’aimez qu’une chose: vous. Être le meilleur, donc gagner à tout prix, quitte à mépriser vos adversaires.

Car le drame du dopage, c’est surtout cela: le manque de respect des adversaires. Cette envie furieuse de dominer l’autre vous habite. Je suis triste pour vous. Surtout lorsque vous êtes des coureurs maitres, chez qui tout espoir de passer pro ou de disputer les Jeux Olympiques s’est envolé depuis fort longtemps.

On apprenait hier que Gérard-Louis Robert, 67 ans, multiple champion du monde sur piste chez les maitres depuis des années, a été testé positif à la testostérone lors des Championnats québécois sur piste en août dernier. Il a été suspendu par le CCES pour une durée de huit ans, n’en étant pas à sa première infraction au code anti-dopage.

M. Robert jouissait d’une certaine notoriété dans le milieu, ses résultats imposant le respect. Des journaux à grand tirage lui avaient consacré des pages entières encore récemment. Parmi ses activités, il collabore avec le Peak Centre de Haute Performance à Montréal, sous la direction de Pierre Hutsebault, un centre qui emploie par ailleurs Pascal Hervé, qui se passe de présentation.

Je vous avoue franchement que cette nouvelle m’a jeté par terre. Je ne connais pas M. Robert, je ne l’ai jamais rencontré. J‘étais toutefois de ceux qui étaient admiratifs de ses performances. J’y voyais un exemple de persévérance, un exemple du “bien vieillir” sur le vélo, une source d’inspiration pour moi qui ne rajeunit pas.

La testostérone à 67 balais, ça devait être rudement pratique, quant on sait que la testo est un important facteur de performance et diminue rapidement avec l‘âge. Un apport exogène devait lui permettre de mieux préserver sa force donc sa puissance.

M. Robert s’est prévalu de son droit d‘être entendu auprès du CCES, qui a toutefois maintenu la suspension. Par honnêteté intellectuelle, il convient de mettre en lien la déclaration de M. Robert diffusée hier, qui estime avoir été victime d’une justice à deux vitesses. Je laisse aux lecteurs de ce site le loisir d’exercer leur jugement, tout en exprimant un air de déjà-vu quant à l’argument de “l’incompréhension” chez un athlète positif.

Chose certaine, le cyclisme québécois n’avait pas besoin de ce nouveau cas de dopage, après celui il y a quelques semaines du jeune espoir David Drouin. On va encore parler négativement de mon cyclisme, et j’en ai plein le cul!

Ben vous savez quoi? Je ne vous (les dopés du sport) laisserai pas ternir ma passion du cyclisme.

On passe à un autre appel. On vous raye de nos vies, comme on a effacé des livres du cyclisme Lance Armstrong. Vous n’avez aucune place dans le cyclisme. Vos titres et médailles n’ont aucune valeur, ils ont été volés à d’autres.

Je continuerai de vivre ma passion du cyclisme en retrouvant avec plaisir mes adversaires sur les prochaines courses provinciales; je peux les regarder droit dans les yeux, car je les respecte en me présentant à la ligne 100% clean. Eau claire, that’s it. Et je suis aussi suivi médicalement comme M. Robert, ayant la chance d’avoir un médecin de famille (pas facile dans l’Outaouais!). Jamais mon médecin ne m’a offert de “corriger certaines carences” (pourquoi donc, si on est en santé?), et je ne l’aurais pas accepté. 100% clean. Si t’as des carences, ben tu arrêtes de pédaler et tu te reposes!

Je continuerai de vivre ma passion du cyclisme en explorant l’effort total et les limites que m’impose mon organisme lorsque je le sollicite à fond. J’me prendrai encore des claques, comme dimanche dernier à Whiteface. Au moins, ce sont de vraies claques: je sais aujourd’hui que j‘étais fatigué sur Whiteface, et je me repose cette semaine.

Surtout, je continuerai de vivre ma passion du cyclisme en le pratiquant pour ce qu’il est à la base: la simple joie de rouler, d‘être libre, totalement libre, en équilibre sur deux roues, cette sensation unique des boyaux qui sifflent, la tête au vent.

La passion du cyclisme chez moi, ça signifie me sentir vivant. Vous, coureurs dopés, avez cessé de l‘être du moment que vous vous êtes dopés.

Je continuerai enfin de vivre ma passion du cyclisme en écrivant La Flamme Rouge, parce que quant on a une telle passion du cyclisme, on aime la partager. Les lecteurs de ce site me le rendent bien: au fil du temps, nous avons bâti ensemble une communauté unique, forte, internationale (surtout France et Québec), où nous échangeons nos idées sur une foule de sujets reliés au vélo, les débattons poliment et respectueusement. Et dénonçons le dopage de plus en plus communément, contribuant modestement à éveiller les consciences, donc à lutter contre ce fléau.

Et surtout, La Flamme Rouge continuera de partager la passion du cyclisme en restant fidèle à sa ligne directrice, affichée sur ce site dès le premier jour en août 2003, et qui est tirée du livre Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand:

N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

Fouillez nos archives!