5e Défi Gatineau Mont-Tremblant: je mouille le maillot!

994679_614828108552708_1055609109_n21Fort de mon agréable expérience en 2014, j’ai décidé de m’impliquer davantage en 2015 pour le Défi Gatineau Mont-Tremblant, prévu les 30 et 31 mai prochain.

Pour plusieurs raisons.

La première, c’est le but même du Défi Gatineau Mont Tremblant, qui est d’amasser une partie des fonds nécessaires à la participation d’une équipe du Casino du Lac Leamy de Gatineau au Grand Défi Pierre Lavoie. J’ai beaucoup d’admiration pour Pierre Lavoie, un homme ordinaire qui réalise depuis fort longtemps déjà des choses extraordinaires faisant de réelles différences dans la vie des gens. Sa lutte contre l’acidose lactique a permis des progrès importants depuis 20 ans, notamment l’identification, en 2003, du gêne responsable de cette terrible maladie ayant emporté deux de ses enfants, ouvrant la voie à l‘élaboration d’un test de dépistage chez les couples désirant avoir des enfants.

La deuxième, c’est qu’une partie des fonds amassés dans le cadre du Défi Gatineau Mont-Tremblant est redistribuée dans des écoles primaires de la région de l’Outaouais, ceci dans le but de permettre à ces dernières de faire bouger les enfants.

Bref, participer au Défi Gatineau Mont-Tremblant, c’est un moyen pour moi (pour vous aussi!) de faire bouger les choses dans notre communauté.

Ces deux premières raisons seraient déjà largement suffisantes. Il y en a pourtant d’autres.

La troisième, c’est mon grand ami Martin Desbiens. À l’origine de cette équipe du Casino pour le Grand Défi Pierre Lavoie, Martin fait lui aussi bouger les choses, ayant également créé ces dernières années les “Coureurs du lac”, un regroupement d’employés(ées) du Casino qui courent et participent à des événements, ceci pour promouvoir les saines habitudes de vie, et donc la bonne santé.

Martin sait de quoi il parle, ayant subi une chirurgie cardiaque majeure il y a deux ans. En 2015, Martin sera de retour non seulement sur le Défi Gatineau Mont Tremblant, mais également au sein de l‘équipe du Casino qui prendra part au Grand Défi Pierre Lavoie, ayant reçu toutes les garanties des spécialistes quant à la solidité de son coeur. Ses amis, eux, n’en avaient jamais douté…

La quatrième, c’est l’organisation du Défi Gatineau Mont Tremblant, irréprochable à tous les niveaux. La qualité de l’hébergement et du souper le samedi soir valent, juste à eux deux, le détour. Et que dire de la qualité des paysages traversés, au coeur de la petite-Nation?

Enfin la cinquième, c’est le prix. Je n’apprécie guère la démesure des tarifs pratiqués sur certaines cyclosportives, que j’estime nettement exagérés (comme pour le prix des cadres de vélo en carbone…). Mais à 225$ pour le week-end, hébergement et souper du samedi soir compris, le tarif du Défi Gatineau Mont Tremblant est sans aucun doute un juste prix que j’apprécie dans ce monde qui, parfois, perd le sens des réalités.

Bref, je vous parlerai un peu plus souvent de cet événement en 2015, qui entrera par ailleurs parfaitement dans ma préparation spécifique au Marathon des Dolomites, point d’orgue de ma prochaine saison. Car le Défi offre plusieurs formules (et deux différents parcours, l’un de 165 kms, l’autre de 100 kms) permettant à tous – cyclistes du dimanche ou coureurs confirmés – d’y trouver matière à satisfaction: l’an dernier, notre groupe rapide (j’y étais encadreur) a roulé fort, notamment dans le final du samedi, dans les dernières bosses avant la station du Mont Tremblant ou nous avons terminé à 4 devant, ou encore dans les 40 derniers kms du dimanche où on n‘était plus très nombreux à relayer devant, beaucoup de coureurs étant cuits!

Pour l’heure, il convient d’indiquer que le “forfait tout inclus” de 225$ est une offre qui prend fin le 31 décembre prochain. Je vous invite donc à en profiter dès maintenant, il s’agit d’un maudit bon deal.

Rejoignez-moi en 2015 sur ce Défi Gatineau Mont Tremblant!

De la bronchite et du repos

Saleté.

Je déguste depuis trois jours, au prise avec une belle bronchite aiguë: zéro énergie, douleurs musculaires, légère fièvre, douleurs dans la poitrine lorsque je tousse (une toux très grasse, je vous épargne les détails), respiration sifflante, nez qui coule et surtout, gros mal de tête.

Dans ces conditions, impossible de tenir La Flamme Rouge. Il me faudra probablement encore quelques jours pour retrouver suffisamment de lucidité pour pouvoir écrire sur cette page sans insulter votre intelligence.

Et du coup bien sûr, me voilà au neutre côté entrainement. Dommage, j’avais repris en douceur avec de la pliométrie/musculation depuis environ 4 semaines, et me réjouissait d’enfin pouvoir sortir les skis de fond, fort de l’ouverture de la saison dans le Parc de la Gatineau ces jours derniers.

Avec l‘âge (et donc l’expérience!), j’ai en effet appris à mieux écouter mon corps lors de ces épisodes de maladie. Je préfère nettement jouer la carte du repos et de la pleine récupération plutôt que de reprendre trop vite. J’observe désormais un petit truc: le jour où je me sens capable de reprendre, mes énergies étant revenues, j’attends encore 24h avant de le faire.

Si vous êtes en période d’entraînement, soyez très attentif aux premiers 8 heures suivant la fin d’une séance: votre système immunitaire est alors plus fatigué et lutte moins efficacement face aux saletés environnantes, particulièrement nombreuses en cette période de l’année (du moins au Québec-on annonce le pic de la grippe entre Noel et le Jour de l’An en Outaouais, avec une grippe particulièrement mauvaise cette année en Ontario, juste à côté). Lavez-vous les mains, couvrez vous au plus vite après l’entrainement, trainez du désinfectant avec vous, et surtout, consommez une petite collation à base de glucides pour vous refaire un peu.

Et même en étant prudent, comme je le suis assez généralement, le risque zéro n’existe pas, particulièrement si, comme moi, vous avez des jeunes enfants!

Le Tour de l’actualité

L’actualité cycliste est riche ces derniers jours. Petit tour commenté de l’actualité, comme à l’habitude.

1 – Astana. Comment éviter le sujet? Selon un gros dossier publié par la Gazzetta Dello Sport, le malheureusement célèbre médecin-dopeur Michele Ferrari, au centre du système de dopage de Lance Armstrong, aurait été au camp d’entrainement de l‘équipe Kazakh Astana de Vicenzo Nibali fin 2013. La Gazzetta tirerait ses informations de l’enquête de Padoue qui, rappelons-le, a mis au jour un vaste système de corruption et de dopage en Italie, avec notamment des fraudes fiscales et du blanchiment d’argent.

Rappelons que plusieurs cyclistes pro ont été sanctionnés au cours des derniers mois en raison de leurs liens avec le Dr. Ferrari, notamment Pozzato, Scarponi et Visconti.

Rappelons également que le Dr. Ferrari a été banni à vie du milieu du cyclisme et qu’il ne peut donc pas oeuvrer (théoriquement!) auprès de coureurs cyclistes.

Rappelons enfin que le Dr. Ferrari était l’entraineur d’Alexandre Vinokourov lorsqu’il était coureur.

Devant la gravité des allégations, l’UCI, qui étudie actuellement le cas Astana à l‘égard de l’octroi d’une licence WorldTour, a demandé au CONI (Comité Olympique National Italien) de lui fournir les preuves de la présence de Ferrari au camp d’entrainement Astana en novembre 2013. Apparemment, des photos auraient été prises et des échanges courriels auraient été interceptés.

Évidemment, Michele Ferrari nie tout en bloc et menace même de représailles. Il s’agit d’un comportement logique lorsqu’on ne connait pas la profondeur des preuves que peut amener le camp adverse! L‘équipe Astana, quant à elle, la joue low profile.

Ce qui est certain, c’est que le business de M. Ferrari est non pas d’entrainer les coureurs pro, mais bien de les faire gagner. C’est ainsi qu’il a (richement) gagné sa vie jusqu’ici et je doute qu’il se soit reconverti vers autre chose. Il aura simplement appris de ses erreurs passées, notamment auprès d’Armstrong, augmentant très certainement sa vigilance et sa prudence dans ses contacts avec le milieu pro. Vivant reclus, inaccessible et énigmatique, Michele Ferrari est devenu un fantôme ces dernières années, mais je demeure convaincu qu’il continue ses officines auprès de coureurs de premier plan, notamment ceux transitant au sein d‘équipes italiennes ou ayant facilement accès à la Suisse, paradis d’ailleurs de la discrétion.

La décision de l’UCI quant à l’octroi ou non d’une licence WorldTour à l‘équipe Astana est attendue dans les prochains jours. Espérons que le dossier Padoue est suffisamment étoffé pour prendre des décisions éclairées.

Peut-on suggérer aux Italiens d’engager Travis Tygart pour partir à la chasse?!

2 – La version 2015 du maillot Etixx-Quick Step de Tom Boonen, Mark Cavendish et les autres. Peu de changements par rapport à 2014.

3 – Nouveau maillot Lotto-Soudal, en remplacement de Lotto-Belisol en 2014. Là encore, le design reste sur les mêmes bases. Reste à voir le cuissard! C’est un maillot très simple, mais que je trouve globalement très réussi, avec le recul.

4 – Pierre Roland. Le leader de l‘équipe Europcar se concentrera sur le Tour de France en 2015. Sa 4e place sur le Giro en 2014 a confirmé que le coureur français était capable d’une belle place sur les grandes épreuves par étapes. Ca sera intéressant de suivre les Français sur le Tour en 2015, avec Thibault Pinot, Jean-Christophe Peraud, Romain Bardet, Romain Sicard, Pierre Roland et quelques autres (Tony Galopin) qui arrivent tous à maturité (sauf Peraud bien sûr, plus âgé).

Outre des choix sportifs, je pense aussi que la décision de Roland et de ses dirigeants de se concentrer sur le Tour de France s’est prise dans le contexte ou le sponsor Europcar a annoncé son retrait fin 2015. L‘équipe de Jean-René Bernaudeau part donc la saison prochaine à la difficile recherche d’un (gros) repreneur, et une perf étincelante de Roland sur le Tour 2015 aiderait beaucoup, beaucoup la cause…

Et voilà aussi qui rend incertain l’avenir WorldTour du coureur québécois Antoine Duchesne.

5 – Rio 2016. Le parcours de la course sur route des JO de Rio en 2016 a été annoncée hier. Au menu, un parcours de 256 kms qui s’annonce assez musclé, avec notamment trois ascensions d’une belle bosse de presque 9 kms. Intéressant, le circuit passera tout près de la plage de Copacabana: de quoi déconcentrer Messieurs les coureurs? Les chutes seront nombreuses à cet endroit!

6 – Très intéressant dossier sur la résistance au roulement en fonction de la dimension et de la pression des pneus/boyaux. De quoi secouer certaines idées. En gros, cela confirme ce qu’on savait déjà: des pneus de 23 voire même de 25mm offrent moins de résistance au roulement que des pneus plus étroits, et la résistance au roulement est également moindre avec des pressions supérieures à 100 psi (7 bars) plutôt qu’inférieures.

7 – Pour tout savoir sur les scellants actuellement en vogue pour les pneumatiques.

8 – Je vous parlais du compteur cycliste Polar V650, avec large écran tactile et GPS inclus, dans ma liste de cadeaux de Noël 2015. Sa commercialisation semble avoir été une fois de plus reportée par Polar.

9 – Calendrier CyclePassion. Plusieurs d’entre vous ont réagi à la mise en ligne du video “the making of” du calendrier CyclePassion, pour le moins spécial. Je vous en remercie et avoue avec vous que l’esprit de ce vidéo contraste assez franchement avec le ton et la rectitude habituels de ce blog. Ceci étant, je vous rappelle que je ne rate pas beaucoup d’occasions, depuis des années, pour militer pour le développement du cyclisme féminin, estimant qu’il s’agit là d’un grand chantier pour l’UCI actuellement. J’ai considéré ce calendrier comme un moyen d’attirer l’attention sur ce cyclisme, un peu comme le font parfois les pompiers au Québec pour attirer l’attention du public sur certaines causes. Et le ton/photos du calendrier sont globalement de très bon goût.

The Col Collective

The Col Collective, c’est ce nouveau site web qui propose de courts petits vidéos permettant de découvrir quelques uns des cols mythiques du cyclisme. Sponsorisé par Mavic, ces vidéos permettent actuellement de se familiariser avec cinq cols, soit le col du Galibier, du Stelvio, du Gavia, de l’Aubisque et du Glandon. D’autres vidéos sont probablement à venir au cours des prochaines semaines. Ces vidéos sont rudement bien faits, avec de très belles images de la montagne et qui permettent d’obtenir un avant-goût si jamais vous ne connaissez pas et projetez une ascension très bientôt.

OUF!

L’importance de l’entrainement de la stabilité/force (core training)

Comme disent les Anglais: “it’s that time of the year again“.

Après les belles sorties de l’automne en septembre et octobre dernier, puis une coupure début novembre, question d‘éviter l’abrutissement, il est maintenant temps de reprendre gentiment l’entrainement dans le but de préparer la saison 2015.

En effet, être à la fête sur le vélo l’an prochain se bâtit maintenant, comme les coureurs pro disent que le Tour de France se gagne l’hiver, dans le sérieux de la préparation.

De mon côté, j’ai déjà repris depuis trois semaines l’entrainement de la stabilité/force (core training) loin de mon home-trainer.

Au menu, environ 1h15 d’entrainement trois fois par semaine et plusieurs exercices de stabilisation et de musculation générale du corps, question d’aussi travailler des zones qui, en cyclisme sur route, sont moins sollicitées. Il y va de l‘équilibre général du corps humain. Ainsi, je travaille aussi en cette période le haut du corps, biceps, triceps, épaules, cou, en plus de travailler plus spécifiquement abdos et ceinture pelvienne, y compris lombaires. Les squats complètent cet entrainement de type “super-set” qui sollicite également légèrement le système cardiovasculaire.

En gros, du tonique, de la force, de la stabilisation.

Le but de la chose? Améliorer les muscles stabilisateurs du corps, et ainsi pouvoir mieux exploiter ma puissance une fois sur le vélo, c’est à dire en perdant moins de cette puissance dans des efforts de stabilisation lorsque la fatigue embarque. En effet, avec les heures de selle et la fatigue en découlant, l’entrainement de stabilité aide à toujours pouvoir tirer le 50-13 dans le final d’une sortie, plutôt que de devoir réduire le braquet parce qu’on est “tout croche” sur le vélo.

Et les risques de blessures sont grandement diminués, non seulement sur le vélo et dans d’autres sports (ski de fond…), mais aussi dans la vie de tous les jours, lorsqu’on rentre des sacs d‘épicerie par exemple!

Capture d’écran 2014-12-03 à 07.07.39Pour en savoir plus sur les exercices possibles et leur utilité pour le sport cycliste, le meilleur ouvrage est selon moi celui de Shannon Sovndal intitulé “Cyclisme – Anatomie et mouvements. Le guide illustré pour gagner en force, en vitesse et en endurance sur un vélo“ et publié en 2010 aux éditions Vigot. Ce livre est extrêmement bien fait, richement illustré, et propose une foule d’exercices de “core training” pour toutes les parties du corps, avec explication de leur pertinence pour le cyclisme sur route. Sovndal a travaillé avec de nombreux coureurs pro ces dernières années, notamment Christian Vande Velde qui signe la préface du livre.

Cet entrainement de stabilisation/force peut être effectué avec peu de matériel et chez soi, un immense avantage lorsque la conciliation famille-travail-entrainement est, comme pour moi, une réalité quotidienne.

Allez, à vos entrainements de stabilisation!

Lance Armstrong – maillot jaune du dopage

Petit reportage de 20min très éclairant sur la “méthode” Armstrong pour déjouer les contrôles antidopage, question de ne jamais oublier que si le sport cycliste demeure le sport le plus surveillé, il reste facile de déjouer ces contrôles. Les récents événements dans le monde du dopage en cyclisme nous invite à rester vigilants et critiques face au spectacle qu’on nous offre au niveau professionnel et face aux concurrents qu’on aborde lors de nos propres événements.

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