Tous les jours, la passion du cyclisme

Rouler sous la canicule

43 degrés.

C’était la température affichée au thermomètre en Alsace durant cette dernière semaine de juin 2019. Pascal en sait quelque chose!

La cyclosportive L’Alsacienne n’a pas eu l’autorisation d’organiser le grand parcours de 160 bornes compte tenu de la canicule extrême; les participants ont tous été rebasculés sur l’épreuve de 125 bornes.

Ce fut quand même une sacré épreuve. Perso j’ai bien préformé, mais j’en ai bavé dans le final!

Cyclisme et canicule, incompatible compte tenu de l’intensité de notre sport?

Non.

On annonce très chaud au Québec au cours des prochains jours.

Vous pouvez rouler quant il fait très chaud. Soyez simplement intelligents, adaptez votre pratique!

Nous avons tous des tolérances variables à la chaleur. Perso, je supporte mieux que la moyenne, probablement en raison d’un degré permanent d’affutage élevé.

Autrement dit, je suis maigre. Pas pour mon bien.

Comme pour le froid, on peut aussi s’acclimater à la chaleur: quelques sorties, et ça va nettement mieux.

Voici quelques trucs pour vous permettre de rouler par temps très chaud, une situation que j’affectionne particulièrement.

Tôt le matin

Pour des longues sorties, pensez à partir plus tôt le matin, lorsque le temps est plus frais: départ à 8h, voire 7h. On peut ainsi engranger deux ou trois heures de temps de selle par temps plus frais avant de commencer à souffrir de la chaleur qui augmente vraiment dès 10h le matin. Un autre avantage de ces départs matinaux est que le vent est souvent quasi-inexistant à ces heures!

Écourtez vos sorties

Si canicule il y a, avez-vous vraiment besoin de prévoir une sortie de 5h ou plus? Écourtez si possible! Il y a une grande différence entre rouler 5h par 27 degrés versus par 32 degrés Celsius… Adaptez vos séances, on laisse beaucoup d’énergie dans les vents du printemps au Québec, mais aussi dans les grosses canicules. Au besoin, rabattez-vous sur des séances plus courtes, mais plus intenses. Vous vous en remettrez plus rapidement, et elles seront plus bénéfiques pour votre condition générale.

Maillot ouvert

Ouvrez votre maillot! Je me surprend de croiser plein de cyclistes avec maillots à fermeture centrale, mais je vois très rarement ces maillots ouverts au complet. Une fermeture centrale, ça sert à ça: ouvrir! Particulièrement utile dans les ascensions, où on respire mieux avec un maillot complètement ouvert par temps très chaud. S’il fait vraiment très chaud, gardez-le ouvert en tout temps, ça fait du bien dans la descente…

Sous-maillots

Un maillot lycra plein de sueur qui vous colle à la peau, pas top pour évacuer la chaleur, ca fait effet « wetsuit ». Je préfère l’option d’un sous-maillot en mesh très léger, qui empêche le maillot de coller à la peau et qui créé une circulation d’air bénéfique pour thermoréguler la température corporelle. Même par temps très chaud, deux couches valent parfois mieux qu’une! Les Touaregs l’ont compris depuis des générations…

De l’ombre

Choisissez vos parcours! Je n’hésite pas à programmer des intervalles par temps caniculaire, mais j’adapte: 1) si je ne me sens pas bien durant le réchauffement, je coupe et 2) je choisis mes endroits à l’ombre. Un exemple? Pour les cyclistes de Gatineau, les chemins Musie et Ojai (mes ascensions de prédilection depuis quelques années), très ombragés et agréables même lorsqu’il fait très chaud, offrent de quoi bien travailler à l’ombre. Et ces deux ascensions sont situées à quelques kilomètres seulement d’un point d’eau facilement accessible, celui du Centre des visiteurs d’Old Chelsea. Le bon plan ! Même si vous sortez d’Ojai détruit et déshydraté après 6 ascensions, votre bonheur n’est qu’à 5 petites minutes de distance… l’agonie n’est jamais longue.

Des points d’eau

Choisissez des parcours avec plusieurs points d’eau en cours de route. Par temps caniculaire, l’arrêt à la source de Wakefield, par exemple, pour les cyclistes de la région de Gatineau, est très indiqué. Une autre source se situe sur le chemin Montée Paiement, une fois complétée l’ascension du Lac Létourneau via le McGregor. Le bon plan de parcours pour ravitailler régulièrement et à peu de frais, pour ainsi ne pas souffrir de déshydratation.

Aspergez vous!

Ne négligez pas les effets de vous asperger à l’eau claire par temps très chaud, ce n’est pas pour rien qu’on voit nombre de coureurs pro s’asperger ainsi dans les longs cols (parfois avec l’aide du public qui leur tend des bouteilles d’eau qu’ils se vident sur la tête). J’ai adopté cette pratique il y a plusieurs années, et ça fait vraiment du bien. Un quart de bidon sur la tête, qui ruisselle ensuite vers le bas, excellente douche rafraichissante, surtout si la descente arrive bientôt.

Limitez la zone 5

Les efforts maximaux peuvent être difficiles par temps caniculaire, les énergies pouvant être moindres, et les nausées plus fréquentes. Adaptez votre entrainement! Vos sensations au départ, durant les 15-20 premières minutes, doivent guider la suite. Si elles sont mauvaises, n’hésitez pas à changer le plan de match. 6x2min en zone 4 peuvent aisément être modifiées pour faire 3 ou 4×5-6min en zone 3. Ca demeurera payant, et votre acclimatation à la canicule sera préservée. La prochaine sortie n’en sera que meilleure.

Hydratez-vous avant l’effort

Mon expérience personnelle m’indique que l’hydratation avant l’effort est fondamentale par temps très chaud. Par temps frais, not so much, vous avez droit à l’erreur. Mais si vous partez pour un gros entrainement par 40 degrés avec un déficit hydrique, ça risque d’être rapidement la galère si ça roule vite. Soignez votre hydratation dans les 24h précédant vos entrainements par temps caniculaire.

Augmentez votre apport énergétique

Par temps très chaud, vos repères traditionnels ne sont plus les bons, à intensité égale bien sûr. Vous consommez un bidon par 40 kms d’ordinaire? Probablement plus le bon ratio par temps très chaud. Vous n’avez besoin que d’une barre énergétique par 80 kms d’ordinaire? Là encore, ce n’est plus valable par temps très chaud. Vos pertes hydriques sont beaucoup plus importantes, il faut modifier vos repères en conséquence. Dans le doute, buvez, buvez, buvez encore. Sur le long terme, le gagnant ce sera vous!

La dérive cardiaque

Pas d’affolement si vos pulsations cardiaques sont un peu différentes par temps très chaud, c’est normal. Celles-ci sont souvent plus élevées, pour un même effort. Le corps travaille en double: pour soutenir l’effort et pour évacuer la chaleur qui s’accumule vite. Encore une fois, la bonne pratique dans ces conditions est de soit réduire l’intensité, soit de réduire la durée de ces intensités.

Le corps s’adaptera

Quoi qu’il en soit, le corps humain est capable de s’adapter aux efforts par chaleur extrême, aucun doute là-dessus. Mes 10 jours en Alsace en 2019 par canicule extrême, à faire de gros efforts dans les cols, a été très concluante sur ce point; après quelques jours, rouler par 40 degrés voire plus n’était plus un problème, malgré que cela rendait quand même les sorties plus difficiles. Évidemment, la prise d’altitude aide souvent en montagne, une situation inexistante dans les autres régions où l’on peut avoir à gérer 35 voire 40 degrés sur toute la sortie.

Soyez à l’écoute de vos sensations! On aura beau dire, nous avons tous une tolérance variable aux froids et aux chaleurs extrêmes.

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89 Commentaires

  1. Steph

    Si je puis me permettre de rajouter :

    Les hautes températures sont d’autant plus délétères qu’elles sont associées à un fort taux d’humidité qui limite la transpiration (et donc la thermorégulation corporelle). On est mieux à 38° avec 75% qu’à 34° et 100%.

    Pour les maillots près du corps et directement sur la peau bannir le noir qui absorbe le rayonnement et chauffe directement le corps. En revanche avec un sous-maillot et un maillot ample, le noir facilitera l’échange thermique par convection.

    Choisir un casque aéré et non aéro

    Pour les points d’eau pensez aux cimetières. C’est pas très glamour mais infaillible.

    Roulez en montagne : environs 1° de moins tous les 150m d’altitude.

    L’âge venant, le corps stocke moins d’eau et évacue moins bien la chaleur. Il faut adapter son comportement …. ou rester sur le home trainer dans la clim de l’EHPAD 😉

    Steph_tropical

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    • Steph

      Et j’y pense : Sur de longues sorties pensez aux boissons salées et enrichie en bicarbonate (ou barres énergétiques salées) pour éviter les crampes de chaleur (moins fréquentes en vélo qu’en trail ceci dit) dues aux grosses pertes en électrolytes par transpiration.

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    • mica

      Steph: je suis à la lettre ton dernier conseil!
      Blague à part tes remarques, nombreuses pour lutter contre la canicule sont fort pertinentes.
      Merci à Laurent pour ce sujet d’ actualité.
      Ceci dit, il y a à peine une semaine, on s’ inquiétait au sujet du froid dans les Dolomites………pas plus de 2 ou 3 degrés dans les cols !
      Les cyclistes sont, décidemment soumis à toutes les conditions……….et ceci sans se plaindre.
      Quand je pense que des commentateurs d’ athlé, ou de foot ou autres se « plaignent » des conditions climatiques quand la température dépasse 25 ° ou est inférieure à 12 °…….. je me dis que oui, le cyclisme n’ est pas un sport comme les autres……..mais ça on le sais tous dans ce forum!

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  2. mica

    Steph: je suis à la lettre ton dernier conseil!
    Blague à part tes remarques, nombreuses pour lutter contre la canicule sont fort pertinentes.
    Merci à Laurent pour ce sujet d’ actualité.
    Ceci dit, il y a à peine une semaine, on s’ inquiétait au sujet du froid dans les Dolomites………pas plus de 2 ou 3 degrés dans les cols !
    Les cyclistes sont, décidemment soumis à toutes les conditions……….et ceci sans se plaindre.
    Quand je pense que des commentateurs d’ athlé, ou de foot ou autres se « plaignent » des conditions climatiques quand la température dépasse 25 ° ou est inférieure à 12 °…….. je me dis que oui, le cyclisme n’ est pas un sport comme les autres……..mais ça on le sais tous dans ce forum!

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  3. mica

    Mince……j’ ai encore « cliqué  » 2 fois, excuses!

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    • Lbi

      C’est ton parkinson!

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      • mica

        Oui certainement……Parkinson et Alzeimer risquent d’ être mes futurs coéquipiers……..mais le plus tard possible.
        Autre chose; Ce qu’ il y a de bien avec EAP c’est son activité de cyclisme de compétition mais aussi son implication en tant que spectateur.
        Il semble qu’ il soit souvent sur des étapes de Paris Nice, du Dauphiné, du TDF, de la Dromme classic ou de l’ ardéche.
        Sa position « stratégique  » en fait un observateur de 1 er plan .
        Une de ses dernières remarque concerne le gabarit des cyclistes pros….dans un post récent, il les a même trouvés gros.
        Eh oui, à force de « tirer  » trop gros, certains prennent de la masse musculaire inutile, sans compter les soulevés de fonte plus néfastes que productifs.
        Un cycliste qui travaille trop en force perd du rendement, il ne mouline plus (G. Thomas…..par exemple et il y en a beaucoup d’ autres.)
        La puissance (celle qui est mesurée par les capteurs de puissance) et le produit du couple par la fréquence de pédalage. Si la fréquence de pédalage est trop faible, le couple devient trés difficile à produire.
        Ce couple est directement lié à la force qui doit étre générées au niveau du pédalier, c’ est pour cela que trop de cyclistes prennent du volume musculaire , en particulier dans le bas du corps et des quadriceps.
        Bref ils tentent d’ emmener un braquet qu’ ils ne sont pas en mesure d’ emmener efficacement…..
        Pour plus de puissance il faut mouliner d’ avantage ,et cei est vrai, aussi pour les sprints.

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  4. plasthmatic

    – Et on s’était fait malgré tout un petit cent bornes à base de Bannstein, Firtsplan, Petit Ballon, Plazerwasel, et redescente par le Grand Ballon. A sept heures du matin, je ruisselais déjà comme jamais ça m’arrive !
    Je confirme que le Laurent Martel, ça supporte très bien la chaleur. Un vrai poisson (d’eau douce) dans l’eau chaude.
    – à EAP : ils n’ont pas emblé vouloir profiter de votre raidard, hier, étonnant ou pas ? Tu y étais ?

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  5. Edgar Allan Poe

    J’étais environ deux kms après la fin du raidard, dans un coup de cul de 200 mètres avant de basculer sur la descente. Je connais bien cette portion assassine, mal goudronnée où l’on se refuse à tomber du braquet. Je l’ai parcourue de nombreuses fois en course. Ça m’a permis de les voir passer à 2 endroits différents. Ce raidard est un épouvantail. Rare sont les cyclistes qui le montent. Ça n’apporte pas grand chose à l’entraînement. Et hier, le maestro Kwiatkowski a instauré un climat de paix sociale jusqu’à 500 mètres du sommet. Le problème, c’est que pour faire la différence, il fallait déployer une énergie importante sur quelques mètres et surtout relancer à bloc au sommet en faux plat descendant vent dans le dos. Même si c’est pas monté vite, pas possible de faire la différence .

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  6. Edgar Allan Poe

    La chaleur, c’est mon truc.
    Je suis d’accord avec tous tes conseils Laurent.
    À titre perso, au dessus de 30/32°C, je n’ai plus rien sous le maillot. Je trouve l’effet fraîcheur plus ni portant sinon maillot est ouvert.
    Effectivement, le zip sur la longueur du maillot à une finalité certaine et n’est pas fait pour n’être ouvert que sur 5 cm!
    Dans les années 90, ma chère et tendre m’avait bidouillé un maillot classique avec un zip total. Un avantage certain les jours de canicule.
    En fait, toutes les années où je cours, j’attends les grosses chaleurs car elles ont pour vertu, à mon sens, de ratatiner tous les cyclistes qui s’entraînent comme des « bourrins », c’est à dire qui tapent dans le dur à chaque entraînement. L’idéal, c’est quand il commence à faire chaud en avril. Les gars sont en PLS mi mai, et coupent mi juin! Ils vous expliquent que de toutes façons, les plus belles courses sont passées et qu’ils préparent la saison de cyclo-cross… 🤣😁
    Je n’aime pas me faire arroser. L’eau est parfois « glacée », voire simplement inférieure à 15°C, et ça peut être violent. Je me souviens aussi d’un championnat cadet où l’on nous arrosait à chaque tour, mais comme le circuit faisait 15 bornes, au bout de 10 minutes, une fois sec, j’avais la sensation de bouillir. Pour moi, c’est éventuellement quelques gouttes du bidon d’eau dans le cou, ou alors un arrosage mais à 5 bornes de l’arrivée pour l’effet coup de fouet.
    Et le gars qui s’arrose quand il fait 20°C, gros vent du nord, et qui en balance sur tous les concurrents derrière lui… ça m’enerve. Ça m’est encore arrivé samedi!
    Par contre, au dessus de 40, je vais dans le sens de Sagan ou Pas. Gilbert qui estiment qu’il y a un risque pour la santé. C’est vrai que le pouls bat 10 puls de plus que normal, on peut faire cuire des oeufs sur le bitume, l’air inspiré, quand il y en a, fait l’effet d’une tasse de thé bouillante, qui serait passée par les bronches après un entraînement en hiver… Zone dangereuse!🚳☢

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  7. Mathieu

    Les médias / journalistes nous montrent des images de C Froome en perdition à l’arriére du peloton ou zigzagan sur un raidard. Le message est de faire du « pathétique ».
    Mais j’ai regardé ses classements hier et aujourd’hui au Dauphiné. Il est loin d’étre ridicule. Il fini avec un bon peloton chaque fois.
    Et pour personnellement avoir été aussi victime d’une chute avce quelques fractures, je comprends ses efforts et son mérite.
    Je precise que je ne suis pas un supporte de C Froome, mais j’apprécie l’homme qui ce comporte toujours en gentleman et répond aux interviews dans un français impecable !

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    • Edgar Allan Poe

      Aujourd’hui, Froome perd 2’43 sur Valverde. Le coureur qui le précède est Barguil à 2’30. Ce qui est peu ou prou la même chose qu’hier. Il reste quand même dans le premier tiers du classement.
      Par contre, il est à fond, et c’est assez terrible de le voir évoluer au milieu de coursiers qui lèvent le pied en fin d’étape. Enfin, lever le pied chez les pros… vous m’avez compris !

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      • Oui, il progresse et l on peut dire qu à l heure de terminer complètement sa carrière, il aura réussi, par sa pugnacité, à s être défait des séquelles causées par son terrible accident.

        Et cela est déjà une belle et grande victoire.

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      • Finalement, à la réflexion… Ce que réalise Froome est un magnifique message d espoir et de la force de la volonté, à tous les accidentés de vélo, de sport, de la route, du travail, et même de la vie en général.

        Cela me fait penser au retour en Coupe du Monde de descente de Valentin Giraud-Moine qui après s être luxé les deux genoux alors qu il était dans les tout meilleurs mondiaux et qui à mis plus de trois ans pour refaire un top 30.

        Pour moi, le combat de ces deux sportifs est tout aussi important que celui pour la gagne. C’est à juste titre qu’il doit être médiatisé.

        Tout le milieu du ski c est ce que veut dire qu être atteint de luxations aux deux genoux (tous les ligaments pétés !).

        Comparativement, le milieu du vélo ne semble pas avoir pris en compte ce que signifie une facture ouverte du fémur, un polytraumatisé, une hémorragie de 2 l de sang, etc..

        Son niveau actuel est déjà très bon et il donne l impression de ne pas avoir encore atteint de palier et de pouvoir progresser encore malgré ses 36 ans. C est déjà énorme.

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    • Mathieu

      Je partage entierement l’opinion d’Eric.
      Froome nous adresse un grand message de combativité et d’espoir. Never give up !

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  8. marius

    Mica, tu fais un raccourci avec ton calcul.
    La puissance c’est bien le couple x vitesse de rotation, mais tu oublie de dire que le couple c’est la force appliquée sur la pédale x longueur de manivelle.
    J’ai un capteur de puissance et mes valeurs maxi en cas de sprint, sont lorsque je suis en surbraquet et en danseuse, que ce soit en côte ou sur le plat. Voilà pourquoi les sprinteurs poussent le plus grand braquet possible. Des qu’ils mettent plus petit, la puissance baisse. Il faudra que je retrouve l’interview, un sprinter français l’expliquait très bien.
    Après, sur des allures stabilisées, je ne peux rien démontrer, étant maintenant limité par la baisse de Vo2 du à l’âge.

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    • Les meilleurs sprinters parviennent à conserver un bon CX dans les sprints à plat , même en danseuse.

      Valverdé n est clairement pas sur son plus gros braquet mais sur le braquet qu il juge le plus efficace en fonction des paramètres : pente, vent, fatigue, lactatémie, comportement des adversaires, etc …

      Vu son expérience et le résultat final, il a probablement effectué le meilleur choix possible pour lui (n en déplaise à Mica).

      Cette étape était idéalement tracée pour ses qualités physiologiques et sa science de la course.

      Je sais… Mais il n est pas le seul à posséder un animal de compagnie et son appartenance à la catégorie « vétérans » impose le respect.

      La montée sur la Plagne est longue mais, pour eux, peut-être pas suffisamment pentue. Joux-Plane est un col difficile mais vu que la ligne d arrivée n est pas tracé à Morzine mais aux Gets, cela peut ne pas être suffisant non plus. À voir…

      Les classements sont resserrés et ils risquent de se battre à coups de secondes jusqu’aux Gets.

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    • mica

      Marius: je mettais permis de remettre ce sujet polémique sur la table (les, trop gros braquets) car EAP avait fait la remarque selon laquelle la moitié du peloton professionel serait gros, avec des coureurs extrémement musculeux……il se demandait même comment ils pouvaient passer les bosses.
      Et en effet l’ usage immodéré des supers dév. est un problème majeur du cyclisme.
      Tu prétends que j’ oubli de dire que le couple est le produit de la force par la longueur manivelle…..
      Non, je ne l’ oublie pas , mais cette formule simple est seulement vraie lorsque la manivelle est parallèle au sol, le reste du temps, la force appliquée n’ est plus entièrement à prendre en compte…….elle est même nulle lors des passages des pédales aux points morts hauts et bas! Seulement, voila, on ne peut pas décrire complétement cet aspect des choses par des mots…….il est certain que quelques schémas seraient plus parlants; alors, excuse moi de simplifier, quoi qu’il en soit c’ est bien une force de plus en plus grande qu’ il faut fournir si l’ on adopte des braquets de plus en plus gros, tellement que parfois cette force devient assez improductive (du fait aussi d’ étre plus longtemps sur les point morts hauts et bas.)
      Par contre, j’ ai apprècié ta notion de « surbraquet », je ne sais pas si elle est de toi, en tous les cas, elle est parlante!
      Nous sommes tous, un moment ou l’ autre en surbraquet. Exemple : on aborde une bonne bosse sur trop grand; 2 solutions se présentent : 1 er on rétrograde, c’ est à dire on met plus petit.
      2 emme: on se met en danseuse.
      Et grace à ces 2 méthodes on redevient efficace ……même si l’ on est encore un peut trop en surbraquet! (de toute façon, ce surbraquet ne peut être utilisé que pendant quelques dizaines de secondes…….sinon muscles tétanisés)
      Le fait de rester en danseuse , en côte, n’ est pas pénalisant, car les effets aérodynamiques ne sont pas primordiaux à 20, ou 30 Km/h ; Par contre ils deviennent primordiaux lors des sprints…….et être en danseuse lors d’ un sprint, c’ est offrir une surface frontale bien plus grande et un coefficient de pénétration dans l’ air bien plus important……( sur ce point là, je suis en désacord avec Eric qui s’ exprimait quelques posts plus haut.)
      Des essais en soufflerie seraient édifiants à cet égard!
      Alors, certes, il y a quelques sprinteurs qui semblent avoir, en danseuse, un bon coef. Aéro……Exemple Caleb Ewan au prix d’ une position acrobatique…..il est tellement penché qu’ il ferait bien de s’ assoir sur sa selle, aprés avoir diminué son braquet et là, il serait bien plus efficace.
      Je reste persuadé qu’ un bon sprinteur sur route devrait tourner à au moins 130 T/mn assis sur sa selle……c’ est le cas sur la piste ou les coureurs « enroulent » plutôt que de travailler en force (certains vont me dire que ce n’ est pas comparable….pourtant ça l’ est tout à fait.
      Tu dis que ton capteur de puissance donne la valeur maxi quand tu es en danseuse en sprint; tu as parfaitement raison, car dans cette position, tu disposes, en plus des jambes, de la puissance du haut du corps et des bras….et c’ est loin d’ être négligeable . Mais, cette puissance augmentée , c’ est en pure perte car ton coef aéro devient beaucoup plus grand.
      Je conviens cependant que « ça peut le faire » pour un sprint en côte…..là, c’ est indéniable.
      Une derniére chose, en CLM sur du plat,……il n’ est pas question de se mettre en danseuse (a part pour relancer quelquefois), il serait donc bon, même, et surtout pour les pros de mettre beaucoup plus petit…….les coureurs cesseraient d’ être des halthèrophiles et n’ auraient plus à « supporter » des Kg de muscles qui ne servent à rien et sont tellement pénalisants en côte……c’ est un peu ce que disait EAP dans un post précèdent.
      J’ ai été beaucoup trop long mais il est difficile de se faire comprendre, surtout quand ça va à contre courant d’ une opinion largement répandue par les médias et autres…..
      Marius : j’ aimerais que tu me répondes et que tu apporte tes arguments……c’ est d’ un véritable dialogue que peut venir une certaine vérité…..en tout état de cause, cela vaut mieux que des pouces baissés en rafale!
      J’ ai bien aimée la notion de « surbraquet ».

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      • « il est difficile de se faire comprendre, surtout quand ça va à contre courant d’ une opinion largement répandue par les médias et autres….. »

        Comme celle de croire que tirer gros transformerait en haltérophile ?

        La vérité est qu il y a des grimpeurs très légers qui tire gros et à contrario, des rouleurs sprinters assez musculeux qui savent tourner les jambes.

        Tout le monde peut le constater et connait dans son entourage un grimpeur de poche qui tire très gros ou un costaud qui tourne bien les jambes, sauf celui qui ne fait pas de vélo ou qui se met des œillères car cela va à l encontre de ses théories.

        La morphologie d un coureur dépend avant toit de la génétique. Sans prise de produits illicites, chez un sportif d endurance, elle ne peut être influencée qu à la marge. Il paraît que Julian Alaphilipe fait beaucoup d exercices en salle. Cela se voit mais il n a pas pris 10 kg pour autant. Et il est champion du monde ! Cela lui réussi donc plutôt bien.

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      • Par ailleurs, les exercices choisis (charge, nombre de répétitions, vitesse d exécution) ont pour but de prendre de la force sans prendre trop de masse.

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      • Il ne faut pas confondre les causes et les conséquences.

        Le sport de compétition façonne quelque peu les morphologie mais surtout il les trie.

        Il est possible de peser plus de 100 kg et de faire du vélo mais il est impossible de gagner le TdF en pesant plus de 100 kg.

        De la même manière, l on peut faire du ski alpin en pesant moins de 60 kg mais il sera impossible de gagner une Coupe du Monde de descente.

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      • noirvélo

        J’ai eu une période de 8 ans où j’avais délaissé le vélo pour me consacrer aux arts martiaux , combinés avec de la musculation … J’en ai soulevé de la fonte , pas trop non plus , mais j’ai toujours , et encore aujourd’hui , effectué mes 30 pompes tous les soirs avec quelques mouvements d’assouplissement … Je reste sec avec les bras maigres de mes 20 ans … Je ne « prends » pas , je ne « prendrai » jamais , mon métabolisme de « sec nerveux » probablement , ne me permet pas (naturellement) de me développer … C’est comme çà !! Oui Eric , comme toi j’en ai vu quelques uns , des « poids légers » pousser très gros et d’autres bien musculeux « tourner la canne vite et rond » …

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      • marius

        Il est dimanche soir, je vais essayer de vulgariser la notion de surbraquet, beaucoup l’auront compris. Ou comment expliquer que je fais de la prose, lorsque j’écris ces lignes.
        Donc, au commencement, il y a la notion de couple résistant de toute la chaîne de transmission (braquet, inertie des roues, poids, pente, vitesse du vent, allure du mobile vélo+cycliste, aéro).
        Le vaincre, permet d’avancer.
        Exemple 1, si vous mettez votre vélo sur un home traîner, sans roues et que vous pédalez comme un dératé avec toute l’énergie du désespoir, vous n’allez pas développer de puissance ou très peu (celle utilisée pour faire fonctionner les muscles à vide) car vous pédalez dans le vide. Pas de couple résistant.
        Un peu comme la blague, levez baissez et maintenant, on fait l’autre paupière.
        Exemple 2. Vous roulez sur le plat à bonne allure, quand soudain un pont de chemin de fer se présente. Vous conservez votre braquet et pour ne pas ralentir, passez la bosse en danseuse et donc en surbraquet.
        Et là, miracle, la puissance augmente.
        Magie?
        Non.
        Le couple résistant a augmenté pour pouvoir conserver la même vitesse que sur le plat. Une des données à changée, la pente. Il faut donc appuyer plus fort sur les pédales pour le vaincre.
        On y arrive, car le corps humain étant bien fait, il est capable de délivrer pendant un très cours laps de temps, une force très supérieure à celle nécessaire pour rouler à allure stabilisée.
        Voilà, comme disait mon prof de techno, « ça fait bien dans les salons mondains  ».
        Mais gaffe, si vous sortez cette démonstration, vous risquez fort de vous faire inviter à un dîner du mercredi soir.

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  9. marius

    Je rajouterai, Valverde clairement en surbraquet, le démontre en remportant ce « sprint » en côte.

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  10. wolber

    Geoghegan hart va chercher Gaudu avec une très grande facilité, pour ne plus rouler ensuite. I sera presque le plus fort quelque km plus loin, seulement battu par Valverde. Sans nul doute que sa forme est étincelante.

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  11. un témoignage de Thomas Voeckler, sur une journée chaude en haute montagne. Son équipe est suivie par un médecin qui se promène avec sa balance portative, et prend des notes :
    T. Voeckler au lever : 65 kgs
    Après déjeuner (copieux) : 66,5 kgs
    Pendant l’étape, consommation de 16 bidons, soit 8 litres de liquide.
    Poids à l’arrivée : 64 kgs

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  12. Wolber

    Mica, il n y a pas d usage immodéré des grands développements mais seulement des coureurs professionnels qui utilisent une large plage de braquets ( très gros ou plus petits) au mieux de leurs qualités intrinseques et de leur états de forme ou de fatigue du moments.

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    • Peut être que certains tirent trop gros ou, plus rarement, trop petit. Mais quand il gagne ou qu il n est pas très loin d avoir gagné, c est que le coureur a choisi un braquet qui est proche du braquet optimal pour lui. Il serait complètement fou d imaginer que 100 % des coureurs se trompent.

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      • noirvélo

        Tout à fait Eric ! , c’est ce que je dis (et écris aussi!) , le pro avec les années , les expériences , ses compétences physiques et techniques , sa forme du moment , SAIT exactement ce qu’il a à faire ! c’est leur monde à EUX , aux pros , pas le notre , avec leurs règles , (leurs protocoles aussi !) …. Ils essayent tant de choses pour performer !! Nous , nous n’avons ni leur classe ni leur culture …
        « Mica m’a tuer » … 😒

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  13. mica

    Je n’ y peut rien, mais EAP s’ inquiétait , à raison me semble t’ il de la morphologie d’ une moitié du peloton, il a même traités de « gros » ces derniers…….vocabulaire dont on affublait pas les cyclistes prof. en général
    IL s’ inquiétait même pour certains de leur aptitude à franchir les bosses.!
    Sur ce plan là……il a peut être raison, je vous rapêlerais que Anna Van der Breggen à fait le 40eme temps de la montée du mur de Huy cette année, laissant un « paquet  » de temps des hommes derrière elle……on va me dire démotivation de certains…..etc etc ; je n’ en suis pas certain.
    Oui, la morphologie du peloton a changé.
    Fait curieux et paradoxal il y a, à coté les super maigres à la limite de l’ anorexie.
    Pour les »gros » ,il y a, peut être une prédisposition génétique , une tendance à la prise de muscle…..peut être quelques « engrais musculaires »……..et aussi l’ usage de braquets immodérés ;…..quelle est la cause, quelle est la conséquence je ne sais pas.
    C’ est d’ autant plus rageant que ces braquets ne servent à rien, ils sont même contre productifs…….on l’ a bien vu au Dauphiné ou G. Thomas se plante littéralement et il n’ a pas été le seul. Une moyenne de 44 Km à l’ heure pour le vainqueur, ce n’ est pas terrible , et je calculais environ 41 Km/h aux alentours de la 40emme place……ce n’ est « pas cher payé » pour 16 Km même avec du dénivelé …… (je n’ aurais pas la cruauté de rappeler ce qui se faisait il y à 70 ans sur du matériel basique et sur des distances infiniment plus longues et souvent pas faciles non plus.)
    l’ arrivée du 10 dents et du 62 est une hérésie pure……même s’ il ce n’ est utilisé que ponctuellement…..ou pour une question de ligne de chaine……il se trouvera bien quelques « espoirs » à les utiliser…..dés que la réglementation le leur permettra………le vélo marche sur la tête et ce n’ est pas du délire verbal, c’ est une réalité!

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    • marius

      Mica, faire référence au passé et donc à l’histoire du cyclisme c’est une bonne chose. Cependant les époques ne sont pas comparables. Pas les mêmes routes, matériel, méthodes d’entraînement, finalités.
      Les vélos n’avaient que 5 pignons à l’arrière donc une plage de braquet très limitée, style 14-24 avec des plateaux 42-52. Et donc les coureurs moulinaient sur le plat et tiraient gros dans les cols, par limitation du matériel. Nul doute que s’ils avaient eu le choix de matériel d’aujourd’hui, ils l’utiliseraient. Et pour finir pas le même dopage. Il y a 70 ans, les coureurs abusaient des amphétamines (inventée pour les soldats de WW2). Nonobstant les ravages que cela faisait (Simpson) , user des amphétamines était comme rouler dans le corps du géant vert Hulk, sans les habits déchirés. Ça permet je dirais, de mettre les 2 époques à égalité sur un éventuel ébahissement des performances tel que les chevauchées de Coppi ou celle de Froome au Giro (col de Finestre). Cela n’enlève rien au respect que je porte aux coureurs, quelque soit l’époque, tellement le métier de coureur est difficile.

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    • Le vainqueur Ukrainien du jour semblait athlétique par rapport à ses poursuivants. Selon sa fiche il mesurerait 1m82 pour 64 kg.

      Certains coureurs sont assez musclés mais la majorité d entre eux pèsent moins de 70 kg, même chez les punchers, rouleurs, sprinters.

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  14. noirvélo

    Perso , j’ai toujours eu du mal avec la chaleur , donc , pour une longue sortie estivale et caniculaire, départ 7h-7h30 , retour 12h , midi 12h30 … D’ailleurs à 9h , souvent on « cuit » déjà ….Merci pour les conseils Laurent , mais je crois que les « anciens » du site connaissent bien ces secrets ! ( un peu comme la 1ere fringale de sa vie qui vous marque à jamais et qu’en principe on ne revit pas !)
    Pour les teintes sombres face aux claires , je ne ressens pas de différences , mais , oui , je mets toujours mon sous maillot à « gros trous » !!!
    Pour les lunettes de soleil , les verres « gris foncé ou bleu » , le plus « froid possible » pour se donner une impression de « frais » …
    Et en cas de canicule , je roule en plaine , le plus à l’ombre des forêts , la vitesse (pas excessive!) permet de mieux aérer … Monter un col sous 35° , à 10 km/h très peu pour moi ! On se rend aussi compte du chaud lorsqu’on s’arrête à un feu tricolore , c’est le « sauna » !!! mais il est vrai , comme pour le froid , le corps s’habitue , à nous de gérer et de ne pas tomber dans les excès par orgueil ou entêtement …
    Aussi bien s’hydrater , nous le savons tous , mais j’ai des connaissances qui ont eu de graves problèmes cardiaques par manque d’hydratation . En temps normal , ce n’est pas bon , mais ça peut passer , pour autant les Dolomites sous la chaleur , ça ne peut plus passer , ça casse …

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    • marius

      Jusqu’à 40 ans je supportais bien la chaleur. Moins maintenant. Les pros ont des estomacs de Rhinocéros. Avaler 8 litres d’eau dans une étape de col est pour moi impossible et donc me limite fortement. Rien que sur une montée sèche de 20km, je perds 1,5 litre, alors que mon corps en accepte seulement la moitié.
      Donc comme beaucoup, j’évite de rouler plus de 3h.
      Et puis chez moi (fortement urbanisé) canicule = pollution, dans ces cas là, je file à l’ombre des sous-bois à VTT.

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      • Cela devait être compliqué de calculer la quantité de liquide ingurgitée par les pros, vu qu en échappé ils buvaient à peine une gorgée avant de jeter le bidon et de revenir à la voiture faire un nouveau bidon collé. Les équipes commandaient des bidons par milliers.

        La pratique va peut-être disparaître définitivement avec l application du nouveau règlement.

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      • Edgard Allan Poe

        Pour la question des « gros », j’ai bien dit gros et pas gras. Aucun n’est gras. Même Valgren est maigre. Même Kristoff. Peut-être même le gros Cav !
        Non, Mica, l’étape du chrono était très difficile à négocier, dans son profil. Le genre de CLM où il faut jouer du dérailleur sans arrêt. Un DS a expliqué que plus de la moitié du parcours se faisait sous le seuil en raison des virages , et relances. Rien à voir avec le dernier chrono du Giro, très linéaire. Je connais le genre de CLM de mercredi. Le pouls descend, et tu as l’impression de sous exploiter tes capacités. Donc, quand tu peux donner, tu en rajoutes, au risque de te mettre dans le rouge ou de te cramer bien avant l’arrivée.
        Ce Dauphiné n’est quand même pas vraiment prisé des grimpeurs. Beaucoup de jeunes coureurs en devenir, et de rouleurs. D’où cette impression de voir des gars « gros ». D’ailleurs, le parcours n’est pas très montagneux. Le col des Prés passé aujourd’hui, c’est pas si dur, et le Cormet n’est pas un col une fois que l’on est au sommet du col des Prés. Et pourtant, le peloton était maigre à l’arrivée.
        Eric et Marius ont raison. Tirer de gros braquets n’a jamais fait devenir haltérophile. Chaque coureur connait précisément à 2/3 tours/min, la cadence à laquelle ils délivrent leur puissance maximale sur un effort long, type montée de col, ou dans un CLM au plat. Même pas besoin d’être suivi par des scientifiques, cela se détermine facilement de manière empirique. Une fois ces éléments connus, on fait en fonction du dénivelé, du vent et surtout de l’état de fatigue.
        Par contre, il n’y a pas de fatalité : il y a 25 ans, je tirais très gros en course. Il n’y avait pas de 34 ou de 36. 25 ou 6 derrière maxi. Après une grosse interruption, j’ai été surpris de voir les gars tourner les jambes, même dans les cyclos. Aujourd’hui, je monte les cols entre 85 et 90 trs/min. La différence est que les lendemains de course, je monte les escaliers en courant. Avant, je montais deux marches, et je m’arrêtais avant de reprendre.
        Un ami qui a fait le tour dans les années 70, m’expliquait qu’ils avaient fait une étape dans les Alpes du sud, avec 9 cols avec un braquet mini de 42/23!
        Par contre, il y a 25 ans, on pouvait être un très bon coureur sans faire de musculation. Aujourd’hui, c’est impossible, à mon avis. Même certains cadets affichent déjà une belle musculature. Les cyclistes sont aujourd’hui des athlètes à part entière et ce n’est peut-être pas plus mal
        Après, chez les pros, ça joue avec le feu. Regardez Sagan à ses débuts, par ex. Un choix !

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  15. noirvélo

    Un peu hors sujet , le vaccin contre le « Corona » …
    Le 25 avril , dimanche matin , 1er vaccin , lundi repos total et sans problèmes . Mardi 110 bornes , Mercredi 110 bornes (presque 29 de moyenne en plaine)
    Le 2 juin , mercredi matin , 2e vaccin à 11h , sur le vélo à 13h pour 105 bornes … mais tout de même fatigué le lendemain , je peux l’écrire …
    Pas de vanité ou d’orgueil, pas d’obstinations , je reste humble face à la maladie , au personnel soignant et aux malades … Juste pour expliquer que le vaccin , (bonne ou mauvaise chose) n’est pas contre nature lorsque les sensations sont bonnes , qu’on jouit d’une bonne santé et d’une bonne connaissance de soi , de ses limites aussi )
    Et pour constater que lorsqu’on est un sportif dans l’âme , régulièrement entrainé , sain à tous point de vue , que l’on s’entretient par ailleurs au niveau diététique , on peut éviter beaucoup de désagréments … La santé n’est pas seulement une question de chance à chaque fois , mais surtout une question de discipline , d’humilité , de respect , tous les jours de l’année , être attentif , à soi , oui , aux autres aussi , savoir le leur dire posément sans leur donner de leçon .

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  16. Wolber

    Rassures toi Mica, faut pas s emballer, le 10 dents est dispo chez Sram , uniquement…et les espoirs pour la quasi totalité roulent en Ultegra, avec 53/11 ou 52/11. Quand aux plateaux de 62, fais à la demande pour quelques rares coureurs, n en parlons pas.

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  17. plasthmatic

    Une étape dite essentielle du Dauphiné vue par France 2 : retransmission des 28 derniers km, prise d’antenne dans Bourg-Saint-Maurice, pas un seul kilomètre du Cormet de Roselend, pas même de la descente. Une première coupure publicité après 8 km, une seconde quelques 9 km plus loin. Et ce n’est pas une première.
    Le Dauphiné doit être une course de troisième ou quatrième zone.
    L’année passée, on nous a montré des heures avant, des heures pendant, des heures après, la merde bitumée jusqu’au col de la Loze, au-dessus de Méribel, bitumée pour les beaux yeux de qui on sait, sans honte ni vergogne. Je préfère la course, et les paysages pas trop massacrés par les usagers de la planète que nous sommes.
    Et dire que Laurent Jalabert et Alexandre Pasteur ont mis le réveil pour ça.

    Sinon, Eric, je suis bien en accord avec l’ensemble de tes messages ci-dessus.

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    • Merci 😉

      Effectivement, quand j ai allumé la télé, j étais déçu d avoir raté la montée du Cormet. Le paysage y est exceptionnel !

      Déjà que la tendance est d attendre le dernier col… alors si ceux qui le précéde ne sont plus télévisés…

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    • marius

      La faute vient de France 2 pas d’ASO car le signal de retransmission a démarré à 46 km de l’arrivée, soit à 1 km du Cornet de Roselend. Et oui c’était beau cette montagne encore dans ses habits d’hiver. Pour cela, il fallait regarder en France Eurosport.
      Franchement… y’a pas photo.
      Après on peut se poser la question, pourquoi seulement 46 km. D’un côté vous avez le coup de production, une heure d’helico ça chiffre et c’est un détail, de l’autre le prix de vente. Le Criterium, comme beaucoup d’autres courses et noyés dans le contenu moyen. Les exceptions, Tour, Giro, monuments.
      Sinon, les Bahreïn Merida ont les pattes al dente pendant que celles d’autres équipes, collent à la casserole.

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      • Edgar Allan Poe

        Excellent, Marius, le coup des pattes.
        6.3 W/kg, pour un coureur moyen même si encore jeune. Une métamorphose façon Froome ? Même Jalabert s’en est étonné. Seul Indurain avait fait mieux en 95. CQFD

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  18. marius

    Les spécialistes du sprint sur piste sont de sacrés bestiaux qui seraient fort embêter de grimper un col HC. Normal, leur entraînement c’est musculation pour gagner de la force (et de la masse musculaire) et des tours de piste éreintants. Quasi pas de route, ce n’est pas qualitatif. Cette force supplémentaire, leur permet d’accélérer plus vite, même s’ils ont intrinsèquement une excellente vélocité. Transposé cela sur un sprint sur route n’est pas si évident. Pas le même matériel. Un pignon fixe + roue lenticulaire donne un sacré avantage volant moteur, pour conserver la vélocité une fois le braquet lancé .
    Ce n’est pas pour rien que le pignon fixe est interdit sur route, même en CLM.
    Du reste, c’est le pignon fixe+ vélocité qui impose au coureur de rester assis. Ensuite, 130 tr/min ce n’est pas donné à tout le monde, question de génétique. Et donc, les routiers sprinters puissants mais moins véloce compensent en tirant plus gros mais moins vite et en danseuse, même si ce n’est pas aussi aero . Quelques chiffres, les meilleurs pistards c’est 2500W / quelques secondes. Sur la route, Grepel était à 1900W, après avoir couru une étape. Pour de tels puissances, pas de miracle, il faut beaucoup de muscle. La vélocité est évidemment la première qualité pour un sprinteur, mais elle peut être battu en brèche par de la puissance brut.
    Un petit gabarit comme Alaphilippe est capable de remporter des sprints en démarrant a 100m, car capable d’accélérer sa faible masse rapidement. A 200m, il perds, car il ne peut plus accélérer faute de puissance.
    Conclusion.
    Les sprints sur piste et route sont radicalement opposés. C’est comme comparer un dragtser qui fait seulement un run de 400m avec une F1 qui doit aller vite en ligne droite mais aussi dans les virages.

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    • Belle analyse d un connaisseur.

      La grande majorité des spécialistes du sprint sur piste (tournois de vitesse, keirin, km) ne serait pas capable de suivre le peloton sur une étape de plaine sur un grand tour.

      Ce ne serait possible que pour une minorité d entre eux et après une longue période d entraînement spécifique sur route.

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  19. p'tit lucien

    Moi mon souvenir perso c’est quatre jours au début juillet 2015 à travers le Vercors et la Drôme pour terminer sur le Ventoux, avec un pic à 42°C en arrivant à Vaison-la-Romaine. Le lendemain, après une première « traversée » du Ventoux tôt le matin, 39°C à Bédoin dans le bas vers l’avant-midi. Alors la remontée, pure expérience ! Avec l’altitude (et l’ombre des pins et des chênes) la température forcément devait baisser un peu, mais peu avant d’arriver au chalet Reynard j’ai dû stopper net. Un peu comme un moteur de voiture dont le radiateur aurait perdu son eau… quasi pareil.
    Ce furent quatre bonnes journées de préparation car un mois et demi plus tard, c’était dans les Andes péruviennes, avec les mêmes niveaux de température en plein cagnard mais à plus de 3000 mètres. C’est hard, mais je préfère de loin ça que sous la pluie, le froid et le brouillard (ça ce fut au Stelvio et au Gavia, un 15 août !).

    Bon, j’arrête là de raconter mes souvenirs, vous n’êtes pas là pour ça.

    Mais que voulez-vous, les articles de Laurent sont pertinents, ça me parle, et bon… p’tain c’qu’on aime le vélo !!!

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    • plasthmatic

      Non non, P’tit Lucien, c’est bien : ça parle de la vie …
      Si Patrick (LBA) écrivait encore sur ce site, il pourrait causer eau et froid ; par exemple, piégé par une sorte d’épisode cévenol délocalisé en Corse, il avait acheté des pains de beurre, pour s’en tartiner une bonne épaisseur sur tout le corps (ça ne devait pas être une plaquette de 250 g, parce que de la surface, y en a chez notre Bourrin national). Limite question de survie, m’avait-il raconté.

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    • Edgard Allan Poe

      Fais moi signe, j’arrive !!!

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      • Edgar Allan Poe

        Heu…je parlais à Marius

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    • Edgard Allan Poe

      SI t’as vu de l’ombre sur la route du Ventoux, coté Bédoin, c’est qu’un nuage a du passer…parce que les pins et les chênes rabougris ne m’ont jamais procuré d’ombre, matin ou aprem, en ce qui me concerne.

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  20. p'tit lucien

    p.s.: je suis quand même reparti et arrivé au bout (au sommet, puis retour à V-l-R via Malaucène : la descente à 80 km/h, oooaaaaaahhhh !!!!)

    braquets (pour Mica) : maximum 50×13, minimum 34×25.
    type de freins (pour les autres) : bein, les bons vieux étriers à patins.

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    • marius

      Le Ventoux par Bedoin, rarement autant souffert dans ce col. En cause, la chaleur, l’absence de courant d’air et les 9km à 9%. Au Chalet Reynard petit accalmie car il n’y avait pas de vent, mais la fin est terrible. Ce versant est le moins frequenté.

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      • C’est le versant le plus réputé. Celui des exploits du TdF.

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    • noirvélo

      Le Ventoux , là où j’ai le plus souffert (par Bédoin en juin) , c’est en bas , dans la forêt , une « étuve » , un sauna , pas d’air … Plus haut , chalet Reynard , beaucoup moins de problèmes , le vent te ralentit un peu mais t’aère au moins …

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      • Edgard Allan Poe

        Il faut passer par les gorges de la Nesque, avec un bon vent du sud, bien sec, avant d’attaquer par Bédoin, pour bien prendre la température…
        Bédoin, je l’ai monté en course, tour des monts Vauclusiens. Départ de la dernière étape avec plus d’une heure de retard, question de sécurité, la marée chaussée refusant que la course parte. Toutes les chaudières qui avaient pris amphet et cortisone, caf…ont mis pied à terre dans les 2 kms suivant le fameux virage légendaire de St-Estève. Décale entre la prise de leur merde et les effets…
        La canicule a cela de bien qu’elle remet les pendules à l’heure. Simpson l’a découvert à ses dépends.

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    • Edgar Allan Poe

      Pardon, c’est à toi que je parlais Petit Lucien, pour la virée dans les Andes.
      C’est où qu’on s’inscrit ?😁

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      • p'tit lucien

        Salut EAP, bon il y a peut-être moyen de s’inscrire quelque part (y a sûrement des opérateurs qui organisent ça pour des groupes), mais on peut le faire aussi tout seul sans devoir rien à personne. Dans mon cas, c’était deux semaines, depuis Trujillo (côte pacifique) jusqu’à Tarapoto (Amazonie) en 14 étapes. En mode autonomie cyclo-routard, donc un vélo rando de type Fahrrad manufaktur, avec sacoches à l’avant, à l’arrière, bonne réserve d’eau et outils/pièces essentielles.

        La partie la plus belle est indéniablement la traversée de la Cordillère blanche par le col de Portachuelo, 4700 m, dans un décor dantesque !

        Allez, hop ! hop ! à vos Google Earth tous 🙂

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  21. Le ventoux est probablement la grimpée la plus fréquentée par les cyclistes sur l ensemble d une année.

    Sur un été, cela doit être le Tourmalet suivi de pré par le Galibier et sur le seul mois de juillet, l Alpe d Huez.

    C’est là que l on mesure l influence du TdF.

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    • Edgard Allan Poe

      Elle est aussi malheureusement, – mais la route est à tout le monde – très fréquentée par les motards, et les voitures. L’an dernier, les 5 derniers kms étaient fermés aux voutures des 2 côtés en juillet. Ca limitait le flux. Montée par Malaucène le matin, nickel. Montée par Bédoin, l’aprem, j’avais la sensation de me trouver sur les 24 heures du Mans moto. Obligé de monter en file indienne, bien à droite avec les motos qui vous passent à 30 cm à fond de 3ème dans les courbes…Experience moyenne au final…avec un vent du nord terrible après le chalet et dans un jour bien moyen…
      Trop connu. Trop touristique pour moi.

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      • Il faut éviter les classiques en juillet août, trop de Monde. Pour les motos, c est encore pire dans le Montcenis côté Italien. Malgré la beauté du paysage,
        l on se croirait perdu sur un circuit motocyclistes. Heureusement, il y a une option pour éviter la route principale.

        En juillet, le col du Sabot vaut le déplacement. L on se croirait dans un grand col Italien au fin fond du Tyrol, les voitures et les motos en moins. Celui qui est en gravel peut basculer du sommet en direction de la Croix de Fer. Sinon, la Croix de Fer et surtout le Glandon restent relativement sauvages en comparaison de leur prestigieu voisin, le Galibier.

        Le Cormet de Roselend ou le Granon, présentent de beaux paysages et la petitesse de leurs routes préserve un peu de la surfrequentation.

        Les grands cols des Alpes du Sud sont eux aussi un peu moins fréquentés, sauf l été dernier en raison des répercussions de la crise sanitaire.

        Pour l Iseran, c est une question d horaire. Passé 17H00, il n y a plus grand monde. Mais il faut être vigilant de ne pas percuter une marmotte car elles viennent se chauffer le ventre contre le bitume qui a pris le soleil dans la journée. Leurs trajectoires est improbable car elles partent toujours en direction du terrier.

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  22. yp78

    @mica, suite au post bien argumenté de Marius je vais complété celui ci avec les éléments suivants, tu compares un sprint sur piste avec la route voir sur le plat et en bosse ce qui n’est pas comparable, faisant encore des compet masters sur la piste (+ de 60 ans (donc pour les performances ce n’est pas le sujet) voici des chiffres précis pour mieux comprendre.
    En poursuite sur 2000 m je tourne entre 2,38 et 2,42 mn, donc autours du 45 km/h (départ arrête n’oublie pas, donc cela me coûte en moyenne 7 sec) pour une puissance moyenne +/- 360- 370 W mon « petit » braquet est le 53 x 15 et je tourne autours des 105 t/mn +/- 3 tours en fonction des jambes, si je t’écoutais je devrais passer en 53 x 16 et tourner à 112 t/ mn ,.
    Rassure toi je n’ai pas attendu tes interventions en boucle sur ce blog pour essayer de jouer sur la vélocité et bien sache que cela m’est juste pas possible de tourner plus vite car je toxine et perds plutôt 3 à 5 sec (plusieurs chrono à l’appui) , pourtant sur des épreuves en scratch je peux faire du 115 t/ mn en moyenne avec des pointes à 136 T/mn sur une épreuve de 20 minutes.
    Pour info si on reste assis sur la piste avec des hautes fréquences > 130 T/mn c’est parce que c’est casse gueule
    En 40 ans le cyclisme a continué à évoluer, il faut d’abord de la force que tu emmènes ensuite à haute fréquence, (genre Ganna dans le chrono du Giro) tu devrais essayer tes théories pour de vrai sur un vélo avant de répéter les recettes du passé cela te permettrait d’être plus intéressant à lire (car des fois tu as de bonnes remarques depuis quelques mois mais tu culture compétition est en retrait) Je sais que plusieurs essayent de t’expliquer et n’y arrivent pas donc j’ai peu d’espoir mais bon….

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  23. Mark Padun a le potentiel pour remporter un grand tour.

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    • Thierry mtl

      Ce jeune padouane est plus que surprenant. Une éclosion explosive. En tant que professionnel, il n’avait jamais montré un tel potentiel. Rappelons que dans son équipe Barhein Victorious, sur le Giro, Caruso a fait la meilleure performance de sa carrière. Tout ça me parait aujourd’hui très suspect.

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  24. Edgar Allan Poe

    Eh ben… quand une équipe où personne ne marchait vraiment, place un plus que trentenaire (dites 33 au docteur), sur la 2eme marche du podium du Giro suite à plusieurs performances très solides (Bardet se souviendra du retour de Caruso sur la dernière étape de montagne), et qu’un gars très moyen, bien qu’encore jeune, crée des écarts importants avec les meilleurs du Dauphiné sur 2 étapes d’affilée dans les Alpes alors qu’il est taillé et pédale comme un rouleur, je me dis que tout est possible. D’ailleurs, le mec n’a-t-il pas dédié sa victoire à Jésus – ça a du lui faire plaisir – hier, avant de le remercier à nouveau aujourd’hui…
    Bref, on est parti assez loin, sur ce coup! 😱🤪🤒
    Dommage pour Nibali et Dan Martin, ils auraient dû rester dans l’équipe !
    Même Jalabert, prêt à avaler toutes les couleuvres de sortie en cette fin de printemps, y a été de ses commentaires, plus le moins dubitatifs et teintés d’ironie.
    Ça me rappelle les 2 victoires d’affilée d’Ugrumov et sa deuxième place sur l’étape précédant sa 1ere victoire sur le tour de France 1994.
    En plus, Jalabert qui dit (pour se rattraper ?) que Padoun a perdu 4,5 kgs sur un stage en montagne. Normalement, une perte aussi brutale de poids chez un sportif de haut niveau affaiblit considérablement l’organisme…
    Bon, voilà, un ukrainien chez Barhein, vive l’exotisme !
    Je suis déjà dégouté !

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    • Thierry mtl

      Eh bien, nos commentaires se sont croisés

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    • lbi

      Si même Jalabert a un doute…
      Des beaux gros braquets qu’on ne manquera pas de souligner dans les ehpads 🙂 🙂 🙂

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    • Moi, cela me rappelle la victoire d étape sur le TdF de Primoz Roglic à Serre Chevalier en 2017.

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  25. Yvon

    L’Ukraine entre en concurrence avec la Slovenie ou la Barhain a acheté le brevet magique, ce qui l’impudence de ces gens qui se foutent du monde le pire cela peut passer. Eric va être crédible. Attendons.

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  26. yp78

    en fait ce Padun dans son style et sa force (dont son menton volontaire) il m’a rappelé un certain Floyd Landis 2006 dans les mêmes pentes du TDF en espérant que cela ne se termine pas pareil mais si l’expert Jalabert doute alors on peut nous aussi douter.
    Mais au moins il a l’air sympa..

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    • mica

      Exactement , tout au long des 2 montées (hier et aujourd’ hui), j’ ai aussi pensé à Landis…….qui d’ ailleurs vivait aussi une « histoire avec Dieu »!
      Ca ne présagerait peut être rien de bon….

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  27. Ce n est pas moi qui pédale Yvon et quoi qu’il advienne, je n en serais ni plus ni moins crédible. Qui plus est, contrairement à certains, je n affirme pas grand chose puisque je ne parle que de potentiel.

    Par curiosité, je suis allé faire un tour sur wikipédia et j ai pu voir qu en 2018 il avait remporté une étape du tour des Alpes dont le circuit final emprunté en partie celui des championnats du monde 2018 à Innsbruck, l un des parcours les plus exigeants de l histoire des championnats du monde. Ce jour là, à 21 ans, il devancait Bennett, Hirt, Ciccone, O’Connor, Pinot, Angel Lopez, Froome, Pozzovivo, Elissonde.

    Si depuis, il a perdu presque 5 kg…

    Pour ce qui est de la morale, vu qu il a battu les Inéos , les Astana et les Jumbo Visma qui sont régulièrement mis en avant sur la Flamme Rouge pour leurs probités douteuses, je ne peux que boter en touche.

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  28. Edgar Allan Poe

    Ce que les gens peuvent être médisants!
    Je crains que l’expression probité douteuse soit en deçà de la réalité : pour Inéos, ou Sky, on a des faits avec Puff Daddy, et de nombreux témoignages concernant leur usage du Tramadol, certes pas interdit à l’époque. La zone grise…
    À leur corps défendant, les accélérations reproduites de Froome sur le Ventoux à près de 1000 W , passant de 21 à 31 km/h en prenant juste 5 pulsations ne permet pas de condamner le bonhomme.
    Un mec apportait des médocs d’Angleterre à Wiggins, mais c’était du Fluimicil, que l’on donne chez nous aux enfants en bas âge.
    Le médecin des Sky a fait livrer des patchs de testostérone, mais il ne savait pas que ça pouvait contribuer à améliorer la performance. Faut l’excuser. En plus, impossible de se souvenir à qui il les a donnés.
    Astana, c’est pas mal de coureurs condamnés, mais comme le manager général est d’une probité à toutes épreuves!
    D’ailleurs, je viens de réaliser que Bozic et Erzen étaient managers chez Bahrain.
    Bon, allez, je m’exile en Suisse pour les commentaires de Claire Bricogne et de C. Guimard.
    Et surtout, j’ai vraiment hâte de savoir comment on traite un burn-out en 2 mois parce que dans mon entreprise, il y en a de plus en plus depuis 4 ou 5 ans, et les salariés concernés mettent des mois voire des années à guérir avant de revenir travailler. D’ailleurs, la majorité démissionnent.
    Depuis 2020, c’est n’importe nawak!
    Ça fait rien, on continuera à pédaler quand même.
    Vive le vélo !

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    • Oui, c’est factuel. Alors nous pouvons les blâmer mais pas plus ni moins que Mark Padun. Quant à Jalabert, est il en mesure de l ouvrir à ce sujet ?

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    • Bigmouse

      Tu as oublié le vent dans le dos pour vroum vroum 😁😁 et son pédalier ovale

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  29. marius

    Mon avis journalistique.
    Les deux victoires en montagne de Padun, me rappellent l’éclosion d’un certain Chris Froome. On verra bien ce qu’il en ressortira plus tard. Mais nul doute que s’il fait le Tour, avec ce niveau, il va en gagner d’autres, beaucoup d’autres.
    Mon avis personnel.
    Ces deux victoires successives, me rappellent la sombre équipe Saunier Duval où les duettistes italiens Piepoli et Ricco tournaient autour de leurs adversaires dans les cols du Tour de France. On sait comment. EAP dit très justement que l’on ne peut pas maigrir de 4,5 kg ET s’entraîner dur, sans y laisser des plumes. Pas sans l’apport d’aide médicamenteuse.
    Oui, il a un palmarès et des références antérieures. Beaucoup d’autres coureurs aussi, mais ils n’ont pas remportés deux étapes de montagne, successivement.
    Ou alors, le cuisiner a remplacé les pattes Barilla par des Gragnano strafilate al bronzo.
    Ce procédé fait des petites cannelures pour mieux retenir la sauce sur la pasta.
    Comment ça, les coureurs les mangent sans?
    C’est le meilleur.

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    • En combien de temps a t il perdu ses 4,5 kg ? A t on une source précise et crédible à ce sujet ?

      Pour moi, l information est à conjuguer au conditionnel.

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      • Edgard Allan Poe

        Propos de Jalabert, qui ne ment jamais, depuis son serment devant le Sénat.
        Interview du coureur dans la Pravda, qui ne dit jamais de bêtise depuis l’affaire Armstrong.

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    • Combien Jan Ulrich perdait de kilos avant le TdF ?

      En combien de temps ?

      Avec quel traitement ?

      Blâmer ?

      Oui, mais ni plus ni moins…. Surtout face à Lance Armstrong.

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      • Edgar Allan Poe

        J’ai du mal à te suivre. Quelle est la finalité de ton raisonnement ?
        Démontrer qu’il est vrai d’avoir des doutes ?
        J’en doute.

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      • Je ne te suis pas non plus puisque je ne comprends pas tes deux questions.

        Pour ma part, je pense qu’il faut être équitable. Je suis toujours choqué par les différences de traitement.

        Mon exemple type, Rasmussen et Contador.
        Clairement, pour moi, il faut les ranger dans la même boîte.

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  30. Wolber

    A comparer avec celles de Froome et Thomas , l évolution de Padun, c est encore de la rigolade. On verra sur le Tour.

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  31. Wolber

    Au delà de la « performance » réalisée par Padun, sur les deux dernieres étapes , la question est de savoir jusqu à quand le cyclisme survivra au de schéma de course proposé durant cette semaine.

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  32. marius

    Je poste ce que j’ai édité plus haut, moins visible et compréhensible.
    Donc, il est dimanche soir, je vais essayer de vulgariser la notion de surbraquet, beaucoup l’auront compris. Ou comment expliquer que je fais de la prose, lorsque j’écris ces lignes.
    Donc, au commencement, il y a la notion de couple résistant de toute la chaîne de transmission (braquet, inertie des roues, poids, pente, vitesse du vent, allure du mobile vélo+cycliste, aéro, digestion lente, le petit dernier qui fait pas ses nuits…)
    Le vaincre, permet de faire avancer l’équipage mobile vélo + cycliste.
    Pour cela, on y oppose un couple moteur Cm, qui est le produit de la force appliquée par le cycliste sur la manivelle x long de la manivelle, (on soustrait les points mors haut et bas). Si vous multipliez Cm par la vitesse de rotation du pédalier w, on obtient la puissance en watts. P=Cw.
    Exemple 1, si vous mettez votre vélo sur un home traîner, sans roues et que vous pédalez comme un dératé avec toute l’énergie du désespoir, vous n’allez pas développer de puissance ou très peu (celle utilisée pour faire fonctionner les muscles à vide) car vous pédalez dans le vide justement. Pas de couple résistant.
    Un peu comme la blague, levez baissez et maintenant, on fait l’autre paupière, c’est très facile, on y arrive toute la journée sans s’en rendre compte.
    Exemple 2. Vous roulez sur le plat à bonne allure, quand soudain un inconnu.
    Non, quand soudain un pont de chemin de fer se présente. Vous conservez votre braquet et pour ne pas ralentir, passez la bosse en danseuse.
    Parce que c’est comme ça et c’est moi qui écrit.
    Et là, miracle, la puissance augmente.
    Magie?
    Non.
    Le couple résistant a augmenté pour pouvoir conserver la même vitesse que sur le plat. Une des données à changée, la pente. Comme vous avez décidé de conserver le même braquet, au lieu d’augmenter la fréquence de pédalage, il faut pour cela augmenter la force qui s’applique sur chaque pédales pour le vaincre.
    Le fameux surbraquet.
    On y arrive, car le corps humain étant bien fait, il est capable de délivrer pendant un très cours laps de temps, une force très supérieure à celle nécessaire pour rouler à allure stabilisée (pour mon cas perso, x4 et je suis un petit joueur).
    On aurait pu choisir d’augmenter la vitesse de rotation, mais c’est très difficile et peu y arrive (exemple, les démarrages de Froome dans les cols).
    Au final, c’est moins efficace.
    On comprend mieux pourquoi, la très grande majorité des coureurs usent du surbraquet, parce que c’est disponible rapidement et la puissance instantanée est considérable, beaucoup plus qu’en tournant les jambes.
    Voilà, comme disait mon prof de techno, « ça fait bien dans les salons mondains ». Mais c’est chiant, hein ?
    Gaffe quand même , si vous sortez cette démonstration, vous risquez fort de vous faire inviter à un dîner du mercredi soir.
    PS. J’adore cet espace de liberté et tout les contributeurs.

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  33. Edgard Allan Poe

    Belle démonstration, très simple, Marius. Pas évident la vulgarisation.
    Je trouvais que c’était un progrès évident de pouvoir tourner les jambes comme on le fait presque tous, depuis quelques années, surtout au moment de reproduire des efforts violents, de type attaques en course ou accélérations plus ou moins longues. En gros, on toxine moins. Je parle de progrès par rapport à l’époque où les braquets disponibles, tant en nombre qu’en qualité, ne nous en offraient pas le choix. Je suis surpris aujourd’hui de voir des coureurs qui tirent gros, pour faire simple. Même si on est loin du retour aux braquets du genre 60 tours/ min maxi, dans un col long comme ce fut longtemps le cas. On était montés au dessus de 90, (Dan Martin par exemple). On revient aux 80, voir un peu moins. Je ne m’explique pas complètement ce changement.
    Sinon, Hirschi…une jambe plus courte que l’autre…OK, m’enfin…Ejecté de DS Web. Pas beauucoup de courses. J’en parle parce qu’il avait surgi l’an dernier, le bouffi aux joues rougeaudes, en tournant autour des meilleurs, et en promenant son vélo sur le tour de France. Un peu comme notre spirituel ukrainien.

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    • Bigmouse

      Je l’avais oublié lui tiens ! Intéressant ton état de lieux sur la fréquence de pédalage! On mouline avec le dopage sanguin et les moteurs puis redescend un peu (autre protocole ou micro doses permettant de mouliner mais plus comme avant ou progrès ds l’entraînement issu de l’ere epo

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  34. marius

    Dimanche matin j’ai fait l’expérience dans une pente à 9% de tourner les jambes sur un braquet de 34×28. Je suis passé de 80 à 100-105. Ma vitesse a augmenté mais pas considérablement (braquet trop petit). Par contre, j’ai très vite toxiné. J’ai alors tombé les dents, 34×23 et à 90 tr/min, j’ai décollé, roulant un bon 5 km/h plus vite. Pas longtemps, 1 km faute de Vo2max importante (164 puls). Je trouve qu’il est plus facile de tourner à 100 tr/min sur le plat, car l’inertie de la roue arrière, entretien en partie la fréquence de pédalage (pas avec une roue ultra légère de montagne). La vitesse de pédalage dans les cols c’est vraiment propre à chacun.

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  35. nikko

    Les commentaires sont d’une belle qualité sur cet article. Je me suis régalé ! Encore !

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