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L’erreur au sprint

Jour de transfert du Danemark à la France aujourd’hui sur le Tour de France.

Les trois premières étapes sur le sol danois ont été un franc succès, le public étant (très) nombreux sur le bord de la route.

Victoire surprise d’Yves Lampaerts sur le chrono du premier jour, celle-là personne ne l’avait prédit.

Hier au sprint, c’est Dylan Groenewegen qui s’impose après une certaine mésentente entre Laporte et Van Aert dans les tous derniers moments du sprint final.

Les images sont claires: Laporte lance le sprint pour Van Aert sur la gauche, Van Aert ne reste pas dans la roue et par plutôt sur la droite, Laporte ne s’en rend pas tout de suite compte et reste bien décalé de son leader, mais sans forcément relâcher son effort rapidement.

Du coup, un espace s’ouvre entre Van Aert et Laporte, et Groenewegen n’en demandait pas: il s’y engouffre et vient coiffer sur la ligne Van Aert, qui n’en croit pas ses yeux.

Bien joué de Groenewegen, il fallait avoir des nerfs d’acier pour passer à cet endroit à plus de 60 à l’heure, si tard dans le sprint.

Van Aert a-t-il bloqué Sagan derrière lui? Je ne le crois pas, Van Aert a produit un sprint clean en respectant sa ligne. Sagan aura-t-il pu forcer le passage? À 22 ans peut-être, plus maintenant.

Au général, Wout Van Aert reste en jaune et tout baigne pour l’équipe Jumbo-Visma jusque maintenant. Tadej Pogacar est également très bien placé, 3e du général à 14 petites secondes du maillot jaune.

Pour d’autres, on a déjà une très claire indication qu’ils joueront les victoires d’étape, et non le général. C’est le cas de Mike Woods (+2min15), de Thibault Pinot (+2min07), de Rigoberto Uran (+2min), de Guillaume Martin (+1min49), de Damiano Caruso (+1min41) et de Warren Barguil (+1min19).

D’autres sont déjà près d’une minute de retard sur Van Aert et 45sec sur Pogacar, je pense notamment à Ben O’Connor, à David Gaudu, à Jakob Fuglsang, à Nairo Quintana, ou encore Enric Mas et Daniel Martinez. L’addition monte vite!

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53 Commentaires

  1. Je me permets un copié collé d’un commentaire publié hier car plus en phase avec ce nouvel article.

    Selon Jacky Durand, en 2022, si l’on applique le réglement, Wout Van Aert est déclassé.

    https://www.eurosport.fr/cyclisme/tour-de-france/2022/jacky-durand-si-on-se-refere-au-reglement-wout-van-aert-est-declasse-lors-de-la-3e-etape-gagnee-par-groenewegen_vid1705744/video.shtml

    J’ajouterai que je ne suis pas surpris de la non sanction de Wout Van Aert mais… si Sagan était tombé, je pense que WVA aurait été déclassé.

    Cette manière d’appliquer le réglement avec une géométrie variable suivant qu’il y ait chute ou pas ne m’étonne plus.

    Si dans les prochaines étapes le même type de manœuvre produit une chute, ma logique voudrait qu’il n’y ait pas de sanction non plus et que personne ne crie telle une vierge éffarouchée.
    Les plus aveugle diront que Wout Van Aert n’a pas changé de ligne et les plus honnêtes diront que ce n’est pas intentionnel.

    Il n’empêche que le geste est intentionnel et qu’il y a bien une volonté de se rabattre progressivement pour venir fermer la porte. Rien ne l’empêchait de rester pleine ligne puisqu’il fait le choix intentionnel de démarrer son sprint à cet endroit. Mais c’est ce que les jeunes apprennent en école de cyclisme, choisir le bon côté et fermer la porte… Et les plus vicieux diront de fermer la porte en laissant volontairement un trou de souris qu’il sera toujours temps de boucher.

    Les coureurs jouent avec les réglements, pour cela ou pour autre chose… C’est l’esprit même du cyclisme !

    • mica

      Il est vrai, qu’ en cyclisme les régles plus ou moins écrites sont difficiles à faire respecter. Un exemple ,c’est le fameux « retour dans la file des voitures » , presque incontournable car, pour « rentrer » dans le peloton, il faut bien se « fondre » dans flot des véhicules suiveurs en les dépassant un à un.
      Alors il existe cette notion de barrage ou l’ on impose aux voitures des DS de s’ arrèter afin qu’ il n’ y ait pas d’ interfèrence mais là aussi, application à géométrie variable qui dépend du fameux « collège  » des commissaires.( je me demande d’ ailleurs si ce collège n’ est pas parfois à la botte des DS, mais c’ est une autre histoire……)
      Pour la régularité d’ un sprint, c’ est encore une autre histoire.
      Hier Jaja disait que le sprint était légal, Durand affirme le contraire…..
      Il est vrai que ces sprints n’ ont rien de linéaire et il semblerait même qu’ il faille réviser sa géométrie tant la ligne droite ne semble plus être le chemin le plus court pour aller d’ un point A à un point B.
      A ce propos, Laurent devrait réviser son jugement concernant les sprints……ils ne vont pas à plus de 60 Km/ h mais souvent à plus de 70Km/h (sans préjuger d’ un eventuel vent favorable….ou d’ une arrivée en lèger faux plat descendant.)
      Il faut se rendre compte que c’ est dans les portions droites et planes des CLM que les cyclistes modernes approchent les 56 ou 57 Km /h……..il n’ est donc pas illogique que le 70 Km /h soient atteint ou dépassés en sprint.
      Hier, si j’ ai bien « chronométré », et « décortiqué » la vidéo c’ était 22 secondes pour les derniers 400m ,faites le calcul….ça fait ; 65, 5 Km/ h soit sensiblement plus en vitesse instantané …… 70 , certainement.

      • Edgar Allan Poe

        POur la question des vitesses au sprint, il y a un juge de paix qui s’appelle Strava et sur lequel on peut voir les différentes portions de la course, si tant est que le coureur soit référencé dans cette application.
        Si j’analyse bien le compte Strava de Van Aert, pour l’étape d’hier, il me semble comprendre que les 400 derniers mètres sont parcourus à une vitesse de 58,2 km/h.
        Je ne trouve pas le compte de Sagan, ni celui de Groenewegen.
        60,5 km/h pour Laporte. 58.2 pour Kristoff
        70 km/h en vélo, sur le plat, le monde des professionnels a beau être un autre monde, il faut y arriver.
        En dehors d’un faux plat descendant sur une ligne droite d’un km bien lancé et sans trop de vent de face, je n’y crois pas vraiment.
        Strava…juge de paix !!!

  2. noirvélo

    J’en ai de plus en plus marre de ces fans absolument inconditionnels qui défendent Sagan quoiqu’il fasse , de vrais gamins !!! A cette vitesse aux coudes à coudes le moindre geste est amplifié et on est vite déporté , c’est le sprint de haut niveau ! Il y a des situations extrêmes où les sanctions se justifient (il ne faut pas tout accepter , je suis d’accord !) mais Wout (dont je ne suis pas plus fan!) se concentrait sur le Batave pas sur le Slovaque ! le « déport » est minimum et Van Aert n’a pas à lui ouvrir la porte , c’est incroyable cette méconnaissance du cyclisme en rapport direct avec cette « fan attitude » aveugle et de mauvaise foi !!! Il y a des gars qui ratonnent jusqu’au dernier moment , puis qui se trouvent enfermés , poussant de l’épaule , et d’autres , extrêmement mal placés encore à 300 mètres , revenant de loin , malins, opportunistes , adroits et en fait aussi super puissants qui viennent coiffer tout ce beau monde comme Groenewegen , … tout « simplement » ! C’est le SPRINT !!!
    On parle moins de Caleb , de Jakobsen , de Philipsen , eh bien … ils ont simplement perdu , point barre .
    Sinon j’ai apprécié le top 10 de Hofstetter et les places de « l’inconnu » Lecroq de chez B&B déjà à la fête la veille , encourageant …

  3. marius

    La déviation vers la droite de Wout Van Aert est clairement volontaire afin de gêner Sagan et ce, jusqu’à la ligne d’arrivée. WVA bouge un peu sur la gauche à la toute fin, car Sagan le pousse de l’épaule, il se défend.
    Tout les sprinteurs le font.
    Au dernier Giro, on a vu Demarre changer de ligne, mais il avait tellement d’avance qu’il n’a gêné personne.
    Les commissaires se sont dit que de toute façon, Sagan n’aurait pas pu remonter WVA et ne l’on pas sanctionné. En matière de sprint, ils appliquent le règlement comme au foot en laissant l’avantage. Et puis, il ne faut pas gâcher la fête du Tour et du maillot jaune, comme dans l’épisode pédestre de Froome à l’arrivée du Ventoux, classé dans le même temps.
    Sagan est aussi retord que n’importe qu’elle autre sprinteur. Ce coup ci, c’est lui le dindon de la farce.

    • Edgar Allan Poe

      Sur une vidéo on le voit s’infiltrer dans un trou de souris dans le dernier virage et se replacer dans les 3 premiers en gagnant 10 à 15 places. Du grand art!

    • Steph

      « La déviation vers la droite de Wout Van Aert est clairement volontaire afin de gêner Sagan et ce, jusqu’à la ligne d’arrivée.  »

      Toutafé. un déport bien rectiligne d’environ 4-5m latéralement, sur les 200 derniers mètres. Cela se voit parfaitement de face. Seule circonstance atténuante : un peu de dévers qui doit favoriser la « glissade ». S’ il avait tenu sa ligne, il se serait retrouvé à l’endroit de Philipsen sur la ligne.

      L’amusant de la chose c’est que, se faisant, il ouvre un boulevard à « Routeverte » qui, littéralement, saute sur l’occasion.

      D’accord sur ce point avec Laurent : il y 10 ans, il restait suffisamment de place pour que Sagan passe quand même.

  4. mica

    EAP/ Je ne peux évidemment contester les chiffres donnés par Strava et dont tu nous fait part.
    Ils me semblent un peu faibles et quelque part ils m’ interpellent.
    58, 2 Km/h pour W. V. A., 60, 5 pour Laporte , 58,2 pour Krsitoff…….ne s’ agit il pas plutôt des moyennes sur le dernier Km ?
    Si c’ est le cas cela me paraitrait plus réaliste…….et même assez normal.
    Il m’ arrive quelquefois de chronométrer (à la montre certes)
    le dernier Km de certaines arrivées et entre la flamme rouge et l’ arrivée c’ est souvent inférieur à la minute…….soit supérieur à 60 Km/ h. Exemple: 55 secondes au Km représente 65 Km/h (ceci peut être « approximé » puisque chaque seconde gagnée ou perdue sur 1minute ( à environ 60Km/h ) équivaut à un gain ou une perte de 1 Km/h. OUF…….c’
    est presque des maths!
    Donc, selon moi une vitesse moyenne de l’ ordre de 62 au Km n’ est pas incompatible avec des vitesses de 66, 68 voire 70Km/ h en pointe.
    Ce serait logique quand on voit la puissance dégagée par les sprinteurs aux abords des arrivées.
    Cette puissance est impressionnante et profite largement de l’ apport de la force des bras et de tout le haut du corps.
    Mais attention cette position « déployée » induit une résistance aérodynamique bien plus grande que , par exemple, la position de clm.
    Dés lors on peut se demander si la position aéro ne serait pas plus efficace…….c’ est à dire en restant grouppé et assis sur la selle , car les sprinteurs modernes « prennent  » vraiment le vent.
    Pour ce faire ils devraient , bien sur, réduire les braquets assez drastiquement.
    En résumé, je pense que la puissance des routiers (aux environs de 1500W ? ) se perd un peu dans le vent et ne ce traduit pas par un gain de vitesse pure.
    c’ est mon point de vue qui ne date pas d’ aujourd’ hui !

    • Edgar Allan Poe

      Tu peux discuter pendant des heures et des jours entiers si tu le veux, mais Strava est un recueil de données GPS. Rien d’autre. Pas de place à l’interprétation.
      Tu le dis toi même au début de ta réponse : on ne peut contester ces données.
      Tu soutiens mordicus sur LFR les temps réalisés dans les années 50 sur certaines courses, qui à l’époque, bénéficiaient seulement de chronométrages « humains » avec des évaluations de distance tout aussi soumises à interprétation, le tout sans enregistrement, et tu voudrais aujourd’hui remettre en question les données GPS avec toutes les possibilités existantes de stockage vidéo et data des courses contemporaines…?
      Il faut savoir accepter les évidences, tout de même, à un moment, non ?
      Ne vois toutefois aucune agressivité, ni quelconque volonté de te nuire dans mon propos. Ce n’est que du vélo !
      Et quel vélo !

      • mica

        Les courses que j’ ai évoqué parfois ne datent pas du moyen âge et on ne chronométrait avec une pendule à balancier, voire avec une clepshydre !
        Pour les distances certaines furent vérifiées avec un vrai compteur , genre roue de géométre.

  5. missbecaneenfolie

    La gestion des 200 derniers mètres est pourtant simple comme solution.
    Si effectivement, le règlement oblige le maintien de la ligne, alors il faut prendre les grands moyens soit:
    Une ligne peinturée sur la pavage identifiant les 200 derniers mètres au sol.
    Ensuite des lignes de, mettons 1m de large pour identifier les couloirs, jusqu’à la ligne d’arrivée.
    Comme en athlétisme, sprints des 100m et 200m!
    Le sprinteur qui dévie de 1m dans les 200 derniers mètres risquant alors l’application du règlement. Circonstance atténuante votre honneur? Oui dans le cas d’éviter une chute d’un autre cycliste, par exemple. Laissons les avocats pour discuter de l’application concrète!

    • Edgar Allan Poe

      Une vidéo montre aussi Stuyven qui tasse Sagan bien avant la ligne pour ne pas le laisser remonter Jakobsen.
      Sagan finit par passer avec l’epaule. Le geste de Stuyven me semble nettement plus répréhensible que celui de Vancouver Aert qui flirte avec les limites du règlement.
      Doit on aussi préciser que dans un sprint, on regarde devant et que l’homme n’est jusqu’à présent pas doté d’une vision latérale…

  6. Tchmil

    Noirvélo, on ne peut pas dire que Lecrocq soit un inconnu, lui qu’on a déjà vu s’illustrer sur le calendrier français et belge. C’est un coureur de classiques qui est rapide au sprint, comme son équipier Mozzato.
    L’équipe B&B débute bien son Tour avec eux.

    Pour Ewan c’est étrange, Lotto n’a pas l’air d’avoir mis tous les moyens sur lui. Il semble bien seul pour un sprinter de son rang. Le recrutement de son « train » est un échec (notamment les allemands venus de Bora). Même Campenaerts en grande forme n’est pas là pour rouler devant. Et puis le petit australien a toujours le don pour se mettre dans des situations compliquées, mal placé, sa position n’étant pas adéquate pour se faufiler. Bref il n’y aura de toutes façons pas tant de sprints que cela sur ce Tour.

    Enfin en regardant les résultats des championnats canadiens Maître, Pascal Hervé est titré dans sa catégorie. Il est donc toujours au Québec l’ancien vainqueur du GP Plouay et mine de rien il y avait du beau monde dans ces championnats avec 2 anciens champions canadiens (Langlois, Lukaszewicz) et un auteur bien connu 🙂

  7. alano39

    Il y a 2 écoles qui s’affrontent sur le sprint de Van Aert.
    Celles des sprinteurs qui pensent que fermer la porte sans coincer le coureur contre les barrières est autorisée.
    Celle des légalistes qui en application du règlement UCI considèrent que sur les 200 derniers mètres les coureurs en tête doivent garder leur ligne. Cette interprétation avait amené les commissaires à déclasser Alaf sur LBL en 2020. Il avait débuté son sprint en décalant sur la droite pour ensuite se décaler sur la gauche. Il avait ainsi gêné Hirshi qui avait coupé son effort. Là Sagan étant un vrai funambule il ne coupe pas son effort mais ne peut le faire en totalité.
    Personnellement je suis plus enclin à suivre l’école des sprinteurs car c’est ce qui fait le jeu du sprint, le placement et la capacité à jouer des coudes. C’est un peu la philosophie du sprint que de « protéger » celui qui a lancé puisqu’il a pris le lead et donc été le plus entreprenant.
    Cette école est en perte de vitesse et en toute logique Van Aert devait être rétrogradé car il dévie trop fortement sur la droite.
    Partant au centre de la route, il a fait ce que tout sprinteur fait, il a fermé un côté pour éliminer les coureurs de ce côté. En contrepartie il laisse grande ouverte la porte sur la gauche justement là ou passe Groenewegen.
    Mais les commissaires n’ont pas voulu sanctionner Van Aert qui porte le maillot jaune et qui sur ce début de tour fait le show .
    Entre sprinteurs cette vague n’est pas un gros souci et Sagan a dû avoir quelques mots avec Van Aert pour lui dire: à charge de revanche.
    Ceci dit, en se comportant ainsi Van Aert ne se fait pas que des amis et dans les prochains sprints ils seront quelque uns à essayer de le coincer et ce bien avant les 200 derniers mètres.
    C’est je jeu et en ne déclassant pas Van Aert les commissaires ont accepté que s’installe ce jeu.

    • Edgar Allan Poe

      On ferme le côté opposé au vent. Il est très rare que le vent souffle de manière rectiligne : on ne l’a quasiment jamais totalement de face ou totalement dans le dos.
      Donc, tactiquement, on ferme le côté où les gars sont abrités, le côté plein vent reste ouvert.
      Il y a une morale : tu veux que je t’abrite, Ok, mais tu ne pourras quasiment pas me dépasser, ou tu es plus fort que moi, donc lance toi seul face au vent sans mon abri!

    • Steph

      alano39, j’aime bien ta vision des choses.

      missbécaneenfolie cette solution des couloirs dessinés au sol, c’est un marronnier depuis 20 ans.
      Sur le papier c’est tentant et je l’ai un certain temps défendue, mais quand tu essaie de te projeter dans l’application réelle tu vois vite les limites du procédé et finalement je me suis rendu à l’idée que c’était peu souhaitable.

      Les commissaires, en cyclisme, ont l’assistance vidéo bien avant que les footeux n’y aient pensé.
      A un moment donné c’est eux qu’il faudrait sanctionner s’ ils ne prennent pas leurs responsabilités ou s’ils contreviennent aux règlements UCI selon l’humeur ou pour des considérations extra-sportives. Il faudrait évidemment déjà les former correctement et je ne sais pas si c’est le cas..
      Le problème n’est pas tant dans leur interprétation des règlements que dans la variabilité des décisions.

  8. mica

    En résumé, le cyclisme est très difficile à arbitrer, voire impossible.
    Certains ont même monté certaines cotes (capi) accrochés à leur voitures et malgrés GPS et autres, ceci est passé à l’ as.
    Pas de panique, ils font leur tambouille et……à charge de revanche, de toute façon les « conflits » se réglent entre eux, il y a rarement des réclamations.
    les commissaires ? Ils peuvent dormir sur leurs 2 oreilles, l’ omerta fait le reste.

  9. yp78

    pour conforter mica, ci joint un lien (traduction ci dessous) perf réalisée sur l’ etape 13 du giro, le 21 mai 2021.

    voir lien ci joint: https://cyclinside.it/nizzolo-per-17-a-76-kmh-di-media-e-a-1-480-watt-massimi/

    Giacomo Nizzolo a réalisé une vitesse de 76,0 km/h sur 17 secondes du sprint avec une pointe à 78,3.km/h.
    avec une puissance moyenne de 1.200 Watt et un pic a 1.480 W

    la source est velon certes mais issue du GPS de Nizzolo, il y a souvent des erreurs sur strava (voir la descente du poggio 2022 avec Matej Mohorič qui etait sous evaluée

    • mica

      YP 78 : chiffres super impressionants quand même!
      Un petit faux plat descendant et (ou) un petit vent favorable ? ça ne me paraitrait pas impossible.
      Pour le coté spectaculaire, certains organisateurs iraient ils jusque à proposer de bons faux plats déscendants……et là l’ image devient vite spectaculaire + + +

  10. plasthmatic

    Mon sentiment est le suivant, au sujet de l’arrivée d’hier : il ne s’est pas passé  »tant grand chose ».
    Que cela eut pu mal tourner, bien sûr que oui. Mais c’est inhérent au sprint massif ou presque massif, le risque que ça tourne mal.
    Comment dire : notre monde qui tourne plus à l’illusion de sa maîtrise de tout qu’à une maîtrise réelle (et non souhaitable …) demande des sprints sans danger. Je me contente de sprint sans chutes … Malheureusement, je dis malheureusement parce qu’autant que tous les gens sains d’esprit et plus encore ceux qui connaissent le vélo du dedans, je déteste toutes les chutes, malheureusement il est impossible, quoiqu’on dise quoiqu’on fasse, d’éviter tous les écarts intempestifs, toutes les fausses manoeuvres, toutes lesdites erreurs stratégiques. Sauf à interdire les sprints. Comme l’a rappelé EAP, le sprinter à bloc voit devant, moins sur les côté. Il fixe la ligne, et peut (même s’il ne doit pas) dévier de la sienne. Ses yeux ne sont pas dans l’hélicoptère.
    Moi, je les trouve tous extraordinairement bons, somme toute.
    Quant aux erreurs, ou à l’erreur, c’est toujours simple de le dire. Pour prendre l’exemple d’hier, bien entendu que si Van Aert sort dans la roue de Laporte, il a toutes les chances de gagner. Mais, un, tout va très vite, et deux, il n’était pas tout à fait du bon côté pour prendre sa roue.
    Bon …

  11. mica

    YP 78 : chiffres super impressionants quand même!
    Un petit faux plat descendant et (ou) un petit vent favorable ? ça ne me paraitrait pas impossible.
    Pour le coté spectaculaire, certains organisateurs iraient ils jusque à proposer de bons faux plats déscendants……et là l’ image devient vite spectaculaire + + +

    • YP78

      mica, tu n’as pas tort car 1200 w pour atteindre 76 km/h c’est un peu juste en W, sur une piste pour la même vitesse il faut pousser 1700-1800 w (bon c’est vrai que les sprinter d’aujourd’hui sont bien profilés mais ce sont pas les mêmes gabarits, donc leur Cx est surement supérieur à Nizzolo )

      je suis comme plasthmatic plutôt admiratif de ces funambules, car débouler à + de 70 km/h sur un vélo cela fait très peur , on se sent à la merci de tout avec une perception absolue que la marge de manœuvre est très étroite , un simple contact entre 2 coureurs te fais déjà dévier de 1 à 1.5 m , un regard sur le coté de 0.5 à 1 m sans t’en rendre compte.

      • mica

        Tes précisions sont souvent interessantes et je crois me souvenir que tu pratiques la piste, malgrés un âge peut être un peu avancé, qui de toute façon ne freine pas l’ enthousiasme.
        Merci de nous faire part de ton expérience!

  12. En cherchant à passer le long de la barrière en restant à l’abri du vent, Sagan savait à quel risque il s’expose.
    Le problème n’est absolument pas de savoir si oui ou non Wout Van Aert aurait dû être déclassé mais plutôt l’application à géométrie variable d’un réglement suivant les conséquences, chute ou perte de la victoire pouvant lui, entraîner un déclassement.

    Cela fait plus d’un siècle que les sprinters choisissent un côté de la route en fonction du vent et meme en l’absence de vent ou vent strictement dans l’axe, il est toujours préférable de choisir un côté.
    Si Wout Van Aert était resté pleine ligne non seulement Groenewegen aurait sûrement réussi à le doubler quand même par la gauche mais en plus, Sagan le doublait peut être également par la droite.
    En choisissant un côté, ils enferme un plus grand nombre d adversaires ou les contraint à faire un peu plus de distance pour contourner. La distance supplémentaire parcouru étant parfois celle qui manque à l’arrivée.
    Seul Mario Cippolini sprintait pleine ligne, sa manière à lui d’humilier ses adversaires.

    Pour résumer, Wout Van Aert fait comme tout les autres sprinters mais si l’on se référe au règlement, il doit être déclassé… Mais sachant que le réglement n’est quasiment jamais appliqué s’il n’y a pas chute ou gêne à un tel point que l’on puisse penser que le coureur géné aurait forcément gagné s’il ne l’avait pas été.

    C’est obscur ? C’est normal, c’est du vélo !

    Pour les vitesses, je ne sais pas trop mais c’est peut être mieux de ne pas savoir et de laisser place à l’imagination pour mieux en rêver. Mais je ne fais pas vraiment confiance à Strava. Une chose est sûre, c’est qu’ils vont vraiment très vite et que ce sont des acrobates.

    • mica

      J’ aime bien ta conclusion : « c’ est obscur, c’ est normal, c’ est du vélo »

    • mica

      Tu dis que Cipollini « humiliait » ses adversaires……il fut certainement humilié lui même le jour ou il fut battu dans un défit , au sprint, par la cycliste Française Nathalie Even.
      je ne retrouve pas hélas de traces de ce défit……..mais me souviens l’ avoir vu dans internet mais il est difficile de garder toutes les données de la « toile ».
      Pour mémoire, Nathalie Even fut championne olympique de la course aux points à Atlanta (1996?) à une époque ou ce titre Olympique avait moins de visibilité que maintenant.
      Bonne sprinteuse Française, elle subissait cependant la domination de Félicia Ballenger.
      Et oui, le « macho » transalpin  » avait subit la domination de la petite Française……sans doute une question de braquet…..immense pour l’ un et raisonnable pour la Bretonne!
      Si l’ un d’ entre vous avait des traces de cet évènement …….ça serait « sympa  » de faire savoir! mais……je doute!

      • Pour la fessée donnée par Nathalie Even à Mario Cipollini, LBA y avait consacré un reportage dans son blog. Malheureusement, le blog est aujourd’hui en mode privé.

        C’est aussi la démonstration que les spécialistes de la vitesse pratiquent une discipline qui n’a rien de comparable avec le cyclisme sur route, un autre monde.

      • mica

        J’ ai trouvé! il faut faire tout soi même.
        dans le Blog « endurance en montagne Ardéchoise » (qui a à voir avec celui que vous appelez « le grand » ou LBA) l’ auteur écrit et regrette que dans les années 80, M. Madiot ai repoussél le défit que lui lançait jeannie Longo sur une poursuite.
        Et, l’ auteur de conclure:  » Mario Cipollini releva, lui, le gant jeté par la sprinteuse pistarde Nathalie Even qui le battit à plaque couture » (sur un sprint).

  13. mica

    EAP: désolé de te contredire, mais les chiffres avancés par strava , et que tu rapportes, me semblent assez farfelus pour l’ arrivée de la 3emme étape du Tour à savoir, 58,2 km/h pour Van Aert et Kristof et 60, 5 pour Laporte ( sur les derniers 400m)
    j’ ai visionné le dernier Km de cette arrivée et le début du peloton est passé en 4 h 10′ 37  » à la flamme rouge et le vainqueur termine l’ étape en 4 h 11′ 33 »…..donc le dernier Km en 56  » ( et, même moins pour le vainqueur) soit 64, 3 Km / h de moyenne sur le dernier Km, au moins pour le vainqueur.
    On peut donc avancer que sur les derniers 400m les chiffres annoncés par SRAVA sont faux ( ordre de grandeur de l’ erreur: 64, 3 – 58,2= 6,1 Km/h. ( et, encore la moyenne que j’ ai calculée l’ a été sur le km entier.) Sur ce coup Strava a tout faut!
    Conclusion : les sprinters pros sont capables de rouler à 64, 3 Km / h sur 1 Km……..j’ en déduit que le 68 Km/ h n’ est pas impossible en vitesse de pointe dans les derniers 200m…….voire 70 Km/h.
    Autre conclusion : STRAVA n’ est pas tjrs. fiable…..c’ est aussi l’ avis de 2 contributeurs ici!
    Honnétement, je ne pense pas m’ étre trompé dans mes calculs!
    Sur cette arrivée, je pense que le terrain était plat et comportait même un virage, assez large qui pouvait ralentir un peu après la flamme rouge…..mais si peu finalement…….oui, ce sont des artistes…….quand à la régularité il est difficile de se prononcer.

    • mica

       » donc le dernier Km en 56 secondes »

      • Par curiosité, j’ai fait la même démarche et je trouve 56 secondes 67…

        Bon évidemment, c’est un chron manuel et cela peut être 57 voir fin de 57. Dans tous les cas, cela fait + de 60 km/h sur le dernier km.

        Vu la vitesse perdue dans le virage, cela roule vraiment très vite… Et même sûrement très vite également dans les 5 derniers kilomètres.

  14. Super Mica !

    Le blog de LBA était vraiment d’une grande qualité, un régal. Encouragé par ta trouvaille, j’ai cherché également et je suis tombé sur cet article où le grand faisait également de sa découverte, en 2015, d’une jeune cycliste Autrichienne, Anna Kiesenhofer qui avait brillé sur une cyclosportive.

    Personne ne pouvait alors deviner qu’elle deviendrait championne olympique de cyclisme sur route en 2021 à la grande surprise générale, à commencer par celle de ses poursuivantes !

    Vraiment très fort le Bourrin Ardèchois…

    Extrait :

    « Mon attention s’est arrêtée sur l’exceptionnelle performance de la meilleure féminine, l’autrichienne de 23 ans Anna Kiesenhofer. Terminer 12ème du grand parcours de 140 km par delà le Géant de Provence à une dizaine de minutes de pointures comme Nicolas Philibert et Fabien Muzette en dit long sur le talent de cette championne.

    Sur Strava, sa montée en cours d’épreuve du Mont Ventoux en 1h20′ (depuis Bédoin) m’a conduit à la belle performance passée de Hélène Marcouyre, notre vététiste ardéchoise qui possède le temps de référence en 1h19, excusez du peu.

    D’un naturel parfois macho, je connais de nombreux hommes qui choisiraient la fuite au départ d’une course avec ces athlètes. Dans la continuité du triste Marc Madiot, qui du temps de sa splendeur s’était étalé d’un « une femme sur un vélo, c’est moche, moi ça ne me plait pas », (il insista: « Les filles n’ont rien à faire sur un vélo. Les cyclistes sont ringardes et moches. Le niveau est affligeant. » (L’Equipe 21/07/1987)), sur un ton violent appuyé d’une gestuelle agressive, rejetant par suite le défi de Jeannie Longo de l’affronter sur une poursuite; le beau Mario Cipollini releva lui le gant jeté par la sprinteuse pistarde Nathalie Even, qui le battit à plate couture!

    De regarder les classements de la récente Serre-Che Luc Alphand m’a rappelé le souvenir de Christine Muller-Sellier, encore auteure d’une très belle performance même si elle n’est plus à son exceptionnel niveau de 2004, quand notamment elle acheva l’Ardéchoise en 7ème place en 6h40 (vous avez bien lu; le nouveau parcours est plus long de 10 minutes). Avec Christophe Collard, nous avions roulé en trio de Burzet au pied du Col final du Buisson.

    A cette liste on ajoutera évidemment Magdalena de St Jean, dont l’arrivée dans les cyclosportives de montagne fit sensation il y a une petite dizaine d’années.

    Sensation? On peut se poser la question de l’étonnement procuré par ces performances réalisées par ces femmes d’exception. Pas certain que, nous les hommes, en sortions indemnes.

    Tiens, la triathlète Chrissie Wellington, vous connaissez?

    Notez que sur la Plateau Ardéchois, on a aussi notre championne en la personne de Bernadette Roche, multi-titrée en ski de fond, et même deux avec sa fille Fanny Roche qui brille aussi en course d’orientation. Et même trois…

  15. Pour ce qui est de la vitesse, si l’on regarde la vidéo mise en ligne dans cet article publié par Laurent, je ne sais pas ce que cela vaut (les vélos sont munis de GPS individuels), mais à 200 m de la ligne, il sont à 63 km/h. sans être encore au paroxysme de leur effort.

    Malheureusement, l’indication de la vitesse est supprimée pour la suite. Je ne sais pas si le plus rapide franchit la barre des 68 km/h mais possiblement peut être celle des 65 km/h…

    Le fait Qu’il y ait eu un virage à 800 m les a sacrément ralenti car la vitesse indiquée est légèrement inférieure à 50 km/h en sortie de virage.

    • mica

      Les chiffres donnés par Strava ou autres, de vitesse instantannée sont faux et sous évalués.
      Dans la vidéo de Laurent de la 3emme étape, on voit entierement le dernier Km.
      Les temps de passage apparaissent en haut à gauche de l’ écran…..et eux sont rigoureux et ne peuvent pas tromper.
      Temps de passage à la flamme rouge de l’ avant du peloton:
      4h 10 ‘ 37  »
      Temps à l’ arrivée:
      4h 11′ 33 »
      soit 56  » pour parcourir 1 km , soit une moyenne de 64, 3
      Km/h. j’ ai bien dit moyenne sur 1 km.
      Compte tenu du virage qui a bien fait baisser cette moyenne, on peut raisonablement tabler sur une vitesse de pointe de l’ ordre de 68 Km /h ………voire plus.
      Et là les chiffres des temps de passage sont fiables……..bien plus en tout cas des chiffres Strava ou Radars………ce n’ est pas un point de vue mais la réalité des chiffres bruts.

      • Je ne sais pas si tu as vu un commentaire que je t’ai laissé plus haut mais j’ai vérifié également de manière plus empirique avec ma montre et j’ai trouvé 56 secondes 67. Évidemment, ce n’est qu’un chrono manuel. Mais vu le virage où la vitesse tombe sous les 50 km/h, oui ! 68 km/h semble une évaluation assez juste.

        Et comme dit plus haut, cela voudrait le coup de chronométrer les 5 derniers km d’une étape rectiligne et plate car cela roule vraiment très vite.

        Et Wout Van Aert lui même était totalement surpris d’avoir pu résister au peloton aujourd’hui.

      • Edgar Allan Poe

        Sous réserve que les distances mesurées par l’organisateur soit correctes aussi. Sur le dernier Giro, il y avait des erreurs par exemple, et ça arrive très très souvent en course aussi.
        Strava… je concède qu’il y a parfois des trucs bizarres. Le mien indique par exemple une pointe de vitesse de 113,3 km/h sur la descente du Glandon ou du Galibier, ce dimanche en course. Il est clair qu’au delà d’une certaine vitesse, je ne regarde plus vraiment le GPS, préférant me concentrer sur l’aspect du revêtement et les trajectoires, mais je pense que je l’aurais senti si j’avais dépassé les 100 km/h.

      • Ce n’est même pas des erreurs mais parfois simplement du pragmatisme pou l’emplacement de l’arche de la flamme rouge.

  16. Vitesse maximale de Wout Van Aert aujourd’hui lors du sprint intermédiaire (annoncée par l’organisation) : 62,4 km/h

    • mica

      Pour changer un peu; Ophélie David vient de réaliser un TDF à vélo de 5500 K Bravo à la championne, spécialiste èminante du ski cross……ce n’ est pas à toi que je vais l’ apprendre……..mais beaucoup d’ autres ne sont pas censé le savoir.

      • C’est une sacrée championne en ski mais également une super sportive et tu ne trouves pas plus gentille qu’elle.

        Quand elle courrait en alpin en cadet, elle skiait déjà de manière incroyable mais elle était vraiment grande mais également toute fine. C’est à force de travaille qu’elle s’est construite un corps d’athlète.

        Un jour, en slalom, alors que j’avais cassé le mien, elle m’avait gentillement prêté son masque pour une deuxième manche alors que nous ne nous connaissions pas.

        Une autre fois, sur la grimpée chrono de la Bastille, elle avait été sollicité par la mairie de Grenoble pour monter avec d’autres VIP en VAE avant les coureurs. L’une des VIP avaient son VAE en panne… Elle lui a passé le sien et elle est montée sans assistance électrique les pentes à 24% avec un vélo de 22 kg😅

        À l’époque elle faisait très peu de vélo et elle en avait vraiment bavée🤪

  17. mica

    EAP: si tu doutes de la capacité des organisateurs de poser la flamme rouge au bon endroit, ça devient troublant.
    c’ est pourtant une référence, un point de repère important pour les coureurs le dernier Km ; moi je crois quand même au sérieux de ASO sur ce plan là, sinon plus la moindre discussion n’ est possible!

    • Il vaut toujours mieux trop douter que d’être trop convaincu de fausses certitudes.

      Il n’est pas impossible qu il y ait parfois des erreurs volontaires car j’imagine que pour monter l’arche du dernier km, il faut un emplacement propice. Du genre, si le dernier km est en plein virage ou en plein à l’emplacement d’un gros arbre, les personnes chargées de l’emplacement doivent la bouger de 10 mètres ou + sans que cela fausse les repères des coureurs. Surtout qu’ensuite des panneaux sont disposés tous les 100 mètres et que les coureurs cherchent la ligne et l’arche d’arrivée du regard.

      Après, si l’on corrobore la distance et les indications GPS sur la vitesse indiquée sur l’écran jusqu’à 200 m de la ligne (63 km/h) alors qu’ils n’étaient pas encore tout à fait au paroxysme de leur effort, l on peut penser à une pointe à 65 ou un peu plus. En fait, cela ne veut pas dire grand chose 65 ou 68 car, à moins d’être surplace, difficile de prendre en compte le vent, une éventuelle pente ou la qualité du goudron.

      Ce n’est pas comme de l’athlétisme sur piste ou de la natation. En cyclisme, il y a de trop nombreux paramètres qui interférent. La meilleure manière pour évaluer une performance réside + dans le noms des coureurs que le premier a battu que dans un empilement de chiffres, que ce soit des km/h ou des évaluations de puissance…

    • Ce n est pas comparable car le matériel est trop différent et les distances sans communes mesures mais en poursuite par équipe, 4km départ arrêté : 3min 42 s 032
      Poursuite individuelle, 4km départ arreté : 4min 01 s

    • Edgar Allan Poe

      Je serai assez catégorique sur le sujet, Mica. Tu remarqueras que les données GPS à l’écran ne correspondent pas toujours pile poil aux différentes arches indiquant le décompte kilométrique sous lesquelles les coureurs passent. La flamme rouge (!) semble toutefois bien correspondre au dernier kilomètre en valeur réelle, mais comme le dit Eric, si pour une question de végétation, mobilier urbain…ou autres, la flamme rouge ne peut être installée précisément où elle le devrait,ça fausse tout. Si tu rajoutes ou retranche 50 mètres du dernier km, les données sont faussées de 5%.
      Il y a aussi des erreurs…humaines !

      • mica

        Si tout est faussé, on ne sait plus à quoi se vouer.
        Que la flamme rouge soit déplacée d’ une vingtaine de métres est possible (et acceptable), cela ferait perde (ou gagner de l’ ordre de 1 seconde, grand maxi 1,5 seconde.
        Rapporté à 1 Km, ça reste acceptable et les calculs ci dessus restent valides.
        Je persiste et sur terrain plat et rectiligne ça peut rouler à 63 ou 64 de moyenne ……soit 57 , ou 56 seconde sur le dernier Kilo. je l’ ai constaté souvent.
        Il faut prendre en compte le « travail » des lanceurs, qui mettent les sprinteurs sur orbite , et se « sacrifient « ……mais c’ est leur boulot.
        Dés lors des pointes à 68 ou 70 Km / h me semblent accessibles.

  18. EAP, toi qui fréquente quelques jeunes coureurs qui sont à haut niveau, à cheval entre le professionnalisme et le monde amateur, pourrais tu leur poser la question ?

    Car là, nous serions fixés.

    Cela vaut ce que cela vaut mais mon père qui fut cycliste professionnel après guerre me disait que quand c’était plat et rectiligne, les vitesses étaient proches de 60 dans les 5 derniers km ! Ensuite il avait une phrase un peu énigmatique et mystique où il m’expliquait que les sprinters n’allait pas à la ligne mais que la ligne arrivait sur eux. Lui n’était pas sprinter.

    Perso, je n’ai jamais été capable d’aller seul à 60 km/h sur le plat. Mais… plus jeune, à une époque où je faisais pas mal de musculation pour l’entrainement en ski alpin, lancé derrière une voiture ou un scooter à 55 km/h, j’étais capable de doubler le véhicule motorisé en dépassant les 60 km/h pendant 3 ou 4 secondes. Bon, après j’étais cuit.

    Alors j’imagine bien que les meilleurs sprinters soient capables de rouler à 68 km/h pendant 7 à 8 secondes. Ses types sont complètement hors normes.

    Cela vaudrait vraiment le coup que tu poses la question à un jeune coursier qui fréquente le monde des pros sur certaines courses de Coupe de France ou autre…

    • marius

      Les vélos actuels des Pros, ont un rendement énorme et sont plus aérodynamiques. Les développements sont plus longs et les roues hautes, de véritables volant d’inertie. La tenue du coureur est très ajustée, avec souvent rien dans les poches. Évidemment, avec une position plus aérodynamique. Tu ajoutes des conditions et des méthodes d’entraînement supérieures et tu arrives à une augmentation générale de la vitesse du peloton.
      Jamais un Pro ne pourra rouler aussi vite, avec un vélo comme celui d’Eddy Merck, ou même Bernard Hinault, cad, vélo acier et roues basses.
      Je roule (ou plutôt promène 😅) un vélo de Pro actuel, je peux affirmer que le potentiel de ces vélos est sans limite.

      • Je veux bien te croire…

        Après, il faut se rappeler qi’avec des jantes basses et un cadre acier, Eddy Merckx était capable de rouler pendant une heure à plus de 49 km/h.

        C’est peu de chose à côté des performances d’un vélo de chrono….

        Mais même avec un très bon vélo classique actuel avec des jantes hautes, il y a un grand nombre de pros qui s’y casserait les dents.

        Le marketing autour des vélos actuel et de leur aerodynamisme.

        J’ajouterai que les vélos haut de gamme groupe mécanique et freins à patins d’il y a 3 ou 4 ans, équipés avec une selle légère, déjà très aérodynamiques, sont quasiment tous largement en-dessous de la norme des 6,8 kg.
        Je dirais même qu’étant dotés qu’il faut beaucoup plus de rayons en raison des disques, les roues sont moins aérodynamiques.

      • marius

        Le grand Eddy Merck aurait roulé bien au delà des 50 km/h avec , par exemple pour rester chez les belges, le vélo de route de Wout Van Aert. Encore plus avec son vélo de chrono.
        Le vélo est le seul sport mécanique, ou le sportif du dimanche ou du samedi, peut rouler avec la même formule 1 que les vedettes du Pro Tour.
        Évidemment, qu’il ferait les mêmes moyennes, moi le premier, avec un vélo de gamme inférieur.
        Et oui, le passage aux disques a modifié le rayonnage des roues. A l’avant, sur une roue carbone de 35, on est passé de 20 rayons droits avec un grand parapluie, à 24 rayons croisés et parapluie plus étroit. Au détriment du confort.
        Maintenant, les disques, c’est quand même pas mal. Avec des plaquettes en résine, je retrouve le même feeling que le freinage patin liège sur jante carbone. Avec une réserve de freinage.

    • mica

      Je suis certain que ton pére avait raison….. prés de 60 Km/ h dans les années 60 sur le plat sur 5 Km c’ est possible, d’ autant plus que par moment les véhicules ouvreurs ouvraient vraiment la route. (vous voyez ce que je veux dire)
      Je me souviens que Félix Lévitan commentait , à la radio les 10 derniers Km des étapes (radio Luxembourg à l’ époque) depuis sa voiture directoriale et il disait bien qu’ il était juste devant le peloton et parlait de vitesses de cet ordre.
      Disons 55 ou 60 Km/h……..et maintenant pas trés loin des 65.
      Une poursuite par équipe se court , en vitesse de croisiére à plus de 65 Km/h ( c’ est quand même pas mal comparable avec les 5 derniers Km) et ce sont souvent les mêmes coureurs . ( exemple G. Thomas, B. Thomas,, Wiggins…..entre autres)
      Le sprint sur piste (en particulier les essaies sur 200m se courent entre 76 et 78 Km /h. (un seul coureur sur la piste.
      Alors, oui, le 68 Km est atteignable pour les routiers.
      Paradoxe: je crois qu’ ils pourraient faire mieux s’ ils ne prenaient pas le vent en sprintant debout et en augmentant leur scx…….buste plus ou moins relevé, bras écartés , bref en étant peu ou prou désunis.
      C’ est quand même un autre paradoxe de voir les précautions prises pour soigner le scx en clm (avec des essais en soufflerie ou modélisation informatique…..) et le vent qu’ ils s’ imposent à « traverser  » pour les sprints.
      Pourquoi se mettent ils en danseuse pour sprinter? Tout simplement pour pouvoir « tirer » les braquets immenses qu’ ils s’ imposent.
      Braquets bien plus réduits et position assise seraient la solution, c’ était comme ça il y a 40 ans ou plus.
      Je pense que mouliner à 130 t/mn le temps d’ un sprint ne serait pas aberrant.

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