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Coupe du Monde de ski: les hostilités sont commencées!

Les deux premières épreuves de la saison de Coupe du Monde de ski de fond n’ont pas déçu: les hostilités entre Norvégiens et Russes sont commencées!

Ce fut d’abord le scandale Ruka: l’équipe norvégienne masculine au grand complet a décidé de ne pas prendre le départ du 15km style libre du dimanche, trop froid à leur goût (-18 au départ).

Les règles FIS ont pourtant été respectées.

Raison évoquée par les fondeurs norvégiens: la saison est longue, veulent pas prendre de chance avec leur santé.

De nombreux acteurs du milieu – y compris Norvégiens – ont dénoncé la situation, regrettable il est vrai.

Pour les Canadiens, ce fut une aubaine: Antoine Cyr (12e) et Olivier Léveillé (17e) en ont profité pour faire des performances remarquables, et obtenir ainsi leur ticket pour les prochains Jeux Olympiques. Kennedy n’est pas loin non plus.

Piqués au vif, les Norvégiens ont évidemment répliqué.

Les poules mouillées vous donnent rendez-vous en février, on verra ce qui se passera aux JO.

Johannes Hosflot Klaebo

Ruka est en tout cas à oublier pour les Norvégiens: au sprint, Klaebo s’est même fait battre par un jeune russe de 22 ans, Alexander Terentev, un sacré costaud celui-là pour s’offrir ainsi le roi de la discipline. Ouf!

Les images sont ici.

On remettait ça le week-end dernier du côté de Littlehammer, à domicile donc pour les Norvégiens.

Carton plein!

Klaebo s’est imposé dans les sprints, podium complet sur le 15km style libre (Krueger, Holund, Nyenget) et au relais par équipe.

Frustrés, les Russes! Chervotkin a été leur meilleur, mais ca n’a pas suffit pour donner la réplique aux Norvégiens, revanchards et chez eux. Ils sont neuf parmi les 12 premiers du 15 km!!

Chez les femmes par contre, deux performances incroyables: la suédoise Frida Karlsson qui s’offre la super-championne norvégienne Therese Johaug sur le 10 km style libre, cette dernière jouant à domicile, il fallait le faire.

Et dans le relais féminin, les Russes qui battent les Suédoises et les Norvégiennes grâce à leur jeune prodige de 20 ans à peine, Veronika Stepanova, lors du dernier relais. Superbe!

Retenez-bien ce nom, elle pourrait être la prochaine grande figure internationale du ski de fond féminin.

Je ne comprends pas la sélection norvégienne, qui a décidé de finir son relais avec Helene Marie Fossesholm, plutôt que Therese Johaug.

Intéressants, les relais en ski de fond: quatre relayeurs, deux en style classique (les deux premiers), deux en style libre, pour 7,5km chez les hommes et 5km chez les femmes.

Une gestion compliquée, tactique.

Évidemment, tu veux finir avec ton meilleur sprinter, au cas où. Pour les Norvégiens c’est simple, Klaebo.

Le relais qui peut faire la différence, c’est souvent le 2e en classique. Les Russes y avaient dépêché Bolshunov le week-end dernier, ca n’a pas suffit. Nyenget et Irversen ont pu résister au Russe, pour bien placer leur équipes Norvège 1 et Norvège 2.

Côté canadien, remarquable relais masculin qui termine 10e, devant les équipes France1 et France2 excusez-du-peu. Les Cyr, Kennedy, Ritchie et Léveillé ont été super-efficaces, et sur ce coup-là, personne ne pourra leur dire que les Norvégiens n’y étaient pas.

Par contre, moins bon chez le relais canadien féminin, avec une 16e et dernière place. Les filles (Steward-Jones, Browne, Beatty et Macisaac-Jones) veulent rebondir vite, et on leur souhaite bien entendu.

Payez-vous les images des courses relais Hommes et Femmes, c’est ici.

La suite

C’est le week-end prochain du côté de Davos, en Suisse. Un très beau parcours.

Au menu, des sprints en style classique le samedi, et un 15km en style libre le dimanche (10km chez les femmes).

La revanche des Russes?

Chez les Norvégiens en tout cas, la sélection nationale demeure très rude: Emil Irvensen, champion du monde en titre du 50 km, est laissé à la maison, condition physique jugée insuffisante. Aie, l’égo doit en prendre un coup.

On verra à l’oeuvre les Amundsen, Nyenget et Larsen en remplacement.

Sur le 15km, à surveiller Simen Hegstad Krüger, tout un skieur norvégien celui-là. Technique irréprochable. La classe sur des skis.

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  1. vova

    Pour revenir sur l’épisode glacial de Ruka, il est vrai que le règlement FIS autorise le départ des courses lorsque la température est supérieure à -20°C. Apparemment, les organisateurs ont relevé une température de -18°C au départ. Mais est-ce une mesure représentative de la température sur l’ensemble de la boucle ?
    À l’ombre, dans une cuvette, loin du stade, ne pourrait-on pas avoir du -22°C ? C’est en tout cas ce qu’ont annoncé certains membres du staff norvégien. Il faut également prendre en compte la température ressentie. Le déplacement du skieur à une vitesse de 30 km/h diminue drastiquement la température. On peut se référer au windchill factor, il existe des abaques pour celà.

    Je ne pense pas qu’on puisse accuser les norvégiens de quoi que ce soit. Les étapes de coupe du monde sont des courses indépendantes les unes des autres. Ne pas prendre le départ d’une manche aura seulement un impact sur le nombre de points récoltés à la fin de la saison. Préserver la santé des athlètes est un argument valable.

    Enfin dernière petite anecdote, je me rappelle qu’au départ de certaines courses de ski de fond au niveau régional se déroulant dans les Alpes, les organisateurs avaient leurs petites astuces pour la mesure de la température. Pour ne pas passer sous la barre fatidique des -20°C, synonyme d’annulation de l’épreuve, le thermomètre était soigneusement placé sous les projecteurs qui illuminent le stade, lieu du départ de la course. Comme quoi cela tient à quelques degrés !

  2. noirvélo

    Encore des polémiques bas de gamme pour sport haut de gamme , c’est fatiguant à la fin ! pour chaque chose , contestations , moqueries , mauvaise foi , jalousies , argent , dope … Il y en a toujours que ça stimule sur le net , moi , non , fini … Il y a la course pour la course ok , je peux encore regarder et il y a mes sorties perso en « effort nature » où je ne fais « que regarder » , point .

  3. rochetop

    Gaf, A Davos les français ont toujours fait de belles perf. (ils en font pas souvent, donc faut scruter :p )

    • rocheto

      Il faut surtout bien se rendre compte qu’a très grand froid (>-15) en plein effort (bronches dilatées ++) Les poumons sont littéralement « brulés ». Sur un week-end, les bronches sont très fortement irritées. A long terme les athlètes peuvent perdre de la capacité pulmonaire (VO2MAX — ) . Alors en année olympique aucune prise de risque. Pour schématiser, cette année la coupe du monde ne vaudra rien, si… au mieux des bons entrainements en intensités avec des primes de courses.

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