Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Mois : octobre 2003 Page 1 of 3

L’age mûr

Cyclick pose une question très pertinente en commentaires du texte d’hier : à quel âge les cyclistes atteignent-ils leur plein potentiel ?

Mentionnons tout d’abord que cet âge diffère grandement selon les sports concernés. On imagine mal une gymnaste de 30 ans, la souplesse et la petite taille étant des éléments importants dans ce sport. Les navigateurs qui participent aux régates de toutes sortes peuvent, quant à eux, pratiquer leur sport à un haut niveau durant très longtemps. On ne parlera pas des golfeurs puisque le golf n’est selon nous pas un sport, mais bien un jeu. Sachons vivre. Chez les cyclistes, La Flamme Rouge a souvent lu que le plein potentiel était atteint à 27 ans et pouvait se maintenir jusqu’à 31 ans, auprès quoi le déclin était inéxorable. Un jeune passe généralement pro entre 20 et 23 ans, devra consacrer au moins 2 ou 3 saisons à s’adapter, puis atteindra doucement son plein potentiel. Il faut mentionner que les grands champions perçent tous beaucoup plus tôt. Armstrong était champion du monde à 22 ans, LeMond à 23, Ullrich et Fignon gagnaient le Tour à 23 ans, Merckx et Hinault à 24, etc. Seul Indurain fait figure d’exception, ayant gagné son premier Tour à 27 ans, soit en 1991, 5 ans après sa première participation en… 1986. Il faut enfin mentionner que la limite supérieure de l’âge du plein potentiel a eu tendance, ces dernières années, à être repoussée. Les Tafi, Musseuw, Tchmil, Riis, Sorensen, Ekimov, par exemple, ont tous remporté des grandes courses à un âge avancé (+ de 33 ans). Conséquence possible de la hausse constante de l’espérance de vie des populations humaines…

Classement UCI

Le classement UCI est révélateur de bien des choses dans le monde du cyclisme pro. Voici une petite analyse rapide du classement diffusé par l’UCI le 19 octobre dernier.

– parmi les 50 premiers mondiaux, seuls 6 coureurs ont 25 ans ou moins : Valverde (7e), Cooke (21e), Rogers (33e), Chavanel (36e), Popovytch (38e) et Pozzato (44e). Un espagnol, deux australiens, un français, un russe et un italien. Ils sont l’avenir du cyclisme. La place de Valverde confirme qu’il s’agit là de la grosse révélation de l’année 2003.

– seulement 2 coureurs parmi les 50 premiers ont 35 ans ou plus : Brochard (25e) et Ekimov (46e), tous deux anciens champions du monde. On retrouve toutefois 10 coureurs gés de 33 et 34 ans.

– 4 des 5 premières places du classement sont occupés par des italiens, avec Bettini, Pettachi, Simoni et Rebellin. Seul Zabel (2e) vient briser cette domination complète qui en dit long sur la vitalité et la profondeur du cyclisme italien.

– aucun français parmi les 20 premiers. Brochard, 25e, est le premier français. 5 français seulement parmi les 50 premiers, dont 4 (Brochard, Moreau, Vasseur et Rous) ont dépassé 32 ans ! La France est le pays controlant le plus près les coureurs au niveau du dopage, avec le suivi longitudinal… Cyclisme à deux vitesses ? Ou rupture dans les pratiques suite à l’affaire Festina chez les jeunes français, alors qu’on poursuit ailleurs à « initier » les plus jeunes ?

– parmi les 20 premiers, qui disposent tous d’au moins 1000 points UCI, on note 8 italiens, 4 espagnols, 2 américains (Armstrong et Hamilton), 2 allemands (Zabel et Ullrich), 1 kazak (Vinokourov), 1 belge (Van Petegem), 1 anglais (Millar) et 1 néerlandais (Boogerd). Pour la Belgique et les Pays-Bas, pays légendaires du cyclisme, c’est la catastrophe, tout comme pour les français qui, rappelons-le, n’ont aucun représentant au sein de ces 20 premiers UCI…

On pourrait discourir des mois sur les causes profondes de cet état de fait, et La Flamme Rouge vous invite à nous faire parvenir vos commentaires !

Hot !

Nouveau site De Rosa. On adore. La grande classe, pour du matos de très haut niveau, la légende avec.

Site de l’équipe Gerolsteiner. Intro sublime, avec son. Une référence.

Site de l’équipe Alessio. Pas mal non plus.

N’ajustez pas votre appareil

La Flamme Rouge éprouve actuellement des problèmes de software assez majeurs, qui font chier un max. On espère que tout sera rétabli d’ici peu (demain).

En attendant de pouvoir faire plus, et en suite de ces jours derniers :

1 – Armstrong dément les rumeurs à propos de Bullock. Ha! ces pros… très forts pour démentir. Font que ca, ces jours-ci, démentir…

2 – Jeanson a répondu aujourd’hui dans La Presse à Foglia qui la pressait de dévoiler ses taux d’hématocrite. Réponse de Jeanson ? Un non catégorique. Elle avance l’argument fort souvent utilisé du « pas vu, pas pris ». Selon elle, c’est aux autres de prouver qu’elle se dope, pas à elle de prouver qu’elle se dope pas. Comme les autres, on entend des choses du style « je suis tranquille avec ma conscience ». Si tu le dis Geneviève, mais on est pas obligé de te croire…

Les nouvelles brèves

F.Q.S.C. : Louis Barbeau nommé Directeur général. Curieux, on annonce rien sur le site officiel de la Fédé.

Vandenbrouke en pourparlés avancés avec Fassa Bortolo. S’il existe un directeur sportif capable de le remettre dans le droit chemin, c’est bien l’Homme de Fer, GianCarlo Ferreti (voyez ce qu’il a fait avec Bartoli…). La Flamme Rouge signale au passage une erreur de L’quipe : Vandenbrouke a connu 6 équipes, pas 5. Ils ont oublié Mapei !

Lance Armstrong et Sandra Bullock

La Flamme Rouge donne ce soir dans le potinage bas de gamme. On apprend en effet qu’à peine quelques mois après sa séparation de Kristin, Lance Armstrong aurait une nouvelle « blonde » en… Sandra Bullock !

On savait que Lance avait fait la couverture du magazine Mens Journal récemment, qu’il tournait des pubs pour Subaru et Coke (cliquez sur « Shaved Legs ») et qu’il avait écrit un nouveau livre, mais là, c’est la confirmation: il joue à la vedette.

Chers amis, tout fout le camp : va maintenant falloir se mettre à écouter Entertainment Tonigh pour suivre toute l’actualité cycliste ! Et La Flamme Rouge se demande comment une telle vie de star, qui en plus sort avec une autre star, est compatible avec la vie de moine que doit mener tout cycliste professionnel qui « fait le métier »…

Aux vues du profil inusité du Tour 2004 qui demandera d’autres stratégies, aux vues de ses occupations récentes (divorce, et tout ce dont il est question dans ce texte), aux vues de ses déclarations sur un changement de programme pré-Tour en 2004 ainsi qu’aux vues de la motivation et des récentes bonnes décisions d’Ullrich, on peut raisonnablement dire qu’on est loin de la coupe aux lèvres concernant une sixième victoire dans le Tour…

Pour le tifosi

Ces calendriers et fonds d’écran Campagnolo sont tout simplement sublimes.

ROAD, the journal of road racing and culture

Un nouveau magazine cycliste a récemment envahi les kiosques à journaux, du moins en Amérique du Nord : ROAD, the Journal of Road Racing and Culture. Laflammerouge a évalué le premier numéro pour vous.

Les caractéristiques de ce magazine d’abord : – format non conventionnel, les pages étant plus larges que d’ordinaire. – qualité soignée, présentation aérée, papier de qualité. – siège social en Californie. – distribué par H3 publication. La première impression est bonne vue de l’extérieur, mais est vite ternie en feuilletant le magazine. D’une part, c’est bourré de pub.

Secondo, les articles sont généralement courts, et peu approfondis, donnant l’impression qu’on s’adresse ici à des enfants de 12 ans. On n’y apprend rien, ou que des choses déjà connues en allant régulièrement sur cyclingnews. On ne dénote dans leur équipe de rédaction aucun journaliste connu dans le milieu du cyclisme, et on a l’impression que les articles sont écrits par des néophytes découvrant le vélo, non sans un certain enthousiasme transpirant dans les écrits. L’organisation du magazine est confuse. On trouve dans les premières pages, par exemple, une section "2004 preview" présentant des vélos (tous américains évidemment). On retrouve à la fin du magasine une section "gear" pour laquelle on se demande franchement quelle est la différence avec "2004 preview"… En début de magazine, la section réservée à la présentation des actualités est tellement petite qu’on a peine à croire qu’il s’agisse d’actualités. À notre sens, deux seuls articles sont valables dans ce premier numéro, le premier présentant une interview avec Cipollini, le deuxième un article avec le chiropraticien de l’US Postal sur le dernier Tour.

En conclusion, un magazine qui ne vaut absolument pas les 7$CAN qu’on aura déboursé. Choisissez plutôt Vélo Magazine, Cycle Sport ou ProCycling, qui demeurent, dans le domaine, les vraies références. Les prix sont plus chers, mais vous détenez là d’excellentes sources d’information et de papiers exclusifs.

Pour en finir avec le cas Jeanson

Reportage très dur sur Jeanson hier à Radio-Canada malgré le fait que ses contrôles soient négatifs. On y apprenait que son taux d’hématocrite aurait dépassé, le matin de la course sur route des Mondiaux à Hamilton, les 52%. Pour une femme, c’est très élevé et de nombreux spécialistes mondiaux ont déclaré croire, études scientifiques à l’appui, qu’il était impossible d’obtenir de tels taux avec une simple tente hypoxique. Jeanson est blanchie selon le système UCI, mais son refus à dévoiler ses taux d’hématocrite de l’année 2003 pèsera lourd contre elle dans l’avenir et ne fera rien pour lever les soupçons pressants sur sa façon de se "soigner". Par ailleurs, on apprend que Bessette a présenté ses excuses à Jeanson, affirmant avoir réagi un peu trop "à chaud". C’est exactement ce que laflammerouge pensait : il est souvent de la faute des journalistes, qui sont rapides à tendre le micro à la descente du vélo, de voir s’envenimer des relations entre cyclistes.

La réaction de Geneviève Jeanson

Je ne suis ni surprise, ni soulagée, car je n’avais aucune inquiétude. Je n’ai jamais pris de substance interdite, il est donc impossible d’en trouver trace dans mon urine. Je suis très contente d’opposer le résultat de ce nouveau test à tous ceux qui entretiennent des soupçons sur mon intégrité, en particulier ceux qui m’ont condamnée avec beaucoup d’empressement ".

Blanchie…

On vient d’apprendre, sans surprise, que les tests effectués sur les urines de Geneviève Jeanson sont tous négatifs.

L’Étape du Tour et la Marmotte 2004

Avec la sortie du tracé du Tour 2004, la Société du Tour, en collaboration avec Vélo Magazine, a dévoilé l’étape choisie pour la cyclosportive très populaire "L’Étape du Tour". �tape choisie : Limoges – Saint-Flour, sur 238kms. Les puristes comme laflammerouge regretteront amèrement que l’édition 2004 ne retrouve pas un massif montagneux présentant un réel défi. Car à voir le profil de cette étape, on ne peut que conclure que la principale difficulté ne sera pas les cols, mais bien la distance. Seul le passage du col du Pas de Peyrol (alt. 1589m) présente en effet un intérêt, bien relatif toutefois compte tenu que l’arrivée se fait à Saint-Flour (alt. 886m) ! Laflammerouge se rendra en France en juillet 2004 pour participer à des cyclosportives, et envisageait l’Étape du Tour. Au final, on se tournera encore, et pour la 9e fois (!!!), sur la Marmotte qui présente à notre sens le défi ultime en cyclisme sur route. La date avancée par l’organisateur de la Marmotte 2004 est le samedi 3 juillet. On peut également lire des commentaires de cyclosportifs à propos de cette épreuve mythique ici. Pour des photos et un reportage superbes de la Marmotte 2003, c’est ici. Et voici un site d’un hollandais (encore un) qui affiche ses temps de passage à divers endroits le long du parcours. Très intéressant compte tenu qu’il termine en 6h07 ! Avec l’enchainement Vaujany (dimanche 27 juin), Grandes Rousses (30 juin), Marmotte et Grimpée de l’Alpe d’Huez ou Serre-Che Luc Alphand le dimanche 4, voilà une semaine en Oisans bien remplie…

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