Matos: quelques nouveautés

C’est toujours une période intéressante qui s’ouvre avec le Dauphiné: celle du test, chez les pros, de certains prototypes qu’on verra possiblement en commercialisation l’année suivante. Petit tour d’horizon, et ce n’est assurément qu’un début.

Trek Madone

Après le Emonda, vélo ultra-light, Trek veut assurément concurrencer les Venge et F8 de ce monde en procédant au redesign complet de leur vélo culte, le Madone. Les premières photos sont ici. Les lignes sont intéressantes, fluides et agressives, et l’intégration du frein avant est remarquable, ça vaut le détour. Idem pour le tube de direction, particulièrement réussi.

Specialized Venge Rim 2016

Ce ne serait qu’un prototype pour l’instant, mais on peut entrevoir ce nouveau cadre révolutionnaire ici. La douille de direction est unique au monde.

Scott Foil

Vu également sur ce Dauphiné, un nouveau Scott Foil lui-aussi résolument aéro et proche des lignes de Pinarello F8. Là encore, les lignes sont agressives, inspirantes.

Bianchi Specialissima

Déjà aperçu à la Flèche Wallonne du côté des coureurs de Lotto-NL, le nouveau cadre ultra-light de Bianchi était également du service sur le Dauphiné. On annonce le cadre à 780 grammes.

Rapha ultra-light

Vu également sur le site de mes amis VéloGessien, ce maillot Sky ultra-light. Reste à savoir si c’est sérieux et si on verra Chris Froome affublé de cette horreur sur les routes du Tour en juillet. Bonjour les coups de soleil!

Pinarello F8 Disk

Le célèbre constructeur italien a lancé en vue de 2016 une version « freins à disque » de son cadre F8. Rappelons que l’UCI pourrait homologué les freins à disque au sein du peloton en 2016, et que des constructeurs comme Campagnolo plancheraient actuellement sur de tels freins au sein de leurs groupes haut de gamme (et donc ultra-light). Je ne suis pas un fan!

Merida Scultura 9000

Rappelons que les italiens de Merida ont lancé sur le dernier Giro le cadre Scultura 9000, annoncé comme le cadre de production de masse le plus léger au monde à 680 grammes, soit 10 grammes (!) de moins que le Trek Emonda. En attendant le Cervélo R7 2016?

Sram Wireless

La quasi-totalité de l’équipe AG2R – La Mondiale roulait sur le nouveau groupe SRAM Wireless sur ce Dauphiné, et on peut en savoir plus ici grâce au site Matos Vélo, photos à l’appui. La sortie grand public sera en 2016 très certainement. Voilà de quoi stimuler les autres fabricants – Shimano et Campagnolo en premier lieu – pour les prochaines années!

La question

Comme d’habitude, et à 10 jours de partir pour les Dolomites, je me demande si je pars avec mes Campagnolo Bora 35 (jantes carbone) sur boyaux ou avec mes Shamal Ultra Tubeless (jantes alu)? La sécurité, notamment en descente et s’il pleut, me recommande les jantes alu, mais la vivacité des Bora dans les ascensions n’est pas sans intérêt non plus…

14 Commentaires

  • piroux
    Soumis le 16 juin 2015 à 1:07 | Permalien

    Laurent, à ta question CAMPAGNOLO BORA 35 ou SHAMAL ULTRA, c’est comme si tu te demandais de prendre le risque de devenir tétraplégique suite à une chute sous la pluie dans une descente de col ou perdre 1 minute dans la montée du même col sachant que tu es venu là pour ton plaisir…Quand on n’a pas la possibilité d’avoir le choix, on choisit toujours sa sécurité…

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  • ipition
    Soumis le 16 juin 2015 à 2:47 | Permalien

    Tu pars à l’autre bout du monde.. choisi la carte « Fiabilité et assurance ».

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  • Soumis le 16 juin 2015 à 4:07 | Permalien

    Sans vouloir être désobligeant, j’ai publié les photos du Madone 9 une semaine avant ton lien 😉 (http://www.matosvelo.fr/index.php?post/1521/trek-madone-9-2016-sous-toutes-les-coutures)

    En revanche, le Scott Foil n’était pas présent au Dauphiné, la photo est issue du Tour de Suisse.

    Le Bianchi n’était pas non plus au Dauphiné.

    En tous cas, on va vers des vélos qui se ressemblent tous plus ou moins et qui adoptent les mêmes solutions techniques. Seul bémol pour moi, Scott qui laisse son étrier arrière sous les bases.

    Quant à tes questions de roues, je pense qu’il serait plus prudent de prendre les Shamal aussi. Côté temps, tu risques de perdre au pire 20s sur une montée de col, mais tu vas largement les gagner en descente si humide ! Et comme l’indique piroux, la sécurité n’a pas de prix.

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  • Claudio
    Soumis le 16 juin 2015 à 7:20 | Permalien

    Honnêtement, les vélos « transformer » américains me laissent de glace. Par contre, on est dans ma palette avec le Bianchi et sa nouvelle couleur!

    En ce qui concerne ton choix de roues, ne t’en fait pas avec la pluie : dans les Dolomites, soit il fait soleil, soit il neige!

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  • J-Man
    Soumis le 16 juin 2015 à 9:05 | Permalien

    Pour les roues tu as beaucoup plus d’expérience que moi, mais j’ai des « stats » intéressantes.

    En septembre dernier j’y étais (en Italie) avec des amis. Je suis un descendeur assez rapide avec des jantes d’alu et freins ultegra pads swisstop et un de mes amis est encore plus rapide (je suivais à peine dans la descente du Mortirolo sec) mais avec des jantes Shimano C24 carbone avec freins RED et pads pertinants.

    Juste après on a descendu le Gavia vers Bormio sous la grosse pluie froide (2degC en haut) et le brouillard épais, j’ai fait environ 38 minutes sur les 24km, presque 8 minutes plus rapide que l’autre en jantes carbone (évidemment on ne connaissait pas la descente et il n’a pas pris de risques de bris ou de chute et il voulait qu’on reste groupé avec les autres pour la sécurité). Il aurait surement pu pousser plus.

    Mais jamais on a un tel gain de sécurité et de performance avec 200g dans les roues ne serait possible.

    Le lendemain sur le sec (fallait y retourner sans brouillard pour voir le paysage) on faisait moins de 30 minutes et ce dernier me suivait les 2 doigts dans le nez.

    La morale de cette histoire, pour un voyage de fun pas pressé avec des amis, le carbone no stress. Pour suivre le groupe dans une course / cyclo en cas de pluie (ou grosse chaleur ?), alu est un choix fail safe.

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  • J-Man
    Soumis le 16 juin 2015 à 9:07 | Permalien

    ***Mais jamais on a un tel gain de sécurité et de performance avec 200g « de moins » dans les roues ne serait possible  » en montant un col »…

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  • Trudo
    Soumis le 16 juin 2015 à 9:17 | Permalien

    Prochain vélo avec freins à disque et tu ne te poseras pas la question quelles roues prendre. Le vélo de route est tellement conservateur. Ça fait 15 ans que c’est utilisé en vélo de montagne. À chaque fois que je prends mon vélo de route je trouve le freinage douteux et pourtant j’ai des SRAM Red comme freins. Quand on a goûté aux disques, difficile de revenir en arrière.

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  • Soumis le 16 juin 2015 à 9:22 | Permalien

    Pas tout à fait d’accord concernant les disques. Je teste actuellement un vélo équipé de freins à disques hydrauliques Shimano.

    Clairement, moins d’effort à fournir sur les leviers, et enfin, le frein arrière peut réellement freiner le vélo plus que le ralentir.

    MAIS, même avec des pneus de 28mm, sous la pluie, il faut vraiment être très prudent. On bloque très très vite !

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  • Pascal-A Vendittoli
    Soumis le 16 juin 2015 à 9:27 | Permalien

    Shama vs Bora
    Pour gravir les cols et les descendre, je choisi les roues de carbone à boyaux sans hésitation. Évidemment, toutes les jantes en carbone n’ont pas les mêmes qualités de freinage. J’avais des Enve 25 mm il y a quelques années qui offraient un freinage peu efficace, voir dangereux (malgré l’essai de plusieurs types de patins de frein). J’ai des Bora 35mm avec patins de frein Campy rouges et je suis très satisfait dans les descentes même mouillé. J’ai fais 2 Haute Routes avec des Lightweight sans souci même avec de la pluie et des températures froides. Je suis toutefois d’accord que l’important c’est d’avoir du plaisir… alors, choisi les roues qui te stimulent le plus!

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  • piroux
    Soumis le 16 juin 2015 à 9:36 | Permalien

    Effectivement le disque règle définitivement ce dilemme…

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  • P. Lacoste
    Soumis le 16 juin 2015 à 11:13 | Permalien

    Le Sporting Goods Manufacturers’ Association fait un lobbying intense auprès de l’UCI depuis trois ans pour faire homologuer les freins à disque. Pour eux, la motivation est commerciale avant tout.
    Pour l’industrie, ça serait génial, puisque tous veulent «des vélos comme les pros», et l’homologation en inciterait probablement plusieurs à passer au disque, remplaçant non seulement le vélo mais aussi forcément toutes les roues qui vont avec. Le Jackpot, autrement dit!
    C’est certain que sous la pluie, le disque est supérieur, mais le freinage sur carbone semble assez variable. Uniquement chez Zipp, j’ai constaté depuis ma première paire en 1996 une amélioration très marquée, idem pour les patins. En descente sous la flotte, refermer légèrement l’étrier sur la jante avant le moment du freinage à proprement parler assèche la jante et améliore l’efficacité, encore faut-il pouvoir anticiper ce qui est devant; en cas d’urgence, eh!…

    Pour ce qui est du freinage arrière, ce n’est pas la puissance qui manque, puisque le frein arrive à bloquer la roue. Le problème qui reste dans tous les cas, c’est que le poids du cycliste, haut placé sur un vélo qui ne pèse rien, sera toujours enclin à se déplacer vers l’avant et réduire l’adhérence de la roue arrière. De toute façon, en urgence, c’est certain qu’un cycliste de 50-60 kilos haut perché sur un vélo de 7 kilos qui agit comme un pivot vers l’avant, voilà la principale lacune du freinage en vélo. Au moins, en moto, la machine a plus de chance de rester au sol, puisqu’elle est beaucoup plus lourde par comparaison au pilote, d’où la présence de deux grands disques à l’avant et un seul à l’arrière.

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  • Aronnax175
    Soumis le 16 juin 2015 à 11:36 | Permalien

    Laurent, comme tu parles de matos et de pluie, je m’en voudrais de te ne pas de suggérer l’achat d’un Ass Saver pour tes journées pluvieuses.

    Avec la pluie des dernières semaines, j’ai eu la chance(!)d’en faire l’essai à plusieurs reprises. c’est un must! Facile à installer, facile à enlever, facile à transporter.

    Et puis comme cadeau d’enfant pour la fête des Pères, pour une dizaine de dollars,ça fait changement de la tasse, de la cravate ou de la paire de bas!

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  • Mathieu
    Soumis le 16 juin 2015 à 12:33 | Permalien

    J-Man : Ton anecdote ne tient pas la route. Les C24 ont une surface de freinage en alu…

    Laurent : Si on a la chance d’être propriétaire de Bora carbone, on serait fou de s’en passer. Aussi, les boyaux reste beaucoup plus sécuritaire et performant. Reste à trouver les bons patins. As tu essayé les Reynolds bleu ou les Shimano carbone (qui sont noirs). Sinon, C’est beaucoup un question de gestion du freinage. Pour l’anecdote, je me suis fait un peu peur en descendant Jay-Peak hier (99km/h -vent de face)avec des Aeolus3 à pneu et des patins en liège totalement inefficaces…

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  • J-Man
    Soumis le 17 juin 2015 à 8:24 | Permalien

    Mathieu, les C24 boyaux sont full composites. Du moins certaines versions dont la nôtre.

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