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Millar : l’addition est salée

La fédération britannique de cyclisme a rendu avant-hier sa décision concernant le cas de David Millar. Rappelons que Millar était passé aux aveux peu avant le Tour de France et que selon les normes UCI, des aveux sont passibles des mêmes sanctions d’un test positif.

Millar écope donc de :

– 2 ans de suspension (retour à la compétition prévu le 6 aoôt 2006)
– d’une amende de 1300 euros
– d’une disqualification à la Vuelta 2001
– d’une disqualification au Dauphiné 2003
– d’une disqualification de son titre de champion du monde du clm acquis à Hamilton l’an dernier

On juge l’addition très salée et on regrettera le traitement qu’on a offert à David Millar. La suspension nous apparaît particulièrement lourde, même si Millar, gé de 27 ans, pourrait prétendre encore réaliser de belles choses dans le cyclisme dans deux ans, soit à 29 ans. Connaissant l’individu, il y a fort à parier qu’il annoncera sa retraite sportive tout simplement et se consacrera à autre chose, possiblement l’éducation des jeunes athlètes à propos du dopage.

Selon nous, il serait grand temps que les instances dirigeantes du cyclisme fasse la distinction entre contrôles positifs et aveux. Car si le dopage devrait être sévèrement puni (plus qu’il ne l’est actuellement), le passage aux aveux devrait être encouragé, notamment en prononçant des « circonstances atténuantes » lors des sanctions prononcées. Il faut en effet beaucoup de courage pour « étaler » la vérité et la sanction de Millar n’incitera aucun autre professionnel à parler de la culture du milieu lors des enquêtes, qui continueront donc de piétiner. L’omerta doit être brisée dans ce milieu, et l’UCI vient de rater une belle occasion de démontrer sa compassion envers des coureurs cyclistes qui ont les couilles de déballer ce qu’ils savent du dopage.

On annonce par ailleurs que Massimiliano Lelli, également coureur chez Cofidis, a été récemment placé en garde à vue dans les suites de l’affaire. À suivre…

Et on se perd carrément en conjectures à l’égard des apparentes fausses signatures dans le cas des procès-verbaux de Cedric Vasseur…

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12 Commentaires

  1. Claudio

    Personellement je trouve la sanction adéquate : la suspension me semble une punition bien meilleure à toutes les sanctions en justice du genre “garde à vue”. Les sportifs qui se dopent ne sont pas des criminels mais plutôt des tricheurs. En contre partie, ceux qui les fournissent devraient écoper de sanctions pénales.

    Je ne crois pas qu’une sanction plus clémente va permettre de délier des langues étant donné l’ampleur du phénomène : ceux qui avouent sont de toute façon déjà coincés!

  2. Claudio

    Personellement je trouve la sanction adéquate : la suspension me semble une punition bien meilleure à toutes les sanctions en justice du genre “garde à vue”. Les sportifs qui se dopent ne sont pas des criminels mais plutôt des tricheurs. En contre partie, ceux qui les fournissent devraient écoper de sanctions pénales.

    Je ne crois pas qu’une sanction plus clémente va permettre de délier des langues étant donné l’ampleur du phénomène : ceux qui avouent sont de toute façon déjà coincés!

  3. Claudio

    Personellement je trouve la sanction adéquate : la suspension me semble une punition bien meilleure à toutes les sanctions en justice du genre “garde à vue”. Les sportifs qui se dopent ne sont pas des criminels mais plutôt des tricheurs. En contre partie, ceux qui les fournissent devraient écoper de sanctions pénales.

    Je ne crois pas qu’une sanction plus clémente va permettre de délier des langues étant donné l’ampleur du phénomène : ceux qui avouent sont de toute façon déjà coincés!

  4. fabien

    La réaction de la fédé britannique mmontre bien que le cyclisme de compétition fonctionne comme une mafia: pas de pitié pour les repentis! Au contraire, des sanctions très dures pour décourager les aveux. La Grande Hypocrisie du “pas vu, pas pris” est plus forte que jamais.

    Rappellons tout de même que devant les juridictions pénales (mais le dopage en soi n’est pas une infraction pénale) les aveux et la collaboration avec les juges aboutissent généralement à des peines plus douces. Normal: les autorités savent bien qu’un repenti peut aider à découvrir d’autres délinquants. Mais ça, les fédérations cyclistes veulent l’éviter à tout prix!!

  5. fabien

    La réaction de la fédé britannique mmontre bien que le cyclisme de compétition fonctionne comme une mafia: pas de pitié pour les repentis! Au contraire, des sanctions très dures pour décourager les aveux. La Grande Hypocrisie du “pas vu, pas pris” est plus forte que jamais.

    Rappellons tout de même que devant les juridictions pénales (mais le dopage en soi n’est pas une infraction pénale) les aveux et la collaboration avec les juges aboutissent généralement à des peines plus douces. Normal: les autorités savent bien qu’un repenti peut aider à découvrir d’autres délinquants. Mais ça, les fédérations cyclistes veulent l’éviter à tout prix!!

  6. fabien

    La réaction de la fédé britannique mmontre bien que le cyclisme de compétition fonctionne comme une mafia: pas de pitié pour les repentis! Au contraire, des sanctions très dures pour décourager les aveux. La Grande Hypocrisie du “pas vu, pas pris” est plus forte que jamais.

    Rappellons tout de même que devant les juridictions pénales (mais le dopage en soi n’est pas une infraction pénale) les aveux et la collaboration avec les juges aboutissent généralement à des peines plus douces. Normal: les autorités savent bien qu’un repenti peut aider à découvrir d’autres délinquants. Mais ça, les fédérations cyclistes veulent l’éviter à tout prix!!

  7. runnsborg

    Je ne pense pas que la sévérité des suspensions ou le traîtement de ces affaires puisse aider ou nuire à l’utopie consistant à croire qu’un jour tous les coureurs vont se présenter aux grandes compétition avec une mentalité de cyclos en vacances qui font des ballades de santé.

    Je le déplore sachez-le, mais faut rester réaliste aussi.

    À part de faire perdre de la crédibilté au cyclisme je ne vois pas du tout où peut mener un tel acharnement sur les coureurs.

  8. runnsborg

    Je ne pense pas que la sévérité des suspensions ou le traîtement de ces affaires puisse aider ou nuire à l’utopie consistant à croire qu’un jour tous les coureurs vont se présenter aux grandes compétition avec une mentalité de cyclos en vacances qui font des ballades de santé.

    Je le déplore sachez-le, mais faut rester réaliste aussi.

    À part de faire perdre de la crédibilté au cyclisme je ne vois pas du tout où peut mener un tel acharnement sur les coureurs.

  9. runnsborg

    Je ne pense pas que la sévérité des suspensions ou le traîtement de ces affaires puisse aider ou nuire à l’utopie consistant à croire qu’un jour tous les coureurs vont se présenter aux grandes compétition avec une mentalité de cyclos en vacances qui font des ballades de santé.

    Je le déplore sachez-le, mais faut rester réaliste aussi.

    À part de faire perdre de la crédibilté au cyclisme je ne vois pas du tout où peut mener un tel acharnement sur les coureurs.

  10. erickk

    on en revient a ce que je disais ici meme il y a plusieurs mois. il faut 2 niveaux de sanctions : la sanction pure (2 ans minimum au premier constat, suspension a vie de tous les sports à la récidive, y compris coaching et “soigneur”) ou “suspension allégée” avec collaboration complète et discrète avec les autorités compétentes (lesquelles ? AMA, Fédé, justice ?).

    Oui la comparaison avec la mafia est judicieuse, car un coureur qui l’ouvre est un coureur surveillé dans le peloton, et à moins de ne vouloir faire que du CLM, difficile de pratiquer.

    Pour Millar, la pilule est d’autant plus difficile à avaler (sans jeux de mots) qu’il avait gardé ses seringues pour s’empêcher de récidiver (d’après ses dires bien sôr). C’est pas très malin mais ca en dit long sur son état d’esprit.

    Concernant la présemption d’innocence. C’est du tralala, des foutaises. A peu près aussi inepte que de se prononcer sur la présemption d’innocence sur les dépassements de vitesse sur autoroute au Québec. Tout le monde la dépasse, certains se font prendre mais faut pas se leurrer, on est peu nombreux à rouler à 90km. Et le cyclisme, c’est comme faire Montréal Québec en 2h en respectant les limitations de vitesse…

    De toutes facons, aussi longtemps que le dopage n’est pas une infraction pénale, je ne vois pas pourquoi se reférer à une notion de droit pénal. Si je suis d’accord avec Claudio pour sanctionner sévèrement les filières (et je parle des pharmaciens et des médecins aussi !), je ne suis vraiment pas d’accord pour dire que le dopage ne peut pas être justiciable.

    Ce n’est certe pas un crime (quoique pour certains fournisseurs, ca pourrait l’être), mais bel et bien un délit : il s’agit ni plus ni moins d’une fraude. Tous ceux qui gagnent de l’argent dans le milieu du sport savent de quoi je veux parler : les sponsors payent les coureurs aux résultats, les primes de courses, la notoriété pour intégrer des bonnes équipes ; je ne vous apprends rien. Dès lors, tricher pour gagner plus est ni plus ni moins qu’une fraude.

    Pourquoi vouloir sanctionner les commandites et autres pots de vin chez nos amis politiciens, et penser que doper n’est juste tricher et mettre en péril la santé d’un athlète (cf arguments pour la dépénalisation) ? Moi je dis si l’AMA est une bonne première marche pour la Lutte, il faut que nos politiques prennent conscience des enjeux de cette déviance et que la Justice s’intéresse au problème. Laisser les férérations très souvent véreuses ou tolérantes s’occuper du problème conduit à la faillite, on en a la preuve tous les jours. En autant qu’on commence pas à imiter des signatures lors des P.V. d’‘audition :-/

    Erickk qui en avait long sur la patate a matin.

    PS : pour tous les chialeux qui ne vont pas manquer de dire qu’avec l’affaire Cammenzind, on tape tout le temps sur le vélo, dites-vous une chose, bon sang, c’est une Chance ! On montre à tous les autres sports qu’On est capable de faire le ménage chez nous. D’accord y a de la job, mais on a pas peur d’appuyer là où ca fait mal : c’est dans la culture cyclique, ça…

  11. erickk

    on en revient a ce que je disais ici meme il y a plusieurs mois. il faut 2 niveaux de sanctions : la sanction pure (2 ans minimum au premier constat, suspension a vie de tous les sports à la récidive, y compris coaching et “soigneur”) ou “suspension allégée” avec collaboration complète et discrète avec les autorités compétentes (lesquelles ? AMA, Fédé, justice ?).

    Oui la comparaison avec la mafia est judicieuse, car un coureur qui l’ouvre est un coureur surveillé dans le peloton, et à moins de ne vouloir faire que du CLM, difficile de pratiquer.

    Pour Millar, la pilule est d’autant plus difficile à avaler (sans jeux de mots) qu’il avait gardé ses seringues pour s’empêcher de récidiver (d’après ses dires bien sôr). C’est pas très malin mais ca en dit long sur son état d’esprit.

    Concernant la présemption d’innocence. C’est du tralala, des foutaises. A peu près aussi inepte que de se prononcer sur la présemption d’innocence sur les dépassements de vitesse sur autoroute au Québec. Tout le monde la dépasse, certains se font prendre mais faut pas se leurrer, on est peu nombreux à rouler à 90km. Et le cyclisme, c’est comme faire Montréal Québec en 2h en respectant les limitations de vitesse…

    De toutes facons, aussi longtemps que le dopage n’est pas une infraction pénale, je ne vois pas pourquoi se reférer à une notion de droit pénal. Si je suis d’accord avec Claudio pour sanctionner sévèrement les filières (et je parle des pharmaciens et des médecins aussi !), je ne suis vraiment pas d’accord pour dire que le dopage ne peut pas être justiciable.

    Ce n’est certe pas un crime (quoique pour certains fournisseurs, ca pourrait l’être), mais bel et bien un délit : il s’agit ni plus ni moins d’une fraude. Tous ceux qui gagnent de l’argent dans le milieu du sport savent de quoi je veux parler : les sponsors payent les coureurs aux résultats, les primes de courses, la notoriété pour intégrer des bonnes équipes ; je ne vous apprends rien. Dès lors, tricher pour gagner plus est ni plus ni moins qu’une fraude.

    Pourquoi vouloir sanctionner les commandites et autres pots de vin chez nos amis politiciens, et penser que doper n’est juste tricher et mettre en péril la santé d’un athlète (cf arguments pour la dépénalisation) ? Moi je dis si l’AMA est une bonne première marche pour la Lutte, il faut que nos politiques prennent conscience des enjeux de cette déviance et que la Justice s’intéresse au problème. Laisser les férérations très souvent véreuses ou tolérantes s’occuper du problème conduit à la faillite, on en a la preuve tous les jours. En autant qu’on commence pas à imiter des signatures lors des P.V. d’‘audition :-/

    Erickk qui en avait long sur la patate a matin.

    PS : pour tous les chialeux qui ne vont pas manquer de dire qu’avec l’affaire Cammenzind, on tape tout le temps sur le vélo, dites-vous une chose, bon sang, c’est une Chance ! On montre à tous les autres sports qu’On est capable de faire le ménage chez nous. D’accord y a de la job, mais on a pas peur d’appuyer là où ca fait mal : c’est dans la culture cyclique, ça…

  12. erickk

    on en revient a ce que je disais ici meme il y a plusieurs mois. il faut 2 niveaux de sanctions : la sanction pure (2 ans minimum au premier constat, suspension a vie de tous les sports à la récidive, y compris coaching et “soigneur”) ou “suspension allégée” avec collaboration complète et discrète avec les autorités compétentes (lesquelles ? AMA, Fédé, justice ?).

    Oui la comparaison avec la mafia est judicieuse, car un coureur qui l’ouvre est un coureur surveillé dans le peloton, et à moins de ne vouloir faire que du CLM, difficile de pratiquer.

    Pour Millar, la pilule est d’autant plus difficile à avaler (sans jeux de mots) qu’il avait gardé ses seringues pour s’empêcher de récidiver (d’après ses dires bien sôr). C’est pas très malin mais ca en dit long sur son état d’esprit.

    Concernant la présemption d’innocence. C’est du tralala, des foutaises. A peu près aussi inepte que de se prononcer sur la présemption d’innocence sur les dépassements de vitesse sur autoroute au Québec. Tout le monde la dépasse, certains se font prendre mais faut pas se leurrer, on est peu nombreux à rouler à 90km. Et le cyclisme, c’est comme faire Montréal Québec en 2h en respectant les limitations de vitesse…

    De toutes facons, aussi longtemps que le dopage n’est pas une infraction pénale, je ne vois pas pourquoi se reférer à une notion de droit pénal. Si je suis d’accord avec Claudio pour sanctionner sévèrement les filières (et je parle des pharmaciens et des médecins aussi !), je ne suis vraiment pas d’accord pour dire que le dopage ne peut pas être justiciable.

    Ce n’est certe pas un crime (quoique pour certains fournisseurs, ca pourrait l’être), mais bel et bien un délit : il s’agit ni plus ni moins d’une fraude. Tous ceux qui gagnent de l’argent dans le milieu du sport savent de quoi je veux parler : les sponsors payent les coureurs aux résultats, les primes de courses, la notoriété pour intégrer des bonnes équipes ; je ne vous apprends rien. Dès lors, tricher pour gagner plus est ni plus ni moins qu’une fraude.

    Pourquoi vouloir sanctionner les commandites et autres pots de vin chez nos amis politiciens, et penser que doper n’est juste tricher et mettre en péril la santé d’un athlète (cf arguments pour la dépénalisation) ? Moi je dis si l’AMA est une bonne première marche pour la Lutte, il faut que nos politiques prennent conscience des enjeux de cette déviance et que la Justice s’intéresse au problème. Laisser les férérations très souvent véreuses ou tolérantes s’occuper du problème conduit à la faillite, on en a la preuve tous les jours. En autant qu’on commence pas à imiter des signatures lors des P.V. d’‘audition :-/

    Erickk qui en avait long sur la patate a matin.

    PS : pour tous les chialeux qui ne vont pas manquer de dire qu’avec l’affaire Cammenzind, on tape tout le temps sur le vélo, dites-vous une chose, bon sang, c’est une Chance ! On montre à tous les autres sports qu’On est capable de faire le ménage chez nous. D’accord y a de la job, mais on a pas peur d’appuyer là où ca fait mal : c’est dans la culture cyclique, ça…

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