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Des « stop ride » de plus en plus fréquents?

On apprenait il y a quelques jours que le Specialized Tarmac SL7 – le vélo du champion du monde Julian Alaphilippe – faisait l’objet d’une directive « stop ride », signifiant que tous les propriétaires d’un tel vélo devaient en stopper l’usage immédiatement.

Un problème de jeu de direction.

L’emmerde.

À 17 000$ le vélo, ca fait cher l’emmerde quand même…

Ce n’est pas le premier « stop ride » de l’année.

Même que chez Specialized, on n’en est pas à un premier « stop ride », le modèle 2018 du populaire Allez ayant déjà fait l’objet d’une telle directive à la fin de l’année 2017.

Rappelons aussi que le fameux guidon extensible Canyon a fait l’objet d’un « stop ride » plus tôt cette année, après que Mathieu Van Der Poel ait cassé son guidon sur le nouveau Aeroad lors du GP Le Samyn en mars dernier.

D’autres vélos Canyon, notamment les vélos de montagne (Mtb) ainsi que les BMC TimeMachine 01 ont aussi fait l’objet de « recall » ces dernières années. Sans parler de certains groupes SRAM.

Une situation appelée à être plus fréquente dans l’avenir, alors que le prix des vélos « top end » augmente sans cesse?

Personnellement, je pense que tous les facteurs sont réunis pour ca.

Et que ca veut dire une chose: à quelque part, on se fout de notre gueule.

Pour simplifier, les vélos sont aujourd’hui de plus en plus intégrés, aéro, techniques.

Pas facile de faire un entretien, de changer une pièce. Chaque constructeur est spécifique, plus rien de « standard ».

Parmi les géants de l’industrie, notamment ceux qui sont en WorldTour, les cadences sont infernales: tu te dois de sortir un nouveau vélo tous les deux ans maximum, pour faire le « buzz ». Sinon, tu perds des parts de marché.

Pinarello Dogma F8. Dogma F10. Dogma F12. Dogma F. Alouette!

Marketing à fond bien évidemment: +4% d’efficacité ici. + 7% de « reduced drag » par là. + 6% de rigidité au passage, bien sûr.

Pourtant, la très vaste majorité d’entre nous n’y verront que du feu. Je vous mets au défi de reconnaitre à l’aveugle (le seul test qui tient) un Dogma F12 versus un Dogma F en descente de col.

Conséquence de ces cadences infernales, plus le temps de faire beaucoup de contrôle de qualité. Pas grave, on a tellement majoré le prix des vélos que l’on peut se permettre de remplacer les cadres défectueux si le client se présente.

Et les pièces de ces vélos sont de plus en plus « cheap », faites par exemple de plastique ou de composites susceptibles de briser sous les contraintes d’un usage prolongé. J’ai vu par moi-même.

Mais on gagne sur tous les tableaux: certains clients ne se présenteront jamais (toujours ca de pris) en cas de bris, les autres devront attendre selon nos (les entreprises de vélo) volontés.

Bref, je ne serais vraiment pas surpris de voir les « stop ride » se multiplier dans les prochains mois. Le temps nous dira si j’ai raison ou non, mais les derniers mois vont en ce sens.

Les cadences de production actuelles ne sont certainement pas moins rapides devant la demande mondiale qui a explosé au cours des derniers mois.

La seule question qui se pose: jusqu’où les consommateurs suivront, notamment dans les prix?

Surtout que la main d’oeuvre se faisant rare actuellement dans le registre des bons mécanos de vélo, et les vélos devenant justement de plus en plus techniques et difficiles à entretenir (freins à disque nécessitant des purges, groupes électroniques, câbles intégrés au cadre, etc.), ca pourrait devenir vraiment compliqué au cours des prochaines années pour le cycliste amateur proprio d’un vélo haut de gamme avec un haut degré de technicité.

Plus que jamais, ceux entretenant une relation privilégiée avec le bon vélociste du coin seront les gagnants…

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41 Commentaires

  1. Mahet

    Absolument mais bon à part Pi Stellite qui justifie de sa qualité il faut bien reconnaître que les marque généraliste sont dans le bouillon peut être devont nous nous tourner aujourd’hui vers des marques plus petites mais au travail hors pair de plus cette tendance personne n’a moufeter qd on nous a imposer le disque car franchement un type qui fais 5000 km ds l’année pour lui CEA change quoi ? Maintenant peter un dérailleur dI2 ou un sram demain et vous êtes piétons pour longtemps. Donc ?????

    • Pierre Lacoste

      Et un derailleur Dura-Ace DI2 coûte environ 800,00+ dollars CDN, le derailleur avant environ 600,00$. Même le Ultegra, longtemps synonyme de bonne valeur pour le prix, est devenu cher désormais. Est-ce qu’on peut revenir sur terre, un peu? Un vélo de 12,000-17,000$, pour un coureur amateur qui est presque certain de faire quelques chutes de temps à autre, c’est déraisonnable.

  2. mica

    Concernant le matériel, on se fout de nous, on nous berne, on nous enfume….. enfin, pas de moi, je vous confirme que je fais mes 5000 Km annuels avec, entre autre, basquets et cales pieds à courroie, tout le reste du matériel à l’ avenant. Alors, les freins à disque, les dérailleurs électriques etc etc… je m’ en tampo……
    Bon, je ne suis certainement pas l’ exemple à suivre!

    • Edgar Allan Poe

      Je t’ai reconnu, Sean, de Carrick-on-Suir…je suis un de tes fans !

      • mica

        Enigmatique EAP…….. mais je crois que tu fais allusion à l’ Irlandais rétif, plus longtemps que les autres, aux pédales automatiques!
        A propos d’ Irlandais, les cousins Roche et Martin tirent leur révérence……c’ était, il me semble, 2 hommes qui n’ ont pas fait honte au cyclisme, presque 2 exemples et un petit hommage ne sera pas de trop. EAP , tu m’ en a donné l’ occasion même indirectement!
        Nicolas est loin, cependant, d’ avoir fait oublier son père Stefen, au niveau du palmarès tout au moins et même de la gouaille !
        ça nous fiche quand même un sacré coup de vieux quand les enfants de nos idoles prennent à leur tour la retraite.
        Nous en sommes maintenant aux petits fils……..Van der Poel – Poulidor……….faites quelque chose……arrêtez les aiguilles!

  3. Eugène Hancart

    Il faut bien le reconnaître…….que la vérité !
    Dommage,mais c’est le monde actuel.
    Un vieux,assez vieux cycliste.

  4. noirvélo

    J ‘me marre … ce que je dis depuis des années se vérifie aujourd’hui même si on m’a toujours qualifié de négatif , de pessimiste , de rétrograde ! On arrive à saturation (dans tous les domaines d’ailleurs) , à force de produire , de vouloir innover (ou faire semblant d’innover en reprenant de vieilles recettes !) pour vendre encore et encore !! Rien ne m’étonne et je reprends ce que j’ai écris il n’y a pas si longtemps , à savoir le cadre carbone « Scott » ( je vais me gêner!) de mon pote qui fait « crakkk » lorsque celui-ci s’assoit dessus en attendant ses collègues en haut d’un col !!! Changer , changer , changer , tu casses la tige de selle ou le jeu de direction , tu dois changer le cadre s’il a deux ans ?
    Pauvres commerçants qui doivent formuler des « réponses exotiques » pour rassurer leur clients (!!?) , eux qui au mois de mai ne peuvent plus commander de vélos dans l’année (alors qu’on leur a déjà imposé un quota !!!) … modèle , taille , coloris , tu prends ce qu’il vient « bonhomme » , c’est une des lois du nouveau marché … Pièces de rechanges , garantie , mais vous rigolez , monsieur , le « COVID » est passé par là … ( j’ai entendu que même les pros ont des problèmes de matos !!! )
    Le mal est récurent provoqué par la bêtise dopée au profit , on se répète , de mois en mois , aéro , dérailleurs électriques , freins à disques , les idioties se gravent « profond » et mettent la plupart en état de dépendance alors que nous n’avons qu’un « vélo » avec 1 cadre , 2 roues , 1 pédalier, 1 guidon et 1 selle pour faire simple … eh bien non , ce n’est pas simple du tout … alors il nous reste la possibilité de râler …
    En sachant que ceux qui râlent aujourd’hui , ont encensé la technologie il n’y a pas si longtemps encore avec une complicité à la fois dynamique et naive …
    Hier , ciel gris « plombé » , frais , j’ai laissé le vélo au « clou » , pris mes pompes de marche  » à lacets » (!!!) mais avec tige en gore tex et semelle « vibram » … Oh putain , non , quand même pas un un mauvais signe ??? , pour 3 heures de marche en montagne sans GPS , sans cardio , sans strava , aussi ….

  5. jocleb

    Encore une fois Laurent, tu frappes ou ça fait mal.

  6. Edgard Allan Poe

    Oui, Laurent, beaucoup de rappels, de retours. Deux grosses marques en 2020 ont fait des rappels car leurs fourches se fissuraient parfois au niveau du support pour les freins à disque. A coup sûr s’étaient ils limités à rajouter ces freins sur des fourches conçues pour des freins à étrier.
    Attention aussi aux fameuses garanties à vie : un ami a cassé son cadre haut de gamme d’une marque américaine à 10 lettres, en se mettant en danseuse. Il pèse 60 kgs tout mouillé. Le cadre avait 3 ans, le fabricant a refusé la prise en charge, sans même expertiser le cadre. Il est en procès avec la marque.
    J’ai la chance d’avoir plusieurs très bons copains mécano et/ou marchands de cycles qui parlent ouvertement des marques. SRAM fonctionne « à l’américaine » : le produit est mis sur le marché et c’est le consommateur qui sert de « testeur ». Shimano a du retard depuis quelques années dans la mise sur le marché de ses produits innovants, mais le produit est éprouvé quand il arrive entre les mains des utilisateurs.
    Certains marques ont un SAV inexistant. Le problème, c’est que ces marques vivent…à savoir qu’une marque réputée pour ses produits/son SAV, peut subir un rachat, un changement de stratégie commerciale, ou voir ses processus de fabrication revus et devenir pourrie en quelques mois. Difficile de s’y retrouver…!
    Je veux changer mon vélo mais n’ai aucune appétence pour les disques. Mais je suis en train de me demander comment y échapper ! J’estime aussi qu’au dessus de 3000 balles, un vélo ne doit pas dépasser les 7 kgs. Je soupèse parfois des enclumes de plus de 8 kgs à 7500 € ou beaucoup plus parfois. On marche sur la tête !
    A la fin des années 80, j’avais un Vitus alu qui pesait environ 7,5 kgs. L’équivalent d’un mois de salaire de mon père ouvrier, environ, à l’époque. Je vous laisse faire la conversion en 2021.
    L’an dernier, à cette époque, un ami voulait commander le dernier Spé. Il lui aurait fallu verser un acompte de 4000 balles pour espérer avoir la primauté du vélo en avril, soit 8 mois d’attente, et un alinéa du devis stipulait que le fabricant se réservait de réajuster le prix en fonction des couts de marché induits. Super…
    Jusqu’où les consommateurs suivront, interroges-tu Laurent ? Ben…j’essaie bien de résister, notamment au regard des revenus familiaux, mais entre les normes imposées, les diktats marketing, les problèmes d’approvisionnement, ça devient bien compliqué.
    En dehors d’aller marcher/courir à pied, je ne vois pas comment échapper à la grande lessiveuse…Au final, le consommateur pèse bien peu dans la balance.

  7. Ma monture date d’il y a 15 ans… et j’en suis très content. Et vu l’évolution technologique et la complexification qui va avec, je le garde autant que possible. La nouvelle technologie ne me fera rien gagner… l’important c’est de rouler, que le vélo ait 200g en moins et/ou quelques câbles électriques en plus ne change rien. Il faut pédaler, c’est ça le plaisir.
    Cette évolution technologique a déjà été le cas pour la voiture. Avec quelques connaissances en mécanique, on pouvait la réparer sans trop de difficultés. Aujourd’hui tout est électronique. Le vélo suis la même évolution, au désespoir des passionnés de vélo qui aiment bichonner leur 2 roues.
    Un vélociste, encore faut-il en trouver un bon dans le coin.

  8. marius

    Le prix d’un objet manufacturé est le résultat de l’addition de marges.
    Marge du sous-traitant fabriquant.
    Marge de la marque
    Marge du distributeur
    Marge du point de vente local
    Pour un tee-shirt vendu 30€ cela est transparent, mais sur un vélo milieu de gamme, haut de gamme, cela devient important, voir trop pour beaucoup d’entre nous. C’est une forme de déclassement car ces vélos, eux, se vendent bien.
    Pour un coursier de très bon niveau, qui paye son matériel, cela devient problématique. Tant que l’on roule seul, peut importe le matériel, mais des que vous êtes dans un peloton en phase course, les différences sont criantes. Le bon vélo ne vous fera pas gagner une course, mais son absence sera pénalisante.
    Le couple gagnant cadre et roues carbones a considérablement augmenté ces dernières années. Chez Trek, on frôle les 7000€. C’était plutôt 4000€ il y a 10 ans.
    Il existe des solutions.
    Prix:
    Réduire les intermédiaires et où obtenir une remise
    Délai :
    Aller chez un cadreur , roues artisanales et monter des composants européens, comme Campa.
    Prix et délai : acheter d’occasion.
    Pour finir sur les disques, j’ai eu la chance d’essayer une machine à 7,3 kg.
    Je trouve que cela facilite le pédalage, grâce au rayonnage « disque » de la roue arrière, sans doute l’axe traversant aussi. Un temps d’adaptation est nécessaire pour le freinage mais je ne suis plus aussi fermé qu’avant. Le veine fa romans de la puis, mais dans certaines phase, j’ai préféré ce vélo. Seul problème comme l’a dit EAP, le prix. Le vélo que j’ai testé coûte neuf 9600€ et il n’était pas équipé en Dura Ace.

    • Pierre Lacoste

      L’axe traversant ne change pas grand chose à la rigidité de l’interface cadre-roue, malgré ce qu’on pourrait croire, parce que cet axe traversant n’est pas en appui direct sur les roulements, voir une vue en coupe pour mieux comprendre. Le «rayonnage disque», essentiellement, c’est rayonnage croisé des deux côtés, plutôt que croisé à droite et droit (radial) à gauche. Moins aéro, mais c’est probablement vrai que ça transmet plus pleinement le couple (torque) appliqué par l’entraînement de la chaîne. J’ai une roue Zipp 303 (frein patins) montée comme ça et effectivement, ça «rend» très bien. En avant, par contre le disque impose un rayonnage croisé, pour pouvoir transmettre les forces de freinage, et là, c’est une perte nette sur le plan aéro, en plus de la présence du disque et de l’étrier, peu aéros eux aussi. Et les rayons doivent être plus longs, donc (un peu) plus lourds, mais bon…

  9. marius

    Vade retro satanas de correction automatique.
    A la fin, il faut lire, «  le vélo ne fabrique pas de la puissance, mais il l’a transmet sans perte. J’ai préféré ce vélo dans certaines phases »

    • Edgar Allan Poe

      Adepte depuis ma reprise de la compétition du marché de l’occasion, je constate, par voie de conséquence, qu’il se tend depuis 6 mois. Rareté des occas, prix élevés..et difficile d’éviter l’electrique ou les disques. D’ici quelques minutes, je pars faire un tour en VTT, groupe mécanique… un problème sur mon e-tap ( batterie dérailleur ? pile dans les poignées ?) m’a obligé à renoncer à une sortie sur la route entre potes. On n’est jamais sûr du coup avec un électrique, à moins de recharger les batteries de manière beaucoup plus fréquente que les préconisations du fabricant, et de ne pas trop pousser les limites des batteries avant d’acheter des neuves…
      Tout le monde est unanime aujourd’hui : on nous prend pour des cons !

      • Pierre Lacoste

        Je suis chanceux, mes affaires vont bien et je me retrouve aujourd’hui avec les moyens d’acheter un des ces vélos de Pro Tour, mais deux obstacles m’en empêchent: d’abord, je n’ai rien vu jusqu’à ce jour qui me tente vraiment et surtout, je pense vraiment que pour acheter un tel vélo aujourd’hui, il faut être un peu naïf. 12, 15, 17 mille dollars…c’est loin de valoir pareil montant. Mais pour avoir eu comme client un fabricant bien connu, je sais pertinemment qu’une présence en Pro Tour coûte cher, très cher. Alors pour les marques qui sont là, ça doit forcément se répercuter sur les prix au détail. D’ailleurs Laurent, tu écris «le vélo d’Alaphillippe», mais c’est plutôt le vélo que Specialized lui fournit, peu importe qu’il l’aime ou pas et il est presque certain qu’il aurait gagné les mêmes courses avec un autre vélo du même genre. Les fabricants semblent ne plus savoir quoi faire pour continuer à innover; la suite logique semble être l’addition d’un moteur, mais ça, ils y sont déjà, alors…que faire, ensuite? L’identité des propriétaires de Pinarello en dit long sur ce qu’est devenu le marché du vélo: LVMH, alias Louis Vuitton, Moët et Chandon Hennessy, marchands de produits de luxe en tous genres. Il y a vingt ans, jamais j’aurais cru que LVMH pourrait acheter une marque de vélos, mais voilà…

  10. Jocelyn

    Oui on se fout de nous…le commerce d’aujourd’hui, j’ai trempé dedans malheureusement, pris dans l’engrenage, puisque ces méthodes sont arrivées
    Insidieusement, on « baise » les clients et on voit qui rouspète….

  11. Jocelyn ducard

    Oui on se fout de nous…le commerce d’aujourd’hui, j’ai trempé dedans malheureusement, pris dans l’engrenage, puisque ces méthodes sont arrivées
    Insidieusement, on « baise » les clients et on voit qui rouspète….

  12. Steph

    « Je vous mets au défi de reconnaitre A L’AVEUGLE un Dogma F12 versus un Dogma F en DESCENTE DE COL. »
    Ceux qui ont essayé ne sont plus là pour en parler 😬

    Le pire c’est que ces « enclumes » (EAP) ne (me) font vraiment pas rêver. Ma religion est faite : je continue avec mon TCR C1 de 2007 en parfait état et « réactualisé », jusqu’à ce que je ne sois plus capable de tenir le 12 kmh dans du 6-7%. – Disons, de façon optimiste, encore 3 ans / 60 balais.
    Ensuite ce sera VAE ! Quitte à claquer 6000 boules dans une bécane autant qu’il y ait un moteur avec, et garder ainsi le plaisir de grimper à une allure permettant de conserver un soupçon de dignité (fut elle assistée 😊).

    • Edgar Allan Poe

      Belle philosophie !
      Au passage, un TCR, j’en ai acheté un pour mon fils en 2017, en Ultégra, environ 7 kgs, roue de la même marque tubeless, environ 7 kgs….négocié pour 2500 balles (valeur nominale 3200).
      Et bien pour l’instant, je n’ai pas trouvé d’égal…

    • Denis

      À 64 je tiens encore 12 km à 6-7%. Garde confiance!

  13. marius

    Beaucoup ont été pris dans l’engrenage du beau matériel. Le problème actuel est que nous roulons sur des vélos avec un niveau de gamme très supérieur à ce qui existait dans les années 80-90. Des prix à l’époque certes élevés, mais sans commune mesure avec le combo magique cadre UCI + roues carbone + di2.
    Le marché du cycle, ressemble de plus en plus à celui des montres. Des délais monstrueux , un prix de vente totalement déconnecté du prix de revient. Ce qui revient à acheter de la marge. Exemple, une Rolex acier coûte 1000€ à fabriquer alors qu’elle se vends 8000€ en boutique, nonobstant sa rareté et toute la spéculation qui l’entoure.
    Plus que jamais, il faut se rapprocher d’un bon vélociste et d’en être fidèle.
    L’important c’est de se faire plaisir en fonction de ses moyens.
    PS. Financièrement, il est plus malin de mettre 8000€ dans une Rolex que dans un vélo. Mais bon, essayer de pédaler avec une montre 😅😉.

  14. esteban

    En début d’année une marque américaine ma échangé suite a un défaut de fabrication un vélo vendu tout monté 1400 euros contre un kit cadre carbone dernier cri d’une valeur de 3400 euros, car mon modèle ne se faisait plus? Ça vous donne une idée de la marge….. Ceci dit je suis content du nouveau vélo 🙂

    ps: le vélocite a du couper mon ancien cadre en deux pour être sur qu’il ne resservirait pas, alors qu’il était en acier et qu’il aurait pu être réparé, la aussi on marche sur la tête….

  15. mica

    Les seules véritables innovations utiles concernant le cyclisme durant ces 30 derniéres années portent sur l’ aérodynamisme ( sur le plat ou vallonè et le poids des engins. (en montée)
    Pour le poids il existe une limite réglementaire, est elle d’ ailleurs toujours vérifiée et acceptée ? ça, je ne le sais pas.
    En montée sévére, un gain de 1 ou 2 % sur le poids homme-machine fera gagner aussi 1 ou 2% en temps. Donc, oui, que cette mesure du poids minimum à respecter soit supprimée et une trés relative « amélioration » est encore possible. ça resterait quand même un gain marginal.
    Pour ce qui concerne l’ aérodynamisme, les progrès dèja obtenus sont substanciels; je pense plus particulièrement aux roues aèros, dont les nec plus ultra sont les roues dites lenticulaires (seulement autorisées en clm); l’ utilisation sur route, en ligne serait certainement inconfortable, instables devant les vents « de travers »……..idem pour les roues à bâton….
    On peut penser aussi aux prolongateurs de guidon…..la aussi autorisés seulement en clm; pourtant, 4emme appui bien efficace…..
    Les autres innovations sont un peu gadget et marketing , hormis, bien sur, les pédales automatiques, si peu chère à l’ Irlandais de Karryck on Suir

    • noirvélo

      Le jour où ça a commencé à « dérailler » si on peut dire , pour moi , c’est le jour où les boitiers de pédaliers type « press fit » ont commencé à remplacer le bon (très bon même !) standard BSC , fileté …
      BB30 BB86 BB89 BB91 BB92 BB386 BB30a Cannondale , BB90-95 Trek BB65 Look , BB os fit Spe BB Right Cervelo …. je continue ? Les jeu de direction et les tiges de selle ont suivi … On a voulu du rigide , on a eu aussi du « crak crak » et du « couic couic » …

      • marius

        Tant qu’au niveau du pédalier ça fait, couic,couic,couic,couic,couic,couic,
        Ça va.
        Par contre si ça fait,
        couic……couic……couic…….couic
        Vaut mieux arrêter le vélo 😅.
        Désolé, j’ai pas pu m’en empêcher.

      • noirvélo

        marius , entre « couic couic couic » et « couic couic couic » , c’est peut-être aussi une question de braquet ou de cadence de pédalage !!! pour ça je te conseille les points de vue éclairés du Professeur mica !! LOL 🤣

  16. esteban

    *Oups: « Car mon modèle ne se faisait plus! »

  17. Quelqu'un

    « Stop Ride Specialized »

    Ça c’est un ordre facile à effectuer et avec plaisir!

  18. Pierre Lacoste

    Une dernière pensée sur ce sujet: avez-vous remarqué que Pogacar a gagné le Tour de Lombardie sur un vélo à freins patins? Et que bien que les médias cyclistes aient fait grand cas de l’adoption du frein à disque par Ineos pour Paris-Roubaix, au moins un ou deux de leurs coureurs était sur frein jante.
    Les deux freins ont leur raison d’être et il est peut-être prématuré d’ enterrer le vieux frein sur jante. D’ailleurs, si le règle du 6,8 changeait, on aurait peut-être des surprises.

    • La règle de 6,8 kg ne changera pas puisque c’est le moyen pour l’industrie du cycle d’imposer ses nouvelles normes qui alourdissent le vélo : freins à disques, dérailleurs électriques, capteur de puissance. par ailleurs, les deux systèmes de freinage ne peuvent cohabiter durablement car les manufactures ne fabriquent que des cadres ou que des groupes et des roues. Du coups ils sont tous interdépendants. Pour que l’on retourne aux freins à étriers, il faudrait qu’une marque puisse fabriquer entièrement un vélo de A à Z. Mais ce » n’est pas le cas aujourd’hui.

      Gardons espoir car cette dictature organisée (selon moi…) par Shimano (leader du marché des groupes) hérisse les pratiquants de base que nous sommes. Il pourrait il y avoir un petit malin qui décident enfin de leurs couper l’herbe sous les pieds.

      A noter que la marque Alpha propose encore des vélo avec freins étriers…

    • La règle de 6,8 kg ne changera pas puisque c’est le moyen pour l’industrie du cycle d’imposer ses nouvelles normes qui alourdissent le vélo : freins à disques, dérailleurs électriques, capteurs de puissance. Par ailleurs, les deux systèmes de freinage ne peuvent cohabiter durablement car les manufactures ne fabriquent que des cadres ou que des groupes et des roues. Du coup ils sont tous interdépendants. Pour que l’on retourne aux freins à étriers, il faudrait qu’une marque puisse fabriquer entièrement un vélo de A à Z. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.

      Gardons espoir car cette dictature organisée (selon moi…) par Shimano (leader du marché des groupes) hérisse les pratiquants de base que nous sommes. Il pourrait il y avoir un petit malin qui décide enfin de leurs couper l’herbe sous les pieds.

      A noter que la marque Alpha propose encore des vélos avec freins étriers…

      • Pierre Lacoste

        Il y a des petits fabricants (Ciamillo, p. ex.) qui fabriquent des étriers pour frein sur jante; c’est plutôt les jantes et surtout les manettes combinées qui m’inquiètent, mais s »il persiste un certain publique cycliste qui désire continuer avec le frein patin, il y aura possiblement un fabriquant qui va se spécialiser à combler cette demande sans que ce soit un des «grands», faudra voir. Il y aurait une question de brevet et de licence. Ça pourrait même être Tektro, par exemple. On fabrique encore des vélos de piste et pourtant, si il y a un sport qui concerne une minorité de cyclistes, c’est bien la piste.

      • Comme tu l expliques, le problème ce n est pas que les étriers, il y a également les manettes.

        Si tu conçois un groupe avec étriers mais que les principaux fabricants de cadres conçoivent des cadres à disques, tu ne trouves pas de débouchés.

        Il faut donc qu un fabricants de groupes ou de cadres suffisamment connu pour inspirer confiance se lance dans la fabrication d un vélo de A à Z …

        Pour l instant, personne n a osé se lancer dans ce défi industriel.

      • Rectificatif, le défi, c c’est de fabriquer les cadres, les groupes et également les roues !!!

    • noirvélo

      En fait je n’ai vu que çà !!! c’est un pro il sait ce qu’il a à faire et avec quoi le faire !! En plus il gagne , rien de plus crédible surtout dans une course où ça monte et ça descend un peu plus que dans la moyenne …

  19. Mathieu

    Je suis très surpris des prix mentionnés.
    Perso, je n’ai jamais dépassé les 5000 Euros.
    Le dernier achat est un Argon 18, Dura ace ( mécanique et freins patins), réplique du modéle pro Astana pour 4500 Euro. Ok , c’était en solde…
    J’ai une écurie de 10 vélos avec bcp de vintage ( 3 Colnago, Gios, Flandria, De Rosa,…).
    Il faut étre fidéle au grand couturier italien, qui ont équipés tous les vrais grands champions ( Colnago, De Rosa, Bottechia,…).
    En allant chez Spe ou Cannondale, vous étes comme les clients d’Apple, toujours à courir après la dernière version, la dernière couleur et le dernier design…
    Vous ne pouvez vous en prendre qu’a vous même.
    Mais il est vrai que le COVID a beaucoup perturbé les reseaux de distribution.
    Pour ceux qui roulent en vintage, trouver des boyaux et de la colle à boyaux est un challenge…

  20. Pierre Lacoste

    ERIC,

    Pour le cadre, il y a toujours les artisans, ça reste une possibilité. Les manettes et les jantes, c’est autre chose. Mais du point de vue de l’industrie, le frein à disque reste génial, puisque ça impose le remplacement de tout, cadre, roues, groupe. Génial! Le lobbying assidu de l’Association internationale des fabricants d’articles de sport, mandaté par Spec, Trek etc. a bien fait son effet, au bout de quatre ans d’insistance. Au sujet de Pogacar, justement, Cycling News a décidé de faire un topo sur le fait qu’il oscille constamment entre le frein disque et le frein jante, en fonction des parcours. Ah, ben dis-donc! Ils font semblant d’être étonnés, peut-être. Bon j’en ai assez dit là-dessus. J’en ai pas contre le frein disque ou le DI2, j’aime simplement pas me faire dicter mes choix par l’industrie, ce qui pourrait un jour s’avérer.

  21. « Pour le cadre, il y a toujours les artisans, »

    Quels fabriquants de groupes et / ou de roues pourraient accepter de prendre le risque de ne produire que pour quelques artisans ?

  22. marius

    Il y a une chose qu’il ne faut pas oublier.
    Aujourd’hui sur ce que j’appelle les beaux vélos, on va dire à partir de 3000€, le marché est devenu mondial, alors que pendant longtemps, l’essentiel des ventes se faisaient en Europe.
    C’est une des causes de la pénurie.
    Quand aux vélos qui sont devenus de véritables formule 1, par leur technicité, complexité et prix, ils ne sont pas venus subitement sur le marché.
    C’est le fruit d’une évolution.
    Lorsque qu’en 1989 Shimano a lancé les premières manettes intégrées, cela aurait pu faire un flop. C’était moche, lourd, cher. Et pourtant, les pratiquants l’on adopté et les concurrents aussi. Rebelote avec les dérailleurs électriques, etc. Les fabricants ne fabriquent que des choses qui se vendent. Même avec le meilleur marketing du monde, si le produit ne plaît pas, il ne se vends pas.
    Le tubeless sur la route ne fait pas beaucoup d’adeptes, par exemple.
    Il faudra vous y faire. Pour des raisons évidentes de réduction de coût, les grandes marques ne fabriqueront que des vélos à disques.
    Reste les petites marques (cadres, roues, périphériques) mais il faudra casser sa tirelire.
    La plupart sont des niches, des produits souvent light, sur mesures et cher, qui répondent à une demande, donc rentable.
    L’entrée de gamme (vélo à 1000€ voir moins) restera à patins pour des questions de coût.
    Un vélo haut de gamme à patins light et cher pourra se monter mais coutera aussi cher que le vélo à disques des grandes marques.
    Mais au milieu, équivalent Shimano 105 ou Ultegra, ce sera impossible car pas de demande.
    J’ai adopté les disques en VTT, pas de raisons que cela soit différent sur la route.

    Je termine, oui, ce n’est pas normal sous prétexte que l’acheteur est un particulier (donc achat passion) que les grandes marques soient aussi légères et désinvoltes sur la fiabilité de leurs produits, même s’ils sont réglos côté garantie.
    Ce n’est pas la même limonade en B to B ou les pénalités pleuvent.

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