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Colombiens: quelle génération!

Le Colombien Esteban Chaves chez Orica a remporté au sprint le Tour de Lombardie samedi dernier, devançant Diego Rosa et un autre colombien, Rigoberto Uran. Trois coureurs français entrent par ailleurs dans les 10 premiers, soit Romain Bardet (4e), Warren Barguil (8e) et Pierre Latour (10e).

Fait intéressant, on retrouve deux autres Colombiens dans le top-20: Rodolfo Torres (13e) ainsi que Darwin Atapuma (18e).

Cette victoire d’Esteban Chaves vient clore toute une saison pour les coureurs colombiens en Europe, de loin la meilleure à ce jour selon moi.

Et surtout, cela confirme que nous sommes en présence d’une génération exceptionnelle de coureurs colombiens actuellement en activité en Europe.

Nairo Quintana a remporté cette saison la Vuelta, le Tour de Romandie, le Tour de Catalogne, la Route du Sud et a terminé 3e du Tour de France.

Esteban Chaves a quant à lui terminé 2e du Giro, 3e de la Vuelta, et vient de décrocher le premier monument (les 5 grandes classiques d’un jour du calendrier WorldTour) pour la Colombie en remportant ce Tour de Lombardie.

On a donc eu au moins un coureur colombien sur le podium des trois grands tours cette saison.

D’autres se sont aussi illustrés: je pense à Miguel Lopez, vainqueur du Tour de Suisse et de Milan-Turin, à Sergio Henao, super-domestique pour Chris Froome cette saison, à Jarlinson Pantano, vainqueur d’une étape sur le Tour de France et le Tour de Suisse, à Fernando Gaviria, Darwin Atapuma et Rigoberto Uran, qui demeurent de sacrés références en World Tour.

Autre preuve de cette génération exceptionnelle, la Colombie est actuellement 2e au classement par nation de l’UCI, derrière l’Espagne! Elle devance le Royaume-Uni, la France, la Belgique, l’Australie et l’Italie… du jamais vu.

Le plus impressionnant selon moi, c’est que plusieurs de ces coureurs colombiens sont tout jeunes: Quintana et Chaves ont 25 ans, Lopez et Gaviria 22 ans. Ils seront donc là pour quelques années, et je pense qu’on parlera encore beaucoup des coureurs colombiens au cours des prochaines saisons.

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  1. le petit

    Et n’oublions pas que Henao, qui sprinte pas mal, était très bien aux JO quand Nibali l’a entraîné à terre (injustice supplémentaire, sa blessure était plus dommageable).
    Lopez effectivement très impressionnant au Tour de Suisse. Sans son accident à la Vuelta, qui sait …?

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  2. FB

    Certainement inspiré de la période (2000-2003) Botero, Ivan Parra et Victor Hugo Pena en jaune

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  3. alain 39

    Et oui comme les USA dans les années 2000 qui sortaient des champions à la pelle.On sait comment maintenant. La génération spontanée colombienne me fait bien rire. On en reparlera dans quelques mois ou années comme on commence à parler des gains marginaux de la SKY à coup de cortisone à haute dose. Pathétique et tellement surréaliste de voir d’un seul coup une génération spontanée de champions.

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  4. Jean

    Tout ça alors qu’il semble que les jeunes coureurs soient assez mal supportés par leur fédération nationale – et que les vedettes actuelles considèrent avoir fait eux-mêmes leur propre succès: http://cyclingtips.com/2016/09/commentary-how-the-sabotage-of-the-tour-del-cafe-highlights-big-problems-in-colombian-cycling/

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  5. thierry (mtl) bécyk

    Depuis cinq ans, deux « nouvelles » nations prennent une place dominante dans les récoltes de victoires, la Colombie et l’Angleterre. Ces deux pays n’étaient pas beaucoup représentés sur les podiums dans les 15 années précédentes (1995-2010).
    Après avoir constaté cette nouvelle réalité, il faut s’interroger sur ce qui explique leur succès. Si l’Angleterre, par ses sérieux programmes de développement et la mise en place de la SKY nous donne une piste, les succès colombiens sont plus difficiles à expliquer. J’ai des doutes sur le financement et le potentiel de l’artillerie antidopage dans ce pays économiquement très fragile et marqué par la criminalité structurelle et beaucoup de pauvreté. La chasse au dopage est bien loin dans les priorités de la Colombie.
    Dans une autre sphère, notons que certains membres de l’équipe Orica ont monté toute une marche en 2016. Après Hayman (38 ans) sur Paris-Roubaix, Chavez (Colombie) et les deux frères Yates (Angleterre) ont carrément décuplé leur puissance cette année. Tous en même temps. Beau tir groupé pour cette équipe. Pourquoi les français, les canadiens et même les américains sont incapables d’une telle évolution ?
    N’oublions pas que l’Angleterre a le bon Dr Bonar qui « soigne » les athlètes. Que connaît ont du système médical et pharmaceutique colombien. Je sais pour y avoir été que je peux facilement me procurer des médicaments puissants sans ordonnance en Amérique du sud et en Amérique centrale. Les médicaments y sont beaucoup moins réglementés qu’en occident.

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  6. pijiu

    Pour Orica, ne pas oublier la deuxième place d’Albasini à Liège-Bastogne-Liège, battu par Poels au sprint mais c’était lui le vrai costaud de la journée qui a fait la sélection.
    Et pas convaincu par la facilité à se procurer des médocs comme explication au dopage (ou aux succès colombiens) : qui cherche trouve! Le manque de contrôle est par contre plus convaincant.

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  7. mica

    @ thierry (htl) becyk: assez d’ accord avec ton analyse. Dans un sujet précédent je suggérais les doutes que l’ on pouvait avoir concernant les Colombiens, sans pouvoir les préciser comme tu le fais.
    Bon, soyons optimistes et mettons cela sur le compte de la mondialisation du cyclisme. (qui selon moi marque le pas, voir les USA totalement abscents, peut étre Costa?)
    Il est certain que si l’ on continue à faire jouer à la montagne un rôle écrasant(pentes à 15, 18, 20% ou plus) au détriment des chronos, les « petits Sud Américains des Andes seront à la fête! Concernant le dopage les Colombiens seraient un peu le pendant des Kenyans en athlétisme.

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  8. Simon Julien

    Je me questionne Laurent. As-tu hésité à mettre un point d’exclamation au lieu d’un point d’interrogation dans le titre ? Moi, j’aurais hésité en tout cas et je ne suis pas encore certain quel aurait été mon choix.

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