Catégorie : Divers Page 20 of 28
Pourquoi pas… Merci à mon ami Gino pour le tuyau.
Après avoir passé un très agréable Tour de France en votre compagnie à suivre, commenter et connaître votre opinion sur les situations de chacune des étapes, je m'offre une petite vacance d'une semaine, question de recharger les batteries.
De retour vers le mardi 2 août prochain afin de reprendre la couverture quotidienne de l'actualité du cyclisme, et toujours avec passion. Très rapidement, on sera aux GP de Québec et Montréal !
… un peu d'humour ne fait pas de mal. Parce que côté Tour de France, partir aux champignons est plus excitant, en tout respect pour Thomas Voeckler bien sûr.
Le petit vidéo ci-bas aura, je pense, de quoi vous faire sourire en attendant de voir l'ombre d'une attaque dans la Grande Boucle. Remarquez qu'avec Cadel Evans, on peut attendre longtemps. Quoi qu'il en soit, sans cautionner les techniques du petit comique qui organise ce genre de coup, je dois dire que cette mise en scène est plutôt bon enfant et que ca doit surprendre un max.
Attention, qui sait, au détour d'un lacet durant votre prochaine sortie…
Merci à mon ami Dan pour le tuyau.
Nous tous, coureurs cyclistes, passons notre vie à courir après.
On s'entraine jour après jour, année après année, dans l'espoir de la (re)trouver.
Certains, dans la quête, se perdent. Perdent de vue l'objectif. Ceux-là, souvent, ne reviennent plus. C'est le début de la fin.
Pour ceux qui persévèrent, la lumière vient parfois – pas toujours – au bout du tunnel.
Cette lumière, c'est l'état de grâce. Il molto grande condizione. La frite.
Le vélo devient alors péosie. Rien n'est trop dur. C'est l'euphorie totale. Comme un enchantement, tous les éléments se placent. Le métabolisme tourne à fond. À table, vous avez l'impression que votre corps digère à mesure les aliments ingurgités, et vous n'avez plus de fond. Tout cela avec un taux de graisse proche des 5%…
Sur le vélo, on ne sent plus les pédales. Les jambes tournent comme deux pistons inépuisables. Vous avez du jus, encore du jus, toujours du jus.
Le mental se place aussi, bien sûr. La confiance en soi est maximisée, fort de jambes exceptionnelles. À chaque accélération, vous en redemandez.
Lance Armstrong disait "parfois on est le marteau, parfois on est le clou". La grande condition, c'est l'assurance d'être, à chaque sortie, le marteau pour la plupart de vos adversaires.
Je viens d'arriver en état de grâce. La dernière fois que ca m'était arrivé, c'était l'an dernier, exactement il y a un an, pour la Marmotte. Un an de galère. Un sur-entrainement en mars dernier. Une blessure à la hanche il y a un mois. Beaucoup de souffrance, d'entrainements minables sans trop savoir. Beaucoup d'intervalles depuis un mois aussi, sous la supervision de l'excellent Pierre Lemay de Performance de Pointe.
Et puis hier donc, l'état de grâce m'a frappé.
Une grosse sortie. 140 bornes. De la bosse, beaucoup de bosses vers Alcove puis le McGregor. Des coureurs aussi, et des bons. Quelques coureurs "A". Un pace de course. Hier, personne ne m'a sorti. C'est moi qui a distribué les gnons. Y'en a qui vont s'en souvenir longtemps. I hope there is no hard feelings François…
Enivrante sensation que d'en donner, d'en redonner et de se dire "tiens, là, j'aurais dû péter". Et d'être capable d'en remettre une couche. Même à fond, le corps tient, tient, tient encore.
Le pire, c'est que j'étais à peine fatigué hier après-midi ! La grande condition, c'est aussi une récupération optimisée.
Quelle dommage de ne pas m'aligner, samedi prochain, sur une nouvelle Marmotte. Un temps similaire – voire mieux – à celui de l'an dernier serait possible…
Nous, coureurs cyclistes, cherchons tous la grande condition. C'est le but ultime de tout entrainement. Lorsqu'elle arrive, elle ne fait pas que plaisir: elle justifie tous les sacrifices endurés des mois durant. À tous ceux qui la cherchent encore, sachez qu'il est possible de l'atteindre et que parfois, elle arrive plus vite qu'on ne le pense! L'assiduïté à l'entrainement et la motivation en sont les principaux ingrédients.
Et que quant elle arrive, lorsqu'elle arrive, je connais personnellement peu de sensations aussi agréables pour un passionné de cyclisme.
Je réalise que j'ai eu de la chance: depuis 1986, soit en 25 saisons pleines de cyclisme, je n'ai jamais connu de grosses blessures. Peu de chutes. Aucune fracture. Aucune tendinite. Quelques petits bobos ici et là, mais rien de bien marquant. Rien pour me tenir éloigné des semaines durant de ma petite reine.
Peut-être est-ce de la chance. Peut-être aussi est-ce le fait d'une relative bonne position sur le vélo. Peut-être enfin est-ce le fait d'une prise de risque toujours calculée. Je ne sais pas.
C'était jusqu'ici. Depuis vendredi dernier, une vive douleur aux fléchisseurs gauche de la hanche me prive de vélo. L'origine ? Aucune idée: la douleur est apparu à mon travail, alors que je n'avais pas touché à mon vélo depuis 36h !
Voilà seulement que je mesure tout le drame des coureurs blessés qui ne peuvent donc pratiquer leur métier en de bonnes conditions et ainsi assouvir leur rêve et leur passion. Le drame dans les blessures, c'est la frustration, celle de devoir prendre son mal en patience, le corps ayant besoin de temps pour bien guérir. Pour moi, la frustration est à son comble: la condition physique était, la semaine dernière, excellente, et il fait enfin beau et chaud au Québec après le pire printemps en presque 30 ans. Privé de ma dose quotidienne d'endorphine, c'est ma conjointe qui subitement trouve la maison bien petite à force de me voir tourner en rond. Putain de saloperie de merde que cette maudite blessure aux fléchisseurs de la hanche !
Anyway, ce soir, je n'ai pu tenir davantage: je suis allé rouler. Une heure. Quelques bons efforts. Ca passe ou ca casse. On verra demain l'état dans lequel je serai. Pour l'instant, ca tient.
Aussi, ce soir, je pense à tous mes collègues cyclistes, quel qu'ils soient, au prise avec des blessures. Je pense notamment à Romain Sicard (Euskaltel), au prise avec un sérieux problème à un genou et qui le prive de vélo en ce moment, lui qui est à l'aube seulement d'une belle carrière professionnelle après un titre de champion du monde U23.
Je pense aussi à Guillaume Boivin chez SpiderTech dont le début de saison a été retardé en raison d'une blessure lui-aussi. Ca doit être très difficile de voir ses équipiers courir en Europe sans lui à essayer de faire un nom à cette équipe canadienne, après sa très belle 3e place aux Mondiaux U23 sur route à l'automne dernier. J'espère qu'il aura sa revanche plus tard dans la saison.
Je pense enfin à William Goodfellow (Bodysol-Lotto) qui devra subir une opération à l'aine pour un problème récurent à cet endroit. Pas facile de stopper ainsi brutalement en pleine saison et à quelques jours du début d'une période si importante pour le cyclisme québécois avec le début des Mardis cyclistes de Lachine suivi du Tour de Beauce et des Championnats canadiens.
Les blessures sont une véritable saleté dont personne n'est à l'abri, même si certains ont probablement une meilleure constitution que d'autres. Je pense par exemple à Eddy Merckx, un homme qui a été relativement épargné par les blessures, du moins au meilleur de sa carrière. Ce n'est qu'après 1975 où les choses se sont détériorées, probablement en raison d'un organisme alors fatigué. Merckx lui-même a toujours affirmé qu'il aurait dû abandonner le Tour 1975 après avoir été victime d'un coup de poing donné par un spectateur dans l'ascension du Puy de Dôme.
D'autres ont été servi: on pense évidemment à Laurent Fignon, mais aussi à Stephen Roche ou à Bernard Hinault. À leur manière, ils sont tous revenus pour terminer leur carrière sur une belle note.
Je suppose que la force des grands sportifs est également là : savoir se relever de telles épreuves pour revenir plus fort encore. À tous les blessés du cyclisme, c'est ce que je nous souhaite de tout coeur.
Chute d'Ivan Basso à l'entrainement, sur les pentes de l'Etna, hier. Son message sur Twitter: "Mon casque Rudy Project aujourd' hui m'a sauvé les amis. La sécurité avant toute chose: ne sortez jamais en vélo sans casque."
La photo à l'appui !
Le débat fait de nouveau rage au Québec suite à la décision de la ville de Sherbrooke (ma ville natale!) de rendre obligatoire le port du casque à vélo pour les personnes âgées de moins de 18 ans.
Le journaliste bien connu Pierre Maisonneuve, de la radio de Radio-Canada, a consacré sa tribune ouverte au grand public à cette question hier midi.
Les avis sont souvent tranchés: Pierre Lavoie, triathlète et fondateur du Grand Défi Pierre Lavoie, est pour parce que ca peut sauver des vies. Suzanne Lareau, de Vélo Québec, est contre, estimant qu'une telle loi, si elle devait se généraliser à tout le Québec, nuirait à la popularité grandissante du vélo. On retrouve par ailleurs sur le site de Vélo Québec une page consacrée au port du casque à vélo et les débats entourant cette question.
Pour Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, une telle loi ne réduirait pas l'attrait du cyclisme. Un petit détour sur les tribunes électroniques permet de constater que la question suscite beaucoup de réactions, souvent bien campées.
Et bien moi, je suis pour.
Pour parce que le casque est efficace pour prévenir de graves blessures à la tête lorsque la vitesse de déplacement à vélo est peu élevée, ce qui est habituellement le cas chez les enfants.
Pour parce que les enfants n'ont pas le même comportement sur un vélo que les adultes: moins habiles, ils sont plus susceptibles de tomber. Ils prennent également directement ou indirectement davantage de risques, notamment à travers le jeu.
Pour parce que l'habitude prise tôt dans la vie a de bonnes chances de perdurer à l'âge adulte.
Une telle loi chez les jeunes de moins de 18 ans pourrait donc être étendue à l'ensemble du Québec selon moi.
Chez les adultes? C'est une autre question. Un vaste débat.
Le problème selon moi ? C'est que l'imposition du port obligatoire du casque à vélo ne toucherait que les cyclistes, quels qu'ils soient. Forcément, des résistances émergent. Certains crient à leur liberté bafouée. Certains y voient une autre forme de contrôle que veut nous imposer le gouvernement.
Pour moi, rendre obligatoire le port du casque – et donc demander aux policiers d'appliquer la loi – doit s'accompagner de mesures qui toucheraient les automobilistes. En touchant le plus de monde possible, on nuance, on ne cible pas qu'un seul groupe et on envoie le message que la sécurité sur nos routes est une responsabilité partagée.
Or, trop souvent jusqu'ici, il est question d'imposer un changement aux cyclistes, mais pas aux automobilistes.
M'imposer le port du casque sans aucune mesure envers les automobilistes me rendrait furieux. Pas parce qu'on s'occupe de ma sécurité. Mais bien parce que si certains cyclistes sont dangereux, de nombreux automobilistes le sont bien davantage, notamment parce qu'ils ont entre leurs mains un véhicule autrement plus dangereux pour la vie humaine.
Je suis prêt demain matin à me soumettre à une loi rendant obligatoire le port du casque à vélo. Je suis prêt à payer une contravention si jamais un policier devait m'arrêter à vélo sans mon casque. Mais à une condition: que le gouvernement du Québec, par qui une telle loi arriverait, s'attaque aussi aux automobilistes. Par de vigoureuses campagnes d'éducation et de sensibilisation qui vont plus loin que l'insignifiant panneau visible sur nos routes et dont le message est "Partageons la route". Par une demande explicite aux policiers de considérablement durcir leur surveillance du comportement des automobilistes à l'égard des clignotants, de l'arrêt obligatoire aux feux rouges avant de tourner à droite, de l'espace à respecter lorsqu'on double des cyclistes, etc.
Le vélo gagne en popularité au Québec, c'est évident depuis une dizaine d'années. L'industrie se développe et il n'y a jamais eu autant de cyclistes sur les routes le dimanche matin qu'en ce moment. Un nombre croissant de personnes utilisent également ce moyen de transport pour se rendre au travail matin et soir, particulièrement en milieu urbain et durant la belle saison (laquelle en ce moment au Québec?!). Dans ce contexte, il est clair que le cyclisme est là pour rester et que les automobilistes devront s'adapter, tout comme les cyclistes. Autant commencer tout de suite en incitant les deux groupes, pas seulement à un seul, à changer leurs habitudes.
En terminant, félicitations à Kevin Lacombe, 4e hier de la 2e étape du Tour de Californie. Lacombe s'est payé quelques belles pointures comme Hushovd, Haedo, Phinney ou encore Freire, c'est impressionnant!
La Flamme Rouge a connu quelques ennuis ces jours derniers, ennuis qui auraient pu causer des problèmes de connexion pour certains d’entre vous. Merci à tous les lecteurs qui m’ont signalé ces problèmes.
Normalement, ces problèmes devraient être désormais réglés puisqu’ils ont été identifiés et corrigés. S’ils devaient persister, n’hésitez pas à m’en faire de nouveau part.
Ce n’est pas d’hier que les coureurs cyclistes professionnels se mesurent aux chevaux. Jimmy Casper vient de défier l’animal tout récemment. Et le vainqueur est…
Duel cycliste contre cheval: qui gagne? par LePostfr
Une bonne partie de la communauté cycliste de l’Outaouais s’était donné rendez-vous mercredi soir dernier à la seule présentation du film Chasing Legends qui raconte l’expérience de l’équipe HTC-Columbia sur le Tour de France 2009.
Petite critique, en style télégraphique.
Les plus
Le rythme. Le film sait retenir notre attention du début à la fin. La musique, poignante par moment, assiste bien les images qui défilent sans temps mort.
Les clins d’oeil au passé. C’est ainsi qu’on fait intervenir à quelques moments bien choisis Eddy Merckx et Pierre Cognan, 97 ans sonnés et 7e du classement général du Tour… 1950. Bien fait.
La description du travail d’équipe. L’importance du travail d’équipe dans le cyclisme professionnel est souvent sous-estimée. Le film a le mérite de bien faire ressortir cet aspect, montrant bien que chaque membre d’une équipe cycliste a un rôle bien précis à jouer et que sans lui, l’équipe ne peut prétendre à atteindre ses objectifs.
Les moins
Quelques clichés. On en retrouve plusieurs durant le film, et ceux-ci viennent souvent de la bouche de Phil Liggett et Paul Sherwen, les principaux narrateurs du film. On en "beurre" parfois épais… notamment sur les risques d’une descente de col. Z’avez déjà essayé de descendre la piste de Kitzbuehel à 145 km/h sur des skis comme le font les meilleurs descendeurs du monde ? Ca donne une autre perspective à nos descentes de cols ou le temps de réaction se compte en secondes plutôt qu’en centièmes de seconde… Ces clichés sont malheureux car le film perd ainsi une part de sa crédibilité.
Le manque d’information sur la vie quotidienne d’un coureur du Tour. Ainsi, la journée d’un coureur n’est pas bien présentée. À quelle heure se lève-t-il ? En quoi consiste précisément son alimentation ? Ses soins médicaux ? Sa préparation mentale ? Quel rôle pour les médecins, les soigneurs d’équipe, les préparateurs physiques ? Quelles sont ses obligations envers ses sponsors ? En quoi consiste sa récupération après l’étape ? Quel usage des baignoires ? Les services qu’il peut obtenir dans le bus d’équipe ? Quels sont les effets sur l’organisme de trois semaines de course à ce niveau ? Bref, on aurait aimé plus de détails sur la logistique entourant la vie d’un coureur du Tour.
La couverture des clm. Il est beaucoup question, dans le film, des sprints. Il est aussi question, mais un peu moins, de la montagne. Il est peu question des clm (hormis celui par équipe), de l’effort que ces derniers exigent, de la concentration mentale qu’il convient d’y avoir et de la douleur qu’il faut supporter pendant de longs kms. Le dernier clm d’Annecy lors du Tour 2009 aurait été l’occasion d’en dire plus à ce sujet.
En somme
Un bon film que tous passionnés de cyclisme apprécieront. J’avais aimé, à l’époque, Road to Paris avec l’équipe US Postal pour la description de la vie d’une équipe pro durant les 6 mois précédent le Tour. J’ai moins aimé Hell on Wheels et encore moins Road to Roubaix. Parce qu’on ne s’en lassera pas très vite, Chasing Legends est à classer dans les films qui valent la peine d’être achetés pour l’avoir à la maison, au même titre que d’autres dont The Flying Scotsman ou Overcoming.
C’est un incontournable pour tous les cyclistes du Québec, incluant bien sûr ceux de Gatineau: la première canadienne du film Chasing Legends mercredi le 2 février prochain.
À Gatineau, le film pourra être vu au StarCité de Hull à 19h. Il sera également projeté dans de nombreuses autres salles de cinéma partout à travers le Canada. Renseignez-vous dans vos régions respectives pour les horaires.
Je serai personnellement à la représentation du 2 février à Hull, question de découvrir ce film.
Chasing Legends est un documentaire permettant de découvrir la vie des coureurs de l’équipe HTC-Columbia sur le Tour de France 2009. La narration est en partie assurée par les incontournables Phil Liggett et Paul Sherwen. Bien sûr, de nombreux coureurs sont interviewés, notamment ceux de l’équipe HTC-Columbia mais aussi Lance Armstrong, George Hincapie, Jens Voigt et même Eddy Merckx ! Tourné en HD, le film promet des prises de vue saisissantes permettant de mieux comprendre toute l’intensité qu’atteint la course durant certains moments.
Bref, c’est un rendez-vous pour tous les amateurs de cyclisme ! Merci à mon ami Maurice B., M. Gatineau Loppet, pour le tuyau.
Le "trailer" du film est disponible ci-bas.