Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Mois : avril 2018

Louis Barbeau: Vélodrome couvert au Québec? Réponse en mai!

C’est avec plaisir que j’échangeais récemment avec Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Au coeur des échanges, la pratique du cyclisme de performance dans la région de Montréal, le projet de vélodrome couvert au Québec, la réforme du code de la sécurité routière, le calendrier de courses 2018, les freins à disque, la popularité croissante du vélo de montagne et la relève parmi l’élite.

La Flamme Rouge : Louis, voilà un moment que tu es à la direction de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). Toujours autant de plaisir ?

Louis Barbeau : Ça fait effectivement longtemps que je suis à la FQSC, 31 ans, dont les 15 dernières années comme directeur général. J’ai encore autant de plaisir puisque le cyclisme est une véritable passion. Par ailleurs, les défis sont encore nombreux et j’espère être en mesure d’apporter une contribution significative pour les réaliser avec l’aide évidemment de l’équipe à la FQSC et de l’ensemble des membres (clubs, organisateurs, entraîneurs, …)

LFR : Toujours autant de plaisir à lire La Flamme Rouge ?!

LB : Absolument ! J’estime que la Flamme Rouge contribue à faire connaître et apprécier le cyclisme auprès de tous ses lecteurs, plus particulièrement pour tout ce qui concerne le cyclisme au Québec.

LFR: La FQSC a lancé un nouveau site Internet l’an dernier. J’entends parfois des commentaires à savoir que l’information est difficile à trouver. Comment ça se passe de ton point de vue ?

LB: Comme n’importe quel nouveau site, les gens doivent s’habituer à sa nouvelle structure. Je crois que dans l’ensemble l’information est plus facile à obtenir, mais il y a toujours place à amélioration et certaines sections sont encore en développement.

LFR : Le cyclisme à Montréal a été sur la sellette l’an dernier : les menaces qui ont plané sur l’accès au circuit Gilles Villeneuve, le décès malheureux de Clément Ouimet sur la voie Camilien Houde alors qu’il s’entrainait… Comment la fédé a pu appuyer la communauté cycliste de Montréal dans ses revendications et défis?

LB : Ça a été une année particulière en 2017, car outre ces événements, il y a aussi eu un changement à la mairie de Montréal. Le décès de Clément a remis au premier plan le débat quant à l’utilisation de Camilien Houde comme voie de transit entre deux parties de la ville, débat qui existe par ailleurs depuis fort longtemps. La Fédération est active auprès de conseillers de l’équipe de Mme Plante tout comme avec Vélo Québec pour trouver des solutions à ces enjeux. Minimalement, on veut des dispositions pour réduire le trafic sur Camilien Houde et prolonger le muret qui sépare les deux voies pour améliorer la sécurité des cyclistes. On soutient également un événement comme la Cyclovia, qui permet de donner accès privilégié aux cyclistes, notamment sur la montée Camillien-Houde, à quelques occasions durant la saison. Dans le cas du circuit Gilles Villeneuve, la Fédération fait partie d’un comité qui regroupe également Vélo Québec et la Fédération de triathlon du Québec qui vise à bien gérer ce circuit. L’an dernier, nous avions amené le Parc Jean Drapeau à assouplir sa position, par exemple en aménageant des plages horaire d’entrainement pour les cyclistes de performance. Cette année, nous voulons que ces plages horaire soient encore disponibles bien sûr. À terme, c’est à dire en 2019 ou après, notre but est de faire en sorte que le circuit soit reconnu comme un lieu d’entrainement, et donc la FQSC est très présente dans ce dossier.

LFR : On sent une hausse de la tension entre cyclistes et automobilistes depuis quelques années. Où en est la réforme du code de la route ?

LB : C’est un projet de longue haleine et ça avance ! Pas plus tard qu’en février dernier, j’étais à l’Assemblée nationale pour présenter la position de la FQSC et répondre aux questions. On peut trouver sous le menu « sécurité », du site de la Fédération un document qui résume les récentes audiences publiques et les dossiers qui tiennent à cœur la FQSC. Il y a eu des avancées concrètes, comme cette zone de sécurité de 1,5m que les automobilistes doivent respecter lorsqu’ils dépassent un(e) cycliste. Et on continue à défendre nos autres dossiers prioritaires : permettre à des groupes cyclistes de rouler à deux de large car les automobilistes prennent moins de temps pour dépasser ces groupes, port du casque obligatoire, une position aussi prônée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), immobilisation des véhicules qui arrivent à contresens lors d’événements cyclistes comme des courses provinciales, une disposition déjà en vigueur dans des pays comme la Belgique par exemple. À noter que la position de la FQSC sur la question du port obligatoire du casque est différente de celle de Vélo Québec, qui soutient qu’une telle obligation aurait un effet négatif sur la pratique du cyclisme. À la FQSC, on pense que si effet négatif il y aurait, ce qui n’est pas certain, cet effet ne serait ressenti que durant une brève période d’ajustement comme ce fut le cas dans certaines régions où cette disposition a été adoptée, comme en Espagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande ou encore dans quelques états américains et sept provinces canadiennes. Et à Sherbrooke, le port du casque est obligatoire pour les moins de 18 ans.

LFR : Passons au projet d’un vélodrome couvert au Québec. Où en sommes-nous sur ce dossier Louis ?

LB : Là encore, ça avance bien ! En novembre dernier, le Gouvernement du Québec a ouvert un budget de 100 millions de dollars pour des infrastructures sportives et récréatives. Dans ce contexte, un dossier très étoffé pour un vélodrome couvert à Bromont a été déposé rapidement et c’est à ce jour le dossier le plus avancé. Je rappelle qu’en février 2017, la FQSC avait remis un dossier complet démontrant la nécessité d’avoir un vélodrome couvert au Québec, et Bromont a pu s’appuyer sur ce dossier. Le projet de Bromont a également su mobiliser la région et a obtenu non seulement un accueil favorable de la population, mais également du financement local. On attend une réponse du gouvernement d’ici le début juin environ, et cette réponse dépendra bien évidemment du nombre de projets déposés dans le cadre de ce budget disponible de 100 millions de dollars. L’argument fort qu’on fait valoir dans le dossier est l’absence au Québec d’une telle infrastructure. Si la réponse est positive, le but sera d’avoir un vélodrome opérationnel à la fin de l’automne 2019.

D’autres projets étaient en cours d’élaboration, comme à Trois-Rivières, Montréal ou Québec. Pour celui de Montréal, de nouvelles rencontres sont à venir pour faire le point, compte tenu de la nouvelle administration en place.

LFR : On parle beaucoup des freins à disque en compétition sur route. Peux-tu nous aider à comprendre ce qui sera autorisé ou non en 2019 ?

LB : Je peux comprendre que c’est un dossier qui porte à confusion dans la mesure où l’UCI n’a pas encore statué de façon définitive. Pour le moment, l’UCI permet l’usage des freins à disque seulement pour les équipes UCI lors des courses qui sont sous sa juridiction. Cyclisme Canada permet également à compter de cette année l’utilisation de ce type de frein au pays pour es courses qui ne sont pas de niveau international. C’est également le cas aux États-Unis. Au Québec, les freins à disque seront donc autorisés dans les courses sur route en 2018 pour les coureurs des catégories junior en montant, donc incluant senior et maître. L’utilisation des freins à disque demeure donc interdite pour les coureurs des catégories atome à cadet inclusivement. Il est important de préciser que ce n’est pas parce que c’est autorisé cette année que les freins à disque le seront encore l’an prochain. Cela dépendra de cette période de mise à l’essai, et des décisions qui sont à venir du côté de l’UCI. J’ajouterais enfin qu’il n’y a pas d’études à l’heure actuelle qui démontrent hors de tout doute que les freins à disque sont plus efficaces que les freins à étrier pour les vélos de route.

LFR : L’an dernier, on a vu les Championnats québécois de contre-la-montre par équipe annulés. Ils sont de retour cette saison.

LB : Oui Laurent, après deux ans d’absence. Cette année, on a décidé de combiner au même endroit les Championnats québécois de contre-la-montre par équipe et de critérium, un peu comme on le fait pour les Championnats québécois sur route et de contre-la-montre individuel. Cette combinaison aura certainement un effet positif sur la participation des coureurs. L’an dernier, à Bromont, les Championnats québécois de critérium ont enregistré une participation record avec plus de 250 coureurs. Ce fut un grand succès, notamment avec la collaboration du Centre national de cyclisme de Bromont.

LFR : Et le Tour du Saguenay a disparu cette année du calendrier ?

LB : Dans ce cas-là, c’est dû à une situation bien particulière, c’est à dire le sommet du G7 au même moment qui mobilisera un nombre très important de forces policières de la province. Dans ce contexte, il était impossible de tenir le Tour du Saguenay au même moment. L’épreuve reviendra en 2019. En revanche, les Championnats canadiens sur route pour les catégories junior, élite et paracyclisme vont se tenir à Saguenay cette année.

LFR : Sentez-vous à la FQSC un retour en force du vélo de montagne, peut-être au détriment du cyclisme sur route ? Beaucoup d’événements de type « raids de vélo de montagne » ont été créés ces dernières années.

LB : Je pense que le cyclisme sur route est en très bonne santé, et la popularité des Grands Prix de Québec et Montréal démontre cette vitalité. On observe en effet une hausse récente de la popularité du vélo de montagne, en particulier de l’enduro. Mais je ne suis pas prêt à dire que cette hausse de popularité est au détriment de la route. Le nombre de membres licenciés sur route à la FQSC a augmenté ces dernières années, sauf en 2017 mais la variation n’est pas significative. Pour nous à la FQSC, le défi reste le même : offrir des calendriers d’événements qui sont intéressants pour tous les volets du cyclisme.

LFR : Côté relève de nos coureurs pro comme Hugo Houle, Antoine Duchesne ou Guillaume Boivin, tu vois qui ?

LB : Je pense qu’il y a une très belle génération de jeunes coureurs U23 qui suit ces trois coureurs de grand talent chez les pros actuellement. Je pense aux Adam Roberge, Pierre-André Côté, Marc-Antoine Soucy ou encore Nickolas Zukowsky, par exemple, qui pourraient passer pro en Europe dans les prochaines années. Antoine Duchesne était en échappée l’an dernier à la Classique des Appalaches avec Adam Roberge et Nickolas Zukowsky et il me disait après la course qu’il avait été impressionné par ces deux jeunes qui l’avaient fait souffrir!

LFR : Cyclisme féminin : jusqu’où ira Simone Boilard ?

LB : Il est évident que Simone possède un talent exceptionnel, ce qui est une excellente nouvelle pour le cyclisme féminin. Après des athlètes comme Lyne Bessette, et encore aujourd’hui Karol-Ann Canuel et Joëlle Numainville, Simone démontre de très belles choses à son âge. Elle a très bien fait l’an dernier avec une 8e place aux Championnats du monde, à sa première grande course internationale. Je crois qu’un podium lors des prochains Mondiaux en Autriche, sur un circuit qui sera très sélectif, est possible pour elle. Je pense également que son entraineur, Christine Gillard, fait un excellent travail avec elle, et que Simone est bien encadrée aussi du côté familial. Le meilleur est à venir !

Terpstra met tout le monde d’accord comme sur le GP E3!

Niki Terpstra, 33 ans, a remporté dimanche le Tour des Flandres de la plus belle façon qui soit selon moi: solo. Parti à un peu moins de 20km de l’arrivée en contrant pour le compte de l’équipe Quick Step une attaque de Vicenzo Nibali, personne ne l’a revu. Juste avant, son équipier Zdenek Stybar avait préparé le travail en faisant le forcing dans le Kruisberg.

Une victoire sans appel de celui qui était mon favori pour la gagne. Plusieurs directeurs sportifs s’étaient également prononcés dans ce sens au cours des jours précédents l’épreuve, en particulier suite à sa démonstration dans le final du GP E3 il y a 10 jours. Rappelons que Terpstra, solo, avait tenu en échec pendant 24 kms un groupe de poursuite impressionnant comportant toutes les grosses pointures. Il a gagné dimanche le Ronde exactement de la même façon!

Mention très bien également au 2e du jour, le Danois Mads Pedersen, qui n’a rien lâché dans le final derrière Terpstra, et qui parvient à la ligne suite à un gros effort solo pour préserver sa deuxième place. Ce coureur n’a que 22 ans et visiblement une grosse caisse pour les Classiques, les épreuves qu’il préfère. Il faudra avoir ce coureur à l’oeil dans les prochaines années, et même sur Paris-Roubaix dimanche prochain!

J’ai bien aimé aussi le collectif Quick Step sur la course, ils étaient toujours en contrôle de la situation. Mention très bien à Nibali aussi, qui a su être un acteur de la course. On a aussi vu les VanMarcke, Van Avermaet, Sagan et quelques Sky tenter quelque chose.

La plupart de ce beau monde se retrouve plus tard cette semaine pour le Grand Prix de l’Escaut, une course qui arrive souvent au sprint, et sur la Reine des Classiques Paris-Roubaix dimanche prochain. Yé!

L’intégrale du Ronde est ici, plus de 7h de vidéo. Parfait pour vos séances de home-trainer!

Loppet du Mont Sainte-Anne: simplement pas à la hauteur

La journée s’annonçait pourtant excellente, grand ciel bleu et pas froid du tout. 7h sur la traverse Lévis-Québec, c’était tout simplement magnifique à Québec. Yé!

Et puis, l’espoir de torcher Alex Harvey au 48km style libre de la Loppet du Mont Sainte-Anne me stimulait évidemment beaucoup… Quoi de mieux comme touche finale à une longue saison de ski de fond débutée en janvier sur une course à Lévis, suivie de la Gatineau Loppet puis du Lake Placid Ski Marathon?

Mon bonheur était évidemment ailleurs: pour la première fois, mon fils de 12 ans participait à la même Loppet que moi, mais sur une autre distance, le 10km style libre. Quelle fierté de le voir aussi au départ!

Malheureusement, le premier stress de la journée n’a pas tardé: j’avais oublié mon Eprex… heu, non, plutôt le retrait des dossards. Quel bordel! La faute à une licence d’un jour non incluse dans le prix d’inscription. Du coup, chaque participant devait remplir sur place un formulaire additionnel, en plus de payer 3$ cash. Pas de cash, pas de départ… vous voyez le topo. Beaucoup de participants se sont faits surprendre… même si c’était indiqué dans les informations fournies aux participants, que j’avais heureusement lues pour ma part.

En retirant mon dossard un peu plus tôt que tout le monde, mon âge me trahit et l’expérience ressort: devant la longue file d’attente, on ne partira jamais à l’heure…

Ben ca n’a pas loupé. Annonce vers 8h30: départ retardé de 9h à 9h15. Bon ca va, c’est pas trop mal.

Je teste deux paires de ski mais m’inquiète des conditions: crouté au max, piste gelée, manifestement pas entretenue depuis au moins 24h, les sillons des skieurs des derniers jours étant apparents partout. Hein? J’me dis que sur le parcours, ca sera forcément différent.

Deuxième annonce: départ retardé à 9h30. Merde! Le réchauffement vient de prendre le bord… quelqu’un a un électrostimulateur?

J’ai commencé à trouver ça moins drôle à l’annonce d’un départ repoussé à 9h45, apparemment faute à un engin d’entretien des pistes en panne sur le parcours. Vraiment pas top!

Je focusse sur le positif et me dis que si cet engin était sur les pistes, c’est qu’il devait les entretenir en vue de la Loppet du matin. Yé!

On part finalement à 9h45. Banzai!

Après une courte montée, on plonge dans une descente rapide vers le petit golf, km 1. Les conditions sont difficiles, gelées, pas travaillées, avec encore ces sillons profonds, l’équilibre est très précaire. Ca chute devant moi, deux coureurs, j’évite de justesse en remarquant furtivement que l’un des coureurs tombés est une amie. J’espère pour elle que tout va bien…

Km 3, ô stupeur, mes muscles des mollets-tibias commencent à faire mal… hein? Je réalise que ce sont les conditions: constamment en train d’ajuster mon équilibre, je travaille fort de ces muscles. 48 bornes, ca va être long…

Ben ce fut très long!

Km 12 au sortir de la « Harvey », j’ai pris mon rythme et entame la montée St-Hilaire, le juge de paix. Ô stupeur là encore, je tombe sur les concurrents du 25km (eux viennent de partir), visiblement moins forts pour la plupart, car les deux circuits se rejoignent là. Dans la piste dorénavant étroite et pentue, c’est lent, ça bouchonne, ça tombe devant moi, ça gueule derrière moi… j’aide un homme à se relever, je garde mon calme, je suis courtois, mais mon plaisir descend aussi vite que la pente monte… et elle monte sacrément (sacrament)!

Km 25-30, après de longues montées, j’entame de longues descentes. Le clou! Hyper glacées, les skis sont totalement hors contrôle même pour moi qui ai fait de la compétition en ski alpin, c’est carrément le derby de démolition pour les concurrents. J’en vois plusieurs par terre, j’en évite d’autres de justesse, d’autres encore font carrément des « tout-droits » pour partir cueillir des champignons dans le bois… quand je pense qu’à la Loppet des Monts Valin on nous oblige à enlever nos skis pour moins que ça…

Le plaisir a définitivement pris le bord dans de telles conditions et les 10 derniers kms ne seront faits qu’en mode « finissons-en au plus vite sans se fracturer un membre ».

À l’arrivée, j’ai l’impression d’avoir retiré peu de plaisir de cette Loppet et de n’avoir que « survécu » pendant l’épreuve. Plusieurs amis(es) me confient plus tard les mêmes sentiments à l’égard des conditions. C’est vraiment dommage pour cette épreuve au potentiel pourtant énorme.

Pourquoi diable les pistes n’ont-elles pas été travaillées avant la course? Difficile de croire qu’au Mont Sainte-Anne tout dépende que d’un seul engin d’entretien, surtout que le 4e poste de ravitaillement était situé au pied de la remontée mécanique versant Nord, ski alpin… Il était selon moi très dangereux – voire carrément irresponsable – de lancer des centaines de coureurs dans de telles conditions glacées et non-travaillées. Si les organisateurs n’ont eu personne à l’hôpital hier soir avec une fracture, ils peuvent s’estimer très chanceux!

Pourquoi ne pas avoir inclus la licence dans l’inscription par Internet, facilitant le retrait des dossards sur le site? On aurait évité un joyeux bordel. À la décharge de l’organisation, il est vrai que les inscriptions avaient explosé dans les 24h précédent l’événement, probablement en raison du beau temps annoncé.

Pourquoi choisir de lancer le groupe du 25km sur un parcours convergeant avec celui du 48km, sachant qu’il serait probable que les deux groupes affrontent les portions critiques au même moment?

J’invite les organisateurs à réfléchir à ces questions dans le but d’améliorer l’événement en 2019, car il est évident qu’il sera facile de faire mieux. Dans leur communiqué de presse de fin de soirée hier, les organisateurs ont eu le culot d’écrire « Qu’ils soient débutants, intermédiaires ou experts, les participants ont skié sous un superbe soleil, dans des conditions idéals (sic), en style libre ou en style classique, lors des épreuves du 48 km Boralex, 25 km KPMG et 10 km Sportful. » Conditions idéales? Vraiment? Je pense que l’organisateur ignore deux trois trucs dans la mise sur pied d’une loppet de ski de fond!

Une solution – question d’être constructif – serait d’aller chercher l’expertise des organisateurs de la Gatineau Loppet par exemple. Cette année, la Gatineau Loppet a de loin été le meilleur événement de ski de fond de ma saison, et j’en suis très fier, fier aussi de ma région et de la qualité de ski qu’offre le Parc de la Gatineau et son équipe d’entretien Demsis. Les conditions étaient de niveau Coupe du Monde sur la Gatineau Loppet comme encore hier selon plusieurs amis qui ont skié chez moi, malgré toute la pluie et le dégel récents. L’organisation du salon du ski sur la Gatineau Loppet était également nickel, efficace notamment pour le retrait des dossards et de la puce de chronométrage. Le choix des parcours était enfin top-niveau car les divers groupes ne se croisaient pas, les départs étaient par vagues assurant une certaine homogénéité des divers pelotons, etc. C’est selon moi les meilleures pratiques pour une Loppet de ski.

Bien évidemment, je comprends qu’il s’agit d’une première édition et que les organisateurs voudront faire mieux l’an prochain, alors que le ski de fond sera à l’honneur à Québec avec notamment le retour de l’épreuve de Coupe du Monde sur les Plaines d’Abraham. À eux de jouer… et je reviendrai c’est sûr. Alex m’a pris 48min hier sur 48kms, soit une minute au km (!!!). J’ai une revanche à prendre en 2019…

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