Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Mois : septembre 2013

Cyclo La Québécoise: on a mouillé le maillot!

Y’a pas que les coureurs pros qui font le métier!

Hier, nous avons été environ 400 coureurs et cyclosportifs à relever le défi offert par la Cyclo La Québécoise, dont c’était la première édition. Récit d’une sortie de 140 bornes « à la flahute »…

Optimisme sur la ligne de départ

Arrivé au petit matin au village des coureurs installé sur les Plaines d’Abraham, c’est le brouillard qui m’accueille, pas les coureurs, encore assez peu nombreux en cette heure matinale…

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… mais déjà, le speaker du jour, excellent d’ailleurs, est à l’oeuvre, tout seul dans son petit coin.

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N’ayant pas déjeuné ce matin, question de rouler à jeun pour maigrir (!), les boissons (café, jus d’orange) offertes gratuitement par l’organisation me tentent… La cyclo est d’ailleurs rudement bien organisée à tous les points de vue, notamment sur le plan de la sécurité du peloton, irréprochable, ainsi que du service au départ et à l’arrivée. Y’a pas que les coureurs pros qui sont bien traités dans les épreuves organisées par Serge Arsenault!

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Un peu plus tard, sur la ligne de départ, pas de pluie et un temps relativement chaud, donc le moral des troupes est excellent, l’ambiance détendue et bon enfant. Parfait pour une fin de saison!

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Toujours sur la ligne, je vous présente Serge Piroux, du Vélo Club de La Pomme-Marseille, un des clubs phare en France. Très sympathique, j’ai pu causer avec lui un moment durant l’épreuve. Venu en touriste et en famille au Québec, et réalisant qu’une cyclosportive était possible, il a loué un vélo chez Argon18 et roulez jeunesse! Serge m’a cependant caché être une sacré pointure en France, puisque champion de France 2011 Corpo. Je voyais bien qu’à son physique affuté, son coup de pédale et sa science du placement dans le paquet que Serge était un coureur d’expérience. Quand je serai grand, je veux être comme lui!

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Juste avant de partir, M. Arsenault nous a adressé quelques mots très gentils, témoignant tout son respect pour les coureurs présents. Je me suis même surpris à le savoir présent si tôt le matin, preuve que c’est un vrai passionné de cyclisme, et pas seulement du plus haut niveau. Merci M. Arsenault pour les GP de Québec et Montréal, de même que pour cette nouvelle initiative d’épreuves cyclosportives en marge des GP.

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L’encadreur du peloton le plus rapide aujourd’hui, LA bête Pierre Boilard, bien connu du milieu cycliste au Québec et un mec très sympa. Pierre aura eu le mérite aujourd’hui d’avoir assez d’autorité pour bien règlementer le peloton et… les motos encadrantes dans les portions où on pouvait rouler plus vite. Un excellent travail, vraiment.

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Mes hommages, Madame la commissaire de la FQSC.

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Arrêt obligatoire aux deux ravitos, mais arrêts assez brefs. L’organisation était prête à recevoir les coureurs.

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Malgré la pluie qui a rattrapé le peloton dès la sortie de Québec, à Cap Rouge, et qui ne nous a pas quitté par la suite, le moral des troupes (des survivants devrais-je dire!) était toujours bon au 2e ravito, km 106, à Lac Beauport.

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Dernier kilomètre, le même que les pros du GP de Québec. Cette photo-là, il fallait bien que je la place sur ce site! Ceci étant, le dernier kilomètre en aura surpris plus d’un aujourd’hui, avec cette remontée vers le Chateau Frontenac d’abord, puis ce long faux-plat ascendant jusqu’à la ligne, située près du manège militaire. Ca a fait très mal aux jambes et on ne réalise peut-être pas toujours que le GP de Québec ne se résume pas seulement qu’à la côte de la Montagne et la côte des Glacis…

Je termine finalement 36e du jour, à environ 30 secondes du vainqueur, le cycliste et journaliste bien connu Jean-François Racine qui avait la soquette légère dans le paquet aujourd’hui, c’était évident.

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Des participants des groupes suivants en terminent avec l’épreuve, toujours sous la flotte. Chapeau bien bas à tous ceux ayant terminé l’épreuve aujourd’hui, durcie par une météo capricieuse.

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À l’arrivée, des visages marqués par l’épreuve et la météo, mais des visages contents aussi!

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Les pros tournaient aussi sur le circuit en milieu de journée, sous la pluie. Ici, quelques coureurs de la FDJ, incluant Dominique Rollin, et des coureurs d’AG2R La Mondiale. Cette proximité du GP cycliste de Québec et des coureurs professionnels donne définitivement à la Cyclo La Québécoise une saveur différente des autres cyclosportives au Québec: utilisant les mêmes infrastructures, évoluant en présence de plusieurs personnalités du sport cycliste, l’ambiance est résolument « 100% vélo » et c’est assez grisant! Il faut le vivre pour le réaliser.

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Quelques heures plus tard, Dominique Rollin est en entrevue à proximité du Chateau Frontenac. Disposant d’une accréditation de journaliste pour l’épreuve aujourd’hui, j’essaierai de vous la faire vivre « de l’intérieur » et toujours un peu différemment…

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De retour à la maison, avant la douche, je ne me souviens pas la dernière fois où j’ai été aussi sale…

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Lavage de deux soquettes cyclistes. Une image résume la journée complète!

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Au final, la Cyclo La Québécoise me laisse une impression très positive, et ce n’est pas rien compte tenu de la météo difficile du jour qui aurait pu affecter négativement mon expérience. Entre fleuve et montagnes, sur des routes parfaites et parfois exigeantes (la bosse de Tewkesbury en aura surpris plus d’un, et les bosses autour de Ste-Brigitte de Laval auront fini d’écrémer le peloton dans le final), la Cyclo La Québécoise offre une qualité d’organisation supérieure et une ambiance, celle du GP cycliste de Québec, tout à fait unique, 100% passion vélo. Si l’allure du peloton était contrôlée, cela n’a jamais nuit au plaisir que j’en ai retiré, sachant qu’une cyclosportive n’est pas une course de la FQSC. Je souligne d’ailleurs au passage l’excellent travail des motos d’encadrement qui ont bien régulé la vitesse du peloton, ralentissant dans les bosses et accélérant dans les descentes, tout en laissant le peloton s’exprimer sur les portions plus plates. C’est une bonne formule.

En route maintenant pour La Montréalaise samedi matin du côté de la rive-sud de Montréal. La question qui tue: faut-il faire La Québécoise pour avoir une bonne course sur La Montréalaise? Réponse samedi!

La retraite pour David Veilleux

David Veilleux a pris tout le monde par surprise ce matin en annonçant sa retraite sportive après les GP cyclistes de Québec et Montréal.

Tout le monde?

Pas vraiment.

On sentait bien, depuis quelques semaines, que David était en réflexion. Dans la récente entrevue qu’il m’a accordé, j’avais tenté d’en savoir plus. Extrait:

Thème 5 : Saison 2014

LFR: Je t’ai récemment entendu lors d’autres entrevues être évasif sur ta saison 2014. Tu poursuis d’ailleurs toujours des études d’ingénieur.

DV: Je n’ai pas encore trop pensé à ma saison 2014. J’ai plusieurs options devant moi. Je n’ai actuellement pas de plans bien établis, j’ai toujours pris le vélo une saison à la fois et je ne me mets pas de pression pour la suite. Je ne me force pas à faire une carrière de coureur pro jusque 35 ans, et j’ai la chance de ne pas avoir que le vélo dans la vie. Je suis actuellement coureur pro par plaisir et par passion, une année à la fois!

David, 26 ans en novembre prochain, justifie sa décision par son désir de poursuivre et de terminer ses études d’ingénieur ainsi que de fonder une famille.

Évidemment, on pourra penser que ces deux objectifs de vie ne sont pas totalement incompatibles avec la vie de coureur cycliste, même si les contraintes seraient évidemment plus importantes.

Mais qui sommes-nous pour juger?

D’un point de vue personnel, et pour avoir dû faire des choix de cette nature plus tôt dans ma vie, je comprends tout à fait David et respecte sa décision. Il n’y a pas que le vélo dans la vie…

J’essaierai de contacter David plus tard en septembre, une fois le calme revenu après le temps fort que constituent les GP de Québec et Montréal, pour mieux comprendre sa décision et le contexte de sa décision.

En attendant, il convient aujourd’hui de saluer à sa juste mesure le coureur cycliste qu’a été David Veilleux: très talentueux, sérieux et professionnel, généreux et gentil avec tout le monde, modeste, intègre aussi, et ce n’est pas la moindre de ses qualités…

Je salue en particulier le jugement et l’altruisme de David qui, au cours des dernières semaines, a répondu à de nombreuses sollicitations, dont les miennes, estimant que c’était normal de répondre aux gens puisque lui avait bénéficié de soutien durant sa carrière. Ce n’est pas tout le monde qui a le sens du retour d’ascenseur.

C’est assurément une grande perte pour le cyclisme canadien et québécois. Mais ce fut aussi une grande chance et David nous a donné beaucoup de bonheur au cours des dernières années. Il faut l’en remercier.

Salut champion! Et bonne course à Québec et Montréal. Profites-en bien!

Quelle course au GP de Québec?

On parlera cyclisme dans les prochains jours au Québec avec la tenue, vendredi prochain, du GP de Québec et dimanche, du GP de Montréal.

Rappelons d’entrée qu’il s’agit des deux seules courses du calendrier UCI World Tour à être disputée en Amérique du Nord.

Il y a donc des points UCI à prendre à Québec et Montréal, alors forcément ca motive les coureurs, notamment ceux qui sont en renouvellement de contrat en prévision de la saison prochaine. Je crois savoir que c’est le cas de plusieurs coureurs québécois actuellement dans des équipes européennes.

Quelle course attendre à Québec, alors?

Ca sera assurément une sélection « par l’avant » une nouvelle fois, donc une certaine loterie. Le parcours de Québec est certes exigeant, mais pas trop non plus puisque les coureurs peuvent récupérer à certains endroits, surtout sur le boul. Champlain. L’épreuve, de 200 bornes, n’est pas trop longue pour des professionnels et comporte des bosses permettant de faire la différence.

L’avantage va donc aux coureurs qui sont en forme certes, mais qui savent aussi prendre des initiatives!

L’archi-favori se nomme évidemment Peter Sagan, en excellente condition actuellement. Il passe bien les bosses, il a peu d’égaux dans les sprints – surtout ceux en faux-plat ascendant comme sur la rue St-Louis-Grande Allée – et son équipe est à son service. La course de Québec lui convient mieux que celle de Montréal et il le sait très probablement. Misez équipe Cannondale pour contrôler le peloton derrière les échappées matinales, ce qui nous fixera rapidement sur les réelles ambitions du Slovaque.

Chris Froome? Nous n’avons aucun repère actuellement sur sa condition, revenant d’un stage d’entrainement aux États-Unis. Il se dit motivé pour faire une bonne course aux prochains Mondiaux de Florence. Ca sera toutefois compliqué pour lui à Québec, le parcours de Montréal lui convenant mieux. Chez Sky, Richie Porte sera présent, tout comme Geraint Thomas. Je mise plutôt sur ces deux derniers que sur Froome qui débute à Québec et Montréal sa préparation finale.

Alberto Contador? Il est ici en touriste.

Ryder Hesjedal? Il sera assurément motivé pour se montrer, mais je ne le crois pas capable d’un podium à Québec. La course de Montréal lui convient mieux, et il n’a pas connu une bonne saison cette année. Chez Garmin, misez plutôt Stetina ou Danielson. S’il se sait en moins bonne condition qu’avant, il misera cependant plutôt sur une belle perf à Québec, plus accessible.

Rui Costa? Assurément à surveiller de près, mais il a déjà signé chez Lampre-Merida pour 2014 et songe probablement davantage à la saison prochaine. Déjà vainqueur cette saison du Tour de Suisse et de deux étapes sur le Tour de France, son contrat est rempli en 2013.

Sylvain Chavanel? Pourquoi pas? Il vise une sélection en équipe de France pour les Mondiaux de Florence et est en bonne condition générale. Parmi les autres coureurs français pré-sélectionnés pour la course sur route à Florence et présents à Québec et Montréal, on note Romain Bardet, Tony Gallopin, Amael Moinard, Blel Kadri, Christophe Riblon et Arthur Vichot. Attention à eux, ils voudront se montrer!

Andy Schleck? Je l’attends à Montréal davantage que Québec mais ce coureur a faim, c’est certain. Une victoire d’ici la fin de la saison, n’importe laquelle, lui ferait tellement de bien au portefeuille comme au moral!

Robert Gesink? Pour moi, il est l’un des grands favoris pour Québec et pour Montréal, des courses où il a bien performé dans le passé. Il a récemment signé de belles perfs, témoignant d’une condition en hausse…

Cadel Evans? Aussi à surveiller de près, bien qu’il sera probablement très marqué par les autres coureurs. Chez BMC, je pense que c’est plutôt de Greg Van Avermaet, Brent Bookwalter ou Markus Burghardt que pourra venir la surprise, les courses de Québec et Montréal leur convenant bien.

Tejay Van Garderen? Aucune idée de sa condition actuelle, je pense qu’il sera un peu juste. Il a déjà gagné pas mal de courses cette saison et n’a rien à prouver ici dans les prochains jours.

Fillipo Pozzatto? Le récent vainqueur  du GP de Plouay est en condition ascendante, et lui aussi a faim après une saison des Classiques d’avril complètement ratée. Pour lui, c’est Québec ou rien du tout!

Damiano Cunego? Souvent en forme à l’automne, le petit coureur italien est capable de tout sur des parcours accidentés comme ceux de Québec ou Montréal. S’il joue une sélection dans la squadra azzura pour les Mondiaux, attention à lui.

Les Canadiens

À priori, ils seront 12 au départ, soit Ryder Hesjedal, Hugo Houle, François Parisien, Dominique Rollin, David Veilleux, Bruno Langlois, Ryan Anderson, Rob Britton, Marsh Cooper, Antoine Duchesne, Nic Hamilton et Ryan Roth.

Certains n’ont pas encore renouvelé leur contrat pour 2014 et les GP de Québec et Montréal sont parmi les toutes dernières occasions de se montrer. Je pense qu’on verra plusieurs d’entre eux se glisser dans des coups, d’autres voudront jouer une bonne place à l’arrivée comme David.

Petit coup de coeur, j’aimerais bien voir Rollin enfin devant!

Curieusement, l’équipe Orica-Green Edge n’alignerait à Québec aucun de ses deux coureurs canadiens, soit Svein Tuft et Christian Meier.

La liste complète des coureurs engagés est ici.

Sur le parcours

Le meilleur endroit pour voir la course reste pour moi la côte des Glacis qui monte au Carré d’Youville, où il y a souvent moins de monde et où on peut être au contact des coureurs. La course s’élance à 11h et se terminera vers les 16h.

À la télé

Au Québec, ce sera sur TVA Sports cette année, de 10h30 à 16h30.

Dans le reste du Canada, ce sera sur Sportsnet de 13h à 16h45.

En Europe, on pourra suivre la course sur Eurosport de 18h30 à 22h30 (Central European Time).

La grille horaire télévisuelle est disponible ici.

Mardis cyclistes de Lachine vus par Cycles DeVinci

C’est pas mal!

Cette France qui gagne!

Les derniers jours ont été fastes pour les jeunes coureurs français et ça fait franchement plaisir à voir.

Rappelons que les coureurs français sont passés à côté de leur Tour de France cet été. Thibault Pinot s’est effondré, Pierre Rolland a loupé ses objectifs d’une bonne place au général ou d’un maillot à pois, et la France a dû attendre la… 18e étape pour voir l’un des leurs s’imposer grâce à la superbe victoire de Christophe Riblon à l’Alpe d’Huez. Ce fut cependant la seule…

Dernièrement, la France s’est bien reprise et c’est de bonne augure pour les prochains Mondiaux.

Comme quoi il ne faut jamais juger au seul Tour de France…

Thibault Pinot nous fait une excellente Vuelta et était au beau milieu de la bagarre hier pour la victoire d’étape à Formigal. Ses craintes lors des descentes seraient en passe de s’améliorer et force est de constater qu’il n’a probablement pas supporté la pression du Tour de France en juillet dernier.

Le jeune Warren Barguil, 21 ans seulement, se révèle également sur cette Vuelta, ayant signé hier sa 2e victoire d’étape sur l’épreuve, excusez-un-peu.

Ce qui convainc le plus, c’est sa maitrise dans le final face à un coureur à priori plus expérimenté et plus puissant dans les cols que lui, Rigoberto Uran. Barguil a eu la sagesse d’attendre patiemment pour produire son effort au bon moment, malgré les coureurs qui rentraient derrière. Il fallait du cran pour faire ca!

La question qui tue: pourquoi diable Barguil court-il chez Argos-Shimano et non au sein d’une équipe française comme FDJ, Europcar ou AG2R-La Mondiale? Comment les directeurs sportifs français ont pu laisser ce jeune coureur plein de promesses signer à l’étranger?

Autre belle victoire française ces derniers jours, celle d’Alexandre Geniez dans l’étape reine de la Vuelta, au sommet de Peyragudes. Près de 6 heures 20 minutes d’effort pour le coureur de la FDJ, dont les 30 derniers en solo. Chapeau!

Il y a encore eu la victoire de Nacer Bouhanni (FDJ) au Grand Prix de Fourmies dimanche dernier, devant nul autre qu’Andrei Greipel. Là encore, c’est probant et ca démontre que les jeunes coureurs français peuvent être dans le coup partout. Troisième sur l’épreuve, un autre jeune français qui monte, Bryan Coquart chez Europcar.

Ajoutez à ce topo les Arnaud Demare, Arnold Jeannesson, Pierre Rolland, Thomas Voeckler, Jérémy Roy, John Gadret, Romain Bardet, Jean-Christophe Peraud, Sylvain Chavanel, Christophe Riblon, Tony Gallopin, Sébastien Turgot, Jérome Cousin, Maxime Bouet, Johan LeBon et Francis Mourey et vous avez là la meilleure génération de coureurs français depuis la fin des années 1980 selon moi.

Avec un peu de réussite de la part de ces coureurs, la France pourrait de nouveau en gagner des belles en cyclisme dès l’an prochain. Si le prochain vainqueur français du Tour n’y est peut-être pas, vous avez parmi ces coureurs de redoutables coureurs d’un jour capables de s’illustrer autant pour les victoires d’étape sur les grands tours que dans les Classiques.

Allez, il suffit de croire en vous les mecs!

GranFondo Mont Tremblant: parfaite sortie d’automne!

C’est bien connu, y’a des bons jours, et des moins bons jours.

Samedi dernier, c’était sans aucun doute un de ces bons jours de vélo. À tous les égards.

Je participais à la première édition du Gran Fondo Mont Tremblant, la première de quatre cyclosportives à mon programme de septembre, question de me reprendre après un mois d’août en dilettante. Que voulez-vous, on a des objectifs pour 2014 ou pas. Et mon ami Pat Wells, éditeur en chef de Cycle Presse et impliqué dans l’organisation de l’événement, a su jouer le directeur sportif – façon Giancarlo Ferretti – avec moi pour me convaincre que les 125 kilomètres à parcourir seraient bons pour moi…

Bière et merguez

J’arrive donc vendredi soir dernier au Mont Tremblant, que je ne connais pas. Mon expérience Gran Fondo a commencé illico, accueilli par la pétillante Sara (une ex- de Cyclisme Canada) qui me donne mon kit de participant en un temps deux mouvements. Outre la puce de chronométrage, je découvre dans le kit une jolie veste sans manche de couleur noire, sobre, classique et assurément très « classe ». Voilà une bonne idée et surtout une bonne couleur, le noir allant avec tout (en plus, ça amincit…). On est loin de certaines pièces de vêtements de couleurs douteuses parfois offertes, la palme à ce chapitre revenant à la Gatineau Loppet… les habitués comprendront!

Également inclus dans mon inscription, un « deux pour un » à la Microbrasserie La diable, juste à côté. Parlez-moi d’une cyclo qui commence par une dégustation de bonne bière locale! Je vous recommande la « 7e ciel », divin (et, dans mon cas, au diable les 125 bornes à parcourir demain…). J’ai évidemment fait terrasse, le temps de retrouver quelques amis et de faire quelques connaissances, notamment du sympathique Pierre, débordant d’enthousiasme pour le vélo et motivé comme le Contador des grands jours pour l’épreuve du lendemain.

Deux merguez plus loin (on ne se refait pas…),  je vise mon auberge, l’Auberge La porte rouge. Excellent accueil là encore, « cycling friendly ». Visiblement dans le coin, les cyclistes, on aime!

Le lendemain, samedi donc, temps incertain au petit lever (6h). Le vélo est prêt, le strict nécessaire aussi pour faire face au mauvais temps, si jamais… Très important l’embrocation, un secret bien gardé que seuls les non-initiés dénigrent encore…

Dossard 151, un numéro de leader!

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Ces quelques embrocations, seulement le strict nécessaire…

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Je change d’équipe pour la journée…

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… mais question style, j’ai été battu très largement! Le côté « glamour » de Tremblant?

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Lyne Bessette

Ligne de départ. Belle surprise, Lyne Bessette, que j’aime beaucoup pour sa modestie, sa simplicité, son talent et son absence de langue de bois, nous gratifie de quelques mots juste avant de partir. Quelques instants plus tard, en roulant, j’en profite pour lui faire un brin de jasette, question de prendre de ses nouvelles.

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La Flamme Rouge: Lyne, comment vont les préparatifs pour ta nouvelle cyclosportive « Les 100 à B7 » le 12 octobre prochain?

Lyne Bessette: Super bien Laurent! La cyclo partira du Centre national de cyclisme à Bromont pour une distance de 100 km, souvent sur les chemins de terre (bien praticables) que je fais à l’entrainement en vue de la saison de cyclo-cross. Rien de mieux pour s’entrainer en vue de la saison qui débute sous peu!

LFR: On chausse quoi pour participer à ta cyclo?

LB: Tu peux prendre ton vélo de route, mais je recommande des pneus de 28mm. Sinon, un vélo de cyclo-cross est très bien aussi. Le parcours va en surprendre plus d’un, il y a de belles bosses!

LFR: Et que fait Lyne Bessette ces jours-ci?

LB: Disons que c’est une année de transition pour moi, ayant arrêté le paracyclisme. Plein de projets à venir, que j’espère concrétiser bientôt. Je partage mon temps entre Boston et Knowlton, mais plus souvent à Boston.

LFR: Pas beaucoup de bosses pour s’entrainer à Boston…

LB: En effet! Je diversifie mon entrainement, je cours, je fais du trail, pas juste du vélo. Je participerai cependant à quelques cyclo-cross cette saison encore, notamment avec Tim dont c’est la dernière saison au niveau pro.

LFR: Tu suis encore le cyclisme féminin?

LB: Oui, surtout les filles du Québec. J’espère d’ailleurs que Robbi et Émilie se remettent bien de leur horrible chute survenue il y a quelques semaines. On pense à elles!

LFR: Si on regarde derrière, que retiens-tu comme moments forts de ta carrière?

LB: Assurément deux moments forts. Le premier, c’est ma victoire en 1998 aux Jeux du Commonwealth à Kuala Lumpur. Le deuxième, ce sont toutes mes victoires des dernières années avec Robbi Weldon en tandem, notamment aux Jeux para-olympiques de Londres. Gagner pour soi est très satisfaisant, gagner avec quelqu’un d’autre qui sans toi n’aurait pu le faire, c’est encore plus satisfaisant.

Première zone chronométrée, la discussion avec Lyne tourne court, ça vient de violemment accélérer en tête. La formule adoptée par le GranFondo est une vitesse rapide (environ 38 km/h sur un parcours casse-pattes) mais contrôlée par des motos, avec deux zones chronométrées de 8 kms ou là, c’est la vraie course. Le temps de m’y mettre, trois jeunes coureurs ont pris 50m au premier peloton dont je fais partie, et on ne les revoit pas malgré les efforts de Lyne qui nous prouve que décidément, elle a de beaux restes.

Après un arrêt obligatoire au ravito, le GranFondo se poursuit à bon rythme jusqu’à la 2e zone chronométrée, LA patate de la journée, la côte de la rue des Quenouilles, bien connue dans le secteur. Une belle bosse en effet, qui monte en paliers, assez longue et pentue pour faire tout exploser. On m’avait averti, mais je découvrais quand même.

Dès le pied, 5 coureurs partent à fond. Ca saute devant moi, le temps de contourner les amis et me voilà en chasse-patate 50m derrière les 5 fuyards. Allez, encore un effort, j’y suis presque. Virage à gauche dans un petit village et merdeuuu…. ca repart de plus belle! Pas de panique, je vais changer de braquet. Et merdeuuu… plus de braquet, 34-23, j’ai pas plus petit.

Du coup, il a fallu gérer, étant au taquet. Tiens, l’écart se stabilise, je suis 100m derrière: devant, ça ne monte pas plus vite. Je termine ainsi, 5 ou 6e en haut de la bosse, seul, 20 secondes devant le petit groupe derrière. Ouf, mon premier gros effort en presque… 6 semaines!

Chute et chevreuil

Après un regroupement général, le GranFondo s’explique une dernière fois dans les 15 derniers kilomètres à la faveur du déroulé sur la rue « Duplessis », la piste-de-course-pour-cyclistes-qui-en-veulent-dans-le-coin. On ne descend plus en dessous de 45 km/h et je note que certains sont bien entamés. Survient alors ce qui survient souvent en ces fins de cyclos, petite chute de trois coureurs dans une relance, en pleine côte, probablement due au recul d’un vélo lorsque le type dessus s’est mis en danseuse (un classique). J’évite la chute, mais je suis bloqué derrière, pied à terre. Quelques instants plus tard, me voilà donc quitte pour une belle petite chasse d’environ un kilomètre pour rentrer devant (2e gros effort du jour, pas simple de rouler à 50km/h!).

Sitôt rentré, un chevreuil sort de nulle part sur la gauche de la route. Panique dans le peloton. On m’avait prévenu, ce genre de truc est fréquent dans le coin. Le chevreuil étant moins bien chaussé que nous, il glisse sur la route, tombe, et repart dans le bois illico. Ouf!

Cinq derniers kms, ça y est je suis crinqué, probablement boosté d’adrénaline suite à ces deux événements survenus en moins de 3 minutes et qui auraient pu faire déraper ma cyclo. Deux coureurs attaquent, encore les mêmes jeunes, pas question de laisser faire cette fois, je pars avec eux et on termine 1-2-3 devant.

À l’arrivée, grosse ambiance, repas chaud servi, bonne humeur, cadre enchanteur dans la station du Mont Tremblant et toujours pas de pluie! Je repartirai de Mont Tremblant à 15h la tête pleine d’un 24h très agréable: un accueil et une organisation hors pair (pour une première édition, ce n’est pas rien!), une ambiance décontractée comme on les aime en fin de saison, un parcours magnifique, bucolique même!, dans les Laurentides, une sécurité des différents pelotons assurée, des rencontres sympathiques, notamment avec l’ex-champion canadien Martin Prudhomme ou avec des amis de Gatineau comme Alain et Gilbert, sans compter quelques KOM sur Strava et une 8e place au final pour moi, question de vous prouver que je suis tout de même sérieux dans tout ca, non mais qu’est ce que vous croyez?

Après l’effort, le réconfort… tout pour un agréable repas, même les nappes blanches!

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Ne vous y méprenez pas, cet homme travaille à Cyclisme Canada!

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Un autre Rouleur de l’Outaouais sur l’événement, l’ami Gilbert tout juste de retour du… Stelvio

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Le GranFondo Mont Tremblant? Un parfait rendez-vous d’automne, après une longue saison de course la tête dans le guidon. Avis aux organisateurs: je signe des deux mains pour l’an prochain!

Prochain rendez-vous: La Québécoise et La Montréalaise à la fin de la semaine. Soyez indulgent avec moi, je suis en reprise…

Vuelta: Cancellara et Gilbert à l’heure!

Si on se fie aux années récentes, les prochains champions du monde du chrono et sur route sont probablement sur la Vuelta actuellement, bien que rien n’est évidemment garanti puisque Sagan atomise actuellement en Amérique du Nord, et notamment sur l’actuel Tour de l’Alberta.

Pour le chrono, Cancellara nous a prouvé avant-hier qu’il est décidément très fort pour se préparer comme il faut pour ses grands objectifs. Se connaissant probablement très bien, Cancellara ne rate en effet que très rarement ses pics de forme, son printemps 2013 nous l’ayant encore prouvé.

Cancellara a ainsi mis une valise à tous ses poursuivants – Tony Martin compris – dans le premier et dernier chrono individuel de cette Vuelta, repoussant le champion du monde de la discipline à 37 secondes et le reste de la troupe à environ 1min30! Le reportage télé de l’étape en quasi-intégral est ici, avec une belle entrevue avec Cancellara au début.

J’y vois la preuve irréfutable que Cancellara s’est fixé un grand objectif pour sa fin de carrière, devenir champion du monde sur route (il a déjà 4 titres dans le chrono…). Le circuit de Florence étant difficile et sélectif, Cancellara sait qu’il doit s’y présenter au sommet de sa condition, et il se prépare silencieusement sur cette Vuelta, tout en se fixant des petits tests. C’en était assurément un avant-hier, et ses adversaires sont désormais prévenus!

Philippe Gilbert lui-aussi très certainement se prépare en vue de la défense de son titre à Florence à la fin du mois. Gilbert a probablement un autre objectif en tête ces jours-ci, soit celui de se rattraper un peu après une saison 2013 difficile qui, forcément, nous fait penser à la « malédiction du maillot arc-en-ciel« . Gilbert a levé les bras pour la… première fois de la saison hier en remportant la 12e étape de la Vuelta, ca doit être un sacré soulagement pour lui, ainsi qu’une libération.

Je vous invite à regarder le dernier km de la course hier, qui est particulièrement intéressant puisque Gilbert gagne dans un exercice qui n’est pas forcément le sien, le sprint. Il se paye au passage Edvald Boasson Hagen excusez-un-peu, dans un sprint très long nous prouvant sans aucun doute possible que le Belge a de très bonnes jambes en ce moment.

Les Mondiaux de Florence s’annoncent donc palpitants, et les archi-favoris seront vraisemblablement les Cancellara, Gilbert, Nibali et Sagan. Attention à ce dernier lors des GP de Québec et Montréal la semaine prochaine, surtout à Québec, il pourrait bien s’y imposer assez facilement.

Cyclisme Canada soutiendra Brian Cookson

Voilà une nouvelle qui me fait rudement, mais rudement plaisir et qui vient de rehausser ma fierté de détenir une licence sous l’égide de Cyclisme Canada, ainsi que ma motivation envers la pratique du vélo ainsi qu’envers La Flamme Rouge!

En effet, le président de Cyclisme Canada, John Tolkamp, vient de publier hier un communiqué ici disponible annonçant clairement que la fédération canadienne soutiendra Brian Cookson lors de la prochaine élection pour le poste de président de l’UCI, le 27 septembre prochain à Florence.

Deux mots me viennent immédiatement: bravo! et merci!

Cyclisme Canada justifie sa décision de belle façon, affirmant avoir reçu beaucoup de commentaires de « cyclistes canadiens » et « d’intervenants clés » ayant exprimé le souhait de voir davantage de transparence et d’imputabilité dans la gouvernance de l’UCI.

Cyclisme Canada écrit notamment « Malgré ces réussites, les révélations omniprésentes de dopage nous ont fait réaliser que cette croissance du cyclisme se faisait sur le dos de la tricherie et de la fraude. (…) Il y a donc actuellement dans le cyclisme un appel et un besoin de changement de leadership, non seulement pour améliorer la perception du notre sport, mais aussi pour en améliorer la gouvernance et les relations avec les partenaires, et pour intensifier la lutte contre le dopage, entre autres priorités. »

Je ne saurais être davantage en accord!

Et John Tolkamp lui-même écrit « «Nous avons écouté les Canadiens. Nous avons entendu leur appel au changement, et Cyclisme Canada partage leur point de vue, si bien que nous sommes prêts à appuyer publiquement Brian Cookson dans le but de provoquer ce changement. Peu importe la situation actuelle entourant l’élection du mois de septembre, nous pensons aussi qu’il est important que le vote du congrès soit démocratique et juste, et qu’il engage tout le monde. Nous sommes persuadés que le cyclisme a un brillant avenir.»

À Cyclisme Canada et à M. Tolkamp, je salue votre respect des règles démocratiques, je salue votre sens de l’écoute de vos membres, je salue également votre courage d’affirmer publiquement et dès maintenant votre soutien à M. Cookson, sachant que cette initiative pourrait – qui sait – faire boule de neige auprès d’autres fédérations dans les prochaines semaines. Mais surtout, je salue votre engagement envers le bien et l’avenir du cyclisme. Et comme vous, je demeure convaincu, malgré les 15 dernières années, que le cyclisme a un brillant avenir, à la condition que nous osions fouiller dans le passé parfois moins glorieux, ceci afin de comprendre les dérives et ses mécanismes et ainsi définir des moyens de les éviter dans l’avenir.

Vraiment, merci.

GP des Marbriers – Bellignies

Parce que c’est aussi ca le cyclisme, celui des amateurs juste en dessous des professionnels et dont le niveau est vraiment excellent. Superbe petit vidéo tourné par Jean-Michel Guidez sur le récent GP des Marbriers (20 août dernier), un vidéo qui nous fait vivre la course comme si on y était, moments les plus intenses inclus. Jean-Michel nous fait aussi vivre les à-côtés de la course, toujours aussi sympathiques et qui nous renvoient aux racines profondes du cyclisme de village, tellement important dans l’histoire de ce sport. Ca attaque, ca relance, ca envoie du gros, ca discute et ca s’envoie aussi des steaks sur le bord de la route, et tout cela nous inspire et nous réconcilie avec le cyclisme qu’on aime vraiment!

Merci à Jean-Michel pour le tuyau.


ACTE 2 BELLIGNIES 2013 par JMGUIDEZ

Le Tour de l’actualité

Ca fait un bail que je n’ai pas couvert l’actualité cycliste, il y aurait tant à dire! Reprenons cependant avec ce qui se passe actuellement dans le vélo, quitte à revenir sur d’autres éléments des dernières semaines un peu plus tard.

1 – Vuelta: on est à mi-parcours et c’est l’occasion de faire le point, alors que les coureurs profitent d’une première journée de repos.

La grande histoire de cette Vuelta est pour le moment celle de l’Américain Chris Horner, vainqueur de deux étapes dont celle d’hier, et leader de l’épreuve avec 43 secondes de priorité sur Le Requin de Messine, Vicenzo Nibali. Horner épate par sa force en haute montagne, et plus particulièrement par sa capacité de faire les derniers kms des étapes quasiment tout en danseuse! À bientôt 42 ans, Horner fait également tomber les records de longévité et apparaît aujourd’hui comme un vainqueur possible et crédible de cette Vuelta.

Il reste cependant beaucoup d’étapes redoutables, et rien n’est donc encore joué sur la course. Mercredi, Horner perdra possiblement un peu de temps sur Nibali dans le chrono de 39 bornes où Cancellara et Martin devraient se disputer âprement la victoire, question de prendre l’ascendant psychologique sur l’autre à quelques semaines seulement des Mondiaux de Florence.

Outre Horner et Nibali, rien n’est encore perdu pour d’autres coureurs comme Valverde, qui attend son heure je pense, Rodriguez, peut-être un peu juste jusqu’ici mais qui finit généralement assez fort, Basso, surprenant, Roche, nouveau leader de SaxoBank après la faillite de Kreuziger, Moreno, lui aussi surprenant, sans oublier Thibault Pinot, apparemment retrouvé et qui ne pointe qu’à un peu plus de 3 minutes du leader. Bref, de quoi nous garantir encore pas mal de rebondissements d’ici la fin de la course, et c’est tant mieux. Il est bien possible, et en fait probable, que cette Vuelta 2013 soit bien plus passionnante que le Tour cet été, ce qui voudrait dire « pari réussi » pour les organisateurs qui osent proposer des parcours difficiles, originaux, et sans conformisme avec le passé.

2 – GP de Plouay (ou Championnat du monde des coureurs bretons!): victoire d’un revenant, Fillipo Pozzato, après son début de saison décevant en raison d’un virus (lequel? pas la moindre idée…). Ca s’est joué au sprint après que Van Avermaet ait tenté de sortir avec 3 kms à faire dans la course. Plus tôt, l’échappée matinale avait pris quelques 15 minutes au peloton, ce qui lui a valu les insultes du public massé le long du parcours. Petit carton rouge donc aux fans de vélo en Bretagne, et Steve Chainel nous propose ici son « top-5 » des meilleures insultes entendues durant la course. Pour le reste, on trouvera ici un intéressant petit vidéo d’une interview de Marc Madiot sur ce qu’est devenu le GP de Plouay depuis qu’il est passé en World Tour.

3 – Tour de l’Alberta: ca débute aujourd’hui à Edmonton par un prologue de 7.3 kilomètres. Ca sera suivi de 5 autres étapes, la plus longue faisant 175 bornes. Aucune n’est très difficile, si ce n’est la 4e étape, plus casse-pattes que les autres. La victoire ira donc aux coureurs qui voudront faire la course et prendre des risques.

L’épouvantail de la course est évidemment le slovaque Peter Sagan, en forme actuellement. Le parcours lui convient bien, il peut gagner au sprint, il grimpe bien les bosses, bref, c’est l’homme à battre.

Cadel Evans et Robert Gesink sont également présents, question d’accumuler les kms en vue de la fin de saison, Mondiaux et Lombardie surtout.

Le Canadien Ryder Hesjedal est également de la partie afin de se préparer lui aussi à quelques objectifs de fin de saison, notamment les GP de Québec et Montréal qui approchent vite maintenant. De nombreux autres Canadiens sont engagés sur la course, notamment Hugo Houle (équipe Canada), Zach Bell, Ryan Roth et l’équipe Garneau avec Mike Woods, Bruno Langlois et Pierrick Naud.

Il y a aussi des Canadiens absents de marque comme David Veilleux, François Parisien, Dominique Rollin ou encore Svein Tuft. Dans certains cas, leurs équipes ont fait l’impasse.

En tout, 6 équipes World Tour sont présentes, soit Belkin, Cannondale, Garmin-Sharp, BMC, Argos-Shimano ainsi que Orica-Green Edge.

La liste des coureurs au départ doit cependant encore être confirmée plus tard aujourd’hui.

Cyclingnews a publié ce preview assez complet de la course.

4 – Élections à la présidence de l’UCI. Bonne nouvelle, plusieurs fédérations, dont la fédération canadienne, ont écrit à Pat McQuaid pour lui demander de s’assurer que le Tribunal d’Arbitrage du Sport (TAS) valide bien sa candidature à l’élection fin septembre, question de donner les garanties qu’elle est conforme aux règles actuellement en vigueur.

Rappelons en effet que McQuaid a essuyé deux revers embarrassants au cours des dernières semaines puisque ni sa fédération nationale (irlandaise), ni la fédération suisse de cyclisme (McQuaid réside en Suisse depuis quelques années) n’ont voulu soutenir sa candidature à l’élection prochaine.

Du coup, un projet de modification des règles de l’UCI entourant la candidature au poste de président a vu le jour, apparemment à l’initiative de certaines fédérations comme celles de la Malaysie ou du Maroc. L’idée serait de permettre à un candidat d’être soutenu non pas par sa fédération nationale ou de son pays de résidence, mais bien par plusieurs fédérations, même si elles n’ont « pas rapport » avec le candidat.

De sérieux doutes existent quant à l’origine de ce projet de modification qui aurait dû venir des fédérations elles-mêmes. Or, des journalistes ont révélé des courriels de l’UCI proposant des modifications, prouvant ainsi que l’UCI elle-même est probablement mêlée à ce jeu peu démocratique…

Pourquoi McQuaid veut-il tant être président de l’UCI? J’ai acquis l’intime conviction que c’est pour empêcher des aveux complets de Lance Armstrong, qui couleraient l’UCI et enverraient probablement devant les tribunaux ses deux derniers présidents, Verbruggen et lui-même…

Wait and see donc, mais autre bonne nouvelle, Jean Pitallier, le président de la Fédération française de cyclisme, ainsi que Greg LeMond ont apporté leur soutien à Brian Cockson, qui brigue la présidence contre éventuellement McQuaid. Espérons que ca tienne et que McQuaid ne puisse se représenter!

5 – Matos. L’Eurobike 2013 a débuté depuis quelques jours en Allemagne, et on peut trouver ici des reportages sur les produits 2014. Je vous parlerai prochainement de ceux qui ont attiré mon attention tout particulièrement. Mais déjà, une première réaction à la nouvelle mode des vélos de course avec freins à disque: utile? Vraiment?

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