Y’a pas que les coureurs pros qui font le métier!
Hier, nous avons été environ 400 coureurs et cyclosportifs à relever le défi offert par la Cyclo La Québécoise, dont c’était la première édition. Récit d’une sortie de 140 bornes « à la flahute »…
Optimisme sur la ligne de départ
Arrivé au petit matin au village des coureurs installé sur les Plaines d’Abraham, c’est le brouillard qui m’accueille, pas les coureurs, encore assez peu nombreux en cette heure matinale…
… mais déjà, le speaker du jour, excellent d’ailleurs, est à l’oeuvre, tout seul dans son petit coin.
N’ayant pas déjeuné ce matin, question de rouler à jeun pour maigrir (!), les boissons (café, jus d’orange) offertes gratuitement par l’organisation me tentent… La cyclo est d’ailleurs rudement bien organisée à tous les points de vue, notamment sur le plan de la sécurité du peloton, irréprochable, ainsi que du service au départ et à l’arrivée. Y’a pas que les coureurs pros qui sont bien traités dans les épreuves organisées par Serge Arsenault!
Un peu plus tard, sur la ligne de départ, pas de pluie et un temps relativement chaud, donc le moral des troupes est excellent, l’ambiance détendue et bon enfant. Parfait pour une fin de saison!
Toujours sur la ligne, je vous présente Serge Piroux, du Vélo Club de La Pomme-Marseille, un des clubs phare en France. Très sympathique, j’ai pu causer avec lui un moment durant l’épreuve. Venu en touriste et en famille au Québec, et réalisant qu’une cyclosportive était possible, il a loué un vélo chez Argon18 et roulez jeunesse! Serge m’a cependant caché être une sacré pointure en France, puisque champion de France 2011 Corpo. Je voyais bien qu’à son physique affuté, son coup de pédale et sa science du placement dans le paquet que Serge était un coureur d’expérience. Quand je serai grand, je veux être comme lui!
Juste avant de partir, M. Arsenault nous a adressé quelques mots très gentils, témoignant tout son respect pour les coureurs présents. Je me suis même surpris à le savoir présent si tôt le matin, preuve que c’est un vrai passionné de cyclisme, et pas seulement du plus haut niveau. Merci M. Arsenault pour les GP de Québec et Montréal, de même que pour cette nouvelle initiative d’épreuves cyclosportives en marge des GP.
L’encadreur du peloton le plus rapide aujourd’hui, LA bête Pierre Boilard, bien connu du milieu cycliste au Québec et un mec très sympa. Pierre aura eu le mérite aujourd’hui d’avoir assez d’autorité pour bien règlementer le peloton et… les motos encadrantes dans les portions où on pouvait rouler plus vite. Un excellent travail, vraiment.
Mes hommages, Madame la commissaire de la FQSC.
Arrêt obligatoire aux deux ravitos, mais arrêts assez brefs. L’organisation était prête à recevoir les coureurs.
Malgré la pluie qui a rattrapé le peloton dès la sortie de Québec, à Cap Rouge, et qui ne nous a pas quitté par la suite, le moral des troupes (des survivants devrais-je dire!) était toujours bon au 2e ravito, km 106, à Lac Beauport.
Dernier kilomètre, le même que les pros du GP de Québec. Cette photo-là, il fallait bien que je la place sur ce site! Ceci étant, le dernier kilomètre en aura surpris plus d’un aujourd’hui, avec cette remontée vers le Chateau Frontenac d’abord, puis ce long faux-plat ascendant jusqu’à la ligne, située près du manège militaire. Ca a fait très mal aux jambes et on ne réalise peut-être pas toujours que le GP de Québec ne se résume pas seulement qu’à la côte de la Montagne et la côte des Glacis…
Je termine finalement 36e du jour, à environ 30 secondes du vainqueur, le cycliste et journaliste bien connu Jean-François Racine qui avait la soquette légère dans le paquet aujourd’hui, c’était évident.
Des participants des groupes suivants en terminent avec l’épreuve, toujours sous la flotte. Chapeau bien bas à tous ceux ayant terminé l’épreuve aujourd’hui, durcie par une météo capricieuse.
À l’arrivée, des visages marqués par l’épreuve et la météo, mais des visages contents aussi!
Les pros tournaient aussi sur le circuit en milieu de journée, sous la pluie. Ici, quelques coureurs de la FDJ, incluant Dominique Rollin, et des coureurs d’AG2R La Mondiale. Cette proximité du GP cycliste de Québec et des coureurs professionnels donne définitivement à la Cyclo La Québécoise une saveur différente des autres cyclosportives au Québec: utilisant les mêmes infrastructures, évoluant en présence de plusieurs personnalités du sport cycliste, l’ambiance est résolument « 100% vélo » et c’est assez grisant! Il faut le vivre pour le réaliser.
Quelques heures plus tard, Dominique Rollin est en entrevue à proximité du Chateau Frontenac. Disposant d’une accréditation de journaliste pour l’épreuve aujourd’hui, j’essaierai de vous la faire vivre « de l’intérieur » et toujours un peu différemment…
De retour à la maison, avant la douche, je ne me souviens pas la dernière fois où j’ai été aussi sale…
Lavage de deux soquettes cyclistes. Une image résume la journée complète!
Au final, la Cyclo La Québécoise me laisse une impression très positive, et ce n’est pas rien compte tenu de la météo difficile du jour qui aurait pu affecter négativement mon expérience. Entre fleuve et montagnes, sur des routes parfaites et parfois exigeantes (la bosse de Tewkesbury en aura surpris plus d’un, et les bosses autour de Ste-Brigitte de Laval auront fini d’écrémer le peloton dans le final), la Cyclo La Québécoise offre une qualité d’organisation supérieure et une ambiance, celle du GP cycliste de Québec, tout à fait unique, 100% passion vélo. Si l’allure du peloton était contrôlée, cela n’a jamais nuit au plaisir que j’en ai retiré, sachant qu’une cyclosportive n’est pas une course de la FQSC. Je souligne d’ailleurs au passage l’excellent travail des motos d’encadrement qui ont bien régulé la vitesse du peloton, ralentissant dans les bosses et accélérant dans les descentes, tout en laissant le peloton s’exprimer sur les portions plus plates. C’est une bonne formule.
En route maintenant pour La Montréalaise samedi matin du côté de la rive-sud de Montréal. La question qui tue: faut-il faire La Québécoise pour avoir une bonne course sur La Montréalaise? Réponse samedi!
























