Sondage sur le projet d’un vélodrome couvert au Québec

La construction d’un vélodrome couvert au Québec est évidemment une pierre angulaire du développement du cyclisme dans la province, voire dans l’Est du Canada.

Voilà des années que je vous en parle sur La Flamme Rouge.

Et mon opinion n’a pas changé: pour être viable, un tel projet doit être développé dans la grande région métropolitaine de Montréal, où le bassin de population – environ 4 millions de personnes – est suffisant pour en garantir la viabilité à long terme.

Comprenez-moi bien: je ne suis évidemment pas contre la construction d’autres vélodromes ailleurs au Québec. Mais comme l’argent public est un passage obligé dans ce genre de projet, le risque actuel est la compétition: si plusieurs projets sont proposés, ils seront l’un l’autre en compétition, avec le risque qu’aucun aille de l’avant.

Une meilleure stratégie pourrait être de promouvoir, dans un premier temps, un seul projet dans la région de Montréal et présentant donc de faibles risques de non-rentabilité. Une fois le succès d’un premier projet assuré, il sera bien temps d’en proposer d’autres, la confiance des décideurs ayant été acquise.

Quoi qu’il en soit, la FQSC souhaite sonder ses membres sur l’usage qu’ils pourraient faire d’un tel vélodrome couvert. Comme un tel vélodrome serait un atout considérable pour les futures générations de cyclistes au Québec, c’est tout naturellement que je vous invite à répondre en grand nombre à ce sondage court.

11 Commentaires

  • lNoirvélo
    Soumis le 19 novembre 2016 à 4:30 | Permalien

    Je penserai toujours qu’un vélodrome forcément très cher à construire peut être rentable ! sans parler uniquement compétition (à l’UCI de promouvoir la piste partout dans le monde), on peut penser à ces longs mois d’hiver,de froid,de neige de vent et de glace dans une région propice à ce genre de climat. Un vélo de piste reste d’un prix abordable avec un minimum de pièces d’usure, tu fais payer le droit d’entrée comme au cinéma, éventuellement la location d’un bike, soigneusement parqué dans un box.
    Pas besoin de trop chauffer le vélodrome, tu t’habilles
    en conséquence et tu « tournes une ou deux heures, trois ?
    à l’abri des éléments… Je ne te dis pas le coup de pédale « aérien » que tu auras pu acquérir après quelques
    mois difficiles en intempéries et en impossibilités à
    rouler sur route !!! Et, comme déjà dit, vous en avez du bois au Canada , et pas qu’un peu …

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  • lNoirvélo
    Soumis le 19 novembre 2016 à 4:50 | Permalien

    N’étant pas Canadien mais Français en France, j’ai participé au test comme si la question se posait chez nous ! si je veux rouler sur piste couverte je dois parcourir 500 bornes …
    Pour la petite histoire, je possède le cadre du vélo de piste de Maurice Archambault qui a battu le record du monde de l’heure (45.840 km en 1937 au Vigorelli de Milan), toute une époque !

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  • mica
    Soumis le 19 novembre 2016 à 10:09 | Permalien

    Noirvélo: belle référence, tu es donc un peu dans l’ histoire du cyclisme!
    Je n’ ai pas pour ma part répondu au sondage, mais je ne doutes pas de l’ importance de la piste qui souvent permet un passage vers la route, ou vice versa.
    Ah quand le Canada s’ éveillera, il y a de toute façon un grand respect de la part des pays du Communwealts un grand respect pour la piste et ses vraies disciplines.( G.B., Australie, Nouvelle Zélande, Canada……)

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  • Andy Lamarre Mtl.
    Soumis le 19 novembre 2016 à 12:08 | Permalien

    J’y ais passé tellement de temps sur celui des Olympiques de Montréal que j’en ai que de bons souvenirs.

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  • Andy Lamarre Mtl.
    Soumis le 19 novembre 2016 à 12:16 | Permalien

    Moi j’ai les roues a rayons plats, qui ont été utilisées par Jocelyn Loovell aux championnat du monde 1986, je crois.
    C’était je crois, le seul compétiteur qui avait des roues a rayons plats dans ce championnat pour le km CLM.

    Ces rayons a été accrus par Pepe Marinoni qui avait de très bonnes connexions avec la fédération cycliste d’Italie.
    Jai moi même utilisé ces roues pour le championnat Canadien sur piste en 1988, je crois.

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  • mica
    Soumis le 20 novembre 2016 à 3:21 | Permalien

    @ Andy Lamarre: je suis un peu surpris par l’ utilisation des « roues à rayon plats » en 1986. Il me semble en effet que l’ utilisation des roues » lenticulaires » date de 1984 (c’ est F. Moser qui les initia lors de ses records de l’ heure de 1984).
    Comme les roues lenticulaires sont encore plus favorables sur un plan aérodynamique, je doute que des roues à rayons,(fussent ils plats) aient encore été utilisées en 1986. Quelqu’ un peut il nous éclairer.
    Quoi qu’ il en soit, les roues à rayons étant « énergivores » d’ un point de vue aéro. les roues à rayons plats constituaient un progrès de ce point de vue et les roues lenticulaires, un progrès encore plus évident. Ces dernières permettent de gagner au moins 4 secondes par km. (tout au moins sur piste ou terrain plat) Si vous avez un avis, faites le savoir!

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  • Fake lebon
    Soumis le 20 novembre 2016 à 11:53 | Permalien

    Qui s’occupe de ces sondages ? Quel perte de temps, des questions naïves, sans direction. Un vélodrome, mettez moi ca en PPP et regardez les enveloppes brunes de quebec se promener. Aussi, ben oui, trois Rivieres stivident que c’est l’endroit de choix. C’est comme construire un entrepôt à Winnipeg pcq c’est au centre de l’Amérique. LOL.

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  • Soumis le 20 novembre 2016 à 4:30 | Permalien

    Je suis d’accord avec toi sauf quand tu supposes qu’un vélodrome à Montréal sera obligatoirement rentable. Le vélodrome de Milton est construit dans une ville plus grosse que Montréal et son administration doit recevoir de l’aide financière. Sans oublier que Cyclisme Canada injecte beaucoup d’argent dans la location de la piste. Donc grande ville n’égal pas rentabilité.
    Là où l’on se rejoint, c’est sur l’aspect stratégie. Je vais me tremper et décrire les grandes lignes de ce que moi je ferais.
    Premièrement Triathlon Québec avec ses 5600 membres à autant d’intérêts pour un vélodrome que la FQSC, donc j’essaie de présenter un projet commun.
    Deuxièmement, écrire un devis. Est-ce que tu veux une piste de 200 ou 250 mètres? Ouvert à l’année ? Estrade ? Il y a bien d’autres points à définir et c’est le but d’un devis.
    Troisièmement, si moi je veux me construire une maison je vais à la banque afin d’obtenir le montant d’hypothèque que je peux obtenir. Donc on va voir les deux paliers de gouvernement et l’on établit le montant d’argent disponible pour la construction d’un vélodrome.
    Au point suivant, je mandate une firme spécialisée pour fournir toutes les données pertinentes au futur exploitant. Pas un sondage sur internet, une vraie étude avec un professionnel qui signe dans le bas de la page.
    Par la suite je lance en appel de proposition. J’offre à tous les promoteurs l’opportunité de présenter leur projet.
    Après analyse par un comité indépendant (des bénévoles de toutes les régions) tu retiens seulement les projets qui respectent le devis et tu choisis le meilleur projet pour l’ensemble des cyclistes de la province.
    Et voilà ! dans deux ans tu aurais ton vélodrome.
    Merci Laurent, de nous accorder une petite place pour nous exprimer.
    Michel Jean

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  • Andy Lamarre Mtl.
    Soumis le 20 novembre 2016 à 5:21 | Permalien

    mica.
    Je me trompe peut etre de l’année, mais je peux vous garantir que j’ai gagné la poursuite (3 km)et le km contre la montre aux championnat canadien vétéran dans ces années la avec des roues a rayons plats. J’ai par la suite acheté une roue pleine « lenticulaires » par la suite. J’ai encore en ma passion ces roues, il faudrait un endroit pour en publier des photos.
    Après vérification l’année ou j’ai gagné ces championnats sont en 1983.
    Excuser mon erreur.

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  • mica
    Soumis le 21 novembre 2016 à 3:20 | Permalien

    @ Andy Lamarre: Merci pour votre réponse et pour votre passion.
    Ce qui est certain c’ est que l’ utilisation de roues « aérodynamiques » produit un gain de temps non négligeable. Il faut savoir qu’ à leurs passages au point supérieur haut de la roue, les rayons « avancent » 2 fois plus vite que la bicyclette elle même. ainsi pour une vitesse de 60Km/h, les rayons supérieurs vont à… 120Km/h ! On imagine le « cisaillement » aérodynamique de l’ air à cette vitesse, d’où une amélioration importante avec des rayons plats, et encore plus importante avec des roues « lenticulaires ».
    J’estime cette amélioration à 4 ou 5 secondes/ km.
    Merci aussi pour votre carrière sportive, il serait bien de nous la faire partager, elle a sans doute été nourrie par la passion puisqu’ elle s’ est prolongée au delà de la catégorie vétéran.

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  • Pierre Lacoste
    Soumis le 21 novembre 2016 à 1:59 | Permalien

    Michel Jean pose la question du type de piste désiré. Ouvert à l’année?
    Assurément, sinon c’est pas la peine. Par contre, veut-on une piste dans une perspective essentiellement de développement, axé «pratiquants», ou une piste pouvant accueillir des spectateurs, comme celle de Malton, crée pour les Jeux Panam? Si c’est le premier cas, il devient possible d’y inclure quelques gradins sans plus, comme à Bromont et doter l’édifice d’un toit moins élevé, qui pourrait en outre être soutenu par des poutres verticales au milieu de l’édifice. Ces poutres ou colonnes centrales seraient inacceptables pour un vélodrome «spectateurs», mais pourraient réduire sensiblement le prix de la structure si on optait pour la version «pratiquants». Une autre possibilité ferait coexister la piste avec d’autres installations dans un centre multi-sports, afin que l’achalandage et la rentabilité ne dépendent pas uniquement des cyclistes…mais ça entraînerait peut-être des problèmes de co-habitation. Je ne vois pas vraiment de réelle rentabilité financière possible avec la piste seule, surtout si elle se trouve à l’extérieur de la région du grand Montréal, là ou le bassin de population est le plus grand. Ça reste donc plutôt un projet dont il faut convaincre les élus en évoquant des raisons «olympiques» avec peut-être un argument qui en ferait un incitatif parmi d’autres visant à faire bouger les jeunes qui sont trop sédentaires. Pour ce qui est d’une participation du secteur privé, ça reste possible, bien que ça pourrait vite se transformer en mécénat. Dans une entente privé-publique, je pense que le gouvernement devra s’attendre à devoir subventionner un éventuel déficit opérationnel, d’où la volonté politique. Quoi qu’il en soit, un vélodrome couvert à Trois-Rivières? J’y serais plusieurs fois par mois, de novembre à fin mars…même si je préfèrerais à Montréal.

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