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Passeport biologique: premiers résultats attendus bientôt

Enfin, le passeport biologique est sur le point de livrer ses premiers résultats et, avec eux, d’éventuelles procédures disciplinaires contre des coureurs "fortement soupçonnés", à la lumière des évolutions de leurs paramètres hématologiques, de se doper.

L’annonce a été faite par l’UCI aujourd’hui. L’instance internationale soumettra très bientôt à un panel d’experts certains cas de coureurs présentant des évolutions suspectes. Ce panel devra recommander à la commission antidopage de l’UCI s’il y a lieu ou non d’entreprendre d’éventuelles procédures contre ces coureurs. 

Rappelons que quelques 800 coureurs sont actuellement soumis au passeport biologique. Plusieurs présenteraient des évolutions sanguines peu conventionnelles. 

Plusieurs, dont je suis avec notamment l’AFLD et son directeur, Pierre Bordry, ont récemment critiqué le passeport biologique et son manque de résultats, les scandales de dopage cette année ayant comme origine, dans la grande majorité des cas, des contrôles antidopage souvent réalisés par l’AFLD, notamment sur le dernier Tour de France. Comment peut-on en effet croire à l’efficacité du passeport biologique lorsqu’on sait que Riccardo Ricco se dopait à la CERA sur le Tour et probablement avant, sur le Giro ? Comment se fait-il que le passeport biologique n’a pas décelé des évolutions anormales du taux d’hématocrite, du taux de rétyculocytes et autres paramètres sensibles à cette substance utilisée dans le dopage sanguin ?

Justification de l’UCI: ils voulaient avoir suffisemment de temps pour bien établir les données de façon à pouvoir défendre non seulement scientifiquement mais aussi juridiquement l’ouverture de procédures disciplinaires sur des bases de soupçons de dopage, et non sur des bases de preuves de dopage comme c’est le cas actuellement. On aurait également voulu respecter et documenter scrupuleusement les méthodes afin d’éviter tout recours pour "vices de procédure", un classique largement utilisé par les coureurs incriminés dans leur défense.

Attendons de voir ce qui s’en vient avant d’aller plus loin dans les commentaires sur l’efficacité du passeport biologique. Peut-être ai-je été trop sévère ou trop impatient à son égard ? Chose certaine, il sera très intéressant de mieux connaître les coureurs suspects ainsi que les variations que peuvent subir leurs paramètres sanguins au cours d’une saison. Du monde chez CSC ? Chez Astana ?

Enfin, si des procédures disciplinaires (suspensions par exemple) étaient en effet prises contre des coureurs, ce serait un tournant dans la lutte anti-dopage puisqu’on permettrait dorénavant la sanction de coureurs sur la base – solide, entendons-nous – de soupçons de dopage, et non de dopage avéré puisque détecté explicitement par un contrôle antidopage. Considérant que dans bien des cas les produits sont indétectables voire totalement nouveaux, c’est le seul moyen selon moi de lutter efficacement contre le dopage. Et tout coureur ayant à coeur l’avenir du sport cycliste se doit d’accepter sans condition l’utilisation du passeport biologique.

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15 Commentaires

  1. alain39

    J’ai bien peur que la montagne accouche de nouveau d’une souri.
    Il est évident qu’un Contador qui a réussi à battre un Ricco au giro ne pouvait tourner à l’eau alors que ce dernier était chargé à la CERA.
    Le dopage oxygénant donne un tel avantage qu’aucun coureur clean ne peut être en mesure de battre le coureur dopé.
    Sauf alors à considérer que Contador a des capacités physiques très très supérieures à ses adversaires au point de les battre à la régulière.
    Là encore les tests physiques devraient le démontrer ce qui n’est pas le cas à ma connaissance.
    Je rejoints l’UCI sur son argumentaire à savoir le besoin via la passeport biologique de disposer d’un outil de contrôle affiné ce qui implique un délai afin de disposer d’informations très complètes et difficilement contestables.
    La multiplication des paramètres physiologiques sera plus difficile à expliquer par un avocat que la survenance d’une seule variation.
    Il sera alors plus difficile à un avocat de trouver la parade et le seul mode de défense se limitera à constester la validité des contrôles et par là même remettre en cause les acquis de la science.
    Ca marchera une fois mais dès qu’il sera établi du bien fondé de ces contrôles l’argumentaire sera alors totalement obsolète et les tricheurs verront leur argumentaire en défense se limiter à des erreurs de procédures et autres subtilités juridiques (ex: droits de la défense, présomption d’innocence etc…)dont la pertinence sera très limitée et ce d’autant plus si l’UCI prend bien soin de ne pas commettre d’erreur de ce type.
    A suivre mais je reste toutefois dubitatif tant jusqu’à présent l’UCI nous a habitué à une sorte de léthargie en matière de dopage et surtout une absence de ligne claire de conduite.
    A voir.

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  2. louis

    ce système de controle devrait etre imparable mais on peut penser que les avocats des fautifs trouveront une parade pour innocenter leurs clients dont on devine déja les noms!!

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  3. didier

    ils vont surtout jouer avec les limites et les marges d’erreur,et là encore, le plus malin sera celui qui aura le meilleur préparateur,capable de faire évoluer sans à coup les paramètres ou de les fausser.

    je suis pessimiste mais bon,il vaut mieux cela que rien;

    cependant, et je vais en agacer certains, le milieu du sport professionnel est tellement trouble qu’il vaut mieux parler de suspicion de culpabilité et de présomption de dopage que l’inverse.

    après tout, on n’est même pas obligé de s’y intéresser.

    hors sujet, Laurent, l’élection d’Obama, ça a quel impact au Québec ?

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  4. Marmotte

    Réponse à alain39 qui suggère que « le dopage oxygénant donne un tel avantage qu’aucun coureur clean ne peut être en mesure de battre le coureur dopé. »

    Comment peut-on savoir cela ? Quelqu’un a déjà fait un essai randomisé contrôlé en double aveugle sur un échantillon important de cyclistes d’élite et les a fait compétitionner dans toutes les circonstances possibles, pour finalement se rendre compte que le premier du groupe « placebo » arrivait toujours derrière le dernier du groupe « dopage oxygénant » ??? Diantre… évidemment que non…

    La bonne réponse est que personne ne le sait. Arrêtons donc de présumer de n’importe quoi parce qu’on veut le croire… C’est bien beau d’être septique, mais personnellement, je suis aussi septique devant une telle conjecture que devant les résultats des courses professionnelles !

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  5. Marmotte

    Suite du précédent commentaire :

    Au fait, il est intéressant de noter à quel point l’on est septique quand ça fait notre affaire. L’une des raisons les plus fréquentes pour mettre un coureur au ban des accusés sans preuve est « l’amélioration rapide » des performances. Ou alors des performances trop élevées à notre goût. Il y a tout un beau paquet d’exemples au cours des dernières années, je laisse le soin aux détracteurs en série le soin de se les remémorer.

    Mais qui ici s’est mis à accuser Sven Tuft de dopage, lui qui est passé de « vainqueur du Tour de Beauce » à vice-champion de contre-la-montre de l’UCI, avec-une-crevaison-en-cours-de-route-oui-merci ? Ben voyons donc vous me direz, c’est pas une performance sortie de nulle part, il avait bien fait juste avant aux Olympiques… et il avait gagné le Tour de Beauce, il était donc dû pour un podium mondial ! Ah oui, j’oubliais…

    Sven s’est-il dopé pour autant ? Ben voyons donc, me direz-vous encore, le plus probablement pas du tout. Il a probablement juste fait la performance de sa vie sur une épreuve qu’il maîtrise déjà pas trop mal. Voilà tout. Mais si ça avait été un autre, j’aurais voulu voir la réaction… Imaginez… Là encore, je laisse les détracteurs en série choisir mentalement leur cible favorite, il y en a tant.

    Voyez comme c’est facile de faire deux poids deux mesures… drôlement plus dur de demeurer cartésien et de mettre de l’eau dans son vin de façon constante.

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  6. francisponch

    moi ce que je remarque, c’est qu’encore une fois le cyclisme est bouc emissaire du dopage…..a quant Zidane ou Ronaldo qui avoueront avoir pris officielement du doping, par exemple !!!!…..le 100 metre se courera bientot en 6 secondes et sa semble normal !!!…je me marrre…je me marrrre !!!

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  7. Patrick B

    Marmotte, il y a quand même des données mesurables, comme les évolutions soudaines des chronos du 5000 m, du 10 000 m et du Marathon, ou du nombre de respirations des nageurs par longueur de bassin…

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  8. Testocarbone

    @ Marmotte,

    L’étude que tu suggère a eu partiellement lieu. Du moins, à l’époque, les conclusions on été tiré dans ce sens et toutes équipes cyclistes se sont jeté dans les bras du dopage oxygénant sanguin.
    Alors je résume:

    Dans les années 80, en Italie, la fédération italienne avait demandé à un certain Prof. Conconi d’évaluer les possibilités de l’EPO en milieu sportif. Il avait 52 ans à l’époque et était également un cycliste du dimanche.
    Pour faire court, il décide de participer à une course de côte contre la montre ouverte à tout le monde, des pros aux amateurs. Bien sûr, toute les stars du cyclisme italien n’étaient pas présentes sur cette course mais il y avait des élites en pagaille.
    Bourré d’EPO avec un taux d’hématocrite à faire bavé de plaisir le premier vampire venu, Le Pr. Conconi réalise ce jour là, à 52 ans, la troisième meilleure performance de la journée, alors qu’il se considéré, à cette époque comme un cycliste très très moyen, dans sa catégorie d’âge.
    Les conséquences sont immédiates et assisté du Dr. Ferrari, ils mettent en application leur découverte au sein de la très sulfureuse équipe Gewiss, qui, sous EPO avait outrageusement dominé toutes les classiques belges de l’époque.
    Ces mêmes coureurs de la Gewiss étaient pour la plupart des coureurs très moyen, sans palmarès particulier. On sait aujourd’hui qu’ils étaient les premiers à utiliser l’epo sur une course cycliste.
    En retournant à cette époque, dans les archives et avec un peu de bon sens, tu trouveras ton expérimentation en double aveugle.

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  9. alain39

    @marmotte
    Pour connaitre l’apport du dopage oxygénant il suffit de reprendre les différents aveux des coureurs repentis dont Gaumont et autres.
    Si on a encore des doutes on peut alors se rappeler les carrières de certains coureurs dont Ris, Furlan, Ugrumov, Colombo, Berzin pour finir de s’en convaincre.
    Qui ne se rappelle pas de la Gewiss 94 et du fameux triplé à la flêche wallonne suivi de la victoire sur LBL et ce avec des coureurs qui jusque là ne nous avaient pas habitué à une telle domination.
    Enfin si franchement ce type de dopage lourd et très coûteux n’apporte aucun avantage significatif alors pourquoi tant de coureurs y recourent et ce au risque de leur vie (Gianetti, Museuw, Pantani etc…).
    Il faut savoir prendre position et à ce jour à mon humble avis ne pas vouloir reconnaitre que le dopage à l’EPO donne un avantage très important revient à se voiler la face et ceci profite aux tricheurs.

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  10. Marmotte

    Merci à Testocarbone et alain39 pour vos réponses et éclaircissements, de même que pour le petit cours d’histoire. C’est très apprécié. Il y a en effet des événements des années pré-90 desquels je ne suis pas au courant du fait de mon âge.

    Il faut toutefois bien comprendre la nuance que j’apporte : ce n’est pas ici de dire que le dopage sanguin n’apporte pas un avantage immense, à tel point qu’il soit très difficile de le battre proprement. C’est plutôt de dire que l’on ne sait pas s’il est absolument « impossible » de battre le dopage sanguin. Dit autrement, je ne pense pas qu’on puisse affirmer qu’un coureur est dopé parce qu’il a battu un autre coureur dopé. En plus concret : Contador est-il dopé parce qu’il a battu Ricco ? Selon moi, la réponse n’est pas un non certain, mais pas non plus un oui certain ! Idem pour un Cancellara vs Schumacher !

    La différence fondamentale entre la situation très très intéressante que décrivent Testocarbone et alain39 (équipe Gewiss archi-dopée à l’EPO) et les cyclistes d’aujourd’hui, c’est que de nos jours, les taux d’hématocrite sont contrôlés. Donc, si un coureur X dopé a un taux d’hématocrite naturellement à 46-47%, pourquoi ne pourrait-il pas proprement en battre un autre qui a un taux de 48-49% grâce à l’EPO ou à une transfusion ?

    Si Kohl avait eu un hématocrite à 65%, bien sûr, j’aurais été moi aussi tenté de dire que tout ce qui est plus haut dans le classement est aussi dopé. Mais de nos jours, les taux d’hématocrite, que l’on soit dopé ou non, sont restreints (sinon pas de départ…) dans des limites qui sont physiologiquement concevables. Alors pourquoi un courreur propre avec de grandes capacités physiques ne pourrait-il pas, ne serait-ce qu’à l’occasion en battre un dopé… ?

    Enfin, pour ce qui est de prendre position, je fais la différence entre prise de position et accusation sans évidence. Je **pense/croit/considère** tout comme vous, d’après de nombreuses évidences telles que celles citées par Patrick, alain39 et Testocarbone, et de nombreuses autres malheureusement très actuelles, que le dopage, sanguin ou non, confère un avantage très important aux tricheurs, difficile à surmonter pour les non-tricheurs, et qu’il devrait être éliminé dans le sport amateur comme professionnel. Ce que je déplore, ce sont les doutes légitimes basés sur des suppositions qui tiennent la route, qui se métamorphosent à la longue en des accusations certaines.

    On peut douter beaucoup, mais cela ne veut pas dire que l’on a raison pour autant.

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  11. plasthmatic

    Est-ce possible pour un coureur sain de rivaliser aujourd’hui avec les coureurs dopés (je préfère dans un premier temps ce contraire-là à malsain), compte tenu de la puissance, avérée, du dopage sanguin ?
    Il est vrai, Marmotte, qu’on peut conjecturer longtemps, et finir avec une seule certitude : aucune réponse totalement certaine possible.
    Pour autant, la question contient en partie la réponse dans le fait même de son existence : je veux dire que si elle est tellement posée, explicitement ou non (on en est tous là, manifestement, devant les exploits des uns et des autres), cela ne participe pas d’un scepticisme de principe, a priori, mais c’est bien la conséquence des nombreuses désillusions, « désillusions » au sens dévoilement d’une réalité masquée.

    Didier a écrit un peu plus haut cela : peut-être faut-il bien se résoudre à considérer les choses sous l’angle « de la suspicion de culpabilité ou la présomption de dopage ». Le soudain flop de l’AFLD de septembre dernier, la soudaine mansuétude de Prudhomme, de directeurs sportifs, et des coureurs français eux-mêmes (!) à l’égard de Lance Armstrong (?)notamment me laissent à penser qu’un intérêt bien supérieur aux simples valeurs éthiques d’une compétition saine doit avant toute chose être protégé dans le milieu du vélo. Oui Tiphaine, malheureusement, j’ai le doute concernant la probité des résultats de « même » ton Philippe Gilbert, mais c’est pas de ma faute.
    A ce propos, Didier, tu n’as pas écrit « présomption de culpabilité », tu as mis « dopage » à la place. Cela me va très bien : un coureur dopé est-il pour autant coupable ? On peut répondre très facilement oui, c’est vrai. Mais la question me semble bien plus complexe que ça, sauf à aimer le confort … Disons simplement que je vois une première grande différence possible, entre ceux qui prendraient parce que c’est la condition nécessaire pour participer à la course (et dans cette hypothèse la réponse à la première question se préciserait) et ceux qui « en feraient plus », pour dire vite, parce que la première condition égalisante ne serait forcément pas … suffisante, pour gagner. Oui, je sais, course à l’armement alors, ça ne s’arrête jamais.
    L’autre ! voilà qu’il tente d’introduire une différence entre dopage et dopage ! Tous au trou oui ! Et bien je ne crois pas : un gouffre d’humanité peut séparer un voleur et un voleur, une évidence. L’illusion de l’identique venant du simple fait qu’un même vocable désigne deux réalités toutes différentes. Les mots ne sont que des mots.
    Alors, comment établir la nuance entre deux mecs convaincus de dopage ? Pas facile, exact. Disons quand même : calcul d’intérêt (machiavélisme ?), cynisme, nature du discours, volonté première et absolue de triche.

    Marmotte, j’ai le souvenir, trop vague malheureusement, d’avoir lu un compte-rendu d’une expérimentation se rapprochant de celle que tu envisageais. C’était peut-être dans la revue Sport et Vie, mais il y a un moment déjà. En gros, un groupe de jeunes triathlètes de très bon niveau a eu recours à un usage « contrôlé » de l’EPO, l’autre non. Mesures, et sensations. Les dopés légaux avaient tous mesuré, mesuré, une augmentation significative de leur niveau. Et surtout, ils l’avaient tous ressentie ! Fatigabilité, niveau de performance, récupération. Je me souviens aussi qu’au retour à leur condition d’humain, les retrouvailles avec la notion de limites qui avait été un peu estompée furent difficiles, bien qu’ayant accepté le fait à l’avance.

    Ce passeport biologique n’apportera certainement, à coup sûr, rien de tellement différent. Et je serai le premier heureux que ce pronostic se révèle totalement manqué !
    Déjà que la super méthode de l’AFLD a conduit à ne débusquer que deux pauvres coureurs teutons, et, l’avez-vous remarqué, antistars et pas très beaux. Oui, plasthmatic est papa de quatre enfants, deux fois deux, pour autant il est sensible au charme masculin.
    Marmotte, je te rejoins, pour d’ailleurs m’être déjà exprimé à ce sujet : au nom de quoi accorder aux uns le crédit qu’on refuse aux autres ? Tu as noté au passage qu’il ne s’agit pas là d’une question sans conséquence, qu’elle dépasse les frontières de notre salon : certains coureurs ont tout de même été (injustement) privés de courses, dont le Tour, d’autres pas. Tu as remarqué qu’aujourd’hui Contador est à nouveau le bienvenu, depuis que Patrick Clerc ne l’est plus, alors que rien n’a changé, ceux qui ne l’aiment pas pouvant effectivement continuer à l’appeler Puertador.

    Tiens, dans le Sport et Vie de ce mois, il y a un article touchant à la vision du recours éventuel au dopage chez les jeunes cyclistes potentiels pros. Simple, comme leur point de vue, et édifiant.

    Bon, voilà, j’ai fait une fois encore bien long. Et le cyclisme est bien pourri.
    Le cyclisme, ou le monde ?
    Tiens, allez, au point où j’ai mis ceux qui lisent encore : je vis en Lorraine, terre de sidérurgie. A Gandrange, il y a Arcelor, seule industrie ou presque qui tourne encore. Il y a un an, face au lâchage annoncé du repreneur (indien ?) Mittal, qui n’est passé que pour faire de l’argent queques années, empochant au passage les subventions publiques, Saint Nicolas, pas le Lorrain, mais le Sarkozy, était passé lui à grand coup de caméras et courtisans de toute espèce surtout politique et arriviste. Le discours qu’il avait tenu ce jour-là avait été social et convaincant au point que les délégués syndicaux, au préalable très agacés de sa venue, en étaient tout retournés, sens propre. Mot pour mot, ou presque, il a notamment dit (les caméras ça dessert aussi parfois … ) « la France ne vous lâchera pas ». A des gars qui ont des crédits, des loyers, des charges, des enfants, des vies, trois fois rien quoi. Plans précis à la clef.
    La suite ? Allez, encore quelques lignes : rien n’est venu, depuis sa visite, les mecs n’ont eu que leur espoir regonflé à se mettre sous la dent ; il n’en reste plus rien aujourd’hui. Mieux : hier, j’entends que les nouvelles concernant Arcelor Gandrange sont très alarmantes. Laurent, c’est ton site, alors pour ton respect, je ne vais pas écrire le seul mot, trois syllabes, qui me vient tout de suite là, au petit matin. Patrick, lui, l’entend déjà.

    Alors pourquoi le vélo constituerait-il une sorte d’oasis d’éthique et d’honnêteté, dès lors que deux de ses valeurs essentielles sont la compétition et l’argent ?

    Avec mes excuses à ceux qui sont encore là.

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  12. jmax

    j’ai aussi souvenir de ce fameux test sur les tri-athlètes. Et pour l’anecdote, si les tri-athlètes avaient pleuré sur l’arrêt de l’expérimentation, les copines s’en étaient réjouies, épuisées qu’elles étaient par la vigueur infatigable de leur homme 🙂

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  13. thomouis

    je’ me souviens aussi ils pedalaient sur un home trainer à cote de la piscine… ils voulaient plus s’arreter!

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  14. relevé sur « sport 24 »
    La prochaine grosse affaire ?

    Scandale dans le sport espagnol ?

    Cristina Perez, ex-athlète et femme du médecin Eufemiano Fuentes, cerveau du réseau de dopage Puerto, menace de révéler tout ce qu’elle sait.

    Interrogée dans La Provincia, Cristina Perez tient notamment la phrase suivante : «Je peux dire avec fierté que de nombreuses médailles olympiques ont été gagnées grâce au docteur Fuentes». Eufemiano Fuentes est le médecin controversé qui était à la tête d’un large réseau de dopage sanguin découvert au cours de l’opération Puerto en 2006. De nombreux cyclistes avaient été impliqués, mais aussi d’autres sportifs dont l’identité a toujours été cachée. Epouse de Fuentes, Cristina Perez, ancienne spécialiste du 400m à la fin des années 80, menace aujourd’hui de révéler tout ce qu’elle sait sur le dopage dans le sport espagnol, et notamment sur les JO de Barcelone en 1992. «J’ai pris ma retraite parce que j’étais blasée de constater que le sport en général était une grande hypocrisie, où abondent les cas de dopage et où tout est permis pour gagner, avec la complicité des dirigeants. Je suis comme une boîte de Pandore qui si elle s’ouvrait pourrait couler le sport espagnol».

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  15. Patrick B

    « Avec fierté »…
    … Tout se monnaye…

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