Haute Route: 7e étape et épilogue

L‘étape du jour

La journée a été marquée par une tragédie, tout le reste n’a que peu d’importance. Enrhumé en raison d’un souper sur une terrasse tard le soir à Auron et par un vent soutenu, j’ai connu sur la 7e étape de la Haute Route ma moins bonne journée de l‘épreuve.

Sans force, je suis monté comme j’ai pu les trois cols, dont le col de la Couillole qui en aura surpris plus d’un par sa longueur (16 kms) et sa pente (8% en moyenne). L‘étape était très longue et j’ai galéré dans le final.

Pas grave au vu du reste… Mon classement final ? Je m’en fous complètement.

Le jour se lève sur Auron, départ d’une étape tragique

Encore une fois, de très beaux paysages dans l’arrière-pays niçois

Mal, j’ai pris le temps de regarder le paysage et de profiter. De nombreux coureurs de la Haute Route ont passé la semaine la tête dans le guidon…

Mon équipier Richard dans le final amène grand plateau. J’ai été incapable de le suivre. Bravo pour cette superbe étape, Richard!

Après l’arrivée, je fais une photo avec Michel Chocol, 2e de l‘épreuve et un coureur magnifique, la très grande classe sur un vélo. Et un mec très gentil, très respectueux des autres et très disponible aussi. Après la ligne, on est redescendu à Vence ensemble, en roulottant gentiment.

Quatre Québécois “finisher” de la Haute Route et fiers de l‘être! Nous ne savons rien de la tragédie à cet instant.

Emma Pouley, une fille très gentille et formidable: étant professionnelle, elle a tenu à nous informer tous que les prix qu’elle a reçus sur la Haute Route seraient mis aux enchères sur Ebay et que l’argent ainsi recueilli irait à des oeuvres caritatives qui la tiennent à coeur. 

Philip, my Australian mate, avec son équipe après l’arrivée. La bière coulait à flot chez les Australiens, The Angel Descenders!

Dans la roue de Michel Chocol, sur la Promenade des Anglais, nos Champs-Élysées. 

Pascale et Yves sur la Promenade des Anglais. Personne ne savait à ce moment que la chute avait été fatale à un des nôtres.

Martin et moi avons passé une semaine unique ensemble sur la Haute Route.

Voilà, c’est fini.

La dédicace du jour

À tous le personnel impliqué sur la Haute Route. Je tiens à écrire ici que l’organisation de la Haute Route a été irréprochable toute la semaine et n’a négligé aucun aspect, en premier lieu la sécurité. Je tiens à remercier du fond du coeur les milliers de bénévoles présents sur les routes des 7 étapes, sécurisant chaque carrefour pendant des heures au plein soleil. Jamais je n’ai senti ma sécurité en jeu sur la route. Je tiens à l‘écrire.

Merci aux motards, de véritables professionnels de l’encadrement de courses cyclistes. À plusieurs reprises, un motard est venu m’ouvrir la route durant une descente, encadrant ainsi les coureurs et garantissant la sécurité. Bravo.

Merci aussi à toutes celles et ceux qui nous ont accueilli chaque jour sur la ligne d’arrivée avec repas chaud, service de garde des vélos, etc. Merci aux bagagistes qui ont convoyé, chacun, pas moins de 50 tonnes de matériel durant la semaine. Sur chaque étape, dans chaque hôtel, j’ai retrouvé rapidement mon sac.

Merci enfin aux organisateurs de la Haute Route. Selon moi, vous n’avez négligé aucun aspect de la sécurité durant l‘épreuve et vous ne sauriez en aucun cas être tenus responsables de la tragédie vécue hier sur la route de Nice.

Le vidéo du jour

Le clm de l’Alpe d’Huez.

La 6e étape par delà Vars et la Bonnette. On y voit mes deux équipiers Thierry et Richard parler à la caméra en début d‘étape.

Le dernier jour vers Nice.

Carton rouge

Un gros, un très gros carton rouge à 80% du peloton de la Haute Route. Oui, vous, les coureurs (pas tous) qui étiez autour de moi. L’ambiance de la semaine était constamment plombée par une seule perspective, le classement général. Pour tout vous dire, j’ai trouvé l’ambiance moins bonne que celle des réelles courses cyclistes auxquelles je participe au Québec. Mon coéquipier Martin est parfaitement d’accord avec moi sur ce point. Ce fut la guerre sur le vélo durant toute la semaine.

Carton rouge aussi pour vos descentes, souvent totalement insensées. On me reconnaît de bonnes qualités de descendeur: pourtant, je vous ai souvent vu me doubler à des vitesses folles. Très souvent, j’ai refusé de vous suivre et de risquer ma vie. Certes, nul n’est à l’abri d’une erreur: j’en ai commis une moi-même. Il est probable que le décès du coureur soit aussi reliée à une erreur de sa part, la fatigue étant peut-être aussi responsable de cette situation.

Je ne parle pas de cela ici. Je parle de vos descentes incensées ou j’ai vu beaucoup de coureurs prendre des risques totalement inutiles.

Encore hier, dans la descente de Couillole, non, Annie dossard 66, vous n‘étiez pas en contrôle de votre descente et vous avez pris des risques totalement insensés pour grapiller quelques places au général. Vous n‘étiez absolument pas en contrôle de votre descente et j’ai refusé de vous suivre pour cette raison.

Dans ce contexte, c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu davantage de blessés graves cette semaine…

Trois suggestions

Je me permets trois suggestions à l’attention des organisateurs de la Haute Route en prévision de l’an prochain:

1 – abolir le chronométrage lors des descentes. Les coureurs ne sont tout simplement pas assez raisonnables. Pourquoi ne pas chronométrer que les ascensions? Le système est en place et fonctionnait bien cette année, les temps de chaque ascension ayant été enregistrés. Stoppez le chrono en haut des cols et insistez pour faire comprendre aux coureurs que descendre à tombeau ouvert ou en s’arrêtant prendre une glace n’aura strictement aucun impact sur le classement général. La Marmotte stoppe le chrono dans la descente du Glandon depuis qu’il y a eu un mort à cet endroit et c’est une excellente initiative selon moi.

2 – insistez auprès des villes-étape sur les besoins et l’horaire des coureurs. Risoul et Auron, en particulier, n‘étaient pas prêtes à sustenter l’appétit de 600 coureurs débarquant à 19h15 précises dans les restaurants. L’attente fut parfois interminable. Certains restaurateurs ont eu l’honnêteté de s’excuser auprès de nous, évoquant des problèmes de personnel ou de ravitaillement. Certains nous ont avoué être totalement débordés par la situation.

3 – réduisez la durée des briefings chaque soir à 18h. Est-il bien utile de passer toute l‘étape en revue? Ca fait des mois que chaque coureur étudie en détail le parcours! Allez à l’essentiel et libérez les coureurs pour maximiser leur temps de récupération. Les briefings étaient vraiment beaucoup trop longs.

Épilogue

Voilà, après des mois à en rêver, à la préparer, à s’entrainer, l’aventure “Haute Route” est terminée pour moi. Cette aventure se termine malheureusement sur une bien mauvaise note et je penserai à ce coureur pour le restant de mes jours. Je ne serai plus le même cycliste non plus.

Je tiens à remercier tous les lecteurs de ce site depuis une dizaine de jours. Merci de m’avoir suivi sur la Haute Route, en espérant que mes reportages vous auront plu. Merci à ceux qui m’ont écrit et laissé des encouragements, ils ont été d’une aide inestimable au cours de la semaine.

Merci aux VéloGessiens pour leur fantastique couverture de ma progression sur cette Haute Route.

La Haute Route est un défi incroyable, une aventure physique et mentale aux frontières de nos capacités. C’est une très difficile et très belle épreuve que je recommande. Si vous vous lancez dans l’aventure au cours des prochaines années, je vous implore cependant de le faire avec conscience et raison. La Haute Route comporte de nombreux dangers que les organisateurs s’efforcent admirablement bien à minimiser. Le plus grand danger, c’est sans aucun doute vous et votre envie de “faire une place” ou “faire un temps” pour impressionner vos petits copains. Sachez résister à cela, votre vie est en jeu.

Retour à la normale sur La Flamme Rouge d’ici deux jours, pour couvrir notamment le Tour d’Espagne ainsi que l’Affaire Armstrong.

37 Commentaires

  1. Arnaud
    Soumis le 26 août 2012 à 4:36 | Permalien

    Juste 2 mots: bravo et félicitations.

    Merci également pour les photos et commentaires quotidiens, pris sur votre temps de récupération.

    Longue vie à La Flamme Rouge !

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  2. Xavier
    Soumis le 26 août 2012 à 5:48 | Permalien

    Encore bravo pour la façon dont tu nous as fait partager cette épreuve. Merci pour les belles photos (paysages, vélo en bambou…) et les personnages rencontrés que tu nous as présentés (j’ai vu pu voir Christian, handicapé d’un bras et d’une jambe, il était très impressionnant physiquement et quel mental !).

    Concernant la sécurité, vu de l’extérieur, ça semblait effectivement plutôt bien avec des pancartes signalant les dangers et la présence de gendarmes aux intersections dangereuses.

    Et merci pour ta lucidité concernant les risques pris par les coureurs. Ta présence dans la course ne t’a pas fait perdre ton esprit critique. Alors je ne connais pas les circonstances de l’accident de samedi, et mon propos ne le concerne pas spécifiquement, mais comme je l’avais dit vendredi, les automobilistes qui croisent la course doivent avoir quelques sueurs froides. J’ai vu la course arriver mardi dans Huez avec une portion de descente dans le village et certains coureurs m’ont fait peur.

    Merci et bon retour !

    PS : il se murmure que le tour l’an prochain pour la centième édition emprunterait le col de Sarenne puis la descente que vous avez effectuée. Penses-tu que celle-ci est praticable par le peloton du tour ?

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  3. Daniel
    Soumis le 26 août 2012 à 7:36 | Permalien

    Merci pour cette merveilleuse aventure qu’on a pu partager avec toi. Étant un pratiquant de l’alpinisme, je comprends ta colère vis-à-vis ces insensés de la descente. À chacune de mes sorties, je constate cette même absurdité de risquer sa vie pour des broutilles.

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  4. G Lamnert
    Soumis le 26 août 2012 à 7:43 | Permalien

    Salut Laurent,

    Evites le sujet Armstrong
    Je n’ai pas envie de lire pleins d’inepties dans les commentaires.
    Quand Réjean Tremblay se met à parler vélo, il ne reste plus à Ron Fournier de sortir un livre de cuisine.

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  5. Olivier
    Soumis le 27 août 2012 à 12:10 | Permalien

    Bravo et encore merci pour ta perf et pour la couverture de cette superbe épreuve. Bonretour au Canada et vivement tes prochains articles.

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  6. Si vis pacem...
    Soumis le 27 août 2012 à 1:36 | Permalien

    Bravo à la flamme rouge ! Et merci de nous avoir fait profiter de cette semaine.

    Je partage l’émotion de tous après l’accident qui a eu lieu.

    Bon retour. Je me demande quel peut être le programme (sur le vélo) après une telle semaine ?

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  7. Christophe
    Soumis le 27 août 2012 à 2:52 | Permalien

    Bonjour,

    Tout simplement bravo pour cette semaine de vélo.
    Il y a 2 ans, on pouvait lire ceci sur la Flamme Rouge : « Si je salue l’initiative et le défi qui est lancé, je me suis toujours questionné sur les raids de l’extrème dont certains, selon moi, frisent le ridicule. On peut aimer le sport, on peut aimer les défis, on peut aimer s’affronter soi-même pour repousser ses limites et mieux comprendre de quoi on est fait, mais il vient un moment ou quand même, je me questionne sur la santé mentale de certains aventuriers qui se lancent dans des trucs démesurés. »
    Ce n’était pas au sujet de la Haute Route, mais à propos du Tour du Mont-Blanc.
    J’ai fait le Tour du Mont-Blanc cette année. Je termine sans problème. Et pourtant, je me vois difficilement sur la Haute Route …

    L’idée de neutraliser les descentes est un début, mais ça ne réglera pas tout : il sera toujours « chronométriquement » intéressant de « faire les descentes » afin de revenir sur des groupes qui roulent bien.

    Pour le col de Sarenne et le Tour de France : A moins de refaire complètement la route, ça me parait impossible.

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  8. yannick
    Soumis le 27 août 2012 à 2:57 | Permalien

    Bravo

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  9. Soumis le 27 août 2012 à 3:00 | Permalien

    Hello,

    Je partage ton point de vue sur certains fous qui font les descentes à bloc sans rien maitriser. C’est valable aussi bien devant que derrière. Etant réputé comme un des descendeurs les plus propres de la région, certains m’ont offert des sueurs froides. C’est effectivement un miracle qu’il n’y ait pas plus d’accident.

    Sur la neutralisation des descentes, je suis contre. Sur la marmotte cette année, malgré la neutralisation j’ai vu 7 garçons et une fille au sol. Perso, que la descente soit chronométrée ou non ne change rien à mon comportement : je fais ce que j’ai à faire, sans prendre de risques. Sur cet aspect sécurisation des descentes, je crois que c’est comme pour le jet des déchets, ça passe avant tout par de l’éducation au quotidien.

    Florent

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  10. touille
    Soumis le 27 août 2012 à 3:15 | Permalien

    Bravo et merci Laurent pour cette épreuve, et sa couverture live chaque soir.
    Pour les descentes, je ne suis pas trop d’accord; si on arretait le chrono a chaque mort de cycliste, on ne chronometrerait plus rien, montée du ventoux comprise. Certains descendent n’importe comment, mais d’autres comme l’italien du tour descendent très bien ,simplement trop vite pour nous. La descente fait partie de la course, elle doit y rester.

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  11. Soumis le 27 août 2012 à 3:50 | Permalien

    Magnifique article, comme d’habitude… et félicitations pour ta Haute-Route ; quel que soit le classement c’est déjà énorme de finir une telle épreuve.
    En revanche je serais moins catégorique que toi sur la neutralisation des descentes. Peut-être qu’à la Haute-Route cela aurait un effet bénéfique, mais je peux te dire qu’à la Marmotte ça ne change rien du tout : les 50 premiers (au moins) descendent quand même à tombeau ouvert, pour accrocher le bon wagon dans la vallée de la Maurienne.

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  12. bertrand robin
    Soumis le 27 août 2012 à 6:09 | Permalien

    Un grand merci à toi Laurent pour avoir continué à tenir ton blog durant l’épreuve.Mon banquier ne m’ayant pas laissé prendre le départ ,tes compte-rendus m’ont plongé au cœur de la course.
    Je pense plutôt faire l’année prochaine la « hot route » à la vélo gessienne.
    Concernant la sécurité, qui ne se met pas en danger dans des descentes où des vitesses de 70-80 km/h sont atteintes sans forcer, on a tous connu de grosses frayeurs en pensant être relativement prudent ,la descente grisante nous faisant oublier risque et fatigue
    La neutralisation peut être une solution.Je ne l’ai pas vu à la marmotte et j’ai l’impression que les Kamikazes descendent le Glandon de la même façon qu’avant.La roulette russe j’ai arrêté,c’est mauvais pour la santé.

    Encore FELICITATIONS Reposes toi bien et reviens nous vite sur ces pages

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  13. Soumis le 27 août 2012 à 7:01 | Permalien

    super reportage de Laurent et quel mérite pour avoir encore le courage de nous tenir informés après une journée sur le vélo en haute montagne.
    Bravo et je pense que Laurent va repartir de France avec pleins de souvenirs. Dommage que cette belle fête du vélo soit endeuillée. Je pense à la famille et aux proches qui doivent être anéantis. Mourir a cet âge m’insupporte. L’idée de bloquer le chronométrage lors des descentes me semble judicieux. Car il faut le reconnaitre que c’est un exercice périlleux et puis avec la fatigue les reflexes sont diminués. Et puis ce n’est pas une course de pros et donc il est bon que l’organisation prenne des mesures qui tiennent compte du fait que ce sont des amateurs qui participent. On vient là pour se mesurer à la pente et à soi même et prendre des risques dans les descentes est inutile qui plus est sur des routes non fermées à la circulation.
    Je ne doute pas de la volonté des organisateurs à remédier à ce souci majeur car pour le reste ils semblent avoir été à la hauteur. Le vélo est risqué et il faut tout faire pour diminuer ces risques. Bon retour à Laurent et bravo pour ce brillant reportage. Mon dieu que la montagne est belle avec tous ces cyclistes.

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  14. delirium89
    Soumis le 27 août 2012 à 7:27 | Permalien

    Bravo Laurent ainsi qu’a tous les participants de la haute route. Comme nous tous ici je suis d’accord avec ton analyse sur les descentes (sauf touille comme d’hab). Je viens de passer 3 semaines dans les Alpes de Haute Provence en pédalant un jour sur 2 et c’est vrai qu’on rencontre des dingues inconscients qui descendent à bloc sans se soucier si à la sortie du virage il y aura un automobiliste qui lui aussi aura couper le virage façon Sébastien Loeb, et en plus ils lèvent la main du guidon pour te saluer alors que tu es en galère dans l’autre sens. Les gens sont tous conscients du danger, mais pour les autres c’est comme la nature on est conscient que c’est dégueulasse partout sur le bord des routes (bouteilles en plastique ou en verre, cannette de toutes marques, paquets de cigarettes, couches culotte et surtout sachets de MC DO)et malgré tout les gens continuent de balancer et reconnaissent eux meme l’importance de cette saleté (mais c’est les autres). Enfin bref on a de la haine car cela entraine des catastrophes de toutes sortes. Moi perso au dela de 60km/h je n’ai plus aucune sensation.Bon repos Laurent y’a un débat sur LA qui nous attend

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  15. Dominic
    Soumis le 27 août 2012 à 7:31 | Permalien

    Félicitations Laurent et merci pour tes compte-rendus tout au long de l’épreuve!

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  16. Paul
    Soumis le 27 août 2012 à 7:55 | Permalien

    Félicitations Laurent et Martin. Je vous choisis dans mon pool l’an prochain !

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  17. plasthmatic
    Soumis le 27 août 2012 à 8:54 | Permalien

    Descendre un col, c’est prendre un risque.
    Monter sur son vélo, c’est prendre un risque.
    Se lever le matin, c’est prendre un risque.
    Accepter de vivre … c’est prendre un risque.

    Je lis en implicite dans de nombreux avis, à commencer par le tien Laurent, la loi suivante : « Le risque augmente avec la vitesse. », ou dite autrement : « Putain il est malade d’aller si vite ».
    – D’un individu à l’autre, c’est évidemment complètement faux. D’aucuns n’ont « plus aucune sensation au-delà de soixante à l’heure », et je le crois. Personnellement, j’en ai encore.
    Laurent, si quelqu’un me passe en descente, je n’en déduis pas qu’il descend plus dangereusement que moi. D’ailleurs, Laurent, ni dans la descente du Glandon, ni dans celle d’Izoard (Lautaret « n’est pas une descente ») on n’a été passés par quiconque. Bien au contraire, on a passé pas mal de gars … Nous fûmes alors leurs fous dangereux.
    Je pousse plus loin la loi, toujours vue sous l’aspect inter-individus, changeant de domaine : qu’on me donne le volant d’une auto de rallye, la même que Sébastien Loeb. Qu’adviendrait-il ? Je serai amplement plus dangereux pour certainement le tiers de sa vitesse à lui, non ?
    – Sous l’aspect « intra-individu » à présent (quel vilain mot), ça donne : « Plus je descends vite moi tout seul, plus je prends de risques ». Ben oui ce coup-ci. Ben non ! à l’évidence, et c’est encore pas mon vécu. En forme, je descends un, plus vite qu’en fatigue ou en méforme, et deux, mieux …
    Mon seul critère de bonne ou mauvaise descente, ou plutôt de mode de descente dangereux plutôt que raisonnable, c’est et a toujours été le suivant : « Me suis-je déjà fait peur dans une seule courbe ? » Jamais. Jusqu’à aujourd’hui.
    Je n’exclus pas pour autant sortir un jour d’une courbe et me tuer, voire mon début …

    Et si on neutralisait les chronos de tous les secteurs en dénivelée négative des Descentes et des Super-G l’hiver prochain, c’est excessivement dangereux ce sport.

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  18. véloplaisir
    Soumis le 27 août 2012 à 9:25 | Permalien

    L’édition 2012 vient de se terminer laissant place aux souvenirs et à la réflexion.

    J’ai visionné chaque jour les vidéos. Concernant les descentes, il y a des flagrants délits. Je sais! Parfois on dépasse les lignes blanches, qu’elles soient en pointillées ou pas. La question est de savoir si c’est autorisé ou pas par le règlement, auquel cas on pourrait appliquer des sanctions sous formes de disqualifications un peu comme en ski où l’on doit respecter le tracé de l’épreuve. Quelques personnes assermentées avec vidéo à l’appui pourraient faire état de juges dans les endroits estimés dangereux. Cela limiterait peut-être les débordements parfois tentant des belles descentes de cols essentiellement.

    Une chose est certaine, David le signalait dans les commentaires, il était évident que la descente de Sarennes soit neutraliser!

    Avec du recul, votre épreuve me semble avoir été une épreuve d’endurance, qui deviendra peut-être de plus en plus médiatisée avec la présence de personnalités et de quelques champions de référence. Le niveau des derniers pourrait faire que l’on s’interroge sur le côté bien raisonnable de solliciter aussi durement l’organisme. Les premiers ont le temps de faire deux fois le circuit. Sportivement parlant, le temps de récup n’est pas en adéquation avec l’effort sollicité au quotidien. Sans parler des conditions météo qui conditionnent la course. Elles ont été sous le signe de la canicule mais auraient bien pu être à l’inverse, conditionné par une dépression, le froid, la pluie…

    Dur dur quand même le vélo.

    Félicitations aux vainqueurs Peter et Emma! (les 2èmes, 3èmes… passent souvent sous silence, alors Merci de nous avoir présenté le 2ème et d’autres d’ailleurs!)
    Beau geste d’Emma pour sa récompense redistribuée…

    BRAVO à toi! Et à vous tous qui avez donné le meilleur de vous mêmes!Il fallait avoir un sacré mental….et une bonne condition physique bien sûr.

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  19. melag
    Soumis le 27 août 2012 à 9:54 | Permalien

    Respect à tous les participants, Félicitations pour la qualité de ton reportage et BRAVO à toi Laurent pour tes qualités physiques et humaines.

    Les chauffeurs de bus doivent effectuer des pauses durant les trajets. C’était le cas pour le retour à Genève.

    La vigilance d’un cycliste est plus fébrile lorsqu’il accumule les heures de selle. Les cyclistes rapides et techniques dans les descentes sont-ils + ou – dangereux que les derniers qui sont fatigués par la durée de l’épreuve avant tout?

    Il est bien connu qu’à l’arrière des pelotons les risques de chute sont plus grands, qu’il y a plus de maladresse…

    L’auto gestion de la prise de risque est difficilement mesurable.
    Je reste scéptique malgré tout sur la qualité des réflexes des personnes mal ou insufisamment préparées qui « survivent » pendant l’épreuve.

    Est-ce bien raisonable de racheter autant de personnes après une étape comme Courchevel? N’est-ce pas les mettre en danger pour la fin du périple?? Trop de fatigue, pas assez de récup, est-ce bien ça le concept sportif?

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  20. schwartz patrick
    Soumis le 27 août 2012 à 11:07 | Permalien

    Félicitations pour ta « course », merci pour tes comptes-rendus complets,bien écris (comme toujours), pour le temps pris sur la récup pour les rédiger… Merci aussi
    pour ton honnêteté et ta lucidité face à tous les aspects de l’épreuve, notamment ce tragique accident;
    tes propos sont toujours cohérents, des avis plus que des jugements, une démagogie absente, une
    politesse « ferme » de tous les instants.
    Ne pas chronométrer les descentes est une solution,
    peut-être pas la meilleure, certains moins bons grimpeurs que d’autres voudront « abolir » cette injustice en compensant et en s’improvisant en vrai ou
    en faux ,bon descendeur; les commentateurs du Tour admirent les « escaladeurs ailés » mais aussiles faucons de la vitesse et de la trajectoire au cordeau », alors!
    Sur le nombre de participants, en heures de selle,
    combien d’accidents ? Un, mortel, définitif,un seul,
    de trop, mais peut-on mettre en cause une course où
    un seul n’a pas pris toutes ses responsabilités ou mis ses chances de son coté alors que toute l’organisation
    (comme tu l’as dit) a été compétente et sans reproches
    , sans faille… Tu ne controleras pas l’orgueil
    humain dans une épreuve de « guerriers » qui ne sont donc pas des randonneurs cyclotouristiques!
    Comme nous le disons tous, le risque zéro n’existe pas
    Nous ne jugeons heureusement pas, mais le jugement dernier existe, lui, malheureusement … A nous d’en
    être conscient en accompagnant le guerrier, d’un philosophe qui saura lui insuffler tempérance,modestie,
    réflexion et simplicité .

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  21. Andy Lamarre
    Soumis le 27 août 2012 à 1:06 | Permalien

    LAURENT, encore une fois merci pour tous ces journées passées sur un ordi a nous décrire ton tour.

    **********************

    Un petit mot pour te faire rire:

    SI TU ÉTAIS AUSSI BON COUREUR QU’ÉCRIVAIN, TU AURAIS PROBABLEMENT TERMINÉ PREMIER OU DEUXIÈME.
    ah….ah..

    Merci encore une fois et bon retour.

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  22. Xavier
    Soumis le 27 août 2012 à 1:45 | Permalien

    Pour rebondir sur tes propos, plasthmatic, je suis tout à fait d’accord avec ton analyse sur la relativité de la vitesse en fonction des compétences.
    Le problème c’est justement que ces courses ne sont pas réservées à des professionnels qui maîtrisent complètement les risques. Et l’éducation des cyclistes consiste peut-être à leur imposer des règles qui leur déplaisent mais leur sauvent la vie à leur insu.

    Enfin, oui la vie est dangereuse et on fait le choix de prendre des risques, mais dans ces épreuves sur route ouverte, les automobilistes et les piétons dont l’intégrité physique peut être mise en danger n’ont pas fait ce choix.

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  23. schwartz patrick
    Soumis le 27 août 2012 à 1:45 | Permalien

    à Andy et Laurent

    Mais non Andy, Laurent aurait fait deuxième! le premier écrivain aurait été dopé à l’alcool et à l’herbe !!! il est très bien, aime le vélo et aime le partager par l’écriture ; quoique, dopé au Gewurtz,çà
    n’aurait pas été gagné d’avance …

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  24. Yann Décarie
    Soumis le 27 août 2012 à 1:46 | Permalien

    Félicitation Laurent,

    Je suis fier de voir que tu t’es rendu jusqu’au bout de cette aventure malgré les multiples difficultés autant physiques que mentales.

    Merci aussi de nous avoir permis de suivre quotidiennement cette course de très haut niveau.

    Bon retour.

    Yann

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  25. Soumis le 27 août 2012 à 2:16 | Permalien

    Félicitation Laurent! J’ai adorer lire tes comptes-rendus. Au-delà de la course c’est le coté humain qui ressort et c’est facinant.

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  26. Stef Toupenet
    Soumis le 27 août 2012 à 2:28 | Permalien

    BRAVO LOLO,

    tu as réussi à me faire vivre ta cyclo.

    Ah si seulement j’avais plus de temps.
    L’entrainement physique et mental je les ai, mais constater tous les jours que la folie humaine prend le dessus et pousse les gens à faire des conneries, ce ne serait pas un bon moment de plaisir pour moi.

    Est-ce l’âge qui fait que je m’isole de plus en plus ??

    En attendant, encore bravo à toi, aux autres cyclos et à l’organisation.

    Stef

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  27. Soumis le 27 août 2012 à 2:41 | Permalien

    Pour en revenir sur le chronométrage seulement en col, il y a deja ce système en place sur la Gruyère cycling tour qui a eu lieu ce week end. Le classement est réalisé sur le cumul des temps scratch de chaque montée. Moi je dis top! Sur une cyclo comme sur la Haute route où les cols s’enchaînent, ça serait vraiment envisageable. Sur la marmotte il y en aura toujours pour faire les descentes à fond car sur vallée de la maurienne et sur descente du galibier on pensera toujours à s’abriter dans un bon groupe pour aller plus vite, le chrono tournant…

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  28. Cyclick
    Soumis le 27 août 2012 à 3:52 | Permalien

    Merci Laurent pour cette semaine et bonne récupération.

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  29. plasthmatic
    Soumis le 28 août 2012 à 12:39 | Permalien

    @ Xavier : je n’ai pas commis un pladoyer pour la descente « no limit à tombeau ouvert », hein. Je pense que tu l’as bien lu.
    Le sentiment que j’ai exposé n’est à ce point pas incompatible avec le tien (commentaire 18) que je disais mardi soir à Laurent qu’il nous faudrait absolument franchir sous La Casse Déserte les villages (Brunissard, La Chalp, et surtout Arvieux) à vitesse très modérée « parce que les gens, les enfants, et même les voitures » … Oui oui, il m’arrive, et de façon assez récurrente, de pencher pour l’automobiliste plutôt que le cycliste ! Comment dire : on a évoqué avec Patrick l’autre soir à Risoul un ami à moi qui devrait ne plus recouvrer son intégrité suite à la percussion, en course, plein face avec une automobile conduite par une dame, il y a maintenant deux ans et demi. Quand j’évoque cet ami cycliste, je pense systématiquement à la dame, à chaque fois. Elle n’avait rien demandé …

    @ Alban : tout d’abord, bien le salut à toi, j’espère que ça va bien. Tiens, je vais faire un détour par ton site, j’y lirai peut-être que tu as silloné les Vosges en tous sens et que tu prépares La Vosgienne.
    Ne chronométrer que les montées : c’est plus qu’un choix de sécurité, autre chose même … On peut le faire, ce choix, mais alors non sans avoir conscience de modifier, et radicalement, la nature, ou l’essence de la compétition proposée. Un « parcours cycliste », c’est un point de départ, un point d’arrivée, et tous les points intermédiaires. Se mesurer sur un parcours cycliste, cela implique effectivement la mise en jeu de facteurs multiples, composant le « geste cycliste », facteurs agissant sur la performance plus ou moins opérants selon la portion empruntée, les conditions de vent, etc … Les qualités de descendeur ne servent effectivement en rien sur le versant gravi ! … l’aspiration d’un groupe, dans une pente raide peu aérée, si peu … La présence dans un groupe s’avère effectivement très rentable dans les portions de liaison, ou même dans des descentes peu raides et exposées (je n’ai jamais parcouru la pénible descente du Lautaret aussi vite que jeudi matin _ précisant que jeudi matin, je me suis glissé en toute fin de paquet : alors sans dossard, je ne me serais jamais pardonné d’être à l’origine, même sans être fautif, d’une éventuelle chute d’un concurrent). Bon, j’arrête sur les composantes du « geste cycliste », tu en sais plus que moi sur le sujet. Chronométrer les montées uniquement, c’est choisir « dé-naturer » la compétition cycliste proposée, et si on est capable de se désaisir de l’aspect (malheureusement) péjoratif du vocable, pourquoi pas. Un choix à faire, complètement respectable, mais à faire non sur l’argument trompeur de la sécurité, plutôt sur celui du type de course qu’on veut mettre en place. Course « à spéciales » et « liaisons neutralisées », en l’occurrence. Cela existe dans d’autres sports.

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  30. Soumis le 28 août 2012 à 1:33 | Permalien

    D’accord que sur des épreuves d’une journée, le chrono en montée n’est pas nécessaire. Mais sur la Haute route combien de cyclistes étaient vraiment préparés pour tenir la distance? Pire certain étaient à leur première expérience, c’est à dire sans compétences particulière pour rouler en peloton et vite. Un défi, voili, sauf que une fois pris dans le jeu, tu essayes de faire comme les autres…Si l’accident arrive le dernier jour ce n’est peut être pas un hazard. Laurent le dit malgré sa prépa il arrive vidé.Il a la présence d’esprit de descendre sans risques mais d’autres non. Donc moi je suis pour à 100 % sur cette épreuve du chrono en montée.Au moins les concurrents apprécieront peut être un peu plus les paysages! Comme le dit Laurent beaucoup avaient la tête dans le guidon, quel dommage!

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  31. touille
    Soumis le 28 août 2012 à 2:47 | Permalien

    Sécuriser les descentes, ça c’est eune mesure; notamment enlever les cubes de bétons les uns à la suite des autres, etc
    Mais arretons le délire, le vélo c’est plat descente et montée; faites du ping pong si c’est trop dangereux pour vous!!!

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  32. Luc
    Soumis le 28 août 2012 à 12:58 | Permalien

    Salut je te lis depuis plusieurs années mais ce sont tes chroniques de la haute route qui mon décidé à écrire. Félicitation, tu trouve les mots juste pour me faire compdrendre ce qu’est une course accessible pour un cycliste comme moi. Tu donnes le goût d’une telle aventure, Bravo! L’âche surtout pas

    moi

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  33. Zboy
    Soumis le 28 août 2012 à 2:41 | Permalien

    Good job lz’gros ! Haha !

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  34. Denis
    Soumis le 29 août 2012 à 4:46 | Permalien

    Bravo Laurent! Merci pour cette couverture de la Haute-Route. On y était presque nous aussi! Ça ne devait pas être évident de trouver l’énergie d’écrire et de mettre à jour la page à la fin de chaque journée.

    Bravo pour cette performance et longue vie à la Flamme Rouge!

    DO

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  35. Knubben Alain
    Soumis le 3 septembre 2012 à 7:18 | Permalien

    Bonjour Laurent

    Lecteur de la Flamme rouge depuis plusieurs mois maintenant, je tenais à te remercier pour la qualité du contenu de ton site, qu’il s’agisse de la couverture de la Haute route ou de l’analyse de sujets cyclistes au quotidien. Pertinence des commentaires, justesse du ton, coups de gueule occasionnels, tout y est pour faire de ce site une référence pour les amateurs (au sens noble de ce terme) de la petite reine dans ce qu’elle a de plus beau.

    Doubles félicitations à toi ; sur le plan sportif, pour avoir achevé cette HR (qui te laissera bien évidemment un petit goût amer), et sur le plan littéraire, pour nous avoir vraiment fait vivre cette épreuve de l’intérieur, comme si nous y étions.

    Longue vie à la Flamme rouge et congratulations à son auteur !

    Alain

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  36. Soumis le 6 septembre 2012 à 5:00 | Permalien

    salut Laurent,

    sympathique d’avoir fait ta connaissance sur la Haute Route dans l’ascension de la Bonette et la descente de la Couillole ou de St Raphael.
    Bonne route,

    Stéphane
    dossard 375 sur la Haute Route 2012 (tenue Hardy’s)

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  37. Cycliste bronchiteux
    Soumis le 10 septembre 2012 à 5:24 | Permalien

    Salut Laurent,

    je suis venu lire avec bien du retard ton aventure suite aux conseils avisés de quelques supporters parmi les plus fervents.
    Belle performance, quel que soit ton classement. J’avoue que le simple fait de finir une telle épreuve avec un tel parcours constitue en soi une vraie victoire sur soi même, sur la géographie, sur l’adversité. Et une nouvelle occasion de forger son humilité face à la montagne qui reste quoi qu’il arrive la plus forte. Malheureusement, cet accident en reste la preuve.
    Vivre ce genre de situation sur une course à laquelle on prend part est assurément une épreuve émotionnelle que n’importe qui aurait du mal à surmonter. J’ai commencé ma courte carrière cycliste dans le peloton régional lorrain avec une minute de silence pour le décès de Thierry Arnould qui était survenu le dimanche précédent à cause d’un chien qui a traversé la route. Puis quelques années plus tard, nous avons eu droit à une seconde minute de silence en mémoire d’un jeune du club de Blénod (mille excuses pour avoir oublié son prénom) qui s’était tué dans la descente de la croix de fer juste en dessous du barrage lors d’une course. Vivre ce genre de moments n’est pas simple. On se dit que ça pourrait être le voisin, un coéquipier, nous même. Personnellement, j’ai toujours pris ces évènements de la vie comme des alertes.
    Lors des quelques marmottes que nous avons pu faire ou lors des courses vosgiennes auxquelles j’ai pu participer, j’ai vu de nombreux « malades » descendre bien plus rapidement que moi. Moi même, je me suis parfois laissé aller dans la descente du Lautaret avec des pointes à plus de 95. Pourtant ce ne sont pas eux qui m’ont foutu la trouille, mais plutôt une hollandaise qui descendait avec des trajectoires complètement atypiques et saccadées. Je me souviens même avoir sprinté pour la dépasser rapidement en dessous de St Sorlin d’Arves et me mettre en sécurité.
    En raison de ma volonté de garder une marge de sécurité dans les descentes, j’avoue avoir du mal à admettre ta proposition de neutraliser les descentes. Proposition reprise apparemment par certains organisateurs. Je comprends aisément leur soucis de préserver leur épreuve et de mettre de la sécurité. En cas d’accident, ils seront tenus pour responsables au moins moralement. Cependant, il ne faut pas oublier que le vélo, ce sont des ascensions, des descentes, des virages, des pelotons… Qu’est ce qui est le plus dangereux? Descendre un col à tombeau ouvert en dépassant ses limites? Rouler à plus de 50 dans un peloton de 250 coureurs sur de petites routes de campagnes? Aborder la tranchée d’Aremberg dans les 40 premiers du peloton? Sûrement les trois, mais tout un chacun aura son classement personnel en fonction de ses capacités propres.
    On peut parfois lire sur les bords de route des panneaux de prévention routière avec le message suivant: « vitesse = danger ». En soi, ce message est absurde et ne veut rien dire. Quelle vitesse est synonyme de danger? 30? 40? 50? 90? 120? Tout est fonction des capacités propres de chacun, de la situation, du véhicule utilisé. C’ets la même chose en vélo. Tout dépend de la route, de tes capacités, de ton matériel… Tout comme je ne me vois pas descendre le col de la forclaz ou celui du granier à plus de 90…
    En bref, je trouve dommage qu’on en vienne à neutraliser des morceaux de courses parce que les participants ne savent pas gérer leur course. Il y a de bons grimpeurs, de bons descendeurs, chacun gère sa course en fonction de ses propres qualités.

    Le cycliste bronchioteux et asthmatique, bien modeste contributeur de la cause cycliste au Québec.

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