Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Notre position sur le dopage

Certains dêentre vous pourraient légitimement trouver la position de La Flamme Rouge ambigu : dêune part, on dénonce avec verve ceux qui se dopent, ne manquant pas une occasion de montrer à quel point le dopage gangrène ce sport et, dêautre part, on suit et rapporte avec enthousiasme et passion les exploits des cyclistes professionnels.

Il nêy a aucune contraction selon nous : le but de La Flamme Rouge est bien de vous faire vivre cette passion du cyclisme qui nous anime à tous les jours, tout en vous donnant lêheure juste, cêest-à-dire en vous exposant la réalité de ce sport, réalité qui est celle de beaucoup de sports. Inutile de se voiler la face.

Car les cyclistes pros ne sont pas pour autant moins méritants que les autres : premièrement, tous les coureurs ne se dopent pas. Deuxièmement, le dopage existe dans tous les sports, ou presque, et à des niveaux souvent aussi importants que ceux rencontrés dans le sport cycliste. Le cyclisme nêest donc aucunement une exception. On pourrait même dire que les pratiquants dêautres sports ont moins de raisons de se doper car le cyclisme constitue, selon nous mais cêest lêavis de nombreux sportifs et experts, le sport le plus difficile qui soit. Se doper pour faire un Tour de France apparaît donc plus raisonnable que se doper pour faire un marathon qui vous prendra entre 2 et 3 heures seulement Attention, en aucun cas La Flamme Rouge accepte le dopage : il est condamnable partout. Mais il faut relativiser. Cêest un problème de société, qui dépasse largement celui du seul cyclisme.

Troisièmement, La Flamme Rouge reconnaît quêil faut des preuves pour prendre une décision aussi importante que de suspendre un athlète. Cêest donc aux autorités de faire un gros travail afin de perfectionner les contrôles, de les rendre plus efficaces pour détecter les tricheurs. Voilà pourquoi La Flamme Rouge conspue lêUCI qui, à notre avis, est loin de prendre toutes les mesures possibles dans le contexte actuel des connaissances pour faire en sorte dêidentifier les dopés. Voilà également pourquoi on conspue les professionnels comme Armstrong qui nous prennent pour des cons en affirmant haut et fort quêils ne se dopent pas. On soupçonne fortement quêils se dopent, seulement les autorités ne possèdent pas encore les tests ou les procédures pour le prouver. Cêest aux autorités donc de trouver ces nouveaux moyens, mais en attendant, on aimerait que les cyclistes se la bouclent et ne nous prennent pas pour des imbéciles. Lêattitude de Philippe Gaumont, par exemple, nous semble la bonne sur ce point.

Bref, on adopte donc la ligne de la transparence, et désirons donner la chance aux gens de réellement estimer toute la dureté du sport cycliste. Bien sôr quêils se dopent ! Dans le premier Tour de France, en 1903, ils se dopaient déjà ! Vous croyez quêon se tape 21 jours de course sans arrêt ou presque, à 40 de moyenne, par delà les montagnes, peu importe la météo et la température, avec des CLM, de la pression médiatique, tout ça à lêeau claire? Et on ne vous parle pas ici dêune saison complète, de février à octobre, dans 10 pays différents, sur des courses de 270 bornes, certaines sur pavés, et tout ça contre un salaire dérisoire comparé à ce que peuvent toucher les sportifs dans dêautres sports comme le football (soccer), le baseball, le hockey, le basketball, etc.

Dopage ou pas, la souffrance (bien davantage que dans tous les autres sports), lêabnégation nécessaire pour réussir dans ce sport ainsi que la modestie des coureurs face aux éléments sont bien réels et, pour cela, le cyclisme demeure admirable.

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8 Commentaires

  1. Cher ami et cher confrère,

    Je me joins à vous dans cet article auquel je ne trouve pas de faille. J’approuve votre démarche. Bien sôr, nous ne renoncerons pas à notre passion parce qu’un mal existe ; et bien sôr nous ne mentirons pas au nom de l’affection que nous portons au cyclisme. Abandonnerions-nous l’être aimé pour ses défauts impossibles à corriger ? Et nierons-nous ces défauts qui nous insupportent ?

    D’autre part, nous n’aurons pas assez de mots à la hauteur de l’hypocrisie de l’UCI. Mais avant tout, au-delà des mensonges et des fumisteries, gardons le respect que méritent les champions. Mais point trop n’en faut, Messieurs les cyclistes, trop nous abuser serait vous abuser vous-mêmes : n’oublions pas que les victimes du dopage, à terme, ne seront pas les spectateurs, mais bien les sportifs eux-mêmes.

  2. Cher ami et cher confrère,

    Je me joins à vous dans cet article auquel je ne trouve pas de faille. J’approuve votre démarche. Bien sôr, nous ne renoncerons pas à notre passion parce qu’un mal existe ; et bien sôr nous ne mentirons pas au nom de l’affection que nous portons au cyclisme. Abandonnerions-nous l’être aimé pour ses défauts impossibles à corriger ? Et nierons-nous ces défauts qui nous insupportent ?

    D’autre part, nous n’aurons pas assez de mots à la hauteur de l’hypocrisie de l’UCI. Mais avant tout, au-delà des mensonges et des fumisteries, gardons le respect que méritent les champions. Mais point trop n’en faut, Messieurs les cyclistes, trop nous abuser serait vous abuser vous-mêmes : n’oublions pas que les victimes du dopage, à terme, ne seront pas les spectateurs, mais bien les sportifs eux-mêmes.

  3. eric

    Dossier dopage…

    Très bon article qui replace le contexte du dopage dans le sport cycliste. J’ajouterais juste qu’à l’arsenal répressif, il faut ajouter un volet PREVENTION. Notamment chez les jeunes.

    Un jeune, quand il apprend que Marinoni par exemple se prenait des expresso avant de rouler va chercher de la caféine. Il faut dans ce cas lui apprendre à relativiser, lui expliquer dans cet exemple que la caféine malgré ses vertus exitantes est un diurétique et qu’une déshydratation en course amoindrit les performances.

    On peut gloser longtemps comme cela, mais c’est le rôle des parents et le cas échéant (!) de son coach.

    Le problème est la sensibilisation. On se retrouve dans le même cas que la lutte contre le tabac : on connait les risques, on les assume ou on est insouciant. Tant qu’on n’est pas confronté à une chimio à 30 ans, on se dit que fumer est un outil social d’intégration (!). Comment sensibiliser un jeune qu’il a des risques plus tard de maladies graves, même avec un risque de 1 chance sur 100 ?

    C’est le même problème avec les drogues “recreatives”, d’autant plus que ce sont des substances dopantes selon l’AMA. Le jeune peut penser qu’une pilule d’ectasy ou un joint fait pas de mal. Quand il en est a 10 par jour, il ne comprend pas qu’il est devenu dépendant.

    Le jeune sportif peut essayer des pilules pour accélérer sa récup ou se fortifier. Un mois, une session, une saison. Difficile de décrocher après ! Si on lui dit qu’il risque l’infertilité dans 20 ans, il repondra qu il a pas de blonde et veut pas d’enfants pour le moment…

    Et pourtant, tout le temps le coach doit rappeller de ne jamais prendre des supplements sans se référer à lui (notamment dans les gyms). Il doit rappeller que dopage = triche. Malgré tout le jeune profitera de rappeller que tel ou tel star du velo “en croque”.

    Je terminerais sur la répression. Je ne suis pas pour la mesure des 2 ans de suspension. Je sais que c’est mieux que rien. Mais d’une part, le sportif peut se doper tranquillement pendant 2 ans (pas de licence = fin des controles), d’autre part cette mesure est injuste et improductive si le fautif est réellement innocent (un piège ou une maladresse est possible)

    Une mesure intelligente serait : soit un secret total de l’instruction et en faire une “taupe”, soit publier le nom et en faire une figure de la lutte antidopage. Quand on voit le trouble que peut provoquer une seringue anonyme (cf THG), on comprends que la première solution, même si elle est un peu “trouble”, ferait avancer la lutte.

    Quant à la seconde, il n’y a qu’à voir certains repentis (Menthéour par exemple) pour comprendre que cette sanction serait en fait une occasion de se racheter moins cruelle qu’une suspension dans le cas d’un dopage “accidentel”. Deux ans de transparence totale, deux ans de prévention, deux ans de collaboration avec les autorités et les fédés, 2 ans bien utiles.

    Ah j’oubliais. Il en existe des athlètes transparents ! Je pense à Felicia Balanger je crois qui a congelé ses échantillons à fin d’analyse, Paula Radcliff (athlé) a fait de même, Basson a essayé mais finalement se retrouve conseiller à la Fédé de triathlon à Bordeaux…

    Eric

  4. eric

    Dossier dopage…

    Très bon article qui replace le contexte du dopage dans le sport cycliste. J’ajouterais juste qu’à l’arsenal répressif, il faut ajouter un volet PREVENTION. Notamment chez les jeunes.

    Un jeune, quand il apprend que Marinoni par exemple se prenait des expresso avant de rouler va chercher de la caféine. Il faut dans ce cas lui apprendre à relativiser, lui expliquer dans cet exemple que la caféine malgré ses vertus exitantes est un diurétique et qu’une déshydratation en course amoindrit les performances.

    On peut gloser longtemps comme cela, mais c’est le rôle des parents et le cas échéant (!) de son coach.

    Le problème est la sensibilisation. On se retrouve dans le même cas que la lutte contre le tabac : on connait les risques, on les assume ou on est insouciant. Tant qu’on n’est pas confronté à une chimio à 30 ans, on se dit que fumer est un outil social d’intégration (!). Comment sensibiliser un jeune qu’il a des risques plus tard de maladies graves, même avec un risque de 1 chance sur 100 ?

    C’est le même problème avec les drogues “recreatives”, d’autant plus que ce sont des substances dopantes selon l’AMA. Le jeune peut penser qu’une pilule d’ectasy ou un joint fait pas de mal. Quand il en est a 10 par jour, il ne comprend pas qu’il est devenu dépendant.

    Le jeune sportif peut essayer des pilules pour accélérer sa récup ou se fortifier. Un mois, une session, une saison. Difficile de décrocher après ! Si on lui dit qu’il risque l’infertilité dans 20 ans, il repondra qu il a pas de blonde et veut pas d’enfants pour le moment…

    Et pourtant, tout le temps le coach doit rappeller de ne jamais prendre des supplements sans se référer à lui (notamment dans les gyms). Il doit rappeller que dopage = triche. Malgré tout le jeune profitera de rappeller que tel ou tel star du velo “en croque”.

    Je terminerais sur la répression. Je ne suis pas pour la mesure des 2 ans de suspension. Je sais que c’est mieux que rien. Mais d’une part, le sportif peut se doper tranquillement pendant 2 ans (pas de licence = fin des controles), d’autre part cette mesure est injuste et improductive si le fautif est réellement innocent (un piège ou une maladresse est possible)

    Une mesure intelligente serait : soit un secret total de l’instruction et en faire une “taupe”, soit publier le nom et en faire une figure de la lutte antidopage. Quand on voit le trouble que peut provoquer une seringue anonyme (cf THG), on comprends que la première solution, même si elle est un peu “trouble”, ferait avancer la lutte.

    Quant à la seconde, il n’y a qu’à voir certains repentis (Menthéour par exemple) pour comprendre que cette sanction serait en fait une occasion de se racheter moins cruelle qu’une suspension dans le cas d’un dopage “accidentel”. Deux ans de transparence totale, deux ans de prévention, deux ans de collaboration avec les autorités et les fédés, 2 ans bien utiles.

    Ah j’oubliais. Il en existe des athlètes transparents ! Je pense à Felicia Balanger je crois qui a congelé ses échantillons à fin d’analyse, Paula Radcliff (athlé) a fait de même, Basson a essayé mais finalement se retrouve conseiller à la Fédé de triathlon à Bordeaux…

    Eric

  5. C'est Raoul

    Bon, c’est officiel, c’est bien Jeanson qui était concernée par l’ordonnance de non publication.

    La conférence de presse n’a pas eu lieu encore, mais je me pose une question:

    On parle de prescription d’EPO entre 98 et 2001.

    Duquette s’est fait pogné en février 2003 (mais il me semble qu’il y a p-e qu de quoi en 2001 entre lui et le collège des médecins). Enfin, peu importe.

    Ma question est: sachant que Duquette était dans l’eau chaude depuis au moins quelques mois, Jeanson, si elle se dopait a l’EPO, elle aurait logiquement arrêté dès que Duquette était dans le trouble. Mais comment ca se fait que Jeanson se fasse pogner avec une enorme hématrocrite a ce moment la??

    Me semble que ce serait vraiment innocent de sa part non?

    Raoul

  6. C'est Raoul

    Bon, c’est officiel, c’est bien Jeanson qui était concernée par l’ordonnance de non publication.

    La conférence de presse n’a pas eu lieu encore, mais je me pose une question:

    On parle de prescription d’EPO entre 98 et 2001.

    Duquette s’est fait pogné en février 2003 (mais il me semble qu’il y a p-e qu de quoi en 2001 entre lui et le collège des médecins). Enfin, peu importe.

    Ma question est: sachant que Duquette était dans l’eau chaude depuis au moins quelques mois, Jeanson, si elle se dopait a l’EPO, elle aurait logiquement arrêté dès que Duquette était dans le trouble. Mais comment ca se fait que Jeanson se fasse pogner avec une enorme hématrocrite a ce moment la??

    Me semble que ce serait vraiment innocent de sa part non?

    Raoul

  7. Cyclick

    “La petite reine” et ses athlètes fait beaucoup jaser ces temps-ci, et là il y a Jeanson en conférence de presse qui dit qu’elle n’a jamais pris de dope, et qu’elle n’en a jamais vu dans sa carrière…

    Je suis d’accord avec La Flamme, il nous prenne vraiment pour des cons…

  8. Cyclick

    “La petite reine” et ses athlètes fait beaucoup jaser ces temps-ci, et là il y a Jeanson en conférence de presse qui dit qu’elle n’a jamais pris de dope, et qu’elle n’en a jamais vu dans sa carrière…

    Je suis d’accord avec La Flamme, il nous prenne vraiment pour des cons…

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