Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Le matos du Tour

Toujours intéressant de regarder ce que les pros utilisent comme matos.

Les vélos

Cette année sur le Tour de France, trois fabricants de vélo équipent deux équipes, soit Canyon (Movistar et Arkea), Specialized (Bora-Hansgrohe et Deceuninck) ainsi que Willier (Astana et Total Direct Énergie). L’investissement doit être colossal pour ces compagnies, mais le jeu en vaut visiblement la chandelle.

Les autres marques: Pinarello (Ineos), Trek (Trek-Segafredo), Giant (CCC), Cervelo (SunWeb), Bianchi (Jumbo), BMC (NTT), Cannondale (EF), Colnago (UEA), DeRosa (Cofidis), Eddy Merckx (AG2R), Factor (Israel), KTM (B&B Hôtels), Lapierre (FDJ), Merida (Bahrain-McLaren), Ridley (Lotto) et Scott (Scott-Michelton).

On pourrait presque dire qu’il y a davantage de constructeurs italiens (Pinarello, DeRosa, Bianchi, Willier, Colnago) qu’il y a quelques années, ces derniers ayant probablement compris que pour résister aux géants que sont Trek, Specialized, Giant et Cannondale, il fallait être en WorldTour.

Les grands absents à ce niveau? Look, Time, Orbea, BH, Moser, entre autres.

Les freins

C’est intéressant: Ineos et Jumbo-Visma rouleront cette année sur des freins classiques à mâchoire, et non pas sur des freins à disque. Un désavantage en descente de col? Il faudra voir!

Ceci étant, une majorité du peloton roule désormais sur freins à disque.

Les roues

À ce chapitre, une bonne diversité existe, avec des Mavic, Shimano, Campagnolo, LightWeight, Corima, Vision, Roval, Cadex, Fulcrum, Black Inc, Zipp, Enve, Bontrager, DT Swiss et Ursus. Petit avantage Shimano au niveau du nombre d’équipes.

Les pneumatiques

Si le tubeless commence à faire sa place, la plupart des équipes roulent encore sur des boyaux, plus légers, plus confortables et offrant un rendement supérieur (on les dit plus rapides, ce qui est souvent confirmé par des tests en soufflerie). Je n’ai pas le détail des sections utilisées, je présume que le plus souvent, c’est du 23 ou 25.

Les groupes

Seulement trois équipes en Campagnolo (Cofidis, Lotto, UEA) et deux en SRAM (Movistar, Trek). Le reste est en Shimano qui domine donc à ce chapitre. À surveiller le possible nouveau groupe Dura-Ace 12 vitesses, annoncé depuis plusieurs mois maintenant. Rappelons que Shimano est le seul fabriquant de groupes complets à ne pas encore proposer de groupes 12 vitesses.

Toutes les équipes seraient en groupes électroniques, mais des cas isolés de coureurs encore en groupes mécaniques peuvent exister, souvent par préférence personnelle.

Le maquillage

Plus fréquent il y a encore 10-15 ans, ca existe toujours bien sûr. Les coureurs ont leurs préférences, ils maquillent parfois leur matériel question de respecter les sponsors officiels de l’équipe. On a par exemple vu sur le Dauphiné des roues Corima maquillées Shimano… mais c’est aussi vrai pour les selles, les chaussures, les lunettes.

La bonneterie

Là aussi, une belle diversité: Rosti, Giordana, Le Col, Sportful, Etxeondo, Nalini, Santini, Castelli, Vermarc, Alé, Rapha, Katusha, Assos, Agu, Craft, Ekoi et Noret.

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10 Commentaires

  1. noirvélo

    1) Les vélos , un investissement avec retour vu le prix demandé pour des machines qui sont pratiquement toutes fabriquées à Taiwan pour le haut de gamme et en Chine pour le reste (et souvent plusieurs marques qui sortent d’une même usine (Giant) , navrant …)
    2) Les freins ! Nibali , le meilleur descendeur au monde descendait encore en 2019 avec du « classique »…
    Merckx descendait aussi à 90 avec du Campa de l’époque pas aussi sophistiqué . Vincenzo est rentré dans le rang , contrat Trek oblige , mais il a dû faire la tronche » …
    3) Les pneumatiques , plus nombreux qu’on ne croit en 23 , les pros veulent du dur , du rendement , de la pression et de l’aéro … Le 25 est venu compenser la dureté des cadres carbone chez les cyclos … Le tubless qui devait tout révolutionner a du mal (comme les disques) à s’imposer , il n’y pas photo , les épicuriens de la petite reine veulent des preuves irréfutables , de très bonnes raisons pour changer vu le budget aloué !!! ,Perso je ne crève pratiquement jamais ( 1 fois tous les 4 ans ou 40 000 bornes, pourquoi changer?
    4) les groupes , un peu triste pour Campa étant un afficionados de la marque depuis si longtemps et j’espère jusqu’au bout !…
    5) Le « maquillage » matos , honteux, c’est de la triche , du mensonge ! Sur le vélo je ne me déguise pas non plus en Sagan ou en Julian et le maillot de Champion du Monde ne devrait pas être en vente libre ! ce maillot ce mérite , demandez à Pedersen !!!
    6) La bonneterie … Question ? Quelle est la différence entre un maillot à 50 euros et un maillot à 150 (type pro) ? Aucune , tu montes un col , il fait chaud , les deux maillots sont ouverts pareils et les deux « pans se ballottent » … Perso , je ne trouve vraiment pas que la différence se justifie … Je fais tellement plus attention au cuissard …
    Ouf , j’ai mis mon grain de sel de sueur…et un peu de poivre …

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  2. rocheto

    Disons que tout cette débauche de marketing des marques dans les équipes UCI, on le paie dans le prix de nos vélos/equipement :(. 3000 euros un bon vélo de route de marque ! (on en est là)

    Je pose pas mal de question sur la marque Look qui semble disparaitre peu à peu du paysage, comme un glacier dans le 21 ieme siécle… (Time on en parle pas 🙁 )

    F.

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  3. slam99

    Un quatrième fabricant fourni deux équipes: Race productions NV (Ridley) a mis la main sur Eddy Merckx en 2017. Les premiers vélos de la marque EM utilisés par AG2R étaient même des Ridley maquillés, avant que la marque soit relancée avec des vélos à la hauteur des attentes.

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  4. slam99

    «Après une première de collaboration en 2019 marquée par des difficultés (les coureurs avaient dû rouler sur des vélos Ridley maquillés, les modèles du partenaire initial ne répondant pas aux attentes des coureurs), AG2R La Mondiale poursuit sa collaboration avec les cycles Eddy Merckx pour la saison 2020. Les coureurs bénéficieront des modèles Stockeu69 et du dernier 525 Disc. Le vélo de contre-la-montre devrait rester un Ridley Dean, flanqué du nom du Cannibale, la marque Eddy Merckx, propriété de Ridley, ne disposant pas de modèle chrono dans sa gamme.»
    https://www.3bikes.fr/2019/12/22/les-velos-eddy-merckx-de-lequipe-ag2r-la-mondiale-en-2020/

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  5. Ridley camouflé E. Merckx…?! N’importe quoi!!😒

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  6. Thomas

    Laurent,

    Je te conseille la lecture du magazine Pédale! ( 1 seul numéro par an sortie avant le tour de France ), dont le ton est plutôt décalé par rapport aux magazines plus traditionnels . Cette année , un reportage sur Marco Pantani du point de vue de sa mère , et sur le cyclisme Colombien, expliquant leur philosophie de course avec justesse . A lire ! Sous réserve biensur que cela soit disponible au Canada ? https://www.epresse.fr/magazine/pedale

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  7. missbecaneenfolie

    @thomas. Le mag Pedale est parfois disponible dans quelques kiosques sélectionnés à Québec (Jack&Gil-rue st-Jean et Au coin du monde rue Cartier) et très sûrement à Montréal. Les publications disponibles à la vente par unité sont de plus en plus réduites. Ainsi, était-il agréable d’acheter L’Équipe lors des Tours de France, ce qui n’est plus disponible en kiosque.

    Matos:
    Boyaux pour l’éternité, provisions faites autant pour les roues (sans disque!) que le caoutchouc. Les crevaisons des pneus sont si nombreuses. Moi-même que de constater que sur des niveaux de km parcourus en une saison, de l’ordre de 10 000 à 14 000km, tout au plus 3 crevaisons sur des boyaux rendus à la corde, poussés à leur limite quoi!
    Argon, conception Gervais Rioux à Montréal: Astana a changé de marque de vélo. Une belle aventure pour cet ex coureur devenu entrepreneur haut de gamme.
    Tour de France: 21 départements en code rouge dont ceux près de Nice et la Méditerranée. Ce tour va devenir une petite boucle (s’il part)!

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  8. jmax

    La descente de Milan San Remo a vu Wout Van Aert, avec des freins classiques, revenir rapidement dans la descente sur Julian Alanphilippe équipé de freins à disques. L’avantage ne doit pas être déterminant. Pour être honnête, Julian Alanphilippe avait lâché tout le monde sur la fin du Poggio malgré le handicap du poids des freins à disques.

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  9. Edgar Allan Poe

    Alaphilippe s’est fait une frayeur au sortir d’un virage dans la descente du Poggio alors qu’il n’avait qu’environ 10 secondes d’avance sur Van Aert qui faisait une descente plus linéaire. Il a alors ralenti.
    Avec les progrès accomplis sur les zones de freinage des jantes classiques ces dernières années, le patin reste très compétitif : léger, facile d’entretien, pas de tension mal répartie au freinage sur le cadre et surtout la fourche. Plusieurs greandes marques de cycles ont du faire des rappels avec des fourches qui se fissuraient ou cassaient. Les mécanos et les marchands de cycles le savent.
    Pas du tout d’accord avec toi Laurent quant aux tubeless. Les Watts économisés sont plus importants, tout comme le confort et surtout, à mon sens, la tenue de route. En plus, on n’est pas obligé de surgonfler les tubeless pour avoir du rendement, à la différence des boyaux. Contador faisait gonfler ses boyaux à 10…voire 11 kgs, mais il n’arrêtait pas de chuter les dernières années de sa carrière. Je n’aimais pas vraiment les boyaux sous la pluie.
    Des tests et mesures assez précis sont disponibles sur le site cyclesetforme
    L’inconvénient principal du tubeless, à mon sens, réside essentiellement dans le montage, souvent difficile voire impossible sans compresseur.
    Valverde et Tony Martin ont couru et courent encore les chronos avec des tubeless.
    Un boyau bien gonflé présente un profil carré. Pas le tubeless.
    En course, l’an dernier, dans un virage à 90° très rapide, des gars me mettent involontairement dans l’herbe. Aux tours suivants, je leur ai toujours pris entre 20 et 50 mètres dans ce même virage. Eux étaient en boyaux.
    Idem sur un entrainement, avec une grosse plaque de sable dans un virage suite à un orage de la veille. L’ami qui me précédait a fini dans le fossé, son pneu n’a pas repris d’adhérence au sortir de la plaque. Mon tubeless m’a redressé le vélo et je n’ai pas été au fossé.
    Testé et vérifié. Ceci étant, je suis un poids plume.

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  10. Pierre Lacoste

    À EAP: Si Contador gonflait vraiment à 10-11 bar, son mécano aurait du le mettre au parfum de la perte d’efficacité, surtout pour un gabarit léger comme le sien. Vaut mieux s’en tenir à 7 voire 8,3 atmosphères max, à moins d’être sur vélodrome intérieur ou à la surface très lisse. Alberto ne se rendait pas service, décidément. «Un boyau bien gonflé présente un profil carré»: curieux. De quelle sorte de boyau s’agit-il? Les miens sont bien ronds. Ah, si peut-être s’ils sont si usés qu’on en voit les fils de la carcasse au centre? Là, oui, ça leur donne une forme plus carrée, mais c’est aussi vrai d’un pneu et de toute façon, c’est le temps de le remplacer, rendu là.

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