gerrieknetemann.jpgLe champion cycliste néerlandais Gerrie Knetemann est décédé aujourd’hui à l’ge de 53 ans des suites de ce qui semblerait être un arrêt cardiaque soudain, alors qu’il effectuait une sortie à VTT avec des amis.

Knetemann fut un excellent coureur entre 1975 et 1985, remportant 130 victoires chez les professionnels dont sa plus illustre est sans contredit le Championnat du monde 1978 au Nurburgring (Allemagne). Ce jour là, Knetemann avait battu au sprint l’Italien Franscesco Moser, venant littéralement le « sauter » sur la ligne à la surprise générale. Auparavant, il s’était défait d’Hinault et de Saronni, entre autres, étant visiblement dans un jour de grce.

Knetemann faisait, avec Jan Raas chez Ti-Raleigh, un duo de choc, deux formidables rouleurs ; la paire était alors indissociable, Raas étant champion du monde un an avant lui et les deux ayant la caractéristique de… porter des lunettes en course! C’est ainsi qu’ils furent de sérieux protagonistes sur la scène des Classiques au début des années 1980. Knetemann ne jouissait toutefois pas d’une excellente réputation dans le peloton, plusieurs coureurs lui repprochant un individualisme trop poussé. Il travaillait souvent pour lui, et cherchait avant tout à rafler les primes plutôt que les victoires prestigieuses, ce qui lui valu une réputation de « mercenaire » du peloton.

Malgré cela, Knetemann s’est constitué un joli palmarès : il a remporté l’Amstel à deux reprises, à 11 ans d’intervalle (1974 et 1985), témoignant de son grand professionnalisme quant à l’entrainement et l’hygiène de vie. Il remporta également 10 étapes du Tour de France, dont 3 en 1982, et porta le maillot jaune à plusieurs reprises. Ses autres grandes victoires sont Paris-Nice (1978), le Tour Méditéranéen (1978, 1980 et 1983), les Quatre Jours de Dunkerque (1977), le Tour de Belgique (1980) et le Tour des Pays-Bas (1976, 1980, 1981 et 1986).

Après sa retraite en 1989, Knetemann s’était bien reconverti, devenant le sélectionneur national pour les Pays-Bas depuis 1991. Il aura donc dirigé nombre d’excellents coureurs sur les Championnats du monde, dont Erik Breukink, Jean-Paul Van Poppel, Erik Dekker et Michael Boogerd.

Sa disparition, dans des circonstances spéciales et troublantes, ne manquera certainement pas de relancer certaines idées quant à la longévité des anciens champions cyclistes qui ont effectivement tendance à ne pas faire de vieux os.

Son palmarès complet est ici.

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