La Flamme Rouge reprend le service normal, mais après une revue de sa politique de gestion des commentaires.
Un nouveau texte accompagne désormais l’interface de publication de commentaires. Ce texte s’inspire en partie de ce qui est en usage sur de nombreux autres blogs présents sur Internet.
Ce nouveau texte vous rappelle tout d’abord que vous êtes toujours les bienvenus à laisser des commentaires sur La Flamme Rouge. Vos commentaires enrichissent ce site, contribuent à son dynamisme et, 99% du temps, à sa qualité de plus en plus reconnue.
La nouvelle politique annonce aussi une nouvelle disposition, celle à savoir que régulièrement, un commentaire sera choisi et publié sur la page principale en raison soit de sa pertinence, de sa qualité, de l’importance de sa contribution au débat, son humour ou sa critique constructive.
Dépendamment du succès d’autres projets à venir sur ce site, des prix pourront être attribués aux auteurs de tels commentaires primés.
Enfin, la nouvelle politique mentionne clairement que l’auteur de ce site se réserve le droit de censurer dorénavant sans avertissement préalable les commentaires qui seront considérés hors sujet, de mauvais goût, diffamatoires, irrespectueux envers autrui, portant atteinte à l’intégrité d’une personne ou haineux.
J’ajoute que j’espère user de ce pouvoir discrétionnaire voire « dictatorial » le moins souvent possible!
Merci à tous de votre soutien et de retour dès demain avec le Tour de l’actualité!
Dimanche de Pâques, 21h45. Ces quelques jours de vacances loin du travail et de La Flamme Rouge font du bien! Tenir le crachoir jour après jour, mois après mois, année après année demande tout de même une certaine dose d’inspiration qu’il faut savoir renouveler, même pour le passionné de cyclisme que je suis. La bonne nouvelle c’est que Fabian Cancellara a contribué significativement ce week-end à renouveler ma dose d’inspiration pour le cyclisme!
Avant de partir, j’avais tout de même pris le soin de mettre quelques articles en mode « diffusion pré-programmée » comme l’interface de publication WordPress permet de le faire et afin de continuer de partager avec vous cette passion pour le vélo. Des sujets loin de toutes controverses: le preview du Ronde, et un top-10 bien personnel des « meilleures » cyclosportives.
Il semble que je me sois trompé!
C’est vous dire ma stupeur ce soir de lire les commentaires sur ce récent article portant sur les cyclosportives. Il y a eu de l’action sur ce site ces derniers 48h.
Et ce n’est pas le genre d’action que j’apprécie.
Pas du tout. Vraiment pas du tout.
Alors coup de gueule: peut-on s’il vous plait se calmer un tantinet?
Certains commentaires ont été très provocants à l’endroit de personnes qui commentent souvent mes articles sur ce site. Des personnes que j’estime beaucoup par ailleurs, et qui ont contribué, depuis de nombreuses années, à établir la crédibilité et le dynamisme de ce site par la pertinence de leurs propos, souvent apportant des précisions, des nuances ou des points de vue différents du mien. Je n’ai jamais caché aimer et respecter vos critiques aussi, car elles permettent la réflexion, le débat et donc la progression des idées.
Du coup, ces personnes ont réagi à ces provocations, je les comprends. Les mots ont probablement vite dépassé la pensée, et ça s’est très vite enflammé, poussant même plusieurs à émettre des annonces que je déplore et regrette.
Tempête dans un verre d’eau? Non, par respect de ceux qui ont été l’objet de provocations.
Dois-je vous rappeler qu’en traitant de gros con ou en visant la vie personnelle d’un lecteur ayant laissé un commentaire sur ce site, c’est à la qualité et à la crédibilité même de ce site que vous portez aussi atteinte, en plus de la vôtre?
Je fais quoi moi, maintenant, là, ce soir?
Un commentaire me va direct au coeur puisqu’il est écrit que La Flamme Rouge serait « un endroit une fois de plus hors de contrôle ».
Hors contrôle, La Flamme Rouge? Site poubelle, La Flamme Rouge?
« Une fois de plus »?
Une fois de trop?
Et bien non.
En réflexion jusqu’à nouvel ordre, et afin de reprendre le contrôle justement, je ferme tous les commentaires illico.
Si La Flamme Rouge et ses lecteurs veulent continuer de développer ce projet commun de faire de ce site sur le cyclisme une référence en matière de crédibilité, de qualité de l’information, de qualité des débats et d’absence de « langue de bois », donc d’un site différent de tous les autres, cette réflexion s’impose de toute évidence.
J’adore l’Italie et le cyclisme italien: Pinarello. De Rosa. Bianchi. Colnago. Bottechia. Willier. Battaglin. Moser. Cipollini. Campagnolo. Dedacciai. Sidi. Deda. Cinelli. Santini. Nalini. Selle Italia. San Marco. Vittoria. Il Giro. Il Giro del Lombardia. Milano San-Remo. Tous des noms qui sont associés à l’émotion, la classe, le style, le savoir-faire, le bel objet, l’élitisme et l’Histoire du cyclisme.
J’aime encore plus le cyclisme italien après avoir vu ce vidéo! On ne s’en lasse pas, même après 3 ou 4 fois!
Je suis bien d’accord avec Samuel Sanchez (génial Sanchez! et un sacré coquin!), Joaquim Rodriguez, Alessandro Ballan et… Ryder Hesjedal: les plus belles femmes du monde sont italiennes… et sur le Giro.
De quoi motiver n’importe quel coureur en fin d’étape pour aller chercher la gagne!
1 – IGear, une application pour IPhone et IPad qui permet de calculer aisément le développement de n’importe quel braquet. De quoi bien choisir vos cassettes, je vois souvent des cassettes mal adaptées au terrain parce que « générique ». Il faut, selon moi, au moins 2 cassettes différentes pour un cycliste au Québec, avec une troisième « spécial montagne » pour les grandes cyclosportives européennes.
3 – On se caille au Québec, avec des températures de -30 depuis plusieurs jours. Pas moyen de faire du ski de fond, le home-trainer sert tous les deux jours. Encore quelques jours à tenir…
Ca revient périodiquement: j’évoque la possibilité que ce site ferme.
Certains y voient un irritant. Je peux le comprendre.
J’invite tous les lecteurs à plutôt y voir un signe de la lucidité de l’auteur. De sa perpétuelle remise en question. De sa volonté de tenir ce site pour les bonnes raisons, pas pour une gloire personnelle, de l’audimat ou un quelconque profit.
Alors forcément, je me pose régulièrement des questions, parfois existentielles. Et je les partage à l’occasion avec vous, car La Flamme Rouge est un blog, pas un site de nouvelles.
Si j’investis temps et énergie dans La Flamme Rouge, c’est pour en faire un site au contenu « conscient », avec une valeur ajoutée par rapport aux autres sites qu’on peut trouver sur la toile à propos du cyclisme. Une site dont le contenu parle vrai, qui existe pour les bonnes raisons et qui est animé par un auteur qui aspire à savoir se remettre en question périodiquement. Tourner à vide, très peu pour moi. Relayer de l’information pour relayer de l’information, très peu pour moi. « Main stream », très peu pour moi.
J’ignore combien de temps ce site continuera d’exister mais s’il continue, une des raisons majeures est la communauté que nous avons créé ensemble et qui vit sur cette page. Merci de vos commentaires récents à l’occasion de mon coup de gueule, et cela vaut aussi pour les commentaires moins positifs. Ils contribuent justement à ce que je ne tourne jamais à vide. Et ils contribuent souvent à me faire voir les choses différemment.
Divers événements récents me laissent croire qu’il est utile de faire une mise au point sur le site qu’est La Flamme Rouge.
1 – Trop question de dopage sur La Flamme Rouge? C’est du moins l’avis de certains lecteurs et je les remercie d’avoir porté cela à mon attention. Je tiens à rappeler à tous que je ne fais pas ce petit blog pour faire de l’audimat et que La Flamme Rouge est un blog totalement indépendant, donc que je suis l’unique responsable du choix des sujets traités. Ceci étant dit, je suis d’accord avec ces lecteurs: il est beaucoup, voire trop, question de dopage sur ce site et dans le vélo depuis des mois, affaire Armstrong, Contador, Schleck obligent. Vivement qu’on passe à autre chose et qu’on revienne au sport: matos, cyclosportives, stratégies de course, entrainement, témoignages (bien que je ne suis pas tellement chaud à être le héros public de mes aventures personnelles qui n’intéressent personne!), etc. Mais je continuerai de couvrir les affaires de dopage si elles continuent de dominer l’actualité cycliste; inutile de se voiler la face sur les réels enjeux du cyclisme en ce moment, voire de donner dans le superficiel.
2 – Quelques lecteurs du Québec ont réagi négativement à mon récent texte sur les coureurs québécois, peut-être ayant éprouvé une certaine frustration à la lecture de mes propos. N’ayant jamais l’intention de porter atteinte à quiconque, je cherche encore en quoi mon texte a pu paraître offensant à certains. Je leur rappelle que La Flamme Rouge n’est pas la bible, que mes propos n’engagent que moi et que je demeure une fois de plus indépendant du milieu cycliste, me permettant un regard détaché et sans aucune complaisance puisque je ne connais personnellement aucun des coureurs québécois dont je parlais. Pour le bénéfice des lecteurs de La Flamme Rouge, j’ai tenté de situer ces coureurs québécois dans une perspective globale, à la fois par rapport à l’ensemble d’une carrière dans le cyclisme de haut niveau (c’est à dire européen World Tour), par rapport aux autres coureurs québécois de haut niveau et enfin par rapport aux autres coureurs pros du circuit, Contador, Evans, Schleck, Boonen ou Cancellara compris. J’ose croire que mon texte contribuera à mieux attirer l’attention du public passionné de cyclisme sur ces coureurs québécois de premier plan et que cela sera positif pour leur notoriété ici au Québec comme ailleurs, notamment en France dont environ 47% du lectorat de La Flamme Rouge est issu.
3 – Depuis sa création en 2003, La Flamme Rouge a connu une progression significative de son audimat et de sa notoriété. Je n’ai pourtant jamais cherché à atteindre ces objectifs. Aujourd’hui, La Flamme Rouge est un site qui attire régulièrement plus de 1200 lecteurs par jour, dont environ 50% du Québec, 47% de France et 3% d’autres pays comme la Belgique, la Suisse ou les États-Unis. Certains événements peuvent faire grimper l’audimat à plus de 2500 lecteurs certains jours, notamment lors du Tour de France, lors d’affaires de dopage, ou lors de certains témoignages comme mes compte-rendus de ma participation à la Haute Route en 2012. C’est à la fois peu en comparaison avec d’autres sites de nouvelles cyclistes, et beaucoup considérant la nature de ce site et son caractère francophone.
Je remercie tous les lecteurs de La Flamme Rouge pour leur confiance ces dernières années et je les remercie surtout pour leur participation active via les commentaires, ce qui fait de ce site un site quasi-unique de débats de qualité sur l’actualité cycliste. La communauté que nous avons créé ensemble au fil du temps m’est aujourd’hui très chère, car elle m’apporte beaucoup. J’ai également fait de nombreuses rencontres formidables à travers ce site et ces personnes, dont plusieurs sont en France, se reconnaitront.
Mais je tiens aussi à vous rappeler que ces succès ne doivent pas faire de La Flamme Rouge ce qu’elle n’est pas. La Flamme Rouge est un simple blog, et non pas un site officiel tenu par des journalistes ayant un devoir de neutralité. La Flamme Rouge ne détient pas non plus la vérité, ni ne doit être perçu comme une « référence ». Je me prononce, je me mouille, tout en essayant d’avoir une opinion argumentée et crédible. Mais ca reste mon opinion, et je respecte la vôtre, à la condition qu’elle soit exprimée sans porter atteinte aux messagers, qu’ils soient ma propre personne ou d’autres lecteurs ayant laissé des commentaires.
4 – J’écris sous mon nom personnel, et non un pseudonyme. Il est facile de me contacter en privé pour partager avec moi des commentaires – qu’ils soient négatifs ou positifs – à propos d’un texte en particulier, ou des informations/sujets que vous aimeriez voir traités. Vous êtes d’ailleurs plusieurs à le faire régulièrement. Je vous invite à ne jamais hésiter. Je n’ai jamais prétendu tout connaître sur le cyclisme et j’ai toujours reconnu et corrigé mes erreurs le cas échéant. Globalement, il y en a eu peu depuis la création de ce site.
5 – Je vous assure que la qualité, l’engagement, la pertinence, le respect et la passion du cyclisme resteront les valeurs fondamentales de ce site, tant qu’il existera (10 ans en août prochain!).
Bonne année cycliste à tous les lecteurs de La Flamme Rouge. Qu’elle soit l’occasion de relever de nouveaux défis sportifs avec discipline, motivation et… éthique.
2013, l’année des… 10 ans d’existence de ce site. 10 ans! Incroyable mais vrai! Merci à tous de votre contribution à faire de ce petit site un endroit de vrai partage d’opinion sur le cyclisme.
Cette exception est pour une course qui me passionne, car une extraordinaire aventure sportive et humaine: le Vendée Globe, surnommé « L’Everest des mers ».
Le concept est simple: le tour du monde à la voile, sans escale et en solitaire, via le Cap de Bonne-Espérance, le Cap Leeuwin et le Cap Horn.
Dément. Comme l’était le premier Tour de France à vélo, en 1903.
Record à battre: 83 jours de mer, par Michel Desjoyeaux en 2008-2009. Plus de 80 jours donc à se battre contre les éléments, contre les mers du Sud, déchaînées, avec des creux impressionnants et, parfois, leurs icebergs. La nuit, le froid, la solitude…
Certains n’en reviennent pas, comme Nigel Burgess (1992-1993) ou le Canadien Gerry Roufs (1996-1997).
Dément je vous dis.
Il y a assurément, dans ce Vendée Globe, des idées, des concepts qui sont les mêmes que ceux qui ont poussé Henri Desgrange à créer le Tour de France, en 1903: l’homme contre la nature, le courage, l’endurance, la maitrise de la peur, le goût de l’exploit, la persévérance, la rigueur, l’inconnu aussi.
Et si ce départ du Vendée Globe serait l’occasion pour nous tous de justement repenser la formule du Tour de France? Ne s’est-il pas éloigné, au fil des années, des valeurs que voulait y voir Desgrange? Ne serait-il pas devenu trop « assisté », limitant sa capacité à en faire une grande aventure sportive et humaine? Les coureurs du Tour ne seraient-ils pas trop pris en charge, voyageant avec masseurs, cuisiniers, mécanos, voire parfois cryothérapie et tout le bordel? Comment se rapprocher des valeurs initiales du Tour de France dans le monde d’aujourd’hui, technologiquement avancé? N’hésitez pas à partager vos idées!
Quoi qu’il en soit, je trouve vraiment extraordinaire le courage de ces 20 marins (dont une femme) qui partent aujourd’hui des Sables-d’Olonne pour ce tour du monde. Certains y voient de l’inconscience. Je leur réponds que c’est faux, ces marins se sont préparés durant des mois voire des années pour affronter cette course: c’est tout sauf de l’inconscience! C’est simplement la volonté de se lancer un grand défi et de revenir aux sources: l’homme seul contre la nature. L’alpinisme touche également de près à ce concept et je reste sans voix face à l’exploit de Reinhold Messner en 1980, qui a gravit en solitaire et sans apport extérieur d’oxygène l’Everest. Il faut vraiment des couilles pour ces genres d’exploit qui repoussent les limites de l’être humain chaque fois.
Tout savoir sur le Vendée Globe 2012-2013
44 500 kms autour du globe. Départ aujourd’hui des Sables-d’Olonne, à 13h02.
26 km/h, la vitesse moyenne la plus rapide à ce jour.
20 marins au départ, dont Samantha Davies (la seule femme), Bertrand de Broc, Mike Golding, Marc Guillemot, Jean Le Cam et Vincent Riou (seul ancien vainqueur à être au départ cette année)
Trois caps à franchir: Bonne-Espérance (sud de l’Afrique), Leeuwin (Australie) et Horn (sud de l’Amérique du Sud).
Anciens vainqueurs: Titouan Lamazou (1989-1990), Alain Gauthier (1992-1993), Christophe Auguin (1996-1997), Michel Desjoyeaux (2000-2001 et 2008-2009) et Vincent Riou (2004-2005).
Bateaux monocoques de 60 pieds de long (18,28 mètres), mat de 27 mètres. 10 voiles à bord. Les bateaux n’ont pas de toilettes à bord, pour limiter le poids.
Quarantièmes rugissants: mers du Sud, entre le 40e et le 50e parallèle. Vents violents, mer formée. Des points GPS de passage obligatoires sont imposés pour empêcher les marins de « couper court » en descendant trop au Sud, et donc de s’exposer à des tempêtes et avaries. À certains moments de la course, les marins en difficulté ne sont accessibles qu’après plusieurs heures d’avion! Seuls au monde, vous dites?
7 heures par jour de sommeil, par tranches variant de 30min à 1h30. Durant le sommeil, les bateaux sont barrés par un pilote automatique. Trouver le sommeil est cependant un défi sur ce genre d’épreuve.
5000 calories par jour, ration quotidienne des marins. Nourriture lyophilisée bien sûr.
Dopage: des tests avant et après compétition sont administrés. Le dopage est cependant un risque inconsidéré sur ce genre d’épreuve, les marins ayant besoin de leur lucidité et leur jugement en tout temps. Aucun avantage à user de dopage sanguin. À la limite, des « wake-up » pourraient être utiles et les marins ont évidemment une trousse médicale élaborée à bord, afin de pouvoir s’auto-soigner en cas de besoin.
Une tonne de matos embarqué à bord, que le marin doit pouvoir bouger en 20min environ de façon à équilibrer le bateau.
Routage au sol interdit, les marins doivent calculer leur route depuis leur bateau.
Le mot de la fin, celui de Marc Guillemot, 3e en 2008-2009: « C’est important de partir mais aussi de revenir. Le petit plus, c’est de finir avant le deuxième!« .