Tous les jours, la passion du cyclisme

Rare visite de l’usine Campagnolo

C’est rare que Campagnolo ouvre ses portes au monde du cyclisme pour une visite de son usine de Vicence. Elle l’a récemment fait pour TopVélo, et ca donne un petit vidéo passionnant où l’on peut mesurer tout le sérieux de la compagnie italienne, notamment à propos du contrôle de la qualité. À ne pas manquer!

Par ailleurs, il existe en effet des problèmes de spam sur ce site, et ce depuis environ un an. Le site est en refonte, mais cette refonte avance moins vite que souhaité étant donné une charge de travail stratosphérique. À un moment donné, je dois choisir où je concentre mes énergies, et l’entrainement sportif est une activité que je ne veux pas couper non plus.

Bref, espérons qu’en 2026 un new look pour La Flamme Rouge verra le jour, et la résolution des enjeux actuels de spam. Pour l’heure, merci de votre patience et je nettoie aussi souvent que je le peux!

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11 Commentaires

  1. Yvon

    Sommes de tout cœur avec toi, la facilité de compliquer la vie des autres est impressionnante et insupportable. Bon courage.

  2. Pat77410

    Merci pour le lien du reportage sur cet équipementier mythique.
    Et bon courage Laurent pour venir à bout de ces parasites.

    De la part d’un suiveur quasi quotidien depuis l’époque du pool de cyclisme , bonnes fêtes de fin d’année et profitez bien de la période ski de fond.

    Très amicalement.

  3. Thierry Mtl

    Notons ici (au Kébec) que Hugo Houle a quitté Israel malgré son contrat, pour suivre Premier Tech chez Alpecin.
    Une belle équipe pour lui.

    Premier Tech continue son soutien au cyclisme québécois masculin et féminin. C’est important 🏆.

    https://www.lapresse.ca/sports/cyclisme/2025-12-05/worldtour/premier-tech-et-houle-rejoignent-alpecin-et-van-der-poel.php#:~:text=Le%20natif%20de%20Sainte%2DPerp%C3%A9tue,was%20found%20for%20this%20media.

  4. Régis

    Laurent,
    Cela pourrait faire l objet d’un article, ce n’est pas la première ni la dernière, qui plus est c’est la triple championne du monde!

    Le malaise est grand chez les pros
    « Mon corps et ma tête m’ont envoyé un message » : Fem van Empel, 23 ans, met sa carrière en pause – RTBF
    https://www.rtbf.be/article/la-neerlandaise-fem-van-empel-met-sa-carriere-en-pause-et-quitte-visma-lease-a-bike-11651156

  5. Steph_épicier

    Ouais, y’a du taf Laurent ! ‘Faut faire aussi la nécro de Madiot… ah non …ouf! … il n’est pas mort…

    Lavenu, Madiot, bientôt Bernaudot…. la fin du p’tit commerce 😢

    • steph_sans_modération

      Ah zut !! il est à l’eau Bernaudeau (alors que moi 🍷🥴 hips)

  6. François Prince

    Salut Laurent

    Ceci n’est pas un commentaire mais une demande à ton adresse.
    J’aimerai contacter directement un des commentateur (Noirvelo) pour des infos concernants les Vosges. A cette fin je voulais t’envoyer un courriel, mais l’adresse laflammerouge@sympatico.ca ne semble pas/plus être la bonne.
    Pourrais tu me transmettre ton adresse email à kollega.f@bluewin.ch ?
    Merci d’avance et bonnes fêtes de fin d’année.
    François Prince

  7. BERTE

    en espérant que cet interview de Valentino Campagnolo soit accessible dans ce fatras polluant et destructeur de ce site de passionnés

    ITW réalisé en début décembre, intéressant sur plusieurs points mais malheureusement pas de remise en cause réelle sur les problèmes rencontrés par sa société et de sa gestion, il parle de leçon plutôt que de réflexion . Un peu plus d’humilité par les temps qui courent lui seraient utile.

    mais ses idées sortent des discours marketing à deux balles habituels

    Leçon n° 1 : Le respect
    « Aujourd’hui, on peut effacer cinquante ans d’histoire en un instant », commença-t-il après les politesses d’usage. Valentino Campagnolo passe peut-être pour un homme prudent, et je pense qu’il l’est, mais il n’est pas timide. S’il l’était, il a appris à ne plus l’être ; mieux vaut aborder le problème de front. Et il alla droit au but avant même que je puisse formuler ma question. Je compris aussitôt que, la première fois, si j’avais dévié du sujet, il ne serait pas parti par impudence, mais par ennui. Aurais-je pu être son égal ? Après tout, les meilleures interviews sont un dialogue, non une confrontation.

    Nombreux sont ceux qui font d’importants sacrifices, souvent au détriment de leur famille ; il ne s’agit pas d’achats anodins. Ce que j’avais vu apparaître à l’Eroica, encensé comme un dieu par les passionnés de cyclisme, avait quitté son Olympe pour s’imposer dans la réalité. Fini les communiqués de presse sur papier glacé et les images aseptisées. La réalité, c’est l’argent et les objets.

    « Un vélo équipé Campagnolo doit être aussi performant aujourd’hui que dans vingt ans. Notre devoir est de concevoir des produits qui procurent une satisfaction durable. » Je me demande ce que penseront de cela ceux qui achètent un vélo en calculant sa valeur de revente pour acquérir celui qui sera à la mode dans quelques années. La réponse me vient à l’esprit : eux aussi seront satisfaits, car une satisfaction durable ne perd pas de valeur. Tout au plus, et plus prosaïquement, elle perd la TVA, un prix à payer sur l’autel du conformisme déguisé en autonomie.

    « Et on n’imagine même pas que les utilisateurs aient à nettoyer et graisser leur vélo à chaque fois. Il doit avant tout être fonctionnel. » Peut-être avait-il alors effacé l’odeur de peinture d’un cadre neuf et le naphta que j’utilisais pour nettoyer les vieilles chaînes. C’était un rituel du samedi au village, avant la compétition.

    Nous venions à peine de commencer à discuter et il m’avait déjà fait part de son respect pour son client.

    Leçon n° 2 : Le prix des émotions
    « Le vélo possède une valeur émotionnelle qui dépasse sa simple fonctionnalité. » En quelques mots, une autre vérité, aussi lourde qu’un rocher, m’a été révélée. Elle explique pourquoi on n’achète jamais un vélo pour son utilité, mais pour le rêve qu’il nous fait vivre. Elle explique aussi pourquoi Shimano est surpris de constater qu’en Italie seulement, ils vendent plus de groupes Dura-Ace que d’Ultegra. Apparemment, c’est l’inverse partout ailleurs dans le monde. Heureux sont les sentiments italiens, et quelle intensité nous avons à les vivre !

    Mais cela faisait suite à un aveu qui s’est immédiatement transformé en déclaration de guerre : « Nous ne fabriquons pas de produits de supermarché. » Il y avait aussi un « n’en cherchez pas ». Et avant même que je puisse protester, il avait déjà répliqué avec les notions de « cher » et de « coûteux » : « Ce qui coûte cher et ne vaut pas grand-chose est cher. Ce qui vaut ce qu’il coûte est cher. » Et si vous vous demandez ce dont vous avez vraiment besoin, reportez-vous à la section « émotion », quelques lignes plus haut.

    En définitive, cette approche redonne sa dignité aux choses, au temps et au travail. Même à l’expertise. Un développement accéléré est vain s’il se transforme en course contre la montre.

    Leçon n° 3 : Un détour peut devenir une route
    Quand je pense à ce concept, je pense à pédaler et à me sentir suffisamment en confiance pour me perdre. N’est-ce pas la meilleure façon de découvrir un nouveau sentier ? C’est vrai sur l’asphalte, encore plus hors route. Et sur les chemins de gravier, c’est l’essence même du cyclisme.

    « Au début, je pensais que c’était une mode passagère », admet M. Campagnolo sans hésiter. « J’ai été surpris de voir à quel point ça a pris de l’ampleur. » Le gravel est devenu un exemple de la capacité du marché du vélo à se réinventer. L’Ekar a ouvert la voie, et aujourd’hui, nous constatons le chemin parcouru par Campagnolo. Le gravel est aujourd’hui devenu la norme.
    Ce n’est pas une révolution bruyante, mais un rééquilibrage discret, une redéfinition des hiérarchies sans besoin de proclamations.

    Leçon n° 4 : La complexité que vous ne devriez pas voir
    Le passage à l’électronique reste un sujet très controversé, notamment pour ceux qui ont grandi avec l’idée qu’un vélo était un objet à régler, à comprendre et à ressentir. Mais Campagnolo est catégorique : « Nous y avons gagné bien plus que nous n’y avons perdu. »

    Fiabilité, précision, personnalisation. La technologie, cependant, a une condition : elle ne doit jamais devenir un obstacle. « La complexité doit rester invisible. » Un peu comme avec les objets du quotidien les plus sophistiqués : on peut les utiliser simplement, mais si l’on veut aller plus loin, ils offrent de nouvelles possibilités. Mon regard se pose sur le téléphone qui enregistre notre conversation.

    Leçon n° 5 : Du romantisme et de la nécessité
    Ces dernières années n’ont pas été faciles. C’est comme appuyer sur la touche « avance rapide » d’un vieux magnétophone. Les images se succèdent à un rythme presque absurde, les sons deviennent stridents.

    Pandémie, chaînes d’approvisionnement perturbées, matières premières de plus en plus chères, marché passé brutalement de l’euphorie à la prudence : dans ce contexte, Campagnolo a pris des décisions loin d’être romantiques, mais très concrètes.

    Vicence demeure le cœur symbolique et technique de la marque, mais n’est pas son unique centre de production. La présence en Roumanie s’inscrit dans une stratégie de pérennité industrielle, plus encore que de croissance. « Si nous étions restés uniquement à Vicence, Campagnolo n’existerait probablement plus aujourd’hui », a déclaré M. Valentino. C’est également ici que se manifestent les récentes évolutions de l’entreprise : une période d’ajustement, de simplification des activités, de recherche d’équilibre. Moins de promesses, plus de constance. Dans un secteur qui évolue souvent plus vite que nécessaire, ce choix exige de la clarté.

    Leçon n° 6 : Responsabilité collective
    Le moment le plus poignant de la réunion est peut-être lié aux changements et aux relations. « Une entreprise n’est pas qu’une réalité économique. C’est une réalité sociale. » Cela implique une responsabilité envers ceux qui y travaillent, envers le territoire, envers une histoire qui n’appartient pas uniquement à ceux qui la dirigent.

    Dans un secteur de plus en plus dominé par la logique financière et les acquisitions, Campagnolo prône un modèle différent. Plus lent, plus complexe, moins spectaculaire et parfois, comme aujourd’hui, plus douloureux. Mais cohérent.

    Leçon n° 7 : Restez fidèle sans rester immobile
    Campagnolo ne court plus après les tendances ; la marque adopte la respiration haletante d’un cycliste peinant en montée, le sourire concentré d’un cycliste abordant un virage rapide et glissant. Elle observe, sélectionne, décide. Le gravel se généralise, l’électronique progresse, un marché qui exige des réponses rapides et souvent contradictoires. Le défi demeure le même : ne pas décevoir ceux qui croient qu’un vélo peut durer toute une vie.

    • Steph_qui_révise

      Mouais… je préfère, et de loin, les leçons d’Aubade 😍 aux leçons de daube de Monsieur Tout Campa.
      O tempora! o mores!

      Et meilleurs vieux à tous pour 2026 !

  8. Thierry Mtl

    Chez Visma, cette fuite du navire commence à être louche.
    La vie est-elle trop difficile dans cette équipe ? Les coureurs sont ils confrontés à des exigences qu’ils n’aiment pas ? Sentent-ils que leur avenir est incertain ? Y a t-il des trous dans la coque ?

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