Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Vendée globe: une grande aventure humaine

C’est la seule exception, celle qui confirme la règle: comme ce fut le cas en 2004, La Flamme Rouge fait une entorse exceptionnelle à son leitmotiv de couvrir le cyclisme sur route pour traiter d’une autre course qui me passionne, celle du Vendée Globe, c’est-à-dire le tour du monde à la voile, en solitaire et sans escale. Excusez un peu.

Le Vendée Globe, ou "L’Everest des mers", surnom de l’épreuve, représente en effet une des dernières grandes aventures humaines de l’extrème qui propose un retour à l’essentiel de la condition humaine, c’est-à-dire à l’homme seul confronté aux éléments de la nature. Comme les alpinistes qui s’attaquent seuls et sans oxygène aux 14 sommets de 8000m ou plus d’altitude, les marins qui prennent le départ du Vendée Globe savent qu’ils ne pourront que compter sur eux pour vaincre les forces titanesques de la nature. J’y vois même un parallèle avec le cyclisme, dans une moindre mesure: sur la ligne de départ d’une Marmotte par exemple, impossible de ne pas penser que l’essentiel de la journée se résume à une lutte entre vous et la montagne, entre vous et le Galibier. Et que vous ne disposerez, pour y parvenir, que de vos propres moyens. C’est l’homme seul face à la montagne comme le Vendée Globe est l’homme seul face à la mer pour un tour du monde. Démentiel.

Pour l’édition qui s’élancera dimanche des Sables d’Olonne en France, 30 marins sont en lice, dont de sacrés pointures: outre les ex-vainqueurs Michel Desjoyaux et Vincent Riou, on compte au départ des skippers comme Roland Jourdain, Jean LeCam, Loick Peyron, Mike Golding, Raphael Dinelli, Sebastien Josse ou encore Marc Thiercelin. Deux femmes sont aussi de l’aventure, Dee Caffari et Samantha Davies.

Au menu, environ 80 jours de mer (le record est de 87 jours et des poussières établi par Vincent Riou lors de la précédente édition) en solitaire et sans escale, sans ravito, sur des monocoques de 60 pieds qui sont de véritables Formule 1 des mers. Faits de carbone pour l’essentiel pour lutter contre le poids, on pourrait dire que les similitudes avec le cyclisme de haut niveau sont nombreuses, les vélos étant eux aussi confectionnés dans le même esprit (la vitesse, la performance) et dans le même matériau (le carbone).

Côté parcours, après une descente le long de la côte africaine et le passage du cap de Bonne Espérance, c’est l’entrée dans le Grand Sud et ses "Cinquantièmes hurlants" ou il n’est pas rare de voir des vagues déferlantes de 10 voire 15m, véritables hantises des marins. À ce stade, les skippers vivront un mois d’enfer à se battre contre les pires éléments que la planète Terre a à offrir. Le bruit, la mer déchainée, les icebergs empêchent les marins de simplement dormir pendant des jours, témoignant de la difficulté physique et mentale extrème de cette épreuve. La délivrance viendra avec le passage du Cap Horn, pointe sud des Amériques, pour après une remontée dans l’Atlantique jusqu’aux Sables d’Olonne. 

Parce que ces hommes et ces femmes incarnent ces guerriers de l’inutile, parce qu’ils repoussent les limites de la condition humaine, parce qu’ils vivent une aventure unique, poussée à l’extrème, parce qu’ils sont tout simplement courageux, cette course est passionnante. Comme l’est toute aventure d’un individu seul voulant, avec ses propres moyens, sans assistance (qu’elle s’incarne par une escale ou par le dopage…) se mesurer aux forces de la nature, certaines cyclosportives comme la Marmotte incarnant totalement ce type de défi.

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20 Commentaires

  1. aplg

    oui, de vrais points communs. et aussi : l’importance du matériel, de la technique, dans le sens où chacun exprime des préferences et fait des compromis (confort, fiabilité, puissance…) la préparation de la route et la connaissance du terrain, par les cartes, etc. et regarder (analyser ??) les cartes, les parcours, les profils, c’est déjà une part de réve et le début des projets. bonne idée, ce billet.

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  2. Patrick B

    Pour ce qui est des stratégies d’itinéraires et de météo, il y a bien longtemps que les choix sont faits par des logiciels observés par des informaticiens depuis la terre ferme.
    La qualité essentielle d’un marin pratiquant de telles courses est sa capacité à un bon budget en sponsoring, autrement dit à se créer un entregent. Le résultat dépendra alors en grande partie de la hauteur du budget. Tiens, qui mesurera la corélation entre celui-ci et les résultats?
    C’est d’actualité, un démocrate vient de gagner les élecctions présidentielles états-uniennes, avec pour la première fois depuis… la dernière victoire démocrate, un budget supérieur à celui des républicains.
    Il y a quelques années la corélation entre les résultats et le budget des élections sénatoriales états-uniennes avaient été étudiée. Je crois me souvenir que 100% des sénateurs élus étaient ceux qui avaient le plus gros budget. Pas 99%.
    Mais peut-être est-ce l’argent qui va aux vainqueurs?
    Nerf de la guerre…

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  3. Roger13

    Très intéressant ce que dis Patrick…

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  4. aplg

    oui, le financement. de même, la corrélation entre les médailles olympiques et les budgets de préparation (la piste anglaise !). pour les autres, préparer une semaine de vélo dans les alpes et une semaine de bateau autour de la bretagne, ça procure des sensations très proches !

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  5. legafmm

    100% d’accord avec Patrick B, ça reste une belle course mais elle n’a plus rien à voir avec ce qui faiait sa force au début, même si on doit tirer un coup de chapeau à ses garçons.

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  6. Patrick B

    1964, Tansat anglaise, en solitaire. On a perdu Eric Tabarly, imaginant jusqu’au pire. Et le voilà qui surgit de la brume. Il a gagné, seul, complètement seul. C’était avant l’informatique généralisée, un autre monde.

    Pour l’aventure en solitaire, lire « seul autour du monde sur voilier de onze mètres » de Joshua Slocum, et « naufragé volontaire » d’Alain Bombard.

    Pour l’aventure en groupe, « l’expédition du Kon-tiki » de Thor Heyerdal, et « Magellan » de Stefan Zweig.

    Là, je te rejoins, Laurent du Nouveau Monde. Le vélo n’a rien produit de tel, malgré « le centaure de l’Arctique » de Yves Gauthier.

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  7. plasthmatic

    Patrick, c’est parce que le vélo ne donne pas tellement matière à produire. A moins d’être habité d’un fort sentiment de romantisme. Encore ensuite faut-il que « ça le fasse ». Le résultat dépendra alors essentiellement du talent et du regard de l’auteur, non de la nature des événements. Le cyclisme d’avant-guerre, certainement plus. Je lirais, éventuellement, Zweig sur le cyclisme du temps des routes défoncées, des équipements moins efficaces, textiles compris, des épreuves très longues, des connaissances cyclistes, entraînement, alimentation, plus « aléatoires ». Pas même Zweig sur le vélo contemporain ; il ne manque pas d’intérêt, bien entendu, notre cyclisme. Je ne le regrette pas, l’ancien cyclisme (je ne comprends d’ailleurs même pas cette phrase …). Mais disons que les évolutions, les « avancées », ont fini par changer la nature même de l’effort cycliste, des épreuves cyclistes.
    D’autres expéditions, elles, sur mer, ou très haut, dans l’Himalaya par exemple, atteignent parfois « en elles-mêmes » une densité telle qu’il n’y a en quelque sorte plus qu’à cueillir, et conter. Le talent de l’auteur se résumera à disposer d’une capacité suffisante à la pratique de sa langue, et, à défaut, d’un bon nègre. Les regards posés sur le monde, les commentaires existentiels qu’on y trouve généralement ne sont pas tellement le fruit de l’imaginaire talentueux de l’auteur : les conditions ex-traordinaires auxquelles l’individu a fait face les lui ont tout simplement fait apparaître. N’est-ce pas à la rencontre de soi-même que mènent toutes ces expéditions ? N’est-ce pas, une fois les questions très humaines d’orgueil et de notoriété mises de côté, la seule raison profonde, le seul moteur ?
    Laurent, le Vendée Globe assimilé à un 8000 m sans assistance et sans oxygène, je ne suis pas certain. Peu importe. Il est évident que l’un comme l’autre sont de sacrées « parties de d’autonomie en milieu hostile ». Pas besoin de développer.
    Est-ce qu’il faut toujours mesurer, comparer ? Manie humaine …
    Laurent, la Marmotte, une aventure. Pour discuter, il faudrait déjà prendre beaucoup de temps pour s’accorder sur le sens de « aventure ». Mais tout de même, je ne perçois aucun rapport (et je ne tiens pas à t’en convaincre, hein) entre une cyclosportive de ce type et l’Himalaya , les pôles, ou le Vendée. On ajouterait un grand col que mon avis ne bougerait pas.
    Sur le Vendée Globe, pour lequel je partage ton intérêt, les mecs sont suréquipés, surentraînés, ils laissent au hasard et aux circonstances la place la plus petite (c’est-à-dire la leur …), ils disposent en outre d’une expérience monstrueuse, acquise, celle-là, à la force de leur seul talent. Ils s’appuient surtout aussi sur de tout ce qu’a indiqué Patrick, je ne répète pas.
    En quelques mots : ils savent quand même où ils vont.
    Pour autant, quand ils prennent une raclée, comme ils disent, alors face à cela, oui, ils sont seuls. Et je crois effectivement que ces mecs (oui Tiphaine, je sais …, mais c’est pas ma faute à moi : vous avez remarqué que si le futur président états-unien est noir, ce qui n’est effectivement pas rien, ce n’est qu’à moitié, et surtout il a tout le poil réglementaire aux fesses, ça, ça ne changera peut-être pas après-demain), je crois donc que ces mecs comptent parmi ceux qui auront eu le privilège d’apercevoir le visage de la peur.
    La Marmotte, une aventure. Bof. Une sorte de voyage avec soi-même le temps d’une courte journée, je veux bien. Laurent, je n’ai jamais couru la Marmotte. On s’y croisera peut-être, qui sait, début juillet, je me déciderai quelques jours avant, comme le plus souvent. J’ai bien une idée d’un chrono possible, il ne se situera pas autour des fameuses six heures vingt, loin s’en faudra, mon niveau cycliste étant bien trop modeste. Pour autant, à part un peu de concentration, histoire d’éviter autant que possible une belle galère, par le moteur ou par l’alimentation, à part beaucoup de calme, parce que le plaisir passe par-là, je n’aurai pas du tout le sentiment de partir pour un truc tellement extraordinaire. La Marmotte est un truc à la portée de n’importe quel imbécile qui l’a décidé (imbécile, c’est uniquement pour moi).
    Et surtout, surtout, parce qu’une fois descendu de machine, on est le même homme. Quoiqu’on en dise, quoiqu’on se raconte. Ou alors, il faudrait incorporer à ce qui nous change petit à petit, les difficultés « plus classiques » de la vie, les joies profondes, les petits instants « féconds », etc … mais il s’agit d’une telle évidence qu’on ne compte jamais. Il y a eu, il y a encore, des personnes qui chaque jour ou presque réalisent, sans même le savoir, beaucoup plus que ce que nous faisons sur ce genre d’épreuve. Fouillez l’Histoire, mais surtout les toutes petites … Courir une Marmotte est un truc banal. A moins d’une bonne dose de romantisme …
    Le Vendée, aspect financier mis à part, c’est pas un truc banal.

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  8. plasthmatic

    Excuses pour les (au moins) deux coquilles : « de », et encore « de ».

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  9. Patrick B

    « Le résultat dépendra alors essentiellement du talent et du regard de l’auteur, non de la nature des évènements. »
    Oui et non.
    Umberto Ecco serait certainement capable de te rendre passionnant le récit du Tour 2002 (je sais que tu n’aimes pas le mot « passion »), malgré sa pauvreté, alors que même Jean-Paul Olivier parviendrait à nous intéresser à celui du Tour 1926, tant il fut riche.
    « La première condition d’un bon style est d’avoir quelque chose à dire », écrivait Schopenhauer. Je suis tellement d’accord, et comme tu le sais, certains ont un regard si fin et riche (ils ont tant à dire) qu’ils seraient capable de nous intéresser à tout, en fait à transposer leur regard sur… nous-mêmes.

    OK pour la Marmotte: un effort physique terrible, sans aucun doute mais selon la volonté de chacun, une aventure, non.
    Le Vendée Globe, une aventure, oui, quand même, mais sans plus. Avec ce qu’il faut de préparation, et sauf incompatibilité type sensibilité au mal de mer, je me sentirai de la faire, en toute prétention, avec un tout petit attrait seulement parce que la mer, ce n’est pas ma culture. Sincèrement, ça me parait même accessible (le Tour, non!).
    Grimper l’Everest avec toute l’assistance moderne, type on paye un guide 30 000 € et il s’occupe de tout pour vous monter en haut, je me sens encore, sans aucun attrait bien que la montagne soit ma culture.
    Le grimper seul ou avec quelques compagnons bien choisis selon notre propre organisation, gros attrait mais… pas les couilles (là aussi, toutes mes excuses à Tiphaine). Parce que ça, c’est de l’aventure, qui demande encore une sacré putain de maitrise que je ne me sens pas. Même si un certain nombre de charmes ont disparu avec les évolutions techniques.

    De plus, le Vendée Globe présenté comme une aventure et rabaché sous tous les angles possibles du marketing, « romantisme » inclus, je fuis.
    Bon, je ne fuis pas encore complètement le Tour, mais qui sait, si le prochain tourne à un gigantesque cirque autour de la personne que vous savez, peut-être alors me délivrerai-je aussi de ça.

    Au départ du Tour, on n’est malgré tout pas très loin d’avoir au départ la véritable élite des individus en âge de pédaler des pays à plus ou moins grande tradition cycliste. Certes, pas tout près, mais pas très loin non plus.
    Au départ du Vendée Globe, nenni. Il y aura toujours des contre-exemples, mais la règle de ce sport réside quand même dans une forme de restriction à une petite bourgeoisie.

    Mais lis donc le récit tout simple de Alain Bombard, « Naufragé volontaire ». On a certes fait mieux, mais la narration de ce gars qui alliait un grand sens de l’honneur à celui de conteur est vraiment plein de charmes.

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  10. Marmotte

    Merci à « plasthmatic » pour ce commentaire plein de bon sens :

    « le Vendée Globe assimilé à un 8000 m sans assistance et sans oxygène, je ne suis pas certain. Peu importe. Il est évident que l’un comme l’autre sont de sacrées “parties de d’autonomie en milieu hostile”. Pas besoin de développer.
    Est-ce qu’il faut toujours mesurer, comparer ? Manie humaine … »

    Qu’est-ce qu’une aventure ? Où se trouve la limite entre ce qui est de l’aventure et ce qui n’en est pas… et qui la fixe ?

    À moins de vouloir tomber dans une crise de cynisme existentiel (qui suis-je, que vaux-je en regard du monde…?), il faut cesser de tout comparer et réaliser que la distinction entre ce qui est de l’aventure et ce qui n’en est pas est tout simplement observateur-dépendante. Autrement, si l’on se plaçait au bout de l’Univers, avec une vue d’ensemble de la chose, qu’est-ce qui semblerait être de l’aventure… Serait-ce pour un quidam de s’attaquer à la Marmotte ? Pour un athlète expérimenté de s’attaquer aux plus hauts sommets ? Ou pour un astronaute de visiter la Lune ?

    Tous les défis apparaissent bien insignifiants lorsque l’on les regarde de trop loin. Car tout dépend de la loupe que l’on utilise…

    Si les lecteurs de ce site choisissent de regarder le monde à « faible grossissement », i.e. de façon plutôt large, et d’appeler aventure les défis qui se déroulent à cette échelle, c’est que leurs possibilités les amènent à ne plus considérer le reste de l’aventure. Ils ont déjà accompli beaucoup, et cherchent plus loin, plus haut, leur prochain défi, leur prochain rêve. De façon évidente, puisqu’une grande partie du plaisir de vivre est de se fixer un objectif ou un rêve et de *tenter* de l’atteindre, qui parlerait d’aventure au sujet d’un marathon ou d’une Marmotte lorsqu’il l’a déjà accompli, ou sait très bien qu’il peut le faire sans difficulté ? Et pourtant, pour le citoyen moyen sédentaire, courir un marathon ou une Marmotte est bel et bien de l’aventure… à *ses* yeux.

    Souvent, lorsque les gens ont les « blues », ne se sentent pas accomplis, c’est qu’ils regardent leur vie avec une loupe à trop faible grossissement. « Ce que je fais est insignifiant ». En effet, tout est insignifiant, exploit sportif ou autre, lorsque l’on l’observe de trop loin. Mais augmentez un peu le grossissement, et les choses prennent beaucoup plus de sens…

    Marmotte (pseudonyme qui n’a d’ailleurs aucun rapport avec l’épreuve du même nom !)

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  11. plasthmatic

    Laurent, j’espère que tu n’as lu ni reçu aucun esprit polémique à mon commentaire, ni à ceux de Patrick.
    Avoir accordé un moment à ce sujet totalement hors cyclisme ajoute certainement à la qualité de ton site totalement dédié au cyclisme.
    Et puis c’est toujours rafraîchissant, et apaisant, de se lâcher un peu le nombril.
    « Il n’y a pas que le vélo dans la vie ».
    C’est pas machin qui a écrit ça ? Tu sais, celui dont tu as récemment supposé, certainement à raison, qu’il vient de découvrir que lui n’a peut-être que ça …

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  12. plasthmatic

    Ah, on a cliqué en simultané ou presque, Marmotte !
    Pourquoi ce pseudo alors ? « Comme ça » ? Parce que toi aussi tu fréquentes le Galibier au petit matin ? ou mieux, le col Agnel, qui en regorge ? Ou alors par simple goût de la sieste ?
    Plasthmatic, ça se décrypte très facilement ; le grand Patrick a toutes les clefs je pense.

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  13. Denis Ouellet

    Sapristi déjà quatre ans de passés depuis la dernière Vendée!!!

    Heureusement que la Flamme rouge en a parlé, sinon je ratais le bateau.

    Les trois prochains mois seront remplis de bonheur. Je n’ai jamais été aussi accro au Web que lors de la dernière édition.

    Merci LFR

    Denis

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  14. coatchteamdelux

    Sans vouloir aller plus avant dans la comparaison, ne pensez-vous pas que « ces surhommes qui ne dorment pas plusieures nuits » ne profitent pas aussi d’amphet et autres produits dopants ? A quand des contrôles ?

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  15. Roger13

    A 99,99 % d’accord avec Marmotte. Où commence l’Aventure ? Dans un autre domaine où commence l’ Art ?
    En général les raisons d’aimer une oueuvre d’art sont meilleures que celles pour la détester.

    Celà étant dit dans un cas comme dans l’autre il y a des limites qui n’ont plus de rapport avec la sensibilité ou la loupe. Ainsi, il y en a qui croient faire du sport en prenant leur moto pour faire 200 Km d’autoroute. Je dis niet, ça c’est pas du sport, je refuse aussi (avec Gainsbourg) de considérer pour de l’Art 99 % de la variété.

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  16. Patrick B

    Tant que les « aventuriers » et les « artistes » (et les « sportifs », et tutti quanti) n’exigent pas reconnaissance de la société, y compris par leur financement, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Malheureusement, il arrive que certains viennent s’imposer à nous, par une « oeuvre » énorme au milieu de la place d’un village, ou par une intrusion pétaradante comme l’ex Paris-Dakar, avec des appuis politiques intéressés. Et alors-là, oui à la résistance par le sabotage! Par le bon sens, et je pèse ces mots face à celui qui va blablater sur la définition du bon sens.
    Par exemple, j’affirme que non la Marmotte n’est pas une intrusion excessive pour les villages traversés, et que oui le Rallye Monte Carlo l’est. Les différences entre les deux: la démultiplication de la puissance par la motorisation et la masse des participants.

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  17. Roger13

    Voilà maintenant je suis d’accord à 100 %.

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  18. jmax

    petite précision: c’est 1976 où Tabarly surgit de la brume pour gagner.
    Autre précision: le routage est interdit, c’est à dire que les concurrents reçoivent les mêmes bulletins météo et se démerdent pour choisir leur route

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  19. Le seul problème dans cette course de 3 mois c’est que 100% des vainqueurs étaient en tête après 24heures…

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  20. Patrick B

    Je crois bien que c’est en 1964.

    Si le routage est interdit, c’est sur la parole seule des concurrents. Chacun peut tout à la fois naviguer sur internet et téléphoner à volonté et à discrétion sans qu’il n’y ait strictement aucune évocation de la météo ou autres informations susceptibles de le renseigner sur la course. Dans son interview, Jean-Luc Van Den Heede est dubitatif, lui qui a vécu l’expérience de se faire battre sur le final d’une grande course par un adversaire ayant mis… son moteur en route.

    Au vu des engagements financiers extraordinaires, espérons que le monde marin est infiniment plus sain que le monde cycliste dans lequel on va jusqu’à se ruiner la santé pour gagner, ou celui du football qui corrompt arbitres et joueurs adverses. Une chose est certaine: le Vendée Globe est lui aussi la cible des paris en ligne de toutes sortes.

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