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Vendée globe: la dernière grande aventure humaine?

capture-decran-2016-11-02-a-21-02-39Une fois tous les 4 ans, je sors du monde du cyclisme sur route pour vous parler d’un événement qui me passionne: le Vendée Globe, qui s’élance ce dimanche des Sables d’Olonne en France.

Peut-être, selon moi, la dernière grande aventure humaine, avec la traversée de l’Antartique. Le Tour de France, à son départ en 1903, était une grande aventure, alors que les coureurs se lançaient à l’assaut de la montagne sur des chemins pierriers, de nuit, et qu’on leur annonçait la présence d’ours…

Aujourd’hui, il reste peu de telles aventures. Parce que, par exemple, l’Everest voire le K2 sont malheureusement devenus une autoroute.

Il faut une sacré paire de couilles – mais des femmes marins l’ont fait comme Ellen McArthur, 2e en 2000-2001, respect – pour s’élancer seul dans le grand large, pour un tour du monde à la voile, plus de 40 000 kilomètres à parcourir sans assistance aucune, et sans escale possible. Dément.

Près de 80 jours de mer, parfois à des endroits où le plus proche être humain est à 6h de vol, en autonomie complète, à près de 30 noeuds de moyenne, dans un bateau de 60 pieds qui est une véritable Formule Un des océans, un tape-cul qu’il faut à la fois savoir maîtriser ET endurer.

Pas de routing autorisé non plus, vous devez être totalement autonome sur le choix des trajectoires, et notamment dans vos tentatives d’éviter les anticyclones ou les icebergs. On dort quand Monsieur?

Moi, ça me donne chaque fois la chaire de poule.

Cette année pour la 8e édition de cette course mythique qui n’a lieu qu’une fois tous les 4 ans, 29 skippers sont de la partie, soit le plus grand nombre à ce jour. Un ancien vainqueur, Vincent Riou, qui a donc la chance de rejoindre Michel Desjoyaux, le seul double vainqueur de l’épreuve à ce jour. Riou en est à sa 4e participation, tout comme les Jean-Pierre Dick, Bertrand De Broc et Jean Le Cam.

Tellement cool d’ailleurs les noms de marins: Tanguy de Lamotte, Armel Le Cléac’h, Jean Le Cam, Bertrand De Broc et surtout, surtout, Kito de Pavant. Ca claque, ça en jette, c’est même romantique! Moi, j’aurais aimé m’appeler Kito de Pavant, tellement cool comme nom!

Deux éléments défraient la chronique cette année.

D’une part, l’absence de femmes au départ, ce qui est bien dommage.

D’autre part, la présence de bateaux équipés de foils, ces lames qui permettent, au portant, de faire monter la coque du bateau pour la faire planer au dessus de l’eau façon hydroglisseur, et donc de réduire la résistance entrainant une hausse de la vitesse (gain d’environ 10 noeuds). LA question: ces foils, en carbone, résisteront-ils aux mers formées, et notamment au gros temps habituellement rencontré dans les mers du Grand Sud, autour de l’Antartique?

Une édition passionnante en perspective!

N’ayant pas le pied marin et ayant le vertige assez facilement, la nature ne m’a pas doté des capacités pour assouvir deux autres intérêts que le cyclisme, soit l’alpinisme et la voile. Je les vis donc par procuration. Je serai scotché à mon écran pour voir qui des 29 concurrents passera le Cap de Bonne Espérance en tête pour l’entrée dans le Grand Sud, et qui en ressortira devant (et vivant!) un mois plus tard en passant le mythique Cap Horn à la pointe de l’Amérique du Sud.

À tous les marins engagés, bon vent!

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10 Commentaires

  1. reg78

    Pareil! Je garde surtout un grand souvenir de la première édition…

    L’échappée belle de Titouan Lamazou,

    la fraîcheur du jeune Loïck Peyron, deuxième, dont la fille naît alors qu’il passe au large des Kerguelen,

    la folle remontée de Jean-Luc Van Den Heede, alors inconnu, qui prend tous les risques dans le Grand Sud sur le plus petit bateau de la flotte…

    Quelle course, et quel beau podium!

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  2. JNB

    Ça sera ma 3e edition et je vais avouer que je suis 100 fois plus excité que pour le tour de France… Pourtant je n’ai fait de la voile que 2 ou 3 fois dans ma vie.

    Le images embarquées sont parfois débiles lorsqu’ils sont dans du gros temps; ça va vite, ça tappe et le bruit est assourdissant. Aussi il y a du temps plus calme avec des couchers de soleil époustouflants.

    Et ces marins sont pour la plupart très attachants.

    Voilà, moi aussi j’embarque avec toi Laurent!

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  3. Ludovic

    Oui reg78, dans les premières éditions il n’y avait pas de  »bouées » de parcours obligeant les skippers à rester au nord. Ils sont alors allés très au sud pour raccourcir la route, mais passant au milieu des glaces.

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  4. garolou

    oh yeah baby!
    Depuis 1 semaine je regarde le site quotidiennement, j’en peux pus… Toute une aventure que le Vendée Globe, une course palpitante, bourrée d’imprévue. Je seconde JNB pas mal plus intéressant que le tour.

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  5. Richard Lavictoire

    Salut!
    J’ai une grande admiration pour les skippers du Vendée Globe. Je suis parti avec ma famille pour un an à bord de notre voilier du lac Champlain aux Bahamas l’année passée. On en a pris plein la gueule a certains moments en mer mais rien à voir avec ce qu’ils vont affronter dans les quarantièmes rugissants! Et pour te dire comment je trouve intéressant La Flamme Rouge, durant notre périple, c’était la deuxième page que j’ouvrais après ma météo, bien sûr !
    Longue vie à ton blogue!

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  6. Pierre Dumais

    A la même course, il y a quelques années , le navigateur Gerry Rouf avait périt corps et biens au large du Cap Horne.

    Son corps n,a jamais été retrouvé.

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  7. Robert Garneau

    Entièrement d’accord à l’exception de K2 où un sur quatre n’en revient pas.

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  8. Wolber

    Et nous , on en est réduit à vouloir réduire le Giro et la Vuelta a 15 jours… Pauvre cyclisme

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  9. Wolber

    Euh ,je voulais dire ,réduits à raccourcir le Giro et la Vuelta …

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  10. Mouflon

    Le K2, une autoroute? Pourquoi pas les Champs-Élysées, tant qu’à y être 🙂
    Le K2 n’a jamais été conquis en hiver : c’est la dernière frontière de l’alpinisme.

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