Tous les jours, la passion du cyclisme

 

Un Rouleur aux champignons…

À l'initiative d'un de mes équipiers (on s'en souviendra, Marc…), je suis allé participer au "Mufferaw Joe Sportif Event", un événement sportif (officiellement pas une course, si vous voyez ce que je veux dire…) organisé par une équipe cycliste de l'Outaouais, les West Quebec Wheelers. Que voulez-vous, entre collègues du même coin, il faut savoir être solidaires.

Et bien, on n'a pas été déçu du voyage.

Ca s'annonçait pourtant comme une bonne sortie d'entrainement: 130 bornes, rythme contrôlé sauf dans le final. Météo annoncée: beau, 19 degrés.

Sauf que.

Sauf qu'en arrivant là-bas, à Quyon, première surprise: il y aura des portions de chemins de terre. J'étais chaussé de mes Shamal Ultra, les mêmes que pour la Marmotte l'an dernier: des pneus ZIPP Tangente, 21mm de section.

Deuxième surprise: un vent violent. V-i-o-l-e-n-t. Et on est parti vent de dos… 

Troisième surprise: personne pour contrôler le peloton, du moins dans mon premier groupe sur la route.

Vous voyez d'ici le topo.

Mais il y a plus.

Quatrième surprise, les chemins de terre dont il était question n'étaient pas des chemins. C'était des sentiers. Littéralement des sentiers en forêt, le genre d'endroit où aucune voiture ne pouvait passer, trop étroit, trop défoncé. La cueillette des champignons qu'on a fait…

Le pire, c'était les trappes de sable. Plein effort, 35-40 bornes à l'heure (c'est très rapide sur ce genre de sentes) et soudainement, votre roue avant qui enfonce de deux centimètres dans une terre sablonneuse, molle et terriblement traître. Et en 21mm, c'était carrément infernal. Il y a eu des chutes, certaines assez graves. Je suis passé, et mes équipiers aussi, non sans quelques belles frayeurs. Et au prix d'efforts musculaires très taxants. Z'avez déjà vu Marco Pantani sur Paris-Roubaix? Moi non plus. C'était pourtant ce que j'avais l'air hier!

La course a été lançée au km 25. Un premier gros coup de bordure: un virage à droite à la sortie d'un mauvais secteur de gravelle sur lequel mon groupe prend 300m de retard, on passe du vent de dos au vent de droite, ca bordure. Me voilà quitte pour une première chasse avec mon équipier Luc, mon assistant pour le pool de cyclisme. On rentre rapidement, ouf.

Au km40, nouvelle sélection dans une longue portion de gravelle, mauvaise, en faux plat ascendant qui se termine par une belle bosse de 6% environ sur 1km. Je me dépouille pour rester au contact, n'ayant aucune envie de me retaper une deuxième chasse. Après, vent violent de la gauche, nouvelle bordure. Avec deux de mes équipiers, on fait le ménage puisque je me sens mieux et que j'ai bien l'intention de faire payer cash les mecs qui ont amené plein pot sur la gravelle: de 20, notre groupe passe à 8. Simple question de savoir gérer une bordure !

Mais le hic, c'est qu'il restait alors 70 bornes, avec un violent vent de face. 

L'équipe des Rouleurs s'est alors regroupée, et on a fini ça à sept Rouleurs malgré une crevaison et une ou deux défaillances légères probablement dues au peu d'entrainement (c'est tôt en saison et le mois d'avril a été catastrophique côté météo au Québec). Merci à Marc pour ses grands relais dans le vent. L'animal était de loin le plus costaud d'entre nous, surtout qu'il avait fait… 170 bornes la veille, à 35 de moyenne!

On a tous terminé avec un éclat dans la tronche, en tout cas plus très frais. Bilan, une grosse sortie à la flahute. 130 bornes qui en ont eu l'air de 180. 4h25 de selle. Moyenne 31 km/h, ce qui est tout de même honnête considérant qu'on roulait entre 15 et 20 km/h sur certains sentiers en forêt, alors qu'on est allé aux champignons, et considérant le vent violent qui soufflait. 

Et pour ma pomme, un gros week-end d'entraînement avec 90 bornes parcourus samedi, ponctués de quelques bons efforts, la faute à Érik Lyman et Mathieu Lafontaine. Total 220 bornes dans le week-end. Olivier Buisson va rigoler, mais avec mes petits 900 kms au compteur à ce jour, c'est tout ce que je peux faire… pour le moment.

En terminant, je salue au passage un fidèle lecteur de La Flamme Rouge qui m'a reconnu hier et avec qui j'ai pu faire un brin de causette, fort agréable d'ailleurs (un bon moment dans cette journée de galère!). 

Il faut souffrir pour être beau, qu'ils disent…

Merci à Marc pour cet excellent vidéo-résumé de la sortie. 

Mufferaw Joe

Well they say Big Joe used to get real wet,

From pushing a big gear and workin’ up a sweat,

And everyone will tell you, all the way up the line,

If you’re ridin’ with the Wheelers, life’s mighty fine!

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  1. sylvain

    SUPER……………………………

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  2. schwartz patrick

    Non mais! vous voulez encore une médaille ! vous avez  signé, c'est pour en
    c…. ! la vidéo est un peu "space" mais originale et sympa ! et puis maintenant vous êtes de vrais " flahutes", d'importation …

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  3. François

    Allo Laurent,
    C'est avec moi que tu as eu le brin de causette – je te rends ton salut! Ce fut fort sympa.
    La journée fut rude, surtout qu'on avait roulé avec ledit Marc la veille (140km pour ma part). J'ai réussi à m'accrocher au petit groupe de tête jusqu'à la fin, qui était majoritairement monté sur des vélos de cyclo-cross. Ils attaquaient dans la gravelle, les animaux! Un vrai Paris-Roubaix. Il fallait recoller chaque fois, contre le vent. Malheureusement, j'ai vu le bitume de près à 9km de la fin, gracieuseté d'un bon gros trou québécois dans la route (hanche et coude bien touchés). J'ai tout de même terminé avec le groupe, mais sans participer au sprint. Dure randonnée: j'ai les bobos pour le prouver…

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  4. Hélène et Sarto Leco

    Félicitations au groupe.
    Vous êtes beaux à travailler si fort.
    Continuez.
    Vous êtes des pros.
    Hélène

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