Tour 2009: le suspense en réponse aux problèmes du cyclisme?

C’était le dévoilement du parcours du prochain Tour de France aujourd’hui à Issy-les-Moulineaux, en banlieue de Paris.

C’est un Tour de France atypique, peu conventionnel, qui a été dévoilé, mais également un Tour de France conforme aux attentes qui filtraient de partout depuis quelques semaines: un départ de Monaco, puis cap sur les Pyrénées, une remontée par le centre en évitant la Bretagne, la Normandie et le Nord, une brève incursion en Lorraine et en Alsace, une descente par la Franche-Comté puis les Alpes pour finir avec un final inédit, celui d’une étape au Ventoux la veille de l’arrivée à Paris. 

En regardant de plus près, un seul Tour de France depuis la Seconde guerre mondiale proposait un parcours similaire: celui de 1981, remporté par Bernard Hinault. Le départ avait été donné de Nice, le pourtour méditéranéen avait aussi été épousé jusqu’aux Pyrénées franchies avant les Alpes, l’Alsace et la Franche-Comté avaient brièvement été traversées, notamment Besançon comme en 2009, et le final s’était fait dans les Alpes.

Pour revenir au Tour 2009, le parcours propose environ 3450 kilomètres répartis en 21 étapes, dont 10 étapes de plaine, 7 étapes de montagne, 2 contre-la-montre individuel couvrant au total 55 kms et le retour du contre-la-montre par équipe, sur 38 bornes. Trois arrivées en altitude sont proposées (Arcalis, Verbier et le Mont Ventoux) et sept cols de plus de 1900 mètres – des cols de haute altitude – seront franchis: Arcalis (2240m), Port d’Envalira (2407m), Tourmalet (2115m), Grand St-Bernard (2473m, le toit du Tour 2009), Petit St-Bernard (2184m), Cormet de Roseland (1968m) et le Ventoux (1912m).

Que peut-on penser de ce profil ?

Selon moi, il faut d’abord et avant tout y voir ce qui est en train de devenir la marque "Prudhomme": maximiser le suspense de l’épreuve, comme une ultime réponse aux travers du dopage qui plombent le cyclisme. Autrement dit, on tente peut-être, chez ASO, de préserver l’intérêt de la course malmené par les "Affaires" en proposant des recettes qui favoriseront un suspense sportif jusqu’au dernier moment. Ces recettes sont d’une part volonté de limiter les kilomètres de contre-la-montre en début de Tour pour ne pas "fixer" le général comme au temps d’Indurain ou d’Armstrong et, d’autre part, de regrouper quelques grosses difficultés en toute fin de Tour. L’étape du Ventoux, la veille de l’arrivée, s’inscrit tout à fait dans ce schème de pensée.

Car si on pourrait dire une chose de ce Tour 2009, c’est qu’on l’a dessiné comme si on voulait minimiser les écarts jusqu’au tout dernier moment. Si le prologue a été remplacé par un clm plus long – 15 bornes – une telle distance n’est pas susceptible, chez les professionnels, de créer de gros écarts. Le clm par équipe, de seulement 38 bornes, ce qui prendra vraissemblablement entre 40 et 45 minutes à couvrir, non plus. La longueur du dernier clm à Annecy est également faible: 40 kms, soit 50 minutes d’effort.

C’est donc un peloton des favoris groupé dans un mouchoir de poche qu’on verra probablement se présenter à la porte des Pyrenées sans grandes étapes susceptibles, là encore, de fixer la course. La montée vers Arcalis est certainement l’endroit où les écarts les plus importants pourraient être faits. Encore frais et le Tour comportant encore 2 semaines de course, je serai surpris que les favoris se démarquent beaucoup à cet endroit. Les deux étapes suivantes (Saint-Girons et Tarbes), avec le dernier col chaque fois situé très loin de l’arrivée, sont selon moi décevantes et seront peut-être favorables certes aux baroudeurs bénéficiant d’un ticket de sortie, mais je pense qu’elles sont peu susceptibles de départager les grands favoris.

Après les Pyrénées, ce sera là encore des étapes certes favorables aux attaquants, mais pas pour permettre aux favoris de faire la différence. Le suspense devrait donc être préservé jusqu’aux tous derniers jours, je pense à deux étapes en particulier: celle du Grand Bornant d’une part, selon moi la réelle étape-reine de ce Tour, elle celle du Ventoux bien sûr.

L’accumulation des difficultés de l’étape du Grand Bornant (5 cols à franchir!) ainsi que la fatigue accumulée à ce stade de la course promet une belle bagarre. Des favoris perdront certainement le Tour à cet endroit. Et parce que le Ventoux étant si dur et si imprévisible, nul ne pourra prétendre avoir gagné le Tour avant d’en avoir terminé avec le Géant de Provence.

Je pense donc que le Tour de France 2009 saura préserver un certain suspense dans la course au maillot jaune jusqu’aux tous derniers jours de la course, ce qui pourrait maintenir l’intérêt du public. Mais c’est une arme à double-tranchant: les deux premières semaines de course pourraient être ternes quant à la course au maillot jaune…

Le Tour se résume-t-il seulement à la course au maillot jaune ? Bien sûr que non ! Si on s’intéresse plutôt aux possibilités d’échappées, aux étapes piégeuses et à la chasse aux victoires d’étape, ces deux premières semaines pourraient s’avérer intéressantes pour peu qu’une équipe ne décide pas de cadenasser la course… Une étape comme celle de Colmar est le parfait exemple d’étape ayant peu de chance d’avoir un impact pour le général mais beaucoup de chance de créer une course dynamique entre ceux qui voudront briller l’espace d’un jour… Comme toujours, ce seront les coureurs qui feront la course à ce chapitre !

37 Commentaires

  • Patrick B
    Soumis le 22 octobre 2008 à 10:47 | Permalien

    Toujours le même but et la même méthode: préserver le suspense jusqu’au dernier samedi en inhibant les velléités offensives des favoris les 19 premières étapes, hormis la dernière des Alpes.
    Une distance totale ridicule en clm individuel. Et pourquoi cette qualité devrait-elle être dévalorisée?
    L’arrière pays méditerranéen encore une fois délaissé, alors qu’on y était. Quel gâchis, la deuxième étape!
    Arcalis oui mais, parce que la longue approche par le sud ne devrait laisser les gros bras s’expliquer que sur une vingtaine de minutes.
    Les deux autres étapes des Pyrénées sans autres effets que peut-être éloigner les malades, avec des vallées beaucoup trop longues avant l’arrivée. Ils risquent d’arriver à cinquante.
    L’étape des Vosges, pas mal, avec enfin le Platzerwasel (côté dur, parlez-en à Plasthmatic) bien enchainé avec le Fistplan et l’arrivée. Il pourrait y avoir du spectacle. On est cependant loin de l’étape de 1967, quand les coureurs roulaient 5 km/h moins vite!
    L’étape de Verbier devrait occasionner des écarts… de quelques secondes.
    Les deux St-Bernard promettent de belles images, c’est déjà ça, mais la vallée est très longue entre les deux, et garder une avance du sommet du Petit St-B à Bourg-St-Maurice est quasiment impossible dans les longues lignes droites en faux plat. Ce n’est quand même pas digne de la grande étape de montagne qu’on devrait trouver dans les Alpes (et dans les Pyrénées).
    L’étape du Grd Bornand est elle bien construite comme final nerveux, avec enfin la côte de Romme avant la Colombière, qui plus est précédée de la montée d’Arâches. Là, il devrait se passer des choses.
    Restera le Ventoux, qui pourrait présenter une belle bargarre si le mistral (fréquent) n’oblige les cadors à rester trop longtemps derrière leurs meilleurs équipiers.
    Le reste n’est pas dévoilé. Je suis prêt à parier qu’il ne comportera pas ces successions de petites côtes à proximité de l’arrivée qui manquent si cruellement au Tour de France, bien que paradoxalement si présentes sur notre territoire.

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  • francisponch
    Soumis le 22 octobre 2008 à 2:02 | Permalien

    Moi ce qui me fait peur, sur ce superbe tracé, c’est qu’il faudra que les gars soient en pleine forme du debut a la fin de ce tour….du coup pour preserver son etat de fraicheur sur 3 semaines, sa sens le doping en derniere semaine….un peu une spéciale « alpe d’huez-façon-CSC-façon sastre » en juillet lol..

    enfin peut etre suis-je mauvaise langue !!!! 🙁

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  • p'ti lucien
    Soumis le 22 octobre 2008 à 2:20 | Permalien

    Tour de 1981, remporté par Bernard Hinault. Certes, certes.
    Mais QUI était deuxième ? mmmh ? hé hé 🙂

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  • Louis
    Soumis le 22 octobre 2008 à 5:45 | Permalien

    Il y a de quoi faire… le parcours me semble original malgré que j’aurais aimé voir certain coureurs habitants Nice et Monaco être fougeux dès la première journée dans le col de la Madone par exemple, col qu’ils connaissent tant!

    On aura droit à 3 sortie du de la France dans un même tour, ce qui est plutôt rare. Les espagnols et les Suisses voudront surment bien parraître devant les leurs.

    Autre fait non négligeable: le Tour ne passera pas le col du Galibier cette année… si mes souvenirs sont bons ça faisait plusieurs années qu’on avait pas fait l’impasse sur ce momument.

    J’aurais quand même aimé voir plus d’arrivée sur de courtes montées sèches, comme la Monté vers l’aérodrome à Mente ou la montée de la Bastille à Grenoble… ou même la Fourvière à Lyon (ça c’est déjà vu?)

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  • Tiphaine
    Soumis le 22 octobre 2008 à 10:26 | Permalien

    En gros, ils ont fait un Tour sous la ligne de démarcation, en zone libre…

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  • thomasponch
    Soumis le 23 octobre 2008 à 12:13 | Permalien

    en gros c’est pour eviter la pluie

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  • Patrick b
    Soumis le 23 octobre 2008 à 4:26 | Permalien

    On a beaucoup parlé de ce beau coureur qu’est Philippe Gilbert ces derniers temps sur ce site.
    Voilà qu’il vient d’annoncer qu’il ne participerait pas au Tour.
    Premier désagrément, Tiphaine ne va pas suivre la Grande Boucle.
    Plus sérieusement, cette absence est symptomatique de la tare essentielle de cette épreuve qui prospère sur sa miraculeuse main mise sur le mois de juillet qui est la cause historique de sa prédominance. Je veux parler de l’absence de parcours accidentés (pour des pros) en dehors des cols de montagne.
    Cette tare qui fait que des coureurs parmi les plus brillants de leur génération ont sinon évité le Tour, abordé ce dernier sans ambition et donc sans avoir particulièrement travaillé leur condition physique (sic!).
    Le Tour n’a pas su profiter du potentiel spectacle d’immenses champions comme, en vrac, Bettini, Rebellin, Ballan, De Vlaeminck, Bitossi, Van Steenbergen, Di Luca, Erik Dekker (quand même), Bartoli, Moser, Sarroni, Demeyer, et même Jalabert.
    Et il n’a pas permis à la course au classement général de se dérouler hors de quelques étapes de référence (un petit tiers du Tour).
    Elle se passera du talent de Philippe Gilbert.
    Du moment que, objectif suprême, le maillot jaune ne soit pas acquis la veille de l’arrivée. Contrairement à ce que dit Prudhomme, c’était le cas ces trois dernières années!
    D’ailleurs, on peut très bien envisager une dernière étape abordant Paris par l’ouest qui offre des possibilités de décision; et l’intérieur même de la capitale permet un parcours propice à la sélection…

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  • alain39
    Soumis le 23 octobre 2008 à 5:04 | Permalien

    1981 un hinault au sommet de son art qui met plus de 10 minutes à van impe.
    Ce tour n’avait d’ailleurs pas été très excitant si ce n’est la 1ere étape ou Bernaudeau était venu défier Hinault.
    Le parcours 2009 ne me remplit pas de joie.Pas de chrono en bosse, peu d’étapes de moyenne montagne et beaucoup d’étapes de montagne où les grands cols sont trop éloignés de l’arrivée.
    Enfin ce sont les coureurs qui font la course et nous verrons ça en juillet. D’ici là on peut envisager tout ce que l’on veut.

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  • Yann
    Soumis le 23 octobre 2008 à 9:27 | Permalien

    Oui, c’est une bonne idée de préserver le suspense jusqu’à l’arrivée en tracant un Tour « plat » avec seulement le Ventoux à la fin. Comme ca, il y aura 30 coureurs en moins d’1 minute à son pied et tout se jouera là (le Tourmalet ne servira qu’à mettre Casper hors-délais). J’exagère, bien sûr, mais c’est dommage de voir les difficultés (surtout dans les Pyrénées) si loin de l’arrivée. J’espère donc qu’il y aura du vent dans la première semaine et au moins quelques bonnes petites parties de bordures.

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  • plasthmatic
    Soumis le 23 octobre 2008 à 11:25 | Permalien

    Le Platzerwasel, c’est un peu le baptême cycliste dans les Vosges. On y a tous un jour vérifié que la roue ne frottait pas le patin …
    Même après un été à écumer les pentes raides des Hautes-Alpes, en pleine forme alpiniste donc, on est toujours surpris du boulot à fournir pour le sortir, celui-là. Il n’est pas magnifique, mais l’ambiance est agréable (on est dans les bois, longtemps), la route est large, un poil granuleuse. Un truc ingrat. Un vrai bout de scotch incliné à 9-10% quoi.
    Ensuite, jusqu’à Colmar, avec les descentes et le Firtsplan qui peut s’avaler très vite (mais qu’il faut compter), je pense que cette étape peut avoir une belle influence. A la condition qu’on fasse preuve d’un peu d’audace, que les oreillettes ne musellent personne, qu’on « innove à l’ancienne » quoi. Mais rien n’est moins certain, chaque étape dernièrement accouchant généralement d’une (toute petite) souris.
    Le « Platzer » est à l’évidence suffisamment méchant et raide pour faire éclater la course en paquets, et si les paquets roulent ensuite, ça regroupera très peu, et très difficilement. Mais, comme l’a dit Alain, ce sont les coureurs qui feront la course … quoique téléguidés qu’ils semblent être …
    Sinon, si des fois certains d’entre vous posent un jour leurs roues dans le Masif Vosgien (très très joli, et c’est dit sans chauvinisme), une très bonne idée est : voiture à Gerardmer, col de la Schlucht en échauffement, Munster, Col du Petit Ballon (c’est plutôt raide et magnifique là-haut), puis immédiatement enchaîné le col de Platzerwasel, Markstein, col de Bramont, la Bresse, col de Grosse Pierre, Gerardmer. Après on est calme. Et si on est parti très tôt, les boulangeries sont encore ouvertes et très fournies, le bord du Lac très agréable pour manger, voire dévorer (hein Patrick …).
    Oui Norbert, il est possible qu’on se diésélise (pardon pour le néologisme) avec ce type de sortie, surtout quand elle sont récurrentes, mais bon …

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  • lafringale
    Soumis le 23 octobre 2008 à 1:10 | Permalien

    Je suis d’accord avec Patrick.B pour dire que la philosophie de ces nouveaux tracés de l’ère prudhomme est de ménager le suspens par le vide.
    Le tracé de l’étape menant à saint-girons en est l’illustration parfaite;on fait exprès de faire un détour par le col d’agnès par son coté le moins dur histoire de bien rallonger la vallée jusqu’à l’arrivée;si on voulait donner des conditions propices à la bagarre c’était très simple avec deux options:soit au 2/3 de la descente du col de port il y a une petite route qui remonte tout de suite vers le col de péguère qui présente un drole de mur de 4 km avant de redescendre directement sur saint girons;soit en poursuivant jusqu’à massat au lieu de rallonger la sauce et de tourner à gauche vers le col d’agnès il suffit de continuer tout droit et de viser le col de la crouzette qui lui aussi possède un drole de mur à franchir;dans l’idéal le mieux encore aurait été de se passer du col de port qui est très roulant en empruntant la vallée voisine pour gravir le port de lers avant la crouzette.
    Bref c’est typiquement l’étape ou on a sciemment escamoté les diffcultés pour faire en sorte que les favoris restent dans un mouchoir.

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  • JOCELYN
    Soumis le 23 octobre 2008 à 1:47 | Permalien

    D’accord avec vous, manque de « quelques choses », et pourtant on ne peut nier l’originalité du parcours, mais l’étape du ventoux fait un peu penser à une finale de coupe du monde de foot. Ces quelques choses, ce sont ces parcours difficiles et si méconnus du massif central, il y a tellement de quoi faire entre ST Etienne, Roanne, Clermont etc… une première étape dans l’arrière pays niçois avec plein de difficultées (La madone par exemple)des arrivées type Mente, ou comme dit Louis,Fourvière à Lyon, et pourquoi pas Briançon (J’aime beaucoup pour ma part toutes ces « patates » dans les finals d’étapes de la Vuelta ou du Giro). De toute façon ce sont les coureurs qui décideront, mais cela manque de « peps », trop de RV précis, les télés vont pouvoir bientot retransmettre que des moments dit « forts » si cela continue.

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  • Tiphaine
    Soumis le 23 octobre 2008 à 1:49 | Permalien

    Beaucoup parlé ? mouais… Pas comme j’aurais souhaité qu’on en parle, pas à la mesure de son talent, de sa rigueur, malheureusement… Problèmes techniques en plus, pour ne rien arranger (pas un reproche Laurent, hein 😉 )
    D’ailleurs à ce sujet Cyclismag m’a énormément déçue : ils ont parlé de TOUT autour de Paris-Tour avant l’épreuve, mais rien, pas le moindre compte-rendu, la plus petite analyse sur le déroulement de l’édition 2008, comme ils le font systématiquement pour TOUS les autres rendez-vous. Alors là, NUL Cyclismag, lamentable. Comme c’est bizarre.
    Et puis hier dans leur bulletin du jour, ils débarquent d’on ne sait où, à croire qu’ils n’ont rien suivi, les voilà qui s’étonnent que Gilbert ne participera pas au Tour 2009. Oh bah vous parlez d’une surprise… Mais on sait ça depuis mai ! Informez-vous. Partout dans la presse ça été précisé à l’époque, noir sur blanc. Son engagement à la Silence-Lotto stipulait expressement de ne surtout pas participer au Tour 2009, c’était une des conditions qui lui tenait à coeur justement. C’est lui qui l’a voulu, c’est son souhait. Ce n’est pas pour parler à sa place, mais il en a un peu assez de s’aligner tous les ans sur le Tour. Pas son truc. Au moins il a le mérite de voir les choses en face, de ne pas se faire trop d’illusions sur une course certes mythique & incontournable, mais qui ne lui convient pas, & il le sait. Plus tard peut-être, quand il se sera rassuré sur d’autres épreuves et consolidé son palmarès… En juillet il aura l’esprit libéré le petit père ! Tant mieux pour lui ; avec ce que nous prépare le cyclisme en plus…

    Tenez, là ou là, noir sur blanc :
    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1512/Cyclisme/article/detail/301397/2008/06/05/Philippe-Gilbert-rejoint-Silence-Lotto.dhtml

    http://www.cycling-review.eu/modules.php?name=News&file=article&sid=2250

    Allez, bye !

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  • Soumis le 23 octobre 2008 à 1:55 | Permalien

    Moi je me demande bien quelle sera l’étape du Tour pour les amateurs ?

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  • francisponch
    Soumis le 23 octobre 2008 à 2:27 | Permalien

    Moi je trouve que le tracé est intelligement fait. Pas d’arrivée en col facilitant les demarages de contador, des cols difficiles mais qui permettent aux Valverde, Kreiziger, Evans, Schleck etc..etc de ne pas se faire retamer…des etapes vallonés pour baroudeurs, donc attention aux longues echapés style Pereiro en 2006, et des sprints a tout va pour les bastons entre sprinteurs…..c’est une course qui peut sourire aux audacieux, un tour a la Walkoviak :-p

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  • thomasponch
    Soumis le 23 octobre 2008 à 2:41 | Permalien

    ceux que tu cites, ils vont se faire retamer au controle…!

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  • plasthmatic
    Soumis le 23 octobre 2008 à 11:53 | Permalien

    Montélimar-Mont Ventoux, lundi 20 juillet 2009. En réponse au commentaire 14.

    Toutouille la fripouille …
    Dis, j’avais remis une petite louche sur le grand, suite à ta réponse. Commentaire 96.

    Tiphaine : il a gagné.

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  • sebas
    Soumis le 24 octobre 2008 à 3:09 | Permalien

    C’est plus le Tour de France, c’est la Tour d’Occitanie (cool ¡¡¡).

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  • Tiphaine
    Soumis le 24 octobre 2008 à 3:49 | Permalien

    Il a gagné quoi ?…

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  • plasthmatic
    Soumis le 24 octobre 2008 à 5:12 | Permalien

    Paris-Tour.

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  • Erik Zabel
    Soumis le 24 octobre 2008 à 8:40 | Permalien

    Parcours alléchant, franchement. Un parcours atypique probablement fruit d’une actualité brûlante dans le monde du cyclisme, d’où un besoin d’innover pour continuer à captiver. Dommage que Contador se trouve de plus en plus esseulé avec les affaires à répétition et les têtes qui tombent. A moins d’un Schleck métamorphosé dans l’exercice solitaire, je vois mal qui pourra le battre.

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  • Patrick B
    Soumis le 24 octobre 2008 à 8:49 | Permalien

    Oui, oui, lafringale, Péguère, Crouzette font partie de ces noms de petits cols tellement évidents pour créer du spectacle. Un jour, l’un va apparaitre sur le Tour, et on va hurler au génie des dénicheurs de parcours.

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  • Patrick B
    Soumis le 24 octobre 2008 à 9:14 | Permalien

    Oui, oui, lafringale, Péguère, Crouzette font partie de ces noms de petits cols tellement évidents pour créer du spectacle. Un jour, l’un va apparaitre sur le Tour, et on va hurler au génie des dénicheurs de parcours.

    Non, Jocelyn, Alain, Plasthmatic, ce ne sont pas les coureurs qui décideront. Bien entendu, il y a de très rares exceptions qu’on érigera malhonnêtement en démonstration de la généralité, mais une fin d’étape marquée par 40 km de route nationale plate et rectiligne ne permet pas à un leader d’en attaquer un autre. Alors que si le dernier dimanche du dernier Tour avait sillonné l’Ile de France comme le faisait il y a quelques années la cyclosportive « Stephen Roche », il est probable qu’au moins Evans et Kohl auraient tenté de renversé la vapeur.
    J’affirme, moi, que le parcours fait beaucoup plus la course que les coureurs. Parce que la loi des grands nombres fait que, dans le grand lot de coureurs, il y en a toujours pour souhaiter embrayer… si tant est que le profil le permet. Quant aux romantiques de façade qui, par exemple, se gaussaient qu’Ullrich n’attaquait pas Armstrong et ses boys dans l’étape du Pas de Peyrol, ils ne comprennent pas le vélo. Aussi fort soit-il, le Kaiser n’a strictement aucune chance contre une équipe, cinq ou six professionnels roulent beaucoup plus vite sur le plat qu’un superchampion.

    Sorry, Tiphaine, je ne suis pas l’actualité de Philippe Gilbert de suffisamment près pour avoir noté ce que tu dis. Sa décision était-elle si ferme qu’elle aurait résisté à un parcours plus adapté aux baroudeurs costauds (que j’oppose aux baroudeurs aléatoires)? Si non, alors tu me donnes raison. Si oui aussi, d’ailleurs, puisque tu relies sa décision au fait que le Tour ne lui convient pas…

    Francis, tu te réjouis que des difficultés pouvant rétamer des coureurs ne soient pas au programme. Et pourquoi pas un Tour ouvert à tous type jeu de l’oie où la progression suivant des lancers de dés ne me et te rétameront pas a priori. C’est vrai, quoi, quelle injustice pour nous deux, ce parcours qui ne nous permettrait pas de nous exprimer!

    Erik, en quoi le parcours est-il atypique? Veux-tu parler d’une concentration des quelques difficultés encore plus tard?

    A tous, le Ventoux seul est certes difficile pour nous cyclos, et encore, il n’est plus le monument qu’il a été pour des pros du XXIème siècle.

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  • Bertrand Pivert
    Soumis le 24 octobre 2008 à 9:53 | Permalien

    Patrick,

    J’aime trop ta façon réfléchie et très bien argumentée de te démarquer des avis courants.
    Si j’ai bien lu tu es prof de math et je ne comprends pas comment un type comme toi ne vit pas du cyclisme.
    J’y connais pas grand chose mais mon petit doit me dit que cet un gâchis.
    Ou alors c’est part éthique.(dopage magouille etc)
    Je ne t’ai jamais vu ni rencontrer mais rien qu’à lire tes commentaires tu as une « science cycliste » difficilement égalable.
    Y a bien d’autres intervenants qui s’y connaisse mais c’est pas la même chose.
    En tout cas t’as souvent raison à mon sens.
    Allez assez de fleur…

    Rien à voir mais j’attends toujours mon Trek…2mois c’est long.

    a+

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  • Patrick B
    Soumis le 24 octobre 2008 à 10:45 | Permalien

    Ouh là là…
    Déjà, vivre du vélo sur lé vélo, je n’en avais pas les capacités, physiques et mentales. Probablement quelle que soit l’éthique. Bon, normalement, Roger13 devrait réagir et marquer son désaccord, notamment et peut-être en feignant d’oublier les limites mentales de ces capacités.
    Ensuite, en vivre par un encadrement, manque de volonté à me créer un entregent; à l’âge où ce genre de choses se décident, mon esprit (entre autres) étaient préoccupé exclusivement par les filles et le foot, puis il y a eu les filles et le tennis, et après les filles et le vélo. La paresse aussi. Je me suis posé la question de passer les premiers diplômes d’entraineur il y a, il y a, il y a déjà très longtemps. C’est comme l’agrégation, à force de remettre au lendemain…
    En vivre de la plume, hum. Je rencontre quotidiennement des gens qui la manient tellement mieux que moi, à commencer par Plasthmatic sur ce site, même s’il n’a pas ma culture du vélo, et je ne rencontre pas grand monde… Certes, on lit fréquemment des journalistes dont on se demande bien comment ils ont pu obtenir de telles responsabilités. Ben justement, s’ils ont pu arriver là avec si peu de qualités propres à ce qu’on attend de leur métier, c’est qu’ils doivent en avoir d’autres… certainement pas décelables sur un tel site; je ne dois pas les avoir.
    Méfions-nous aussi des remords, d’autant plus qu’ils peuvent être justifiés. On rate tous des occasions, on rate tous plus ou moins partiellement sa vie, mieux vaut donc savoir regarder dans le rétro en tournant la tête de façon à laisser quelques angles morts.
    Quant à mon métier, je vais te décevoir: je crains que derrière la modification des statuts à venir du fonctionnaire tels qu’ils existent encore France se cachent une révolution culturelle dont je ferais partie des premières charrettes.

    Des fois, ils vont se tromper et t’envoyer le Trek réservé à Armstrong. Tu monteras l’Alpe d’Huez en 37′ et le secret du Boss sera dévoilé! On cherchait une augmentation artificielle des capacités du bonhomme, alors que tout était dans le vélo. C’est si difficile de faire un pas de côté…

    Mille mercis, Bertrand, et ne lâche pas trop la discipline cet hiver; un peu quand même. On attend tous le récit de ton prochain séjour au Bourg-d’Oisans. On peut même envisager de s’y retrouver pour partager un café à l’Alpe.

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  • Bertrand Pivert
    Soumis le 24 octobre 2008 à 1:53 | Permalien

    On rigole de cette tricherie mécanique mais…perso je la garde dans un coin de ma tête. Il est trop serein, je dirai même ils sont trop serein.

    Je ne sais pas si il y a des contrôle en la matière.

    Pour l’entrenaiment mes jambes sont lasses d’attendre et puis ici on a plus vraiment des hivers rigoureux avec des températures de -10 et de la neige. Non c’est pluie, bcp, vent bcp et parfois un peu de neige mais en ville ça ne tient pas du tout.

    Donc dès que j’ai mon (bon) canasson je pédale. Et si je m’en sens capable et prêt je réattaque l’Alpe au printemps prochain.

    a+

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  • plasthmatic
    Soumis le 24 octobre 2008 à 2:06 | Permalien

    Bertrand, à la question : « est-ce que le grand Patrick aurait pu pédaler le temps passé à lorgner du côté des filles au sein d’un peloton professionnel ? », la réponse est : très probablement.
    Deuxième question : est-ce qu’il a râté quelque chose de sa vie ? Bof. On est obligé de chercher une réponse à une question dont on ne perçoit pas le sens ? Eh, c’est pas toi qui l’a posée hein, on est bien d’accord.

    A la sortie de Briançon, il y a le col de Granon. 11,5 km pour 1050 m de dénivelée. Cité un jour par Thévenet comme le plus difficile, avec le Glandon, qu’il ait eu à affronter dans le massif des Alpes. Col magnifique au passage. Pas plus loin que ce dernier été, le grand l’a gravi en 45 min et des poussières. Sans dossard, donc sans le surplus de force mentale et certainement d’adrénaline inhérents à la bagarre en direct, avec pour seules motivations son chrono, et le pique -nique là-haut, à plus de 2400 m, avec une partie de ma petite famille. 45 min, à 43 ans (parce que s’il s’entête à penser qu’il n’en a que 28, les 43, il les a, et ça se voit ! pauvre vieux).
    Si j’ai bien compris, et j’ai bien compris, son pote Roger de ce site se place régulièrement devant le grand Pat en course de côte, montée sèche. Le grand a, lui, indéniablement, des atouts qui en auraient fait au moins un équipier très précieux : il peut enchaîner plusieurs cols comme ça, et il roule comme un boeuf. Oui, un boeuf, à un point tel qu’il casse régulièrement le matériel, haut de gamme, et derrière, la tirelire, bas de gamme. Ce garçon se paye le luxe de s’interdire les séances spécifiques de travail de la force uniquement pour des raisons économiques évidentes !
    Voilà : une masse, une grande taille, un bon grimpeur, un roule encore et toujours … Bertrand, tu te feras ta conclusion personnelle. Et comme le bon sens ne me semble pas, à la lecture de tes interventions, être ton handicap le plus lourd …
    Ah oui, une précision, si des fois elle était nécessaire : ce constat ne contient pas une once de déférence envers mon copain ardéchois, de ce point de vue au moins, je n’ai rien de la Tiphaine et lui du doux Philippe … Patrick te dirait mieux que moi que si je le lui souhaite le meilleur possible, et en ceci il m’intéresse, son niveau cycliste en soi je m’en tape …
    Et ultime précision : ce matin du Granon, pour avoir fait la même-chose la veille (mais beaucoup moins vite) je me suis offert repos et spectacle, trois sauts de puce avec la voiture, et dans le Granon on voit au loin. Vrai de vrai, quand il débouchait, c’était … beau. Tout simplement. Que ça lui plaise ou non. N’importe quel oeil averti, sans aucun besoin d’aucune mesure, pouvait immédiatement apercevoir que là, on était dans une autre dimension de vitesse. D’ailleurs, je ne sais pas si les trois gars qu’il a passés à mi-col (affutés, et manifestement pas des grimpeurs de la dernière pluie), se sont aujourd’hui remis de leur refroidissement. Salaud de Patrick.

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  • Olivier D.
    Soumis le 24 octobre 2008 à 2:33 | Permalien

    Je lis toujours et tous les jours avec plaisir vos commentaires.
    J’ai juste une remarque à faire concernant les difficultés évitées du Tour. Je connais nettement mieux les Alpes que les Pyrénées donc je ne parlerai que des 1ères.
    Pourquoi le Tour n’emprunte-t-il pas le Grand Colombier par son côté le plus dur, qui n’en déplaise à Bernard Thévenet est encore plus dur que le Granon ou même la Glandon même si l’altitude intervient peu là bas ? Et pourtant le Tour est passé un nombre important de fois, au pied ou à quelques kilomètres seulement… Seul le Tour de l’Ain y passe avec les dégâts que l’on sait.

    Autre montée et pourtant le Tour y est passé (en 74 je crois, les historiens me corrigeront peut-être) : la Dent du Chat. Avec une arrivée à Chambéry ça ferait une superbe fin d’étape. Les passages à 15% laisseraient des traces.

    Sinon j’ai tellement été déçu durant des années que le parcours n’emprunte « que » la Colombière côté le Reposoir que je félicite cette fois-ci Prudhomme et son équipe pour faire commencer les coureurs par la côte de Romme. Croyez-moi l’enchainement côte de Romme (en gros c’est 10 km à 9,5%)-Colombière est très difficile. Il n’y a que 6 km de descente entre les 2, évidemment pas de vallée. Et on monte par le côté le plus dur de la Colombière. Cet enchainement est nettement plus dur que le Ventoux même s’il n’y a pas le côté mythique.

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  • Bertrand Pivert
    Soumis le 24 octobre 2008 à 3:47 | Permalien

    En tout cas à la lecture de son commentaire 25 je crois qu’il est aussi modeste.
    Je crois également qu’il fait parite des ces gens précieux qui sont digne dans l’amitié qu’ont leur porte et attentionné dans celle qu’ils nous portent.
    Bref des gars rare.

    Bon je m’arrête je n’ai rien non plus de Tiphaine et apparement lui rien de Gilouuuuu…

    a+

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  • Patrick B
    Soumis le 24 octobre 2008 à 4:43 | Permalien

    Bertrand et Plasthmatic, je suis très flatté de vos commentaires mais je ne sais plus où me mettre. L’actualité cycliste est certes au point mort, mais si on reste sur mon sujet jusqu’au Tour Down Under, j’en connais qui vont regretter les sempiternelles discussions sur le retour d’Armstrong. Donc, je vous arrête. Allez, je vous ré-autorise le sujet après le nouvel an. Hé hé…

    Je me permet quand même de dégoupiller une grenade à l’intention de Roger13, cité dans le commentaire 27 et étrangement absent: je crois qu’à la grimpée du Col d’Izoard du 31 septembre dernier, il aurait cette fois terminé derrière… avec ses cinq ans de plus…

    Bertrand, pour les vieux cinglés de vélo qui pratiquent ce site dans des pays ou région au nord d’Avignon, rouler l’hiver demande une certaine volonté qu’on ne trouve pas aisément tous les jours. Donc, si un néo-cyliste de Belgique se met la pression pour rouler dans le vent froid du plat pays au mois de décembre, il court à la catastrophe. Laisse-donc venir tranquillement le printemps en sortant quelques belles journées d’hiver et en alternant avec d’autres activités plus ou moins physiques, plutôt éloignées des bières.

    Oui, oui, Olivier, comme je l’avais écrit dans le commentaire n°1, je trouve moi aussi la côte de Romme depuis la vallée de l’Arve très difficile et son enchainement par Arâches et la Colombière pour une arrivée juste derrière promet un très beau spectacle, dont on peut espérer que même les meilleurs équipiers type Cancellara et autres Voigt seront exclus. Je parie dès aujourd’hui pour en faire l’étape-clé.
    D’accord aussi avec toi pour les regrets de voir le Tour passer à côté du Grand Colombier (quel que soit le versant), qui enchainé avec le Col de la Biche et le Mont du Chat prometterait beaucoup. Il y a d’ailleurs de nombreuses autres bosses tristement délaissées, en Ardèche (tiens, St-Jean-Roure), dans les fabuleuses Cévennes et d’ailleurs tout le Massif Central, la Corse, l’Arrière-pays niçois (le Col de Vescavo, de Braus, Turini et autres raidars), le Pays-Basque, le Boulonnais (si si), la Bretagne (avec les raidars, pas Cadoudal toute seule), les coteaux du Rhône au sud de Vienne, l’ouest de Paris, le Jura, etc, etc… (en fait sur 80% du territoire!).
    Non, le Tour de France n’est pas le Tour de la France. C’est un périple essentiellement par ses grands artères, avec quelques belles échappées. Je ne le choisirai certainement pas pour un parcours personnel. Trop peur de m’emmerder.
    Bon, oui, j’ai remarqué les quelques bosses avant le Ventoux. Il y a effectivement un progrès par rapport aux dernières approches du Géant de Provence. Au point que l’Etape du Tour en vient à me tenter.

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  • plasthmatic
    Soumis le 25 octobre 2008 à 1:15 | Permalien

    Le profil inversé (de droite à gauche) de l’étape du Ventoux laisse l’impression d’un toboggan à plusieurs bosses. Où chaque descente fournirait l’élan suffisant pour basculer sans effort vers la suivante. Non ?
    L’étape du Tour et l’Etape du Tour se courront « à l’endroit, de gauche à droite » : merde, faudra pédaler.

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  • Patrick B
    Soumis le 25 octobre 2008 à 1:33 | Permalien

    A Oliver, commentaire 28, je me permet de te renvoyer à la toute fin du commentaire 5 du 12 juillet 2007:
    http://laflammerouge.com/lantidopage/

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  • plasthmatic
    Soumis le 25 octobre 2008 à 1:38 | Permalien

    En 2003 (?), tout près de la maison et dans un recoin déserté par la foule, j’ai assisté à la préparation de Philippe Gilbert au cul de la voiture de la FDJ. A distance je précise, plasthmatic essaie de ne pas déranger son prochain. L’étape à venir s’annonçait froide et pluvieuse, et ce fut le cas.
    De ce jeune garçon émanait un charme discret, mais fort puissant. Je me souviens que la jeune dame qui s’occupait de ses jambes (la kiné je suppose) lui demanda s’il préférait une crème chauffante ou pas. Il lui répondit avec un mélange de timidité et de douceur, et cela pouvait contraster (pour un esprit sommaire) avec son statut, centre de toutes les attentions, et donc du monde. Les ondes parlent aussi bien, je crois, que le reste. Il y a des chances pour que ce Philippe Gilbert soit un beau champion, parce qu’un bel humain.
    J’aimerais tellement qu’on ne soit pas CONTRAINT d’en prendre pour pouvoir rivaliser …

    Cela étant, Bertrand, le grand n’a rien de votre Philippe du point de vue de l’âge. Bon, m’est avis qu’il peut lui arriver de bavarder un peu plus aussi … Mais ne va pas te mettre en tête ce que je n’ai pas écrit : il est très beau garçon.
    Ah, là, c’est un message pour lui … il le décryptera aisément.

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  • JOCELYN
    Soumis le 25 octobre 2008 à 3:39 | Permalien

    Tout le monde à raison, les difficultées, les intemperies,ET les coureurs font la course! Souvenons nous de MERCKX et MOSER en 75, le premier a attaqué je crois dans la 1ère bosse du tour, certains favoris ont été surpris, le deuxième attaquait et relançait dans tous les « tas de crottins ». Plus près de nous, lors d’un des derniers PARIS-NICE, une bordure des CSC, et certainement beaucoup d’autres exemples encores peuvent etres cités. Bon, à part ça, je voit qu’on est tous plus ou moins d’accord, le Tour -victime de son gigantisme- reste sur les grands axes. Problème de place au sommet du PUY DE DOME pour l’infrastrucure, trop petites routes dans les arrières pays etc .. Olivier D, tu as raison, c’est 74 pour la « dent du chat », avec un numéro de POULIDOR……..Et une victoire de MERCKX en bas….Tiens , il y avait MM dans sa roue….Je ne commais pas pour ma part aussi bien que vous les montagnes, j’aime pas trop, de plus en vélo cela me gonfle de rouler doucement en souffrant pendant des quarts d’heure et des quarts d’heure, mais quelles étapes il pourrait y avoir dans le massif central? nerveuses, pentues, usantes et plus…….

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  • Patrick B
    Soumis le 25 octobre 2008 à 5:07 | Permalien

    Oui, Jocelyn, il y a des exceptions, parfois la course entre les favoris a lieu là où le terrain semblait ne pas s’y prêter. Mais elles sont si rares qu’il faut gratter sa mémoire pour les trouver. Tu as sorti un bon exemple avec les splendides deux premières étapes belges du Tour 75, un autre viendra de l’étape de la montagne de Reims en 1991. Cela apporte de l’eau à mon moulin: il faut chercher, et on trouve, tiens on avait abordé Reims par les (rares mais réelles) bosses de la région. Quand tu dis « beaucoup d’autres exemples », je crois que tu exagères largement, surtout si on les rapporte au nombre de jours de courses pro.
    S’il est vrai qu’on est là d’accord sur l’essentiel, le fait que le Tour finisse son étape reine par la petite route de Romme et même celle de la Colombière (pour ses trois derniers km) prouve qu’il pourrait très bien, par exemple, traverser les Cévennes par des petits cols comme Solpérière, les Bondons ou Finiels pour aboutir à Alès. Et bien sûr que le succès serait immense. Si vous vous souvenez de la traversée du Gard et de l’Ardèche en 2006, la fameuse étape de Montélimar où Pereiro gagna le Tour grâce à la présence inhibitrice de Landis par la suite déclassé, il n’y avait pas grand monde au bord des routes.
    Reste une réalité: qui regarde les étapes de plaine, d' »archi-plaine »? Et je ne parle pas de laisser la télé en bruit de fond avec un bouquin sur les genoux ou en faisant du bricolage en attendant le sprint.

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  • Erik Zabel
    Soumis le 28 octobre 2008 à 7:48 | Permalien

    @Patrick B :

    Pour la première fois, je suis surpris en découvrant le parcours d’un Tour de France. Les étapes intéressantes arrivent tôt (long prologue, clm/équipe sur une distance heureusement raisonnable, arrivée de la haute montagne dès la 7ème journée), la distance totale en clm individuelle est insolite, et surtout, on aura droit au Ventoux pour la première fois depuis 7 ans, qui plus est la veille de l’étape de Paris.

    Un suspense très bien dosé avec deux étapes clés en première semaine et deux autres après le franchissement des deux massifs montagneux traditionnels. Oui, on n’a plus vu tant d’innovation d’un Tour à l’autre depuis un moment. De toute façon, y en aura toujours pour râler, c’est bien dans l’ère du temps et dans la mentalité des intervenants de ce site. Ta remarque ne me surprend pas. Le dévoîlement du parcours du Tour est toujours l’occasion de râleries, on n’allait pas s’en passer cette année.

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  • Patrick B
    Soumis le 28 octobre 2008 à 8:21 | Permalien

    Oui, Erik, je râle.
    Etre dans l’air du temps n’est a priori ni un défaut ni une qualité, tout comme être dans la mentalité des intervenants de ce site, qui semble toutefois avoir un certain succès malgré nous; n’est-ce-pas?
    Ma remarque ne te surprend pas, ce qui doit signifier que tu commences à connaitre ma mentalité, répétition qui malgré tout ne t’empêches pas d’y revenir.
    Le dévoilement du parcours du Tour est toujours l’occasion de râleries, on y revient encore. Et tu ne m’empêchera pas de râler; moi aussi!

    Parce que je trouve qu’une distance si réduite en chrono est une mauvaise idée, je trouve qu’il manque aussi un chrono en côte, que le chrono par équipes n’a pas sa place dans le Tour, qu’il n’y a aucune bonne raison d’attendre un tiers du Tour avant de le faire commencer (je suis alors profondément pour sa réduction à une dizaine de jours), que la présence d’une difficulté comme le Ventoux la veille de l’arrivée devrait naturellement se produire presque systématiquement sans qu’il y ait à hurler au génie, parce que les petites bosses raides qui engendrerait un spectacle enfin hors de la montagne sont toujours inexistantes, notamment encore et toujours le Massif Central.

    Je vais me répéter, je trouve aussi que le final de l’étape des Vosges et surtout celui de celle du Grand-Bornand sont bien tracés. Et globalement ce parcours me parait un peu plus alléchant que le précédent.

    J’avais râlé, tu l’as fait à ton tour (si si, penses-y bien), je viens d’en remettre une couche. Tu vois, j’aime ça, et je recommencerai jusqu’à ce que Laurent et lui seul m’exclut de ce site, droit que je lui ai toujours reconnu.

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