Qui pour gagner les Mondiaux d’Innsbruck?

La course sur route des Mondiaux d’Innsbruck le dimanche 30 septembre prochain s’annonce comme la course la plus difficile et la plus intéressante de cette fin de saison.

Au menu, 265 kilomètres et près de 4 700m de dénivelé !

On n’a pas vu pareil parcours sur des Championnats du monde depuis Duitama en Colombie en 1995 je pense, et Salanches en 1980.

Je ne vois que Liège-Bastogne-Liège qui offre chaque année un niveau de difficulté et une longueur similaires à ce parcours des Mondiaux. Et logiquement, les coureurs capables de remporter la Doyenne – ils sont peu nombreux – seront logiquement les favoris à Innsbruck. Petit  portrait des favoris qu’on devrait retrouver devant.

Alejandro Valverde. En forme sur la Vuelta, 38 ans, 6 fois sur le podium des Mondiaux, c’est la chance de sa vie de devenir enfin champion du monde sur route.

Julian Alaphilippe. Il a battu Valverde en haut du Mur de Huy, excellent descendeur, s’il réussit à partir dans la dernière ascension on ne le reverra probablement plus…

Greg Van Avermaet. Toujours solide lorsque c’est dur.

Tiesj Benoot. Parce qu’on ne peut pas oublier le vainqueur de la Strade Bianche cette saison.

Tim Wellens. Un autre excellent grimpeur, le 3e leader de cette belle équipe de Belgique qui aura des cartes à jouer pour animer la course.

Thibault Pinot. Parce qu’il fait une bonne Vuelta et qu’il rêve à ce maillot de champion du monde.

Romain Bardet. Il prépare ces Mondiaux depuis plusieurs semaines déjà. Avec Alaphilippe et Pinot, l‘équipe de France aura de quoi répondre à l‘équipe belge!

Primoz Roglic. Très solide coureur.

Michal Kwiatlowski. La meilleure chance polonaise, toujours présent lorsque c’est long et difficile.

Tom Dumoulin. On ignore cependant sa réelle condition actuelle. La sélection néerlandaise comptera également Wout Poels, Bauke Mollema, Wilco Kelderman et Steven Kruijswijk!

Simon Yates. En l’absence de Froome ou Thomas sur ces Mondiaux, les jumeaux Yates seront les meilleures chances anglaises sur un tel parcours.

Miguel Angel Lopez. Réalise actuellement une excellente Vuelta.

Rigoberto Uran. Le circuit lui convient et il monte en condition sur cette Vuelta lui-aussi.

Nairo Quintana. Avec les équipes belge, néerlandaise et française, l‘équipe colombienne est parmi les plus puissantes sur le papier. Que lui restera-t-il cependant après une Vuelta taxante pour lui?

Vicenzo Nibali. Discret sur la Vuelta, le champion italien est habituellement en forme en fin de saison. Redoutable puncheur, il descend à merveille. Sur une bonne journée, il peut le faire.

Bob Jungels. On ne peut laisser de côté le vainqueur cette saison de la Doyenne!

Jakob Fuglsang. Se prépare discrètement, pourra faire un beau duo avec Michael Valgren.

Richie Porte. Il a fait de ces Mondiaux un objectif, après une saison vraiment compliquée pour lui. Mais je n’y crois pas trop.

Les chances canadiennes

Pas compliqué, Michael Woods, qui roule actuellement sur la Vuelta. Deuxième de Liège-Bastogne-Liège cette année, il a prouvé que dans un bon jour, il peut faire quelque chose de très bien sur un tel parcours. Les autres coureurs canadiens seront à son service.

17 Commentaires

  1. Wolber
    Soumis le 11 septembre 2018 à 1:56 | Permalien

    Laurent, ç est étonnant d oublier Wouter Poels. Impressionnant en Angleterre.

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  2. Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 septembre 2018 à 2:30 | Permalien

    Juste: 4700 m de dénivelée pour 265 km, ce n’est pas non plus énorme.

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  3. lbi
    Soumis le 11 septembre 2018 à 2:54 | Permalien

    Ca promet une sacré course!

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  4. Tchmil
    Soumis le 11 septembre 2018 à 3:38 | Permalien

    Ce championnat sera différent d’une classique comme LBL et je ne vois pas un Van Avermaet ou même Alaphilippe tenir, dans l’idéal, la course.

    Déjà il se court par équipes nationales. Le point d’interrogation sera l’entente entre plusieurs potentiels leaders, ce qui peut poser un problème pour l’équipe de France ou de Colombie, pouvant faire face à une petite lutte interne.
    Mais s’il y a entente autour d’une stratégie ces équipes (Colombie, Pays-Bas, Espagne) ont tout intérêt à durcir la course le plus tôt possible en fatigant les hommes de classiques (la Belgique, Alaphilippe) dans le col du parcours. Et ce championnat annoncé depuis longtemps pour « grimpeurs » leur donne l’occasion attendue pour une telle stratégie. Resteront alors les grimpeurs isolés (Porte, Fulgsang, Yates etc…) qui pourront toujours s’accrocher. Alaphilippe étant un coureur « batard » on ne sait pas trop s’il sera capable d’accompagner ces grimpeurs dans ce scénario idéal.

    Il peut aussi y avoir des ententes entre nations (Agrigente), entre les grimpeurs isolés …

    Et tu as raison de dire que l’état de forme de la Vuelta n’est pas forcément un bon indicateur pour tous : Si Pinot semble bien préparer ces mondiaux, Uran, Porte ou Nibali-Aru peuvent aussi très bien courir en-dedans ou monter en puissance. Le Tour de Grande-Bretagne (hormis la pluie) peut aussi être une bonne préparation d’une semaine pour des coureurs comme Poels-Alaphilippe.

    En tous cas, je n’ai jamais été autant en attente pour un mondial que celui de cette année.

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  5. alano39
    Soumis le 11 septembre 2018 à 3:58 | Permalien

    Ce sera une course d’usure et d’opportunisme avec des coureurs qui ne sont pas les favoris qui vont tenter de s’échapper sur les 2-3 derniers tours.
    Aussi difficile de faire une pronostic fiable mais il est évident que l’équipe qui sera la mieux représentée dans les 2-3 derniers tours va disposer d’un réel avantage.
    La Colombie, la France, l’Espagne; la Hollande et la Belgique disposent sur le papier d’équipes qui peuvent se retrouver en surnombre à l’entame des 2 derniers tours.
    C’est dans ces équipes que le vainqueur a le plus de chances d’appartenir sauf dans l’hypothèse d’un coureur au dessus du lot du type Hinault en 80. En 95 l’Espagne était sur représentée et c’est Olano qui avait gagné même s’il n’était pas le plus fort.
    Un scénario avec Bardet qui part dans l’avant-dernier tour rendrait la course débridée car quelle équipe voudrait ramener Alaphilippe?
    Guimard qui est un fin stratège a certainement une idée en tête qui risque de se dérouler en 2 temps: durcir la course avec d’autres équipes qui y ont intérêt (Hollande, Belgique) puis lancer un de ses favoris devant pour obliger les autres à travailler. L’équipe qui va la jouer collectif risque fort de l’emporter. Exactement comme la Quick Step sur LBL cette année où Jungels a profité pleinement du marquage de Alaphilippe qui était le grand favori.
    La France avec Bardet, Pinot et Alaphilippe a une belle carte à jouer si ils décident que ce doit être l’un d’eux champion du monde et non un coureur désigné à l’avance. Il faudra accepter de se sacrifier à un moment donné pour faire basculer la course dans un scénario plus débridé et donc obliger des leaders à s’exposer. Il faut faire venir le danger de plusieurs coureurs pour déstabiliser les adversaires.
    La Hollande a sur le papier la meilleure équipe pour jouer à fond cette carte. S’il faut aller chercher un Wout Poels, Bauke Mollema, Wilco Kelderman et Steven Kruijswijk je souhaite du courage aux poursuivants. Ils vont griller des cartouches.
    Le bon tempo pour attaquer va être le nerf de la guerre. Ni trop tôt ni trop tard.
    Les coureurs expérimentés qui ont une grande science de la course ont un superbe terrain d’expression.

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  6. Edgar Allan Poe
    Soumis le 11 septembre 2018 à 4:56 | Permalien

    Le dénivelé total est un critère certes important, mais il faut regarder le profil avant tout, profil que j’ai du mal à trouver pour l’instant. En effet, les durées d’efforts en côte ne conviendront pas forcément à la même typologie de coureurs. S’agira-t-il, par exemple, d’efforts de moins de 10 minute reproduits un nombre important de fois, ou d’effort d’un quart d’heure et plus, reproduit un nombre fois moins important ?
    Dans les favoris de Laurent, ne figurent pas :
    – Sagan, qui peut passer des bosses courtes – moins d’un quart d’heure – à répétition, même si je n’y crois pas trop.
    – Dan Martin, qui en général, ne prend pas le départ des courses pour faire de la figuration, et qui s’est déjà largement distingué sur Liège-Bastogne-Liège

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  7. mica
    Soumis le 11 septembre 2018 à 6:46 | Permalien

    Je reste sceptique devant le dénivelé total du C. du M.
    Je connais un « tourniquet » sur lequel se déroulait jadis un critérium. 500M de long, quasiment circulaire, constitué, seulement, d’ une descente et d’ une montée de 10m de dènivelé chacunes;
    Pour faire 25o Km il aurait fallu faire 500 tours et l’ on aurait donc atteint un dénivellé de 5000m!
    Le critérium se déroulait sur 180 tours donc avec un dènivelé de 1800m…pas mal pour un critérium et c’ était sans nul doute l’ un des plus rapides de France!
    Je sais, j’ ai conscience que mon exemple est un peu tendancieux …J’ en connais les failles, mais,
    en effet: attendons le profil…

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  8. thierry mtl
    Soumis le 11 septembre 2018 à 8:10 | Permalien

    https://www.innsbruck-tirol2018.com/fileadmin/Races_Courses/Maps/Olympic_Circuit_2018.pdf

    Voilà le profil prévu:

    Six « court » tour de 23,9 km qui inclus seulement la même montée de 450 m.(en altitude)sur 7km. 7,8 % de moyenne.

    Un « long » tour de 31 km qui inclus une montée de 450 m (en altitude) sur 7km et une autre montée (très inclinée) de 300 m. (en altitude) sur 2,8 km. 11,5 % de moyenne.

    La petite montée très pentue (jusqu’à 19 %) sera donc grimpée une seule fois. Mais à la fin du dernier tour, à qqs Km de l’arrivée. Le sommet est a 8km de l’arrivée.

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  9. mica
    Soumis le 11 septembre 2018 à 8:51 | Permalien

    Merci Thierry mtl, cela n’ a bien sur absolument rien à voir avec « mon tourniquet » mais cela je le savais parfaitement.
    Ca à l’ air en effet très difficile, mais bien compliqué avec les grands tours, les petits tours, les cotes que l’ on escalade qu’ une fois…
    Un vrai circuit comme celui de Sallanches paraissait plus « lisible »
    Allez, je suis sur que l’ on va se régaler et les Français peuvent parfaitement être de la fête!

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  10. Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 septembre 2018 à 2:03 | Permalien

    Sur ton lien, Thierry, je crois lire 7,5 km à 5.7% et non pas 7,8%. Ca n’est pas pareil.
    Je persiste. Ce parcours est dur, un beau parcours de championnat, mais ce n’est pas le circuit très dur qui est présenté partout. Les coureurs peuvent y faire une course de mouvement, mais il est tout à fait possible qu’on se retrouve avec un groupe conséquent au pied du raidard final, qui évidemment fera mal mais qui n’est pas pentu longtemps.

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  11. legafmm
    Soumis le 11 septembre 2018 à 5:10 | Permalien

    Après une 1ere partie en ligne d’un peu plus de 80 kilomètres, les coureurs devront escalader 7 fois la côte de 7,9 km à 5,7% (la transition entre le bas de la descente et le pied du col faisant environ 9 km).

    Après ce beau programme, il restera à franchir un mur de 2,8 km à 11,5%, le sommet étant à 8 km de l’arrivée (avec 5 km de descente + 3 de plat).

    Même si le pourcentage du 1er col n’est pas très impressionnant, je serais extrêmement surpris de voir plus de 10 coureurs ensemble au pied du dernier talus.

    7 x 7,9 km à 5,7%, ce n’est quand même pas de la rigolade !!!

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  12. Thierry Mtl
    Soumis le 11 septembre 2018 à 6:21 | Permalien

    Lba
    Vrai
    J ai lu trop vite
    Et cette repetition est donc moins difficile.
    Sagan la passera facilement.
    C’est la dernière grimpe le problème pour plusieurs.

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  13. Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 septembre 2018 à 8:11 | Permalien

    7 km à 5,7%, ça se monte au train à 30 km/h dans ce monde là. En gros groupe bien abritant. Certes répété 7 fois, mais aussi avec de la plaine.
    Je vois 70 coureurs à l’assaut du raidard final. Où ça pètera.
    Je crois Sagan capable de gagner, et je crois que Matthews aurait pu être un belligérant plus que par exemple Porte. Le sélectionneur australien a jugé autrement. C’est lui le pro. Alaphilippe, Van Avermat bien sûr, et pas mal d’autres coureurs ont les moyens de briller sur cette course, comme Valverde, Gallopin, Mollema, Fuglsang, Henao, Rui Costa, Bardet, Rosskopf, Carapaz, Nibali, la liste est longue.
    S’il fallait dégager un nom: Alaphilippe.

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  14. Edgar Allan Poe
    Soumis le 12 septembre 2018 à 4:55 | Permalien

    Peut-être pas 30 à l’heure sur les 2 kms un peu difficiles en milieu de bosse, mais c’est sûr que ça ouvre la porte à beaucoup plus de candidats qu’annoncés initialement.
    Un coureur pro, même « grimpeur moyen » est capable de passer une bosse de 5% sur sa forme du moment dans une course d’un jour, surtout s’il en a fait un objectif.
    Une victoire d’un Sagan « retrouvé » est très crédible. Van Avermaert aussi. Et ça ne sera peut-être pas assez dur pour Bardet, d’ailleurs.
    Je ne voudrais pas être le sélectionneur espagnol qui a un paquet de vainqueurs potentiels dans sa pré-liste.
    Pour la France – et le Canada – ce sera plus facile. Latour out, Alaphilippe semble être la seule véritable chance des français. Je n’ai pas le souvenir d’un Pinot exceptionnel sur des courses d’un jour?
    Je dirais que le profil du vainqueur sera un hybride entre les classiques flandriennes, les classiques ardennaises mais aussi le tour de Lombardie.
    Encore un truc pour le vieil espingouin, quoi !

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  15. legafmm
    Soumis le 12 septembre 2018 à 4:38 | Permalien

    Je vous trouve bien optimiste pour des types comme GVA ou Sagan …

    On verra qui aura raison dans 18 jours, ce n’est pas la peine de débattre plus longtemps, on n’arrivera pas à se mettre d’accord.

    On peut organiser un sondage avec le « rating » du commentaire

    Ceux qui pensent que le parcours (la bosse de 8 km à 5,7%) va faire son oeuvre et qu’il n’y aura plus grand monde groupé avant la dernière bosse votent « pouce en l’air »

    Ceux qui pensent au contraire que les 7 ascensions ne vont pas faire une grosse sélection votent « pouce en bas »

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  16. françois
    Soumis le 18 septembre 2018 à 2:24 | Permalien

    il y a 8 bornes d’ascension à chaque fois, dont 4 à plus de 6%, avec des courts passages à 9 ou 10.
    A effectuer 7 fois…
    Il y aura fatalement de la bagarre, car toutes les équipes n’auront pas intérêt à attendre la dernière bosse.
    Dans les deux derniers tours, ça va sauter de partout, ne vous inquiétez pas, surtout si le mauvais temps s’en mêle.
    Et la dernière bosse, c’est 10/12 minutes d’efforts, très durs, avec un effet d’aspiration quasi nul.
    Tout cela est plus difficile que le tour de Lombardie.
    Donc pas pour pur puncheur, surtout avec ce qui précède.
    Donc, à mon avis, oubliez Sagan, GVA et consorts, c’est pour pur grimpeur ou homme de grand tour ce circuit. Même alaphilipe, je le vois difficilement arriver au pied du dernier col avec les meilleurs, Yates, Quintana, Mas, pinot, Dumoulin, Lopez ou Valverde.
    Ou alors très affaibli, et il sautera dès les premiers hectomètres.

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  17. alano39
    Soumis le 18 septembre 2018 à 3:18 | Permalien

    Sur un tel parcours ce sont les coureurs qui vont avoir l’influence déterminante. Le parcours donne un parfait terrain d’expression pour les grimpeurs et coureurs complets endurants. Si des équipes décident de durcir la course alors il y aura une sélection par écrémage et sur le dernier tours seuls quelques coureurs joueront la gagne. Mais ça implique que dans ces équipes un scénario soit bien établi, que tous les coureurs y adhèrent et mettent de côté leurs egos surdimensionnés au profit du collectif. A l’inverse si aucune équipe durcit la course une échappée ou un contre risque d’aller au bout. Il faudra à un moment qu’un coureur protégé accepte de se sacrifier.
    5 équipes (France, Hollande, Espagne, Colombie, Italie à un degré moindre avec un Nibali dans le flou) ont intérêt et les moyens de durcir la course car elles disposent de leaders capables de jouer à la pédale la gagne sur le dernier tour. Les autres équipes vont miser sur des individualités et tactiques opportunistes car elles ne disposent pas d’un collectif assez fort (Pologne, Slovaquie, Australie, Russie, Luxembourg, Grande Bretagne sans Thomas et Froome). La Belgique avec une équipe forte reste une interrogation car aucun de ses leaders ne semble se démarquer. Ceci dit, avec son collectif elle aurait les moyens de durcir la course.
    La réponse est donc dans le comportement de ces 5-6 équipes qui si elles prennent la course en main peuvent effectuer cette sélection à l’usure. Donc ce sera soit une course ouverte et débridée avec des leaders qui vont se regarder soit une course cadenassée avec les meilleurs qui vont s’expliquer dans les 2 derniers tours. En fin de saison avec nombre de coureurs fatigués il est difficile de faire une prédiction.
    Rappelez vous le mondial 1994 avec le travail d’usure de l’Italie et de la France (à une moindre mesure) qui avaient durci la course. A la fin le podium est somptueux avec Leblanc, Chiappucci et Virenque. Il faudra s’inspirer de cette tactique de course pour espérer voir les tous meilleurs s’affronter sur le dernier tour. Mais pour ce faire il faut qu’au moins 3 équipes décident de durcir la course car 265 bornes c’est long et une seule équipe voire 2 équipes ne peuvent pas faire le job.
    Il appartient à Guimard de faire adhérer ses coureurs à cette tactique autrement nos chances de succès seront bien minces. Ceci dit, même à la pédale il n’est pas dit que Alaphilippe, Pinot ou Bardet aient les moyens de battre Yates, Dumoulin, Jungels ou Lopez. Ca reste une course d’un jour avec tous les aléas que ça implique.

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