Quelques brèves

1 – Championnats du monde 2015. L’Association Cycliste Canadienne (ACC) vient d’ouvrir son appel à candidature pour l’organisation des Mondiaux 2015 de cyclisme. Les comités organisateurs ont jusqu’au 7 novembre pour déposer leur dossier qui doivent respecter les critères et normes imposés par l’UCI. La candidature retenue sera rendue publique le 10 décembre prochain par l’ACC qui soumettra ensuite le dossier à l’UCI. Cette dernière annoncera la ville hôte des Mondiaux 2015 à Copenhague l’an prochain, lors des Championnats du monde 2011. 

Rappelons que jusqu’ici, le Canada a organisé deux Championnats du monde de cyclisme sur route: Montréal en 1974 (et non 1975 comme le prétend le communiqué de l’ACC) et Hamilton en 2003. Eddy Merckx et Igor Astarloa avaient été sacrés Champions du monde à ces occasions.

Évidemment, il est à prévoir que l’équipe de Serge Arsenault, organisateur des épreuves ProTour au Québec en septembre dernier, proposera le dossier de Québec (la ville). Ca devrait passer comme une lettre à la poste à la fois à l’ACC et à l’UCI. 

2 – Démentiel, le Giro 2011. Le parcours a été dévoilé dimanche dernier à Milan en présence de quelques pointures du cyclisme italien, Basso et Nibali en premier lieu bien sûr. On veut visiblement marquer les esprits pour marquer les 150 ans de l’unité italienne. Ca va aussi marquer les coureurs je pense ! Pas moins de 7 arrivées en altitude au programme!

Au menu donc, un parcours étendu, de la Sicile aux Dolomites, sur 3496 kms (3471 au Tour de France). Le Giro partira de Turin le 7 mai prochain, via un clm par équipe de 22 kms, question de mettre tout le monde en jambe. Les premières difficultés surviendront avant même la montagne, soit lors de la 5e étape. Le directeur de l’épreuve, Zomegnan, a en effet eu la bonne idée de ré-éditer son succès du Giro 2010 sur les "routes blanches" ("strade bianche"), ces routes de terre que les coureurs avaient dû emprunter lors de la 7e étape courue sous la pluie et qui avait donné ces images si spectaculaires. Ensuite, les difficultés s’accumulent: deux ascensions du Mont Etna, en Sicile, lors de la 9e étape, puis une succession d’étapes difficiles dans les Dolomites : final en haut du Grossglockner en Autriche puis, le lendemain, en haut du Zoncolan. Passage ensuite au Giau, à la Marmolada puis un clm en montagne, au Plan de Corones ! Mais ce n’est pas tout: le clou viendra lors de la 20e et avant-dernière étape vers Sestrières avec l’ascension du col de la Finestre, dont les derniers kms sont en terre battue. Savoldelli, à la peine face à un DiLuca déchainé (et dopé!) en 2007 avait sauvé son Giro dans la descente du col…

Ha oui ! et le dernier jour, clm individuel de 32 bornes, question de bien finir en beauté ! À côté de cela, le Tour de France fait limite pas sérieux ! Et parlant de pas sérieux, Zomegnan a déclaré "Ricco manque au Giro" puis, dans la foulée, que DiLuca avait "sali le Giro"… Y’a pas à dire, en Italie, on a le sens du spectacle…

3 – Campagnolo. Le prototype d’un groupe électrique avance doucement. On ne voit pourtant pas trop l’utilité "grand public" d’un tel système dans une ère de lutte sans merci au moindre gramme… Mais bon, c’est une affaire de marketing maintenant, question de prouver à la face du monde que Campagnolo peut toujours faire aussi bien, sinon mieux, que Shimano…

4 – Pool de cyclisme. Merci de tous vos commentaires, que je pèse et pondère. Pas simple tout ca. Le règlement est clair: tout coureur positif au contrôle se verra exclu du jeu, et ses points de l’année retirés. Et Contador est positif au contrôle… c’est un fait incontestable. Suspendu aussi. Mais pas encore juridiquement et légalement coupable…

10 Commentaires

  • Batrick P
    Soumis le 27 octobre 2010 à 1:57 | Permalien

    Salut Laurent

    Petites rectifications.
    1) Le clm (partiellement) en côte du Giro n’aura pas lieu au Plan de Corones mais à Nevegal. C’est beaucoup moins dur, et ne devrait durer qu’une petite demi-heure moins propice à faire des écarts.
    2) L’arrivée autrichienne ne sera évidemment pas au sommet du Grossglockner (déjà difficile d’accès avec un piolet et des cordes!), et, trève de plaisanterie, ni au sommet de la route et c’est bien dommage car le Hochtor Pass et ses 2500 auraient offert un grand spectacle, mais à la station de ski de Kasereck à 1930 m. Les 600 m de dénivelée depuis Heiligenblut sont très durs et seront déjà une belle épreuve, mais il est regrettable qu’on n’ait pas profité du (très rare) passage en ces magnifiques lieux pour jouir de cette fabuleuse montée qui reste parmi mes plus beaux souvenirs de cyclotouriste. Le jeune Rik Van Looy s’y révéla dans un Tour d’Autriche; un très bon grimpeur, celui-là.
    http://www.salite.ch/hochtor.asp?

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  • Yannick
    Soumis le 27 octobre 2010 à 3:42 | Permalien

    salut

    en effet le giro fait rever cette année , et sera sans auqun doute spectaculaire.
    probleme : on entendait parfois quelques coureurs ou suiveurs du cyclisme pro ,justifier l’emploi du dopage au vu de la difficulté des parcours (tour ,giro …)
    comment croire alors a la probité des coureurs et surtout vainqueurs de ce giro 2011.
    Ne faudra t’il pas a l’avenir que les fans de cyclisme ne se resolvent pas à profiter du spectacle avec des yeux d’enfants emmerveillés mais naifs
    a+

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  • max
    Soumis le 27 octobre 2010 à 5:30 | Permalien

    De toute façon, faire un parcours plus facile n’éradiquera pas le dopage non plus. Pire, il limite les facteurs pouvant entraîner des défaillances imprévues, et on se retrouve comme au tour de Californie cette année avec un peloton qui ne parvient pas à se départager autrement qu’en CLM.

    C’est bien que le giro réédite les strade bianche: ça rajoute des éléments à maîtriser, ça privilégie des coureurs qui ne sont pas forcément privilégiés d’habitude, et puis ça valorise un patrimoine. Le tour devrait peut-être s’en inspirer, banaliser les pavés, ou varier les difficultés en mettant quelques chemins du tro bro leon au menu par exemple.

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  • Durieu jean-michel
    Soumis le 27 octobre 2010 à 7:48 | Permalien

    Rick Van Looy grimpeur? ah bon, je l’ai connu plutôt sprinter…
    Pour le pool 2011(si, si), si on côte les Contador, Schlek,Basso, Vino, Cancellara (vélo d’or 2010!) etc 500 points, nos équipes de 9, avec forcément des jeuneots, auront fiere allure.

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  • Cyclick
    Soumis le 27 octobre 2010 à 9:37 | Permalien

    Un Giro difficile l’an prochain ? Il n’y qu’à bien se charger, et hop, le tour est joué! (désolé pour le jeu de mots, —> »…le tour (Giro) est joué! »<—).

    Trêve de plaisanteries et changement de sujet.

    Laurent, pour le pool et le problème Contador, tu n'as qu'a faire deux classements finaux. Un incluant Contador, et l'autre sans Contador. Bien évidemment, celui sans Contador étant l'officiel… 🙂

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  • toutouille26
    Soumis le 27 octobre 2010 à 2:42 | Permalien

    cancellara velo d or pour ses victoires a mobilette

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  • Batrick P
    Soumis le 28 octobre 2010 à 1:37 | Permalien

    Oui, « mon petit Jean-Michel », le Rik Van Looy que tu as connu t’avait caché une de ses qualités, car il fut aussi un très bon grimpeur. Oh, pas de taille à rivaliser avec Federico Bahamontès ou Raymond Poulidor, mais un redoutable escaladeur qui, en plus de ses autres qualités, faisait dire à Jacques Anquetil qu’il était son principal adversaire sur le Tour 61 je crois. Ses chevauchés dans le Passo Gavia et dans la grande étape du Giro par-delà les cols du Grand St Bernard, de la Forclaz et du Petit St Bernard: http://patrick.bernard.over-blog.com/article-les-grands-cols-des-alpes-7-suisse-valais-40752632.html
    Et oui, 4ème du montagneux Giro 1959, à une minute du deuxième Jacques Anquetil!

    A l’époque, il n’y avait pas toutes ces étapes et autres courses s’achevant par de longues lignes droites sur routes très larges et les sprinters devaient posséder des qualités aérobies que n’ont plus les acrobates actuels. Un Mark Cavendish aurait été un piètre routier, tout juste bon pour quelques courses de février sur la Côte d’Azur et à peine plus. Il y a là un changement essentiel, organique, dans la physionomie du cyclisme et des coureurs, et jusqu’au niveau amateur, dont la plupart des organisateurs sont par facilité à l’origine: la facilité du choix des routes d’entrée dans les villes étapes. Le Tour est particulièrement faible de ce côté là depuis 20 ans. Le Giro a relevé la tête mais la Vuelta a suivi l’exemple de la Grande Boucle.

    Mon intervention sur Van Looy était un brin provocatrice, dans le sens « provoquer une réaction ». Une réaction qui nous sorte des sempiternels échanges sur le dopage.
    J’approuve les discussions sur le dopage tant qu’elles ne sont pas le fait de la facilité, qu’elles ne sont pas une fuite vers des poncifs… faciles. On y tombe souvent.

    Le parcours du Giro 2011 abordant les pentes somptueuses du Grossglockner où en leur temps se révélèrent deux gamins, Rik Van Looy et Charly Gaul, profitons-en pour nous élever un peu. Et sortir des sentiers balisés. Le cyclisme est riche, tiens, l’histoire du Tour d’Autriche, je serais preneur.

    Dans le bel article sur Charly Gaul du site SportVox, on constate que Rik II avait aussi le sens la formule.

    « Lors d’un Tour d’Italie, Rik van Looy a commencé l’ascension du Stelvio avec huit minutes d’avance sur le peloton des favoris, quand soudain un coureur l’a dépassé en prenant le virage à la corde et l’a laissé clouer sur place!… Van Looy n’en revenait toujours pas et déclarait, après la course, à la presse italienne: «Gaul a été très impressionnant sur la pente du Stelvio! Il faisait plus de rotations à la minute que je suis capable d’en faire, l’hiver sur mon home-trainer, à l’entraînement dans mon garage!… Et le tout en souplesse avec une facilité incroyable!» »

    A l’italienne!

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  • nikkos
    Soumis le 28 octobre 2010 à 5:38 | Permalien

    Batrick P > Commentaire très sympa qui nous sort, effectivement, des sempiternels échanges habituels. Merci.

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  • nikkos
    Soumis le 28 octobre 2010 à 5:42 | Permalien

    Batrick P > Je m’aperçois que j’ai repris sans le vouloir l’adjectif « sempiternels » que tu as utilisé juste avant. Ce n’est pas mon genre de chiper les mots rares des autres. Je réclame donc mon droit à échanger mon « sempiternels » par « fréquents ». Merci 🙂

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  • legafmm
    Soumis le 28 octobre 2010 à 8:48 | Permalien

    Un giro difficile, très difficile, avec des transfert preque tous les jours, les coureurs vont faire 3500 km à vélo et presqu’autant en bus après et avt les étapes.

    J’espère que les derniers km des rares étapes de plaine seront digne d’une gde course pas comme en 2010 où c’etait du grand n’importe quoi (j’ai vu 1 seul vrai sprint l’année dernière).

    Les strade bianche c’est super, ça rompt les habitudes des coureurs et bouleverse les tactiques, en espérant que que le temps ne soit pas trop moche pour les coureurs,

    sinon 3 arrivées en altitude consécutives (Grossglockner – Monte Zoncolan – Gardeccia Val di Fassa), ça me parait indigeste et rébarbatif, il manque une arrivée au bas d’une descente qui est tjr très spectaculaire.

    L’enchainement Monte Crostis – Monte Zoncolan doit être le plus difficile de l’histoire récente du vélo.

    Il risque d’y avoir bcp d’abandons au soir de la 12e étape, les sprinters n’auront alors plus aucune raison de passer un jour de plus dans la botte, je suis pas fana des sprints mais faut pas abuser non plus.

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