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Quel est le Tour parfait ?

Régulièrement, ce débat revient. Cette année, il a été alimenté par un Giro déséquilibré, trop dur, trop montagneux. Durant l'été, son directeur, Zomegnan, a d'ailleurs été remercié de ses services. Les coureurs qui étaient devant en Italie en mai ont été cramés pour le reste de la saison: Contador et Gadret sont des exemples éloquents.

Récemment, une fuite permettait d'entrevoir ce que pourrait être le prochain Tour de France. La tendance actuelle en est une de réduction des contre-la-montre, d'une gestion des étapes de montagne pour laisser davantage de place à des étapes dites accidentées, susceptibles, selon les organisateurs, de dynamiser la course. Voeckler en a d'ailleurs bien profité cette année. 

Quel est donc le Tour parfait, équilibré, susceptible d'entretenir le suspense et de donner des chances équitables aux différents grands leaders pour s'exprimer ?

Chacun aura son opinion sur le sujet. Voici la mienne.

Pour moi, le cyclisme est un sport avec plusieurs disciplines: le contre-la-montre (individuel et par équipe), la montagne, le sprint, et l'échappée. Un grand tour, épreuve de trois semaines, doit refléter cette diversité des genres car son vainqueur est souvent présenté comme le meilleur coureur cycliste du monde. 

Le prologue est nécessaire, maximum 8 kms. Grand cirque médiatique certes, il permet de "lancer" l'épreuve, présenter les coureurs dans un contexte spectaculaire, rapide, et permet aussi d'attribuer un premier maillot jaune. J'ai toujours aimé, pour ma part, de voir se présenter le vainqueur de l'édition précédente avec le maillot jaune sur le dos, comme s'il disait à tout le monde "c'est moi le vainqueur sortant, faudra venir me le chercher, ce maillot".

Un contre-la-montre par équipe est aussi nécessaire car unique en son genre. Mais pas trop long, pour ne pas bloquer la course, voire la fausser. Pas trop court non plus, comme en 2011 (24 kms!), car ça ne rime à rien. Une distance autour de 40 bornes apparait raisonnable. La présence d'une telle épreuve présente également l'avantage de compliquer le choix des coureurs qui feront le Tour dans les équipes !

Enfin, trois autres contre-la-montre sont souhaitables selon moi, mais toujours assez courts. Le premier interviendra à la fin de la première semaine, le deuxième en côte à l'entrée du 2e massif montagneux et le troisième lors de la 20e ou 21e et dernière étape sur les Champs Élysées. 

Le premier clm en fin de première semaine est souhaitable car s'il ne change pas drastiquement le général, il exige des principaux leaders de se dévoiler. Évidemment, ce clm ne doit pas être trop long, pour ne pas donner un avantage indu aux grands rouleurs (comme la montagne ne doit pas être trop difficile, pour ne pas donner de chances indues aux grands grimpeurs). 45-50 kms est une distance maxi.

Le deuxième clm touche une autre discipline du cyclisme, le clm en côte. Il faut qu'il soit court là encore (maxi 25 kms) et placé à l'entrée du 2e massif montagneux visité. Spectaculaire et toujours d'un grand intérêt pour le public, il ne donne autre choix qu'aux principaux protagonistes pour la gagne de se dévoiler à fond et permet de brasser les cartes au sortir du premier massif montagneux.

Le dernier clm, court encore une fois (maxi 40 bornes) est le dernier rendez-vous de l'épreuve, la veille ou le jour de l'arrivée. Une ultime chance de faire la différence… si une poignée de secondes sépare les deux ou trois premiers du général.

Total, pas moins de 5 contre-la-montre, mais tous assez courts. Reste quand même encore 16 étapes en ligne. De ce nombre, cinq seront en montagne, mais des étapes encore une fois assez courtes, maxi 180 bornes, dont quelques unes tournant autour de 110-120 kms. Les étapes de montagne trop longues font peur aux coureurs (surtout en fin de Tour) qui, souvent, "bloquent" la course sur les deux ou trois premiers cols, ce qui est moins intéressant.

Les 11 autres étapes seront réparties entre des étapes accidentées et plates, dont cinq ou six présenteront des chances raisonnables de se terminer au sprint. Il en faut pour tout le monde et le sprint fait partie intégrante du sport cycliste.

Ce grand tour ressemble beaucoup aux Tours 1989 et 1990 qui, chacun, ont généré une très belle course. Le Tour 1989 est souvent dépeint comme la meilleure édition depuis la création du Tour de France en 1903. 

Je suis d'avis que le Tour de France actuel ne donne pas assez dans la diversité des genres: pas de clm en côte, pas de clm par équipe. Ces disciplines font pourtant partie intégrante du cyclisme. On regrettera au passage la disparition, depuis plusieurs années déjà, du 100 kms par équipe aux JO…

La haute montagne y semble également moins présente: 2 étapes dans les Alpes, 2 dans les Pyrénées. Il en manque au moins une selon moi !

Bref, comme dans beaucoup chose, c'est l'équilibre qui est recherché ici. Un grand tour équilibré doit donner une chance raisonnable à un grand grimpeur qui roule aussi de gagner, de même qu'à un grand rouleur qui passe également la montagne. Il doit aussi présenter un équilibre dans les diverses disciplines du sport cycliste.

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11 Commentaires

  1. Dan Simard

    Bonne perspective Laurent. Je crois que ce qui contribue grandement au choix des étapes est le coté monaitaire, comme on dit « money talks ». Les commanditaires, chaînes télé (cotes d’écoute) et villes hôtesse d’étape on certainement leur droit de vote.

    Ce qui est dommage avec les CLM, c’est que les ténors calculent à la seconde près combien de temps les distanceront à l’un ou à l’autre ce qui endort les étapes précédant le CLM pour « s’en garder ». S’il y en aurait 5, alors ça risque de tout être centré autour de cela.

    En tant que spectateur, limité à la télé ou web dans mon cas, je ne trouve pas les CLM très excitants.

    Ajouter plus de pavé, voire même quelques étapes en boucle urbaines spectaculaires comme pour la course de Québec mais plutot 3 boucles dans une ville et puis on enchaîne avec une autre succession de bloucles dans une ville voisine.

    A-t-on déjà penser enchainer CLM individuel 40km se terminant par un col, genre tout le monde change de bécanne au pied de l’Alpe d’Huez? 🙂

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  2. Thierry Lemaire

    Pour moi, un bon tour, c’est n’importe lequel des trois grands tours 2011. Italie, France, Espagne, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant de spectacle que cette année. Franchement, pour 2012, je reprendrais exactement les mêmes parcours 🙂

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  3. Chris

    Personnellement, je pense que 5 contre la montre, même cours, c’est trop. J’ai été trop déprimé durant l’ère Indurain pour avoir envie que cela recommence! Si un rouleur est vraiment supérieur aux autres, il écrasera tout.

    Si une équipe est supérieure, son leader obtiendra un important avantage facilement si le contre la montre par équipe est trop long. De nombreux leaders perdent le Tour suite au contre la montre par équipe.

    Quand un contre la montre a lieu à la fin de la première semaine, plusieurs autres leaders perdent le Tour à ce moment. Bref, il n’y a déjà plus de course avant même de commencer la montagne! C’est ce que l’on a trop souvent vu, même si ces dernières années on a eu de la chance car les coureurs avaient des niveaux assez proches.

    Je trouve aussi vraiment ennuyeux ces premières semaines où la course se réduit à 30 secondes de sprint. Ok, il en faut pour les sprinters, mais comme pour les rouleurs, il ne faudrait pas exagérer. Rendre certaines étapes de plat plus indécises serait facile. Par exemple, quand le Tour passe en Bretagne, il prend les grandes routes (quasiment des autoroutes), toutes droites et plates. Juste à coté, sur de belles routes également, se dressent des routes plus casse-patte avec quelques cotes bien saignantes. Ne serait-il pas impossible un jour de les emprunter?

    La montagne c’est bien, mais pas trop. Il faut favoriser l’intelligence de course. Sinon là-encore le plus fort de la discipline écrase tout. Rappellons-nous de Armstrong que je n’ai jamais vu attaquer de sa vie avant la dernière ascension!

    Bref, selon moi, le meilleur parcours privilégiera les parcours difficiles, types classiques et moyenne montagne, avec des sections pavées. Ce sont mes meilleurs souvenirs (étape de Saint-Etienne en 1989, Mende en 1995, Liege aussi en 1995, sans doute la seule fois de sa vie ou Indurain s’est retrouvé à l’avant sur une étape de plaine! L’étape pavée du Tour 2010 aussi reste un moment fort, ce fut la meilleure étape de cette édition).

    Si on veut un beau tour, il faut aider les baroudeurs, style Jalabert ou Voeckler. Sinon les favoris attendent les grands rendez-vous, les sprinters attendent le sprint, les équipes contrôlent et il ne se passe rien. Mais il faut croire que les intérêts des équipes et économiques passent avant celui des spectateurs et le spectacle.

    Des circuits urbains peuvent aussi beaucoup apporter. Je me rappelle du circuit à Barcelone lors de la Vuelta 1995. Quelle course!

    Également, ce serait sympa qu’il y ait plus de maillots distinctifs. Je me rappelle du Combiné, bariolé de jaune, de pois rouges et de vert! Dommage qu’il n’existe plus!

    Concernant le maillot vert, il est clairement attribué au meilleur sprinteur, et cela n’est en rien un classement de la « régularité », ce qu’il est sensé être. Ce serait bien de créer un tel classement. D’excellents coureurs se démarqueraient. Gilbert cette année aurait pu le remporter.

    J’ai d’autres idées mais je n’écrirai pas ici un roman!

    Bravo pour cet excellent blogue et bonne continuation!

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  4. schwartz patrick

    ok Thierry Lemaire
    cette année, il est vrai, nous avons eu du spectacle mais avec beaucoup de montagne; il faut faire attention, ne pas trop durcir le parcours,gare encore et encore au dopage même si ceux sont les coureurs qui font la course ; deux étapes alpines, deux pyrénéennes, trois contre la montre dont 1 course de côte, 1 contre la montre par équipes , 1 étape un peu cassante (pavés), trois plates pour les sprinters (je ne vois vraiment pas pourquoi ceux sont toujours les sprinters qui ramènent le maillot vert à Paris !) et un gros paquet d’étapes en moyenne montagne type Vosges ou Massif Central, qui privilégient l’attaque et la tactique où les grimpeurs-rouleurs et les puncheurs-sprinter sont à la fête !et deux journées de repos sous surveillance car c’est là que certains vont se changer les globules …

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  5. dans le 1000

    Pour ma part, j’opterais pour la configuration suivante.

    Premièrement, le prologue. Indispensable pour les raisons que l’ont connais.

    Pour la première semaine, j’incluerais des courses au profile  »facile » comme d’hab, adéquates pour échappées et sprinteurs. À la différence que dans cette première semaine, j’incluerais impérativement une étape qui serait identifié comme étant une classique.

    Par exemple, l’étape 5 serait identifié par une petite icône comme étant une  »classique ». Nous y retrouverions un parcours réunissants des éléments essentiels aux courses de début de saison en Belgique, un peu à l’image de l’étape de pavé qu’il y avait eu sur le Tour 2010. Bien sur, celle-ci ne serait pas aussi longue qu’un Tour des Flandres mais cela permettrais de durcir la course par échantillonnage, de faire une première sélection, dans un moment du Tour où il y a habituellement peu d’action et un classement général très très peu chamboulé.

    Cela forcerait peut-être les ténors du classement général à venir prendre un peu d’expérience sur certaines courses typiques de début de saison afin de paufiner leur préparation à juste titre, au grand plaisir des spectateurs!

    Je n’incluerais qu’un seul long contre-la-montre individuel, qui serait placé en étape 8 ou 9, pour venir clôturer la première semaine. Celui-ci tournerais autour des 50 kilomètres.

    J’enchaînerais avec trois étapes de moyenne montagnes, suivis d’une ou deux étapes de transitions permettant peut-être un suspense innatendu. J’ai remarqués que les étapes de moyennes montagnes avaient énorméments dynamisées la course ces dernières années. Nous avons souvents vue des leaders en difficultés sur ce type d’étape car plus de coureurs sont encore à l’avant pour tenter de faire exploser la course.

    Il y aurait ensuite  »seulement » quatre étapes de hautes-montagnes mais dont les arrivées seraient toutes en altitude. Je ne suis pas fan des arrivées à 40 kilomètres suivant la dernière montée.

    Il pourrait aussi y avoir une cinquième étape de haute-montagne mais uniquement sous la forme d’un contre-la-montre en côte, qui tournerait autour des 15 kilomètres.

    Je placerais donc la dernière étape de montagne la veille de l’arriver à Paris, pour remplacer le CLM habituel.

    En résumé:

    – Le Prologue
    – 4 étapes de plaines
    – La classique
    – 3 étapes de plaines
    – Le CLM 50km
    – 3 étapes de moyennes-montagnes
    – 2 étapes de transitions
    – 4 étapes de haute-montagne avec arrivés en altitudes
    – Une étape de CLM en côte +- 15km.
    – L’arrivé sur Paris.

    La raison pour laquelle je placerais le seul CLM standard avant la montagne, serait pour éviter justement que les bons coureurs contre-la-montre se contentent uniquement de suivre au vue de leurs calcules sur la potentielle avance qu’ils pourront aller chercher la veille de l’arrivé. Par exemple, si un Cadel Evans possède 4 minutes d’Avance sur Schleck après le CLM de milieu de Tour, il devra se montrer plus créatif et plus réactif lors des étapes clés. Ce sera alors à lui de gerer cette précieuse avance durant la montagne plutôt que de la jouer  »déficite 0 » jusqu’au CLM de fin habituel.

    J’espère que mes explications sont compréhensives pour tous 🙂

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  6. Marmotte

    D’accord avec Thierry pour l’intérêt de la course en France et en Espagne. Pour le Giro, ok pour l’attrait sur papier et à la télé du parcours, mais pour la course, on repassera. Contador était tellement seul au monde dans cette course qu’il aurait pu gagner 1 étape sur 3 s’il l’avait seulement voulu. Le Giro de cette année a versé dans l’excès de la haute montagne.

    Je suis presque d’accord avec Laurent. J’opterais pour un prologue de 6-7km technique à souhait.

    Un clm standard de 40-50 bornes idéalement au moins un peu ondulant.

    Un clm par équipe pas trop technique (risque de chute).

    Un clm de montagne court.

    Ça fait quatre.

    D’accord pour 5 étapes de montagne, avec chaque année un focus sur soit les Pyrénées soit les Alpes (2 étapes dans les unes, trois dans les autres, en alternance).

    Pour le reste, je séparerais à égalité entre des étapes de sprint et de baroude, dont ces dernières inclueraient au moins 2 étapes de classique. Pavés, courtes montées sèches, passage dans les Flandres ou les Ardennes au besoin.

    Enfin, je créerais un nouveau classement, basé sur la position du coureur dans chaque étape. Le vert est re-devenu le maillot du meilleur sprinter avec les nouvelles règles. On pourrait en créer un où l’on additionne le classement de chaque coureur, sur chaque étape. Le pointage le moins élevé (i.e. le meilleur positionnement global) gagne le maillot à chaque jour et à la fin. Il y aurait peut-être un autre enjeu à la fin des étapes sur plaine que seulement rester devant pour éviter la chute. Ça donnerait aussi de quoi piocher pour les coureurs complets mais toujours coincés dans les 10-30 premiers au général et qui finalement ne compétitionnent pour aucun enjeu sérieux.

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  7. Thierry Lemaire

    @Patrick Schwarz :
    Trop facile d’accuser le parcours d’inciter au dopage. Le 100m en athlétisme est l’épreuve la plus facile en soi (c’est tout plat et pas très long) et connait tout de même son lot de tricheurs. Et quand les organisateurs du Tour ont ajouté une journée de repos pour rendre l’épreuve un peu moins dure, c’est devenu le moment privilégié pour les tricheurs de recharger les batteries pas des transfusions.

    @Marmotte :
    Contador a écrasé le Giro, mais ce n’est pas pour ça que c’était ennuyeux. Dans la grosse étape de montagne, il était devant, mais il n’en menait pas large. En tout cas, espérons qu’il se prendra enfin ses deux ans de suspension réglementaires.

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  8. schwartz patrick

    @ Thierry Lemaire

    Mais le dopage concerne aussi les épreuves courtes en vélo, clm ou vitesse piste, avec epo pour les uns et anabolisants pour les autres,la piste étant,il est vrai, moins productrice de cas de dopage (moins d’épreuves aussi).Il y a des produits dopants qui concernent directement et surtout la performance elle même et les produits dopants de « récupération » qui permettent de se retaper et de continuer l’épreuve;je maintiens que si certains coureurs qui ont recourt régulièrement au dopage se retrouvent dans une épreuve encore plus difficile, la tentation « d’en prendre » ne sera pas moindre; mais je sais combien ce débat « polémique » est inextricable et éternel …

    Pour les journées de repos, c’est bien ce que je dis,c’est l’occasion pour certains de se changer les globules sous couvert de sympatique visite familiale.

    Et pour l’étape (type classique, pavés), nous semblons tous assez d’accord, çà fait partie du patrimoine cycliste;les coureurs qui préparent la saison au soleil pour courir au soleil peuvent aussi se faire secouer les mollets et les neurones une fois l’an comme les flamands(que je respecte le plus),1 étape en trois semaines , ce n’est pas la mer à boire mais dans certains cas, certe, c’est le goudron à avaler!
    De bien se tenir sur un vélo, çà fait partie du baggage cycliste et çà permet de tester les « vélos light » en grandeur « nature » puisque les fabricants vantent la rigidité et la solidité de leurs produits !
    Pour l’étape « pavés », je le dis sans mauvaise fois,si j’étais pro, je serais un des premiers à en baver et à rebondir bien haut avec mes 63 kg !mais bon, quand on est amoureux du Tour des Flandres …

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  9. jmax

    Ce sont les coureurs qui font la course et si 1989 fut une très grande réussite, c’est d’abord le fait de Laurent Fignon qui attaquait sur tous les terrains avec entre autre, une attaque dans l’étape toute plate de la Camargue lors de l’étape qui arrivait à Marseille.
    Pour ma part, je pense qu’il faut un CLM par équipe de 50-60 km, soit une bonne heure de course qui condamnerait les équipes constituées uniquement de grimpeurs. Un grand CLM, la veille de l’arrivée et peut-être un petit au bout de la première semaine. 4 à 5 étapes de montagne me semblent suffisantes et sinon, du terrain varié avec peut-être plus de distance car les étapes trop courtes, trop dynamiques empêchent la course de se développer.

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  10. Chris

    Bonjour Laurent,

    Je voulais t’envoyer ce message par courriel mais celui indiqué sur le blogue ne semble plus fonctionner.

    Je vois que tu as supprimé mon commentaire. En tout cas il n’apparait plus. Je me demande bien pourquoi…

    Dommage, car je trouve tes posts toujours excellents et d’une grande justesse…

    Bonne continuation,

    Christian Leray

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  11. thor ulriksson

    Plutot d’accord avec toi Laurent, meme si je ne suis pas un grand fan des tours sauce « Prudhomme ».

    ce qui est très bien, ce sont les efforts pour rendre la première semaine plus vivante: étape de pavés, finaux vallonnés (Mur de Bretagne, Lisieux,…).
    Mais, il faut bien le dire, sans gros pourcentages, certains massifs montagneux (Jura, Vosges, Massif Central) favorisent des échappées, mais aucune grosse bagarre pour les favoris. Sauf si, un jour (c’est le souhait de Prudhomme…) on revoit le puy de Dome.

    Par contre, un Tour qui finit a poignées de secondes pour la victoire finale, c’est très bien, mais en tant que puriste, je trouve dommage que les très grandes étapes de montagne n’existent plus vraiment. Ou est passé la fameuse Pau – Bagnères de Luchon, avec les 4 grands cols des pyrénées? Ce classique a été fait en 2010…A l’envers!

    Si je devais choisir les plus « beaux » tours, purement vu du point de vue parcours, et sans remonter trop loin,je dirais 1983, 1986,1987. et une mention spéciale pour l’étape de Sestrières 1992. Mais reverra t’on un jour une étape comme celle ci? Ou 1983, Bourg d’Oisans – Morzine, 247km de haute montagne!!

    Je le confesse, ces étapes ne sont pas forcément toujours intéressantes, mais en tout cas, un « épouvantail » fait toujours parler de lui.

    Et d’accord aussi, un chrono en cote, le maitre étalon restant pour moi un Carpentras – Mont Ventoux, beaucoup plus qu’un chrono à l’Alpe d’Huez ou le Puy de Dome.

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