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Peter Sagan, champion de tout le monde…

Après 15 places de 2e cette saison, Peter Sagan est allé chercher la bonne: champion du monde! De quoi oublier tous ces accessits, et une belle revanche après son abandon à la 9e étape de la Vuelta, renversé la veille par une moto de l’organisation.

Je pense qu’on peut le dire: rarement un champion du monde aura tant fait l’unanimité, tant chez les fans de cyclisme que chez les coureurs pro eux-mêmes. On n’a qu’à voir ces images télé une fois la ligne franchie, alors qu’ils sont nombreux, dont Tom Boonen, à afficher un large sourire et à féliciter le Slovaque. La spontanéité ne peut mentir sur les réels sentiments derrière ces gestes.

Je suis moi-aussi content pour Peter Sagan et pour le cyclisme puisque ce coureur en est un excellent ambassadeur. Spectaculaire, habile sur son vélo, présent de mars à octobre, sympathique à la télé, d’une personnalité plutôt cool, adulé par certains fans de cyclisme, issu du mountain bike, il pourra apporter une notoriété supplémentaire au sport au cours des prochains mois.

Sagan s’est imposé aujourd’hui avec la manière, prenant une petite revanche au passage sur Michal Kwiatlowski – son éternel rival, ils sont tous deux nés en 1990 – qui l’avait battu à la fois sur la Strade Bianche et les Mondiaux 2014.

S’il est sorti à 2,5 kms de la ligne dans la montée de la 23e avenue, battant Greg Van Avermaet à la pédale, c’est plutôt dans la descente juste derrière qu’il a définitivement creusé l’écart à la faveur de sa position aéro si spéciale. Quel descendeur! Il nous l’avait d’ailleurs déjà prouvé lors de la 16e étape du dernier Tour de France.

Jusque là, la course des Mondiaux aura été assez classique, avec une échappée matinale vouée à l’échec, puis des contres plus sérieux avec notamment Phinney et… le Québécois Boivin, puis Boonen et Kwiatlowski au sein d’un petit groupe, puis des tentatives de Dumoulin, de Nibali, de Valverde, entre autres.

Sur un tel parcours, il avait souvent été répété qu’il fallait attendre, attendre, et encore attendre pour partir dans l’une des trois ascensions, lors du dernier tour. C’est ce que Sagan a fait, et il a gagné!

Dans ce contexte, on pourra se poser la question, chez les Canadiens, de savoir pourquoi Boivin s’est dévoilé aussi tôt? Un Woods (94e) ou un Duchesne (61e), premier Canadien à l’arrivée, aurait à mon sens été plus judicieux que Boivin qui devait, selon le plan de match, se réserver pour le dernier tour.

Les Australiens pourront aussi nourrir des regrets, avec Matthews 2e et Gerrans 6e, et qui ont apparemment sprinté l’un contre l’autre. Inacceptable à ce niveau de compétition, Matthews aurait probablement pu l’emporter si Gerrans lui avait servi un gros relais pour revenir sur Sagan dans les tous derniers hectomètres de la course. À quoi pensait Gerrans? Qu’il allait battre Kristoff (finalement 4e) au sprint?!

Pour le reste, les 15 premières places sont globalement occupées par des coureurs que j’attendais: Valverde (5e), Gallopin (7e), Kwiatlowski (8e), Costa (9e), Gilbert (10e), voire Dumoulin (11e). Solide d’ailleurs, ce Gallopin!

L’équipe d’Italie aura également déçu, avec Nizzolo seulement 18e et seul Italien au sein du premier groupe. C’est maigre pour la Squadra Azzurra.

Enfin, les Belges. S’ils ont manqué de réussite, je pense qu’ils ont somme toute bien joué leurs cartes. On a vu Boonen se porter à l’attaque dans le final, puis surtout Van Avermaet à 3 kms de la ligne: ils ont donc essayé de dynamiter la course. Dommage que Van Avermaet n’ait pas pu suivre Sagan, car sinon il pouvait faire une sacré belle place, voire se battre pour le titre. Gilbert récupère la mise en signant la 10e place, c’est pas ce qu’on attendait mais c’est mieux que rien. VanMarcke, Keukeleire, Benoot n’ont pas été ridicules non plus.

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31 Commentaires

  1. Patrick

    Il me semble que, « dans les derniers hectomètres », Sagan était hors de portée même d’un sprint avant l’heure de Gerrans. à 1,5 km peut-être, jouant sur l’initiation d’un autre relais.
    Bon, le slovaque nous a sorti un numéro, qui nous a rappelé quand il avait tout jeune crevé l’écran lors de deux telles victoires à Paris-Nice.
    Perso, je me rappelle aussi d’une très forte impression dans un col raide de 7 km d’un Tour de Suisse.
    Un sacré moteur. Et un raffraichissant numéro dans l’air de VTT qui nous a rappelé son passé de vététiste. De voir des gars de l’UCI le pousser hors de la zone était d’un ridicule. Qu’elle est vieille, cette UCI!

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  2. LaVoitureCaPue

    Enfin un sagan qui court intelligemment. Quel palmarès il pourrait avoir aujourd’hui si il était moins fougueux, moins « showman », s’il se dispersait moins en attaque suicide et cie. Mais, déjà qu’on s’emmerde pas mal dans le vélo moderne, on s’emmerderait encore plus sans lui.

    Bref, comme bcp d’autre, je ttrouve que c’est un beau champion du monde. Autre chose qu’un raton de rui costa…

    La course en elle même, bien représentative du cyclisme : je regarde sur internet « écrit » le déroulement de la course « au cas où », puis j’allume la tv au 10 derniers km. Avant n’a aucun intérêt.

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  3. alain39

    Une course de tactique et d’usure qui a vu la victoire d’un homme fort.
    Je ne sais pas si il était le plus fort mais il a su jouer de ses qualités à merveille. Il est puncher et très habile et c’est justement sur une accélération et sa capacité à bien prendre les virages qu’il gagne en plus bien sûr de sa force.
    Son attaque est violente et c’est à la pédale qu’il lâche les meilleurs.
    Le classement est impressionnant car composé que de top guns.
    Beau vainqueur, belle victoire et il a confirmé que sur ce type de circuit l’importance de l’équipe n’est pas primordiale.
    Côté français c’est conforme à nos attentes à savoir que nous avons de très bons coureurs mais aucun super crack. Et justement il fallait être un crack pour gagner et en l’absence de Alaphilippe nous n’avions aucun coureur explosif capable de suivre Sagan. Espérons que Sagan ne va pas être victime du syndrome maillot irisé et qu’en 2016 il nous en claquera quelques belles.
    Il aura été présent toute la saison et il finit sur une belle victoire.
    Bravo l’artiste.

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  4. Ca serait bien si ce championnat du monde annoncait du nouveau dans le cyclisme pro: course moins bloquee par le jeu d’equipe, un vainqueur « rock&roll », course en circuit devant des spectateurs s’etant deplaces et non devant 3 vaches en train de paitre..
    Mais…l’UCI continue avec les oreillettes, veut encore plus de courses world tour, se met a genoux devant ASO…
    Trop de courses, souvent qualifiees d’evenement par les medias, tuent, a mon avis, l’interet pour le cyclisme pro , en le devaluant.

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  5. Vincent C

    Quel ambassadeur oui!

    Il fait toute la saison, se débrouille pas mal partout, un peu moins haute montagne. On l’a vu craqué à plusieurs reprise. Il est humain et on le soupçonnerait jamais de dopage.

    Ceux qui ternissent le sport sont ceux qui se prépare que pour le Tour, qui grimpe comme des gazelles qu’une fois par année et qu’on ne voit pas le reste du temps. Sont ceux qui attaquent et prennent des risques que dans les 2 derniers kilomètres en asphyxiant la concurrence.

    Heureusement que Sagan est là!

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  6. mica

    D’ accord avec Jean Michel sur la main mise par ASO sur le cyclisme. Ils suppriment les chronos, ils laissent faire les véhicules motorisés a quelques métres des coureurs. Bref ils laissent s’ organiser la pagaille et croient de cette maniére rendre les courses spectaculaires. L’ organisateur du TDF se vantait d’ avoir une soixantaine de candidatures pour les villes étapes. Pour un peu il nous ferait un TDF de 30 jours ! Il faudrait faire un cyclisme plus adapté a notre époque: réduire le nombre des événements, les rendre plus courts et plus nerveu d’ ou plus télégéniques. ( les J O avec 25 sports durent seulement 2 semaines) Arrêtons donc de lasser le public avec des épreuves trop longues et souvent soporifiques.

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  7. pijiu

    Je ne suis pas d’accord avec les commentaires trouvant la saison ou les courses trop longues. A part les courses de préparation sans grand intérêt de janvier et février, la vraie saison dure de mars à tout début octobre, soit 7 mois. Nettement moins que le tennis ou le foot où elle dure environ 11,5 mois. De mon côté, j’attends avec impatience le Tour de Lombardie!

    Pour la durée des courses, c’est l’histoire du sport qui le veut, cette histoire qui fait une grande partie du charme de ce sport et lui donne un souffle d’épopée. Et rendre ce sport à tout prix spectaculaire est aussi une manière de le dénaturer : ne soyons pas dupe, un sport d’endurance ne sera jamais aussi spectaculaire qu’un sport type basket ou tennis avec une action toute les 20 secondes (mais un milieu et un schéma de jeu hyper stéréotypés à tel point que cela devient lassant, là où tout peut se jouer où on ne l’attend pas en cyclisme).

    Le sport d’endurance est plutôt un spectacle pour pratiquant. Qui n’a jamais fait une course de vélo ou ne s’est jamais tiré la bourre avec des amis aura du mal à comprendre le rôle de l’aspiration, et partant 90% de la tactique de ce sport. Ces pratiquant « se voient » en train de pédaler et donc ne s’ennuient (pas trop) devant les longues heures de direct où il ne se passe rien. Pour les autres, il est toujours possible de voir les 15 dernières minutes de beau spectacle (et pour ceux-ci, est-ce vraiment un problème qu’il y ait eu un « échauffement » de cinq heures avant?).

    Conclusion, concentrons nous sur les vrais problèmes (le dopage, les oreillettes, les voitures) et pas les faux (la longueur de la saison : qui de nous ne serait pas en manque avec une saison de 2 mois et demis comme en athlétisme)? Une saison plus courte, c’est la certitude de voir certains « demi-monuments » disparaître du calendrier.

    Et beau champion du monde! Désolé pour la longueur du commentaire…

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  8. thierry mtl

    Aucun intérêt avant 10 Km ?
    Et bien tu as manqué une des meilleures courses de l’année. Les attaques et tentatives d’échappées se sont multipliées dans les 50 derniers km. Il fallait choisir la bonne attaque pour s’illustrer et ce n’était pas facile de sortir du groupe. La lancée de Boonen , Viviani, Kwiatkowski et autres par exemple, aurait très bien pu se rendre au bout. Les participants se sont d’ailleurs brûlé dans celle-ci. Ca ne doit pas être facile de faire ce choix après 200 bornes et le stress de la course.

    Si tu n’as pas aimé cette course, passe au NASCAR.

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  9. @Patrick,

    Pour ma part, je suis pas sûr que Sagan était hors de portée, Matthews vient mourir tout près de lui à la ligne. Sagan semblait vraiment coincer dans le dernier kilomètre, qu’il a fait au moral, chapeau à lui! Les jambes semblaient gonflées à bloc d’acide lactique, ca ne tournait plus.

    Imagine un Gerrans à bloc comme dans le dernier km des GP de Québec et Montréal 2014, avec un Matthews bien calé dans sa roue: je pense qu’ils pouvaient aller chercher Sagan dans les 50 derniers mètres. J’en suis même sûr. Dommage.

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  10. legafmm

    Gerrans et Matthews n’ont pas couru en équipe, c’était chacun pour sa pomme, et c’est Sagan qui a décroché la timbale.

    Si Gerrans avait fait une croix sur ses ambitions personnelles, Matthews auraient été champion du monde et Sagan, encore une fois, un magnifique looser, et de nombreux suiveurs auraient critiqués sa stratégie.

    détatil important, c’est la 3e année consécutive qu’une petite nation avec slt 3 coureurs au départ gagne le titre. Il faut dire que les grosses nations ne profitent absolument pas de l’avantage numérique, ils préfèrent cadenasser la course jusqu’au dernier tour.

    NB : 3 nouvelles chutes pour Bouhanni, il doit en avoir une grosse 10aine depuis à son compteur depuis la chute à 100m de l’arrivée aux championnats de France, ahurissant.

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  11. @Legafmm,
    Parfaitement d’accord avec ton analyse: pour moi, une entente entre Gerrans et Matthews leur aurait permis de décrocher le titre. L’Australie peut nourrir des regrets.

    Et Sagan aurait encore été 2e, au lieu de l’encenser aujourd’hui, on dirait de lui « encore 2e »! (mais cette fois-ci, avec la manière tout de même, son attaque à 2,5 kms de la ligne était courageuse et volontaire).

    Bouhanni oui, festival de chutes cette saison. Qu’est ce qu’il fout? Vraiment pas de chance.

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  12. Philippe

    Concernant Guillaume Boivin…

    Sa stratégie fait plein de sens. 260km, pour un gars qui a couru pratiquement tout la saison aux USA, c’est beaucoup. À moins d’être dans la forme de sa vie, c’était beaucoup espérer qu’il colle aux cadors qu’au dernier tour et termine autrement que dans l’anonymat.

    Alors il a sans doute décidé de se montrer, lui qui est sans contrat pour l’an prochain.

    Il s’est fait une belle pub, en bonne compagnie.

    Bravo Guillaume!

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  13. @Philippe,
    Le problème, c’est qu’apparemment, ce n’était pas là le plan de match fixé au départ.
    Selon l’entrevue que m’a accordé Mike Woods, on devait protéger Guillaume le plus loin possible, car on savait que c’était dans le dernier tour que ça allait se jouer.
    Maintenant il est possible que les équipiers de Guillaume lui ai dit durant la course de ne pas compter sur eux. Auquel cas Guillaume a eu raison d’essayer en jouant la carte surprise, car il est en effet sans contrat pour l’an prochain.
    J’espère simplement qu’il n’a pas causé une surprise parmi l’équipe canadienne par son attaque un peu inattendue, du moins à mes yeux à ce moment là de la course. Pour un sprinter, c’était surprenant!

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  14. Michel M

    @Legafmm

    aux championnats du monde 2014, Kwiatkowski fait partie d’une équipe de sept Polonais quand il emporte la course. Une équipe assez forte d’ailleurs quand on y pense (Niemiec, Bodnar, Paterski, Golas, tous des super-équipiers). Dans ce cas on parle d’une équipe au service d’un seul leader.

    Dans le cas de Sagan-2015, comme celui de Costa en 2013, on parle d’un coureur qui sait profiter des rivalités existant au sein des plus « grosses » équipes (Gerrans-Matthews / Valverde-Rodriguez), tout en étant possiblement le plus fort ce jour-là.

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  15. Tchmil

    Antoine Duchesne a expliqué pourquoi Boivin a attaqué, simplement qu’il ne se voyait pas avec les meilleurs dans les derniers kilomètres.

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  16. Patrick

    C’est parti pour l’enthousiasme collectif. Jusqu’à Vincent C qui dans ton commentaire 5 affirme qu' »on le soupçonnerait jamais de dopage », plébiscité de 5 votes sur 5. Et bien sûr qu’il va s’en trouver pour me faire porter une accusation de dopage.
    Adulation un jour, bûcher un autre…

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  17. marten

    Je ne lis rien sur les Pays-Bas, mais je trouve qu’ ils onr pesésur la course. Ils étaient toujours à l’avant. Avec un peu de chance Dumoulin aurait pu s’échapper dans le dernier tour et peu la tentative de Terpstra a échoué parce que Degenkolb a tout de suite sauté dans sa roue. Cette manoeuvre a couté cher à Degenkolb puisqu’on ne l’a plus vu dans le sprint pour la deuxième place. Ce sprint que l’on a pas pu voir à l’écran. Quelle régie abominable pendant ces Mondiaux….

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  18. Thierry mtl

    A regarder la reprise, les australiens, même à deux, n’avaient aucune chance de revenir sur Sagan.

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  19. Patrick

    Même perception, Thierry. Laurent, commentaire 9, tu dis être sûr, et dans les 50 derniers mètres. regarde encore. 50 mètres, c’est 3 secondes!
    Hé, peu importe!

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  20. Dan Simard

    Merci pour le beau montage

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  21. Patrick

    Vincent C et à tous ceux qui l’ont plébiscité je reviens sur ton commentaire 5.
    Soit, vous considérez Sagan insoupçonnable de dopage j’en ai déjà parlé.
    Aussi, tu fustiges ceux qui ne bougent que dans les 2 derniers km comme ternissant le sport. Sagan dimanche?
    Encore, ternissent le sport ceux qu’on ne voit qu’une fois par an (en juillet je présume). Ils sont libres, non? Ca compte, ça. D’ailleurs, qui sont ces coureurs qui ne marchent que sur un grand Tour?

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  22. Vincent C

    @Patrick

    Tu fais semblant de ne pas comprendre ou simplement un faux avocat du diable.

    C’est pourtant assez clair; attaqué dans les 2 derniers kilo dans une montée, comme dans toutes les étapes supposément dantesque du Tour. Platte à souhait. Tellement prévisible.

    Les Championnats du monde à Richmond; évidement que ça allait se jouer au final dans les dernières montées et à l’usure, chose qu’on ne voit pas dans des grands tours, l’usure sur une course? Jamais, on mets les gars dans le rouge dans la dernière montée seulement. Là, les attaques étaient répétitives, elles se succédaient, même que Sagan a attaqué dans la descente et a largué tout le monde là. Aucune équipe contrôlait tout.

    Pour le dopage, on a vu Sagan s’arracher la gueule pour essayer de garder sa tunique en Californie au Mont Baldy par seulement 3 secondes sans équipiers. Elle n’écrase jamais la concurrence comme Froome peut le faire quand il démarre la moulinette et son « moteur ». Fini souvent 2ème, il flair les bonnes roues à prendre comme Freire pouvait le faire.

    « D’ailleurs, qui sont ces coureurs qui ne marchent que sur un grand Tour? »

    Contador, Froome, ceux qui font une fortune en tant que leader et qui ne se prépare que pour le Tour. Une façon de faire à la Armstrong qui dévalorise toutes les autres courses. On sait comment Armstrong se « préparait » pour le Tour.

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  23. Vincent C

    oups : *il n’écrase et non elle! 😉

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  24. Patrick

    Contador a gagné le Giro, Froome était dans le coup à la Vuelta au moment de sa chute. Il est faux de dire que ces deux coureurs (t’en as d’autres) ne se préparent que pour un grand Tour. Et ils sont compétitifs sur d’autres que 2 grands tours (déjà pas rien) et depuis des années.
    Ton raisonnement final, ils font comme Armstrong donc ils se dopent, est basé sur un prémisse faux. D’ailleurs, le raisonnement… Celui qui court comme Musseuw est il donc dopé?
    Je pense que Froome et Contador se dopent, et aussi Sagan, tout simplement parce que je pense que personne ne peut être compétitif à ce niveau où existe le dopage sans se doper lui même.
    Comme tu le dis, il y a quasi-unanimité: heureusement que Sagan est là.
    Je persiste dans mon commentaire 1. Et j’ajoute: bof.

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  25. mica

    @Pijiu, je ne suis pas tout a fait d’ accord avec toi sur l’ intérêt porté par les passionnés ou plutôt, je suis sur que le public télévisuel du cyclisme est un public de vieux, voire un public « maison de retraite »! ( je ne suis peut étre pas loin d’ en faire partie)
    Pour ce qui est des participants aux cyclosportives, c’ est là aussi dans la majorité des cas des quadras, quinquas, sexa..généres, que dire du cyclotourisme ? On peut presque tomber dans le 3eme age, allez j’ exagére un peu…
    Pour le vrai cyclisme de compétition, je suis persuadé qu’ il n’ intéresse pas beaucoup les jeunes qui sont de moins en moins nombreux dans des pelotons maigrelets, heureusement qu’ il y a ici ou là des fils de .. (on vient de voir ces jours ci le fils d’ Yvon le danois devenir champion du monde espoir, et il y aurait beaucoup d’ autres exemples en Europe…)
    La course a pied ( route, trail..) mobilise infiniment plus les pratiquants, et ce n’est pas qu’ un effet de mode… Alors la vielle UCI a introduit le VTT, le BMX, le super cross, le DH….que sais je encore, mais ce n’ est pas selon moi le vrai cyclisme.

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  26. thierry mtl

    Les résultats professionnels ou l’absence de résultats probants, n’infirment ni ne confirment, le dopage. On a vu plusieurs coureurs de fin de peloton tester positifs. Podium ou non, dans des courses d’un jour ou dans des courses à étapes, le dopage existe et est légitimement soupçonnable. Il existe même dans les cyclo…

    On peut personnellement croire davantage en la probité de l’un ou de l’autre, mais ce n’est rien de plus qu’une croyance ou qu’un souhait qui repose sur des connaissances parcellaires, des perceptions, des présomptions, des considérations affectives et parfois même ethnocentriques.

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  27. pijiu

    @ mica. Oui là je te suis un peu plus.
    Par contre je diffère un tout petit peu sur les causes du problèmes. La course à pied est populaire au niveau des participants, mais ch… à mourir au niveau du spectacle (en tout cas pour les marathons, trails, etc.), bien pire qu’une étape de début de Tour. Donc je ne suis pas sûr que l’explication vienne de là concernant le déclin des pelotons de compétiteurs. Pas sûr non plus que d’avoir un peloton pro maigrelet soit un souci (d’ailleurs il y a assez de candidats sans contrats) car le succès du vélo est assuré par tous ces gars qui se mettent au vélo à 30, 40, 50 ans après s’être cassé un genou au foot ou avoir eu un avertissement de leur cardiologue ou de leur femme : les pros les aident à se motiver un tout petit peu.
    Maintenant pour ne pas faire l’avocat du diable, j’admets qu’il y a des choses à améliorer au niveau du spectacle : le premier c’est casser l’hyper formatage médiocre – des formats télévisuels, des interviews de coureurs, etc. – un Sagan fait sûrement un grand bien avec ses vidéos de vtt, ses wheelies. Les caméras embarqués lors des descentes ou des sprints pourraient donner un spectacle en direct incroyable, à condition de déboulonner les vieux poussiéreux de l’UCI et des chaînes TV. Et les petits jeunes se rendraient compte des vrais funambules que sont les pros.
    L’autre atout majeur du cyclisme, c’est le côté épique (pourquoi vouloir toujours réduire la distance des étapes alors que les gens sont fous d’ultratrails et autres exploits d’endurance) : pourquoi ne pas bâtir là-dessus : ceux qui essayent réussissent d’ailleurs, à voir comment les Stade Bianche se sont imposées en quelques années. Couplées aux paysages sublimes, des étapes enchaînant les Stelvio, Gavia et autres Mortirolo parlent aux gens.
    Et oui, un peu moins de voitures et d’oreillettes ne feraient pas de mal, mais ce n’est pas suffisant (y’en avais pas à l’époque de Jean-Marie Leblanc et pourtant quel ennui…

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  28. Dany

    Les Australiens auraient pu gagner SI…Et Sagan, il a perdu combien de temps en déchaussant?
    http://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Championnat-du-monde-peter-sagan-a-dechausse-pendant-son-attaque/594317

    Ce que je trouve de remarquable, c’est qu’il a dit être très fatigué sur la fin et que dans ces conditions le sprint était risqué…

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  29. Patrick

    Il a perdu de l’ordre de 2/10 de secondes. Un sprint est toujours risqué, tout comme son attaque. Il part tout simplement parce qu’il est à ce moment le plus fort, ça monte, le trou est fait, il fonce, Van Avermaet et Tepstra ne bouchent pas, ils se regardent un peu, derrière ils sont tous à fond, Gerrans hésite car il pense à sa pomme, et quand même le passée de Matthews est moins probant que le sien sur de telles arrivées qui montent un peu. Sagan gagne en costaud, comme deux fois au Paris – Nice où tout jeune il avait crevé l’écran en battant Valverde sur son terrain. Il fait le show, c’est frais, ça le parait au moins et on a envie d’adhérer. On adhère. Certains perdent le bon sens et en concluent que, sûr, il est donc pas dopé. Pas le moment de revenir au sujet, il est suffisamment présent. Gardons mesure. Dopé pas dopé, là au moins, on peut s’en foutre. Inutile aussi de ressortir sa haine de Froome, petit, mesquin, idiot surtout. Coupable d’avoir gagné le Tour de France, comme Contador l’est d’avoir gagné le Giro. Avec d’autres coureurs, on dirait Contador n’est pas dopé puisque son niveau a baissé sur le Tour consécutif, Froome ne l’est pas puisque, en début de Vuelta il était moins costaud qu’au Tour; quand même les deux étaient dans le coup. Sagan, Froome, Contador, etc, arguties à géométrie variable. Adoration, haine, passion dirait l’autre.
    Si demain on apprenait que Sagan était dopé, vous diriez quoi, les fans? Au bûcher? Rassurez-vous, je pense que l’UCI veille et vérouillerait, le gars est considéré « bon ambassadeur », ce n’est pas Rasmussen qui considéré mauvais avait été liquidé sur le moment artificiellement. Après, évidemment, on a trouvé. Après. Perso, j’ai la conviction quasi-intime que si on cherche, on gratte, on enquête, on trouverait que Sagan s’est dopé. Je m’en fous. Dimanche, j’étais content que la retransmission était le soir. Comme ça je suis allé rouler et ensuite j’ai pu regarder. II y a ce qui compte et ce qui ne compte pas.

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  30. serge

    C’est beau d’avoir 25 ans et d’être fort comme une mule…vive Peter SAGAN et tout ceux qui prennent du plaisir quand ils montent sur leur vélo.

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  31. missbecaneenfolie

    Il faut voir et revoir les différents clips du final de cette course et remarquer les faits suivants:

    Sagan prend le large en montée sur pavés à 19% d’inclinaison mais il fait définitivement le grand trou dans la descente avec sa position aérodynamique (à la Obroe un brin). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il garde les devants dans les descentes avec le même style. Ajoutons aussi ces qualités de descente dans les bonnes lignes;
    Ensuite au final, pas de spectacle comme une gêne, la retenue des gestes. Un moment, on dirait qu’il veut soulever sa roue avant mais sourire en coin, il ne le fait pas. Maturité?
    Par contre, c’est derrière la clôture qu’il fait un bref wheelie (vu sur un clip en langue étrangère, italienne, slovaque?), comme gênée mais pour signifier que le jeune diable demeure aussi. Yes!
    Un des grands moments est aussi l’esprit sportif de quelques cyclistes le félicitant dont Tom Boonen. Quant tu as été champion du monde, tu sais tout le plaisir sensationnel à vivre cette expérience. Pour Boonen, c’est comme revivre son passé et cela le rend heureux.
    Enfin, il cloue le bec des dénigreurs de ses deuxièmes positions en 2015.

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