Les percées en matière d’entrainement

La science nous permet d’en apprendre encore davantage sur la réponse du corps humain aux différents types d’entrainement.

On a longtemps cru qu’il fallait s’entrainer longtemps pour se mettre en forme, c’est à dire augmenter son efficacité à bruler des graisses, s’affuter, augmenter sa base aérobie et son endurance. Les vieux coureurs professionnels en savent quelque chose, eux qui étaient des stakhanovistes de l’entrainement en endurance.

Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas le cas: des entrainements très courts, mais effectués à très haute intensité, conduiraient aux mêmes résultats.

On a longtemps cru que ces entrainements très courts à haute intensité ne développaient que la filière anaérobique. Or, des études récentes prouvent qu’en fait, le corps humain engagerait aussi la filière aérobique (avec oxygène) dans ces efforts, et surtout après.

C’est très intéressant car cela démontre que nul n’a besoin de s’entrainer 25h semaine pour atteindre un niveau acceptable de performance. Avec moins de 10h d’entrainement/semaine, mais bien investi, il est tout à fait possible d’atteindre un très bon niveau.

Une situation qu’on observe parfois empiriquement: je suis toujours surpris de voir à quel rapidité je peux reprendre une condition physique acceptable en consentant à des entrainements de seulement 50min, ponctués toutefois d’efforts violents, mais très brefs. J’ai encore utilisé avec succès cette technique en août dernier, après une coupure en juillet.

Une coupure plus longue?  

Autre trouvaille, il serait moins dommageable qu’initialement pensé que de couper durant plusieurs mois chez les athlètes de longue date. Le but? Permettre à l’organisme de se régénérer totalement, de reprendre de la fraicheur. Les micro-coupures, à la mode en ce moment, pourraient en ce sens conduire à un effet de sur-entrainement à long terme, abaissant les performances de l’athlète.

Attention, qui dit coupure ne veut pas dire arrêt complet: la musculation, le gainage, devraient demeurer pour entretenir la masse musculaire. On parle ici des efforts aérobiques et anaérobiques violents sur le vélo.

Tout porte à croire que des découvertes restent à faire sur les adaptations du corps humain à l’entrainement et que le “plus c’est court, plus c’est bon” soit de mise aujourd’hui pour progresser dans sa condition physique!

4 Commentaires

  1. Simon Julien
    Soumis le 12 décembre 2016 à 7:58 | Permalien

    Au-delà des risques de blessures, il y a actuellement plusieurs recherches médicales qui tentent d’évaluer les conséquences à court, moyen, et long terme (pression sanguine, risque AVC) des entrainements violents à très haute intensité. Il faut être vigilants avec ces méthodes extrêmes.

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  2. lNoirvélo
    Soumis le 12 décembre 2016 à 1:20 | Permalien

    Au risque de paraitre une fois de plus réfractaire aux
    méthodes « avant-gardistes », je me permets de critiquer ces méthodes qui marchent un moment, drainent plus ou moins de disciples (surtout jeunes qui n’ont pas l’expérience et le recul pour avoir une bonne opinion),(je ne parle pas de jugement).
    Je prends juste un exemple: celui qui prépare le « Ronde »,Paris Roubaix ou MSR … 250 à 300 bornes à la moyenne « moyenne » de 40km/h, comment veut-il procéder en faisant de l’intensité sur des sorties de 100 à 150 bornes et être crédible sur de telles sorties ?
    Pour une épreuve de 100 bornes, accumuler les sorties « sprint » de 50 bornes, peut-être … Maintenant je dirais qu’il faut être relativement jeune pour de telles sorties »en cumul » … Qu’en-est-il lorsque les années passent et que le « palpitant » en demande, lui, un peu moins ?
    Pour reprendre le « pro », ceux qui se loupent sur les Classiques « longues », je ne pense pas que le rythme leur manque, mais le fond… Combien y-en-a-t-ils qui se préparent vraiment ? Briller en échappée en début de course pendant 150 bornes,certes,c’est bien, mais la course se décante la plupart du temps dans les 50 dernières, et là, si les heures de selle te manquent tu
    as beau « tricoter », les gros watts répondront aux abonnés absents …

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  3. Vincent L.
    Soumis le 12 décembre 2016 à 3:56 | Permalien

    Sur une course de 150, 250, ou 300 km, l’état de fatigue est le même pour tous. Mais celui qui fait la différence pour la gagne, c’est celui qui à la capacité de faire un effort violent sur un organisme, fatigué, épuisé, c’est celui qui à la capacité de faire un effort violent de plus que ses adversaires, c’est celui qui a la capacité à maintenir l’effort maximum plus longtemps que ces adversaires. Et cette qualité ne s’acquière pas en abusant des longues distances, mais bien en répétant à l’entrainement, des efforts intenses, après d’autres efforts intenses, sur un organisme épuisé et saturé par la multiplication des efforts et des temps de récupérations trop cours et pas par la durée ou la distance de l’entrainement. Et pour l’âge c’est bien l’abus des longues distances et le manque d’entrainements courts à allures variées qui limite la montée des pulsations ou des watts.

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  4. Soumis le 12 décembre 2016 à 4:17 | Permalien

    Pour en savoir davantage sur l’entraînement par intervalles avec de brèves fractions d’effort d’intensité maximale, voir cet article qui m’avait été commandé par le magazine Franco-Belge Sport et Vie. En conclusion, j’y souligne notamment qu’il reste pas mal de questions sans réponses : http://www.sportgatineau.ca/images/UserFiles/Files/Article_Nano-Entra_nement_25_mai_2010.pdf
    Guy Thibault

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