Le Tour 1971

La Flamme Rouge vous invite à visionner cet excellent reportage, en trois parties, sur le Tour de France 1971, théâtre d’une lutte acharnée entre deux grands du cyclisme, Eddy Merckx et Luis Ocana. Les événements à eux seuls témoignent d’une époque révolue ou le cyclisme était fait d’exploits, pour preuve cette réaction d’orgueil de Merckx sur la route de Marseille, 250 kms d’échappée avec comme seul résultat au final à peine plus de 2 minutes gagnés sur le coureur espagnol, auteur la veille d’un des plus grands exploits dans le cyclisme. La déclaration de Merckx à l’arrivée à Orcières-Merlette est éloquente à ce sujet: "j’ai pris une bonne raclée"…

La narration du reportage est également assurée par Phil Liggett du temps de sa splendeur.

Merci à Karl pour le tuyau !

Première partie ici:

Deuxième partie ici: 

Troisième partie ici:  

 

25 Commentaires

  1. 26toutouille
    Soumis le 25 novembre 2009 à 2:04 | Permalien

    250km echappé pour 2 min, ça ressemble au cyclisme d’aujourd’hui, non?

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  2. louis
    Soumis le 25 novembre 2009 à 3:01 | Permalien

    un grand bravo pour ces vidéos.perso j’avais suivi l’étape d’orcière a la radio c’est un souvenir incroyable pour moi le + grand exploit des 50 dernières années dans le tour,c’était le temps des vrais exploits mais aussi des vrais défaillences(voir merckx a praloup)ce cyclisme a disparu au début des années 90 et l’arrivée du dopage sanguin la dernière « vrai » victoire sur le tour est pour LEMOND

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  3. alain39
    Soumis le 25 novembre 2009 à 3:10 | Permalien

    Comparons ce qui est comparable.
    L’étape de marseille était le fruit d’une audacieuse tactique.
    Dans la descente Merckx et certains de ces équipiers se sont échappés et ensuite avec l’aide quelques coureurs qui les avaient suivi ont mené une échappée folle.
    La course aurait pu se jouer sur cette échappée si à l’arrière Ocana n’avait pas reçu les renforts de certaines autres équipes ce qui a permis de limiter le débours à seulement 2 minutes.
    Ce tdf avait été complètement fou avec l’étape de Grenoble lors de laquelle Merckx avait été lâché sur un incident mécanique.
    Pour sa part sur l’étape de Orcière Merlette Merckx n’avait reçu aucun renfort.
    Clairement tout le peloton était contre Merckx et Ocana profitat de cet état de fait.
    ceci étant, Merckx et Ocana étaient au dessus du lot et sans l’accident de Ocana il est raisonnable de penser que Merckx aurait eu bien du mal à gagner.
    Belle époque et des champions à l’orgueil démesuré au parler franc.

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  4. colt seevers
    Soumis le 25 novembre 2009 à 4:18 | Permalien

    contador gagne le tour seul face à 200+ coureurs et… sa propre équipe!

    On est à une époque de dingue où pour gagner le tour de france il faut s’acheter des roues de sa poche, puis vider à nouveau des poches de sang, puis s’attendre à aller sur la ligne de départ à pied un beau matin de CLM, attaquer contre les consignes du directeur sportif et comme un dératé, au point qu’on développe une VO2 max de 99, avec une démonstration de puissance digne d’un cirque roulant.

    Après pour le reste son équipe a bien fait le boulot pour lui, mais quand même… ces histoires sont ahurissantes!

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  5. alain39
    Soumis le 25 novembre 2009 à 6:25 | Permalien

    Ceci étant le plus bel exploit sur le tdf est à mettre au crédit de Merckx dans l’étape de Mourenx.
    Un Merckx à bout de force qui à l’arrivée ne pouvait plus mettre un pied devnt l’autre.
    Une pure folie non préméditée.
    L’exploit gratuit puiqu’il portait déjà le maillot jaune.
    Rien à voir avec l’exploit de Landis qui à l’arrivée est frais comme un gardon et totalement sur-excité.
    Le symbole entre ces 2 cyclismes est quelque part consacré lors de ces 2 exploits.
    2 mondes bien différents.
    Tous les vainqueurs du tdf sont inscrits sur les mêmes tablettes mais leurs exploits n’ont pas la même saveur.
    On peut même dire que quelque part ils n’ont pas fait le même métier.
    Alors comparer les époques devient une gageure et n’a pas vraiment de sens.
    Merckx c’est un peu Mermoz traversant la manche Landis c’est plutôt le pilote de A380 tentant le même exploit.
    Les 2 vols mais là s’arrête la comparaison si ce n’est que le second vole également sa victoire.
    Comme avait résumé Didier Rous avec Landis c’est Disney. Comment expliquer autrement la domination de ce gars qui souffrait d’une nécrose de la hanche et en plus se cuitait la veille de son exploit.
    Avec le dopage scientifique le borgne est roi au royaume des aveugles.

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  6. plasthmatic
    Soumis le 25 novembre 2009 à 7:54 | Permalien

    Et comme les aveugles sont sourds.

    Un … « exploit », ce terme me laisse toujours sur un drôle de sentiment.
    Soulever une caillasse de 300 kg, c’est en quelque sorte un exploit. Les exploits sportifs sont somme toute de petites choses, insignifiantes, au sens où ils sont dépourvus de toute signification, si ce n’est celle concernant celui qui vit l’exploit … Un exploit sportif est un truc étonnant, extra-ordinaire, rien d’autre. Un truc pour lequel on dit ou on pense « wouah! ». Comme soulever une caillasse de 300 kg. Le reste, c’est du romantisme. Du surplus. En cela, le numéro de Landis est un exploit. Une toute petite chose, dépourvue de toute signification. Un truc extra-ordinaire.

    Mener l’Inde à son indépendance par le choix d’une détermination inflexible Et de la non violence est une autre sorte d’exploit. Par exemple …

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  7. plasthmatic
    Soumis le 25 novembre 2009 à 7:56 | Permalien

    J’ai oublié de signer :

    Faux cycliste.

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  8. regis
    Soumis le 25 novembre 2009 à 10:21 | Permalien

    Le truc de landis est un exploit car il faut avoir la rage et l’envie de vaincre et de se sortir les tripes pour rouler seul contre un peloton entier.
    Peloton qui par ailleurs n’a plus trop chercher a le rattraper à un moment donné, j’ai suivi l’etape franchement ça vaut le detour !!!

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  9. Bertrand
    Soumis le 25 novembre 2009 à 11:26 | Permalien

    Perso je trouve que l’on perçoit beaucoup d’étonnement, sur les prestations d’Ocana, dans les commentaires de Thevenet et Merckx, soupçon de doppage de leur part?Je dis ça parce qu’apparement il n’avait pas démontrer énormément de qualité avant ce tour. Maintenant je ne suis pas un expert et je n’ai pas vécu cette époque.
    Et aussi je crois qu’aujourd’hui si de tel exploit avait lieu on y croirais absolument pas!

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  10. plasthmatic
    Soumis le 25 novembre 2009 à 11:43 | Permalien

    Le passé a ceci de pratique qu’on peut le voir comme on voudrait qu’il ait été.
    Pour des tas de raisons, il ne résiste plus, en tout cas beaucoup moins que l’actuel.
    On voudrait qu’Ocana ait été un saint, ou un héros. Je n’ai pas connu son père, moins encore sa grand-mère maternelle, mais je pense qu’il était avant tout un homme. Landis aussi est un homme. Autre point commun entre les deux : ils réunissent pas mal de suffrages. La différence : pas les mêmes suffrages. Et c’est moins dû certainement à leur nature qu’aux regards qui voudraient les constituer … jusqu’à les faire.

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  11. Batrick P
    Soumis le 25 novembre 2009 à 12:06 | Permalien

    Il est toujours difficile de savoir la vérité. Mais je ne doute pas qu’à toute époque des coureurs ont tant abusé de la pharmacie que leur carrière en fut écourté. Ce qui ne signifie pas que la réciproque est vraie, un coureur déclinant tôt n’aura pas forcément usé excessivement de dopage.
    Il est surprenant que la carrière de Luis Ocana, qui dans la saison se réservait pour le Tour, voire le Dauphiné et la Vuelta, ait été si rapidement déclinante. Tout comme celle de Bernard Thévenet, qui en a très honnêtement donné les raisons (COR-TI-CO-ÏDES).
    Là où Merckx le coureur est hors du commun parmi les hors du commun, c’est d’une part dans son humilité bien qu’il a écrasé le cyclisme comme personne d’autres et sur tous les terrains (saison hivernale sur piste comprise), et d’autre part dans sa capacité de reconnaitre les exploits de ses vainqueurs. Durant ce Tour 1971, il a eu des mots d’estime formidables (et rares) après l’exploit d’Ocana, et il y avait de quoi enrager après que le même adversaire l’ait flingué la veille sur crevaison avec la complicité des autres cadors, après qu’il se soit retrouvé seul contre tous dans la traversée de la Mathéysine et du Dévoluy. Après sa réaction à la pédale le surlendemain vers Marseille, Ocana n’a répondu que par des phrases méprisantes, notamment comme quoi il avait attaqué au coup de pistolet (!!!).
    On a retrouvé ce Merckx en 1975 bien que le peloton se soit ligué en la faveur de Thévenet dans les Gorges du Guil où Merckx caracolait seul avant Izoard (vent de face, vous avez déjà remonté seuls les Gorges du Guil vent de face?), bien que sa chute de Valloire l’avait affaibli alors que le Tour ne lui était pas encore perdu (voir les écarts au clm Chatel – Avoriaz et les écarts finaux pour s’en convaincre).
    J’ai lu les Carnets d’Eddy Merckx écrits au jour le jour durant le Tour 71, cela m’a conforté dans une idée: bien que selon toute évidence Luis Ocana semblait irrattrapable, et parce qu’avec Merckx il faut se méfier des évidences, il ne m’apparait pas du tout certain que Ocana l’aurait emporté.
    Par ailleurs, je ne suis pas un accroc de la course en descente. Mais il est certain que si Merckx a attaqué dans la descente très dangereuse du Col de Menté (sa dangerosité m’a marqué lorsque j’y suis passé), sous un orage (!), c’était dans le but de mettre sous pression son adversaire. Qui a tenté de le suivre… Ce n’est pas de gaité de coeur, mais j’appelle cela un fait de course. Je n’appelle pas la main de Thierry Henry un fait de match.
    Reste une question à laquelle je n’ai jamais eu la réponse: quelle blessure a poussé Luis Ocana à l’abandon? Attention, poser la question n’est pas donner la réponse, c’est poser la question.

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  12. zboy
    Soumis le 25 novembre 2009 à 9:17 | Permalien

    Bon Dieu Luis Ocana !! À mon école secondaire, oui oui, il y avait un livre sur sa biographie et je me rappel de l’avoir lu, j’avais même pas 14 ans et déjà je commençais à m’intéresser à ce sport…ayoe, c’est qui le comique qui avait acheté ce livre pour une école de 12 à 16 ans du Québec, que de souvenir !!!! Wow!

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  13. Mathieu Lapointe
    Soumis le 25 novembre 2009 à 9:48 | Permalien

    Dans le style 250 km d’échapée, voyez ce reportage sur le PBP 1951

    http://www.ina.fr/video/AFE85004221/course-cycliste-paris-brest.fr.html

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  14. Thierry Mtl
    Soumis le 28 novembre 2009 à 4:43 | Permalien

    Le course inclue la descente… Elle inclue aussi la qualité de pilotage. C’est donc une victoire totalement méritée, sans bémol. C’est une composante très difficile et sous-estimée d’un grand Tour, que de maintenir un pilotage impeccable jour après jours, malgré la fatigue.

    Pour les soupçcons de dopage, notons que le tout début des années 70 c’est aussi le début des stéroides anabolisants. A cette époque, les coureurs (des américains en ont fait mention dans une enquête) de fond en avaient découvert les mérites. Chez certains coureurs, les effets étaient nettement plus marquant que chez d’autres. C’est l’inégalité intrinsèque du dopage, qui n’avantage pas tous les concurents de façon égale.
    Bref, Ocana avait peut-être eu un accèes privilégié à cette substance, avant ses principaux concurents. Sa capacité de récupération était clairement aussi remarquable que son échappée.

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  15. plasthmatic
    Soumis le 29 novembre 2009 à 2:52 | Permalien

    En accord avec Thierry : la descente est un « joli geste cycliste ». Une victoire acquise au prix d’une belle descente est une très belle victoire. Une vraie victoire.
    Un excellent descendeur n’est pas un kamikase ; ces mecs ne tombent pas ! Ainsi, ce n’est pas la prime au risque insensé, ou à la folie, simplement la prime à la technicité. Et au travail … bien descendre, ça se travaille.
    Et puis : le moteur survitaminé ne retire dans ce domaine aucun avantage sur un moteur propre : une victoire acquise par une belle descente, c’est la victoire du pur talent, et du pur engagement.
    Et voilà.

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  16. Roger13
    Soumis le 30 novembre 2009 à 3:56 | Permalien

    Les meilleurs sont tellement proches en maitrise technique. Vous êtes sûr qu’ils ne prennent pas de risques pour se départager ?

    Moi, non.

    Risques calculés, oui mais …

    Cela serait bien qu’un jour Laurent fasse un truc sur la technique de descente, virage etc….
    comment négocier des gravillons, le mauvais état de la route etc….

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  17. plasthmatic
    Soumis le 1 décembre 2009 à 12:33 | Permalien

    Ils prennent des risques.
    C’est pas un truc négatif, encore moins un truc « limite éthique », prendre des risques. C’est une composante. Les sprinters en prennent, et de sacrés. Les cuissus en prennent entre les monts du Ronde, et de sacrés. Pourtant, tous restent pour la plupart du temps sur leurs deux roues.
    C’est beau, la prise de risque, quand elle n’est pas insensée. En prime ça donne du goût à la pratique du vélo, comme à celle de la vie …

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  18. Roger13
    Soumis le 1 décembre 2009 à 7:06 | Permalien

    Oui, Plasthmatix, évidemment je suis d’accord pas de problème d’éthique. La descente, le sprint…un art.

    Mais je trouve tout de même qu’il y a de plus en plus de favoris éliminés sur chute la première semaine du tour et je crois que les courses ressemblent quand même un petit peu parfois aux jeux du cirque. Si jamais il y avait une question d’ethique à soulever, c’est du côté des organisateurs qu’il faut chercher.

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  19. plasthmatic
    Soumis le 1 décembre 2009 à 11:11 | Permalien

    Entièrement d’accord avec ça, bien entendu. Mais c’est un autre sujet. Les pavés sur le Tour, ça va peut-être faire frémir du monde, certainement moi aussi, mais pas forcément tous pour les mêmes raisons …
    Et d’accord avec … ce que tu n’as pas dit … : une descente technique, et donc potentiellement dangereuse, placée dans un final d’une course qui ne se prête à aucune possibilité de sélection préalable, j’aime pas du tout, mais alors pas du tout, parce que là oui, ça devient le jeu du plus casse-cou.

    Dis, Roger du 13, c’est pas parce que sur nos claviers le x est situé pile à gauche du c, et qu’en plus tu as des gros doigts, que tu dois en profiter lâchement pour trahir mes lointaines origines gauloises !

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  20. Batrick P
    Soumis le 1 décembre 2009 à 11:41 | Permalien

    Plasthmatic, tu écris qu' »ils prennent des risques » et « Pourtant, tous restent pour la plupart du temps sur leurs deux roues. » Je crois qu’il y a contradiction: s’ils ne chutent quasiment jamais, alors ils ne prennent que très peu de risques.
    De plus, c’est faux. Les chutes, et leurs hasardeuses conséquences (Merckx était tombé devant Ocana), ont de tout temps écarté beaucoup de favoris et outsiders des courses cyclistes. Et plus encore dernièrement, me semble-t-il.
    Personnellement, la prise de risque, je ne trouve pas ça beau. Et j’attends des organisateurs qu’ils tendent à la limiter. Alors, quand ils proposent le Passage du Gois, la descente ouest du Portet d’Aspet ou la descente du Poggio contre-la-montre, je désapprouve. Et même les pavés du nord sur le Tour. Le Tour n’aurait pas besoin de ces artifices du cirque… s’il exploitait les terrains que lui offre la France. Par exemple, les Ribinous ont le même effet que les pavés, à bloc sur le plat on roule moins vite donc les rouleurs peuvent profiter de leur qualité avec un moindre abri pour les non-rouleurs, tout en présentant beaucoup moins de danger.

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  21. Dave
    Soumis le 1 décembre 2009 à 1:51 | Permalien

    La descente du Poggio c’était il y a plus de 20 ans à l’époque de Vincenzo Torriani, faut pas tout mélanger non plus, Batrick…

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  22. plasthmatic
    Soumis le 1 décembre 2009 à 2:21 | Permalien

    Patrick,

    Un : ce n’est pas contradictoire. C’est ton jugement qui n’est rien d’autre que syllogistique, et le syllogisme, tu sais ce que j’en pense … Où est-il écrit que « prendre des risques » consiste à tomber souvent ? « Prendre des risques », c’est simplement augmenter la probabilité de chute par rapport à une « conduite » plus habituelle. Diminuer la marge de sécurité quoi. Et j’ai écrit : « la plupart du temps », ils restent sur leurs deux roues. « La plupart du temps », ça veut bien dire que je n’exclue pas le fait que la probabilité se réalise parfois, non ?

    Deux : « je suis contre » le passage du Gois, les pavés sur le Tour, les descente dangereuses par leur nature, etc … et tu le sais bien. Les guillemets, c’est parce qu’au fond je ne suis contre rien, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent.

    Trois : je ne comprends pas le « c’est faux » ? Oui, les chutes ont de tout temps écarté, injustement pourrait-on dire, des gars. Mais c’est le vélo, qu’on le veuille ou pas. J’ai pas écrit « c’est bien », j’ai écrit « c’est comme ça » … Le mauvais sort, par exemple, c’est injuste, c’est vrai … Mais l’essentiel est que personne ne le guide …

    Quatre : si je ne prends pas de risques, je préfère être mort, et tout de suite. Et tu le sais bien. Pour autant, je ne suis pas un trompe-la-mort, loin s’en faut. Et tu le sais bien aussi …

    Cinq : « tu as la capacité à l’objectivité fort puissante », et ça, c’est moi qui le sait bien. Et bien, à chaque fois, chaque fois, qu’il est question d’agilité sur le vélo, en peloton, en descente, ce que tu dis, ou écris, ce n’est que la projection de « toi possiblement dans ces mêmes conditions ». Ton sentiment est la traduction d’une forme de frustration, pas honteuse pour un sou, puisque j’affirme, moi, que tu avais ta place dans le peloton professionnel si la vie l’avait décidé, c’est une évidence …

    Six : si on vous suit jusqu’au bout, toi et Roger, on réduit le vélo à une question de watts, d’abnégation à l’entraînement, de capacité à endurer la souffrance, domaines dans lesquels vous excellez tous les deux. Alors, pour éliminer toutes ces injustices inhérentes à ces deux roues instables et au terrain pas toujours sympathique, il ne reste plus qu’à aligner les home-trainers tréteaux, et à mesurer qui a la plus grosse. C’est pas moi …

    Sept : et voilà.

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  23. Batrick P
    Soumis le 2 décembre 2009 à 1:29 | Permalien

    Un, deux, trois, quatre, cinq, six… et sept. Oh là! Holà!

    Un, je pense que c’est contradictoire. Syllogisme, oui, assumé, via la loi des grands nombres. Langage mathématique. Autorisé? Peu m’importe:
    Risque=probabilité*conséquence.
    (ton) Postulat: ils prennent des risques. Traduction: avec des variations de l’un à l’autre, les coureurs descendent avec une probabilité de chute (aux conséquences aléatoires) assez importante.
    Ils sont nombreux, il y a beaucoup de descentes. De par la loi des grands nombres, il y a alors un nombre de chutes assez important (dont, nécessairement, certaines conséquentes).
    (ton constat): il y a très peu de chutes (conséquentes).
    (la) conclusion: le postulat est faux, ils prennent peu de risques.
    Si… alors… or… donc…
    Mais, Roger et moi sommes en désaccord sur le constat.
    Ce que je trouve faux, c’est « la plupart du temps », question de perception de cette expression. Il nous semble qu’ils tombent souvent, nous voyons plus que très peu de chutes. C’est pourquoi nous sommes d’accord pour dire qu’ils prennent des risques. Nécessaires.

    Sincèrement, je ne pensais pas que tu étais contre les pavés du Nord sur le Tour. Contre le Passage du Gois, les alignements de rond-points et terre-plein aux arrivées, un prologue de nuit en prime time à la lumière des halogènes et au risque des orages, et hop Boardman à l’hôpital, je savais.
    Pour valoriser les qualités de rouleur, tu me suis dans l’idée d’un contre-la-montre de 150 km tout plat tout droit type Marseille – Montélimar sur autoroute (dans ce sens au cas espéré où il y aurait du mistral)?

    Je signe pour une vie sans risque. A ton contraire semble-t-il. Sauf que… il serait utile qu’on débroussaille nos sens respectifs du mot « risque », loin des mathématiques. « Trahir les mots, c’est ajouter à la souffrance du monde », disait Albert Camus. Mouais…
    Mais surtout, je combats le risque imposé par autrui. C’est à la mode dans le monde socio-économique, ça! « Il faut prendre des risques », qu’ils disent là-haut, avec leur filet et leur parachute (doré). Je revendique le droit au « fonctionnariat », et j’affirme que l’immense majorité demande d’en jouir.

    Comment se sortir de la projection du « moi dans les mêmes conditions »?
    Le vélo, c’est certain, m’est une réalité qui entrave ma perception pour autrui. Je serai poursuiteur, je ne pourrai être sprinter, je suis contre le kerin au JO, s’il ne devait rester qu’une épreuve sur piste je serai pour la poursuite (et en deux la vitesse, mais à deux).
    La descente à ski, les courses de moto, l’alpinisme de très haute montagne (le « sommet »), la boxe, ne me sont pas des réalités, même pas des imaginaires. Impossible de m’y projeter, trop peur… des risques. Mais qu’est-ce que je trouve ça beau.
    Quant à la frustration, cette frustration, je crois que tu te trompes. Mais comment être sûr?

    En six, tu crois vraiment ce que tu écris? Tu ne crois pas que nous accordons un intérêt à la tactique, et même aux aléas des décisions… subjectives? Et surtout que nous obéissons à des motivations loin de la compétition.

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  24. Batrick P
    Soumis le 2 décembre 2009 à 1:32 | Permalien

    Oui, je mélange le cyclisme d’il y a 20 ans à celui d’aujourd’hui et à celui de 1971, Dave. Malgré les « faut pas » et les faux pas.

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  25. Roger13
    Soumis le 2 décembre 2009 à 9:16 | Permalien

    Sur le syllogisme.
    A un cours de tennis animé par un excellent prof où l’on devait s’entraîner à servir des premières balles, il y avait un type qui envoyait des véritables boulets de canons à plus de 150 Km/h. Il en ratait pas une. Puis le prof l’engueule en lui demandant de travailler ses premières balles.

    Mais msieur, quand même, vous voyez bien que ce sont des premières ???

    Ben alors tape plus fort et vise les lignes jusqu’à temps que tu fasses des fautes, et tu arriveras à faire des premières.

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