Le secret des italiens

Depuis 1927, date du premier championnat du monde de cyclisme sur route tenu au Nurburgring et remporté par le campionnissimo Binda, il n’y a eu que les Belges (24 victoires) pour devancer les italiens (16 victoires) au palmarès de cette course prestigieuse. Et encore! l’essentiel des victoires belges ont été acquises avant 1975 (merci Van Steenbergen, Van Looy et Merckx!) puisqu’ils n’ont gagné que 4 fois depuis 1980 contre… 6 victoires italiennes.

Les italiens doivent essentiellement leurs récents succès sur les Championnats du monde à un programme national de courses d’un jour bien pensé dans les 2 semaines avant cette course : Giro del Lazio, GP Industria & Commercio di Prato, Coppa Sabatini, Giro dell’Emilia, Milano-Vignola et Giro della Romagna. Tout a été prévu : longueur idéale (autour de 200 bornes) pour b�tir la forme en vue des 260 bornes des Mondiaux, ces courses sont aussi généralement entrecoupées de quelques jours de repos… Pas surprenant que le sélectionneur national, Franco Ballerini, patiente de voir les performances des coureurs sur ces courses avant de boucler sa squadra azzura… Bref, vous voulez savoir qui sera devant à Hamilton ? Outre la Vuelta, les résultats sur ces courses italiennes sont une très bonne indication. Et devant le nombre de sélectionnables ainsi que les rivalités italo-italiennes autour des questions de "qui roule pour qui", le sélectionneur italien passera probablement d’ici le départ pour Hamilton quelques nuits blanches. Car c’est bien connu, abondance de biens nuit… mais c’est là un mal que les sélectionneurs belges, français et néerlandais aimeraient probablement avoir!

4 Commentaires

  • Stephane
    Soumis le 23 septembre 2003 à 8:23 | Permalien

    Il me semble que le mot “essentiellement” est un peu fort lorsqu’il s’agit d’attribuer le succès des italiens dans les championnats du monde aux courses préparatoires en Italie. Les Italiens bénéficient certes d’un beau programme de fin de saison, mais les belges ne sont pas dépourvus non plus avec le Memorial Rick Van Steenbergen, Paris-Bruxelles, GP de Wallonie et autres championnats des flandres (Kampioenschap Van Vlaanderen). Michele Bartoli et David Rebellin sont là pour prouver que de bonnes performances dans les courses de préparation ne sont (hélas!) pas un gage de succès aux championnats du monde puisqu’ils ne sont tout deux même pas sélectionnés malgré leurs récentes victoires dans ces courses (ce qui est d’ailleur totalement inadmissible).

    Non, pour moi le succès des italiens n’est pas dô à leur calendrier mais à leur profondeur inégalée depuis plusieurs années dans les courses d’un jour. Les italiens peuvent aligner 9 vainqueurs potentiels sur ces championnats du monde s’ils le désirent. Cette profondeur provient à mon avis essentiellement de la qualité de leurs groupes professionnels, par exemple celle de la défunte équipe MAPEI. La qualité de leur directeurs sportifs, l’investissement que sont près à faire les sponsors et les méthodes d’entrainement rigoureuses dès le départ sont probablement responsable de la quantité de champions en activité présentement. Imaginez réunir à la fois : Pettachi, Bettini, Bartoli, Rebellin, Casagrande, Nardello, Di Luca, Basso et Cipolini (en oubliant Simoni et Garzelli !).

    Aye.

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  • Stephane
    Soumis le 23 septembre 2003 à 8:23 | Permalien

    Il me semble que le mot “essentiellement” est un peu fort lorsqu’il s’agit d’attribuer le succès des italiens dans les championnats du monde aux courses préparatoires en Italie. Les Italiens bénéficient certes d’un beau programme de fin de saison, mais les belges ne sont pas dépourvus non plus avec le Memorial Rick Van Steenbergen, Paris-Bruxelles, GP de Wallonie et autres championnats des flandres (Kampioenschap Van Vlaanderen). Michele Bartoli et David Rebellin sont là pour prouver que de bonnes performances dans les courses de préparation ne sont (hélas!) pas un gage de succès aux championnats du monde puisqu’ils ne sont tout deux même pas sélectionnés malgré leurs récentes victoires dans ces courses (ce qui est d’ailleur totalement inadmissible).

    Non, pour moi le succès des italiens n’est pas dô à leur calendrier mais à leur profondeur inégalée depuis plusieurs années dans les courses d’un jour. Les italiens peuvent aligner 9 vainqueurs potentiels sur ces championnats du monde s’ils le désirent. Cette profondeur provient à mon avis essentiellement de la qualité de leurs groupes professionnels, par exemple celle de la défunte équipe MAPEI. La qualité de leur directeurs sportifs, l’investissement que sont près à faire les sponsors et les méthodes d’entrainement rigoureuses dès le départ sont probablement responsable de la quantité de champions en activité présentement. Imaginez réunir à la fois : Pettachi, Bettini, Bartoli, Rebellin, Casagrande, Nardello, Di Luca, Basso et Cipolini (en oubliant Simoni et Garzelli !).

    Aye.

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  • L'auteur
    Soumis le 23 septembre 2003 à 10:44 | Permalien

    La non-sélection de Bartoli et Rebellin dans la squadra azzura tient davantage à la politique qu’aux performances sur le vélo. Bettini a signifié à Ballerini qu’il ne voulait pas de Bartoli ni de Rebellin aux Mondiaux car il doute de leur loyauté envers lui, un sentiment basé sur de vieilles guerres lors de précédents championnats du monde ou classiques. C’était donc, pour Ballerini, un choix : une équipe d’Italie avec leader unique, Bettini, ou une équipe d’Italie sans Bettini et avec plusieurs leaders potentiels, dont Bartoli et Rebellin, qui auraient pu se tirer la bourre lors de la course. Le choix était évident, n’en déplaise à Messieurs Rebellin et Bartoli qui, en matière de têtes dures, sont difficiles à battre… Même si on regrettera leur non-sélection, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils recueillent là ce qu’ils ont semé par le passé à coup d’orgueil mal placé.

    On sera d’accord, pour l’essentiel, avec les arguments avancés par la suite pour expliquer le succès des Italiens. Mais ces arguments expliquent le succès des Italiens en général, sur la plupart des épreuves professionnelles. Il est clair que les italiens dominent le cyclisme pro depuis plus d’une décennie maintenant. On essayait plutôt, dans notre texte, d’expliquer le succès des italiens sur une course précise, les Championnats du monde du début octobre et nous croyons toujours, dans ce cas précis, que la présence de quelques semi-classiques bien orchestrées en Italie contribue grandement à la mise en excellente condition des coureurs de ce pays.

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  • L'auteur
    Soumis le 23 septembre 2003 à 10:44 | Permalien

    La non-sélection de Bartoli et Rebellin dans la squadra azzura tient davantage à la politique qu’aux performances sur le vélo. Bettini a signifié à Ballerini qu’il ne voulait pas de Bartoli ni de Rebellin aux Mondiaux car il doute de leur loyauté envers lui, un sentiment basé sur de vieilles guerres lors de précédents championnats du monde ou classiques. C’était donc, pour Ballerini, un choix : une équipe d’Italie avec leader unique, Bettini, ou une équipe d’Italie sans Bettini et avec plusieurs leaders potentiels, dont Bartoli et Rebellin, qui auraient pu se tirer la bourre lors de la course. Le choix était évident, n’en déplaise à Messieurs Rebellin et Bartoli qui, en matière de têtes dures, sont difficiles à battre… Même si on regrettera leur non-sélection, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils recueillent là ce qu’ils ont semé par le passé à coup d’orgueil mal placé.

    On sera d’accord, pour l’essentiel, avec les arguments avancés par la suite pour expliquer le succès des Italiens. Mais ces arguments expliquent le succès des Italiens en général, sur la plupart des épreuves professionnelles. Il est clair que les italiens dominent le cyclisme pro depuis plus d’une décennie maintenant. On essayait plutôt, dans notre texte, d’expliquer le succès des italiens sur une course précise, les Championnats du monde du début octobre et nous croyons toujours, dans ce cas précis, que la présence de quelques semi-classiques bien orchestrées en Italie contribue grandement à la mise en excellente condition des coureurs de ce pays.

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