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Le point sur les capteurs de puissance

Comme plusieurs d’entre vous, je m’intéresse particulièrement aux nouveaux capteurs de puissance offerts actuellement sur le marché, n’ayant jamais consenti à l’effort financier pour me procurer un capteur SRM, certes fiable et éprouvé depuis le début des années 1990, mais très cher.

Avec l’arrivée des Polar Keo Power, Power2Max, Vector, Quarq et Stages ces dernières années, la concurrence est désormais forte et les prix devraient donc être à la baisse, pour le plus grand plaisir des pratiquants que nous sommes.

Sauf que.

Sauf qu’avant d’acheter, il faut évidemment considérer la précision de ces appareils. Car en matière de puissance, une erreur de 10% pour être très importante: pousser 350 ou 385 watts, ce n’est pas du tout pareil!

Or, une récente analyse proposée par le magazine allemand Tour Magazine et rapportée par le site internet Matos Vélo laisse entendre que la marge d’erreur des capteurs de puissance installés dans les pédales serait très importante, de l’ordre de 9% parfois, 10% même pour les Garmin Vector. C’est énorme!

Les capteurs de puissance intégrés au niveau de l’étoile du pédalier – le principe utilisé par Power2Max ou Quarq par exemple –  seraient beaucoup plus précis. L’étude annonce environ 2% d’erreur seulement pour le Power2Max comparé à la référence SRM.

Bref, avant de vous précipiter, je crois que ça vaut la peine de bien étudier le produit pour vérifier sa marge d’erreur. Remarquez que si vous ne voulez pas vous comparer aux petits copains mais seulement à vous-même, une sur- ou sous-estimation de la puissance absolue importe peu: l’intérêt est alors d’utiliser toujours le même appareil et de mesurer le progrès d’une séance à l’autre.

Par ailleurs, SRM et le pédalier FSA viennent d’annoncer la mise en marché d’un pédalier au sein duquel il sera facile de remplacer les piles du capteur de puissance. Bonnes environ 4000 heures, l’usager pourra ainsi remplacer lui-même les piles une fois épuisées, en démontant la manivelle de gauche. Pratique.

Et on attend toujours le SRM PowerControl 8 avec technologies Wifi, GPS et ANT+…

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10 Commentaires

  1. Piroux

    Laurent,

    Tout-à-fait d’accord avec toi quand tu dis: »Remarquez que si vous ne voulez pas vous comparer aux petits copains mais seulement à vous-même, une sur- ou sous-estimation de la puissance absolue importe peu: l’intérêt est alors d’utiliser toujours le même appareil et de mesurer le progrès d’une séance à l’autre. »
    Mais je te trouve très conciliant pour une fois, comment accepter de payer une telle somme pour avoir un appareil pas précis. C’est comme si tu achetais une montre qui n’est jamais à l’heure, amis elle donne effectivement une heure…
    Il faut continuer à mettre la pression sur les fabricants pour qu’ils nous proposent des appareils fiables et pas chers ou alors qu’ils arrêtent de nous prendre pour des gogos à vouloir nous vendre n’importe quoi…

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  2. Une mesure est jugée en fonction de différents critères;
    – reproductibilité et répétitivité
    – justesse et fidélité
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/dc/Incertitude_illustree_par_fleches_et_cible.png

    Il est clair qu’avoir une mesure qui satisfait tous ces critères nous amène vers des prix plus élevés.
    Mais on doit aussi se poser la question de ce que l’on veut mesurer ; des puissances instantanées sur 1 secondes ou bien des puissances moyennes sur 5 secondes , voire un Puissance Normalisée chère à A.Coggan qui nous donne une information sur un charge globale de travail.
    Auteur de la plateforme Web FFC-Performance aujourd’hui Velobook.Net, je crois avoir en base de données plus de 80000 fichiers de Puissance (SRM, PowerTap, Polar) accumulés sur ces dernières années.
    Fort de toutes les analyses réalisées je pense que si la mesure est reproductible et non aléatoire en fonction de conditions que l’on ne maitrise pas,et que la puissance instantanée (justesse) nous importe moins, un appareil que l’on va annoncer avec un erreur de 10% peut malgré tout être intéressant pour évaluer une charge de travail en complément de l’information cardiaque dont on sait qu’elle peut fluctuer sous l’influence de plusieurs facteurs externes ou internes.
    Ayant moi-même pédalé pendant un certain temps avec 4 appareils sur le même vélo (Ergomo, Powertap, Polar, SRM) je peux dire que les 4 appareils présentent un intérêt. Et ce qui est le plus important c’est effectivement la comparaison dans le temps pour un coureur donné avec le même appareil.
    Par ailleurs présenter le SRM comme la référence n’est justifié que si celui est correctement calibré (en usine ou SAV) et régulièrement étalonné au point 0..
    Ce qui n’est pas toujours le cas.

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  3. Merci pour tous les liens vers mon site ! 😉

    Concernant le SRM PC8, je l’avais vu sur Eurobike (http://www.matosvelo.fr/index.php?post/2013/08/31/Eurobike-2013-presentation-du-SRM-PowerControl-8) et je viens de réaliser une interview du patron de SRM que je ne vais publier qu’en mai.
    Le SRM PC8 devrait être commercialisé en septembre de cette année.

    Bonne continuation.

    Guillaume

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  4. Richard Bradette

    Je me suis posé la même question sur la précision des nouveaux PM et à propos de l’article du Tour Magazine.
    Et la réponse est venue du Blog Dcrainmaker qui est une référence sérieuse sur les essais de matos techo.
    Voici sa réponse:
    « Submission to contact form: Richard Bradette about Test new power meter

    Yeah, I guess there’s more than one side to a story.  The problem with always assuming the SRM is right…is that the SRM is not always right.  There’s why I use 3-5 power meters concurrently, to show where things go stray.
    Also, he notes calibrating against 35ftlbs versus the recommended 25ftlbs, which is a bit concerning.  There’s really just too many variables in what he’s showing to make any conclusions about it.
    Ultimately though, a lot of people have poured through my data, and other data and just haven’t seen any issues with Vector. »

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  5. Phil

    Par experience personnelle, j’apprecie la precision d’un powermeter et surtout la capacité de le calibrer. Ce n’est pas le cas de tout les powermeters. J’ai utilisé 4 powermeters dans la derniere année dont un qui lisait 3.5% trop bas. J’ai établi des records personnels avec chacun. Voilà une situation ou tu espères avoir une bonne précision. Après calibration, j’ai pu au moins ajuster celui était trop bas.

    Par contre, si tu as seulement un powermeter et que ca sera le seul pour toi à vie (on va dire pour au moins quelques années), la precision n’est peut-etre pas aussi importante. Je planifiais bien garder mon dernier longtemps, mais j’ai du le retourner sous garantie (et en meme temps emprunter un autre powermeter). On le sait jamais …

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  6. Pierre Lacoste

    Les capteurs aux pédales, je continue à pas y croire trop-trop. Les capteurs, même multiples, mesure la pression tout autour des roulements de la pédale sur 360 degrés, mais je ne vois toujours pas comment cette méthode peut calculer le couple (torque) autrement que par une extrapolation numérique. Les capteurs au pédalier et au moyeu comportent un capteur piezo qui fait varier un courant électrique situé entre deux pôles qui s’éloignent ou se rapprochent en proportion exacte de la déformation mécanique qui se produit lorsque la manivelle entraîne la rotation du pédalier autour de son axe…ou lorsque la chaine tire sur le moyeu.
    Le couple est exprimé en kg/mètre (ou foot/pound): l’application d’une force générée par un poids d’un kilo situé au bout d’un levier d’un mètre de longueur agissant sur un axe et entraînant la rotation du levier autour de celui-ci. Avec le système aux pédales, il n’y a pas de couple mesuré parce qu’il n’y a pas de levier permettant la mesure; ce n’est que plus loin dans la transmission qu’un levier en rotation intervient: la manivelle du pédalier, ou le pignon sur le moyeu, l’un ou l’autre fait l’affaire. Aux pédales, on ne peut capter que la pression agissant sur la pédale et ses roulements, et non le couple généré. Or, la puissance (les fameux Watts) est constitué du couple X la durée (temps). Donc, et je me trompe peut-être, mais le système aux pédales se contente forcément d’une extrapolation mathématique du couple et donc de la puissance générée, alors que les deux autre systèmes précités établissent réellement la puissance du cycliste. Alors, les systèmes aux pédales ne m’inspirent pas vraiment confiance…excusez ma longueur!

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  7. Nic

    J’ai eu plusieurs PowerTap et j’utilise présentement un Quarq. Dans mon cas je suis convaincu qu’ils sous-estiment tous *ma* puissance ;).

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  8. normand

    Je viens tout juste de me procurer un stage ($805 tx inc) . J’ai fais un comparo en roulant sur mon computrainer; Surprise! il marque 15 -25 wats de moins. Il est relativement stable dans cette fourchette.

    Je m’attendais à ce qu’il marque plus de watts vu qu’il prend la mesure au crank vs le pneu pour le computrainer…. ce n’est pas le cas. J’ai refais ma calibration pour le même résultat.

    Donc s’il demeure stable dans cette fourchette c’est tolérable, on parlerais (en prenant comme étalon valable le computrainer) une imprécision de 3%.

    Le fait qu’il prend la puissance sur le crank de gauche uniquement peut donner des effets indésirables…. pour mois je crois même que cela explique une partie de la sous-estimation du Stages parceque je remarque qu’a l’analyse de mon coup de pédale sur le computrainer, je pousse plus de la droite… ça fait du sens.

    Je vais continuer à tester le tout, si ça vous intéresse, je vous donnerez des résultats et essayerai de répondre à vos questions si c’est le cas.

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  9. thierry mtl

    AAAhhh le mystère colombien…
    http://www.cyclingnews.com/news/does-colombias-anti-doping-stand-up-to-scrutiny

    Voilà une partie de la réponse: pas de test.

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  10. Pierre

    Cet article fait écho au sujet de la précision et de la rigueur. Je ne m’y connais pas tant que ça en capteur de puissance mais un peu plus en physique. Hors, dans le seul but de rigueur et de précision j’aimerais simplement dire que le couple (moment) est l’équivalent d’une force exercée sur un bras de levier, et contrairement à ce qui a été dit, son unité est le N.m (ou kgf.m) pas le kg/m. (Force x Longueur du bras de levier) Quant à la puissance (en W) c’est un Travail (Energie en Joules) par unité de temps(s), ou une Force (N) exercée à une certaine vitesse (m/s), ou un couple (moment N.m) multiplié par une vitesse angulaire (radian/s ou RPM rotation par minute), donc, l’unité de la puissance est un couple divisé par des secondes et pas multiplié par le temps, contrairement à ce qui a été mentionné dans un commentaire précédent.
    Dans le cas qui nous occupe, tout ceci n’est que de l’analyse de contrainte dans la pure mécanique Newtonienne. Et par transformation, il est possible de « convertir », oui par algortythme, les contraintes exercées aux pédales en puissance développée.
    À quel prix ?! Et avec quelle simplicité ? Alors là …
    My two cents.

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