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La Montréalaise: une organisation réussie, mais un objectif raté

Départ de la cyclosportive La Montréalaise samedi matin, 8h30 sur la ligne.

« Ce n’est pas une course. »

Dixit Madame la commissaire FQSC, une phrase qui est désormais devenue célèbre (!) auprès des habitués de ce genre d’épreuve.

Malheureusement Madame, et je suis le premier à le regretter, c’est raté. Ce n’est évidemment pas votre faute!

Lorsque je vois des articles comme celui-ci, paru sur le site Internet de TVA Sport (avec photo en plus!!!), je suis réellement fâché, comme vous devez l’être vous aussi très certainement.

Je ne me souviens pas d’avoir vu un pareil article pour l’une des courses sanctionnées Maîtres des Championnats canadiens en juin dernier à Lac Mégantic, LA plus importante course de la saison…

L’article pousse même le bouchon à parler du « chrono » du vainqueur: « Jérémie Fontanaud a été le premier à franchir la ligne d’arrivée avec un chrono de 4 h 49 min. » Complètement débile, la vitesse du peloton était régulée!!!

Comment distinguer les cyclosportives des courses FQSC dans un tel contexte? Comment assurer la sécurité sur les cyclosportives, par définition des épreuves de masse regroupant des cyclistes avec des expériences très variées de la conduite en peloton?

L’inévitable est encore arrivé sur La Montréalaise à 100m de la ligne d’arrivée: une grave chute, et un coureur gisant apparemment inanimé sur la route lorsque je suis passé près de lui, quelques 20 secondes après les premiers.

Moments d’effroi, et qui viennent assombrir une belle journée jusque là.

Moins de 10 minutes plus tôt, discutant avec un coureur régulier du circuit de courses FQSC, derrière le peloton pour ne prendre aucun risque, nous étions tous deux d’accord: une grave chute était assurée à 100%.

Et ça n’a pas loupé. Malheureusement, nous avions encore raison, une fois de plus.

Après le 3e ravito, la nervosité du peloton était incroyable: coups de frein intempestifs, hurlements fréquents, vagues, c’était très dangereux, qui plus est sur des routes un peu moins belles à ce moment. Ca ne prenait pas la tête à Papineau pour savoir qu’un drame était imminent.

Ajoutons également que la très vaste majorité des cyclistes bataillant ferme pour une place devant, parfois au prix de risques insensés, avaient été largués solide dans la seule bosse du jour, Covey Hill. Je le sais, j’étais environ 10e en haut, 100m derrière un petit groupe d’une dizaine de coureurs devant. En course, j’aurais bien mis quelques kilomètres à rentrer (non sans un effort violent), avec l’aide de quelques coureurs juste derrière moi dont mon ami Serge, solide rouleur.

Le reste de la meute? Serait jamais rentré. On aurait terminé à 20 devant, pas plus.

Bref, la vaste majorité des gens présents dans le dernier kilomètre n’avait pas leur place à cet endroit, car ils étaient « hors jeu » à la pédale.

Comment faire alors?

Je vais faire une suggestion aux organisateurs de cyclosportives: faites exactement l’inverse de la stratégie mise en place sur La Québécoise et La Montréalaise, voire sur le récent GranFondo Mont Tremblant.

Je suis convaincu que c’est une erreur que de brider un peloton de 200 coureurs « qui en veulent » pendant 150 kms, puis de les laisser s’expliquer dans les 5 derniers kms comme dans une vraie course.

Il ne viendrait à personne l’idée de contrôler la vitesse des coureurs lors d’un marathon, également une épreuve de masse, puis de les laisser sprinter dans les 100 derniers mètres… Imaginez le bordel!

C’est une erreur car ca ne sert à rien si c’est suivi d’une « course open » dans les 5 derniers kilomètres. À la limite, gommez les 150 premiers kilomètres et vous aurez le même résultat, mais en plus court!

En plus d’en frustrer plusieurs (beaucoup de participants sont venus me trouver durant les deux épreuves pour me témoigner de leur frustration d’une vitesse bridée, notamment en descente. C’est vrai que c’était quelque peu pénible d’être constamment sur les freins!), une vitesse contrôlée jusqu’à quelques kilomètres de la fin garantit que tout le monde va être présent pour l’emballage final. Ca se plante régulièrement dans les sprints chez les pros, des mecs qui font 40 000 bornes par année sur leur vélo: imaginez dans un peloton de cyclistes de tout horizon! Carambolage garanti à tout coup.

Faites l’inverse: ne bridez pas la vitesse du peloton sur le parcours, laissez un écrémage naturel s’opérer. Vous limiterez ainsi les risques de chute (le peloton se fragmentant en petit groupe rapidement) et assurerez le succès populaire de vos événements. Assurez-vous simplement, comme sur la Haute Route, d’avoir suffisamment de motos de police pour prendre en charge les groupes significatifs qui se formeront très rapidement durant la cyclosportive. Pour les coureurs isolés ou les groupes peu nombreux, ils devront respecter le code de la route tout en bénéficiant des intersections sécurisées.

Placez ensuite un ravito significatif à 20 bornes de l’arrivée (15, c’est trop près). Et là, arrêtez tout le monde et laissez une partie du peloton se reformer, ceci afin de TERMINER l’épreuve à vitesse contrôlée (les premiers n’auront qu’à attendre un peu les autres, c’est tout… comme ce n’est pas une course, voilà qui leur donnera à réfléchir quant à l’allure à conduite en tête!). Vous éviterez ainsi beaucoup d’accidents, aurez un beau final ou tout le peloton passera la ligne dans le calme, en toute convivialité et sous les applaudissements de la foule présente. De belles images en perspective pour finir le tout en beauté!

Et surtout, n’organisez aucun podium, rien. Une cyclosportive n’est pas une course! Ceux qui veulent vraiment en découdre n’ont qu’à prendre une licence FQSC comme moi, et venir vraiment se mesurer aux meilleurs cyclistes du Québec. C’est là, et seulement là, qu’on peut prouver sa force, sa valeur comme cycliste. Pas sur un sprint dans une cyclosportive où M. Tout le monde côtoie le coureur d’expérience !

Ha oui! Le fameux chronométrage. Si vous en maintenez un (ce n’est pas indispensable… mais c’est utile puisque les cyclosportives sont, pour beaucoup, l’occasion de se mesurer à soi-même), je vous suggère de placer l’arrivée en haut d’une difficulté, près du dernier ravito. Le but est d’éviter un sprint. Par exemple, à Québec, lors de La Québécoise, ma préférence aurait été de placer l’arrivée en haut de la bosse à la sortie de Ste-Brigitte de Laval. Voilà qui aurait donné de quoi à ceux qui veulent faire une belle place ou un « personal best » façon Strava de bien se faire péter les varices, et le reste de la cyclo aurait pu être contrôlée, question de rentrer à Québec – en pleine ville – de façon sécuritaire et tout le monde ensemble, créant un beau moment de convivialité entre cyclistes. Le fait cependant que l’arrivée était celle du GP cycliste de Québec, en haut de Grande Allée, était bien aussi, et sécuritaire puisqu’un écrémage important – même moi! – s’opérait dans les derniers 1500 mètres, tout en montée.

À La Montréalaise, l’arrivée du chronométrage aurait pu être placée au terme d’un long faux-plat ascendant, près du 3e ravito. Le premier groupe – très réduit par Covey Hill – s’y présentant aurait pu s’expliquer sans grand danger, étant bien sûr évident que le risque zéro n’existe pas. Pour ceux étant derrière, ils auraient pu mesurer, avec le chronométrage, la différence existant entre leur performance et celle de coureurs de premier plan au Québec.

Bref, il y a moyen, je pense, d’assurer la popularité et une meilleure sécurité sur les cyclosportives tout en les distinguant davantage des courses FQSC. Contrôler la vitesse d’un peloton de cyclosportifs pendant 150 bornes puis les laisser s’expliquer comme dans une vraie course dans les tous derniers kilomètres m’apparaît une moins bonne idée, compte tenu des risques. En ne limitant pas la vitesse sauf à la toute fin, en situant l’arrêt du chronométrage loin de l’arrivée, au terme d’une difficulté, et en reformant le peloton pour les derniers kilomètres – ceux là sous forte escorte des encadreurs – je pense que le succès serait accru. C’est la formule retenue sur la dernière étape de la Haute Route, avec beaucoup de succès.

Et que ceux qui veulent parfois en découdre – comme moi – prennent une licence et viennent sur les courses sanctionnées de la FQSC. Nous serons ainsi davantage de coureurs, et l’offre de courses augmentera progressivement, fort du succès populaire.

Une organisation irréprochable

Je tiens à terminer en félicitant les organisateurs des cyclos La Québécoise et La Montréalaise pour une organisation m’ayant apparu irréprochable sur tous les autres aspects. La gestion des inscriptions a été efficace, les ravitos étaient bien organisés, la sécurité assurée, notamment aux intersections, et l’ambiance était très bonne, notamment grâce à la présence de speakers faisant une certaine animation sur les sites départ/arrivée. Je souligne également l’excellent travail des encadreurs, notamment Pierre Boilard dans le peloton le plus rapide, qui a su assurer une certaine cohésion, et prodiguant conseils durant l’épreuve, notamment quant à la gestion de l’alimentation. Du bon boulot, vraiment.

À la comparaison, j’ai préféré La Québécoise puisque bénéficiant des infrastructures – et du dernier kilomètre, permettant de se rendre compte de ce que vivent les coureurs pros pendant 16 tours – du GP cycliste de Québec, donnant une touche un peu différente à cette cyclosportive. Le parcours, plus difficile, de La Québécoise m’a également paru plus intéressant, et plus beau. Ce qui serait formidable, pour La Montréalaise, serait de proposer un parcours d’environ 140 bornes (le grand tour de l’île de Montréal?) se terminant par une boucle du circuit du GP cycliste de Montréal, comme les pros. Le succès serait garanti. L’arrêt du chronométrage pourrait se faire en haut de Camilien Houde, évitant ainsi un emballage massif et assurant ainsi la sécurité de tous.

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47 Commentaires

  1. je vais assez souvent en Belgique participer a des cyclo…touristes qui sont un compromis interessant entre cyclotourisme et cyclosportive: 2 choix de distance, depart libre mais les principales cotes, souvent du 20% !sont chronometrees, donnant un classement visible sur internet et c’ est tout.Pas de podium, on vient pas pour frimer, mais pour pedaler et se mesurer a un parcours souvent tres difficile.
    Cerise sur le gateau, certaines sont sponsorisees par des brasseries, et dans l’une d’elle, le dernier ravitaillement a une dizaine de kilometres de l’arrivee, n’ est qu’en… biere pression a volonte!! heureusement qu’il n’y a pas de sprint a l’arrivee!

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  2. Fredo

    Question toute simple : pourquoi vouloir absolument contrôler le peloton et lui imposer une vitesse fixe (sauf pour quelques kilomètres).

    Le plus aberrant que j’ai vu était il y a pas mal d’années les 95 km de Charlevoix (départ Clermont arrivée Clermont) qui n’était pas officiellement une course mais s’apparentait à une cyclosportive.
    Les premières années c’était merveilleux (ah! les paysages grandioses de Charlevoix!) et puis il y a quelques inconscients du danger qui étaient tombés à répétition dans la descente de la traversée de Saint-Irénée. Alors au bout de quelques années pour des raisons de sécurité, on a imposé une vitesse fixe au peloton : aberrant sur un tel circuit de freiner à mort dans les descentes abruptes de certaines côtes.
    Le résultat : au bout de quelque temps, l’organisation a jeté l’éponge. La réponse cycliste n’était plus là et pour cause!

    Enfin, autre question toute simple : pourquoi vouloir aussi OBLIGER tout le monde à s’arrêter à un ou des ravitaillements?

    Si une cyclosportive n’est pas une compétition FQSC elle doit laisser la place à tous les niveaux et selon moi ne pas imposer de vitesse fixée à l’avance. Ainsi, forcément, la sélection se fait naturellement et s’il peut y avoir aussi des accidents, il y en aura certainement moins que ce décrit Laurent dans la cyclo La Montréalaise.

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  3. Bernard

    C’est ça le problème avec les cyclos: des gars prennent ça tellement au sérieux, même si cette épreuve n’a rien d’une course habituelle. Ces événements sont parfaits pour développer le sport cycliste au Québec, mais ils doivent être peaufinés afin de répondre aux besoins réels des cyclistes qui s’y inscrivent, quitte à faire deux ou trois groupes. Le contrôle avait-il pour but de permettre à tous de terminer l’épreuve? Une question d’assurances? Je ne suis donc pas déçu d’avoir économisé 140$ (ce qui est prohibitif et qui va encore directement dans les poches de québécor).

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  4. Fredo

    Prohibitif : le mot est lancé Bernard (commentaire 3) ; c’est celui que j’employais aussi pour l’article de Laurent sur la Québecoise.

    Selon un de mes amis qui s’est inscrit au dernier moment encore plus prohibitif : 175 dollars avec les taxes!

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  5. Alex

    Tout a fait d’accord, du grand n’importe quoi cette cyclo. Pour être bien positionné pour le sprint final, il fallait frotter et jouer du coude sur au moins les l0 derniers Km avant le départ du sprint de 2km. Avec une seule voie (une autre erreur…) et un trottoir a gauche et des cônes a droite, un carnage était a prévoir. On est chanceux qu’il n’y ait pas eu de carambolage majeur a 50km/h. Je pense que les règles en place conviennent a 75% du monde, ma solution serait juste de faire une catégorie open pour le reste (pas de vitesse contrôlée et pas d’arrêt obligatoire pour le lead pack). Les droppés entreront dans les groupes plus lents derrières. Voir leur site FB ou les commentaires des participants ne sont pas très élogieux. Absent l’an prochain c’est certain. https://www.facebook.com/#!/LesCyclos

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  6. Ah la la, le fameux décalage entre ce que racontent les journalistes et la réalité. Un grand classique!

    Et en effet, terminer à Montréal sur le circuit emprunté par les pros semble essentiel. Mais il faut croire que cela était très difficile à réaliser : On ne bloque pas les rues de Montréal comme ca!

    Enfin, prohibitif…
    A 150$ par personne, si compte 1600 participants (400 à Québec, 1200 à Montréal d’après l’article de TVA), ca fait une modeste recette de 180 000$.

    Je parlerai plus de jackpot pour ma part!

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  7. Jeff

    Les cyclo c’est un peu comme un triathlon, c’est pour le dépassement personnel pour 90% des participants. Ce n’est pas pour montrer à l’autre gars qui a un bike à 10 000$ que tu vas plus vite que lui quand y a pas de « vrais coureurs ».

    Malheureusement au québec on va aux courses y a personne et ça coûte 30$. Tu organise une cyclo qui coûte 150$ et +, t’as 2000 participants (on sait pourquoi tout le monde s’arrache les organisations $$$$).

    Pourquoi ? … Parce que 90% des gens qui s’inscrivent à une cyclo ne veulent pas faire une course, ils veulent avoir une expérience de cycliste et faire un bon temps pour eux. En plus y en parlent à TiVi alors ça paraît bien le lundi matin au bureau (j’suis pu capable de me faire demander si je fais le Défi Pierre Lavoie !!!).

    Les 10% restants sont des champions du monde qui préfèrent « gagner » une cyclosportive plutôt que d’aller courser pour vrai et finir 30ième-40ième et avoir tout donné.

    Quoi faire ??? Si la FQSC/Louis Barbeau se concentrait sur le problème que pourrait-il faire ?

    Voici deux pistes de solution:

    – Forcer les organisations à jummeler courses et cyclosportive chronométrés (comme aux États-Unis). La même fds t’as la course et la cyclosportive. Donc si tu veux vraiment faire la course alors tu courses sinon c’est la cyclosportive. En combinant les deux, tu n’essais pas de « gagner » la cyclo parce que sinon tu te sens un peu looser implicitement. Sinon la cyclosportive doit être non chronométré.

    – La refonte des catégories. C’est la force qui compte et non l’âge (on a eu la preuve à la Vuelta avec Horner). Cat 1-2-3-4-5 H et F (excluant les juniors et plus jeune). Donc les cyclosportif un peu racer pourront s’inscrire Cat. 3 ou 4, car s’ils commencent à courser comme « Maître A » après une remise en forme à 32 ans, ils vont trouver que ça roule vite pas mal… et au contraire si tu gagnes ou que tu accumules un certain nombre de points en Cat.3, alors tu n’as pas le choix de monter.

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  8. Jean-Martin

    Pour moi, ce qui est plaisant avec les cyclos (non contrôlées!) est le type de parcours. Souvent bien plus beaux (Mauricie, Charlevoix) que leurs contreparties course (Gatineau) avec de belles difficultés, et on fait 1-2 tours pour +/- 100k. Cela signifie généralement un temps d’environ 3-5hrs en selle dépendant du niveau, sur des routes ou l’on peut pour une journée rouler en pleine rue.

    Donc une belle journée de vélo au temps raisonnable (mais souvent trop cher) qui permet de se mesurer dans les difficultés avec soit même et entre amis, tout en restant du côté safe. C’est-à-dire qu’on ne frotte pas pour faire monter l’adrénaline et finir 1cm en avant! T’es mal placé, ben t’es mal placé, voilà tout. Tu seras 1cm plus lent mais t’as pas risqué de provoquer une chute ni de briser ton matériel et celui des autres. Plusieurs participants prennent cela bien trop au sérieux, et c’est déplorable. J’en ai même déjà vu exagérer un peu trop le travail d’équipe en blocant les ravitots au passage et donnant ensuite un bidon à leur « leader ». Assez looser.

    De plus faire des courses officielles sans équipe quand d’autres on des chars qui suivent, de l’équipement de remplacement, des ravitots, des équipiers qui se sacrifient et des tactiques de groupe en tournant en rond sur un circuit de ville, c’est un peu plate. Il ne te reste qu’à faire des feux d’artifices si tu as les jambes. Et n’oublions pas aussi que ça prend des risques en masse aussi (sinon plus qu’en cyclo)! Ya déjà un coureur Garneau qui m’a dit que de chuter à Lachine c’était normal et que ça valait la peine, alors qu’au crit local de Sherbrooke il avait peur de chuter pour « rien ». Pas la philosophie de la majorité selon moi.

    Je pense bien que tout cela explique, en partie du moins, la demande et la popularité des cyclos sans contrôle vs les vrais courses. Faire des finishs qui écrèment le peloton ou de ne chronométrer que certaines sections ne va pas décourager les gens.

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  9. Francis

    Trois ptits commentaires de précision et ce après y avoir participé (à la Montréalaise)

    1) Effectivement on sentait la fébrilité après le dernier ravito, le fait de savoir que c’est ouvert avec seulement deux kilomètres à faire est un gage de danger (surtout après avoir « encadré » le groupe pendant 150 km. le crash est malheureusement survenu à cause du gros chien errant qui s’est précipité sur nous à 200 mètres de la fin et doublé au fait que c’était déjà tendu, ben c’est arrivé…

    2) Je pense que l’organisation voulait donner une impression de montrer à la majorité comment il peut être agréable de rouler groupé et de brider la vitesse le permettait, mais surtout je crois qu’ils n’ont pas eu toutes les autorisations du MTQ et SQ de bloquer quelques 160 km de route pendant quelques heures. Le choix de routes initiales comportait effectivement un risque à l’écluse de Ste-Catherine et j’imagine que de bloquer 3-4 fois les rues, (n’oublions pas le marathon la semaine prochaine)devenait complexe à gérer.

    3) Personnelement je recommanderais de prendre un chrono sur le haut de Covey Hill et une autre (à trouver?) genre faire un classement du roi ou reine de la montagne. et de laisser ouvert les 20 derniers kilos, histoire d’élaguer une arrivée au sprint.

    Reste que l’organisation était au top. Une belle prise en charge, l’ambiance était quand même bonne

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  10. Jeff

    @Francis: Ouvrir les derniers 20 kilo, c’est le raisonnement d’une course… faites des courses là on va avoir du fun !

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  11. Fredo

    Dans l’édition numérique du dimanche 15 septembre 2013, page 21, voici retranscrit intégralement ce que l’on trouve dans le quotidien l’ÉQUIPE concernant le site laflammerouge (Bravo Laurent : une belle reconnaissance de ce quotidien très connu dans plusieurs pays).

    À suivre sur le WEB
    http://www.laflammerouge.com
    Ce site consacré au cyclisme depuis déjà plus de 10 ans nous vient du Québec et attire près de 3000 visiteurs par jour. La Flamme Rouge se penche avec passion sur l’actualité du vélo, comme la Vuelta, le Grand Prix de Montréal aujourd’hui ou les prochaines élections à l’UCI.
    Le site se caractérise par une mise en page sobre, sans fioritures ni gadgets technologiques,
    mais est surtout riche de textes intéressants et bien tournés.

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  12. thierry mtl

    Pourquoi dépenser une telle somme d’argent pour rouler sur des routes ordinaires, toujours ouvertes et se faire controler sa vitesse et son plaisir ?

    Le circuit du Mont-Royal par exemple, vous pouvez le faire gartuitement tous les jours (sauf le stupide U-turn sur l’Avenue du Parc) et à la vitesses que vous voulez. Même chose pour Covey Hill. N’ayez pas peur de la solitude, il y a toujours des cylcistes sur ces parcours. Vous en dépasserez surement un.

    Avez-vous autant besoin de rouler en groupe de 500 ou de 1000 ? Est-ce si important de joindre un groupe ?

    Gardez votre argent et payez vous une fin de semaine au Vermont ou en Estrie. Mieux encore, « privez-vous » de quelques cyclo et payer vous les Alpes ou les Pyrennées. A votre vitesse et pour votre plaisir. D’ailleurs, c’est ce que font les organisateurs avec le fric qu’il vous prennent pour l’inscription.

    Le vélo, c’est la liberté. Vous payez pour obtenir des contraintes.

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  13. Vincent

    J’ai fais la Québecoise, c’était ma première cyclo et probablement la dernière non pas pour l’organisation, non pas parce que c’était dangereux mais à cause du prix. Je me suis inscrit fin août et ça m’a coûté 175$ avec taxes! C’est 140$ de plus que les courses provinciales à 35$, bon j’ai eu un maillot aux couleur plus que discutable et des ravitaillements. Ça coûte pas mal cher pour une randonnée!

    Je crois effectivement qu’une cyclo ne devrait pas être chronométré, un chrono ça implique une compétition et dans ce cas, il existe les courses FQSC. Une chance que la Québécoise finissait avec une bosse et un faux plat pour écrémer et faire ralentir les coureurs de manière naturelle, pardon les randonneurs, puisqu’il s’agit d’une randonnée dit la madame de l’organisation. Pour ma part, j’a trouvé ça ironique qu’un gars de Garneau-Québecor (senior 1) termine premier la Québecoise. Ça n’a pas donné le bon message pour la cyclo la Montréalaise à mon avis.

    Donc, au final je crois qu’on en a plus pour son argent dans les courses sanctionnées par la FQSC quand on veut vraiment être compétitif.

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  14. forza

    http://www.journaldequebec.com/2013/08/11/un-costaricain-increvable

    Une cyclo c’est pas une course… ça tue le vélo

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  15. zboy

    Beaucoup moins de risque de chutes à la cyclo du Parc de la Mauricie où la topographie aide à faire le ménage rapidement. C’est pareil dans une course anyway. Rouler sur le plat avec 500 personnes, faites-le et je lirai vos comptes rendus !

    Lorsque je regarde les noms sur les résultats, on voit aussi beaucoup de coureurs. Bon, ils ont le droit d’y aller, mais pour ma part, si une cyclo n’est pas une course, que ceux qui ont une license de la FQSC n’ait pas le droit de participer.

    Par ailleurs, si les meilleurs dans les cyclos participaient aux courses, nous en aurions de plus belles et (probablement) mieux encadrées. Et la masse pourrait s’amuser dans les cyclos.

    Un accident reste un accident, mais sous cet accident on place généralement un entonnoir de risque. Si, à sa base, cet entonnoir est étroit, il y a peu de chance de chute. Voilà ce qui doit primer dans les cyclos.

    Un finish chronométré et non contenu, voilà le problème en partie. Parce que tu te retrouves à rouler à bloc en peloton avec des gens qui ne sont pas habitués à ça. Si les groupes sont séparés en moyenne de km/h et qu’une auto limite ce groupe jusqu’à la ligne, le risque est moindre.

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  16. @Zboy,
    Parfaitement d’accord avec toi!
    Je suis coureur FQSC, et lors des cyclosportives je suis le premier à mettre la pédale douce, respectant les règles que « ce n’est pas une course ». Je termine d’ailleurs loin derrière samedi, pour ne prendre aucun risque.
    Interdire de départ les coureurs qui veulent venir « en touriste » est peut-être un peu extrême, je pense qu’il faut plutôt éliminer tout incitatif pouvant conduire à transformer la cyclo en course. Un podium à l’arrivée est en ce sens une mauvaise idée, et le chronométrage pourrait être réservé à certaines portions bien précises, notamment dans les difficultés. Ainsi, un coureur voulant rouler avec sa blonde peinard pourrait le faire, tout en établissant un bon classement sur la portion chronométrée, loin du premier groupe, puisque c’est son temps personnel qui serait comptabilisé à cet endroit.

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  17. schwartz patrick

    OK avec toi Laurent (16)
    sans plus de commentaires, tout est dit .

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  18. Alain

    Bonjour Laurent,

    Je crois, comme beaucoup d’autres, que ce fut la vitesse contrôlée sur 155 kms qui a été le problème majeur.

    Au départ, après le dernier ravitaillement, plusieurs « randonneurs » avaient le couteau entre les dents. J’ai gardé ma position favorite jusqu’à l’arrivée soit juste derrière toi!

    J’aime beaucoup ton idée du KOM de Covey Hill avec l’arrivée au deuxième ravitaillement. Le reste du parcours en peloton.

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  19. Nelson

    Le problème c’est que même si la fin d’une cyclo n’est pas chronométrée, il y aura quand même un sprint. Finir premier, c’est finir premier même s’il n’y a pas de chrono.

    Si tu veux éliminer un sprint massif de rouleurs de fin de semaine, la vitesse doit être contrôlée à la fin ou choisi une arrivée après une côte et la sélection naturelle va limiter les risques au sprint.

    Et pour ceux qui veulent se chronométrer sans passer par les cyclos, il reste Strava ou Map my ride ………. Et c’est gratos en plus.

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  20. bonaventure

    @thierry mtl,

    complètement vrai ce que tu avances. Cette cyclosportive image bien le fait que le cycliste est devenu un consommateur (dont les 3 premières lettres seraient plus justes de qualifier).

    Sans parler du matériel pour lequel chacun s’étalonne : le vélo est devenu comme la voiture, à celui qui aura le plus cher ! Et comme au bout de 2 ans il est démodé il faut en acheter un plus cher encore.
    En fait ces néo-consommateurs cyclistes me font plus pitié qu’autre chose : ils veulent se prendre pour des professionnels, mais en réalité sont juste en quête d’une reconnaissance … bref une illusion éphémère.

    Comme tu le dis et l’ai toujours connu et pratiqué, le vélo c’est la liberté !

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  21. Guillaume

    Bonjour,

    Bien que je sois un lecteur assidu de La Flamme rouge, c’est la première fois que je vous écris. Je suis plutôt d’accord avec tout ce qui s’est écrit, notamment sur l’abolition du chronométrage et du podium afin d’éliminer l’aspect course trop souvent donné aux cyclos. Mais ce qui me dérange le plus, c’est le coût EXORBITANT demandé pour une telle épreuve. J’avais d’ailleurs écrit aux organisateurs, avant même le déroulement de la Montréalaise, un courriel leur mentionnant la chose (je le joins au bas). Je n’ai évidemment reçu aucune réponse.

    Bien que ça fasse « têteux », j’en profite pour vous féliciter pour l’excellent boulot. Article fouillés, réfléchis, éclairés: ça change des journalistes sportifs!!! Longue vie à La Flamme rouge.

    Guillaume Cassou

    Bonjour,

    Je vous écris simplement pour vous dire que vous abusez vraiment. J’aurais bien voulu participer à la Montréalaise, mais à 125$ (et même 155$ si on attend de voir la météo), c’est nettement exagéré. On peut faire des cyclosportive en France pour 50$ ou 60$, maillot et repas et tout le reste inclus. Je sais, pas le billet d’avion! J’ai fait l’étape du Tour, qui est tout de même un « monument » parmi les cyclos, pour 75$. Autre exemple : la Ronde Castraise. Maillot, puce, support, bouffe chaude (même du vin!), diplôme, podium, etc. : 40$ (pas Euros, dollars). Donc à 125$, vous allez vous aliéner bien des cyclosportifs (en tout cas, au moins moi, ma blonde et mon fils).

    Mais bon, me direz-vous, le cyclosport a le vent dans les voiles, les participants sont fortunés et c’est « branché ». J’espère sincèrement que vous connaîtrez du succès, mais franchement, vous exagérez. Dommage que vous ne vous adressiez qu’aux cyclistes bien nantis et que vous ne soyez pas une épreuve « populaire ». Pensez-y tout de même : 125 $ pour pédaler sur un circuit que le DÉFI Métropolitain a déjà emprunté, pour 40$ dans le temps (ok, y’avait pas le maillot ni la puce; mais circuit fermé, assistance, bouffe, encadrement, tout le reste).

    En espérant que nous serons nombreux à trouver que vous abusez et que vous revoyiez votre politique de prix à la baisse, de façon à ce que tous les cyclosportifs n’aient pas à engloutir 2 jours de paie dans la balade…

    Bon succès

    Guillaume Cassou
    Montréal

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  22. Vincent C

    Vous oubliez tous une chose: des organisateurs de courses au Québec y’en a de moins en moins. Les courses sont dures à organiser et une cyclo est foutrement plus rentable qu’une course, surtout à 175$.

    Il nous ôte Montréal-Québec au profit d’une cyclo Trois-Québec, borrring à souhait, mais en plus ils ont le culot d’avoir une couverture médiatique digne du hockey alors que ce n’est même pas de la compétition amateur c’est une randonnée!!!

    C’est comme ça depuis la venue de « Défi » à la con propulsé par les Pierre Lavoie de ce monde, tant qu’y’a une cause c’est ça l’important, le développement du sport amateur on s’en torche!

    Alors on fait quoi?
    Il faut une refonte des catégories ça c’est sûr. Mais il faut aussi que ceux qui veulent commencer à faire de la compétition soient les bienvenus. Une refonte non pas par niveau comme Jeff le dit mais en repoussant l’âge des maitres à 35 ans comme aux States est la solution la plus efficace et simple d’application.

    M’enfin, et surtout arrêter d’aller faire de cyclo à 175$! Encourager nos organisateurs d’ici!

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  23. Marc-André

    Le Gran Fondo New York (160km), que j’aime beaucoup, fait exactement ce que tu recommandes Laurent. Ils ont même utilisé les deux approches:
    Il y a deux ans, seules 3 montées étaient chronométrées. Le reste n’était pas contrôlé, mais les gens roulaient relaxes et arrêtaient aux ravito (au besoin) question de s’en garder pour les portions chronométrées.

    L’année dernière, tout le parcours était chronométré. Il y a eu un écrémage naturel assez tôt. Il y avait deux arrivés: la première où le chronomètre arrêtait, en haut d’une côte. Les gens arrivaient un par un.

    Je crois que l’organisation de La Québécoise et La Montréalaise devrait s’en inspirer.

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  24. Marc-André

    Il y de fortes chances que les événements actuels, s’orientent en fonction du marché qu’il desservent et il en résulte ce qui est décrit dans les commentaires.

    Je pense

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  25. Marc-André

    que la raison est le fait que la culture vélo n’est pas au même point ici qu’ailleurs comme en Europe. À force d’avoir des passionnés qui communiquent aux organisateurs les améliorations à apporter il va sûrement en résulter des événements dont le déroulement va plus être fidèle au ce que ceux-ci recherchent.

    Il est vrai qu’actuellement, les courses sont composés d’amateurs assez hard-core et que les cyclosportives sont plutôt hétérogènes. De plus, de toujours associé des événements sportifs à des causes, ça finit par me faire décrocher.

    Dans le fond, peut-être que la formules des cyclosportives se devrait d’être des événements à moins de 100$ d’une bonne distance, sur un beaux parcours, associé à un événements sportif professionnel (C’est ce qui manque au Défi VéloMag je trouve), avec la possibilité d’avoir un chronométrage pour le dépassement personnel mais pas de bourses ni de podium.

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  26. Raymond M. SIGOUIN

    À la SAN DONATO-LE NORDET, la CYCLO est contrôlée au début, cette année un peu trop longtemps et par la suite les bosses du Nordet se chargent de l’écrémage.

    60,00$ avec une bonne bouffe à l’italienne à la fin et des prix de présence pour les cyclistes et les bénévoles.

    On vous attend le 8 juin prochain.

    Ciao.

    RMS pour VÉLO-CLUB SAN DONATO

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  27. Pignon

    Quand j’ai entendu la  »madame » dire que les 2 derniers km seraient non-contrôlés, je me suis dit que j’allais regarder le show.
    D’accord qu’un peloton à vitesse contrôlé n’est pas l’idéal et comme l’écrèmage ne se fait pas naturellement il y en a trop qui veulent se prendre pour Cavendish.

    Mais je comprend que beaucoup de bons cyclistes ne veulent pas faire de compétition mais qu’ils aiment simplement se pousser et se mesurer à d’autres le temps d’un évenement ce qu’une cyclo doit normalement permettre. Aussi ça permet d’y aller avec des chums et de rouler à un bon rythme en toute convivialité sur des routes sécurisées, ce qui n’est pas négligeable.
    Ayant couru assez longtemps je peux comprendre qu’on ne parle pas de la même chose ni du même état d’esprit.

    La notion d’intensité et de risque n’est pas la même non plus.

    Par contre Vincent C, je ne suis pas d’accord avec ton passage conçernant les pseudos Pierre Lavoie. Si le nombre de cyclistes a explosé c’est en partie grâce à lui. J’ai connu des sédentaires qui ont été motivés par la participation à cet évènement et sont devenus aujourd’hui des cyclistes aguérris donc aussi en meilleur santé. Sans compter l’impact positif sur les jeunes et par le fait même, peut-être quelques uns en développeront une passion et alimenteront la relève.

    D’ailleurs les cyclistes sont pour la plupart aussi automobilistes alors plus il y en a qui font du vélo et qui comprenne cette réalité, moins ça fait d’imbéciles dangereux au volant.

    Le vélo c’est la liberté comme le dit thierry mtl mais c’est aussi la liberté de le pratiquer comme on veut.

    Pour revenir à la cyclo ce que j’en pense:
    1- organisation impeccable
    2- prix prohibitif
    3- contrôle du peloton et ravitos obligatoire??? à revoir
    4- 2 derniers km sans contrôle à oublier.
    5- changer le nom de cyclosportive pour randonnée 🙂

    D’accord pour des sections chronométrées. Ça permettrait aussi de faire baisser la testostérone de certains un peu!

    Petit mot à Laurent, lâche pas ton bon boulot, consulter La flamme rouge est la première chose que je fait pendant mon petit dej. Ça démarre bien la journée!

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  28. Yves

    Amis cyclistes,

    Une suggestion pour la prochaine saison: mettez le Gran Fondo Mont Sainte-Anne à votre programme!
    Quatres sections chronométrées (sur le 115km) dont trois au sommet de bonnes ascensions dont le rang St-Achillé sur 14 km et la vieille côte de la Miche près du Cap-Tourmente (une vraie casse pattes!).
    Entre les chronos, ça roule relax sur la Côte de Beaupré, paysages magnifiques, le chemin du Roy refait d’un bout à l’autre et une arrivée au pied de la montagne! Super belle formule, très dur si on se défonce dans les montées et sécuritaire!

    Yves

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  29. Vincent C

    @Pignon

    Vous donnez beaucoup de mérite à Pierre Lavoie et c’est exactement ce que je reporoche. Est-ce le sport cycliste se porte mieux à cause de lui? Pantoute! Je parle de SPORT CYCLISTE pas de de défi qu’on fait une fois par année, je parle de COURSES, de sport amateur, voyez-vous la différence? Les David Veilleux sont bien plus payant pour peupler les pelotons que Pierre Lavoie!

    Ce que je reproche est qu’on mets plus d’effort à organiser les Défi pour une quelconque cause au lieu de faire croitre le sport. Les organisateurs de courses au Québec se battent pour avoir des commanditaires, des fermetures de rues, de la sécurité et surtout la police pour ouvrir la voie. Mais quand c’est un défi ou une randonnée, pas de problème; des bénévoles à pelle et en plus une couverture médiatique.

    Pierre Lavoie fait bougé du monde c’est vrai, mais il ne développe pas le sport cycliste. Les nouveaux visages de gens qui font de la course sont plutôt rare malgré la bonne santé de tout ces défis et des cyclosportives. Honnêtement, les pelotons pourraient être drôlement plus garnis que ça!

    Je dis même, que les cyclos attire des gens qui voudrait faire de la compétition, je dis même qu’ils nous volent une clientèle susceptible de faire de la course.

    Le hic, est qu’il n’a pas de catégorie pour débuter. La catégorie senior est sous-estimé par la fédé, on mets les juniors avec eux… j’dirais même que la catégorie est dénigrée contrairement aux States où le calibre est quand même élevé chez les senior 3. Sinon, on commence chez les Maitres A ou les B qui ont des moyennes aussi vite que les senior 1-2!

    Pas étonnant que les gens penchent plus vers les cyclosportives dans ce cas! Pas étonnant que les cyclosportives deviennent des courses surtout quand y’a pas de course au calendrier, les coureur aguerris se pointe.

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  30. Danielle

    Ben bon pour une fois je T’ADORE pour cette article.
    (MAYUSCULE) Bravo.

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  31. Marmotte

    Content de revenir discuter d’autre chose que de spéculations de dopage ;-).

    En référence au commentaire ci-dessous:

    « Pierre Lavoie fait bougé du monde c’est vrai, mais il ne développe pas le sport cycliste. »

    En effet, et développer le sport amateur n’est pas du tout la mission qu’il s’est donné.

    Extrait de son site:

    « Le Grand défi Pierre Lavoie s’est donné pour mission d’encourager les jeunes à adopter de saines habitudes de vie. [… ] Parallèlement, nous cherchons à sensibiliser les parents à l’importance d’un mode de vie plus sain pour la santé de leur enfant et, forcément, pour leur propre santé.

    Ceci dit, une population plus active – particulièrement chez les jeunes – augmentera tôt ou tard la participation au sport amateur, et pas seulement au vélo.

    L’événement est-il trop médiatisé ? On sur-médiatise bcp de choses nettement plus insignifiantes et sans le moindre impact positif sur la collectivité, alors je suis prêt à lui laisser sa sur-médiatisation.

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  32. erick

    @Yves :

    Gran Fondo Mont Sainte-Anne, ça avait l’air bien. Par contre, quand on parle de prix d’inscription prohibitifs, c’était pas 50$ de plus que la Québécoise en pré-inscription. 125$ vs 175$ ? Ca me semblait un peu exagéré.

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  33. Yves

    @ erick

    Je crois que c’était 125$ et ça incluait un très beau maillot (Apogee)
    Les trois ravitos et une bouffe à l’arrivée.

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  34. erick

    @Yves :

    J’ai vérifié, pour l’Alto Fondo (160 km), c’était bien 175$ en pré-inscription, soit 50$ de plus que La Québécoise et presque 100$ de plus que le Défi Vélo-Mag. Donc j’espère que c’était bien.

    https://granfondomsa2013.eventbrite.ca/

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  35. Jeff

    @Vincent C

    Pour la refonte des catégories:

    Aux States, il y a les deux catégorisation pour certaines courses. À Battenkill il y avait: Cat. 1-2-3-4-5 et Cat. 35+, 45+ et 55+.

    Au Québec on ne peut pas se permettre de faire autant de catégories et la catégorisation pas âge est un échec sur toute la ligne.

    P.S. Je vais aller à la réunion annuel de la FQSC question d’aller mentionner ce point, du moins pour qu’il soit entendu. Car le dire ici ne donne pas grand chose.

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  36. Jeff

    @Vincent C

    Pour la refonte des catégories:

    Aux States, il y a les deux catégorisation pour certaines courses. À Battenkill il y avait: Cat. 1-2-3-4-5 et Cat. 35+, 45+ et 55+.

    Au Québec on ne peut pas se permettre de faire autant de catégories et la catégorisation par âge est un échec sur toute la ligne.

    P.S. Je vais aller à la réunion annuel de la FQSC question d’aller mentionner ce point, du moins pour qu’il soit entendu. Car le dire ici ne donne pas grand chose.

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  37. Jean

    Je ne participerai pas l’an prochain c’est sur, moi j’appelle cela du vol pur et simple. Payer un gros prix pour faire une ballade, non merci.

    On peut faire le tour de l’île de Montréal pour moins cher et moins dangereux, car les élites nous n’y allons pas.

    Le terme cyclo doit être règlementer, ainsi que randonnée. Dans le 90 km il y avait de la piste cyclable à faire, insensée.

    merci

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  38. Vincent C

    J’haïs ça quand le monde prenne la critique pour du chialage!!

    Plein de cyclosportifs ont émis des commentaires constructifs sur ce qui n’était pas au point à la 1ère édition de la Montréalaise et la Québécoise. Coudon, pas moyen de donner son avis sans se faire traiter de chialeux?

    http://veloptimum.net/velonouvelles/13/ART/9sept/Velop18.htm

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  39. Vincent C

    @Jeff… nous aussi ont a deux catégorisations; par âge pis par force.

    – Les seniors 1-2-3
    – Les Maitres A-B-C-D

    C’est la même maudite affaire qu’au States, sauf que les maitres commencent à 35 ans et que ceux qui n’ont pas 35 ans, vont rouler avec le Senior 2-3-4.

    J’vois pas pourquoi tu dis qu’ya une différence. La seule différence est comme je disais que la catégorie senior 3 au Québec est dénigrée et surtout que bien des coureurs d’age maitres 30-35 ans devrait courir senoir 2 ou 3.

    La différence notable aux States: y’a une catégorie pour commencer : senior 4 et même « Citizen » dans certaines course.

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  40. Marmotte

    En tout cas, je n’y était pas, mais je comprend bien vos doléances. J’aurais dit exactement la même chose si j’y avais été je crois.

    Et ceci de la part d’un non coureur… Une cyclo-sportive, c’est quand même supposé d’être un défi où le cyclosportif donne son maximum, pas une sortie de groupe où personne ne donne son maximum sauf peut-être le gars qui se fait distancer dans les montées pour recoller en descente.

    Encore pire s’ils ont levé la vitesse contrôlée juste à la fin. Je ne suis pas coureur, mais juste le gros bon sens dit que ce n’est pas une bonne idée de lâcher tous les chevaux de l’écurie en même temps à travers une seule porte. 😉

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  41. Marmotte

    Je dirais même plus: j’avais prévu me rendre aux courses le vendredi et le dimanche, et faire les cyclos le jeudi et le samedi. Quand j’ai vu les prix et les parcours (surtout celui de Mtl, sans même finir sur le circuit des pros), j’ai laissé faire – autant les cyclos que les courses d’ailleurs, que j’ai fini par regarder à la télé.

    D’ailleurs, chapeau à TVA d’avoir rapatrié ces événements. Leur couverture était plutôt ordinaire, avec une animation pourrie, mais ça va donner de la concurrence à RDS et peut-être qu’on verra les deux réseaux tenter de s’accaparer de plus en plus de courses à diffuser.

    Qqn sait si les mondiaux sont au programme de l’une ou l’autre de ces chaînes ?

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  42. Jo

    Il faut éviter d’appeler ça une cyclo si c’est une rando, et il faut éviter de donner la possibilité de s’inscrire dans un groupe 38km/h et plus si ce groupe est fusionné à celui inscrit 28-32km/h, surtout quand on l’apprend sur la ligne de départ. Un prix exorbitant, un peloton dangereux et des arrêts obligatoires qui n’en finissent plus. Vraiment à revoir.

    Continue ton excellent travail sur ce site Laurent, tes articles sont éclairés et inspirants.

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  43. françois gagnon

    Ils devraient faire une vraie cyclosportive (pas une randonnée contrôlée) sur le circuit des pros. Ce serait l’équivalent Nord-Américain de l’épreuve du Tour. Plus beau, un vrai défi (personnel ou contre les autres, comme chacun veut), plus sécuritaire, etc.

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  44. Piroux

    Je trouve bien bizarre que certains participants critiquent le prix et l’organisation alors que tout était bien expliqué dans l’engagement. Nous devrions plutôt nous rapprocher du discours de Laurent qui est plus positif en proposant des solutions.
    Le prix prohibitif ? Il y avait plus de 2000 engagés de bonne foi, et il est interdit de faire du bénéfice au Québec quand on organise un événement ? En France, d’où je viens certaines cyclos sont effectivement moins cher, mais les organisateurs perdent régulièrement de l’argent et abandonnent au bout de quelques années.
    Pour ma part, je pense que vous avez là une sacrée opportunité de créer 2 supers cyclos de renommées mondiale dans quelques années. Mondiale car elles sont couplées avec 2 courses Pro Tour. Pour moi c’était une des motivations de ma venue chez vous au Québec , faire du velo et voir les pro dans le même temps, à l’étape du tour , les pro arrivent 15 jours après …
    Organiser une cyclo c’est très compliqué (autorisations, bénévoles, sponsors, parcours, dates…), alors envoyer toutes vos remarques positives aux organisateurs (ils liront sûrement La flamme rouge) pour qu’ils améliorent leur copie et dans quelques années vous serez peut-être fier d’avoir deux supers cyclos, car rappelez vous que c’était la première année .
    J’en profite pour tous vous remercier pour votre accueil et votre sollicitude.
    À très bientôt, j’en suis sur.
    Serge

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  45. John smith

    Article dans le mille. On a sûrement rouler un peu ensemble Laurent, j’étais en élastique derrière le groupe 1 sur la covey. J’ai trouvé Orford une cyclo parfaite. Vrai que l’année prochaine je vais mettre une plaque pour finir ces prix atroces. Mais on m’indique quêtes organisations de course de la fédé sont merdiques et le peloton mince. C’est très malheureux et effectivement, les mamils devraient se commettre…
    On a juste à voir le coq qui a gagné au 90, on comprend toute.
    Concernants le groupe fusionné. Il n’y avait pas de groupe fusionné, sauf beaucoup de gens qui comme moi n’avait pas vu un groupe rapide lors des inscriptions.

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  46. Article très pertinent surtout que la cyclo a la côte au Québec depuis quelques années. Il faudrait enlever les podiums et le chronométrage si on ne veut pas qu’il y ait de la compétition. Il serait plus intéressant de voir plus gens prendre une licence avec la FQSC. Je trouve que faire une course est plus sécuritaire qu’une cyclo et ceux qui boudent les courses c’est que vous êtes moins informé de la réalité. Je suis tanné d’entendre qu’on chiale après les courses, au moins les gens sont a peu près tous du même calibre et ce n’est pas vrai qu’on se fait jeter par terre ou mis de côté….de toute façon regardez comment vous agissez dans vos cyclo….vous êtes pas mieux! Si la cyclo est chronométrer ce n’est plus une cyclo mais bien une course et donc on devrais appliquer les règles de courses et il y aurait moins d’accident. J’aime quand même faire quelques cyclo mais pas à des prix aberrants de 150$ comme la Montréalaise et 175$ pour celle de Mt-Tremblant Gardez le votre foutu maillot on en a assez comme ça et il se ramasse dans la garde robe a rien faire. La cyclo St-Donat est superbe et un prix très raisonnable et sinon les courses sont très très abordables….faut pas le dire trop fort sinon les prix vont augmenter. Pour celui qui dit qu’on doit avoir une équipe, un auto qui suit…bla bla bla c’est n’importe quoi, il y a tellement d’indépendants qui courses ou de personnes qui n’ont pas d’équipe, on est pas au Olympique on est au niveau provincial très très low key et la plupart on fait ça pour le plaisir de se dépasser mais d’une façon plus sécuritaire qu’une cyclo.

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  47. l'orignal

    Très bon article et bonnes suggestions. Les cyclos ne sont pas des courses, ça ne sert à rien d’avoir du chronométrage, sauf dans le cas de de sections isolées comme à Ste-Anne. Pas de podium, pas de prix, et surtout pas d’article comme on a vu sur le site de TVA Sport!

    Ça fait longtemps que je dis que la refonte des catégories est essentielle pour amener à la compétition les gens qui décident de faire du vélo sur le tard et augmenter le bassin de coureurs. Après junior, ça devient Cat 1-2-3-4-5, pas de seniors, pas de maîtres, à part peut-être rendu à 55 ou 60 ans. That’s it, avec système de pointage pour faire graduer les coureurs.

    Pas de maître à 35 ans. Ce n’est pas une solution. Les différences de vitesses en course entre senior 1-2, maître A et B sont minimes. Repousser l’âge maître à 35 ans ne règlera rien et n’encouragera pas les gars de 32 ans à persévérer en compétition après avoir fait 3km avec le peloton à Ste-Martine.

    Puis laissez les cyclos être des cyclos et faites ça sécuritaire pour l’amour du vélo! Lâchez pas les chiens à 2km de la ligne!

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