Grand Bo… temps !

C’était mon deuxième objectif de la saison aujourd’hui: la cyclosportive La Grand Bo, au Grand Bornand. Et contrairement à la semaine dernière sur la Morzine-Vallée d’Aups, la météo était aujourd’hui parfaite: grand soleil et chaleur, des conditions idéales pour les quelques 550 inscrits et moi. 

La journée a été d’autant meilleure que sur la ligne de départ, j’ai retrouvé, par hasard presque, un fidèle de La Flamme Rouge: Plasthmatic. On a fait quasiment toute l’épreuve ensemble, ce qui fut fort agréable. J’y ai retrouvé également sur la route Hughes, le costaud des VeloGessiens. Malheureusement, il sera victime de crampes dans le col de Romme et devra réduire considérablement sa vitesse de progression.

Au final pour moi, 5h09 de course avec, à la clef, une 62e place au classement scratch. Le vainqueur, un habitué des cyclos et de la Grand Bo, a mis 4h13 avec, en 2e et 3e positions, les coureurs bien connus Nicolas Roux et… Nicolas Ougier. La classe du très haut niveau. Il faudra attendre la sortie des résultats officiels pour voir où je termine dans la catégorie des 30-39 ans.

La course aura été très difficile dans le final, avec l’enchainement, terrible, de la montée du Mont Saxonnex suivi du redoutable col de Romme puis des 8 derniers kms du col de la Colombière. C’est dans le col de Romme que la plupart des concurrents ont calé et c’est aussi là que les meilleurs se sont départagés. Terrible col de Romme, une vrai peste avec ses 9 kms à environ 9% de moyenne, dont plusieurs longs passages à plus de 10%.

Comme d’hab, c’est parti vite notamment parce que beaucoup de coureurs faisaient le "petit parcours" de 100 bornes seulement. Le premier col du jour, la Croix Fry, s’est monté sous tension et c’est avec 2 ou 3 minutes de retard sur le groupe de tête seulement que j’ai franchi le sommet. Grosse descente avec Plasthmatic vers Thones, une descente rapide avec de jolies pointes de vitesse. Au pied du Saxonnex, avec 80 bornes de fait, le compteur indiquait plus de 32 de moyenne malgré le passage à la Croix Fry et au col de Fleuries. J’étais plutôt bien dans Saxonnex et dans Romme (malgré la pente) et ce n’est qu’à trois kms du sommet de la Colombière, dans le final et dans les passages à 10%, que j’ai commencé à entrer vraiment dans le dur. J’ai terminé l’ascension au moral, sans trop faiblir par ailleurs. 

Bref, une superbe cyclo de montagne, considérablement plus difficile que les années antérieures grâce à l’ajout du col de Romme, une vraie grosse difficulté qui a laissé tout le monde pendu. 

Merci à Plasthmatic pour sa compagnie, un sacré bonhomme et un sacré grimpeur. Il n’est pas étranger dans ma performance du jour. Rarement rencontré un mec aussi gentil. Plasthmatic, merci pour le petit souvenir d’ailleurs ! Tu as été pour beaucoup dans une journée parfaitement réussie, même si ce soir je suis complètement crevé… et toi probablement plus en raison de la route à faire une fois qu’on s’est quitté. 

4 Commentaires

  1. Batrick P
    Soumis le 27 juin 2010 à 9:48 | Permalien

    Allez, pour la forme, il s’agit du village « Mont Saxonnex » et non d’un sommet « le Mont Saconnex ». Et vous aviez bien anticipé sa difficulté (et celle de Romme, plus connue depuis le Tour passé) puisque vous aviez lu mon commentaire 12 de l’article sur la Morzine.
    Bonne chance à toi pour la Marmotte, Laurent, sans Plasthmatic puisque s’y inscrire demande des capacités de sprinter avec déjà une première sélection très dure avant même le départ (de très bons coureurs vont manquer). Et puisque tu lis les commentaires, je réitère avec insistance ma mise en garde du grand danger que les concurrents vont rencontrer avec la descente du Glandon après St Colomban les Villards. Enfilades déversantes, revêtement de mauvaise qualité, ravins verticaux, travaux et trafic automobile assez important, ça fait beaucoup.

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  2. plasthmatic
    Soumis le 27 juin 2010 à 11:49 | Permalien

    Je suis bien rentré Laurent.
    Pas trop de temps là tout de suite, pour cause « d’un peu de travail avant le travail », mais il y a des chances pour que je me permette sous la forme d’un commentaire un petit complément à ton article !
    En tout cas, et comme en préambule : cette journée d’hier compte déjà, et elle va compter encore …

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  3. plasthmatic
    Soumis le 29 juin 2010 à 12:30 | Permalien

    Ce Romme-là, seulement deux chemins y mènent.
    Mon Dieu qu’il fut raide, celui qu’on a gravi dimanche ! Les organisateurs nous avaient réglementairement imposé le casque, je me demande si la couronne d’épines n’aurait pas été plus indiquée ! Avec en prime une fournaise digne d’un pied de l’Alpe par canicule sur les coups de quatorze heures, bravo à ceux qui ne l’auront pas senti passer, mais moi, oui.
    Je ne sais pas toi, Laurent, mais à coup sûr je me souviendrai de ces paroles de Nicolas Roux sur le podium, simples (première raison), teintées d’un bel humour, et manifestant une belle humilité : « Romme ? Oui, je l’avais déjà grimpé. Une fois, il y a dix ans. Je m’était promis de ne pas y retourner … ».
    Intercaler Romme entre Mont Saxonnex et la Colombière depuis le Reposoir, c’est quand même un peu faire le trou normand en remplaçant le petit verre de Calvados par un couscous !
    Et le pire, c’est que j’en remercie les organisateurs.
    D’ailleurs, quelle belle organisation, simple (tiens, encore), efficace, disponible.

    Il y a aussi eu deux trajectoires.
    Elles se seront rejointes au Grand-Bornand, sur une aire de départ, dimanche 27 juin 2010, sur les coups de 7h35. (Presque) improbable. Et qu’est-ce que je n’ai pas fini de remercier ce petit hasard-là. Sans faire injure aucune à la Sainte Providence …
    Et puis, après ces quelques vingt minutes de conversation, bien plus improbable encore : elles ont poursuivi leur direction en parallèle, au point de se confondre presque, pour ces quelques heures.
    Partager une première ascension de la Croix-Fry, sans que l’un, ni l’autre, ne cède rien de son niveau du jour. Complètement improbable. Peut-être déjà beaucoup. Puis cette descente vive. Un souvenir. Puis ce petit peloton, même si comme moi tu le trouvais fort intempestif et pas tellement discipliné.
    Un peu plus loin, partager simplement la route, à deux !? Et puis le Saxonnex, et puis encore une descente, et puis Romme, où à un gros kilomètre du sommet, râpé qu’il était, mon corps m’a commandé de te laisser aller devant. Tu m’as attendu, une fois arrivé. Merci de cette poignée de main.

    Bon, stop. Ah si, enfin, ah non. Tes amis.
    Martin et Marc, « qui se découvraient » sur ce type d’épreuve, si j’ai tout bien compris. Et Nathalie, qui a compté parmi ces gens qui ont la patience, donc le mérite, de nous attendre parfois, aux abords des lignes d’arrivées.
    Même si à la table une petite part de moi-même ne pouvait se départir du sentiment d’y être un peu l’intrus, c’était encore un plus de me retrouver là parmi vous quatre, les gens du bout du monde.
    Et Laurent qui n’a même pas fini son plateau repas !
    « Se découvraient », quelque chose me dit que vous vous connaissez bien tous les deux, Martin, Marc. La forme semblait bonne après coup ! Bien joué. Et vraiment heureux d’avoir croisé vos regards à vous trois aussi. Marc, il faut me tutoyer, nous les orgueilleux français, on est surtout très mal élevés ! …

    Dis Laurent, dans la vallée (un poil tourmentée) du côté d’Annecy, un moment où tu étais au cul du premier rideau de ces mecs pas mal déchaînés quand même, l’image d’une libellule protégée du vent par un troupeau d’éléphants m’a traversé.
    Hum … je suis plus court que toi de neuf centimètres, je te rends quelques six kilos. On me voit un peu sur mon grand vélo quand même ?!

    Bon, stop, je vais me faire incendier par tes nombreux (plus encore que je n’aurais pensé) lecteurs. Pardonnez-moi les gars, mais la compagnie cycliste de Laurent durant quelques quatre heures, puis celle de l’après-course, il fallait que ce garçon sache que ça restera quelque chose.

    Laurent, comme on a dit : « surtout sans engagement, et si c’est une envie positive ». Dans ce cas précis, alors on ne la loupe pas …
    Peut-être donc à (très) bientôt.
    Il y a même le téléphone, à Lunéville. Je préviendrai mes enfants, qui me servent de standardiste, que l’accent du Québec, c’est immédiatement pour moi !
    « Sans engagement ».

    Et enfin, samedi prochain, à compter de 7h15, toi, Marc et Martin, je vous suis, et jusqu’au bout.
    Bon courage les gars.

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  4. Marmotte
    Soumis le 29 juin 2010 à 12:23 | Permalien

    Intéressant récit de course (ou « cyclo » ?) Laurent. Merci beaucoup.

    À ton retour, ou simplement quand tu auras le temps (et si cela t’intéresse) de nous entretenir sur le sujet, j’aimerais BEAUCOUP savoir comment tu t’es préparé à ces cyclosportives en terrain montagneux. Bon, tu nous en a glissé un mot ces dernières semaines, mais j’aimerais avoir une vision d’ensemble.

    Plus précisément, je serais curieux de savoir où tu t’es préparé aux longues ascensions. Je ne connais pas très bien l’Outaouais, mais ça ne me semble pas très montagneux. Même en étant un grimpeur naturel, j’imagine que a dû t’entraîner spécifiquement à grimper avant de t’attaquer aux Alpes.

    Merci pour les infos. J’ambitionne de participer à ces cyclos un jour et, n’étant pas particulièrement un grimpeur naturel, je ne dis pas non aux conseils de ceux qui sont passés par là.

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