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Freins à disque: la parfaite connerie!

Je n’avais pas encore réagi à l’autre événement du dernier Paris-Roubaix: le coureur Movistar Fran Ventoso y a été sérieusement coupé par un disque de frein, et ce lors d’une chute.

Les photos de la coupure sont en effet très impressionnantes.

Le coureur n’a pas manqué l’occasion d’exprimer son opinion sur le sujet, et je le comprends.

Pour moi, c’est la parfaite connerie. L’exemple parfait du monde dans lequel on vit.

C’était évident, et je l’ai souvent exprimé sur ce site depuis 2013, les freins à disque représentent un réel danger en cas de chute dans le peloton. Ils sont coupants. Et les chutes, nombreuses.

Ben ca n’a pas loupé, et plutôt tôt que tard.

Du coup, ça y est, l’UCI suspend le droit d’utiliser ce genre de freins.

Bref, le monde à l’envers: plutôt que de prévenir, on laisse faire et on réagit à la suite d’un événement grave.

Typique de nos sociétés!

Vous voulez que je vous dise pourquoi je pense que l’UCI a autorisé ce genre d’essai?

En raison du lobby des fabricants de vélo.

Les freins à disque nécessitent en effet un cadre différent, présentant des ergots permettant le montage de ce type de frein. C’était donc l’occasion rêvée de vendre une nouvelle série de cadres adaptés à cette technologie. Quoi de mieux en effet, et les exemples sont nombreux dans notre société, qu’un changement de technologie pour relancer les ventes? Apple, les télés 3 puis 4G, les exemples sont si nombreux!

Pour nous convaincre, nous les pratiquants, de la nécessité de se doter de vélos avec freins à disque, il fallait donner l’exemple.

Et quoi de mieux que les pros pour donner l’exemple… ne sommes-nous pas à l’affut des dernières trouvailles techno du peloton?

Tout ce cirque me déçoit. En cyclisme sur route, les avantages des freins à disque sont très discutables compte tenu des inconvénients. Je les avais détaillé dans cet article l’an dernier.

Bref, l’UCI fait une fois de plus preuve de son incapacité à diriger efficacement et avec clairvoyance le cyclisme d’aujourd’hui. À plusieurs égards, le dossier du poids de 6,8 kilos imposé aux vélos témoigne aussi de cette incapacité de l’UCI de moderniser le cyclisme: on sait pertinemment qu’aujourd’hui, il est possible d’obtenir des vélos plus légers que 6,8 kilos tout en ne compromettant en rien la sécurité des coureurs qui sont dessus… pourvu qu’on y monte pas de freins à disque!

Alaphilippe: le retour!

Je vous invite à ne pas manquer le final de la Flèche Brabançonne disputée hier, ce fut excitant encore une fois. Surtout Julian Alaphilippe! Quel coureur!

Échappé dans le final avec Tim Wellens chez Lotto, Alaphilippe s’est fait reprendre par le paquet à environ 11 kms de l’arrivée. Sur une attaque de Tony Gallopin, il ressortait du paquet avec trois autres coureurs, dont son équipier Petr Vakoc. Les images à 3,1 kms de la ligne sont fantastiques: lorsque Alaphilippe réalise que Vakoc est là dans l’échappée, il prend immédiatement la tête du groupe de 5 coureurs et sert un relais d’enfer d’environ deux kilomètres afin de s’assurer de déposer Vakoc au pied de la dernière ascension sans que le peloton ne soit rentré. Un excellent travail d’équipe, tout à fait en lien avec mon texte d’hier. C’est peut-être ce qui a manqué au trio Terpstra-Stybar-Boonen sur les Flandriennes…. L’engagement d’Alaphilippe hier à la cause était total.

Chose certaine, j’adore ce coureur Julian Alaphilippe, un coureur volontaire, offensif, qui manifestement n’a pas peur de tout risquer pour gagner. J’aime également son style, son coup de pédale, sa classe sur un vélo, et ses qualités de puncheur qui nous rappellent le Philippe Gilbert des grandes années (2011). Inspirant! et ça promet pour les Ardennaises, à commencer par l’Amstel ce week-end et son final au terme de l’ascension du Cauberg. Tony Gallopin semble également être en forme, ce sera un autre coureur intéressant à surveiller au cours des deux prochaines semaines.

Quant à ce Petr Vakoc, 23 ans, vainqueur hier, ouf! Quel puissance! Je pense que nous tenons là un coureur de grand talent sur les courses d’un jour pour les prochaines années, et il ne tardera pas à se frotter aux meilleurs s’il continue ainsi.

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25 Commentaires

  1. Arnaud D

    Cette histoire de freins à disques, ça montre au moins que l’UCI est capable de réagir rapidement.

    On notera en revanche que la chute d’Hoogerland date de 2011 (avec des plaies du niveau de celle de Ventoso), qu’entretemps il y a eu d’autres accidents du même type avec à la clé des fractures et un mort et que Viviani s’est encore pris une moto à pleine vitesse dans le dos dimanche dernier (info qui est reléguée au second plan depuis l’affaire du disque trancheur mais qui aurait pu avoir des conséquence dramatiques vu la violence du choc). Sur ce dossier, l’UCI a encore décidé d’attendre jusqu’en juillet.

    Ça fait en tous cas une sacrée mauvaise pub pour les vélos de route à disques sur lesquels les constructeurs semblaient beaucoup miser. Je ne serais pas surpris que certains coureurs ou équipes se fasse « recadrer » par leur partenaire cycle suite à leurs déclarations à ce sujet.

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  2. thierry mtl

    Je suis d’accord avec plusieurs de tes affirmations. Il y a des éléments à ajuster, mais les vélos de route auront tous des freins à disques sous peu, même le tient Laurent. Comme les exemples que tu donnes (tv, tel. caméra..), la technologie avance et ne recule pas. Des éléments de protections peuvent être ajouter, comme sur les motos.
    Nier l’avantage du frein à disque en terme de performance, c’est nier une donnée objective et confirmée que je constate clairement en MTB, même sur le sec et même sur la route. Des accidents et des collisions seront aussi évitée pas cette performance de freinage. Par exemple, Ce coureur qui a foncé dans une auto en course l’été dernier (Tour de Utah je crois) dans une descente, aurait probablement freiné à temps avec des freins à disque.
    Un arrêt de réflexion s’impose aujourd’hui, mais l’avenir est aux disques.

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  3. @ThierryMtl,

    D’accord avec toi qu’en vélo de montagne, le frein à disque est utile et pour preuve, il s’est imposé depuis fort longtemps déjà.

    Mais je ne suis pas d’accord avec toi concernant son utilité en cyclisme sur route où les désavantages sont trop importants, on en a la preuve récemment. Les changements rapides de roue sont également plus difficiles, et si le freinage est plus puissant je suis d’accord, la différence avec un frein classique n’est pas telle qu’elle l’emporte. En cyclisme sur route, le frein classique est quand même très efficace, surtout avec les nouvelles gommes.

    LA dimension qu’il ne faut pas oublier: en cyclisme sur route, on roule en peloton, pas dans les autres disciplines. L’élément sécurité des coureurs se pose donc davantage en cyclisme sur route.

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  4. Arnaud D

    @thierry mtl

    Je me suis remis la vidéo de la chute au Tour du l’Utah (https://www.youtube.com/watch?v=SjC_T6LnxW0) et franchement, même si je suis plutôt favorable aux freins à disques, je ne pense pas que ça aurait changé grand chose pour le premier coureur à rentrer dans une voiture : il arrive très vite, hors trajectoire (gêné par une voiture, encore) et sur une partie de la route qui a l’air bosselée. Sauf miracle, l’affaire était déjà entendu pour lui.
    La donne aurait peut-être pu être différente avec des disques pour les 2 coureurs suivants qui se prennent une moto.

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  5. missbecaneenfolie

    Les freins à disque ne sont qu’une autre arnaque commerciale des fabricants pour rendre ton matos désuet plus rapidement. L’obsolescence sur l’usure mais aussi sur les compatibilités d’un modèle succédant à un autre, de non compatibilité trop souvent entre marques de composantes.
    Les cassettes Shim-SRAM versus Campa.
    Le système de transmission Shim (ratio 2:1 non compatible avec SRAM (ratio 1:1) et Campa.
    Les 9, 10, 11 et bientôt 12 vitesses.
    Les 3, 2 et 1 plateau sur les vélos de route (et VTT).
    Les systèmes électroniques…
    Bon, les tenants de la modernité et volonté de changement rapide sont ravis tout comme les commerçants en autant que tu puisses soutenir les dépenses.
    Mais consolez-vous en VTT (XCO/DHI), c’est encore pire depuis fort longtemps avec des changements constants (les plateaux, les axes de pédalier, les axes de fourche, les largeurs d’axe de roues, en sus des cassettes et incompatibilité SRAM et SHIM). Mais il y a tendance à appliquer les « recettes » aux vélos de route depuis quelques années. Trop complexe et franchement alimenter une société de consommation.
    Non aux freins à disque qui sont Laids et lourds pour les vélos de route, fin des illusions de plus de sécurité.

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  6. garolou

    Tout à fait d’accord avec le fait que le lobby des fabriquant est derrière tout ça. Effectivement quoi de mieux que de « populariser » le produit par les pros afin de rendre ça « incontournable » pour les cycliste que nous sommes.
    Estifi de société de consommation où cela va s’arrêter… Je n’embarque pas

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  7. Noirvélo

    Lorsque s’est posé la question évidente: »pourquoi pas les freins à disque sur route comme en VTT ? » certains ont pensé plus loin , plus vite et ont donné vie à cette évidence, les pragmatiques, les intéressés… Aussi tôt dit, aussitôt fait…Do it comme dirait Nike!
    Il ne faut pas oublier une chose: tous les jours,toutes les heures,les minutes, des étriers,des disques,des transmissions hydrauliques sortent des chaînes,tous les jours… des ouvriers en vivent,des machines fabriquent des manufactures produisent, le marché se met en place, sans demander forcément l’autorisation à qui que ce soit!
    Et c’est comme çà qu’est né le « Gravel », ce vélo sympathique, »fun » et tout à fait inutile dans le garage où pend déjà un ancien(mais toujours d’attaque!)destrier avec cadre acier à raccords et manettes au guidon, le « mulet », celui qui sert son proprio avec dévouement comme un chien toujours prêt, lorsqu’il fait moche dehors et qu’on ne veut pas mouiller sa « petite reine » en carbone « deluxe » !!! pour certains, c’est le vélo de cyclo-cross qui pend avec tout ce qu’il faut pour s’éclater dans la boue ou la neige avec les pneus à crampons, les freins cantilever à tasseaux et la position étudiée…le vrai gravel qui a toujours existé !!!et je ne parle pas « du ou des » Vtt!….
    Donc, les ingénieurs ingénieux du marketing à outrance,de la force de vente, ont tissé une toile conséquente faisant croire, en mouillant les champions du Ronde et de Roubaix sur la route, que les passionnés naifs devraient forcément tomber dans le panneau !
    A ce jour,de notre groupe de passionnés (une bonne quinzaine), un seul roule « électrique » et un seul autre
    nous fait écouter son cd … les deux sans passion, alors ?Je serai toujours contre mais il y a évidence, le marché étant le marché, « à force de », les faux progrès finiront par s’imposer,mais plus lentement qu’avant,(crise oblige)… grâce aux jeunes qui n’auront toujours connu que çà !!!
    Pour l’instant, l’UCI, à mis son frein(!),mais la puissance des lobbies, patiente,perverse ne va pas s’émouvoir pour quelques photos de « guerre »…L’argumentation suprême se gère toujours dans des bureaux cossus avec des photos du « bon vieux temps » qui fait sourire… Un p’tit cigare mon cher ?
    pourquoi un p’tit au fait ? ….

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  8. Les freins à disque présentent aussi l’inconvénient d’un entretien plus compliqué… Une bénédiction pour les vélocistes.

    Ce ne serait pas la première fois qu’un objet synonyme de progrès tombe dans la désuétude peu de temps après (écarteur de narine, prolongateur type Spinaci, cintre Scott drop in de Greg Lemon, fourche hydraulique de Duclos-Lasalle, revêtement céramique sur les jantes Mavic, etc…

    Pour le poids des vélo, Pourquoi pas, ce sera un nouveau prétexte pour augmenter les prix. Pour 1 500 euros l’on pouvait avoir le vélo d’Hinault. Il faut aujourd’hui 11 000 euros pour acheter le vélo d’un Contador ou d’un Froom. Les vélo d’Hinault roulent encore ceux de Contador et et de Froom seront brisés et au rebut avant 20 ans, c’est certain. La fiabilité du matériel n’est déjà plus ce qu’elle était.

    Le vélo était un sport populaire pour les ouvriers et il est devenu un sport pour les Bobos (dont je fais parti).

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  9. Noirvélo

    @ Eric,
    le revêtement céramique sur mes OPEN PRO de MAVIC, c’est vraiment génial; je roule avec tout l’hiver (5mois)et ça ne bouge pas! mais il est vrai, elles étaient très chères à l’époque et ne sont plus fabriquées maintenant …pour moi, c’est vraiment mieux que les disques, c’est progressif et quand tu »fermes » ça stoppe net!oui,génial!

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  10. Parfois une bonne idée est abandonnée en raison de problèmes de coût ou d’un mauvais développement marketing ou encore d’un problème de fiabilité.

    Peut être que cette innovation a souffert de de la mauvaise publicité des premières séries qui ont été fabriquées ?

    De mémoire, la céramique de mes Open Pro n’avait vraiment pas duré longtemps… Il n’y en avait quasiment plus au bout d’une seule saison. Pourtant je ne roule jamais l’hiver et quasi qu’en course sous la pluie. C’était d’assez bonne jante mais, dans un usage compétition, il fallait les faire dévoiler assez régulièrement.

    Si les cadres et les groupes sont beaucoup moins fiables que ceux du passé. Les roues alu haut de gamme me semble plus fiables que les anciennes.

    Enfin tant que ça tourne, cela fonctionne, avec ou sans céramique. Félicitations pour ce bel exemple de résistance à la société de consommation et tant mieux si cette jante collector ne bouge pas. Elle a dû être montée par un artiste virtuose du montage de roue. Il n’en reste plus beaucoup.

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  11. perso, mes freins à disque m’ont évité une bonne chute il y a quelques lunes.. mais bon je roule seul, en VTT..

    l’avis de M’sieur Eddy :

    http://www.cyclismactu.net/news-route-eddy-merckx-les-freins-a-disque-trop-dangereux-58040.html

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  12. franzz

    Vivement, on s’ennuie d’une 53 dans la face;))

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  13. Noirvélo

    @ Eric !

    merci,merci,merci!!! d’emblée, mon week-end est réussi; je suis le « monteur de roues virtuose », un compliment en ces temps de crise,ça ne se refuse pas !bon, je suis mécanicien vélo de métier et c’est ma 3e paire de roues OPEN PRO sans aucune casse; par contre,très déçu par mes « KSYRIUM SLR », 1 rayon alu av et 1 rayon alu ar HS… et tu rentres en voiture dans ce cas là !!!(1.72 pour 64kg et « petit braquet »…)
    Juste un petit secret, quand je monte ma roue,je mets un peu de graisse sur le siège de l’écrou et au niveau de la tête dans son logement au niveau du moyeu, c’est plus « smooth » …

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  14. Quelle chance… Je suis nul en mécanique.

    C’est après l’achat des KSYRIUM que j’ai migré chez Campa. Des rayons alu… Une vraie mauvaise idée… Et des moyeux qui ne supportaient pas la pluie!!! J’étais forcement déçu après les jantes Open Pro et les si bons moyeux Mavic 501 (increvables et sans entretien).

    J’ai toujours été admirateur du bon mécano qui dévoilait les roues avec habileté. Cela avait un petit coté magique.

    Avec les Campa Shamal, je n’ai plus jamais de voile…

    Les bons mécanos sont une denrée rare. Dans quel département exerces tu ?

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  15. Hermodore

    Votre analyse est des plus justes mais il ne faut pas trop jeter la pierre au business des fabricants: c’est leur survie de proposer des innovations techniques et technologiques et aux pratiquants, qui les font vivre, d’adopter ou non.
    En revanche, la présence de ces machines à jambon au coeur du peloton, ce n’est rien d’autre que de l’irresponsabilité de la part d’instances qui se sont largement illustrées dans ce registre lamentable.
    Quant à Alaphilippe, j’ai eu le même sentiment que vous: la classe!

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  16. Le problème n’est pas tant l’innovation que l’arrêt volontaire de fabriquer d’anciens composants dans le but d’obliger les chalants à changer tout leur matos.

    Avec pour nous toujours les deux mêmes questions : En ai je vraiment besoin ? Non! Mais mais ai je un autre choix ?

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  17. Noirvélo

    @ Eric,

    j’ai aussi une paire shamal, des roues super avec lesquelles j’ai participé à 5 tours des Flandres sans le moindre problème… Et une paire de roues à boyaux,
    (jante Ambrosio crono,moyeux Tune,rayons DT Swiss aérolite, boyaux Continental compétition en 22, un peu juste pour les pavés) mais 1 Ronde sans problèmes… J’officie à Strasbourg en Alsace .

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  18. Stephane Joncas

    Ça me fait toujours rire lorsqu’on prétends à l’innovation.

    Innover, c’est inventer pour améliorer, pas réinventer pour changer seulement pour changer et faire vendre parce que l’on change les standards, ou que la différence est tellement négligeable que seulement quelques pros en des situations très précises seraient avantagés.

    J’ai connu le triathlon à l’èpoque ou Cervélo régnais roi et maitre avec ses P3 en Ironman. On vous vantais les vélos aérodynamiques alors que tout est affaire de positionnement d’abord. Si vos cervicales ne supportent pas de rouler 5 heures couché sur vos cowhorms, alors étais-ce vraiment pertinent? J’ai tout compris un jour ou je suis tombé sur une étude en soufflerie qui prouvais qu’un casque aéro valaid 2 à 3 fois plus la peine (pour 10-15 fois moins cher!). Et encore fallait-il que vous puissiez tenir à 40 km/hr quelques heures… L’avantage aéro est exponentiel avec la vitesse (le prix du vélo aussi!).

    Rien de nouveau sous le soleil: des vendeurs et des bébelles. Et plein de gens qui triment dur et qui se paient des gratifications souvent méritées, mais pas toujours rationnelles… Rappelez-vous que vos achats sont votre droit de vote comme consommateur!

    S.

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  19. Hermodore

    @ Stephane Joncas
    C’est vous qui avez raison: le cycliste intelligent se demande d’abord si telle nouveauté lui apporte quelque chose de positif dans sa pratique, quel que soit son niveau; en mettant dans le « quelque chose » tout aussi bien le gain d’efficacité que le plaisir d’être « dans le vent » (sic). Mais l’intelligence est-elle la chose la mieux partagée du monde?
    Les freins à disque dans le peloton route représentent à l’évidence un danger potentiel important, donc il faut attendre une sécurisation efficace pour les adopter, si le jeu en vaut la chandelle toutefois.

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  20. mica

    La vraie « innovation » de ces dernières années, c’ est quand même le moteur électrique bien dissimulé , certainement un beau passé et sans doute, un bel avenir!

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  21. mikael

    Comme si le « lobby des marchands de cycle » avait attendu les freins à disques…

    C’est vrai que le carbone, le dérailleur électrique ou 2% de rigidité ou d’aérodynamisme en plus sont vitaux pour un amateur, contrairement à un freinage efficace.

    Il ne faut pas confondre innovation technologique et stratégie marketing. Quand on voit les prix des vélos, c’est juste un gros foutage de gueule de citer des compagnies d’informatique, qui elles innovent réellement (meme si leur stratégie marketing est parfois… discutable). Je ne connais pas les télés 3 et 4G, mais 3D et 4K, sur des écrans devenus extrêmement bon, et bon marché.

    Pour Ventoso, il s’est blessé – suivant ses propres écrits (2eme lien) – sans tomber. Personnellement, je ne vois pas comment cela est possible. Surtout qu’il n’y avait aucun coureur équipé de freins à disque a coté de lui.

    Mais comme d’habitude en cyclisme, et malheureusement maintenant ici, on juge sans intelligence.

    @ Stephane Joncas : ce n’est pas parce que vous ne voyez pas l’amélioration, ou qu’elle ne vous concerne pas, qu’il ne s’agit pas d’une évolution et qu’elle se résume à un piège pour pigeons.

    C’est par ce type de comportement que les marques n’innovent plus et se contentent de rester dans leur zone de confort, avec des arguments fallacieux (les pourcents de rigidité en plus, les grammes en moins, les watts économisés…), ce qui n’empêchent personne d’acheter (vous avez dit pigeons?)

    De plus, il faut du temps pour parfois dégager l’innovation, comme les dérailleurs électriques ou les freins a disques, qui permettront, par exemple, des sélections de braquets automatique ou l’ABS/modulation de freinage. Ce qui ne veut pas dire non plus que tout à sa place dans le cyclisme pro (le moteur électrique en est un exemple), mais qui peut être utile dans beaucoup de situation.

    Sans parler des pros, qui possèdent leurs propres contraintes, et qui ne peuvent donc être les garants de cette évolution.

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  22. Guillaume

    Je déteste les freins à disque. Oui, ça freine un peu mieux que d’autres systèmes mais si peu et avec beaucoup d’inconvénients:
    – couteux
    – lourds
    – plus difficiles à ajuster (et de garder l’ajustement)
    – nécessite plus d’entretien, donc plus de travail et de coûts
    – possibilité de fausser le disque, surtout lorsque la roue est enlevée.

    Alors à part pour le vélo de montagne, c’est surtout un paquet d’incovénients. Certains sont mineurs mais la somme de ces inconvénients font qu’on y perd passablement plus qu’on y gagne.

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  23. @Noirvélo

    Merci pour les réponses…

    Malheureusement, j’habite trop loin pour te laisser mon vélo en révision (à moitié en Savoie à Val d’Isère et en Isère à La Tronche).

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  24. NicoD

    Je n avais jusqu a present aucun avis sur les frein a disques.
    J ecoutais les arguments des un et des autres. Tous convaincants mais aucun m avaient permis de me forger une opinion.

    https://m.youtube.com/watch?v=yrHxQg1OW0A

    Voila c ´est chose fait. Si ce qui est annonce est veridique j’en veux un de suite!!!

    Les frein a disque en eux meme ca n avait presque autant d avantages que d inconveniants mais si ils entrainnent de nouveau design alors the game has changed forever.

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