Eddy Merckx, le plus grand

Passionné de cyclisme, je n'ai pourtant jamais eu d'idole dans ce sport, comme dans aucun autre d'ailleurs. L'aspect forcément "groupie" des gens qui ont une idole m'a toujours dérangé.

J'ai cependant admiré plusieurs cyclistes pro.

Stephen Roche, pour la classe de son coup de pédale, le plus fluide qu'il m'ait été donné de connaître

Greg LeMond, pour le talent brut et pour sa probité. Un talent vraiment hors norme.

Andy Hampsten, pour son intelligence, sa probité et sa réserve. Si tous les cyclistes pro avaient ses qualités personnelles et morales, le cyclisme professionnel n'aurait aucun problème. Un exemple.

Marco Pantani, pour avoir réinventé de style grimpeur et pour son panache. Dopé peut-être, mais certaines de ses ascensions demeurent tout simplement un récital. Avec Charly Gaul avant lui, il demeure le seul à avoir pu renverser une course par étape en une seule étape de montagne. 

Des coureurs que je n'ai pas vu en course, j'admire particulièrement Fausto Coppi (pour sa classe et son goût de l'innovation), Bernard Hinault (pour son mental), Luis Ocana (pour sa hargne de jamais ne s'avouer battu), Roger de Vlaeminck et Rik Van Steerbergen (de véritables hommes de fer).

Mais de tous, Eddy Merckx demeure à mes yeux le seul extra-terrestre de ce sport voire de tous les sports. 

Outre son palmarès, qui restera à jamais inégalé, outre ses dispositions physiques, phénoménales, c'est la discipline de ce coureur que j'admire avant tout. Il aura su mener sa carrière avec travail, abnégation, maitrise, rigueur et ce, année après année. 

Hier, Monsieur Merckx était élevé au rang de Commandeur de la Légion d'honneur par le président français Nicolas Sarkozy. 

Un hommage à mes yeux bien mérité. Pas juste pour son palmarès cycliste mais bien pour l'ensemble de son oeuvre comme coureur cycliste, mais aussi comme homme.

Comment résister de publier de nouveau Antoine Blondin lorsqu'il couvrait le Tour 1969, le premier d'Eddy Merckx ?

"Exact au rendez-vous que sa jeune légende lui a prescrit, sans hargne, rogne ou grogne, par le jeu naturel de dons hors du commun, Eddy Merckx allait son petit surhomme de chemin. L'enthousiasme unanime et polyglotte qui l'escortait alors prenait un sens (nous avons même déchiffré sur des pancartes brandies des exhortations en anglais). Il nous disait qu'à cet instant ce champion n'était plus particulièrement wallon ou flamand, français ou belge, mais qu'il appartenait tout bonnement au patrimoine universel de l'effort humain. Au même titre que les cosmonautes, qui vont s'envoler dans quelques heures pour la Lune, ne sont plus proprement des Américains envisagés comme tels, mais les délégués de l'espèce toute entière. Il y a quelque chose de la flamme olympique dans la petite mèche rubescente qui éclaire le crépuscule sur Lacq, où Eddy Merckx s'endort dans le berceau de pourpre où naissent les dieux vivants."

Comment ne pas évoquer cette superbe phrase, encore de Blondin, qui résume le mieux Eddy Merckx: "L'ennuyeux, avec Merckx, c'est que tout donner ça consiste à tout prendre."

Luis Ocana, un de ses adversaires les plus coriaces, aura, dans les années 1980 ces mots à propos d'Eddy Merckx: “Bon sang, je donnerai plusieurs hectares de mes terres pour le voir revenir 15 jours dans le peloton. Rien que deux semaines. Pour leur montrer à tous ces mignons ce qu‘était courir avec Merckx. Ce type était incroyable, nom de Dieu! Ils n’auraient pas le temps d’aller se faire friser les cheveux ou de se mettre des boucles d’oreille. Ils n’auraient plus qu’une envie : aller vite au lit pour récupérer, je vous le dis…

Eddy Merckx, tout simplement le plus grand. 

"Tout Eddy"…

Grandes lignes du palmarès d'Eddy Merckx

5 Tours de France

5 Tours d’Italie

1 Tour d’Espagne

4 Championnats du Monde

7 fois lauréat du Trophée Super Prestige Pernod

7 Milan San Remo

5 Liège Bastogne Liège

3 Flèche Wallonne

3 Gand-Wevelgem

2 Tour des Flandres

2 Tour de Lombardie

2 Amstel Gold Race

2 Het Volk

3 Paris Nice

1 Dauphiné Libéré

1 Tour de Suisse

1 Midi-Libre

A gagné toutes les courses professionnelles au moins une fois dans sa carrière sauf Paris-Tours. A gagné en moyenne une course professionnelle sur trois lorsqu’il en prenait le départ.

Pour en savoir plus

Un livre, un seul, à mon sens le meilleur livre, et de loin, écrit sur Eddy Merckx:

Eddy Merckx, homme et cannibale. par Rik Vanwalleghem et Joel Godaert. CGER, 213 pages. Nombreuses illustrations et photos inédites.

29 Commentaires

  • Yvan78
    Soumis le 16 décembre 2011 à 1:45 | Permalien

    paris bruxelles a été gagné en 73 par Eddy, Chany a dit de lui qu’il etait le plus amateur des cyclistes pro, dans le sens de coubertin du terme, il etait le plus fort de son époque et restait encore un enfant émerveillé par son sport et son univers.

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  • alain39
    Soumis le 16 décembre 2011 à 4:19 | Permalien

    Merckx, un nom hors normes tant par son orthographe que le palmarès auquel il fait référence.
    Merckx ca sonne comme une ponctuation, un point final, un point d’exclamation.
    Eddy Merckx c’était pour moi comme un nom de star, qui venait d’ailleurs. Qui connaissait dans ses proches quelqu’un avec pareil nom et prénom?
    Et puis l’accent qui le rendait unique.
    Et puis que dire de ce visage illuminé par un regard quelque peu oriental.
    Pour le physique une sorte d’alliance de puissance massive et de fluidité.
    Oui cet homme est à part et fut pour moi un extra terrestre.
    Oui gamin je rêvais de ses exploits et après l’étape du tour j’enfourchais le vélo et je faisais ma propre étape et c’était moi Merckx.
    Après Merckx il y a Hinault et non pas pour son seul mental mais aussi sa puissance.
    Hinault juste après Merckx ca faisait franchement franchouillard. Nanard, le blaireau. Ca sonne moins bien que Eddy le canibale.
    Et pourtant je conserve en mémoire cette mâchoire fermée et ce coup de pédale en puissance pure.Ce regard ponctués de sourcils broussailleux qui exprimait une forme de supériorité. Hinault faisait peur. Tout en lui incarnait la bagarre, la lutte.
    Et puis ses interviews cassantes au cours desquelles il exposait son inflexibilité.
    Je n’étais pas un fan de Hinault mais l’homme m’en imposait tout comme son palmarès.
    Ensuite la génération des Roche, Delgado, Fignon, Kelly, Lemond, Argentin ou chacun avait sa propre marque mais aucun ne dominait les autres.
    Il n’y avait plus de 1er rôle. Cette génération me fait penser aux tontons flingueurs, en incarnant un cyclisme encore à visage humain et où chacun avait bien sa place. Roche le fragile, Delgado le malin, Fignon la grande gueule, Kelly le besogneux, Lemond l’opportuniste, Argentin le facétieux.
    Une époque où tout se régalit entre coureurs à la pédale et non pas dans des laboratoires et encore moins devant des tribunaux.
    Après sont venues les années EPO avec des coureurs au profil plus lisse et aux exploits fabriqués.
    Des courses étonnantes ponctuées parfois d’exploits outranciers.

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  • Soumis le 16 décembre 2011 à 7:38 | Permalien

    Yvan78,

    Merci de la précision. J’ai modifié le texte en conséquence. Une de plus au palmarès de Merckx qui a alors tout gagné, sauf Paris-Tours!

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  • mylene
    Soumis le 16 décembre 2011 à 9:08 | Permalien

    Ajoutons 3 Paris-Roubaix.
    Du temps de Vlaeminck présent, pas une bagatelle à gagner!
    Un certain record de l’heure peut être?
    Un mystérieux Giro déclassé pour des motifs obscurs alors qu’il allait gagner pour favoriser un autre.
    Un Tour 1975 dominé pas la souffrance: coup de poing au foi, bris de machoire dans une autre étape, quand même au fil d’arrivée derrière Thévenet.
    Merckx: le plus grand cycliste de tous les temps: grands tours, classique et record de l’heure.

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  • Soumis le 16 décembre 2011 à 9:33 | Permalien

    Un autre livre intéressant sur Eddy est celui de Stephane Thirion « Tout Eddy », des anecdotes inédites et un regard plus de 25ans après sa retraite sur sa carrière.

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  • zboy
    Soumis le 16 décembre 2011 à 10:47 | Permalien

    J’avais, à 15 ans, réussi à lire une biographie de Luis Ocana qui était disponible à la bibliothèque de mon école secondaire (fouillez moi pourquoi !!!).

    C’étais passionnant pour un nouvel adepte comme moi et ce fut le début d’une belle aventure sans fin ! Des vélos en acier, cale-pieds, rayons roses, début du port du casque, U2, oufff nostalgie à matin !!!

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  • Andy Lamarre
    Soumis le 16 décembre 2011 à 10:58 | Permalien

    A mes débus comme coureur cycliste, j’étais allé donner un séminaire sur la câblodistribution en Belgique. Lors d’un repas à Bruxelle, j’étais assis a une table tout seul lorsque le garçon de table me demande si j’étais prêt a partager ma table avec un certain monsieur qui était seul. A ma grande surprise je vois cet homme se diriger vers ma table et je me dis « C’EST EDDY MERCKX ». Il s’assoie à la table et me dit bonjour et merci pour la place. Ça pris au moins 5 a 6 minutes avant que j’ouvre la bouche et par la suite nous avons converser pour plus 1 heure et 1/2 sur le vélo et mon séjour aen Belgique.
    Quel belle journée ce fut pour moi et quelques années plus tard, le voir gagner sur le Mt-Royal. Il a toujours été mon idole, « ce cannibale de monsieur »

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  • marten
    Soumis le 16 décembre 2011 à 3:13 | Permalien

    Merckx n’a jamais gagné Paris- Tours. Le meilleur c’est la phrase de Noël Vantyghem. Ensemble Eddy et moi avons gagné toutes les classiques.

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  • Raf
    Soumis le 16 décembre 2011 à 3:16 | Permalien

    Bonjour Laurent,

    Tu oublies 3 Paris-Roubaix : 1968, 1970, 1973
    Son record de l’heure.
    Et le fait assez étonnant qu’il n’a été qu’une seule fois champion de Belgique!

    Mais quelle fierté d’avoir Eddy comme compatriote 🙂

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  • schwartz patrick
    Soumis le 16 décembre 2011 à 5:54 | Permalien

    J’ai toujours eu deux idoles à mes dix sept ans,le coeur n’a pas changé, Merckx le canibale et De Vlaeminck le Gitan avec une chappe de boyau d’avance pour ce dernier parce que Eddy mangeait tellement en quantité et en qualité !!! la force et la manière, tout le temps la course en tête,la volonté, l’orgueil,
    la force brute et l’intelligence de course !
    Roger le gitan (vérifier également son incroyable palmarès!) c’était la classe, sa position de chat à l’affut lorsqu’il « frôlait » les pavés, les bras à l’équerre, le dos plat, le tandem BROOKLYN-GIOS,ces
    fameux vélos bleus, un play-boy du cyclisme, aujourd’hui on dirait de lui « sexy »ou « glamour » !quand
    on est gamin on ne peut que s’identifier à ces références et leurs vélos n’avaient rien à envier aux bikes de l’époque actuelle,tout colombus acier,tout campa,cinelli,unicanitor,clément ,éternels débats…
    Et puis,au fond,avec les années ces deux hommes n’ont rien perdu de leur personnalité,de leur classe, ils me font encore rêver, nostalgie quand tu nous tient …
    regardez la petite photo avec « le gitan » en 2e position !
    Pour ce qui est de Pantani, je n’ai aucune admiration pour lui(contrairement à toi Laurent), il représente un des symboles du dopage à outrance, des qualités de super grimpeur certe, mais à quel prix et au final,pour quel résultat ?

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  • yannick
    Soumis le 16 décembre 2011 à 6:28 | Permalien

    et bien moi Pantani il m’a fait revé
    dopé,toxico c’est sur
    mais qu’elle classe,un personnage de roman, on sentait que son moteur ,son ressort mental etait une vengeance ,un debalage de frustration sans doute lié a un physique ingrat (on etait loin du playboy Cippolini) et ça c’etait quand meme emouvant au dela de l’effort physique.

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  • Vincent C
    Soumis le 16 décembre 2011 à 9:24 | Permalien

    Ça me fait bien rire!

    Le seul qu’on dit qui était dopé était Pantani … mais j’ose croire que tout ces autres vieux cyclistes étaient royalement chargés!

    Le palmarès de Merckx? Un peu comme celui d’Armstrong, à l’eau clair, j’y crois pas vraiment.

    Tout même, il avait du panache, mais je préfère de loin Pantani. Au moins on sait que ses performances sont fausses et en dehors du dopage, il y a la volonté de se défoncer la gueule!

    Je suis peut-être trop jeune aussi, j’ai pas connu Merckx, mes bons souvenir sont ceux des années 90

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  • Pierre Dumais
    Soumis le 16 décembre 2011 à 10:25 | Permalien

    Monsieur Merckx a aussi gagné une quinzaine de 6 jours avec son ami Patrick Sercu.

    Il n’arrêtait jamais

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  • A.Gagnon
    Soumis le 16 décembre 2011 à 10:45 | Permalien

    Tout gagné sauf Paris-Tours et Bordeaux-Paris… c’est assurément LA référence en matière de champion, tout sports confondus. Ultra-polyvalant, Ultra-dominateur…
    Le plus fou, c’est cette échappée en Pau et Mourenx en 69… un truc hallucinant, même si il en a gagné bien d’autres des belles, surtout sur les classiques.

    mais de là à lui donner la légion d’honneur, j’ai un gros doute…

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  • dédé la moulinette
    Soumis le 17 décembre 2011 à 6:51 | Permalien

    Ah quelle époque pour le cyclisme belge et le cyclisme tout court.
    Avec le recul et les « affaires » on ne peut bien sûr s’empêcher de comparer les exploits d’alors avec les performances des cyclistes extraterrestres d’aujorud’hui.
    Mais il est une chose qui est incontestatle et qui fait de Merckx un champion.
    Quand il prenait le départ d’une course fut-ce une kermesse, c’était pour la gagner et il mettait tout en oeuvre pour y parvenir.
    A l’heure actuelle où le cyclisme est devenu une affaire de calculateurs, d’oreillettes et de pharmaciens, quel coureur oserait attaquer seul à 80 km. de l’arrivée, qui accepterait de tirer tout un peloton refusant de le relayer pour refaire son retard, qui oserait poursuivre son attaque avec un suceur de roue qui risque de le sauter sur la ligne, qui oserait braver les directives d’un sponsor qui détermine l’ordre d’arrivée de ses coureurs ?
    Non décidément le cyclisme n’est plus le même.
    C’est vrai aussi que j’ai eu la chance de voir Merckx à l’oeuvre (à la télé ;)) et jamais je ne me suis ennuyé à regarder une course à laquelle il participait.
    Chaque époque a ses champions et ces champions ont fait la légende et l’histoire du vélo de Garin à Evans en passant par Christophe, Coppi, Hinaut, Indurain, et Armstrong ils ont conquis chacune les mordus de leur génération et, finalement, n’est-ce pas là l’important ?
    N’empêche Eddy est le plus grand Na !

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  • dédé la moulinette
    Soumis le 17 décembre 2011 à 6:51 | Permalien

    Ah quelle époque pour le cyclisme belge et le cyclisme tout court.
    Avec le recul et les « affaires » on ne peut bien sûr s’empêcher de comparer les exploits d’alors avec les performances des cyclistes extraterrestres d’aujorud’hui.
    Mais il est une chose qui est incontestatle et qui fait de Merckx un champion.
    Quand il prenait le départ d’une course fut-ce une kermesse, c’était pour la gagner et il mettait tout en oeuvre pour y parvenir.
    A l’heure actuelle où le cyclisme est devenu une affaire de calculateurs, d’oreillettes et de pharmaciens, quel coureur oserait attaquer seul à 80 km. de l’arrivée, qui accepterait de tirer tout un peloton refusant de le relayer pour refaire son retard, qui oserait poursuivre son attaque avec un suceur de roue qui risque de le sauter sur la ligne, qui oserait braver les directives d’un sponsor qui détermine l’ordre d’arrivée de ses coureurs ?
    Non décidément le cyclisme n’est plus le même.
    C’est vrai aussi que j’ai eu la chance de voir Merckx à l’oeuvre (à la télé ;)) et jamais je ne me suis ennuyé à regarder une course à laquelle il participait.
    Chaque époque a ses champions et ces champions ont fait la légende et l’histoire du vélo de Garin à Evans en passant par Christophe, Coppi, Hinaut, Indurain, et Armstrong ils ont conquis chacune les mordus de leur génération et, finalement, n’est-ce pas là l’important ?
    N’empêche Eddy est le plus grand Na !

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  • schwartz patrick
    Soumis le 17 décembre 2011 à 9:15 | Permalien

    ok avec toi dédé la moulinette,très bien vu

    pas ok avec Vincent C
    Dans les années « MERCKX », bien sûr qu’il y avait du
    dopage, tout le monde en prenait à dose plus ou moins artisanale, quelques produits « courants » et l’organisation était individuelle, des « amphets »,de la cortisone, un peu d’anabolisants… N’empêche que le
    grand Eddy avait un moteur et une volonté que les autres n’avaient pas !
    Quand à Pantani, il me fait pitié, c’est une icône
    parce qu’il est mort dans des circonstances dramatiques
    du romantisme noir! mais ces exploits il les doit à une médecine survoltée, surdéveloppée et à un manque évident d’intelligence, monter l’Alpes d’Huez, comme il l’a fait s’en est indécent,une mobylette !si on doit être admiratif de ce comportement dans des années noires du dopage,je suis vraiment méfiant…
    D’ailleurs quelques soient les « exploits » actuels, j’ai du mal à ne pas rester sur ma réserve, ces « histoires » en fait gachent ce qui devrait être
    une véritable fête pour les passionnés honnêtes.

    à Andy Lamarre
    ton histoire m’a bouleversé, j’imagine la scène,simple
    ment partager un repas avec MR MERCKX …

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  • Vincent C
    Soumis le 17 décembre 2011 à 9:38 | Permalien

    C’est ça que je disais! Vous me faites bien rire!!!

    @schwartz patrick

    Vous croyez vraiment que ce que prenait ces vieux cyclistes étaient moins efficace que ce que prennent les coureurs aujourd’hui? Y’a rien de plus faux. Les amphétamines, la cortisone, les anabolisants, le pot belge, tout ces stimulants; ils les prenaient à des doses de cheval.

    Romantisme la mort de Pantani? Et votre romantisme à la gomme pour Merckx … vous êtes totalement aveuglé par la légende ou quoi?

    Les années 90, ne sont pas des années noires du dopage au contraire, ce sont des années de claireté, où ils ont réussis à prendre bien du monde! Vous semblez persuader que le cycliste d’avant était propre! Rien de plus faux encore.

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  • schwartz patrick
    Soumis le 17 décembre 2011 à 2:13 | Permalien

    à Vincent C

    Je n’ai pas dit que le cyclisme d’avant était propre mais limité en diversité de produits et en organisation « pointue » comme aujourd’hui; j’ai juste
    parlé de Merckx qui est vivant,équilibré, qui a réussi sa vie sportive et sa vie d’homme et de Pantani qui est mort tristement après quelques coups d’éclats; je conçois que çà ne veut rien dire mais en comparant
    les deux palmarès,les deux caractères,les deux attitudes, il n’y a pas photo à « charge ou à décharge »

    « au moins on sait que ses performances sont fausses et en dehors du dopage,il y a la volonté de se défoncer la
    gueule! » j’halucine quand je lis cette phrase de toi,
    belle mentalité !, inquiètant même …

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  • p'tit lucien
    Soumis le 17 décembre 2011 à 4:31 | Permalien

    En plus de son panache et de sa classe hors du commun sur le plan sportif, Eddy Merckx a aussi eu des gestes sur le plan humain qui font de lui un seigneur. Par exemple son refus de porter le maillot jaune qui lui revenait, le lendemain de la chute tragique de Luis Ocaña. Ou, plus tard, ne fut-il pas un des premiers à s’enquérir de l’état de Lance Armstrong lorsque celui-ci était aux prises avec son cancer ? Il n’a même pas hésité à traverser l’Atlantique pour aller l’encourager durant son traitement. Et il y a probablement de nombreuses autres anecdotes comme celles-là. Un Grand, le Merckx !

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  • A.Gagnon
    Soumis le 17 décembre 2011 à 5:50 | Permalien

    À Vincent.C,

    la grande différence entre le dopage des années 90 et celles d’avant, c’est la systématisation du dopage sous supervision médicale. On a passé de produits assez basiques (Testo, amphet, cortizone…) à l’epo et surtout au dopage sangui, le tout de façon hyper-organisée, dans des équipes qui se transformaient en véritables usines ou plutôt en laboratoire à champion. On a passé de puissances humaines à des puissances plus proches de celles d’une moto… La différence de mentalité était aussi clairement visible, tel que souligné par certains plus haut.

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  • Vincent C
    Soumis le 18 décembre 2011 à 7:40 | Permalien

    Vous tous enjolivez cette époque, par simple nostalgie.

    @A. Gagnon
    « Produits assez basiques (Testo, amphet, cortizone… »??

    Produits très dommageable à long terme, à consommation élevé, « produit basique »??, comme si il y avait un degré de « tolérance » de prise de produit: « ah!! c’est juste des amphet » … C’est moi là qui croit rêver!

    @p’tit lucien

    « Il n’a même pas hésité à traverser l’Atlantique pour aller l’encourager durant son traitement »

    Armstrong est un ami et un partenaire d’affaire de Merckx, moi j’appelle ça du bussiness, du marketing … Yé tu aller voir Fignon en France sur son lit de mort?

    @schwartz patrick

    Quand je dis que Pantani avait la volonté de se défoncer la gueule, je ne parlais pas de drogue mais bien de se défoncer sur un vélo, je crois que vous m’avez mal compris, la barrière de la langue j’imagine.

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  • max
    Soumis le 18 décembre 2011 à 12:48 | Permalien

    On voudrait des duels à mains nues. Dans les 70’s, on avait des duels au couteau. Dans les 90’s des duels à la mitraillette. Mais y a-t-il une telle différence entre couteau VS couteau et mitraillette VS mitraillette pour que l’un soit légitime et l’autre non? Que l’on s’offusque sur un combat mitraillette VS main nue, ou même mitraillette VS couteau, oui, mais là vraiment je ne vois pas…

    en quoi le duel Merckx dopé au pot belge contre Ocana dopé au pot belge est-il plus équilibré que le Pantani dopé à l’EPO contre Ulrich dopé à l’EPO? L’exploit est assisté dans les deux cas, et le duel se fait quasiment à armes égales dans les deux cas. Si ce n’est le désir forcené des nostalgiques de garder leurs souvenirs d’enfance sans tâche, rien ne permet d’affirmer qu’une époque est pourrie et que l’autre est extraordinaire. Le dopage existait en 1903, comme en 1970, comme en 1990, comme en 2011.

    Je n’ai pas connu l’époque Merckx (j’ai grandi avec les années sombres, d’où peut-être les divergences de point de vue, et mon fatalisme). Sur toutes les rétrospectives que j’ai vu, je suis tout à fait d’accord pour dire que c’est un grand champion, le plus grand sans doute. Mais Pantani mérite aussi un brin de considération. Parce que malgré tout, un sang à 60% ça fait pas tout. Quand on a Riis et Ulrich derrière, c’est pas ça qui fait la différence. L’audace,le panache, le coup de pédale du grimpeur optimisé à ce point, ça reste du travail.

    Que l’on efface ses records de montée si vous voulez, mais si l’on commence à dire que ses exploits sont factices, quand tout un peloton autant chargé que lui est à ses trousses, c’est vraiment trop manichéen pour être vrai.

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  • alain39
    Soumis le 19 décembre 2011 à 4:58 | Permalien

    Je pense que pour mieux résumer la différence entre les années 90 et l’époque Merckx c’est la nature des exploits.
    Pour toutes les années 70 et 80 le plus grand exploit reste l’étape de Mourenx. Merckx se lance dans une chevauchée folle de 140 km et finit exténué.
    Un acte fou que lui même a à postériori considéré comme une erreur tant il avait dépassé ses limites et failli tout perdre.
    L’exploits des années 90 2000 est celui de ….. Cherchez bien. Et bien oui c’est celui de Landis qui lui aussi au terme d’une échappée de 140 km reprend 8 minutes à tout le monde.
    Et à l’a

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  • max
    Soumis le 19 décembre 2011 à 6:18 | Permalien

    Alain 39 a bugué je crois 🙂

    L’exploit des années 90, c’est peut-être justement Pantani qui, sur une étape dantesque en terme de dénivelé et de climat, part dans l’un des premiers cols de la journée, au risque de tout perdre lui aussi. et c’est sans doute pour ça qu’on l’aime. Cette classe à l’ancienne qui n’était pas sans rappeler les prises de risque des anciens. L’un des rares à pouvoir secouer les vilains rouleurs suceurs de roue de type Indurain ou Ulrich.

    Les seuls à avoir retenté ça depuis: Landis, Rasmussen et Andy Schleck:

    – Landis frisait le foutage de gueule: à la rue la veille et impérial le lendemain alors qu’il n’avait jamais été capable de faire ça avant. Il faut dire que les autres ont bien joué aux cons aussi en le laissant partir. Comme la phonak qui a fait n’importe quoi en laissant 20 minutes à Pereiro dans les cévennes.

    – Rasmussen a cessé d’être sympa quand il s’est mis à courir comme Armstrong.Prendre 10 minutes un jour et en rendre 20 le lendemain parce qu’on est crevé c’est normal. Prendre 10 minutes un jour et coller à la roue de Contador pendant tout le reste du tour et faire un CLM digne des plus grands rouleurs, normal que ça passe un peu moins bien, surtout vu les circonstances (cf son mensonge).

    – Andy a tenté cette année, avec ma foi une belle réussite.En espérant que ça lui ait donné des idées et qu’il retente ça à l’avenir.

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  • schwartz patrick
    Soumis le 19 décembre 2011 à 7:21 | Permalien

    non Alain 39, n’a pas « bugué » mais il est parti pour une échappée folle de 140 commentaires après avoir incurgité un « pot » rhum martini vin blanc de sa fabrication … çà passe, c’est Noêl et c’est pas sur la liste …

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  • alain39
    Soumis le 19 décembre 2011 à 8:08 | Permalien

    Oups.
    Landis qui au terme de son échappée finit frais comme un gardon.
    Ne nous méprenons pas sur l’exploit de Landis qui a lâché à la pédale tous ses adversaires et qui n’a donc pas bénéficié d’un fait de course. Il suffit de revoir cetet étape sur youtube pour voir combien elle vai tété convoîtée.
    Ces 2 exploits résument les évolutions de ce sport et même de tous les sports.
    Un coureur de second plan à même de faire un exploit aussi grand que celui du plus grand de tous les temps et ce au lendemain d’une défaillance.
    Certes Merckx et les coureurs des années 70/80 ne tournaient pas à l’eau mais ils ne se sont jamais transformés en surhommes.
    Un Maertens n’a jamais pulvérisé les grimpeurs. Idem pour un Kelly qui avait une énorme classe.
    Un Delgado qui reste un des grimpeurs les plus complets qui m’ait été donné de voir n’a jamais écrasé les rouleurs.
    Par contre à partir de 90 j’ai vu un Indurain écraser les gimpeurs, un Riis gagner le tdf et un Armstrong grimper l’alpe d’huez en tournant les jambes à plus de 90 RPM.
    Le lien de Laurent sur Lemond lors des CM de 89 est édifiant. Fignon et lui font étale de leur puissance pure et le coup de pédale n’a rien à voir avec celui des coureurs des années 90. Voyez comment Lemond explose Fignon en mettant plus gros.
    Pantani est le fruit emblématique (pour certains) de ce cyclisme. Mais ne nous voilons pas la face il incarne également toutes les dérives et de ce fait je ne peux le considérer comme un tout grand. Je ne peux me résoudre à oublier que sa supériorité était artificielle.
    Comme je le disais dans un précédent post j’aurai aimé voir un Maertens tourner à l’EPO. Combien de vueltas, de tdf et giro il aurait engrangé quand on voit que Riis a réussi à épingler un tdf.
    Depuis 2 décennies nous vivons dans le virtuel.

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  • schwartz patrick
    Soumis le 20 décembre 2011 à 5:33 | Permalien

    @ Alain 39
    ok avec toi, les nouvelles générations ont vu l’apparition de coureurs bizzarement « spécialistes en tout », Jalabert(on l’oublie toujours celui là parce qu’il passe bien!) en est le parfait exemple ! au début bon sprinter jusqu’à sa chute d’Armentière en 94;là,changement de moteur, on lui enlève son v6 pour y mettre un v8 turbo ,il devient très « complet » puis sacré rouleur (champion du monde 97, excusez du peu!) pour finir meilleur grimpeur du Tour 2001 et 2002 à un âge où normalement,on grimpe moins bien…et là,il raccroche !ouf, même pas mal!merci Manolo …
    c’est bien de s’être rappelé de Sean KELLY, super
    coureur,intelligent, et gros palmarès!

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  • schwartz patrick
    Soumis le 21 décembre 2011 à 4:17 | Permalien

    @ Vincent c
    On peut d’autant plus, bien se défoncer la gueule,quand on a chargé la « chaudière » à ras bord !!!
    on peut être coureur cycliste professionnel,courageux,
    dur au mal et être intelligent,philosophe,quelques
    grammes de finesses dans ce monde de brutes n’a
    jamais tué personne ….Mais s’il n’y a au bout que
    l’appât du gain et la gloire … ALORS ?

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