Critérium du Dauphiné: la répétition avant le Tour

La 71e édition du Critérium du Dauphiné Libéré démarre ce dimanche du côté d’Aurillac.

C’est toujours un rendez-vous important car à un mois du départ du Tour de France, c’est l’occasion pour beaucoup de coureurs d’effectuer un vrai test en course afin d’en savoir un peu plus sur leur condition.

Cette année, le Dauphiné présente trois belles étapes de montagne, les trois dernières. Celle vers St-Michel de Maurienne vendredi prochain compte pas moins de 229kms et le col de Beaune dans les tous derniers kilomètres, de quoi faire un bon test autant dans l’ascension que dans la descente rapide juste après vers l’arrivée.

Les deux autres étapes de montagne, samedi et dimanche prochain, seront plus courtes, et donc potentiellement nerveuses, les coureurs étant plus enclin à se lancer dans des grandes manoeuvres dans ces conditions.

Un contre-la-montre a été placé le jeudi, en milieu d’épreuve, sur une distance de 26 kilomètres. En fait, ce chrono est très similaire (et c’est fait exprès) au chrono qui aura lieu à Pau durant le Tour. Test grandeur nature donc pour les coureurs.

Les favoris

Très beau plateau, avec plusieurs coureurs de premier plan qui viennent se tester.

En premier lieu Chris Froome chez Ineos, qu’on n’a pas vu en compétition depuis un petit moment. Il voudra se tester sur le chrono c’est certain, et lors des deux dernières étapes de montagne. Il débarque avec ses équipiers Kwiatkowski, Poels, Moscon, Kyrienka, tous présentis pour le prochain Tour. Ineos a par ailleurs décidé d’envoyer Geraint Thomas sur le Tour de Suisse, question d’éviter les tensions entre Froome et lui à encore quatre semaines du Tour. Il sera toujours temps de se tirer la bourre entre équipiers!

Les français Thibault Pinot, Romain Bardet et Warren Barguil ensuite: ca sera intéressant de voir où ils en sont, en particulier Barguil qui a connu quelques difficultés l’an dernier si on compare avec sa belle saison 2017. Saura-t-il retrouver ses jambes de grimpeur?

Le petit grimpeur de poche David Gaudu pour Groupama-FDJ est également présent. Attention à lui, il pourrait être l’une des révélations de ce Dauphiné.

L’enfant terrible du cyclisme français sera également présent, Nacer Bouhanni pour les deux étapes de sprint. À suivre! Avec lui, c’est tout ou rien. Souvent rien… Il trouvera sur son chemin d’autres sprinters bien sûr, en premier lieu Sony Colbrelli.

On a également Tom Dumoulin qui débarque, après son malheureux abandon en début de Giro. Il tentera de se relancer en prévision du Tour.

Richie Porte chez Trek visera quant à lui de retrouver le premier plan, après une saison assez décevante jusqu’ici. Il pourrait avoir pas mal de fraicheur physique.

Le test grandeur nature sera très important pour Nairo Quintana chez Movistar, question d’ancrer comme il faut son leadership dans l’équipe en vue du Tour. Valverde et Landa sont toujours là dans l’équipe pour maintenir la pression.

Le numéro un mondial Julian Alaphilippe prend aussi le départ, probablement pour s’affuter et peut-être retrouver ses jambes de grimpeur qui lui ont servi à ramener l’an dernier le maillot à poids à Paris en juillet.

Chez Astana, on a aussi Jakob Fuglsang, qui a connu un vraiment très bon début de saison. Où s’arrêtera-t-il? Il pourra notamment compter sur le Québécois Hugo Houle, cette fois-ci présenti pour faire partie de l’équipe du Tour. Houle revient de deux semaines d’entrainement à Tenerife, sera aussi intéressant de voir où il en est, notamment sur le chrono du jeudi.

Autre Canadien au départ, Mike Woods chez Education First. Ca, c’est vraiment intéressant, car Woods devrait assumer le co-leadership de l’équipe sur le prochain Tour de France, avec Rigoberto Uran. Alberto Bettiol, lui aussi auteur d’un sacré beau début de saison, sera également présent pour épauler Woods en montagne.

Bref, je pense qu’on tirera beaucoup d’informations intéressantes en vue du Tour durant ce Dauphiné, informations cruciales même car ce prochain Tour s’annonce sur le papier du moins très ouvert.

84 Commentaires

  • alano39
    Soumis le 7 juin 2019 à 5:10 | Permalien

    Le plateau est royal. Le Dauphiné va nous donner des indications sur l’état de forme de quelques prétendants au TDF.
    Bcp ont peu de jours de courses dans les jambes et il restera 4 semaines pour être au top.
    Les français ont les moyens de briller avec Pinot et Bardet sans oublier Alaphilippe qui va essayer de claquer une étape.
    Froome va être scruté avec attention car s’il n’est pas en forme ce serait synonyme de leadership pour Thomas sur le tdf.
    Il faut un peu relativiser l’importance de cette course car il n’y a pas de très haute montagne et certains vont peut être un peu cacher leur jeu.
    Ceci dit, ceux qui seront mal ont peu de chance de faire un beau tdf.
    Espérons que la méteo sera de la partie pour avoir de belles étapes. Une mauvaise météo peu largement changer la physionomie de la course.
    J’attends bcp de Pinot cette année qui arrive à maturité et qui s’est préparé pour le tdf. Il doit être en mesure de jouer le podium sur le tdf et il doit faire un bon Dauphiné pour gagner en confiance car ce n’est pas son point fort. Bardet va aussi se tester.
    Reste l’inconnu Richie Porte qui fait une année blanche et qui doit sauver sa saison. Il ne peut se louper. Dumoulin, Quintana et tous les autres vont se tester mais je ne les vois pas jouer la victoire finale pour ne pas se dévoiler sauf en cas de grosses manoeuvres.

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  • marius
    Soumis le 7 juin 2019 à 5:52 | Permalien

    Il y a un temps pas si lointain, où les prétendants du Tour, voulaient absolument gagner le Dauphiné. Maintenant, c’est une étape sur la préparation millimétrée des coureurs.
    Thomas l’a remporté en 2018, sans trop se dépouiller, tellement il était supérieur aux autres.
    Donc Froome pourrait très bien l’emporter…ou pas, comme en 2017, où un certain Fuglsang renverse la course sur une montée.
    Vu les arrivées au sommet « tranquilles » le mieux placé des leaders sur le chrono, devrait l’emporter.
    Cela élimine de facto, hélas, les coureurs français.
    Dumoulin ne sera pas à 100%.
    Je mise sur Froome, avec une équipe monstrueuse à son service.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 7 juin 2019 à 6:18 | Permalien

    Il faut rajouter Adam Yates et Dan Martin.
    Beaucoup misent tout sur le TdF, alors qu’il n’y aura que peu d’élus, en fait un seul et 2 strapontins !
    Ça permettra d’avoir des épreuves de fin de saison avec de beaux plateaux, parce que ceux qui n’auront pas donné pleine satisfaction sur le tour, devront se rattraper.

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  • thierry mtl
    Soumis le 7 juin 2019 à 7:52 | Permalien

    Et Bernal n’a pas de planif course pour l’instant. Sur Strava, il fait beaucoup, beaucoup de millage en Colombie. Un entrainement « à la Froome ».
    Je commence à avoir hâte de voir cette équipe sur les routes du Tour. A deux leaders, c’était délicat… mais deux leaders et un Bernal, ca pourrait se compliquer.

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  • Soumis le 7 juin 2019 à 11:33 | Permalien

    Je mise Jakob Fuglsang et Adam Yates.

    Sur les 7 derniers Critériums du Dauphiné, le vainqueur s’est imposé 5 fois également sur le TdF la même année …

    Ineos fait figure d’épouvantail avec des équipiers qui seraient leaders dans d’autres formations. Mais il reste possible que cette équipe, machine à gagner, connaisse un trou générationnel. Les leaders sont soient très jeunes, soient commencent à être déjà un peu âgés.

    J’imagine Adam Yates capable du doublé. Pour Jakob Fuglsang, je ne l’imagine pas.

    « Il faut un peu relativiser l’importance de cette course car il n’y a pas de très haute montagne »

    Certes, pas de cols à plus de 2000 mètres mais l’étape du samedi ne sera pas simple, 3 cols de 1ère caté avec quelques forts pourcentages dans le dernier (presque 4 km à plus de 10 % et un bref passage qui doit avoisiner les 15%) puis pour terminer, un HC avec 1 300 m de dénivelés d’un trait, certes pas excessivement raide (quoique, vers Theys…) mais usant.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 7 juin 2019 à 12:50 | Permalien

    Il existe quelques courses pas mal sans très haute montagne. Comme celle du jour qui a montré l’enfant prodige belges à un sacré putain de niveau.
    http://videosdecyclisme.fr/videos-hammer-limburg-climb-2019/

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  • Soumis le 7 juin 2019 à 3:00 | Permalien

    Sur l étape de Pipay (décrite dans mon commentaire précédent), statistiquement, il y a de fortes chances qu ils aient très majoritairement le vent dans le dos. Cela pourrait être une belle étape.

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  • mica
    Soumis le 8 juin 2019 à 3:44 | Permalien

    Je vous admire, car faire des pronostics sur ceux qui viennent au Dauphiné, pour se soigner, pour peaufiner leur condition, pour sortir de convalescence, pour sortir de leur « cachette » au bout de 3 mois, ou, pour tout casser….ce n’ est pas facile…
    Il y en a même quelque un qui fait des pronostics météo….mais, non , je rigole, il a bien dit que statistiquement, les choses pourraient advenir comme il les « prévoit »…..

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  • noirvélo
    Soumis le 8 juin 2019 à 4:07 | Permalien

    Ce n’est pas bon de gagner le Dauphiné si tu fais partie des favoris du Tour … On voit Roglic au Giro qu’il finit cramé … A moins de se faire une « cure de globules  » 15 j avant le départ ! …

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  • garolu
    Soumis le 8 juin 2019 à 7:29 | Permalien

    Hors sujet:
    Mathieu VDP, se consacrera au mondiaux sur route et ne sera présent au Mt Ste Anne pour les Mondial vtt, dommage moi qui comptait y faire un tour uniquement pour le voir… tant pis.

    Mais à quoi devons nous ce changement? Lui même disait à la sortie de l’Amstel que sa saison route était terminer pour 2019. Je pose la question, une entente $ lucrative? Pression du sponsor? Envie personnelle? Je suis curieux…

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  • Soumis le 8 juin 2019 à 10:21 | Permalien

    Mica,

    Les pronostics, c est juste un jeu, pour le fun, sans aucun enjeux.

    Sauf conditions anticyclonique établie, je ne crois pas aux prévisions météorologiques au-delà de 5 jours.

    Mais, quand l on emprunte la vallée de l Isère, qui traverse des montagnes d une altitude respectable, l on a le vent soit dans le dos, soit dans le nez.

    Or, sans avoir de données chiffrées exacte, j estime que 9 jours sur 10, le vent souffle de manière régulière, plus ou moins fort, dans le sens Chambéry Grenoble et 1 jour sur 10, plus ou moins par rafales dans l autre sens. L absence totale de vent dans les grandes vallées Alpines est un mythe. Il y a toujours au moins un peu de thermique.

    Les coureurs ne vont pas emprunter la vallée mais ses contreforts sur des routes que je connais par coeur.

    Depuis 3 jours, le sens du vent et inverse du sens habituel et j en ai profité pour rouler dans le pays de Dany (ou Dani, désolé), le Trièves.

    Ce n est pas pas une science exacte, mais oui, statistiquement, samedi, ils devraient avoir majoritairement le vent dans le dos. Du coup, possiblement, une étape animée.

    Bon, si cela avait été moi, je les aurais fait arrivé au Fort Saint Éynard ou au Charmant Som. Il n y aurait eu course, avec ou sans vent. 😉

    Noir Vélo,

    Ce que tu dis était peut être vrai du temps où le Dauphiné durait 15 jours dont au moins une semaine en montagne.

    Aujourd’hui, avec un Dauphiné d une seule semaine, sur les 7 dernières éditions, 5 vainqueurs ont réalisé le doublé.

    Les années où le doublé n a pas été réalisé, le Dauphiné a été gagné par des coureurs qui avaient un profil plus courses d un jour ou d une semaine.

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  • Vincent C
    Soumis le 8 juin 2019 à 4:07 | Permalien

    Tu suis pas la série Hammer Limburg? Super intéressant pourtant (lol

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  • mica
    Soumis le 9 juin 2019 à 12:53 | Permalien

    Eric: merci pour les précisions que tu apportes.
    ce sont celles d’ un gars du pays (exilé à Val d’ Isére? … (exil doré)….mais ce n’ est pas si loin)
    Pour les vents je crois savoir et avoir lu, ici, ou ailleurs que les courants thermiques, quand il y en a remontent les vallées en fin d’ aprés midi et sont donc plutot globalement favorables aux montées terminales. (je crois que c’ est LBA qui nous disait çà et j’ acquiesse entièrement)
    ceci est vrai globalement, car, par définition, une route de montagne serpente ….c’est obligé pour avoir une pente raisonnable.
    Noir Vélo: le Dauphiné durait 2 semaines avant?
    Je n’ en ai pas souvenir et je considère qu’ une semaine c’ est bien assez.
    Les organisateurs ont prévu un petit CLM, et comme d’ habitude désormais, ils mettent une ‘bonne patate » au débbut ou à la fin (sans doute pour rassurer les Français (Bardet, Pinot, Gaudu….)
    On n’ a plus de véritables CLM (sur routes larges, plates et rectilignes) si bien que les véritables spécialistes (genre Kung..pour ne citer que lui) sont toujours frustrés, et n’ ont jamais le véritable terrain pour s’ exprimer, c’ est regrettable, d’ autant que la montagne est omniprésente dans le cyclisme moderne!
    Quid des CLM par équipe?….Je crois savoir que Prudhomme déteste, il en met un, de temps en temps pour faire plaisir aux sponsorts….mais c’ est à contre coeur.
    Je sais qu’ il déteste car du temps ou il commentait, il disait que les clm ind. ou par équipe ce n’ était pas « spectaculaire », c’ est dire qu’ au fond il connait mal le vélo. Et ce coté spectaculaire qu’ il voudrait instituer tout le temps est le plus malsain qui soit….le cyclisme ne doit pas devenir le catsch que je sache… quoique, sa chaine de coeur diffuse aussi ce dernier largement.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 9 juin 2019 à 10:21 | Permalien

    En regardant furtivement l’arrivée de la dernière étape des Boucles de la Mayenne aujourd’hui, je me demandais combien peut bien valoir une victoire de ce type au sein du peloton?

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  • Soumis le 9 juin 2019 à 10:34 | Permalien

    Mica,

    « Pour les vents je crois savoir et avoir lu, ici, ou ailleurs que les courants thermiques, quand il y en a remontent les vallées en fin d’ aprés midi et sont donc plutot globalement favorables aux montées terminales. (je crois que c’ est LBA qui nous disait çà et j’ acquiesse entièrement) »

    Oui, c’est vrai pour de nombreuses vallées en légère pente comme celle de la Maurienne à laquelle LBA fait souvent allusion. Le matin, cela souffle dans le sens de la descente et l’après midi dans le sens de la montée.

    La Maurienne a été façonnée par une langue glaciaire moins épaisse que celle de l’Isère, dont l’épaisseur était considérable à l’époque würmienne (1.600 mètres) après Albertville,.

    A cet endroit, la vallée de l’Isère s’appelle le Grésivaudan. C’ est une ancienne vallée glaciaire. Son profil en auge (fond plat et parois escarpées) a été modelé par des phénomènes glaciaires et post-glaciaires.

    Extraits Wikipédia :

    « Les étapes du creusement de la vallée lors de la dernière glaciation, celle du Würm ont été :

    le glacier de l’Isère s’installe dans la vallée à la faveur d’un refroidissement climatique3 ;
    il s’épaissit et s’étend jusqu’au niveau de Tullins, plaqué contre le Vercors par le glacier du Rhône qui s’étale dans le nord de l’Isère et la plaine lyonnaise ;
    pendant des milliers d’années, il érode par des phénomènes complexes les côtés et le fond de la vallée qui prend un profil en « U » ;
    dans le même temps, les glaces, gênées dans leur écoulement par la cluse de Voreppe et le glacier du Rhône, s’amassent et surcreusent la vallée jusqu’à atteindre −800 mètres sous le niveau de la mer au niveau de Meylan. Au niveau de Grenoble, il y a alors jusqu’à 1 600 mètres d’épaisseur de glace ;
    lors du dernier réchauffement climatique il y a 10 000 ans, le glacier de l’Isère se retire petit à petit en laissant une vaste dépression devant lui qui se remplit d’eau jusqu’à former un immense lac du même type que les grands lacs italiens (lac Majeur, lac de Côme, lac de Lugano, etc.) ;
    la vallée de l’Isère est entièrement occupée par un lac, de Tullins jusqu’à Albertville, dont le niveau est légèrement inférieur à l’altitude de la vallée actuelle ;
    les montagnes étant dénudées de glaciers et de végétations, les torrents érodent et charrient d’énormes quantités de matériaux qui viennent sédimenter dans le lac de l’Isère ;
    une fois le lac comblé, la vallée acquiert son visage actuel : un fond plat qui correspond à l’ancienne surface du lac bordé par des parois abruptes et des falaises. »

    Du coup, la vallée de l’Isère, dans sa partie du Moyen-Grésivaudan (entre Grenoble et Pontcharra) et du Haut-Grésivaudan (entre Pontcharra et Albertville), est quasi plate et ne connait pas les mêmes phénomènes de changement de direction du vent que l’on retrouve en Maurienne.

    Dans la vallée de l’Isère, nous avons un régime de brise de type convectif qui s’établit entre deux régions dont la température est différente. L’air chaud de l’agglomération Grenobloise s’élève et crée un appel d’air au sol depuis la Savoie.

    Note bien, même si cela n’a pas de rapports, qu’avec le dérèglement climatique nous avons de plus en plus d’épisode de « tempête » ou du moins, de vent en forte rafales de Sud Est.

    « ceci est vrai globalement, car, par définition, une route de montagne serpente ….c’est obligé pour avoir une pente raisonnable. »

    Dans le col du Granier, ils vont l’avoir dans le dos 70% du temps.

    Le col de Marcieu longe et s’élève parallèlement au Grésivaudan sur presque la totalité de sa route. Donc, si le vent souffle dans la bonne direction, tu l’as presque tout le temps dans le dos.

    Pour la montée à Pipay depuis Tencin, tu l’as dans le nez pendant 2 km, puis après tu l’as dans le dos quasiment pendant 7 à 8 km jusqu’au col des Ayes… Après, pour les 10 derniers km, la route serpente et, effectivement, c’est plus partagé.

    « le Dauphiné durait 2 semaines avant? »

    Non Mica et Noir Vélo, je vous prie de m’excuser, je me suis trompé. Ma mémoire d’enfance était ainsi faite… Désolé.

    Néanmoins, en cherchant sur Wikipédia, j’ai découvert que le Critérium est la seule autre épreuve à avoir été remportée par tous les quintuples vainqueurs du Tour de France (Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain).

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 9 juin 2019 à 10:41 | Permalien

    Et Armstrong, Eric, mais il est vrai que c’est un septuple et non un quintuple vainqueur du TdF !

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  • Soumis le 9 juin 2019 à 1:11 | Permalien

    Armstrong a également gagné le Critérium du Dauphiné en 2002 et 2003 mais, comme pour ses 7 TdF, il a été déclassé par l’UCI pour dopage. Il n’y a pas de vainqueurs attribués pour ces années là.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 9 juin 2019 à 1:44 | Permalien

    Eric, sans la prothèse Wikipédia, tu dois trouver une autre gagnée par ces recordmen, c’est facile.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 9 juin 2019 à 2:21 | Permalien

    Instructive leçon sur les formations des vallées.
    Pour répondre à Mica. Au fur et à mesure de la montée (phénomène initié bas), le vent va remonter les pentes les jours de beau temps d’été. Vue en trois dimensions, la route même serpentant remonte les coteaux dont la pente est généralement loin de la verticale, avec une composante horizontale d’éloignement du fond de vallée assez importante. Ceci par journée anticyclonique stable. Cela doit être une variante de l’effet Venturi. Bien qu’il y ait des exceptions comme par exemple le bas de la montée de la Plagne dans les lacets du Versant de l’ombre, l’Alpe d’Huez jusqu’à la Garde, l’Iseran juste au-dessus de Bonneval (mais pas le haut quand on s’enfonce dans la montagne), le vent est généralement favorable dans les montées lors des belles journées d’été (une fois le soleil installé). C’est le cas par exemple dans les montées de : Galibier, Croix de Fer, Madeleine, Izoard, Agnel surtout français, Vars, Iseran, Petit-St Bernard, Grand st Bernard surtout côté Suisse, Granon (si, si) Bonette, Porte, Coq … et Granier, et Pipay.
    Le copain de Val d’Isère vous confirmera que le fort vent de dos qu’on aura souvent dans la longue ligne droite du Fornet sera, le virage du Pont St Charles de passé, suivi d’un vent de face qui s’atténuera assez vite pour laisser place au vent de dos jusqu’au 2764 m du Col de l’Iseran.
    Les quelques grimpées au taquet de ce versant que nous nous sommes conjointement offerts ont suffisamment marqués mon esprit pour que les expériences y soient très claires.
    Ma main tout près du feu qu’Eric non plus n’a pas oublié.

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  • Soumis le 9 juin 2019 à 2:45 | Permalien

    Pour la devinette… J’ai trouvé… Le Giro.

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  • Soumis le 9 juin 2019 à 2:58 | Permalien

    Et comment que je m’en rappelle !!!

    Arrivé en vélo la veille par delà la Croix de Fer et l’Iseran, tu avais fait le meilleur temps des deux cotés de l’Iseran sur l’Iserane. Puis le lendemain, nous étions rentrés par la Madeleine et le Glandon. Un bon souvenir.

    L’Iseran est un cas atypique de l’importance du vent dans un col (tout comme pour l’Agnel ou le Lautaret).

    Les trois quarts du temps, il vient du Nord ouest. Tu l’as dans le dos jusqu’au Pont Saint Charles puis de nouveau toute la portion après la table d’orientation.

    S’il vient du Sud Est, il faut compter 5 minutes de plus… Après… Il pleut.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 9 juin 2019 à 3:25 | Permalien

    Oui, Éric, Armstrong a gagné en 2002 puis 2003,années où il a également gagné le TdF.
    Comme pour le TdF,ses gagnes du Dauphiné lui ont été retirées.Je te laisse apprécier le palmarès du Dauphiné
    2002 : 1/ (Armstrong) 2/ Landis 3/Moreau
    2003 : 1/ (Armstrong) 2/ Mayo. 3/Mollat
    Ça fait rêver non ?
    Il a aussi été défait de sa victoire en 2006… devant Moreau et Bernard Khôl…encore plus risible.
    Bien votre exposé sur le vent.
    La météo est un phénomène très très important en course. Celui qui la maîtrise plus que ses adversaires détient un avantage indéniable.

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  • Dany
    Soumis le 9 juin 2019 à 5:14 | Permalien

    Oui, très bon exposé que je vais garder sous le coude…
    ( Vent sur l’Iseran ) » S’il vient du Sud Est, il faut compter 5 minutes de plus… Après… Il pleut. »
    Quand je l’ai grimpé la première fois, coté Val, j’ai terminé avec la neige et c’était un 16 août…Le restaurant au sommet m’a gentiment offert une nappe en papier pour me protéger la poitrine.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 10 juin 2019 à 12:16 | Permalien

    Il ne montera pas l’Iseran aujourd’hui mais juste une côte pentue de 3 km à 18 km de l’arrivée. Et comme le parcours fait (souvent) la course, il y aura probablement de la course.

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  • plasthmatic
    Soumis le 10 juin 2019 à 12:28 | Permalien

    Patrick, Granon vent ascendant le soir, c’est pas toujours ! Tu as forcément comme moi goûté au vent très fort pleine face, une machine à détruire le rythme et les jambes aux Tronchets et surtout toute la partie (déjà la plus raide) au-dessus. Une fois l’épingle du bas de la combe atteinte, c’est vrai qu’il peut comme une récompense souffler au cul, mais le prix du billet de la récompense !
    Le thermique Izoard Sud est bien, un vrai petit remonte pente, on pourrait se croire bon. Enfin, ‘bien’ : s’il ne fait pas trop chaud. Vent de dos égale suffocation, ruissellement et déshydratation, c’est toi qui le dis, et à juste titre …

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  • mica
    Soumis le 10 juin 2019 à 1:40 | Permalien

    Vos divers exposés sur les vents de vallées et autres brises thermiques sont passionnants
    La connaissance régionale que vous avez est remarquable et tous ces idées sont autre chose que le « verbiage » qui nous est trop souvent servi les après midi d’ été. L évocation de certains noms font réver: Granon, la Garde, Pont St Charles (les Sources de l’ Isére …l’ hiver..), Agnel, Thermique Izoard…..)
    EAP: c’ est vrai que le seul effacement du nom d’ Armstrong dans les palmarés est plus que génante, car enfin, ses suivants se sont tous « schootés » aussi….
    Belle premiére étape du Dauphiné hier, et le terrain s’ y prétait…pourtant on était loin du « Dauphiné géographique ».
    Je n’ ai vu que la fin d’ étape et remarqué encore des proximités « véhicules coureurs », même la voiture rouge directoriale était quelquefois de la partie….quand je pense qu’ un fréle cycliste influence favorablement celui qui le suit même a 5 mètres, que dire de plusieurs motos et voitures même si elles sont à prés de 10 mètres devant…Bref, le vélo n’ est jamais pur, ou net….comme peut l’ étre,par exemple, une finale de Roland Garros (même si je ne me fais pas d’ illusion sur la prise de produits dans ce sport aussi, mais quand même 12 victoires…impressionnant!).

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  • Wolber
    Soumis le 10 juin 2019 à 8:15 | Permalien

    Loin du Dauphiné , hier , sur les Boucles de la Mayenne, une très très belle course de velo dans les rues de Laval,

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  • Soumis le 10 juin 2019 à 10:34 | Permalien

    Le Dauphiné est déjà parti sur d excellentes bases…

    Cela promet.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 10 juin 2019 à 11:06 | Permalien

    Exact pour le Granon, Pascal. Plus encore le matin.
    Par beau temps plutôt frais de secteur global nord, on assiste en cours de journée à un phénomène intéressant dans les vallées de la Durance et de la Guisane : vent ascendant dans la première depuis Guillestre, qui chauffe, descendant dans la deuxième qui reste fraiche (rien à Briançon, paradis climatique avant l’ère de l’automobile!). Sur le haut du Granon, on se le prend effectivement pleine poire quand on débouche dans la grande anse bien raide : un test de plus pour le moral!
    Je me souviens d’une sortie quand j’étais jeune, il n’y a pas bien longtemps et ce n’est pas une affaire d’années. Parti de St Michel de Maurienne, j’enquille Galibier et Montgenèvre vent de dos. Putain la moyenne. Je la maintiens tant bien que mal dans la longue descente sur Susa contre Eole, mais au prix de trop d’effort. Je commets l’erreur d’attaquer le Mont Cenis par la route du fond (comme le Giro 2010, je crois), vent pleine face dans les faux plats tout droits avant le raidard pour rejoindre la voie normale. Sur le haut du Mont Cenis, si beau, je prend le vent thermique de face. Terrible le long du lac, terrible jusqu’à St Michel. La moyenne s’en était bien ressenti. J’avais pris des photos, écrit un article. J’étais jeune.
    Maintenant, je regarde la course à la télé. Reste à résister à la tentation de les traiter de fainéants…

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  • lbi
    Soumis le 10 juin 2019 à 11:46 | Permalien

    Ta sortie, aussi dure soit elle, c’est comme les montées chronos, tu sais bien que c’est presque moitié moins dur qu’en course ffc ou, si tu es mal, tu subis chacune des dizaines de relance…

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  • lbi
    Soumis le 10 juin 2019 à 11:51 | Permalien

    Donc pas de fainéants à l’écran..Mais quelles sorties tu as faites; des grands tours avec 2 ou 3 grands cols style marmotte, j’ai l’impression que tu en as fait pas mal!

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 10 juin 2019 à 1:41 | Permalien

    J’ai été jeune (et c’était moins dur qu’en course).

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  • Soumis le 10 juin 2019 à 1:55 | Permalien

    Je te trouve bien agressif envers LBA… Mais tu as raison LBI, l effort est totalement différent. Il n y a pas de comparaison. Il y a des coureurs pour qui une course de côte est plus dur qu une FFC et d autres pour qui c est l inverse.

    Je suis arrivé dans ton club, l ESSM, en 1998 à 30 ans (mais avec un vécu en CLM,course de côte, gentlemen et triathlon ). J ai participé à ma première course FFC une semaine après et, après avoir été échappé seul les deux tiers du parcours et raflé les 3 quarts des prix, je suis rattrapé mais termine quatrième du sprint. C était un championnat départemental.

    Pour ma première quatrième place du scratch à Prapoutel, il m a fallu attendre 5 ans. À l arrivé, nous étions dans un tel état que les organisateurs nous poussaient après la ligne jusqu’au plat pour pas que nous chutions de vélo.

    J ai fait quelques FFC de 98 à 2005 à un niveau honorable, souvent placé mais jamais gagnant, dans le même club que toi. Je ne connais pas ton niveau en vélo mais pendant cette période, je ne me rappelle pas avoir entendu prononcé ton nom dans le tableau d honneur des réunions du lundi soir.

    Par contre, je connais exactement ton niveau en course de côte. Lors d une montée de l Alpe d Huez, où tu étais arrivé bien après elle, j avais fait remarquer à Isabelle que tu étais méritant de hisser ta carcasse jusqu’à la station.
    Mais alors autant dire que tu ne peux avoir absolument aucune idée de l intensité de la course à l avant.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 10 juin 2019 à 3:34 | Permalien

    Il y beaucoup de coureurs qui n’apprécient pas les cyclotouristes (et réciproquement).

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 10 juin 2019 à 3:58 | Permalien

    Bizarre cette querelle Eric. L’évidence est marquée au sceau du bon sens dans les propos d’Ibi : tu pourras faire ce que tu voudras, tu n’arriveras jamais, qui que tu sois, et quelles que soient les réactions de ton organisme, à te mettre dans le même état lors d’une grimpée, assimilable à un CLM, que dans une course âprement disputée, avec des coursiers de ton niveau ou du niveau supérieur, qui bataillent dans des accélérations brèves ou des attaques plus longues. J’ai expérimenté les grimpées et les courses en ligne, à tous les niveaux FFC (hors pro) et je peux te dire que ce n’est pas pareil.
    La grimpée, c’est un « one shot ». Ce qui est dur dans une course en ligne, c’est la répétition des efforts saccadés impulsés par tes adversaires et que tu ne maîtrises pas, mais qui, paradoxalement, te poussent à te surpasser…
    Par contre, quand je dis à quelqu’un que je fais du vélo, la réponse est 2 fois sur 3 : « tu fais l’Ardéchoise » ?
    Et là, je suis catégorique : il ne faut pas confondre les cyclosportives et les courses. Les premières se courent au train, en général, hormis pour les tous 1ers. En général, les cyclos les font au seuil, à la limite. En course, on passe un temps important en zone rouge, dans des pics d’efforts cumulés. Le seuil permet de gérer, de récupérer, mais pas de gagner une course.
    Lapalisse.

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  • Lbi
    Soumis le 10 juin 2019 à 7:45 | Permalien

    J ai dit a peu pres la meme chose mais mon message a pas été publié.
    Je repense souvent a un première Cate qui disait que certains vainqueurs de course de cote se prenaient pour des champions du monde sur des ffc départementales…
    Il faut en effet distinguer les départementales assez faciles a suivre des courses 2 3 ou 1 2 3 voire des nocturnes qui peuvent êtres extrêmement difficiles.
    M attaquer sur mon absence de palmarès n y changera pas grand chose. Et une montée tranquille de l alpe ne mesure absolument pas le niveau d un coureur.

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  • Lbi
    Soumis le 10 juin 2019 à 7:55 | Permalien

    Si tu veux vraiment connaître mon niveau de course de cote, dis toi que j ai monté sans me faire mal prapoutel en 54min avec un braquet de 52 17 en étant a 12 kg de mon poids de forme et avec un velo de 10 kilos. Donc bon…
    Et puis j ai arrête le velo en 99 et repris dans un autre club mdr
    Redescend un peu de temps en temps…

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  • plasthmatic
    Soumis le 11 juin 2019 à 12:10 | Permalien

    Effet du dossard sur la performance en course de côte, EAP : une fin d’après-midi d’août, il y a qqs années, Patrick levant le nez de son livre : « On se fait Izoard au chrono, je tente de passer sous l’heure » ? Moi : « Tu fais chier quand même ». Je lui demande 5 minutes d’avance, histoire qu’il me trouve en point de mire dans les lacets durs vers le haut, et m’y passe. Fallait voir l’état du bonhomme : un psychiatre le faisait interner, se faire autant de mal dans un lieu si paisible et tellement beau. Une heure et huit minutes après mon départ à moi (du petit rond-point de Briançon), je le retrouve. Il lui était arrivé la pire situation, d’une certaine façon : sous le refuge Napoléon, son chrono et sa connaissance du col lui indiquaient que passer sous l’heure était jouable, mais tout juste … Et le Grand de laisser sa peau sur le kilomètre cinq cents de bitume restant, de prendre la dernière courbe au sprint, ahanant, suant, couinant, suffocant ; ça avait dû être un drôle de spectacle peu singulier pour les derniers touristes du soir au col de voir et entendre déboucher le Machin ! 59 minutes et quelque chose comme 45 secondes je crois.
    Epilogue : une semaine plus tard ou un peu plus, il s’alignait sur la course de côte départ en masse. Est-ce qu’il avait maladroitement planté les épingles de son dossard dans chacun de ses deux impressionnants fessiers (il y a là dedans de quoi me tailler au moins deux bons quadriceps), mais, de mémoire imparfaite, ce fut quelque chose comme 55 minutes. Sachant qu’on avait eu de bonnes conditions tous les deux (le thermique vespéral), le différentiel est à attribuer essentiellement ‘aux autres’ : n’avaient qu’à pas nous l’énerver.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 juin 2019 à 12:16 | Permalien

    Je n’

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 juin 2019 à 12:54 | Permalien

    Avec la musique, c’est mieux :
    https://www.youtube.com/watch?v=n9M-VmZoPfA
    Je n’ai toujours pas compris!
    Tes explications et celles de Lbi ne me convainquent pas. Oui, le dossard, j’ai entendu. Mais.
    Mon souvenir physiologique me dit que la douleur était plus grande le jour de 59’45 que celui des 55’30, une semaine plus tard à ne vraiment pas bien préparer la course (sommeil extérieurement très perturbé). Et j’ai rencontré à peu près autant de cyclistes chacun des deux jours, puisqu’à la course j’ai attaqué au départ, c’est-à-dire au rond point qu’on abordait lancés. Quand Michel Roux m’a dépassé un peu plus bas que là où je t’avais doublé, mais déjà dans le très dur depuis un moment, je n’ai pas gagné une seconde à essayer d’accrocher sa roue. Sur le haut, il est possible que la menace de Bruno Mestre m’ait un peu poussé, mais la marge était, ouf, suffisante (40 secondes).
    Roux avait gagné en 53’50 et m’avait quand même pris 1’50 sur les 6 dernières bornes, en plus de la minute que j’avais d’avance à mon pointage visuel au Laus. Le Bourrin n’était pas un chamois (mais quand même, je crois que j’étais Merckx jusqu’à Cervières. Imagine).
    Sur Strava, le meilleur temps sur ce segment précis est à l’actif de David Lopez en 53’07 dans le Tour de France 2014. Putain, mon temps de 2007 placerait le vieux cheval de labour en 7ème position, devant des noms connus prestigieux (pros, amateurs, spécialistes de grimpées).
    On s’en fout un peu. Parce que l’essentiel, c’est que putain il y avait de la vie dans ces chevauchées (et l’immense majorité, c’était tout seul avec ma monture et mon chrono).
    PS: Eric était au départ de cette course, avec sa Zaza et aussi la Longo qui, à l’arrivée, n’en revenait pas de la puissance qu’elle calculait pour quantifier la puissance absolue que j’avais développée. Sans aucune forfanterie (vraiment), elle avait prononcé les mots : Lance Armstrong (elle, pas moi). Je ne sais pas si son Patrice n’avait pas quelques soupçons type EPO.

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 12:59 | Permalien

    EAP, j ai fait une centaine de course Régionales, (dont des nocturnes, LBI) je connais. Tu n y prête pas attention mais il y a des petites remarqes de LBI qui sont récurrentes. Cela m irrite car je ne l ai peut être pas connu au moment de sa superbe et que, du coup, cela passe mal.

    Se mettre minable sur un CLM, n est pas à la portée de tous. Perso, je n y suis jamais arrivé. Par contre, pour LBA, qui a un profil psychologique différent, c est sûrement possible. Avec lui, même une simple sortie de fin de saison entre copains peut se transformer en un après combat contre son compteur. Je l admire pour cela.

    Assimiler Prapoutel à un CLM alors qu’il s agit d une course en ligne sur une bosse roulante où les premiers roulent suffisamment vite pour bénéficier d aspiration, je ne sais pas…

    Peut-être pour toi car si tu t échappes dés le premier km – tu pourras gérer.

    Moi, je n ai jamais vécu Prapoutel de cette manière. Comme sur une course FFC, il fallait répondre aux attaques, combler des trous, parfois attaquer soit même… Pour finalement en découdre au sprint dans un espèce de tourniquet constitué de 3 épingles à cheveux. Le tout avec des gars qui tournaient ou avaient tourné en FFC en National à un niveau bien supérieur au mien : des Aerts, Rajat, Garnier, Labrouche, Prin, Ougier, ou des spécialistes qui ont commencé le vélo tardivement comme Becuwe ou Gallego. Tiens, parlons de Gallego, plus rapide dans la Bastille que Moncoutié, Cuesta, Rous, Brochard.

    En 2018, c est Cheytion qui a gagné Prapoutel. Encore un super coureur de FFC. Mais je veux bien croire que pour lui c est plus facile que d affronter les meilleurs jeunes amateurs. Il y a un âge pour tout.

    L une des particularités des courses FFC quand tu commences tard, c est que tu n es pas confronté au haut niveau, puisque tu cours en régional. Je veux bien prendre une leçon par toi EAP. Mais LBI… Non.

    Sur une montée comme Prapoutel, pour des gars comme moi ou LBA, l on est jamais bien… C est toujours un combat. Surtout quand l on étaient en mesure de jouer un podium au scratch.

    LBI,

    Il faut que tu fasses un stage d utilisation des braquets chez Mica.

    45 minutes et 26 secondes en 2004 avec 43×23 (temps vérifiable sur le site du VCFVB). Et cela avait flingué tout du long et sous la pluie.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 11 juin 2019 à 1:42 | Permalien

    Ouh la…loin de moi l’idée de donner des leçons à qui que ce soit, sur le vélo ou accoudé au zinc, un frais breuvage à base de houblon en main !
    Ce que je peux simplement dire, et que je réaffirme, c’est qu’il n’en est pas de même lorsqu’il faut produire un effort « One shot » sur une grimpée, fusse-t-elle courue en peloton, que lors d’une course en ligne, ou après une 100aine de kms et deux ou trois cols, il faut subir les attaques d’adversaires saignants, ou usants, au choix, avant de franchir la ligne d’arrivée à une place honorable. C’est ce que dit Ibi, isn’it ?
    Il y a des gars qui font des super temps dans les grimpées mais qui ne passent pas une bosse en course élite. Autre effort, autre préparation, autre course, autre contrôle…?
    Comme les gars qui se vantent dans les forums d’avoir monté tel col plus vite que le grupetto des coureurs pro. C’est ignoré que les gars ont subi une course au préalable, voire plusieurs jours à haute intensité.
    Comparons ce qui est comparable.
    Lapalisse.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 11 juin 2019 à 1:56 | Permalien

    J’ai gagné quelques grimpées le peu de temps où j’ai couru. En junior, je me battais contre un adversaire trentenaire qui écumait les grimpées de Rhône-Alpes (il y en avait beaucoup à l’époque) : le gars était suspendu à vie par la FFC pour recours récurrent aux anabolisants. Il avait d’ailleurs le fond de l’oeil tout jaune…il doit être mort à l’instant où j’écris.
    Il y a deux ou trois ans, un des coureurs que tu cites, Eric, a déboulé sur une grimpée très en colère que l’organisateur ne l’ait pas inscrit et ne lui ai réservé son départ à l’horaire souhaité. Le gars est parti sans échauffement, a mis plus d’une minute aux meilleurs, et a rangé son vélo une fois la ligne passée (il était garé 10 mètres après l’arrivée). Il ne m’a pas impressionné du tout…mais pas du tout !
    D’ailleurs, je suis contre les voitures « suiveuses » dans les grimpées, en sus de ce que je sous-entends dans mes propos.

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 2:07 | Permalien

    Excellent souvenir que cette montée de l Izoard.

    Encore plus pour toi. Ce n est pas tout les jours que l on a la force d attaquer. Et celle ci était MAGISTRALE !!!

    Moi, j avais subi. J étais resté dans les roues, en sursis et en faisant l élastique, jusqu’à l espèce de village où commence le raide et le soutenu… Puis j avais explosé. Je m étais tout de même battu jusque en haut contre le chrono.

    Tiens, le nombre de coureurs FFC que j ai vu après s être fait sortir des roues abandonner sans même finir le tour du circuit …

    Perso, dans les courses en circuit, même largué, je me suis toujours arraché jusqu’au bout, ou au moins jusqu’à ce que les commissaires m ordonne de descendre. Si cela n avait pas été le cas mon père m aurait obligé à rentrer en vélo. « Cela servira pour la prochaine « , qu il disait.

    L implication et la motivation dans l effort sont plus importants que le type de course. Jamais je monterai à l Alpe d Huez en dilettante un jour de course.

    plasthmatic,

    Je me suis régalé de te lire. La description est fidèle.

    LBA,

    Je pense que les efforts fait à l entraînement sont toujours plus difficiles à encaisser psychologiquement qu en course. Surtout quand tu es dans le coup.

    En course, il arrive d être dans un état second, presque hypnotique.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 juin 2019 à 2:18 | Permalien

    Oui, EAP, et réciproquement il y a des gars qui font très mal en course groupée et qui ne marchent pas en chrono.
    Quand Jalabert disait qu’il a mis une dizaine d’années à apprendre à courir clm, à en devenir champion du monde, ça signifie quand même quelque chose.
    Je me souviens aussi que Vinokourov disait que le clm en côte de l’Alpe d’Huez au TDF laissait des traces très importantes dans l’organisme (j’en étais sceptique, mais c’était lui le coureur du Tour et j’en avais déduis qu’ils se font beaucoup plus mal que moi).
    Par ailleurs, la douleur n’est pas la souffrance. Le vélo engendre de la douleur choisie, la souffrance est la douleur subie. Le héros est celui qui choisit la douleur pour atténuer la douleur subie par autrui. Un cycliste n’est en soi pas un héros.

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 2:24 | Permalien

    Parfaitement d’accord avec toi EAP. Le règlement est pour tous.

    Pour ce qui est des comportements, appuyer fort sur les pédales ne préserve pas de la connerie. Des cons, il y en a partout.

    Pour ce qui est du dopage. Depuis longtemps il n est plus possible de prendre part à une compétition d une autre fédération en étant suspendu.

    Les premiers contrôle antidopage sur une course de côte non FFC ont eu lieu à la Bastille. Je pense que celui qui a été pris est suspendu car il a disparu du monde du vélo et même de celui de Facebook.

    Des contrôles auraient du être fait depuis longtemps…

    J attends de connaître la nature du médicament pour en parler plus librement et de manière objective.

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  • Lbi
    Soumis le 11 juin 2019 à 2:39 | Permalien

    Merci eap. It is! Lba tu es lbh, la bête humaine!

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 3:08 | Permalien

    En parlant de CLM en côte.

    J avais demandé à Serge Garnier comment il s y prenait.

    « Tu fixes un point à 100 mètres et tu roules à bloc jusqu’à ce point… »

    Je lui réponds « Et après… »

    Et lui : « Ben après tu recommence !!! »

    Sacré Serge…

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 5:06 | Permalien

    EAP,

    LBI, dit qu il est d accord avec toi mais vous ne parlez pas de la même chose…

    Il fait allusion à des nocturnes…

    En FFC, à notre niveau, la majorité des courses étaient des vire vire… Du genre 40 fois le tour de la mairie de Saint Martin d Heres ou 80 aller retour sur le Boulevard Saint André à Pont de Claix.

    J en ai fait… C était difficile et formateur. Je me rappelle notamment de celle de Voiron, gagnée ce jour là par Laurent D Olivier.

    J ai fait quelques courses en circuit plus champêtres voir montagnardes, Allemont, Bresson, Montélimar, Charrette, St Étienne de Crossey, l Albenc, Villard de Lans, Rives, etc… Pour la petite histoire je n y ai pas croisé LBI.

    Pour faire les belles courses FFC dont tu parles toi, il aurait fallu que nous soyons meilleurs.

    Les seuls belles courses FFC avec des cols aux quelles j étais autorisé, c étaient les championnats de France des moniteurs ESF. Je m y frottais à David Ronandez, Karl zoetlmeck (Désolé pour l orthographe ), Jérôme Martinot…

    J ai trouvé tout de même moyen d y faire 2 du scratch en 2001, derrière Martinot de la « Pomme Marseille  » mais devant Bibolet, ancien vainqueur de la Pierra Menta.

    Pour m y préparer, je m inscrivais, à mon regret, à des parcours comme la « Petite  » Vaujany ou j ai terminé une fois 4 et premier de ma catégorie d âge.

    Je me suis également essayé à des courses par étapes de secondes zones comme le Tour de la Buisse.

    C était vraiment dur.

    Mais quand tu entends, comme très souvent, que les courses de côte, ce n est pas bien dur… Cela peut passer de la bouche de certains mais pas d autre, surtout quand cela concerne LBA. C est peut être de la susceptibilité mal placé mais tant pis.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 11 juin 2019 à 1:38 | Permalien

    Oui, LBA, par exemple, Dominique Garde, célèbre pour avoir été le chien de garde de Kelly, Bernard (le Tour 87, ça te dit quelque chose ? ) puis de Fignon, et pour avoir été le 1er cycliste à courir avec une pompe à insuline, était capable de résister pendant des kms à un peloton, mais n’avançait pas en chrono. C’est dans la tête, à mon sens !
    A l’inverse, sauf en de rares exceptions, je n’ai pas l’impression que Tony Martin soit un super équipier.
    Vasyl Kirienka, lui, peut faire les 2…sans rechigner. Et plusieurs fois dans l’année, il lui arrive d’esquisser un sourire!
    Les cols alpins, montés la socquette légère ou en se trainant, restent pour moi de très bons souvenirs tellement le cadre est majestueux. Vous avez d’ailleurs démystifié ma contre-performance monumentale dans le col Agnel, avec vos exposés sur la météo. Je devais remonter à Risoul pour rentrer. Ma tête pendait sous le cadre !
    Eric, il reste de très belles courses au calendrier. J’en ai fait une hier en Auvergne, circuit de 17 bornes avec 3 bosses de 3 bornes chacune. Le calendrier s’amenuise, mais en alternant FFC et FSGT, en acceptant de faire 2 heures de bagnole, j’arrive encore à me faire plaisir…un peu !
    Je n’ai pas dit que les courses de côte sont faciles. Mais l’effort ne laisse pas de grosses traces sur l’organisme. Je m’en suis souvent servi de « déblocage » le samedi pour mieux aborder les courses en ligne du dimanche.
    J’ai même couru un chrono de 45 bornes dans les Dombes sous le déluge et « fais une place » dans une course en ligne relevé le lendemain. Je ne suis pourtant ni rouleur, et crains plus la pluie que le plus intrépide des chats !
    Bon…on peut en parler des heures et des heures. Je conclurais en disant chacun son rythme, chacun son karma cycliste !

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  • plasthmatic
    Soumis le 11 juin 2019 à 1:44 | Permalien

    Patrick, je ne parlais pas tant de la présence physique des dossards (et pas du tout d’aspiration ni même ‘d’accroche’), mais plutôt du contexte mental qu’inspire la course (‘les dossards’). Je continue de penser que le jour des 55′, les mecs que tu venais de larguer te poussaient, même quelques hectomètres derrière. Et je pense, pour l’avoir vu (du dehors), que ce jour des 59′, tu t’es infligé une douleur pas loin d’extrême. Eh ! moi aussi j’avais souffert, déjà à forcer un peu ma nature …

    Tu sais que je courais pas trop mal (à pied). Comment dire ? Je faisais partie des ‘pas si fréquents’ à répéter des 1000 m sur le rythme du 10 km, pas plus vite. Six fois mille, récupération trottée 2 min. Je me disais souvent : c’est dur quand même, comment je vais faire pour en enquiller dix à la suite avec zéro seconde de récupération ? Et bien le jour J, 10 km ou cross, je faisais. Parfois même un poil plus vite (cinq secondes par km, c’était pas rien). La course non ?

    Bon, Patrick, bien entendu pour ce qui te concerne tu sais mieux que moi.

    Eh les gens, si je vous causais diététique du petit matin façon Bourrin de l’Ardèche avant d’attaquer le col de Romme (c’est raide et ingrat) au chrono, je risquerais bien de passer à vos yeux pour le plus grand mythomane du site même si je suis tout petit. Et pourtant ce que j’ai vu, je l’ai vu. Et sans surprise particulière ! On s’habitue, à l’inhabituel …

    Eric, EAP, LBI, j’ai vu (en trois points pour être monté en voiture ce jour-là) le Grand se faire Granon tout seul, avec pour mes yeux encore une légère marge, en 46 min. Posté en surplomb, au-dessus des deux anses si raides, le voir déboucher et approcher assez vite (je dirais 15 km/h), c’était beau. Tout simplement.

    Précision : pas un soupçon de nostalgie dans tout ça, pour ce qui me concerne en tout cas.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 11 juin 2019 à 3:19 | Permalien

    Tu t’étais bien employé ce jour d’Izoard. 2008 et pas 2007, mea culpa sans intérêt.
    La nostalgie est pour moi un sentiment au fond artificiel. Malgré tous mes efforts pour ne pas affronter le présent (et l’avenir).
    Bon, c’était chouette.
    Les Bourrins sont au rebut, Toutouille.
    Place aux poulains.
    Richard Carapaz à l’arrivée du clm de Vérone : je crois ne jamais m’être fait aussi mal qu’aujourd’hui.
    Quant à Pogacar qui a été flingué ici il y a peu pour émergence surprise, il avait brillé très haut très jeune au Tour de l’Avenir 20017, du côté de la Haute Tarentaise.

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  • Soumis le 11 juin 2019 à 3:29 | Permalien

    Oui plasthmatic,

    Tout ce que tu décris est plein de sensibilité et fort juste.

    J ai connu des cyclistes plus fort que Patrick mais sa manière de fonctionner est sûrement trés rare car, à mes yeux, elle est unique.

    Il m a parfois surpris en course mais pas plus que d autres.

    Par contre à l entraînement… Cette manière de tout donner à chaque fois et en permanence avec son foutu chrono et sa fichue moyenne… Ce fut juste exceptionnel.

    Il ne faut pas s inspirer de Patrick ni pour la diététique ni pour l entraînement.

    Celui qui n a pas vu cela ne peut pas comprendre qu il dit une bêtise en prétendant que c était « deux fois moins dur qu en course FFC ».

    Voilà pour ce qu il en est du cas de Patrick.

    Pour ce qu il en est de la hiérarchisation de la difficulté d une discipline d un point de vue plus général, c’est juste ridicule… Comment juger la souffrance lors d une poursuite olympiques, un record de l heure, un Paris Roubaix, un tour de France, un record du monde d haltérophilie, un match de boxe…

    Tout dépendra de la personne, de l implication personnelle.

    Mais je reste persuadé que les pires souffrances sont toujours plus mal ressentie à l entraînement, loin du public et des adversaires qui anesthésient la souffrance. C est d ailleurs un lieu commun des champions que de dire que le plus dur reste l entraînement. C est ce qu appelle EAP : « un sacerdoce « .

    EAP,

    Oui, il y a des choses qui marquent plus l organisme que d autres.

    La veille de mon podium à Prapoutel, je fais un podium sur la combe Massot (un petit CLM en côte)…

    Si j avais fait un simple footing d une heure à 12 km/h la veille de Prapoutel, le lendemain je coule une bielle.

    Est ce la démonstration qu un petit footing est plus dur qu un effort paroxystique sur le vélo ?

    Nous sommes d accord ce type de démonstration ne tient pas.

    Pendant plusieurs années je me suis infligé un gros enchaînement de courses début juillet : Petite Vaujany, Prix des Grandes Rousses, Marmotte et, le lendemain de la Marmotte, la montée de l Alpe.

    La montée de l Alpe c est toujours plus mal passé pour moi que pour d autres.

    Est ce une preuve que je me donnais plus que les autres pendant la semaine ou est ce la preuve que je m étais mal préparé…

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 11 juin 2019 à 3:54 | Permalien

    Pour ce qui est de l’obtention de résultats en course, il y a beaucoup de jeunes cyclistes à qui l’on fait faire l’erreur de s’entraîner comme des pros.
    Le travail en blocs, les stages en montagne…Sont des choses que pratiquent les pros, hors période de compétition, s’accordant des périodes de récupération millimétrées, sachant que ces derniers n’ont que ça à faire, et qu’ils sont payés pour.
    Il n’en est pas de même d’un gamin scolarisé qui se lève à 6h00 du mat pour une journée d’école bien remplie, ou avec des contraintes professionnelles et familiales.
    Beaucoup d’entraineurs oublient ou ne veulent pas voir que les pros savent bien récupérer, comme le prouvent notamment les moyennes des entrainements de Monsieur Nans Peters depuis son retour du Giro.
    Je connais des pros qui font des sorties à 25 km/h, alors que dans mon club, les cadets/juniors se targuent de moyenne au dessus des 30. Bon…ça me fait marrer, car il est impossible de convaincre qui que ce soit (parents, entraineurs, dirigeants…) qu’il ne faut pas béatement suivre les programmes d’entrainement que l’on trouve à gauche à droite, souvent diffusés par des entraineurs diplomés, voire même que l’on achète à des coachs. D’ailleurs, les résultats ne sont pas à la hauteur de l’engagement demandé à l’entrainement, notamment pendant les froides sorties d’hiver, et lorsqu’il y a un semblant de résultats, ça ne dure jamais très longtemps.
    Entre parenthèses, avec l’experience et les années, ceux qui s’entrainent très durement sans limitation de leurs efforts ne m’ont jamais impressionné en course, ou très rarement, et ont toujours très mal passé les mois d’été en période de fortes chaleurs. CQFD.
    La pratique de l’entrainement sans recherche de résultats en compétition ne répond bien sur pas à mon raisonnement car elle n’est guidée que par le plaisir de l’effort cycliste.

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  • Soumis le 12 juin 2019 à 9:07 | Permalien

    Ce que tu expliques a été remis à la mode par le terme « entrainement bipolaire ». C’est ni plus ni moins que la vieille recette appliqué depuis 100 ans : progressivité, alternance, récupération.

    Encore faut il avoir du temps pour programmer les séances d’entrainement à faible intensité…

    Pour la grande étape de montagne samedi, les prévisions annoncent du vent de Sud (donc finalement et paradoxalement de face), températures plutôt chaudes et un supplément de précipitations.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 12 juin 2019 à 3:04 | Permalien

    Eric, je n’expliquais rien en particulier.
    C’était à la limite du billet d’humeur. Les quelques saisons où j’ai couru, j’ai toujours « pris cher » à l’entrainement par des mecs à qui je mets un quart d’heure le week-end en course. Je n’ai jamais compris cela. Ces gens sont irrationnels. L’entrainement pour la compétition doit se partager entre plaisir, écoute de son organisme, et progression. A quoi bon se mettre minable lors des entraînements dans la semaine pour se traîner le samedi et le dimanche en course ? Jamais compris.
    Là où ça m’ennuie vraiment, c’est que ce sont les mêmes qui, sans aucun recul sur leurs pratiques, obligent les jeunes coureurs à des méthodes d’entrainement similaires à les leurs.

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  • Soumis le 12 juin 2019 à 4:19 | Permalien

    C est pareil pour moi…

    Je pense qu’il y a également des sportifs qui se subliment en compétition et d autres qui sont inhibés par l enjeu.

    L on a coutume de dire qu un sportif sous entraîné sera meilleur que s il était sur entraîné.

    Je suis pompier pro et actif dans l encadrement du sport. Quand je vois des copains faire des erreurs, le plus souvent, je ne leur fais aucune remarque. Mon expérience me donne à penser que les conseils ne sont efficaces que lorsqu ils sont sollicités. En enfreignant cette règle l on court le risque d obtenir l effet inverse à celui recherché ou d empécher un possible échange futur.

    Doser la charge d entraînement optimal est un art difficile. L on voit des sportifs professionnel qui se plantent.

    Un Olivier Buisson ou un LBA peuvent se permettre des charges d entraînement monstrueuses sans trop de fatigue excessive. Pour d autres, c est juste impossible.

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  • Soumis le 13 juin 2019 à 12:47 | Permalien

    Il serait très surprenant que Christopher Froome puisse de nouveau gagner un grand tour.

    Je lui souhaite un bon rétablissement.

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  • Soumis le 13 juin 2019 à 12:52 | Permalien

    4 coureurs en moins de 10 secondes. 2019 sera probablement un grand crû pour le Dauphiné.

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  • slam99
    Soumis le 13 juin 2019 à 12:28 | Permalien

    Eh bien, tu as tout faux Éric. Froome vient tout juste de remporter la Vuelta 2011 😉

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  • mica
    Soumis le 13 juin 2019 à 1:18 | Permalien

    Bravo Slam 99, mais c’ est « à pisser de rire » quelques 8 ou 10 ans, pauvre cyclisme….et, sérieusement, Cobo est suspendu!…mais …par ou?
    Plus sérieusement, j’ ai peur que la carriére de Fromme soit plus ou moins terminée.
    Ce champion « atypique » laissera une trace importante dans le vélo, aprés des débuts quelquefois surprenants
    ( Mais il faut voir d’ ou il venait , Kenya et Afrique du sud) de plus, il sera plus ou moins suspecté en adoptant, sur route et en cote, des braquets de VTT…Alors, ou est la vérité? on ne le saura jamais.
    Pour ma part je saluerai un champion de gros calibre, quitte à recevoir ma ration de pouces baissés.
    Et, sait on jamais, il peut nous revenir en 2020…mais je n’ y crois pas trop, il est vrai que nous avons droit désormais à des carriéres « à rallonge », voir Valverde, Nibali, Gilbert…etc…
    Je sais bien que le trio magique du tennis n’ est pas loin de ces eaux là et fait toujours réver (même si certaine préparations peuvent ressembler, un peu, à celles du vélo…quoique obligatoirement différentes.
    Revenons à l’ actu du Dauphiné Dauphiné ? Je vois Pinot « gros comme une maison, et je crois que les planétes s’ alignent pour lui et pour le TDF et même Bardet peut étre fort sur le Tour!
    Bon, il y aura peut être le hic Colombien….mais, les Colombiens sont souvent par terre! C’ est bien connu.
    A propos de Colombiens, Pantano met fin à sa carriére….on l’ aurait dopé.
    Du temps ou il « voltigeait » dans le TDF, il n’ était pourtant pas dopé: cherchez l’ erreur?
    Pour se détendre un peu, se déroule actuellement le tour de Korée, je crois (il doit s’ en passer de drôles par là bas..

    Dans le résultat de la 2 emme étape, j’ ai vu le non d’ un Taihlandais, tenez vous bien, il s’ appelle: B00NRATANATATHANAKORN, prénommé Thurakit, s’ il dispute un jour le TDF, ce que je lui souhaite, je défie Pasteur, ou Chassé de décrire un de ses sprints….même à 60 à l’ heure le 30emme aurait le temps d’ arriver avant que son nom soit prononcé. allez tout ça pour oublier une actu finalement assez noire.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 13 juin 2019 à 1:57 | Permalien

    Bien vu Mica !
    Néanmoins, au vu de quoi vois-tu « Bardet peut-être fort sur le tour » ?
    Il a loupé le coche lundi sur un terrain qui lui était très favorable (je connais très bien la très difficile bosse de St-Victor sur Arlanc) : 31 secondes perdues sur les favoris.
    Il a pris près de 2 minutes au chrono d’hier. Apparemment, il n’avait pas couru de CLM depuis Paris-Nice !
    Il est aujourd’hui à 1’37 au général.

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  • mica
    Soumis le 13 juin 2019 à 3:51 | Permalien

    EAP: c’ est surtout que j’ espére pour Bardet…ce qui semble sur, c’ est que son « pic de forme » ne semble pas arriver trop en avance.
    Il est vrai que Pinot semble actu. fournir plus de garanties. ça finira bien par sourire…35 ans aprés, mais: Bernal….! ?

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  • Soumis le 13 juin 2019 à 4:02 | Permalien

    Un fémur ..

    A la louche :

    – 3 mois sans appuis dont un petit mois de fauteuil.
    – 9 mois de rééducation intensive (dont du vélo)
    – On retire le matériel…
    – Reprise progressive de la rééducation intensive (dont du vélo) pour encore 2 à 3 mois.
    – Puis encore 3 à 4 mois de vélo pour retrouver la pleine confiance et les sensations qui correspondent à l’exigence du sport à très haut niveau mondial.

    Froome à déjà 34 ans… Cela sent la fin de carrière. Je pense qu’il espérait remporter le tour 2019 pour faire 5 et réussir parfaitement son départ et arrêter sa carrière de la plus belle des manière. C’est fichu.

    le profil des 50 derniers kilomètres que les coureurs feront samedi représente plus de 2 800 m de dénivelé positif !

    Malheureusement, vent de Sud puis Sud-Ouest en montagne… Donc, vent dans le nez…

    Partiellement nuageux et faiblement pluvieux avant des orages assez violents l’après-midi.

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  • Soumis le 13 juin 2019 à 4:50 | Permalien

    Erratum,

    Je pense que les 2800 m sont surévalués…

    La personne à l origine de cette affirmation à du oublié de retrancher les 2 fois 220 m de la vallée.

    Du coup, 2350 m…

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 14 juin 2019 à 3:25 | Permalien

    Le chirurgien qui a opéré Froome sur St-Etienne, annonce une reprise de la compétition dans 6 mois. Ça lui laissera l’hiver pour se retaper ou pour aborder des courses exotiques.
    Les chirurgiens ne sont pas les plus optimistes en terme de durée de récupération. Habitués aux patients sédentaires, ou ne pratiquant pas le vélo, ils ne connaissent pas les capacités de récupération et la « résilience » de l’organisme des cyclistes.
    Dan Martin explique qu’il a vu la chute, car il était 50 mètres derrière. Il n’arrive pas à rayer les images de son esprit ! Le genre de truc à perdre confiance sur le vélo ou dans un peloton!
    A noter que sur l’Ouest de Rhone-Alpes, nous avons du vent en continu et en rafales fortes depuis le début de l’année. Beaucoup de coursiers en ont marre. Il vaut mieux choisir le bon parcours dans les entraînements depuis 6 mois.
    Et s’il n’y a pas de vent, il pleut. Comme aujourd’hui.

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  • Soumis le 14 juin 2019 à 4:42 | Permalien

    Les chirurgiens n ont aucune idée des exigences du sport au plus haut niveau. Parfois, il en ont conscience mais profitent de la publicité.

    Je confirme, dans 6 mois, selon le terme consacré, Froome est apte au cyclisme en compétition. Mais pour retrouver un niveau digne de son rang, il faut compter 18 mois dans le meilleur des cas. J espère me tromper.

    Il peut gagner 3 mois en ne se faisant pas enlever le matériel. Mais c est risqué en cas de nouvelles chutes.

    L on parle souvent de la résilience et des facultés de récupération des sportifs de haut niveau… Mais il faut mettre en face les niveaux d exigences sur les compétition de niveau mondial.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 14 juin 2019 à 6:25 | Permalien

    OK, Eric. Dans ce cas, il y a 3 niveaux à considérer :
    – le sédentaire de base avec des périodes de guérison/rééducation très longues, et parfois aléatoires
    – le cycliste déjà bien entraîné qui va se remettre rapidement, même sans rééduc, mais qui n’entre déjà plus dans les schémas classiques des toubibs et autre chirurgiens qui ne connaissent que les sédentaires ou les footeux du dimanche (je n’ai rien contre, mais ce n’est pas la même chose que les cyclistes qui font 10.000/an ou plus)
    – le cycliste de très haut niveau façon Froome, qui sera peut-être apte à courir d’ici 6 mois, mais devra patienter pour revenir au niveau où il évoluait avant sa chute.
    En 2016, suite à une grosse chute sous la flotte ayant entrainé une opération pour remettre en place une vertèbre, on m’avait prescrit 3 mois de canapé avant d’attaquer la rééduc. Un ami de 70 ans qui fait 20.000 bornes par an, passe me voir 10 jours après l’opération, et me dit d’essayer de faire du Home Trainer, sans prendre d’anti-douleur bien sûr pour justement sentir la limite de la douleur. AU début, je mettais 5 minutes pour monter sur le HT, je pédalais 5 autres minutes et mettais autant de temps pour descendre de la machine. Un mois et demi après l’opération, lors d’une visite chez le chirurgien, j’ai vu des gars plus jeunes, pliés en 2, qui n’avaient pas récupéré du tout de la même opération que moi. Je pédalais déjà 50 bornes sur route…bien bitumée, quand même !
    Tout ça pour dire que les capacités de récupération, de rémission des cyclistes ne sont pas du tout celles du commun des mortels.
    ET chez SKY, on connait la récup…les métamorphoses…

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  • Tchmil
    Soumis le 14 juin 2019 à 8:51 | Permalien

    Très intéressantes vos interventions sur l’entraînement et il y a une notion banale à ne pas oublier : le Plaisir (c’est justement parce qu’elle est banale qu’on l’oublie souvent dans des routines d’entraînements parfois chiantes à suivre).
    Le jour de la course on se met souvent beaucoup de pression, difficile à contrôler son stress et l’on se met dans un état d’inconfort psychologique.

    L’entraînement est un bon moment pour lâcher la pression et se mettre dans un confort psychologique qu’on peut s’habituer progressivement à adopter avant une compétition. La psychologie du sport, j’en suis convaincu, n’a pas livré la moitié de ses « secrets ».

    Parfois à l’entraînement ça me surprend encore de réaliser de bonnes séances quand j’ai pris ça relax, alors que j’en foire pas mal en m’obligeant à y aller. Et faire un entraînement « relax » en prenant du plaisir ne veut pas dire sans efforts mais en se concentrant sur d’autres choses, le chant des oiseaux par exemple 💤 …ou sa respiration.
    Après ça s’adapte pas mal au trail mais à y réfléchir peut-être plus dur en cyclisme quoique (?)

    – Sinon Mica, le profil atypique de Froome on avait les mêmes commentaires sur Armstrong (américain, texan, triathlète, blablabla…). A le rendre plus sympathique ?
    Et pour le Tour Madiot et Pinot doivent commencer à la ressentir la pression, non? Imaginez Madiot n’a jamais été aussi prêt d’avoir Le Vainqueur Français dans son équipe !
    ça serait une belle histoire aussi, bien hâte de voir ça…

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  • Soumis le 14 juin 2019 à 8:51 | Permalien

    Je ne suis pas médecin mais j’ai été beaucoup blessé…

    J’ai fréquenté l’élite du sport Français en rééducation dans la meilleure structure privé et la meilleure structure publique. Des cyclistes Pro (dont un dans les tous meilleurs mondiaux), des footballeurs de première division, des rugbymens du top 14, des skieurs de la Coupe du Monde, des champions du Monde et des Champions olympiques.

    Le CERS (Centre Européen de Rééducation du Sportif) de Capebreton.

    https://cers-cap-breton.ramsaygds.fr/

    Le Centre de Rééducation d’Hauteville.

    https://fr-fr.facebook.com/pages/Centre-de-R%C3%A9education-dHauteville/138936752833566

    A priori, il s’agit d’une fracture ouverte du fémur…

    Il faut comparer avec des cyclistes de l’élite à qui il est arrivé la même chose. J’espère sincèrement me tromper mais je pense qu’il pourra rapidement être du niveau d’un équipier, un peu plus tard du niveau d’un bon équipier mais qu’il ne regagnera pas de grand tour car déjà âgé. S’il le comprend, il est probable qu’il arrêtera.

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  • Soumis le 14 juin 2019 à 9:16 | Permalien

    EAP, je viens de laisser un message avec des liens mais il n’a pas été publié…

    Alors pour faire bref…

    J’espère que tu as raison et que je me trompe mais ma récurrente fréquentation de l’élite du sport Français au CERS (Centre Europeen de Rééducation du Sportif)dans toute les disciplines, y compris des cyclistes Pro dont un vice champion du Monde de CLM, László Bodrogi (fracture du tibia et aussi du pied) et également le centre de rééducation d’Hauteville (léquivalent du CERS mais dans sa version Hopital Public), me donne à penser que, pour une fracture ouverte du fémur, à son age, remporter un Grand Tour ne sera plus possible. Dans ces conditions, je pense même qu’il mettra un terme à sa carrière.

    Mais je le répète, je souhaite me tromper.

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  • marius
    Soumis le 15 juin 2019 à 6:16 | Permalien

    Froome peut revenir à son meilleur niveau, comme l’a fait Yohan Museeuw, suite à la fracture de sa rotule sur Paris-Roubais. Il avait frôlé l’amputation. Comme il explique, lui seul sait, ses proches et médecins, que c’est aux prix de souffrances et d’une résilience extrême qu’il a pu redevenir coureur cycliste et remporter à nouveau Paris-Roubais.
    Chris retrouvera son niveau, je lui souhaite, mais sera-t’il suffisant pour remporter un grand tour, face à la génération montante ?

    Dumoulin quitte le Dauphiné, son genou lui cause des soucis. Il n’est pas certain de s’aligner sur le Tour.

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  • Soumis le 15 juin 2019 à 10:56 | Permalien

    Je lui souhaite également… Mais je ne pense pas que l’on puisse comparer une fracture de la rotule (certes, c’est également grave) avec une fracture du fémur.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 15 juin 2019 à 11:01 | Permalien

    En tous cas, il faudra compter sur Astana pour le tour de France, quel que soit le cheval sur lequel miser.
    Présents en nombre dans les classiques, toujours entre 3 et 5 coureurs dans le groupe des favoris dans les étapes de montagne du Giro, idem au Dauphiné.
    Sacré Vino…pas Veritas !

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 15 juin 2019 à 11:10 | Permalien

    Pour Froome, il faut rajouter une fracture du sternum et d’une vertèbre.
    Il n’a pas fait les choses à moitié !

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  • Soumis le 15 juin 2019 à 12:03 | Permalien

    EAP,

    À qui penserais tu, chez Astana, pour le TdF ?

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 15 juin 2019 à 1:23 | Permalien

    Lequel Vino terminait le Tour de Lombardie 3 mois après sa fracture du col du fémur au Tour de France.

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  • Soumis le 15 juin 2019 à 4:37 | Permalien

    Pour une fracture du col du fémur, il y a deux possibilité.

    Une plaque avec des vis. Rééducation très longue en raison des 3 mois sans appuis + le retrait du matériel. Mais le résultat est pérenne et solide. Tu es définitivement guéri.

    Une prothèse. Très peu de rééducation, au bout d une semaine tu as l appui au réveil de l anesthésie et tu es sur le hometrainer, au bout de 3 semaines, en théorie, tu pourrais presque rouler sur route s il n y avait pas le soucis de déchausser. Rien d étonnant à ce qu athlète musclé puisse pratiquer le vélo en compétition. Par contre, il faudra changer la prothèse régulièrement et, une fois âgé, il y aura un risque de luxation.

    Un sportif de Haut Niveau préférera la prothèse afin de ne pas perdre une voir deux saisons.

    Pour un fémur, le plus gros os du corps humain, il n existe pas de prothèse. C est une fracture ouverte. Les muscles de sa cuisse ont été perforés avec des risques d infection.

    En plus, il est polytraumatisé. Cela va sérieusement compliquer sa rééducation.

    Son tableau clinique fait plus penser à un accident de moto qu à un accident de vélo. Il aurait pu décéder.

    Sinon, aujourd’hui, en définitive, les coureurs ont eu le vent dans le dos…

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  • Soumis le 15 juin 2019 à 4:48 | Permalien

    Ouah, suis fatigué.

    Je voulais dire pour la prothèse, reprise d appui dés le réveil…

    Pour la prothèse, l alternative est la même que pour le dopage. Être rapidement performant ou être longtemps et durablement en bonne santé.

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  • Wolber
    Soumis le 16 juin 2019 à 12:33 | Permalien

    Comment Aso a-t-ielle pu faire du Critérium du Dauphiné libéré , une course à ce point aussi insipide?

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  • marius
    Soumis le 16 juin 2019 à 2:49 | Permalien

    +1 Wolber,
    Aller en Maurienne et même pas fichu de faire un grand col.
    Jeudi 20 juin, débute le Tour de Savoie, 5 étapes dont la dernière qui cumule 4462m de dénivelé, dont le col du Glandon-Croix de fer et montée de ST François Longchamps.
    Une épreuve U23 et continentale pro, remporté par Egan Bernal en 2017.
    Pour ceux que ça intéresse

    http://www.toursavoiemontblanc.com/parcours-2019/

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 16 juin 2019 à 3:08 | Permalien

    La direction d’ASO est figée sur une peur panique de voir des écarts se créer. C’est pourquoi elle a opté depuis bien longtemps pour le suspense par la réduction des difficultés, quand le nivellement par le bas (le professionnalisme) des coureurs aurait du exiger le contraire.
    Ce n’est pas à leur âge qu’ils vont changer. Ils ont beaucoup de chance de disposer de l’exclusivité du mois de juillet…

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 17 juin 2019 à 3:33 | Permalien

    @LBA : j’ai découvert, au hasard de la lecture d’un magazine de vélo, qu’en 1939, s’est tenu le 1er chrono en montagne de l’histoire du tour : la montée de l’Iseran qui démarrait à la moitié de la montée en partant de Bonneval, et se terminait en bas de la descente vers Bourg-St-Maurice. 64 bornes.
    Mais en plus, ce chrono était pris en sandwich entre 2 étapes super montagneuses, à accomplir…le même jour : 126 kms autour de Briançon, le chrono, puis 104 kms entre Bourg-St-Maurice et Annecy.
    C’est toi qui dessinait les étapes à l’époque ?

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 17 juin 2019 à 10:56 | Permalien

    Dans ma curiosité, j’avais remarqué que la route de l’Iseran avait été inaugurée en 1937, et l’avais inscrite au programme dès le Tour 1938. Le placer contre la montre l’année suivante répondait à l’envie d’un peu de fantaisie pour l’été 1939, que nous savions déjà être le dernier avant la grande catastrophe.
    Ils m’ont viré en 1998, m’accusant d’avoir fait gagner un allemand alors que toute la France attendait son Richard. Mais on a beau avoir enlevé les clm puis le gros des montagnes, les français ne gagnent toujours pas. Certains ici s’en offusquent, arguant que les étranges étrangers les battent parce que eux se dopent.
    Pour 2019, les organisateurs ont fait arriver à Val Thorens en choisissant de passer par St-Laurent-la-Côte, enfin un petit progrès à ne pas systématiquement suivre la voie principale. Mais Notre Dame du Pré en appéritif, ça reste bien timide. Je leur ai bien suggéré d’aller chercher la route du nouveau col de 2320 m construite l’an passé (et réservé aux vélos! (à ce jour!)), mais c’était trop audacieux pour eux, et estimé trop dur pour Bardet, Pinot, Barguil. Par Feissons sur Sallins, Courchevel et donc ce Col de la Loze, l’étape de la Basse-Tarentaise aurait pourtant donné un spectacle grandiose. Comme le fut celui du Tour 1939, une épreuve physique, même si un belge (Sylvère Maes) avait pulvérisé l’idole René Vietto dans les Alpes (près de 9′ de mieux sur la seule montée de l’Iseran depuis Bonneval effectuée dans des conditions glaciales).
    Accroche-toi, le long contre-la-montre par l’Iseran n’était qu’une demi-étape. Le matin, ils arrivaient à Bonneval de Briançon par le Galibier avec un départ de nuit (4h). La veille, Maes avait déboulonné Vietto dans Allos, Vars et Izoard.
    A l’heure où on se narcissise de ses moyennes sur Strava (sur des tronçons de quelques kilomètres sélectionnés selon le vent du jour), on a oublié le champion que fut l’autre belge Ward Wissers, qui quelques jours auparavant avait traversé les Pyrénées sur 311 km sous la pluie et dans la boue à près de 30 km/h.
    Je te parle d’un temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaitre, le temps du vélo (avant celui du cyclisme).
    Mais là, on est en plein dans mes projets…

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