Au tour de Zabel!

La nouvelle est une bombe dans le milieu du cyclisme ce matin compte tenu de la notoriété et de l’image du "parfait professionnel" qu’il véhicule: "Erik Zabel vient d’avouer s’être dopé en 1996 alors qu’il était chez T-Mobile":http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31015499@7-37,0.html?xtor=RSS-3208. Rolf Aldag, l’actuel directeur sportif de la formation allemande la plus connue, est également passé aux aveux. Aldag a eu moins de scrupules que Zabel, il a avoué s’être dopé de 1996 à 2002. Comment le directeur sportif de l’époque chez T-Mobile, Walter Godefroot, un des plus redoutables adversaires de Merckx et donc rompu aux ficelles du métier, pourra-t-il continuer de nier qu’un dopage organisé existait chez T-Mobile et ce, avant qu’il existe chez Festina? Comment pourra-t-il continuer d’être le directeur sportif chez Astana? Comment surtout Bjarne Riis pourra-t-il continuer à nier s’être dopé et surtout continuer à être directeur sportif d’une équipe professionnelle? Comment pourra-t-il soutenir avoir remporté le Tour 1996 à l’eau claire, lui qui a affiché une domination plus que louche, notamment dans la montée d’Hautacam? Nous sommes évidemment d’avis que les coureurs ne doivent pas trinquer seuls et que ces directeurs sportifs devraient être tout simplement bannis à vie du milieu cycliste professionnel. Le grand ménage commence par là et espérons que Christian Prudhomme prendra des décisions en conséquence quant aux équipes qu’il invite sur le prochain Tour de France. Y’en a marre de Bjarne Riis et ces CSC, dont on sait que Cancellara travaille avec Ferrari, comme une bonne partie de son équipe d’ailleurs (les Schleck également). Et aujourd’hui, la question toute entière se pose: que reste-t-il du cyclisme des années 1990? Tous les champions de cette période, ou presque, se sont fait prendre ou ont avoué s’être dopé! Plus que jamais, l’édifice du cyclisme professionnel se lézarde de toutes parts. Combien de temps les sponsors toléreront-ils de financer un sport aussi corrompu, aussi malade? Combien de temps toléreront-ils l’inaction presque totale de son instance dirigeante la plus élevée, l’UCI? Il est pas beau, notre cyclisme?

15 Commentaires

  1. Vinnnch
    Soumis le 24 mai 2007 à 6:37 | Permalien

    Bou diou, Zabel qui avoue à son tour ?! J’en reste coi…

    (en même temps à l’intérieur j’exulte, je bous, youp youp !!)

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  2. fred
    Soumis le 24 mai 2007 à 6:58 | Permalien

    Les aveux de Zabel sont bien tardifs et sous la quasi contraite vu la pression actuelle sur la T-mobile. Il imite Basso en anticipant la suspicion. Il est moins grotesque de Basso qui prétend avoir “tenté” de se doper.

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  3. nick
    Soumis le 24 mai 2007 à 8:25 | Permalien

    En même temps, il dit qu’il a essayé et que, finalement, ça lui apportait rien. Mais à quoi sert-il de se doper ? On dirait du Lefévère, de plus en plus drôle (L’Equipe la semaine dernière) : “Que voulons-nous tous ? Un cyclisme propre. Et ce qui compte, c’est l’avenir, pas le passé (…) Nous ne sommes pas des mafiosi. L’omerta n’existe pas (…) Mais moi, j’ai connu l’affaire Vandenbroucke, Museeuw, Lotz. Trois fois, je ne savais rien, alors…”

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  4. TOUTOUILLE26
    Soumis le 24 mai 2007 à 9:11 | Permalien

    ET JE PENSE QU4IL DIT LA VERITE ZABEL EST UN GRAND PROFESSIONNEL
    il a dit avoir pris de l’epo une semaine, mais n’a pas parle des hormones, de la testo, des corticos, etc etc
    c la toute la nuance des aveux!
    comme quand luc leblanc disait avoir teste une fois les amphets et qu’a l’epoque ca lui avait rien apporté: il tournait à l’epo, donc ne mentait pas… ou alors par omission

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  5. didier
    Soumis le 24 mai 2007 à 9:19 | Permalien

    quand on ouvre la porte,on ne sait pas toujours qui va entrer!!!

    et si cette fois c’etait la bonne,

    depart des sponsors,degout des telespectateurs et des fans le long des routes

    plus d’argent pour payer la came

    le cyclisme redevenu un sport pauvre

    revons….

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  6. patrick B
    Soumis le 24 mai 2007 à 10:42 | Permalien

    Erik Zabel: “En 1996, je me suis décidé peu avant le Tour de France à essayer l’EPO, a affirmé le Berlinois. J’ai fait un essai, qui a duré une semaine et j’ai arrêté. Je me suis dopé parce que le système de contrôle était à l‘époque complètement défectueux. Ca l’est toujours aujourd’hui.”
    Ces “aveux” sont de la même tonalité que ceux de Musseuw et de Basso, un peu plus spontané peut-être!
    Un point essentiel: sa dernière phrase.
    Aujourd’hui, très belle étape du Giro, par delà le monumental Col Agnel et le somptueux Col d’Izoard: Andy Schleck se pose en futur prétendant aux plus grandes victoires, les trois favoris italiens Di Luca, Simoni et Cunego sont là, prêt à se livrer une grosse bataille physique et tactique, même si le dernier a montré quelques faiblesses, les équipiers de très haut niveau Mazzoleni et Bruseghin démontrent une fois de plus leur valeur.
    Mais il y a un hic: on se demande si ce ne sont pas les médecins qui devraient être classés aux places des coureurs…

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  7. fred
    Soumis le 24 mai 2007 à 10:53 | Permalien

    Ce qui est confirmé avec cette nouvelle affaire T-mobile, c’est qu’aucun des cyclistes cités n’a été contrôlé positif ou alors les résultats ont été occultés.
    Pour le fan et pratiquant de vélo comme la plupart des personnes qui fréquentent ce forum de qualité (c’est mon avis), ça devient vraiment lassant d’assister à ce spectacle qui dessert le cyclisme à tous les niveaux. L‘élite se moque de l‘éthique.
    Personnellement, je me sens ridicule et naïf quand je pense aux nombreuses étapes du tour que j’ai suivies à la TV ou parfois sur place. j’ai consacré une partie de mes loisirs à regarder en m’enthousismant une belle brochette de tricheurs. C’est dommage.
    J’ai commencé à aimer le vélo à l‘époque de Lemond et Delgado. Mais un fossé abyssal sépare le pratiquant amateur assidu et le pro. Le pratiquant est dans le rêve, dans l’illusion, le pro est dans le réel, dans le concret, dans le business, le supporter c’est juste de l’audimat pour mieux se rémunérer.
    Le misérable fan s’est fait floué. Je me sens bête d’y avoir cru, que leur performance était héorique.

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  8. Minos
    Soumis le 24 mai 2007 à 1:35 | Permalien

    Oublions les années 90 et 2000 , parlons Cyclisme, transportons nousen Juin 1989, après le GIRO, et Parlons du Tour 1989 , époque ou il n’y avait pas D’EPO et autres !!!!

    -Fignon est bien parti pour le doublé – Bof,il n’a battu que GIUPPONNI, on ne peut être sur de rien, DELGADO reste mon favori !! – Attention également à ROOKS et THEUNISSE ! – A voir ! – Et MOTTET ? – Il n’a pas la caise pour l’instant,mais il est jeune, je le vois bien gagner en 1991 ou 1992!! – ROCHE ? il a gagné le Pays Basque et le col d’EZE – Le cyclisme espagnol ne vaut rien ! – C’est vraique je doute des capacités d’INDURAIN à passer la haute montagne !! Il ne gagnera jamais le Tour , sur !!! – Attention à LEMOND, il a bien fini le GIRO, 2 ième du dernier clm !! Guimard a dit attention !! – J’y crois, on verra !!! – Les italiens ? – Le jeune BUGNO est prometteur, mais bon… – BREUKINK ? KELLY ? – A voir…. – HERRERA ? – Trop tard pour lui, il n’a pas la caisse

    Voilà ce qu’on aurait pu dire en 1989………..

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  9. alain39
    Soumis le 24 mai 2007 à 3:27 | Permalien

    en 1989 a quelques petites exceptions je partageais la meme analyse que minos.
    Et pourtant avec une constance extraordinaire les resultats sont venus enterrer mes espoirs et meme mes certitudes.
    Mottet a eu une carriere plus modeste que prevu, Jeff a fini equipier de Indurain (un truc impensable en 89, identique a imaginer Cunego pulveriser le record de l’heure).
    Breukink a ete bien decevant lui qui tournait comme un avion a 22 ans.
    Lemond a connu une fin de carriere assez bizarre avec des fluctuations de forme anormales qui ne peuvent s’expliquer par les seules consequences d’un accident de chasse.
    Repassez vous la montee de l’alpe d’huez 89 et la montee de hautacam 96 et vous verrez que nous n’avons plus la meme facons de courir. Les attaques a rallonge de Riis avec on l’oubli un Indurain dans sa roue ca n’avait pas lieu en 89 et auparavant. Le demarrage de fignon de 89 semble bien timore, une sorte de petard mouille, une attaque de cadet 1er annee.
    Avec l’EPO et le dopage scientifique le cyclisme a change et maintenant ceux qui sont devant ne sont ceux pas les plus doues mais ceux dont le physique supporte les lourds traitements de dopage.
    Entre le Bugno de 89 et celui de 90 il y a un monde. En 89 le cyclisme italien est mourant en 90 il est triomphant et ce avec les memes coureurs.
    C’est comme si d’un seul coup les Moncoutier, Chavannel, et consorts se mettaient a archi dominer les rivaux qui les battaient les annees precedentes.
    Le dopage continue il suffit pour s’en convaincre de voir les resulats de cette annee. Ou est passe le contador volant de PN. Et Di Luca qui nous fait un debut de giro explosif avec le vieux simoni dans sa roue.
    Seule bouffee d’oxygene depuis cette annee une nouvelle generation de coureurs de moins de 23 ans a eclos. Soit ca veut dire que le dopage a change et qu’il ne faut plus avoir plus de 27 ans pour le suppporter ou que les produits utilises sont moins efficaces. Aussi des jeunes ne beneficiant pas des dernieres nouveautes peuvent tenir la comparaison.
    Une bonne info, Guimard qui connait Schleck lorsqu’il roulait a Roubaix lui avait predit un avenir de grand chanmpion. On peut se fier au nez du pere guimard car avant l’arrivee de l’EPO il a decouvert les plus grands champions des annees 70 et 80 et ce avec la regularite d’un metronome.
    Le Di Luca de ce giro est vraiment suspect et si demain il gagne le chrono on peut s’interroger sur le dopage utilise. On ne devient pas a 31 ans grimpeur et rouleur.
    Pour Cunego nous en saurons plus demain mais il semble plafonner et incapable d’accepter les accelerations des 3 autres.
    A voir.

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  10. Rolan de Gilead
    Soumis le 24 mai 2007 à 10:13 | Permalien

    Le CLM de cette 13e étape ne favorise aucunement les vrais rouleurs puisqu’il s’agit d’escalader un col. Et même Piepoli qui n’avance pas dans les CLM, les vrais, il a une chance de faire un TOP10 aujourd’hui.

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  11. alain39
    Soumis le 25 mai 2007 à 6:36 | Permalien

    Faux un chrono en cote favorise egalement les rouleurs complets.
    Cette montee offre des pourcentages forts mais egalement moyens qui ces derniers vont favoriser les rouleurs.
    pour preuv ela plupart des grands rouleurs ont toujours reussi a limiter les degats et meme mieux que cela dans les chronos en cote. Prenez le Berzin du tdf 96 qui gagne le chrono en cote et ce a la barbe des virenque leblanc et autres grimpeurs.
    Les exemples comme celui la foisonnent.
    Ce chrono ne devrait pas desavantager Di Luca et les coureurs complets.
    Les grands grimpeurs font surtout la difference dans la succession de cols car enj principe de part leurs meilleurs capacites et leur rapport poids puissance ils disposent d’un meilleur rendement qui se fait d’autant plus sentir au fil des difficultes.
    Seuls les coureurs tres complets arrivent a tenir la comparaison meme si sur la derniere defficulte ils doivent laisser echapper quelques secondes car ne pouvant pas encaisser les dernieres accelerations.
    Hinault et consorts nous en ont maintes fois fait l’illustration.
    Ce chrono est interessant car un grand grimpeur en super forme devrait etre a meme de se hisser au niveau des meilleurs voir de grapiller quelques secondes.
    Si Cunego ne se hisse pas a ce niveau on pourra alors raisonnablement s’interroger sur sa capacite a gagner ce giro.

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  12. patrick B
    Soumis le 25 mai 2007 à 10:26 | Permalien

    Les “rouleurs complets” qui marchent dans les chronos en côte (qui sont aussi de “vrais CLM”) le font parce qu’ils sont de bons grimpeurs, tout simplement. Parmi les tous meilleurs grimpeurs de l’histoire figurent Coppi, Bobet, Anquetil, Poulidor, Merckx bien sûr, Ocana, Hinault, Zoetemelk, Agostinho, Lemond, Indurain (j’ose), Ullrich et Armstrong (j’ose encore), qui se trouvent être aussi les meilleurs rouleurs.
    Je trouve partisan de faire entrer dans les critères de qualité d’un grimpeur son gabarit et ses non-qualités de rouleur. Le seul critère de qualité d’un grimpeur est sa capacité… à grimper vite. Et tous les coureurs sus-cités ont un jour semé tous leurs adversaires dans la montée finale (voire avant) d’une grosse étape de montagne.
    Par ailleurs, il existe des rouleurs qui ne grimpent pas, ou pas très bien (Boardman, JL Vandenbroucke, Cancellara, Oosterbosch, Kneteman…) et des grimpeurs qui ne roulent pas, ou pas très bien (Virenque, Pantani, J Jimenez, Leblanc, Claveyrolat…).

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  13. Rolan de Gilead
    Soumis le 25 mai 2007 à 1:44 | Permalien

    Je vous l’avait annoncé, un CLM de montagne comme celui proposé a fait logiquement que Piepoli qui est un “grimpeur qui ne roule pas”, distance facilement les rouleurs complets, sauf Bruseghin qui est un rouleur capable de tenir en montagne comme il l’a toujours fait.
    Et DiLuca… c‘était parfait pour lui, il exploite son punch en montagne, ce même punch qui avait fait dire à Merckx en 1999 que celui-là serait un des plus dominants. Il avait depuis plus souvent déçu qu’impressionné.

    Mais au jour d’aujourd’hui il est trop difficile de faire des prédictions justes, les coureurs ne savent plus trop comment faire pour bien se préparer. 😕

    Nous vivons les dernières années d’un sport trop dur pour survivre aux nouvelles mentalités.

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  14. patrick B
    Soumis le 25 mai 2007 à 3:23 | Permalien

    Certains sentent le vent du boulet et tirent profit au maximum des derniers jours de sursis qui leur restent. Sevilla et Mancebo brillent dans le très relevé Tour de Catalogne, cela paraît complètement surréaliste.
    Pour revenir aux qualités de grimpeur et de rouleur, il y a un débat réellement très intéressant à mener, qui dépasse largement le milieu professionnel et nous concerne tous à nos niveaux respectifs: quels en sont les déterminants.
    Bien entendu, il y a le gabarit, et on recrute une grande partie des rouleurs non grimpeurs parmi les grands gabarits (Backsted, Tafi…), et une grand nombre de grimpeurs non rouleurs chez les petits gabarits (Piepoli, Fuente…).
    Mais de nombreuses exceptions prouvent l’influence d’autres paramètres (D. Garde, Bourguignon, Van Der Velde, Bauer, …, Boardman, Ekimov, Ballan,…). Il y a la position bien sûr, mais on peut emmettre des hypothèses sur la gestuelle du coup de pédale, hypothèses à élaborer avec une certaine rigueur sur par exemple les fibres musculaires. C’est un sujet qui m’a toujours interpelé et qui pourrait offrir une bouffée d’oxgène opportune devant la sclérose qui nous menace autour de ces débats sur le dopage qui deviennent asphyxiant.

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  15. Mitch
    Soumis le 25 mai 2007 à 6:07 | Permalien

    Dans le livre de Mallet (me semble), il est mentionné que la plupart des bons grimpeurs ont un ratio fémur/tibia supérieur à 1.11. Ainsi, dans la gestuelle bio-mécanique, cela se traduit par une économie d‘énergie. En supposant que cela est vrai, il demeure pas moins que cette économie est utile pour les long cols! Qu’en est-il d’une montée de 150-300 à des forts pourcentages? Où la durée est relativement courte?

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