Aderlass: ca continue

De l’histoire ancienne, le dopage dans le cyclisme?

Détrompez-vous: si à l’ère des micro-doses les piqués positifs sont moins nombreux car on sait désormais faire, la réalité demeure.

Seulement, aujourd’hui il y a un plus grand décalage entre la compétition et le moment où on découvre le pot aux roses. Simplement parce que ce ne sont plus les contrôles qui permettent de prendre les coureurs, mais bien les enquêtes ou les descentes de police. Et des enquêtes, ben ca prend du temps.

La dernière enquête se nomme Aderlass, et a été révélée lors des derniers Mondiaux de ski de fond à Seefeld en Autriche. On se souvient tous des photos qui ont circulé sur Internet montrant un fondeur l’aiguille dans le bras.

L’affaire Aderlass implique un réseau allemand de dopage, qui opérait depuis Thuringe. Le médecin oeuvrait auparavant au sein d’équipes cyclistes professionnelles, dont Gerolsteiner et Milram.

La nouveauté? On apprenait hier via Le Monde qu’Alessandro Petacchi, le sprinter italien dominant dans les années 2000, est sur la liste de Mark Schmidt, le médecin en question.

Évidemment, Petacchi a démenti.

Sauf que. Sauf que c’est le médecin Schmidt lui-même qui a balancé les noms, s’étant mis à table. Difficile de contredire!

Petacchi commente actuellement le Giro pour des télés italiennes. Faudra voir ce qu’il advient de sa carrière. Remarquez, l’un n’empêche pas l’autre, voyez Laurent Jalabert ou Richard Virenque en France…

Bref, soyons lucides, le dopage dans le cyclisme existait encore il y a quelques années seulement, et existe très certainement encore aujourd’hui, même si on ne « pique » plus les stars du peloton qui ont certainement accès à des protocoles au point, rodés, fait de micro-doses indétectables aux contrôles (ceux qui veulent se convaincre de l’efficacité de cette méthode, à voir ou revoir cet excellent reportage de la télé française sur ce dopage par micro-dose), sinon de nouveaux produits comme cette poudre d’hémoglobine, découverte aussi grâce à l’affaire Aderlass.

Le cyclisme colombien commence d’ailleurs à faiblir puisqu’on enchaîne, depuis quelques mois, les piqués positifs parmi les coureurs ressortissants. Le dernier en date est Juan Molano, suspendu en plein Giro par son équipe UAE il y a 48h pour variations atypiques dans son profil biologique.

Ce dopage dans le vélo est à tous les niveaux, encore récemment le champion du monde granfondo chez les 40-49 ans qui était déclaré positif à l’EPO.

Assez désolant tout ca, surtout que l’on sait que les budgets pour la lutte contre le dopage sont en baisse et que la gouvernance internationale du sport tarde à clarifier l’indépendance de l’AMA face à d’autres institutions comme le Comité international olympique.

Mais consolons-nous, cyclistes que nous sommes: on commence à mesurer toute l’ampleur du dopage parmi les… marathoniens qui tombent comme des mouches depuis quelques mois, les marathoniens kenyans en particulier. Comme quoi on ne court pas le marathon en 2h02 en buvant de l’eau claire…

230 Commentaires

  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 26 mai 2019 à 1:07 | Permalien

    Un peu décevante, la modification de tracé suite à l’annulation du Gavia. Il y avait moyen de trouver un parcours de difficulté équivalente.
    http://www.cyclismactu.net/news-tour-d-italie-la-16e-etape-revue-ce-sera-sans-le-gavia-83381.html

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  • marius
    Soumis le 26 mai 2019 à 2:14 | Permalien

    Mardi et mercredi , il y a une forte probabilité de pluie et de froid.
    Les coureurs en auront bien assez pour faire la course et ceux qui ne supporte pas ces conditions climatiques, vont prendre cher.
    Avec la pluie, le Gavia aurait été annulé et donc l’etape tronquée, je pense.
    Ce Giro, par l’abscence d’équipe forte, en devient bougrement interessant. Quel contraste avec le Tour. Roglic ne peut plus se cacher dorénavant et vu la faiblesse de son équipe, ce sera très difficile de courir après tout le monde. Nibali à été présent au bon moment, il ne lâchera rien, un vrai Pitt Bull.

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  • lbi
    Soumis le 26 mai 2019 à 2:21 | Permalien

    Bien sur. Si LBA faisait le tracé, il y aurait des étapes de 400km avec 8000m de dénivelé avec passages en raquettes 🙂

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 26 mai 2019 à 2:46 | Permalien

    Justement non. Je prône avant tout de la variété, et de la variété étalée sur toute la durée de l’épreuve. Un peu comme au Tour 1987 (mais on peut être imaginatif).
    Par respect pour les coureurs, il me semble bon de faire le parcours annoncé, et, si impossibilité, de faire un parcours équivalent. Bien entendu, il ne faut pas aller là où il y a danger.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 26 mai 2019 à 2:50 | Permalien

    marius
    Nibali tentera de remporter le Giro. Dans sa situation, ça passera probablement par l’attaque (mais Carapaz et Roglic peuvent aussi céder au train, où sous les assauts d’un Lopez ou d’un Yates). Y compris dans la descente du Mortirolo, qui plus est sous la pluie.
    Mais il peut aussi céder au train dans les pourcentages. Et là, le caractère qu’on lui prête n’y changera rien.
    A ce propos, les caractères affichés des coureurs peuvent aussi répondre à des stratégies commerciales.
    On ne sait s’il tiendra, mais il est beau, Carapaz.

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  • Soumis le 26 mai 2019 à 4:31 | Permalien

    Il a surtout conquis son maillot après une belle chevauchée dans la montagne alors qu’il avait pris du débours la première semaine. Ça le rend un peu plus héroïque. Puis c’est un jeune, une nouvelle tête, un grimpeur. Puis il a gagné deux étapes en ligne.

    Aujourd’hui, malgré son échappé la veille, il a magistralement défendu.

    Il va pouvoir être serein et profiter un peu de sa journée de repos. J’espère qu’il va aller au bout. Cela ferait un beau vainqueur. Pour l’instant, il n’a pas de casseroles.

    LBA, oui au vu des conditions météo et des difficultés, même sans Gavia, il va y avoir de la sélection par l’arrière et de gros écarts.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 26 mai 2019 à 11:56 | Permalien

    Les prévisions météo ne sont pas si mauvaises.
    Attention, ces gars sont très forts, et il n’est pas certain que les premières difficultés de mardi les affaiblissent beaucoup. Il y aura bien sûr les longs pourcentages du Mortirolo qui agiront tout seul (ils feront tactique).
    Ensuite, ce n’est pas très dur.
    Samedi, il y aura du dénivelée, il y aura le Manghen qui est un gros morceau et tu es bien placé pour le savoir. Mais il y a une longue portion du Val di Fassa derrière, il y a le Passo Rolle qui est très roulant, et le final est pentu mais sur des portions courtes.
    A mon sens, il est possible que nous restions sur notre faim, que le vainqueur ne soit pas le plus costaud.
    Bon, c’était chouette ces trois jours, et ce devrait être chouette mardi et samedi.

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  • alano39
    Soumis le 27 mai 2019 à 4:00 | Permalien

    Ce weekend a clarifié la situation.
    Ils sont 3 a jouer la victoire au général et Carapaz a pris un bel ascendant sur les 2 dernières journées.
    Il est costaud et a réussi dimanche après sa chevauchée de la veille à accompagner Nibali. Il est devenu l’homme à battre et dispose d’une très belle équipe. Qui plus est, il a la giclette pour creuser de petits écarts et ainsi conforter son leadership.
    Nibali dispose aussi d’une belle équipe. Il est en embuscade. Il est fort mais il est devenu le coureur le plus surveillé et dispose d’une faible marge de manœuvre. Il lui faut être le plus fort pour espérer gagner car il lui faut à la fois lâcher Roglic et Carapaz. C’est compliqué mais pas injouable et ça présuppose une supériorité physique.
    Roglic semble un peu moins bien mais surtout il souffre de la faiblesse de son équipe. A son crédit il doit seulement surveiller de près Carapaz et essayer de lui reprendre une vingtaine de secondes pour être certain de gagner le giro sur le dernier chrono.
    En effet, le dernier chrono n’est pas plat et sur le dernier il avait pris moins de 2 mn à Carapaz sur une distance double.
    Dans un rang en dessous on a Landa, Yates, Majka, Mollema (à un degré moindre) qui peuvent encore influer sur la course mais dont les chances de victoire finale sont bien obérées.
    Ceci dit, ils peuvent lancer des attaques de loin qui peuvent dessiner une course de mouvement et donc déstabiliser les 3 protagonistes à la victoire finale.
    L’étape de demain va être cruciale. Elle offre un terrain idéal malgré l’absence du Gavia pour permettre des attaques. Et puis les organismes commencent à être fatigués et on a vu hier que Roglic est moins souverain. Certes il a eu un incident de course mais dans la dernière montée il plafonnait et était à la rupture.
    Carapaz et Nibali ont un intérêt commun de le lâcher demain pour assurer les 2 1eres places au général.
    Ils vont donc l’attaquer et sans équipe il va être en difficulté sauf s’il a retrouvé ses jambes du début de giro.
    Vivement demain.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 27 mai 2019 à 4:14 | Permalien

    Je ne pense pas qu’il faille se faire de soucis pour Roglic, qui a couru à l’économie me semble-t-il. On risque de basculer dans un autre monde pour la 3ème semaine.
    Qu’est-ce que c’est beau ces routes de Lombardie, créées pour le vélo?
    Je me trompe où il y a énormément de monde sur le bord des routes, cette année ? Donc pas que des passionnés et des pratiquants !
    A 20 bornes de l’arrivée, il restait quand même 5 Astana dans le groupe maillot rose, + Cataldo devant. Ils pourraient tout renverser s’ils le souhaitaient et acceptaient de tout risquer.
    Aujourd’hui, Mollema, enfin Mica pour LFR, a fait une déclaration sans concession :
    “Je suis très content de voir l’échappée aller au bout ce dimanche. Si ça n’avait pas été le cas, le vainqueur aurait pu envoyer des fleurs aux motards de la Rai et de la TV. Toute la journée, les motos sont restées 10 à 30 mètres devant le peloton” … “Est-on vraiment sur une course World Tour? Ou ne sont-ils pas inquiets de la sécurité et du fair-play en Italie?”

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  • Soumis le 27 mai 2019 à 7:02 | Permalien

    Coupe du Monde de VTT à Nove Mesto :

    https://www.youtube.com/watch?v=kT8rh0x6TZg

    https://www.vojomag.com/world-cup-xc2-nove-mesto-mathieu-van-der-poel-rentre-dans-lhistoire/

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  • mica
    Soumis le 27 mai 2019 à 7:17 | Permalien

    EAP: 10 à 30 m, disons 20 m en moyenne, ça me parait raisonnable et ci c’ est cela, ça ne peut pas influencer. Il semblerait qu’ il y ait un certain progrés de ce coté là…..mais il faut rester vigilants.
    De toute façon, il semblerait que les langues se délient un peu.
    Voir Bugno et sa lettre à l’ UCI.
    EAP: son passé, que tu exècre avec raison, n’ a rien à voir avec ses prises de position actuelles on peut seulement dire qu’ il « crache dans la soupe », un peu.
    De toute façon il est urgent de faire quelque chose.
    (notons que son passé n’est, peut étre, pas pire que celui de beaucoup de ses contemporains)

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  • Josef Koba
    Soumis le 27 mai 2019 à 8:51 | Permalien

    Je mets une pièce sur Roglic troisième sur le podium final. Il a perdu l’ascendant, c’est certain : il n’a pas d’équipe et se trouve avec deux adversaires face auxquels il n’a pas de marge et deux autres qui doivent attaquer toujours ou de loin pour justifier leurs prétentions ou leur statut. les deux premiers sont Carapaz et Nibali qui ne lui sont pas inférieurs voire même qui semblent plus en mesure de tenir un pic de forme ou de l’atteindre dans la dernière semaine. C’est une première strate. La seconde, c’est Yates et Lopez qui doivent absolument attaquer pour renverser la table ou au moins gagner une étape. Les Astana ont déjà gagné deux fois donc eux vont certainement jouer un gros coup mardi. le nouveau profil de l’étape s’y prête : Roglic va être déshabillé d’équipier avant le sommet d’Aprica et va se faire crucifier dans la vallée avant le Mortirolo ou en explosant sur les pentes à 15%. On parie?

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  • noirvélo
    Soumis le 27 mai 2019 à 11:53 | Permalien

    Si Carapaz a sa « chance », dont je ne doute pas , il devra faire avec la « soumission » , voire aide & complicité de son « ami » Landa qui ne me parait pas trop motivé pour l’aider (sous la contrainte du team peut être) … Roglic est pour moi (légèrement) favori dans la mesure où son équipe est faible ; il lui faudra des alliances avec d’autres leaders et semi leaders des autres équipes qui jouent les 3e,4e,5e ou 6e place !!! , à charge de revanche sur le Tour ou la Vuelta , via les combines de DS à DS , via ces « putains d’oreillettes » qui ne servent avant tout qu’à ça et à prévenir des positions et des états de fatigue des adversaires sur écran …
    Perso, je verrais bien Nibali , parce que je l’aime bien , ce qui est très subjectif, mais aussi parce que c’est un vrai « seigneur » sur un vélo , le talent et la science de la course réunis dans le « kit du vrai pro » …

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  • marius
    Soumis le 27 mai 2019 à 1:10 | Permalien

    Le Mortirolo est un col trop pentu pour faire des écarts.
    Il n’y a qu’à regarder en 2018 sur le Zoncolan, Froome a ramassé des miettes par rapport à son raid du col des Finestre.
    Pas un leader ne partira seul dans le Mortirolo, il y a trop de vallée en faux plat vent de face, pour rejoindre l’arrivée. Il se fera reprendre par les autres leaders qui formeront une alliance de circonstance.
    Mais c’est-on jamais, Froome l’a bien réalisé l’an passé.
    Si les routes sont humides (oui d’après la météo) et que certains prennent des risques en descente…ça passera ou ça cassera.
    Les températures ne dépasseront pas 10 degrés à 1200m, bien moins au sommet du Mortirolo. Si la bagarre commence dès le premier col, des coureurs vont rentrer à la maison.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 27 mai 2019 à 3:08 | Permalien

    Sur des pentes très raides comme celles du Mortirolo, on en peut guère s’accrocher en sur régime dans la roue d’un adversaire ou dans un petit groupe. Aussi monte-t-on à sa main, ce qui génére moins d’écart que si on craque après s’être comme on dit « mis dans le rouge ».
    C’est cet argument qui ferait qu’il y ait moins d’écart dans les pentes très raides.
    C’est surtout l’attrait du paradoxe (flatteur à qui le perçoit) qui le fait relever.
    Personnellement, je n’y crois pas. On pourrait faire une statistique, mais alors sérieusement, ce qui est rarement le cas.
    Je crois que ces gars se connaissent tellement bien (avec en plus la prothèse du capteur de puissance) qu’ils ne se mettent quasiment jamais « dans le rouge », ou alors tout près de l’arrivée, juste ce qu’ils peuvent. Je crois qu’alors ces pentes fortes et donc vitesses faibles génèrent plus d’écarts, du fait des moindres abris. Mais peut-être seront-ils si proches les uns des autres qu’il n’en sera rien.
    Perso, je pense que ce serait dommage pour ce sport que la décision se fasse sur la prise de risque dans la descente, qui m’a paru terrible qui plus est sous la pluie (je l’ai faite deux fois, dont une copieusement arrosée avec arrivée à Ponte di Legno récompensée par une double pizza gorgonzola – jambon de parme – parmesan, il y a des choses que 22 ans ne font pas oublier, histoire de faire le Gavia au chrono à jeûn le lendemain à l’aube avant d’attaquer la journée).

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  • marius
    Soumis le 27 mai 2019 à 3:52 | Permalien

    La descente du Gavia côté Ponte di Legno est aussi périlleuse. Il me semble q’une année sur un Giro, elle avait été neutralisée suite à une demande des coureurs. C’etait le premier col.
    Je ne connais pas les cols de ce coin, mais d’autres pétards italiens.
    La Fauniera 2511m est un col de légende du Giro.

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  • Soumis le 27 mai 2019 à 5:23 | Permalien

    Pour les écarts en fonction de la pente, tout dépend de quel côté l on se place.

    Pour celui qui n a pas le niveau (les seconds couteaux), les écarts sont plus faibles dans les trés gros pourcentages puisque le groupe de tête qu il n arrive pas à suivre va trop lentement pour bénéficier des effets d aspiration. Néanmoins, ceux qui n ont pas le niveau ont déjà quitté les premières places du classement général et sont présents comme équipiers ou pour des victoires d étape.

    Pour le meilleur du jour, il vaut mieux des gros pourcentages afin de créer un écart car il peut larguer ses adversaires au train… sur des pourcentages plus faibles, il serait obligé de placer un démarrage. Or,il paierait un peu plus tard cette débauche d énergie et prendrait le risque d être contré, sauf si derrière il n y a pas d entente. Mais le pari reste risqué.

    Pour celui qui n est pas le meilleur mais qui arrive à s accrocher dans les roues, il lui sera plus facile de contrarier la domination du meilleur sur les pourcentages les plus faibles en se cachant dans les roues et en lissant les efforts. Dans le Mortirolo, il est impossible de se cacher dans les roues.

    Sur le Mortirolo, je ne vois pas l intérêt de poser un sac. C est le genre de col qui se gère comme un CLM.

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  • Soumis le 27 mai 2019 à 5:39 | Permalien

    L an dernier, Froome était très fort mais il avait bénéficié dans son échappé du marquage pour le maillot blanc, du fait que Pinot s est caché un temps derrière son équipier qii était limité et des atermoiements de Tom Dumoulin pour prendre ses responsabilités et le lot de risques qui va avec.

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  • Soumis le 27 mai 2019 à 5:47 | Permalien

    Pourcentages ou pas ils ont tous a peu pres le meme.niveau. Donc tout est resserré .
    La derniere fois qu un grand leader a pris une minute c est a la pierre st martin grace a un moteur en 2015. L annee suivante il etait obligé d attaquer en descente pour gratter 20 miserables secondes.
    Sinon il y avait les annees armstring et le dopage permettait de prendre cette minute (alpe d huez etc )
    Maintenant c est quasi impossible.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 28 mai 2019 à 12:02 | Permalien

    Ce qui précède le mais est insignifiant (dans la bouche de celui qui s’exprime). « Froome était très fort, mais… ». Mais ce qui tu décris ensuite, ce sont les faiblesses de Dumoulin et Pinot, qui (en plus de celles de S. Yates), étaient ses derniers adversaires. C’est bien ce qu’on appelle la course.
    On va critiquer l’Anglais jusqu’à affirmer qu’il roulait en mobylette. Dans le Giro l’an passé, il a juste réalisé un exploit comme, justement, on en avait plus vu dans le vélo depuis très longtemps. Le genre de trucs que tous les nostalgiques qui ne voient pas que le monde change regrettent qu’il n’ait plus lieu mais dénoncent quand (exceptionnellement) il se produit. Ce qui n’est ton cas, Eric, ni celui de Lbi.
    Il y a une constante depuis que les courses de vélo existent: les gars, ils se donnent à fond, ils finissent les courses minables. Et ça sera encore le cas aujourd’hui. Le reste (ce qu’on nomme spectacle) ne sera que la conséquence des rapports de… forces.

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 28 mai 2019 à 12:05 | Permalien

    Une autre constante: pendant que les gars se mettront minables sur le vélo, et après, des millions d’autres pesteront dans leur canapé contre leur manque de volonté à fournir un spectacle jamais suffisant.

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  • Soumis le 28 mai 2019 à 1:29 | Permalien

    Plus on avance dans la course, plus les écarts sont marqués. Cela fonctionne dans presque tous les sports.
    Dans les sports collectifs les défenses craquent plus souvent en fin de match, les skieurs courent plus le risque de faire une faute dans les dernières portes, dans les sports aérobie les moins forts accusent le coup des efforts produits en sur-régime. Sur une épreuve par étape de 3 semaines, la fatigue physique doit forcément se répercuter sur les dispositions mentales.

    Oui LBA,ce fut un exploit.

    Un exploit physique car il fallait sortir du groupe puis maintenir un écart suffisant pour jouer sur les faiblesses mentales de Pinot et surtout de Dumoulin (quand l on étudie les écarts à la fin des 3 semaines, c est bien lui qui s est fourvoyé ce jour là car l écart avec celui qui le précéde est plus faible que celui d avec ses suivants.

    Un exploit psychologique car fallait il encore oser s exposer en partant d aussi loin et accepter les souffrances physiologiques induites par un effort total et sans relâche.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 28 mai 2019 à 1:46 | Permalien

    Un supporter de l’ASSE (football) m’expliquait, après avoir été voir passer le TdF au col de l’Oeillon, qu’au delà des 20 premiers, les gars se baladaient…du genre à regarder les étapes sur son canapé, une bière dans la main droite, la main gauche dans un paquet de chips !
    En vous lisant, je me dis que ce sport est beau. Il y a tellement d’éléments à prendre en compte. Je ne connais pas d’équivalent.
    Samedi, j’ai fait une course où nous passions 18 fois une bosse d’un km, moyenne 6,3%, avec des passages à 9-10%. Je me suis aperçu, en discutant à l’arrivée, que chaque coureur, quel que soit son niveau, s’était évertué, à chaque tour, à tester des combinaisons pour passer ce mont au plus vite : braquet, placement dans le peloton, moment de produire son effort, vent, fréquence cardiaque, position…en plus des spécificités de chacun. Je savais, par exemple, que ça monterait vite pour moi les 2 ou 3 premiers tours, mais que je serai capable de monter aussi vite au dernier tour qu’au premier. Et je sentais le vent tourner et nous pousser plus fort sur les 300 derniers mètres de la côte. Il est bon de préserver quelques nutriments pour l’alimentation du cerveau et de la réflexion dans ce cas-là !
    Ça rend ce sport formidable.
    Pour la 3ème semaine du Giro, c’est quand même la grande interrogation. Il y a une constance sur laquelle je miserais quelques pesos : Nibali sera là. Gagne, podium?
    Roglic, malgré ce que l’on peut en dire, est là aussi. Equipe faible ? A voir en 3ème semaine. Tolhoek et ses bonnes joues (!) n’est pas si mal. Roglic a couru à l’économie jusqu’à maintenant.
    Une des clés revient à Astana, au vu du nombre de coureurs de l’équipe présents parmi les meilleurs, en fin d’étape – ils sont 4 , 5…parfois 6 -, ils peuvent faire pencher le balancier dans un sens ou dans l’autre.
    Attention, aujourd’hui, étape dure après journée de repos. Mise en route difficile pour certains.
    Et puis, la journée de repos avant la dernière semaine, on recharge les accus. Il y a souvent des surprises. Les vampires sont parfois rattrapés par leur conscience, et rendent discrètement les poches de sang qu’ils avaient prélevées auparavant…
    Bon après-midi !

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 28 mai 2019 à 1:51 | Permalien

    Roglic a certes perdu Laurens De Plus, donc De Moins, en fait, mais il lui reste Tolhoek, Bouwman 25 ans, très fort au Dauphiné 2017, Sepp Kuss, 24 ans, vainqueur du tour de l’Utah 2018…Van Emden, Tom Leezer…ils ont de quoi faire la course.

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  • lbi
    Soumis le 28 mai 2019 à 12:09 | Permalien

    Perso j’ai misé nibali, mais je ne connais pas carapaz; il y a une constante, c’est qu’un vainqueur de grand tour comme nibali est au dessus d’un coureur comme roglic, qui gagne des courses d’une semaine; il est au dessus de ceux qui font 5èmes, et ceux cis sont au dessus de ceux qui finissent dixièmes. Il y a une hiérarchie qui varie peu.
    Froome est au dessus, physiologiquement, de ses suivants. On ne gagne pas plusieurs grands tours par hasard.
    Aujourd’hui, ils ont été costauds sous la pluie et le froid. On était mieux sur le canapé!

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 28 mai 2019 à 3:27 | Permalien

    Vraiment, Lbi ?
    Ah non, j’aurais aimé y être.
    Et pourtant, je suis hydrophobe !
    Mais il faut faire la différence entre une course qui part sous la pluie – le pire à mon sens – et celle où tu prends la flotte en course, notamment quand la bataille est déjà déclenchée.
    En tous cas, ils étaient gelés en bas du Mortirolo. Carapaz a renfilé une veste sans manche pour les 7 derniers kms, et Ciccone était transi. Ça peut se payer…

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  • Le Bourrin Ardéchois
    Soumis le 29 mai 2019 à 12:20 | Permalien

    Je me suis effectivement fait la remarque : je ne me souviens pas avoir vu un coureur enfiler une veste à l’abord d’un faux-plat montant d’un final attaqué à fond.

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  • Edgar Allan Poe
    Soumis le 29 mai 2019 à 2:09 | Permalien

    J’ai trouvé le comportement de plusieurs coureurs négligent, omettant de se vêtir au moment d’attaquer cette longue descente sous la pluie, dans le froid. Perdre 10 secondes en s’arrêtant pour enfiler un imper n’est rien au regard des conséquences sur le court et moyen terme d’une hypothermie ou pire d’un refroidissement, sur le système respiratoire.
    Démarre s’est même carrément changé au sommet du col : jambières, imper…3° C, sous la pluie battante…

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  • lbi
    Soumis le 29 mai 2019 à 6:20 | Permalien

    Bon j’avoue qu’en l’écrivant j’ai pensé le contraire!
    Pantani s’était arrêté en 98 pour enfiler un imper, on connaît la suite
    « Perdre » 15 sec ce n’est rien…

    https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/-mes-jambes-etaient-des-blocs-de-glace-les-coureurs-racontent-le-passage-epique-du-mortirolo/1023918

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  • Soumis le 30 mai 2019 à 4:14 | Permalien

    Au sujet de de l’affaire de dopage Aderlass, le skieur Autrichien Hannes Reichelt a été interrogé pendant plusieurs heures vendredi dernier à Innsbruck, par les enquêteurs du Bureau fédéral de la police criminelle. Il est soupçonné d’avoir pris des médicaments interdits.

    Au sujet du nom du préparateur physique du lycée d’été d’Albertville, c’est ou c’était Rolland CHAVENT…

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